Jozy Altidore - USA vs. Canada - 2/5/2016

Après le match qui a opposé les deux équipes (victoire 1-0 des États-Unis dans les derniers instants), les internationaux canadiens et américains convoqués pour le stage de janvier ont regagné leurs clubs respectifs. Que retenir de ce duel et, surtout, des semaines qui ont précédé ?


Commençons par le match qui, s’il n’avait dans l’absolu pas une énorme signification, était quand même le point d’orgue de toutes ces séances de travail. Reconnaissons-le : la qualité fut loin d’être optimale. Mais c’est logique : nous avions là des joueurs hors-saison – c’est même le but de l’exercice – et il ne faut pas leur demander de jouer comme s’ils étaient au sommet de leur forme. Si les Américains se sont créé les meilleures occasions pendant 90 minutes, le jeu était plus équilibré en première mi-temps, alors qu’après la pause, on n’a joué que dans un seul camp.


C’était dans la moitié de terrain du gardien canadien Maxime Crépeau, couvert d’éloges après le match… comme de tirs pendant celui-ci. Le duel a également confirmé ce qu’on a vu ces derniers mois sous Benito Floro : la priorité va à la défense. Cette dernière ne semble certes pas toujours à son aise, mais il est devenu difficile de marquer contre le Canada. Un seul homme y est parvenu, et dans les toutes dernières minutes : Jozy Altidore confirmait ainsi sa bonne forme du début d’année. Malgré sa domination, l’équipe américaine a cependant déçu sur l’ensemble des 90 minutes, notamment en raison d’un manque apparent d’organisation offensive.


L’allure parfois bancale du match était aussi due au fait que certains joueurs n’étaient pas alignés à leur poste de prédilection. Doneil Henry a souffert le martyr à l’arrière droit (le but vient de son côté) et l’expérience Jermaine Jones en défense centrale ne devrait être renouvelée qu’en cas d’extrême urgence. Pour ne rien arranger, les Canadiens n’ont pas tenu 90 minutes au rythme de leur adversaire : il faut dire qu’ils avaient commencé leur stage plus tard et que les États-Unis avaient disputé préalablement un autre match amical, remporté 3-2 contre l’Islande. C’est dire si les principaux enseignements sont bien ailleurs que dans le résultat.


Les deux sélectionneurs ont regardé de près leurs débutants, pour qui ce stage est un réel bienfait. Crépeau ne démentira pas, lui qui pour sa première sélection a montré qu’il n’avait rien d’un troisième gardien d’un club de MLS. Il n’était pas le seul nouveau visage dans la sélection canadienne. De son côté, Jürgen Klinsmann a publiquement félicité ses novices après la victoire contre l’Islande. Il a aussi été élogieux envers Lee Nguyen, qui a sans nul doute gagné des points précieux à ses yeux.


La prochaine étape pour les deux équipes sera d’une tout autre importance, avec la suite des éliminatoires de la Coupe du monde, les 25 et 29 mars. En tête de leur groupe, les États-Unis recevront le Guatemala, troisième, avant de s’y déplacer quatre jours plus tard. La tâche sera autrement plus ardue pour le Canada, deuxième de son groupe, qui accueillera le Mexique, leader, puis s’y déplacera. À cette occasion, on découvrira peut-être un nouveau visage, celui de Scott Arfield, qui peut porter le maillot de l’équipe nationale car son père est né à Toronto. Avec ou sans lui, l’importance du rendez-vous n’a pas échappé aux supporters canadiens puisque 30 000 places ont déjà trouvé preneur pour le match à Vancouver.

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