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USA Today Sports

Bilan de mi-saison club par club

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2016, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de la manière dont ils ont fini 2015 et des pronostics des observateurs au début de l’année. Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser : ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2016 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Colorado 17 33 O1
2. Salt Lake 17 28 O2
. Dallas 17 28 O3
4. Philadelphie 17 26 E1
5. LA Galaxy 17 26 O4
6. Montréal 17 25 E2
7. Vancouver 17 24 O5
8. New York City 17 24 E3
9. New York 17 23 E4
10. Portland 17 23 O6
. Toronto 17 23 E5
12. San José 17 22 O7
13. Kansas City 17 21 O8
14. DC United 17 21 E6
15. Orlando 17 21 E7
16. New England 17 19 E8
17. Seattle 17 17 O9
18. Houston 17 17 O10
. Chicago 17 17 E9
20. Columbus 17 16 E10

Colorado : Dernier au même stade de la saison dernière avec 15 unités, il a pris 18 points de plus lors de ses 17 premières rencontres en 2016 ! Il n’avait pas si mal fini l’an passé (22 pts), mais rares étaient ceux qui le voyaient quand même être compétitif… alors imaginez à quel point cette première place est une surprise ! En plus, Tim Howard vient de renforcer les rangs.

Salt Lake : La bonne fée Ligue des champions a transformé cette équipe dite belle à voir mais vieillissante et inefficace en groupe mort de faim qui se jette sur tous les ballons, prend des points et n’a rien du faire-valoir annoncé. Les fins de match restent souvent difficile. Et la fin de saison ? Minuit va-t-il sonner comme pour Cendrillon ?

Philadelphie : Si l’objectif était réellement de préparer 2017, l’Union a pris une énorme avance ! Cette fois, le grand ménage hivernal semble avoir porté ses fruits. Les jeunes ont été opérationnels rapidement, le jeu offensif est efficace. Le potentiel est intéressant, il reste des progrès à effectuer dans encore pas mal de domaines. Cette reconstruction brique par brique a de quoi satisfaire les supporters.

New York City : 17 points lors de la première moitié de 2015, 20 points lors de la seconde, 24 pour débuter 2016. Les progrès sont constants et Patrick Vieira a rapidement insufflé sa marque sur son groupe et sur le jeu d’une équipe qui n’en est qu’à sa deuxième saison. Reste à enfin trouver le moyen d’apprivoiser le Yankee Stadium sans dénaturer le jeu de l’équipe.

LA Galaxy : L’hibernation galactique de mars à juin n’a pas eu lieu. Les sceptiques sont bien obligés d’admettre que cette constellation de noms offre aussi du beau jeu et des résultats. Les nouveaux ont pris leurs marques. Maintenant que les compétitions internationales – et les absences qui vont avec – sont passées, on est en droit d’avoir des attentes élevées.

Montréal : L’équipe compte quatre points de plus qu’au même stade l’an dernier, mais cinq de moins que lors des 17 dernières rencontres de la saison régulière 2015. Si ses supporters s’attendaient à ce qu’elle garde le même rythme avec Drogba, les pronostics faisaient état d’une saison tranquille, au-dessus de la ligne rouge mais loin du sommet. Le bilan chiffré est donc plus que satisfaisant.

Dallas : Difficile d’être une très bonne surprise quand on endosse le rôle de grand favori et qu’on sort d’une demi-saison en boulet de canon. Les Texans ont quelque peu ralenti le rythme, qui n’en est pas moins soutenu. Oscar Pareja place ses pions et gère bien un groupe qui fait face à la difficile saison de la confirmation.

San José : Ah, si les Californiens du nord pouvaient jouer dans la Conférence Est… l’espoir de finir au-dessus de cette satanée ligne rouge serait plus grand. Surtout si Colorado et Salt Lake ne déjouaient pas tous les pronostics. Le classement peut donc être décevant, mais l’équipe est quand même plus compétitive et joue mieux que le rôle de second plan que beaucoup lui promettaient.

Vancouver : Une déception pour beaucoup, qui en avaient fait leur surprise de 2016. Mais de manière réaliste, on peut dire que les Britanno-Colombiens vont à un bon rythme. Néanmoins, leur défense a connu quelques gros ratés, et si leur attaque a mieux commencé que prévu, elle reste sur une panne sèche qui devra être corrigée rapidement.

Chicago : Les attentes étaient nulles ou à peu près tant l’équipe partait de loin. Les résultats ne sont toujours pas bons. Après avoir apporté un peu de stabilité à sa défense et appris à connaître son groupe et la compétition, Veljko Paunovic doit désormais apposer sa marque. Premier objectif : progresser comme Colorado lors de la deuxième moitié de la saison dernière.

Toronto : Même si les Ontariens ont bien négocié leurs huit déplacements consécutifs pour commencer la saison, ils ont ensuite été décevants à domicile et ont trop souvent dépendu de Giovinco. Si la défense s’est améliorée, les solutions offensives se font souvent rares. Il faudra les trouver d’ici la phase finale, pour que s’y produise le réveil attendu par beaucoup d’observateurs.

DC United : Un des deux clubs dont le ralentissement est continu depuis le début de la saison dernière. Bien du monde avait prévu que l’équipe ne remonterait pas la pente, mais ce n’est pas cela qui va contenter les supporters. Heureusement, depuis le retour d’Hamid, la défense est plus hermétique et l’espoir a refait surface.

Orlando : Avec 21 points en cette première moitié de saison, les Floridiens répètent leur deuxième moitié de saison dernière et ne comptent que deux unités de moins qu’à ce stade l’an dernier. Cela n’a pas empêché le congédiement d’Adrian Heath. Le spectacle est toujours là, la stabilité plus vraiment. L’équipe est compétitive, mais n’a pas autant progressé que prévu.

Kansas City : Après des débuts tonitruants en 2015, le Sporting avait connu un ralentissement et continue sur son rythme de la fin de la saison dernière. Il est très irrégulier : après trois victoires pour commencer la saison, il n’a gagné que deux fois entre le 2 avril et le 2 juin. La bataille pour finir au-dessus de la ligne rouge n’est pas gagnée d’avance.

New England : L’équipe n’avait plus vécu une demi-saison aussi difficile depuis 2012. Si la saison 2015 en-deçà des attentes (trop) élevées et le départ de Jones avaient refroidi les ardeurs des pronostiqueurs, force est de constater que malgré le beau jeu développé de temps à autre, sa principale raison de se réjouir est la faiblesse de la Conférence Est.

Houston : Toute la MLS a écarquillé les yeux quand, après trois rencontres, les Texans avaient déjà marqué onze buts. Mais ils sont très rapidement retombés dans l’anonymat escompté. Depuis lors, ils n’ont d’ailleurs trouvé le fond des filets qu’à douze reprises. Les résultats sont encore moins bons que la saison dernière, et cela a coûté son poste à Owen Coyle.

New York : Certes, répéter les 37 points de la deuxième moitié de la saison régulière 2015 semblait impossible. Mais avec 23 unités, on assiste à un des reculs les plus marqués par rapport à la fin du dernier championnat. Une victoire lors de ses sept premières rencontres, puis six succès lors des huit suivantes. Son vrai visage est sans doute entre les deux.

Portland : Son statut de champion en titre avait sans aucun doute créé des attentes trop élevées, surtout de l’extérieur. Malgré tout, avoir une défense qui encaisse presque à chaque match est indigne d’un candidat aux premières places. Et les résultats sont moins bons que la saison dernière, où l’équipe a fini de justesse au-dessus de la ligne rouge.

Seattle : 29 points pour commencer 2015, 22 en deuxième moitié de saison régulière, 17 après 17 rencontres cette année… Il y a une constance dans le recul, et c’en est inquiétant. Les changements de rythme apportés par Martins manquent cruellement à une attaque en panne, et la défense ne peut pas empêcher les défaites de s’accumuler.

Columbus : Le génial professeur Berhalter avait mis en place un système à produire du beau football. Son plan n’a pas changé. Mais on ne sait trop quelle souris a bousillé les engrenages, le vestiaire a explosé, l’équipe s’est effondrée. 16 points sur 51, contre 32 fin 2015. Reste à savoir comment réparer le mécanisme et s’il y a moyen de sauver les meubles dans les temps.

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