David Villa - NYCFC - celebratory MVP selfie
USA Today Sports

Tour complet des trophées de fin de saison

Les jours qui précèdent la finale de la Coupe MLS font toujours la part belle aux remises de récompenses individuelles. Vous avez sans doute suivi tout ça de près, mais je voulais toutes les regrouper sur la même page, histoire d’être sûr que les passionnés de manquent rien et que ceux qui suivent cela d’un regard moins intéressé (ce qui peut aussi se comprendre) puissent avoir tous les lauréats en un clin d’œil.

Ces trophées sont pour la plupart décernés suite à un vote des médias, des joueurs de MLS et des dirigeants des clubs de MLS sur base des prestations durant la saison régulière si celles-ci peuvent entrer en ligne de compte (ce n’est par exemple pas le cas pour le prix humanitaire annuel). Quant aux trophées de l’esprit sportif, ils sont décernés par la MLS sur base de critères objectifs comme le plus petit nombre de fautes commises et de cartons reçus, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité. Le but et l’arrêt de l’année sont, eux, choisis par les supporters.

Joueur de l’année : David Villa

Villa, deuxième du classement des buteurs avec 23 buts, a largement contribué à la première qualification de New York City pour la phase finale. L’attaquant a fait honneur à son statut en 2016, marquant au cours de 17 matchs différents lors desquels son club a un bilan de 11 victoires, 3 défaites et 3 nuls. Villa a marqué au moins deux buts à six reprises cette saison, deuxième total le plus élevé de la compétition. Tout au long de la saison 2016, il a justifié sa réputation de terreur des rectangles en inscrivant 22 de ses buts en saison régulière de l’intérieur de la surface de réparation, dont cinq sur penalty. Villa est aussi le joueur du championnat à avoir envoyé le plus de tirs cadrés (68) cette saison. Il a poursuivi sur son élan de l’an dernier : il en est à 41 buts pour 2015 et 2016 réunis, meilleur buteur sur deux ans en compagnie de Bradley Wright-Phillips.

Entraîneur de l’année : Oscar Pareja

À sa troisième année à la tête de Dallas, Pareja a permis au club, qui n’avait plus remporté de trophée officiel depuis 19 ans, de réaliser un doublé. Les Texans ont soulevé la Coupe des États-Unis pour la deuxième fois (1997, 2016) avant de terminer en tête du classement général à l’issue de la saison régulière, ce qui leur a valu de remporter le Supporters Shield pour la première fois. Dallas est devenu le premier club de l’histoire de la compétition à atteindre la barre des 60 points lors de deux saisons consécutives. Sous Pareja, le club a également continué de cultiver et de récolter les fruits de sa formation des jeunes. Personne en MLS ne compte actuellement autant de joueurs formés au club dans son effectif que les 9 de Dallas.

Défenseur de l’année : Matt Hedges

Dallas n’a encaissé que 23 buts lors des 26 rencontres auxquelles Hedges a participé. Lorsqu’il fut blessé, Dallas a encaissé… 23 buts en 8 rencontres. Autre démonstration de son importance pour le club, Hedges était titulaire lors de 11 des 12 rencontres où Dallas a préservé ses filets durant la saison régulière. La brillante saison 2016 d’Hedges est dans la lignée d’une impressionnante campagne 2015 à l’issue de laquelle il avait figuré dans le Onze idéal de la MLS tout en étant deuxième de l’élection du Défenseur de l’année. International américain, il a obtenu sa première sélection lors de la victoire des États-Unis face au Panama le 8 février 2015.

Gardien de l’année : Andre Blake

L’international jamaïcain s’est révélé en 2016, sa troisième saison à Philadelphie, après avoir été victime de plusieurs blessures au genou tout au long de l’année 2015. Premier gardien à être le premier choix dans l’histoire du SuperDraft de la MLS, en 2014, Blake est devenu indiscutable dans le but de l’Union, où il fut titulaire à 32 reprises alors qu’il n’avait participé qu’à un total de sept rencontres au cours des deux saisons précédentes. Imposant du haut de ses 193 cm et doté de capacités athlétiques incroyables, le portier de 25 ans a aidé l’Union à atteindre la phase finale pour la première fois depuis 2011. Vital à l’Union, Blake l’est tout autant en équipe nationale jamaïcaine où il est devenu gardien de but numéro 1 et compte aujourd’hui 22 sélections.

Recrue (néo-professionnel) de l’année : Jordan Morris

Meilleur buteur de Seattle avec 12 buts, l’attaquant de 21 ans a trouvé le fond des filets pour la première fois chez les professionnels en inscrivant le but d’une victoire 2-1 de Seattle face à Philadelphie le 16 avril. C’était le début d’une série de quatre rencontres consécutives lors desquelles Morris a marqué, égalant ainsi un record pour un néo-professionnel en MLS. Il a prouvé sa solidité en participant aux 34 rencontres de la saison régulière, passant 2856 minutes sur le terrain, ce qui en fait le deuxième attaquant le plus utilisé du championnat. Morris est aussi devenu une étoile montante en équipe nationale américaine.

Nouveau venu de l’année : Nicolas Lodeiro

Arrivé à Seattle lors de la période des transferts estivale en provenance de Boca Juniors, Lodeiro a été l’étincelle d’une remontée fantastique permettant à Seattle, alors en bas de classement, de terminer au-dessus de la ligne rouge et de continuer son parcours jusqu’en finale de la Coupe MLS. Lodeiro, qui a effectué ses débuts en MLS le 31 juillet, a eu un impact immédiat. Titulaire lors de 13 des 14 dernières rencontres de saison régulière de son équipe, l’Uruguayen a inscrit un total de quatre buts et fut le meilleur pourvoyeur de son équipe avec huit passes décisives. Lodeiro a continué de faire la différence durant la phase finale, jouant entre autres un grand rôle dans l’élimination de Dallas, vainqueur du Supporters Shield. Toujours international, l’ancien joueur de l’Ajax Amsterdam a récemment défendu les couleurs de la Céleste lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

Onze idéal

Au sein du Onze idéal, on retrouve des joueurs de huit clubs différents, beaucoup de vedettes et quelques étoiles montantes. En voici la composition : Andre Blake (Philadelphie), Matt Hedges (Dallas), Axel Sjöberg (Colorado), Jelle Van Damme (LA Galaxy), Mauro Diaz (Dallas), Giovani dos Santos (LA Galaxy), Sacha Kljestan (New York), Ignacio Piatti (Montréal), Sebastian Giovinco (Toronto), David Villa (New York City), Bradley Wright-Phillips (New York).

Retour de l’année : Chris Pontius

Après s’être révélé en 2012, Pontius a vu sa carrière freinée par une série de blessures réduisant considérablement son temps de jeu. Arrivé à Philadelphie l’hiver dernier après sept saisons à DC United, il a effectué un retour exceptionnel en 2016, étant le meilleur buteur de son équipe avec 12 buts, ce qui lui a permis d’égaler son record personnel de 2012 et de partager l’honneur d’être le joueur né aux États-Unis à avoir inscrit le plus de buts en MLS cette année. Titulaire lors de 32 des 33 rencontres de saison régulière auxquelles il a pris part, le joueur de 29 ans est également, ex aequo, le deuxième meilleur pourvoyeur de l’Union avec six passes décisives, un record personnel.

But de l’année : Shkëlzen Gashi

Alors que Colorado et Vancouver étaient à égalité 2-2 à la 75e minute de leur affrontement du 24 septembre, Gashi a départagé les deux équipes d’une phénoménale frappe brossée du pied gauche, envoyant un spectaculaire coup franc de l’entrée du grand rectangle droit dans la lucarne après l’avoir fait contourner le mur adverse.

Arrêt de l’année : Joe Bendik

Alors qu’on en est à la dernière minute de la première mi-temps du match entre Kansas City et Orlando, le gardien visiteur lit parfaitement la trajectoire d’une passe en profondeur dans le dos de sa défense pour sortir gagner son face-à-face avec Dom Dwyer avant de se replacer vite et bien pour plonger et écarter un tir prenant la direction du coin de son but que Graham Zusi avait envoyé de l’entrée du rectangle.

Prix individuel de l’Esprit sportif : Keegan Rosenberry

Révélation de Philadelphie dès sa première saison chez les professionnels, l’arrière droit a été le seul joueur de champ à disputer chaque minute de chaque match de saison régulière en 2016. Durant ces 3060 minutes sur le terrain, il n’a pas écopé du moindre carton jaune. Rosenberry est le deuxième joueur ayant commis le moins de fautes (13) de tous ceux ayant pris part aux 34 rencontres.

Prix d’équipe de l’Esprit sportif : Columbus

Pour la cinquième fois des vingt ans d’histoire du trophée, un record, Columbus a été récompensé pour sa sportivité car l’équipe totalisait le moins de points de discipline (calculés sur base des fautes, des cartons et des mesures disciplinaires) à l’issue de la saison régulière. Il s’agit de l’équipe qui y a reçu le plus petit nombre de cartons jaunes (33) et y a commis le moins de fautes (311).

Arbitre de l’année : Alan Kelly – Arbitre assistant de l’année : Frank Anderson

Né en Irlande, ayant de l’expérience en tant qu’arbitre de rencontres des éliminatoires de la Coupe du Monde et de la Ligue des champions européenne, Kelly en est à sa troisième saison en MLS et remporte le trophée d’Arbitre de l’année pour la deuxième fois consécutive. À l’issue de sa onzième saison en tant qu’officiel en MLS, Anderson, arbitre assistant Fifa depuis 2012, remporte pour la première fois le trophée d’Arbitre assistant de l’année.

Prix humanitaire annuel MLS WORKS : Matt Lampson

Un lymphome de Hodgkin au stade 4B a été diagnostiqué à Lampson alors qu’il avait 17 ans. Le 24 septembre 2007, après six traitements de chimiothérapie et douze traitements de radiothérapie, on lui a annoncé qu’il n’avait plus le cancer. Inspiré par la bataille qu’il avait menée, Lampson a créé en 2014 la fondation LampStrong, une association sans but lucratif qui vise à offrir aux patients atteints du cancer et à leurs familles un soutien financier, psychologique et motivant ayant des effets concrets.

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