blog

Blog

07 April 11:46 de la mañana

Il a plu des buts ce week-end en MLS, particulièrement lors des rencontres qui opposaient des clubs voisins. La plus grosse surprise est certainement venue de Houston, atomisé 1-4 sur son terrain par Dallas. Watson s’est mis en valeur grâce à son doublé mais aussi en évitant les célébrations excessives contre son ancien club. Les battus admettaient qu’ils n’avaient qu’eux-mêmes à blâmer. Cette victoire permet à Dallas de conforter son avance en tête du classement.

Seule équipe qui avait tout gagné jusque-là, Columbus a concédé sa première défaite de la saison, 0-2 contre Toronto. Là aussi, l’autocritique était de mise : une mauvaise attitude lors des entraînements et des joueurs qui sont montés sur le terrain en croyant qu’il suffisait de paraître pour s’imposer. Une impression due à leurs trois victoires et confortée par l’absence de nombreux titulaires torontois, dont Defoe et Caldwell. Si Bradley a mené la charge, tous les membres de l’équipe ont montré qu’ils étaient à la hauteur.

Vancouver a également inauguré sa colonne des défaites : Laba a pris un carton rouge stupide à un quart d’heure de la fin alors que son équipe menait et, en à peine 5 minutes, José Mari a offert la victoire à Colorado (1-2). Du coup, il ne reste plus que deux équipes invaincues cette saison : Dallas et Salt Lake, qui a tenu Kansas City en échec 0-0. En l’absence de Rimando, blessé au genou, Attinella a sorti un tout grand match entre les perches, ce qui lui a évidemment valu les félicitations de ses coéquipiers, mais également les éloges de ses adversaires.

Le feu d’artifice du week-end a eu lieu lors de Portland - Seattle : 4-4 ! Après avoir ouvert la marque, les visiteurs ont été menés 4-2 mais sont revenus au score grâce à Dempsey, auteur d’un triplé et qui trouve (enfin) ses meilleures sensations, notamment avec Martins. Une remontée évidemment déplorée par l’équipe locale, qui a commis trop d’erreurs défensives et perdu deux points en inscrivant pourtant plus de buts en un seul match que depuis le début de la saison. Spectacle également en Californie, mais match à sens unique avec la défaite de Chivas USA 0-3 contre le LA Galaxy, qui promet que le meilleur est encore à venir.

Même si les deux clubs partagent le même stade, c’était officiellement un déplacement pour Keane et ses coéquipiers. Ce qui fait que selon le calendrier, DC United est la seule équipe à avoir gagné sur son terrain ce week-end. C’était la première victoire de l’année pour les hommes de Ben Olsen qui ont battu New England 2-0 et ont obtenu leur premier succès en 16 rencontres. Ce week-end riche en buts a également été marqué par deux partages 2-2 : l’un entre Montréal et New York, l’autre entre Chicago et Philadelphie.

LES RÉSULTATS
Montréal - New York
Houston - Dallas
Portland - Seattle
Chicago - Philadelphie
Columbus - Toronto
DC United - New England
Vancouver - Colorado
Kansas City - Salt Lake
Chivas USA - LA Galaxy

 
2-2
1-4
4-4
2-2
0-2
2-0
1-2
0-0
0-3

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

04 April 5:18 de la tarde

As a prelude to the weekend, the U.S. Men’s National Team played to a 2-2 draw with our rivals to the South, Mexico.  As MLS players return to compete for their clubs, many will take the pitch again for 90 minutes in a match that is anything but “Just Another Game”.  Whether it be Houston vs. FC Dallas, this year’s first installment of the SuperClasico (Chivas USA vs. LA Galaxy) or an early Cascadia Cup battle (Portland vs. Seattle) all eyes will be focused on Major League Soccer action this weekend with not only three points on the line, but also bragging rights.  As our League rivals prepare to do battle on the pitch, check out how they served the communities in which they play this week.  

Chicago Fire Soccer Club to Host Fourth Annual Art of Futbol

Portland Timbers & Timbers Army partner to collect for Red Cross Oso landslide relief

Portland, Seattle libraries to hold rivalry reading competition on Thursday afternoon

D.C. United to hold open training in Northwest D.C. on April 7

#OURFRIENDCLYDE - Former Revolution midfielder Clyde Simms battles kidney disease

9th Annual Tommy Bahama Island Cowboy Classic Golf Tournament

Sign up for Chivas USA's soccer camps

Elementary School Day this Saturday at BC Place

Recycle your game to collect donated soccer equipment during National Recycling month

Lampson welcomes LLS hero in Seattle

04 April 12:07 de la tarde

Avec Portland - Seattle, Houston - Dallas et Chivas USA - LA Galaxy ce week-end, mais aussi États-Unis - Mexique ce mercredi soir (qui s’est soldé par un partage 2-2), les mots rivalités et derby reviennent souvent dans les discussions soccer cette semaine. C’est pourquoi Coup Franc vous propose un tour du monde des confrontations les plus importantes entre pays voisins. Après avoir traversé les Amériques, cette deuxième et dernière étape vous emmène par-delà les océans.

De l’autre côté de l’Atlantique, deux duels ont fait couler le plus d’encre. L’un d’entre eux est le plus ancien d’entre tous : Angleterre - Écosse. La première de leurs 112 confrontations a eu lieu le 30 novembre 1872 à Glasgow et s’est soldée par un nul 0-0. Il faut dire que jusqu’en 1989, les deux équipes s’affrontaient au moins une fois par an et que c’était toujours un bon prétexte à exacerber la rivalité historique entre ces deux parties de la Grande-Bretagne. Le bilan est relativement équilibré (46 victoires anglaises, 41 écossaises, 25 partages). Quelques duels marquants : la victoire 9-3 de l’Angleterre en 1961, la victoire 2-3 des Écossais à Wembley en 1967 sur le terrain des champions du monde en titre qui n’avaient plus perdu depuis 19 rencontres ou encore la victoire 2-0 des Anglais lors de leur Euro en 1996. Pour en savoir plus sur ce derby, regardez la vidéo ci-dessus (en anglais).

La Belgique et les Pays-Bas se sont affrontés encore davantage : 123 fois, à partir de 1905. En 1910, le Néerlandais Arnold Hörburger se blesse sérieusement en première mi-temps et court comme un lapin en deuxième : les Belges soupçonnent son jumeau Anton de l’avoir remplacé à la pause (les changements n’étaient pas permis à l’époque). La défaite néerlandaise 7-6 en 1951 inspire à Jan de Cler « Hup Holland Hup », dont le refrain est devenu aujourd’hui la chanson traditionnelle des Oranje. En fait, De Cler travaillait pour la radio néerlandaise, qui diffusait les rencontres de l’équipe nationale, et à l’issue de chaque mi-temps, il les racontait de manière lyrique. Ensuite, avec des chœurs, il entonnait la chanson (vous pouvez même écouter ça ici dans ce document d’époque).

Depuis le milieu des années 1970, le Derby des plats pays est marqué par de chaudes luttes lors de matchs officiels. Ainsi, en 1973, un but belge à la dernière minute est annulé pour un hors-jeu tout sauf évident, ce qui permet aux Bataves de se qualifier pour la Coupe du monde 1974 (dont ils termineront deuxièmes). Les supporters de Portland se souviennent peut-être du Néerlandais Robbie Rensenbrink, qui jouait à Anderlecht lorsqu’il a marqué trois buts lors d’une victoire 5-0 des siens en 1975. Les Diables rouges se vengeront par la suite, en écartant leurs voisins de la Coupe du monde 1982, mais surtout de l’édition 1986 suite à un test-match (équivalent des barrages d’aujourd’hui) et seront demi-finalistes du Mundial mexicain. Les deux pays se sont affrontés deux fois en phase finale de Coupe du monde : un partage 0-0 en France en 1998, et une victoire belge 1-0 à Orlando en 1994.

Néanmoins, les deux pays européens qui ont le plus souvent joué l’un contre l’autre sont l’Autriche et la Hongrie : 136 face-à-face officiels sont recensés. Les deux pays étaient deux puissances du soccer avant la Seconde guerre mondiale et se sont régulièrement rencontrés jusque dans les années 1960, mais leurs duels ont diminué autant que leur lustre par la suite, ce qui donne moins de piment à cette rivalité aujourd’hui. Notons aussi que la Suède a joué 103 fois contre la Norvège et 101 contre le Danemark. Des chiffres qui dépassent de loin les 72 France - Belgique, les 57 Suisse - Italie, les 50 Allemagne - Suisse et les 35 Espagne - Portugal.

Les deux puissances actuelles du soccer asiatique, la Corée du Sud et le Japon, ont un important contentieux historique. Et pour cause : la première a été annexée par le second entre le début du XXe siècle et la fin de la Seconde guerre mondiale, avec peu d’égards pour ses habitants et leur culture ainsi qu’une forte répression. C’est donc dans un contexte d’extrême tension qu’a lieu leur première rencontre sur un terrain de soccer en 1954. Le président coréen ne voulant pas voir de Japonais sur son territoire, il demande à ses joueurs de disputer les deux duels prévus sur le terrain ennemi… et prévient qu’il les jettera à l’eau s’ils ne reviennent pas en vainqueurs. Ils échappent à la noyade avec une victoire et un partage. Il faut attendre 1960 pour voir les deux pays s’affronter à Séoul. C’est aussi une des rares périodes où le Japon rivalise avec son adversaire avant l’émergence de la J-League, créée en 1993. Le bilan actuel de ce match baptisé Haniljeon est de 34 victoires coréennes, 12 japonaises et 20 nuls. Les tensions se sont amenuisées, comme en témoigne l’organisation commune de la Coupe du monde 2002… marquée par une rivalité telle que même les pontes de la Fifa reconnaissaient le manque de collaboration entre les comités organisateurs des deux pays ! La rancœur est tenace et il a fallu attendre le début du siècle pour que la culture japonaise ait à nouveau droit de cité en Corée du Sud.

En Océanie, il y a une rivalité entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mais vu qu’aucun des deux n’a jamais été dominant avec un ballon rond au pied, elle se dessine surtout autour du sport majeur disputé avec un ballon ovale, le rugby, où les deux nations font partie du top mondial. Quelques chiffres tout de même : les deux pays se sont affrontés à 63 reprises depuis 1922, avec à la clef 38 victoires australiennes, 13 néo-zélandaises et 11 nuls.

Étonnamment, en Afrique, on ne retrouve pas d’affrontement entre pays de soccer voisins qui ont eu lieu 50 fois au plus. C’est en partie dû au fait que la décolonisation n’a eu lieu que lors de la deuxième moitié du XXe siècle, mais pas seulement. C’est cependant là et dans ce contexte qu’on retrouve une histoire de solidarité entre nations qui partagent une frontière. En 1958, luttant pour son indépendance, l’Algérie (alors française) monte une équipe composée d’excellents joueurs, dont certains sont sous contrat dans de grands clubs français. L’équipe n’est (évidemment) pas reconnue par la Fifa et les autres pays hésitent à l’affronter de peur d’un incident diplomatique avec la France. La Tunisie, prônant la solidarité panarabe, lui offre d’être son port d’attache et est son premier adversaire en match amical. L’équipe du FLN (Front de libération nationale) devient un symbole et, durant quatre ans, effectue des tournées en Europe de l’Est et en Asie. Durant tout ce temps, les joueurs sont suspendus par leur club, mais ils peuvent y retourner en 1962 et y sont bien accueillis. Depuis l’indépendance, Algérie et Tunisie ont joué l’une contre l’autre une quarantaine de fois.

Le duel le plus fréquent entre nations africaines ayant un beau palmarès oppose deux anciennes colonies anglaises, le Nigeria et le Ghana, qui se sont affrontés à une cinquantaine de reprises. L’anecdote la plus folklorique remonte à 1958, quand la femme d’un dirigeant ghanéen est montée sur le terrain pour gifler l’arbitre, provoquant une interruption du match pendant 20 minutes. Sur la scène continentale, le Ghana domine son rival mais doit attendre 2006 pour se qualifier pour la Coupe du monde, à laquelle le Nigeria a participé dès 1994 et plus souvent. Rarement l’un des deux peut savourer longtemps une victoire sur son rival, qui prend généralement sa revanche assez rapidement.

Parmi les anciennes colonies françaises en Afrique de l’Ouest, le Sénégal avait la réputation d’être le préféré de l’occupant en matière de culture et de sport. Après l’indépendance, il est donc devenu un rival naturel de ses voisins dans ces domaines. La Guinée est celui qu’il a affronté le plus souvent (40 fois) : le régime d’extrême gauche de celle-ci pousse son équipe à la victoire pour montrer la suprématie de son idéologie face au « suppôt de l’impérialisme ». L’esprit sportif domine toutefois, car il y a un grand respect pour le sport et les sportifs. La Côte d’Ivoire est l’autre rival historique du Sénégal, avec un contexte colonial identique mais politique différent. Là également, tout s’est toujours passé dans la fraternité. Mais quand l’équipe ivoirienne a commencé à rivaliser avec son adversaire, notamment en reportant la Coupe d’Afrique des nations 1992 à Dakar, tout un peuple a fêté cette sortie de l’ombre.

02 April 12:39 de la tarde

Avec Portland - Seattle, Houston - Dallas et Chivas USA - LA Galaxy ce week-end, mais aussi États-Unis - Mexique ce mercredi soir, les mots rivalités et derby reviendront souvent dans les discussions soccer cette semaine. C’est pourquoi Coup Franc vous propose un tour du monde des confrontations les plus importantes entre pays voisins. Première de nos deux étapes : les Amériques.

Commençons avec le duel de ce soir, opposant les États-Unis au Mexique. Les deux nations se sont affrontées 62 fois au cours de l’histoire (chiffre tiré du site de la Fifa, comme tous ceux de cet article), avec un net avantage pour le pays au sud de la frontière. Si les Américains ont remporté la première confrontation entre les deux pays en 1934, ils ont dû attendre 1980 puis 1991 pour s’imposer une deuxième puis une troisième fois. Depuis, c’est beaucoup plus équilibré… et plus chaud. En raison des résultats serrés, mais aussi de divers incidents : des fautes grossières de Ramon Ramirez sur Alexi Lalas (1997, photo) et de Rafael Marquez sur Cobi Jones (2002), puis Landon Donovan accusé par les Mexicains d’avoir uriné sur un de leurs terrains lors d’un entraînement précédent un duel entre les deux pays en 2003.

Les États-Unis ont le beau rôle en ce moment, et ont surnommé ce match « Dos a cero » (Deux - zéro) en raison de la victoire des leurs sur ce score lors des quatre confrontations entre les deux pays à Columbus (2001, 2005, 2009 et 2013, chaque fois lors des éliminatoires de la Coupe du monde) ainsi que lors de leur unique affrontement en phase finale de Coupe du monde, en huitièmes de finale de l’édition 2002. Si vous comprenez l’espagnol, lisez cet article qui revient sur les moments marquants de cette rivalité.

L’autre incontournable dans la Concacaf est le duel entre le Honduras et le Salvador, qui se sont affrontés 61 fois. L’une d’entre elles est (tristement) célèbre sous le nom de « Guerre du football ». En 1969, la tension diplomatique est à son comble entre les deux pays, pour des questions territoriales et politiques (de nombreux Salvadoriens vivent de l’autre côté de la frontière, pour la plupart des paysans qu’aucune des deux nations ne semble souhaiter accueillir). C’est dans ce contexte qu’ils s’affrontent lors de duels décisifs des éliminatoires de la Coupe du monde 1970. Si le Salvador se qualifie, on retiendra surtout les échauffourées entre supporters, parallèlement auxquelles les deux armées s’engagent dans une guerre sanglante, dont le ballon rond n’est pas la cause première.

Le podium des duels internationaux les plus fréquents de l’histoire est composé de Belgique - Pays-Bas, Autiche - Hongrie (rivalités dont nous parlerons plus tard cette semaine), et sa première marche est occupée par le derby sud-américain entre l’Argentine et l’Uruguay, qui se sont affrontés à 180 reprises, voire plus. Le premier duel officiellement recensé par la Fifa date de 1902, mais il y en eut d’autres, avant et après, non reconnus, notamment le match du 16 mai 1901 considéré comme la première rencontre internationale en dehors du Royaume Uni. De nombreux Britanniques s’étaient établis autour du rio de la Plata (fleuve qui sépare les deux pays), rejoints par la suite par d’autres Européens, notamment des Italiens : Montevideo et Buenos Aires voulaient montrer à l’autre qu’ils avaient la meilleure façon de faire, y compris avec un ballon. Deux styles différents se sont développés : les Uruguayens disent qu’ils ont du caractère et trouvent leurs voisins sournois et peu virils ; les Argentins vantent leur jeu de passes et traitent les joueurs adverses de bouchers.

Toujours est-il que dans un premier temps, lorsque ça compte, l’Uruguay domine : la Celeste est championne olympique en 1928 (sacre le plus important de l’époque), obtientl’organisation de la Coupe du monde deux ans plus tard et s’y impose en finale contre l’Argentine. Jusqu’à l’émergence du Brésil, les deux voisins dominent la scène footballistique en Amérique du Sud, remportant entre autres 17 des 20 premières éditions de la Copa America. Même si l’Uruguay s’adjuge un second titre mondial en 1950, l’Argentine prend le dessus à partir de la Seconde guerre mondiale. L’Albiceleste reste régulière, atteignant des sommets en remportant la Coupe du monde chez elle en 1978 puis au Mexique en 1986, battant au passage l’Uruguay en huitième de finale lors d’un match où sont exacerbées les caricatures que les deux nations font l’une de l’autre. Si l’Uruguay alterne les hauts et les bas selon les générations, cela n’empêche pas les nombreux duels entre les deux voisins d’être toujours âprement disputés, plus encore ces derniers temps avec deux équipes parmi les meilleures au monde.

Mais de nos jours, quand on parle de rivalité en Amérique du Sud, on pense immédiatement à Brésil - Argentine. Les deux pays se sont affrontés à 95 reprises à partir de 1914. Un bilan on ne peut plus équilibré avec 36 victoires argentines, 35 brésiliennes et 24 nuls ! Politiquement, il n’y a plus de tension entre les deux pays depuis le XIXe siècle mais culturellement, ils sont partis dans des directions diamétralement opposées et la manifestation de ce choc est exacerbée autour d’un ballon rond. Si quand ils se comparent à l’Uruguay, les Argentins se considèrent comme des esthètes, les Brésiliens revendiquent le joga bonito et disent que pour leur voisin, seule la victoire importe, peu importe la manière.

Même si avant la Seconde guerre mondiale, seule l’Argentine était considérée comme une puissance internationale, c’était toujours serré sur le terrain. Et souvent très tendu. À la fin des années 1930, les deux équipes ont tour à tour quitté le terrain avant le coup de sifflet final : en 1937, les Brésiliens n’ont pas terminé un match teinté de racisme à Buenos Aires ; deux ans plus tard, les Argentins sont partis pour protester contre l’arbitrage à Rio. En 1946, le Brésilien Pinto casse la jambe de l’Argentin Salomon : bagarre générale et envahissement de terrain. Si on arrive à terminer le match, les deux pays s’évitent pendant 10 ans.

Ce fut plus civilisé par la suite, jusqu’à leur rencontre lors de la Coupe du monde 1978. Un 0-0 qui ne reste pas dans les mémoires pour son esthétisme. C’est au deuxième tour où l’Argentine bat le Pérou 6-0 lors de son dernier match pour devancer à la différence de buts le Brésil, qui soupçonne ouvertement un match truqué. La rivalité en phase finale de Coupe du monde se poursuit quatre ans plus tard, au même stade de la compétition : pas de scandale cette fois, et une victoire brésilienne facile lors d’un match marqué par l’exclusion directe de Diego Maradona. En 1990, les rivaux sud-américains se retrouvent en huitième de finale du Mondiale italien. C’est le retour de la polémique : assoiffé, le défenseur brésilien Branco reçoit une bouteille d’eau des Argentins. Un geste sportif qui, selon les battus, était en fait un piège puisque des tranquillisants auraient été mélangés au liquide…

Tous les duels entre les deux pays sont à nouveau prétextes à polémique. D’autant plus quand il y a des incidents sur le terrain, comme les cinq exclusions lors de la Copa America 1991 ou le but de la main accordé au Brésil lors de la même compétition quatre ans plus tard. Mais même en dehors, il est difficile de les départager et de les mettre d’accord. Quand on regarde le palmarès de la Coupe du monde, le Brésil domine nettement. Si on se fie aux compétitions continentales, l’Argentine a le dessus. Et puis, il y a le sempiternel débat sur le meilleur joueur de l’histoire : Pelé ou Maradona, qui divise encore bien plus que la préférence pour le tango ou la samba.

01 April 1:12 de la tarde

La situation de Montréal étant toujours aussi préoccupante, nous nous y attardons pour une deuxième émission consécutive (écoutez ici celle de cette semaine, avec un nouveau générique). L’équipe a pris son premier point de l’année samedi à Philadelphie, mais les sujets de discussion sont encore nombreux. Notamment :

  • Justin Mapp, la principale satisfaction depuis le début de l’année
  • Patrice Bernier sur le banc, raisons possibles et conséquences
  • La place de Warner sur le terrain
  • Le duo Camara-Ferrari en défense centrale
  • Le sort des jeunes
  • Y a-t-il de la joie dans cette équipe ?
  • On répond aussi aux nombreuses questions que vous nous avez envoyées

Parmi les autres sujets de conversation :

  • Les difficultés rencontrées par New York
  • Le bon début de saison de Columbus
  • La victoire de Salt Lake contre Toronto
  • Le succès de Vancouver face à Houston
  • La double exclusion lors de Dallas - Portland
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy

Premier avril oblige, chaque animateur se prononce aussi sur la « meilleure blague » (ou la pire) en MLS depuis le début de la saison.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

31 March 11:50 de la mañana

 

This weekend, MLS players across the League wore black #Kuykenstrong armbands in memory of Shawn Kuykendall, a former MLS player who died of a rare form of cancer (Thymus Cancer) earlier this year.

Drafted by D.C. United in 2005, Kuykendall spent two seasons in the League playing for D.C. and the New York Red Bulls.  After his playing career Shawn returned to his alma mater, American University, as an assistant coach.  Before his untimely death, Kuykendall worked as the Director of Player Development for Montgomery Soccer Inc., a youth soccer program in Maryland.

Although players in every MLS Stadium honored Shawn this weekend, support for the former MLS player began after he was diagnosed last year.  On seperate occasions players wore t-shirts branded with #Kuykestrong during pre-game warmups and post-game interviews.  Shawn's former coaches at American Universty shaved their heads in a show of solidarity while youth leagues hosted fundraisers to assist him in his fight.

For more information about Shawn and how to support the Kuykenstrong Foundation, visit www.Kuykendall.com.

 

 

31 March 11:50 de la mañana

Les statistiques retiendront qu’en 2014, une seule équipe de MLS a remporté ses trois premières rencontres de championnat : Columbus. Une réussite pour une équipe remodelée qui, en outre, a gagné deux fois à l’extérieur. Le dernier déplacement en date n’était pas des plus simples : à Seattle, qui a ouvert la marque, mais a été réduit à dix aux alentours de l’heure de jeu, moment de l’égalisation. Les visiteurs en voulaient plus et juste avant les arrêts de jeu, Gregg Berhalter a fait monter Meram et lui a demandé de marquer. Il l’a fait ! Sur ce but, les joueurs locaux étaient distraits… par l’arbitre, plaident-ils.

Le calendrier étant ce qu’il est, c’est toutefois Dallas qui occupe actuellement la tête du classement, avec 10 points en 4 duels. Contre Portland, on a beaucoup parlé des qualités de Diaz (encore), de la double exclusion contestée (Harrington et Watson pensent tous deux que personne n’aurait dû voir rouge) mais c’est une phase arrêtée qui a fait la différence en faveur des Texans, rien de surprenant quand on connaît les deux équipes. « Je ne suis pas inquiet, nous jouons bien », rétorque Caleb Porter quand on évoque le mauvais départ de son équipe (2/12).

Après deux victoires pour commencer leur saison, Houston et Toronto ont mordu la poussière. L’armada orange a encaissé ses deux premiers buts de la compétition en offrant à Vancouver les possibilités d’être opportuniste. L’équipe locale en a profité, gardant son calme, notamment lorsqu’il a fallu retirer un penalty léger, et s’imposant 2-1. Toronto s’est fait manger tout cru 3-0 à Salt Lake (seul club à ne pas avoir encaissé ce week-end), emmené par un Saborio des grands soirs auteur d’un doublé, mais plus que la défaite, c’est la sortie d’un Defoe souffrant qui inquiète. Du coup, les vainqueurs de ces deux rencontres dépassent leur adversaire du jour et complètent la liste des équipes encore invaincues en compagnie des deux leaders.

Colorado a également concédé sa première défaite de la saison, 2-3 contre Kansas City, à l’issue d’un match spectaculaire lors duquel tous les buts sont tombés en deuxième mi-temps, celui de Dwyer offrant la victoire aux visiteurs dans les arrêts de jeu. Autre première, double celle-là : New England a gagné, et marqué, ce qui fait que toutes les équipes ont trouvé le fond des filets cette saison. Jay Heaps pense que c’est en donnant plus d’espace à Nguyen que son équipe a pu s’imposer à San José.

Ils n’ont toujours pas gagné, mais ils ne sont plus bloqués à zéro. DC United a pris sa première unité de la saison contre Chicago (2-2) et ses supporters se sont réjouis de voir l’attaque de leur équipe dangereuse pour la première fois en plusieurs mois. Le bonheur, à Montréal, résidait dans le retour de Marco Di Vaio qui a très joliment ponctué un contre pour permettre à son club de ne pas rester coincé avec un zéro pointé. Philadelphie peut se mordre les doigts d’avoir concédé ce 1-1. Même score à New York - Chivas USA, et ce sont les Californiens qui ont des regrets même s’ils auraient signé pour un tel verdict avant le match. Luyindula a égalisé à la sixième minute des arrêts de jeu, sauvant la mise pour une équipe amorphe que Mike Petke promet de métamorphoser pour son prochain match, samedi à Montréal.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - Montréal
DC United - Chicago
Colorado - Kansas City
Vancouver - Houston
Dallas - Portland
Salt Lake - Toronto
Seattle - Columbus
San José - New England
New York - Chivas USA

 
1-1
2-2
2-3
2-1
2-1
3-0
1-2
1-2
1-1

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

28 March 5:31 de la tarde

As a talent-laden and MLS-heavy US Men’s National team prepares for a friendly versus Mexico this week, Major League Soccer enters week 4 of its regular season.  Although more and more talk focuses on the World Cup in Brazil, MLS clubs are focused on the task at hand – a fast start.  Our two Texas clubs have done just that as they both sit atop the standings of their respective conferences heading into this weekend’s action.  Before we find out whether or not Houston and Dallas FC continue their strong play, learn a little about the work our clubs have done in the community this week.

3/28 - FC Dallas partners with City of Dallas and MoneyGram on new complex

3/26 - Sounders FC invites fans to donate to disaster relief on Saturday

3/26 - Join Chivas USA this Saturday for a special soccer clinic in Whittier and Maywood!

3/25 - Goal Oriented: Philadelphia Union trainer, Kevin Miller offers short workouts with Big benefits

3/25 - Lampson welcomes LLS Hero following Opening Match

3/25 - City Year Chicago honored at Fire Home Opener

3/21 - D.C. United honors Shawn Kuykendall during home opener

28 March 2:44 de la tarde

Join Major League Soccer in our League-wide efforts to support the American Red Cross and help those affected by the devastating landlside in the state of Washington. The Red Cross responded immediately, quickly opening and staffing shelters, handing out meals and snacks, activating Safe and Well to connect families who are still searching for loved ones, and staffing shelters and resource centers with Mental Health volunteers to help all affected cope with the tragic events.  

Seattle Sounders FC will partner with the American Red Cross to collect donations for disaster relief this Saturday, March 29 at CenturyLink Field prior to the first kick of the Sounders FC versus Columbus Crew match. Volunteers from American Red Cross will collect donations at various gates along Occidental Avenue and throughout the stadium.

The Paul G. Allen Family Foundation and Hanauer Family Foundation will match donations collected on Saturday up to $15,000.

To donate, visit http://www.redcross.org/mls-pub, call  1-800-RED-CROSS, or text the word REDCROSS to 90999.

 

Visit our Disaster Relief Page to learn more.

27 March 10:34 de la mañana

Sans jamais y avoir mis les pieds, beaucoup d’enfants se font une image idyllique des États-Unis et rêvent de s’y installer un jour. Lorsqu’il était en culottes courtes, Jean-Baptiste Pierazzi était l’un d’entre eux. Son vœu a été exaucé : l’ancien capitaine d’Ajaccio a quitté sa Corse natale cet hiver et défend aujourd’hui les couleurs de San José.

« Ce qui m’attirait aux États-Unis, c’était toute l’histoire du pays, le plus grand au monde, où beaucoup de choses avaient été inventées. Sur ma petite île, c’était la lune, inaccessible », raconte le médian défensif de 29 ans. Ça, c’était lors de son enfance. Il a grandi et, quand il l’a pu, a franchi l’Atlantique. En touriste, dans un premier temps. « Je suis souvent venu aux États-Unis en vacances, mais je ne pouvais pas en profiter tellement à cause de la langue. Alors, j’ai pris des cours d’anglais. Même si ça m’a servi lors de mon passage en MLS, je ne les avais pas pris spécifiquement pour ça », précise-t-il, démentant une légende urbaine à ce sujet.

Footballeur professionnel et passionné de son sport, il a tôt fait de s’intéresser à la MLS. D’abord de loin, mais la passion l’a vite gagné. « Comme j’appréciais énormément le pays, j’ai rapidement su qu’il y avait un championnat, mais je ne le regardais que d’assez loin au début. Je m’y suis beaucoup plus intéressé avec l’arrivée de Beckham, puis celle d’Henry. Je connaissais les équipes, les joueurs, etc. Et depuis trois ans, je le suivais même beaucoup plus que le championnat de France ! Chaque fois que je voyais des reportages, ça me plaisait : j’aime cette ambiance où les supporters d’équipes adverses peuvent être côte à côte. Et puis, la MLS grandit tellement vite, ça la rend d’autant plus attirante ! »

Tellement attirante que Pierazzi s’est dit que son métier pouvait lui permettre de concrétiser le désir qu’il nourrissait depuis son enfance. C’est ainsi qu’il a pu prendre la direction de San José. « Jérôme Meary, qui travaille pour la MLS, a appris qu’y jouer était mon rêve et ça nous a permis d’entrer en contact. Quand il a su que San José cherchait un milieu défensif, il m’a proposé. Dès lors, tout a été très vite. » Cependant, c’était en plein milieu du championnat de France et son club, Ajaccio, tentait de s’extirper de la dernière place. « Laisser l’équipe derrière moi a été le truc le plus dur, d’autant que j’en étais le capitaine. J’ai livré tellement de batailles avec elle… C’est quand même malheureux que les calendriers ne concordent pas. Cependant, c’était une chance unique de partir jouer en MLS. »

Le défi de la MLS était d’autant plus grand pour le joueur corse qu’il avait passé toute sa vie sur l’île de Beauté et toute sa carrière dans le même club. Soudainement, il s’apprêtait à changer complètement d’univers. « Ça m’a fait peur au début. J’étais toujours resté au même endroit, dans ma petite ville, sur ma petite île. Et là, je pars loin de tout le monde. Dans l’avion, j’étais néanmoins bien plus excité qu’apeuré. Je me disais “Vivement que j’arrive, que je découvre tout ça.” Maintenant, je suis heureux, malgré quelques coups durs. Les gens du club sont super, personne ne me laisse de côté, et c’est un support important. »

À San José, Pierazzi est arrivé dans un environnement qui lui convient. Cela vaut pour le club, mais aussi pour la vie en Californie. « Ça me plaît. Comme dans toutes les grandes villes, il y a toujours quelque chose à faire. Et puis, j’aime me promener alors je profite de la Californie, de ses parcs, de ses lacs. On peut y sortir tranquillement. À Ajaccio, j’étais relativement connu, c’était difficile d’avoir du temps libre. Ce qui me manque, c’est ma famille, mes amis, un endroit où je connaissais tout et tout le monde. »

Les Corses vous le diront : ils restent très attachés à leur île, dont ils sont particulièrement fiers. Alors, même s’il est sur le bord des plages du Pacifique, le Méditerranéen n’hésite pas à parler de son coin de pays. « La Corse est loin, c’est difficile de la faire découvrir. Mais quand je montre des photos, mes coéquipiers sont émerveillés et disent qu’ils aimeraient y aller en vacances. Ça me rend fier ! D’ailleurs, ils ne m’appellent pas le Frenchy mais le Corsy ! »

Et puis, évidemment, il y a la réalité du terrain et les nouvelles responsabilités que lui a confiées son entraîneur, Mark Watson. « À San José, j’ai tendance à avoir un rôle plus offensif que depuis le début de ma carrière. Il faut dire qu’à Ajaccio, j’étais plus défensif car… l’équipe devait défendre, elle était toujours considérée comme une des plus petites de la division dans laquelle elle jouait. Ici, le coach me dit que j’ai des capacités offensives, de donner des passes décisives et même de marquer. Je suis plus libre sur le terrain. »

Le 15 mars dernier, ce fut la plongée dans le grand bain, avec le premier match de San José en championnat cette saison. « Je m’attendais à ce que le niveau soit bon, mais pas à ce que ce soit aussi difficile. Ça joue bien au ballon, il y a beaucoup de rythme, le jeu est direct : on préfère l’attaque / défense alors qu’en France, on prend plus le temps de faire tourner le ballon. Des gens critiquent la MLS mais ils ne se rendent pas compte que, si elle n’atteint pas le niveau des meilleures, elle vaut beaucoup d’équipes de Ligue 1. »

En quelques semaines, Pierazzi a multiplié les découvertes puisqu’il a aussi effectué ses premiers pas en Ligue des champions, avec un quart de finale perdu aux tirs au but face aux Mexicains de Toluca. « Pouvoir jouer en Ligue des champions, ça a aussi contribué à me faire venir. J’avais peu de chances que ça m’arrive en Europe. La différence entre les deux ? C’est un autre continent… Et c’est vrai que ça n’a pas la même saveur qu’en Europe où jouent de tellement grands clubs. N’empêche, ce qui nous est arrivé est dommage, nous avons été malchanceux lors des deux matchs même si tout le monde s’est bien battu. Mais l’équipe a fait preuve d’une super mentalité en ne lâchant rien ! »

Ah, cette fameuse mentalité de San José. Qui vaut à l’équipe le surnom de Goonies et, parfois, une image de sales gamins coutumiers de mauvais coups. Est-ce justifié ? « Cette réputation est fausse. Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’ici les joueurs se battent jusqu’à la dernière seconde. Nos buts en fin de match en sont la preuve. Nos adversaires n’aiment pas jouer ici, car nous sommes des battants hargneux. Ça correspond bien à la mentalité des joueurs corses, alors mon adaptation est d’autant plus facile. »

Titulaire lors des deux premières rencontres de championnat cette saison, le Corsy sait ce dont il a besoin pour considérer sa première année en MLS comme réussie. « Mon objectif est de me donner à fond mais surtout de jouer les play-offs avec San José. » Et si le rêve se poursuit, envisage-t-il de s’installer aux États-Unis au terme de sa carrière ? « Je ne sais pas, ce sera à méditer. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte. La Corse, c’est chez moi, mais si une occasion se présente aux États-Unis, pourquoi pas ? »