Un mois de chaudes luttes à prévoir

Il ne reste que quatre semaines à ce qu’on peut appeler la phase classique de la compétition, et les luttes sont on ne peut plus serrées tant pour le Supporters Shield que pour les qualifications en phase finale, aussi bien dans la Conférence Ouest que dans la Conférence Est. Voilà donc le point de la situation et les programmes de chacun, histoire d’avoir une vue globale de la situation.

SUPPORTERS SHIELD
Seattle
(57 pts) : En tête actuellement grâce à ses 18 victoires (contre 16 au LA Galaxy), Seattle n’a aucun droit à l’erreur à Colorado (15e, qui reste sur 10 rencontres consécutives sans victoire) et contre Vancouver (11e et dans une chaude lutte contre Portland, mais battu lors de ses trois derniers déplacements, et sans victoire à l’extérieur depuis quatre mois) avant le double choc contre Donovan et consorts, d’abord à Los Angeles, ensuite à Seattle.

LA Galaxy (57) : La mission est claire : prendre un point de plus que Seattle lors des quatre dernières rencontres. Avant la double confrontation contre leur adversaire direct, les Californiens devront négocier deux duels théoriquement plus difficiles que celles de leur concurrent. Il y aura d’abord la visite de Toronto (10e, qui alterne les hauts et les bas), et ensuite un déplacement à Dallas (5e et surtout vainqueur de ses 7 dernières rencontres à domicile).

DC United (51) : Avec un maximum possible de 63 points, DC United n’a quasiment aucune chance de remporter le Supporters Shield, et doit espérer qu’aucun des deux leaders ne gagne plus d’un de ses quatre derniers duels. De son côté, il doit faire un sans-faute contre Kansas City (7e), à Houston (14e), contre Chicago (16e) et à Montréal (18e), ce qui reste dans la mesure du possible.

CONFÉRENCE OUEST
À toutes fins pratiques, Salt Lake (49) et Dallas (48) n’ont plus réellement d’espoir de terminer en tête du classement à l’issue de la saison régulière, mais il faudrait une véritable catastrophe pour que l’une de ces deux équipes passe en-dessous de la ligne rouge puisqu’à supposer que leurs poursuivants gagnent tout, il leur suffira de 52 points pour poursuivre leur saison. Le calendrier de Salt Lake est très favorable, avec un déplacement à Portland mais surtout la venue de San José et une double confrontation (un match à domicile, l’autre à l’extérieur) contre Chivas USA. Dallas aura un rôle d’arbitre à jouer puisqu’il se déplacera à Vancouver ce week-end et accueillera Portland lors de la dernière journée avec, entre temps, la venue du LA Galaxy et un déplacement à Colorado.

Vancouver (40) : Il reste deux équipes pour une place, et la formation canadienne est actuellement la mieux placée, avec un point d’avance sur son concurrent direct. Son calendrier commence par deux duels coriaces : un match contre Dallas (5e, mais battu lors de ses trois derniers déplacements) puis une visite au leader Seattle. La fin s’annonce théoriquement plus facile : un déplacement à San José (17e) et la visite de Colorado (15e et dont les deux victoires à l’extérieur ont été acquises début avril… lors de ses deux seuls déplacements de l’année au Canada).

Portland (39) : Avec un même nombre de victoires et une différence de buts légèrement favorable, Portland doit prendre au moins un point mais idéalement deux de plus que Vancouver. Il peut difficilement se permettre autre chose qu’un 6/6 lors de sa double confrontation avec San José (17e, un match sur le terrain de chaque équipe) avant de recevoir Salt Lake (4e, qui peine en déplacement depuis quelques semaines) et de se rendre à Dallas (5e, où plus personne n’a pris le moindre point depuis le mois de mai).

CONFÉRENCE EST
En prenant pour acquis que DC United est qualifié, il reste quatre places à distribuer. Cinq équipes semblent dans le feu de la bataille pour les décrocher : New England (45 pts), Kansas City (45), Columbus (43), New York (41) et Toronto (40, mais a joué un match de moins). Philadelphie (38) et Houston (36, un match de plus à jouer) demeurent en embuscade.

New England (45) : L’équipe reste sur un 22/30 et doit recevoir Columbus (8e, contre qui elle a perdu deux fois cette saison), se déplacer à Montréal (18e), puis à Houston (14e, invaincu chez lui depuis 7 rencontres) avant de boucler contre Toronto (10e, et battu lors de ses deux duels contre New England cette année).

Kansas City (45) : Il faut espérer pour eux que les Ciel et Marine soient requinqués par leur visite à la Maison Blanche, car ils restent sur 6 défaites en 8 rencontres et doivent affronter quatre adversaires qu’ils ont déjà rencontrés deux fois mais jamais battus cette saison : DC United (3e) et Philadelphie (13e) en déplacement, Chicago (6e) et New York (9e) à domicile.

Columbus (43) : Certes, il reste sur cinq victoires consécutives sur son terrain… mais ne doit plus y jouer qu’un match, contre Philadelphie (13e) où il doit également se déplacer (l’Union reste sur 8 rencontres sans défaite consécutives à domicile). Columbus doit également jouer à New England (6e, adversaire en forme mais qui lui a bien réussi cette année) et à New York (9e et vainqueur de ses 5 derniers duels à domicile).

New York (41) : Seule équipe à avoir marqué lors de chaque match à domicile, où elle a gagné ses cinq dernières confrontations, la formation de Thierry Henry a l’avantage de jouer trois de ses quatre dernières rencontres de saison régulière devant ses supporters : face à Houston (14e), Toronto (10e) et Columbus (8e), trois adversaires cependant accrocheurs à l’extérieur, avant de se déplacer à Kansas City (7e, mais plus du tout impérial sur ses terres).

Toronto (40/29 m.) : Même s’il leur reste cinq rencontres, les Ontariens n’ont pas un programme des plus faciles. Ils commenceront au LA Galaxy (2e, invaincu depuis 9 rencontres et qui a concédé sa seule défaite à domicile lors de la 1re journée), avant d’accueillir Houston (14e, mais en gain de forme), de se rendre à New York (9e et qui gagne tout chez lui depuis deux mois), de recevoir Montréal (18e, qui a juré de lui mener la vie dure) et de terminer à New England (6e et très en forme en ce moment).

Philadelphie (38) : L’Union n’a plus tout à fait son sort en mains, mais elle peut aider à favoriser sa tournure car, après un match à domicile contre Chicago (16e), elle affronte plusieurs concurrents directs : d’abord Columbus (8e) chez elle, avant d’accueillir Kansas City (7e, plus fringant en déplacement qu’à domicile ces derniers temps) avant de retrouver Columbus, cette fois à l’extérieur.

Houston (36/29) : Avec un match de plus à jouer, les Texans pourront caresser tous les espoirs s’ils négocient bien leurs deux premiers duels, des déplacements respectifs à New York (9e, dont on a déjà évoqué la forme à domicile) et Toronto (10e et capable du meilleur comme du pire). Ensuite, ils accueilleront DC United (3e, qui peine en déplacement depuis peu) et New England (6e, en toute grande forme) avant d’aller à Chicago (16e).

Alors que Montréal et Chivas USA sont déjà officiellement éliminés, la saison de Colorado, Chicago et San José ne devrait pas se prolonger au-delà du 26 octobre, sauf retournement de situation on ne peut plus spectaculaire. Ces équipes peuvent déjà songer à l’avenir, mais ont également un important rôle d’arbitre à jouer, notamment dans le chef de San José qui doit affronter deux fois Portland et une fois Vancouver.

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