Pleine lucarne : deux recettes de succès bien différentes

On continue de remonter le top 10 de l’année 2016 avec aujourd’hui deux équipes qui ont été aux antipodes l’une de l’autre à bien des égards cette saison. L'hiver dernier, Philadelphie était en mode reconstruction et se préparait à une année de transition, alors que Montréal entrait dans une ère de stabilité voyant un potentiel de grandes ambitions. Sur le terrain, les premiers ont connu leurs plus belles réussites en posant leur jeu alors que les seconds étaient les rois de la contre-attaque. Mais au bout du compte, les deux clubs ont bouclé l'année 2016 le sourire aux lèvres.

8. Philadelphie, déjà en 2017

Parmi les équipes envers lesquelles il n’y avait aucune attente en début de saison, Philadelphie ne suscitait pas pour autant les regards dédaigneux : la direction avait clairement annoncé la couleur. Malgré quelques ambitions de façade, les regards étaient déjà sérieusement tournés vers 2017, que cette saison de transition avait pour objectif de préparer. Nouvelle direction technique, rajeunissement des cadres et mise en place de principes de jeu « positifs ».

Le calendrier a semblé s’affoler puisque la sauce a pris rapidement ! Les jeunes, à l’image de Rosenberry ou Herbers, ont donné satisfaction malgré leur inexpérience. Les anciens, débarrassés de quelques poids morts, ont rapidement retrouvé leurs marques, à l’image de Pontius et Sapong. Et l’Union a longtemps souri… Jusqu’au jour d’une défaite 5-1 à Montréal où tout le monde a compris que quand elle ne parvenait pas à s’installer dans le camp de l’adversaire pour poser son jeu, elle était à cours de ressources. La fin de saison fut difficile, mais l’objectif pour 2017 est désormais de conserver les acquis et de développer un plan B : le club reste en avance sur son plan de marche initial.

7. Le sens du contre montréalais

Le club pourrait changer de slogan tant, depuis son arrivée en MLS en 2012, Montréal a toujours eu la même recette du succès : « Défendre et contrer » ! Défendre, ça n’a pas toujours bien été cette saison. Le contre, en revanche, fut à nouveau la clef des réussites des bleu-blanc-noir. Personne en MLS n’est aussi efficace pour aller marquer rapidement après la récupération du ballon.

On l’a vu dès le début de saison, lors de la victoire 3-0 contre New York, avec trois buts qui étaient des modèles de contre-attaque. Quand par la suite l’équipe a tenté, ou été forcée par son adversaire, de faire le jeu, elle a connu un passage à vide. Et puis, son 4-3-3 de fin de saison s’est mis en place, Oduro et Piatti (meilleur buteur de MLS dans cet exercice) s’en sont donné à cœur-joie, mais c’est l’équipe au complet qui a contribué à cette efficacité en reconversions rapides.

Et puis, il ne faut pas oublier le passage par l’axe, chemin préféré des Montréalais vers le but. Une route qu’ils empruntent depuis toujours. La preuve : lors de l’émission Coup Franc qui dressait le bilan de la saison de Montréal, Christian Schaekels révélait que l’équipe avait marqué plus de buts en passant par l’axe depuis 2012 que n’importe quel autre club de MLS… depuis 2011 !

Pleine lucarne : les tops de l’année 2016
9. Le jour décisif
10. Le LA Galaxy, toujours jugé sévèrement

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