blog

Blog

02 April 12:39 de la tarde

Avec Portland - Seattle, Houston - Dallas et Chivas USA - LA Galaxy ce week-end, mais aussi États-Unis - Mexique ce mercredi soir, les mots rivalités et derby reviendront souvent dans les discussions soccer cette semaine. C’est pourquoi Coup Franc vous propose un tour du monde des confrontations les plus importantes entre pays voisins. Première de nos deux étapes : les Amériques.

Commençons avec le duel de ce soir, opposant les États-Unis au Mexique. Les deux nations se sont affrontées 62 fois au cours de l’histoire (chiffre tiré du site de la Fifa, comme tous ceux de cet article), avec un net avantage pour le pays au sud de la frontière. Si les Américains ont remporté la première confrontation entre les deux pays en 1934, ils ont dû attendre 1980 puis 1991 pour s’imposer une deuxième puis une troisième fois. Depuis, c’est beaucoup plus équilibré… et plus chaud. En raison des résultats serrés, mais aussi de divers incidents : des fautes grossières de Ramon Ramirez sur Alexi Lalas (1997, photo) et de Rafael Marquez sur Cobi Jones (2002), puis Landon Donovan accusé par les Mexicains d’avoir uriné sur un de leurs terrains lors d’un entraînement précédent un duel entre les deux pays en 2003.

Les États-Unis ont le beau rôle en ce moment, et ont surnommé ce match « Dos a cero » (Deux - zéro) en raison de la victoire des leurs sur ce score lors des quatre confrontations entre les deux pays à Columbus (2001, 2005, 2009 et 2013, chaque fois lors des éliminatoires de la Coupe du monde) ainsi que lors de leur unique affrontement en phase finale de Coupe du monde, en huitièmes de finale de l’édition 2002. Si vous comprenez l’espagnol, lisez cet article qui revient sur les moments marquants de cette rivalité.

L’autre incontournable dans la Concacaf est le duel entre le Honduras et le Salvador, qui se sont affrontés 61 fois. L’une d’entre elles est (tristement) célèbre sous le nom de « Guerre du football ». En 1969, la tension diplomatique est à son comble entre les deux pays, pour des questions territoriales et politiques (de nombreux Salvadoriens vivent de l’autre côté de la frontière, pour la plupart des paysans qu’aucune des deux nations ne semble souhaiter accueillir). C’est dans ce contexte qu’ils s’affrontent lors de duels décisifs des éliminatoires de la Coupe du monde 1970. Si le Salvador se qualifie, on retiendra surtout les échauffourées entre supporters, parallèlement auxquelles les deux armées s’engagent dans une guerre sanglante, dont le ballon rond n’est pas la cause première.

Le podium des duels internationaux les plus fréquents de l’histoire est composé de Belgique - Pays-Bas, Autiche - Hongrie (rivalités dont nous parlerons plus tard cette semaine), et sa première marche est occupée par le derby sud-américain entre l’Argentine et l’Uruguay, qui se sont affrontés à 180 reprises, voire plus. Le premier duel officiellement recensé par la Fifa date de 1902, mais il y en eut d’autres, avant et après, non reconnus, notamment le match du 16 mai 1901 considéré comme la première rencontre internationale en dehors du Royaume Uni. De nombreux Britanniques s’étaient établis autour du rio de la Plata (fleuve qui sépare les deux pays), rejoints par la suite par d’autres Européens, notamment des Italiens : Montevideo et Buenos Aires voulaient montrer à l’autre qu’ils avaient la meilleure façon de faire, y compris avec un ballon. Deux styles différents se sont développés : les Uruguayens disent qu’ils ont du caractère et trouvent leurs voisins sournois et peu virils ; les Argentins vantent leur jeu de passes et traitent les joueurs adverses de bouchers.

Toujours est-il que dans un premier temps, lorsque ça compte, l’Uruguay domine : la Celeste est championne olympique en 1928 (sacre le plus important de l’époque), obtientl’organisation de la Coupe du monde deux ans plus tard et s’y impose en finale contre l’Argentine. Jusqu’à l’émergence du Brésil, les deux voisins dominent la scène footballistique en Amérique du Sud, remportant entre autres 17 des 20 premières éditions de la Copa America. Même si l’Uruguay s’adjuge un second titre mondial en 1950, l’Argentine prend le dessus à partir de la Seconde guerre mondiale. L’Albiceleste reste régulière, atteignant des sommets en remportant la Coupe du monde chez elle en 1978 puis au Mexique en 1986, battant au passage l’Uruguay en huitième de finale lors d’un match où sont exacerbées les caricatures que les deux nations font l’une de l’autre. Si l’Uruguay alterne les hauts et les bas selon les générations, cela n’empêche pas les nombreux duels entre les deux voisins d’être toujours âprement disputés, plus encore ces derniers temps avec deux équipes parmi les meilleures au monde.

Mais de nos jours, quand on parle de rivalité en Amérique du Sud, on pense immédiatement à Brésil - Argentine. Les deux pays se sont affrontés à 95 reprises à partir de 1914. Un bilan on ne peut plus équilibré avec 36 victoires argentines, 35 brésiliennes et 24 nuls ! Politiquement, il n’y a plus de tension entre les deux pays depuis le XIXe siècle mais culturellement, ils sont partis dans des directions diamétralement opposées et la manifestation de ce choc est exacerbée autour d’un ballon rond. Si quand ils se comparent à l’Uruguay, les Argentins se considèrent comme des esthètes, les Brésiliens revendiquent le joga bonito et disent que pour leur voisin, seule la victoire importe, peu importe la manière.

Même si avant la Seconde guerre mondiale, seule l’Argentine était considérée comme une puissance internationale, c’était toujours serré sur le terrain. Et souvent très tendu. À la fin des années 1930, les deux équipes ont tour à tour quitté le terrain avant le coup de sifflet final : en 1937, les Brésiliens n’ont pas terminé un match teinté de racisme à Buenos Aires ; deux ans plus tard, les Argentins sont partis pour protester contre l’arbitrage à Rio. En 1946, le Brésilien Pinto casse la jambe de l’Argentin Salomon : bagarre générale et envahissement de terrain. Si on arrive à terminer le match, les deux pays s’évitent pendant 10 ans.

Ce fut plus civilisé par la suite, jusqu’à leur rencontre lors de la Coupe du monde 1978. Un 0-0 qui ne reste pas dans les mémoires pour son esthétisme. C’est au deuxième tour où l’Argentine bat le Pérou 6-0 lors de son dernier match pour devancer à la différence de buts le Brésil, qui soupçonne ouvertement un match truqué. La rivalité en phase finale de Coupe du monde se poursuit quatre ans plus tard, au même stade de la compétition : pas de scandale cette fois, et une victoire brésilienne facile lors d’un match marqué par l’exclusion directe de Diego Maradona. En 1990, les rivaux sud-américains se retrouvent en huitième de finale du Mondiale italien. C’est le retour de la polémique : assoiffé, le défenseur brésilien Branco reçoit une bouteille d’eau des Argentins. Un geste sportif qui, selon les battus, était en fait un piège puisque des tranquillisants auraient été mélangés au liquide…

Tous les duels entre les deux pays sont à nouveau prétextes à polémique. D’autant plus quand il y a des incidents sur le terrain, comme les cinq exclusions lors de la Copa America 1991 ou le but de la main accordé au Brésil lors de la même compétition quatre ans plus tard. Mais même en dehors, il est difficile de les départager et de les mettre d’accord. Quand on regarde le palmarès de la Coupe du monde, le Brésil domine nettement. Si on se fie aux compétitions continentales, l’Argentine a le dessus. Et puis, il y a le sempiternel débat sur le meilleur joueur de l’histoire : Pelé ou Maradona, qui divise encore bien plus que la préférence pour le tango ou la samba.

01 April 1:12 de la tarde

La situation de Montréal étant toujours aussi préoccupante, nous nous y attardons pour une deuxième émission consécutive (écoutez ici celle de cette semaine, avec un nouveau générique). L’équipe a pris son premier point de l’année samedi à Philadelphie, mais les sujets de discussion sont encore nombreux. Notamment :

  • Justin Mapp, la principale satisfaction depuis le début de l’année
  • Patrice Bernier sur le banc, raisons possibles et conséquences
  • La place de Warner sur le terrain
  • Le duo Camara-Ferrari en défense centrale
  • Le sort des jeunes
  • Y a-t-il de la joie dans cette équipe ?
  • On répond aussi aux nombreuses questions que vous nous avez envoyées

Parmi les autres sujets de conversation :

  • Les difficultés rencontrées par New York
  • Le bon début de saison de Columbus
  • La victoire de Salt Lake contre Toronto
  • Le succès de Vancouver face à Houston
  • La double exclusion lors de Dallas - Portland
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy

Premier avril oblige, chaque animateur se prononce aussi sur la « meilleure blague » (ou la pire) en MLS depuis le début de la saison.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

31 March 11:50 de la mañana

 

This weekend, MLS players across the League wore black #Kuykenstrong armbands in memory of Shawn Kuykendall, a former MLS player who died of a rare form of cancer (Thymus Cancer) earlier this year.

Drafted by D.C. United in 2005, Kuykendall spent two seasons in the League playing for D.C. and the New York Red Bulls.  After his playing career Shawn returned to his alma mater, American University, as an assistant coach.  Before his untimely death, Kuykendall worked as the Director of Player Development for Montgomery Soccer Inc., a youth soccer program in Maryland.

Although players in every MLS Stadium honored Shawn this weekend, support for the former MLS player began after he was diagnosed last year.  On seperate occasions players wore t-shirts branded with #Kuykestrong during pre-game warmups and post-game interviews.  Shawn's former coaches at American Universty shaved their heads in a show of solidarity while youth leagues hosted fundraisers to assist him in his fight.

For more information about Shawn and how to support the Kuykenstrong Foundation, visit www.Kuykendall.com.

 

 

31 March 11:50 de la mañana

Les statistiques retiendront qu’en 2014, une seule équipe de MLS a remporté ses trois premières rencontres de championnat : Columbus. Une réussite pour une équipe remodelée qui, en outre, a gagné deux fois à l’extérieur. Le dernier déplacement en date n’était pas des plus simples : à Seattle, qui a ouvert la marque, mais a été réduit à dix aux alentours de l’heure de jeu, moment de l’égalisation. Les visiteurs en voulaient plus et juste avant les arrêts de jeu, Gregg Berhalter a fait monter Meram et lui a demandé de marquer. Il l’a fait ! Sur ce but, les joueurs locaux étaient distraits… par l’arbitre, plaident-ils.

Le calendrier étant ce qu’il est, c’est toutefois Dallas qui occupe actuellement la tête du classement, avec 10 points en 4 duels. Contre Portland, on a beaucoup parlé des qualités de Diaz (encore), de la double exclusion contestée (Harrington et Watson pensent tous deux que personne n’aurait dû voir rouge) mais c’est une phase arrêtée qui a fait la différence en faveur des Texans, rien de surprenant quand on connaît les deux équipes. « Je ne suis pas inquiet, nous jouons bien », rétorque Caleb Porter quand on évoque le mauvais départ de son équipe (2/12).

Après deux victoires pour commencer leur saison, Houston et Toronto ont mordu la poussière. L’armada orange a encaissé ses deux premiers buts de la compétition en offrant à Vancouver les possibilités d’être opportuniste. L’équipe locale en a profité, gardant son calme, notamment lorsqu’il a fallu retirer un penalty léger, et s’imposant 2-1. Toronto s’est fait manger tout cru 3-0 à Salt Lake (seul club à ne pas avoir encaissé ce week-end), emmené par un Saborio des grands soirs auteur d’un doublé, mais plus que la défaite, c’est la sortie d’un Defoe souffrant qui inquiète. Du coup, les vainqueurs de ces deux rencontres dépassent leur adversaire du jour et complètent la liste des équipes encore invaincues en compagnie des deux leaders.

Colorado a également concédé sa première défaite de la saison, 2-3 contre Kansas City, à l’issue d’un match spectaculaire lors duquel tous les buts sont tombés en deuxième mi-temps, celui de Dwyer offrant la victoire aux visiteurs dans les arrêts de jeu. Autre première, double celle-là : New England a gagné, et marqué, ce qui fait que toutes les équipes ont trouvé le fond des filets cette saison. Jay Heaps pense que c’est en donnant plus d’espace à Nguyen que son équipe a pu s’imposer à San José.

Ils n’ont toujours pas gagné, mais ils ne sont plus bloqués à zéro. DC United a pris sa première unité de la saison contre Chicago (2-2) et ses supporters se sont réjouis de voir l’attaque de leur équipe dangereuse pour la première fois en plusieurs mois. Le bonheur, à Montréal, résidait dans le retour de Marco Di Vaio qui a très joliment ponctué un contre pour permettre à son club de ne pas rester coincé avec un zéro pointé. Philadelphie peut se mordre les doigts d’avoir concédé ce 1-1. Même score à New York - Chivas USA, et ce sont les Californiens qui ont des regrets même s’ils auraient signé pour un tel verdict avant le match. Luyindula a égalisé à la sixième minute des arrêts de jeu, sauvant la mise pour une équipe amorphe que Mike Petke promet de métamorphoser pour son prochain match, samedi à Montréal.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - Montréal
DC United - Chicago
Colorado - Kansas City
Vancouver - Houston
Dallas - Portland
Salt Lake - Toronto
Seattle - Columbus
San José - New England
New York - Chivas USA

 
1-1
2-2
2-3
2-1
2-1
3-0
1-2
1-2
1-1

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

28 March 5:31 de la tarde

As a talent-laden and MLS-heavy US Men’s National team prepares for a friendly versus Mexico this week, Major League Soccer enters week 4 of its regular season.  Although more and more talk focuses on the World Cup in Brazil, MLS clubs are focused on the task at hand – a fast start.  Our two Texas clubs have done just that as they both sit atop the standings of their respective conferences heading into this weekend’s action.  Before we find out whether or not Houston and Dallas FC continue their strong play, learn a little about the work our clubs have done in the community this week.

3/28 - FC Dallas partners with City of Dallas and MoneyGram on new complex

3/26 - Sounders FC invites fans to donate to disaster relief on Saturday

3/26 - Join Chivas USA this Saturday for a special soccer clinic in Whittier and Maywood!

3/25 - Goal Oriented: Philadelphia Union trainer, Kevin Miller offers short workouts with Big benefits

3/25 - Lampson welcomes LLS Hero following Opening Match

3/25 - City Year Chicago honored at Fire Home Opener

3/21 - D.C. United honors Shawn Kuykendall during home opener

28 March 2:44 de la tarde

Join Major League Soccer in our League-wide efforts to support the American Red Cross and help those affected by the devastating landlside in the state of Washington. The Red Cross responded immediately, quickly opening and staffing shelters, handing out meals and snacks, activating Safe and Well to connect families who are still searching for loved ones, and staffing shelters and resource centers with Mental Health volunteers to help all affected cope with the tragic events.  

Seattle Sounders FC will partner with the American Red Cross to collect donations for disaster relief this Saturday, March 29 at CenturyLink Field prior to the first kick of the Sounders FC versus Columbus Crew match. Volunteers from American Red Cross will collect donations at various gates along Occidental Avenue and throughout the stadium.

The Paul G. Allen Family Foundation and Hanauer Family Foundation will match donations collected on Saturday up to $15,000.

To donate, visit http://www.redcross.org/mls-pub, call  1-800-RED-CROSS, or text the word REDCROSS to 90999.

 

Visit our Disaster Relief Page to learn more.

27 March 10:34 de la mañana

Sans jamais y avoir mis les pieds, beaucoup d’enfants se font une image idyllique des États-Unis et rêvent de s’y installer un jour. Lorsqu’il était en culottes courtes, Jean-Baptiste Pierazzi était l’un d’entre eux. Son vœu a été exaucé : l’ancien capitaine d’Ajaccio a quitté sa Corse natale cet hiver et défend aujourd’hui les couleurs de San José.

« Ce qui m’attirait aux États-Unis, c’était toute l’histoire du pays, le plus grand au monde, où beaucoup de choses avaient été inventées. Sur ma petite île, c’était la lune, inaccessible », raconte le médian défensif de 29 ans. Ça, c’était lors de son enfance. Il a grandi et, quand il l’a pu, a franchi l’Atlantique. En touriste, dans un premier temps. « Je suis souvent venu aux États-Unis en vacances, mais je ne pouvais pas en profiter tellement à cause de la langue. Alors, j’ai pris des cours d’anglais. Même si ça m’a servi lors de mon passage en MLS, je ne les avais pas pris spécifiquement pour ça », précise-t-il, démentant une légende urbaine à ce sujet.

Footballeur professionnel et passionné de son sport, il a tôt fait de s’intéresser à la MLS. D’abord de loin, mais la passion l’a vite gagné. « Comme j’appréciais énormément le pays, j’ai rapidement su qu’il y avait un championnat, mais je ne le regardais que d’assez loin au début. Je m’y suis beaucoup plus intéressé avec l’arrivée de Beckham, puis celle d’Henry. Je connaissais les équipes, les joueurs, etc. Et depuis trois ans, je le suivais même beaucoup plus que le championnat de France ! Chaque fois que je voyais des reportages, ça me plaisait : j’aime cette ambiance où les supporters d’équipes adverses peuvent être côte à côte. Et puis, la MLS grandit tellement vite, ça la rend d’autant plus attirante ! »

Tellement attirante que Pierazzi s’est dit que son métier pouvait lui permettre de concrétiser le désir qu’il nourrissait depuis son enfance. C’est ainsi qu’il a pu prendre la direction de San José. « Jérôme Meary, qui travaille pour la MLS, a appris qu’y jouer était mon rêve et ça nous a permis d’entrer en contact. Quand il a su que San José cherchait un milieu défensif, il m’a proposé. Dès lors, tout a été très vite. » Cependant, c’était en plein milieu du championnat de France et son club, Ajaccio, tentait de s’extirper de la dernière place. « Laisser l’équipe derrière moi a été le truc le plus dur, d’autant que j’en étais le capitaine. J’ai livré tellement de batailles avec elle… C’est quand même malheureux que les calendriers ne concordent pas. Cependant, c’était une chance unique de partir jouer en MLS. »

Le défi de la MLS était d’autant plus grand pour le joueur corse qu’il avait passé toute sa vie sur l’île de Beauté et toute sa carrière dans le même club. Soudainement, il s’apprêtait à changer complètement d’univers. « Ça m’a fait peur au début. J’étais toujours resté au même endroit, dans ma petite ville, sur ma petite île. Et là, je pars loin de tout le monde. Dans l’avion, j’étais néanmoins bien plus excité qu’apeuré. Je me disais “Vivement que j’arrive, que je découvre tout ça.” Maintenant, je suis heureux, malgré quelques coups durs. Les gens du club sont super, personne ne me laisse de côté, et c’est un support important. »

À San José, Pierazzi est arrivé dans un environnement qui lui convient. Cela vaut pour le club, mais aussi pour la vie en Californie. « Ça me plaît. Comme dans toutes les grandes villes, il y a toujours quelque chose à faire. Et puis, j’aime me promener alors je profite de la Californie, de ses parcs, de ses lacs. On peut y sortir tranquillement. À Ajaccio, j’étais relativement connu, c’était difficile d’avoir du temps libre. Ce qui me manque, c’est ma famille, mes amis, un endroit où je connaissais tout et tout le monde. »

Les Corses vous le diront : ils restent très attachés à leur île, dont ils sont particulièrement fiers. Alors, même s’il est sur le bord des plages du Pacifique, le Méditerranéen n’hésite pas à parler de son coin de pays. « La Corse est loin, c’est difficile de la faire découvrir. Mais quand je montre des photos, mes coéquipiers sont émerveillés et disent qu’ils aimeraient y aller en vacances. Ça me rend fier ! D’ailleurs, ils ne m’appellent pas le Frenchy mais le Corsy ! »

Et puis, évidemment, il y a la réalité du terrain et les nouvelles responsabilités que lui a confiées son entraîneur, Mark Watson. « À San José, j’ai tendance à avoir un rôle plus offensif que depuis le début de ma carrière. Il faut dire qu’à Ajaccio, j’étais plus défensif car… l’équipe devait défendre, elle était toujours considérée comme une des plus petites de la division dans laquelle elle jouait. Ici, le coach me dit que j’ai des capacités offensives, de donner des passes décisives et même de marquer. Je suis plus libre sur le terrain. »

Le 15 mars dernier, ce fut la plongée dans le grand bain, avec le premier match de San José en championnat cette saison. « Je m’attendais à ce que le niveau soit bon, mais pas à ce que ce soit aussi difficile. Ça joue bien au ballon, il y a beaucoup de rythme, le jeu est direct : on préfère l’attaque / défense alors qu’en France, on prend plus le temps de faire tourner le ballon. Des gens critiquent la MLS mais ils ne se rendent pas compte que, si elle n’atteint pas le niveau des meilleures, elle vaut beaucoup d’équipes de Ligue 1. »

En quelques semaines, Pierazzi a multiplié les découvertes puisqu’il a aussi effectué ses premiers pas en Ligue des champions, avec un quart de finale perdu aux tirs au but face aux Mexicains de Toluca. « Pouvoir jouer en Ligue des champions, ça a aussi contribué à me faire venir. J’avais peu de chances que ça m’arrive en Europe. La différence entre les deux ? C’est un autre continent… Et c’est vrai que ça n’a pas la même saveur qu’en Europe où jouent de tellement grands clubs. N’empêche, ce qui nous est arrivé est dommage, nous avons été malchanceux lors des deux matchs même si tout le monde s’est bien battu. Mais l’équipe a fait preuve d’une super mentalité en ne lâchant rien ! »

Ah, cette fameuse mentalité de San José. Qui vaut à l’équipe le surnom de Goonies et, parfois, une image de sales gamins coutumiers de mauvais coups. Est-ce justifié ? « Cette réputation est fausse. Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’ici les joueurs se battent jusqu’à la dernière seconde. Nos buts en fin de match en sont la preuve. Nos adversaires n’aiment pas jouer ici, car nous sommes des battants hargneux. Ça correspond bien à la mentalité des joueurs corses, alors mon adaptation est d’autant plus facile. »

Titulaire lors des deux premières rencontres de championnat cette saison, le Corsy sait ce dont il a besoin pour considérer sa première année en MLS comme réussie. « Mon objectif est de me donner à fond mais surtout de jouer les play-offs avec San José. » Et si le rêve se poursuit, envisage-t-il de s’installer aux États-Unis au terme de sa carrière ? « Je ne sais pas, ce sera à méditer. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte. La Corse, c’est chez moi, mais si une occasion se présente aux États-Unis, pourquoi pas ? »

25 March 12:01 de la tarde

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est en grande partie consacrée à l’Impact de Montréal, dont nous disséquons le début de saison avec Olivier Tremblay, qui suit l’équipe au quotidien pour MLSsoccer.com. On parle également d’autres rencontres de la dernière journée, du toit du Stade olympique de Montréal, de la Coupe du Canada, de la Ligue des champions et du jeu MLS Fantasy.

Trois rencontres, zéro point pour Montréal. Trois rencontres, aussi, sans Marco Di Vaio qui, disait-on avant la saison, devaient permettre d’effectuer certaines évaluations importantes en son absence. On fait donc le tour de la question, en abordant les sujets qui reviennent le plus souvent après ces premières semaines de compétition :

  • Faut-il s’inquiéter ou ce 0/9 ne reflète-t-il pas la réalité du terrain ?
  • Comment l’entraîneur et les joueurs ont-ils réagi après le match contre Seattle ?
  • Quel est l’état d’esprit dans le vestiaire et aux entraînements ?
  • Le problème est-il plus offensif ou défensif ?
  • Ce que Klopas fait en cours de match change-t-il l’allure de la rencontre ?
  • En l’absence de Di Vaio, Wenger a-t-il saisi la chance de se prouver ?
  • Que penser de l’expérience Warner sur les côtés ?
  • Miller a-t-il réussi ses premiers pas chez les professionnels ?
  • Di Vaio aura-t-il, pour Klopas, le même effet que Magee à Chicago l’an dernier ?
  • Comment le jeu de Felipe et de Mapp va-t-il évoluer avec le retour de Di Vaio ?

En deuxième partie d’émission, on se penche sur les sujets suivants :

  • Toit du Stade olympique de Montréal : comment on en est arrivé là et perspectives d’avenir
  • La victoire de Toronto lors de son premier match à domicile de la saison, contre DC United
  • Le match New England - Vancouver et le retour en grâce de Gonçalves
  • Les frasques des gardiens de Portland à Colorado
  • Modifications au Championnat canadien Amway
  • Les quarts de finale de la Ligue des champions
  • La gestion des blessés au jeu MLS Fantasy

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

24 March 11:45 de la mañana

Après trois semaines de compétition, quatre équipes affichent un large sourire : Dallas, qui occupe la tête du classement avec sept points sur neuf, ainsi que les membres du trio Columbus-Houston-Toronto, qui n’ont joué que deux fois, avec autant de succès à la clef.

Pour ses débuts à domicile, Toronto a par moments éprouvé des difficultés à faire le jeu contre DC United, mais Defoe a confirmé toutes les bonnes dispositions montrées la semaine dernière, inscrivant le seul but des siens en guise de remerciement aux supporters. Columbus jouait également son premier match de l’année sur son terrain, et s’est imposé 2-1 contre Philadelphie grâce au premier doublé de la carrière d’Añor, qui a mis en pratique le message de son entraîneur : tirer dès qu’une occasion se présente.

Si après deux victoires sans encaisser, Houston était au repos, Dallas a confirmé le bon début de saison des deux équipes texanes en s’imposant 3-1 contre Chivas USA. Impliqué dans deux buts des siens, le joueur désigné Diaz était au centre des compliments de ses coéquipiers après le match. Bilan : deux victoires en marquant trois buts, et sept points sur neuf. Juste derrière, Seattle tient compagnie aux équipes comptant six unités (mais en trois rencontres dans son cas) grâce à sa victoire à Montréal, où il a pu dicter le scénario du match.

Le duel au sommet opposait, pour la deuxième fois en trois semaines, Salt Lake au LA Galaxy. L’équipe locale n’a pas pu profiter du fait que son adversaire avait joué en Ligue des champions en milieu de semaine et a été tenue en échec 1-1. En fin de rencontre, les deux équipes n’avançaient plus. Les visiteurs étaient heureux de ce point conquis dans des circonstances difficiles, se félicitant d’avoir neutralisé l’entrejeu adverse.

Kansas City a gagné pour la première fois de la saison, 1-0 contre San José, dans un affrontement entre deux adversaires qui ont souffert - pour des raisons différentes - au Mexique quelques jours plus tôt. Un succès étriqué dans les chiffres pour lequel Dwyer signerait chaque semaine, qu’il marque ou non. De son côté, New York court toujours après son premier succès de l’année mais Mike Petke se réjouissait du meilleur état d’esprit de ses joueurs, qui ont partagé l’enjeu 1-1 à Chicago.

Toujours invaincu, Vancouver a pris un point à New England, qui n’a toujours pas marqué en trois rencontres mais où le retour en grâce de Gonçalves fait pousser un sérieux ouf de soulagement. Autre équipe à ne pas encore avoir perdu, Colorado s’est imposé en fin de match 2-0 contre Portland, dont les deux gardiens se sont fait remarquer en provoquant un penalty grossier.

LES RÉSULTATS
New England - Vancouver
Salt Lake - LA Galaxy
Colorado - Portland
Columbus - Philadelphie
Toronto - DC United
Dallas - Chivas USA
Kansas City - San José
Montréal - Seattle
Chicago - New York

 
0-0
1-1
2-0
2-1
1-0
3-1
1-0
0-2
1-1

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

21 March 5:42 de la tarde

Following a poor showing in the CONCACAF Champions League earlier this week, our clubs return to MLS action this weekend.  As players continue the early-season process of learning different systems, meshing with new teammates and indoctrinating rookies, MLS fans and supporters are starting to learn what this season might have in store for the club they follow.   Coaches must tinker with lineups and club staff members are busy planning for the season.  Although there is a back to business mentality in 19 cities across the U.S. and Canada which focuses mainly on the pitch, all of our clubs have begun to re-engage with the communities in which they compete.  Take a moment to learn about some of the philanthropic work our clubs have already done this year.

 

D.C. United honors Shawn Kuykendall during home opener

Philadelphia Union Foundation raises six figures to benefit Chester City youth

Timbers support Girls Inc. at Power of the Purse event

D.C. United teams with Leveling the Playing Field

Philadelphia Union Foundation hosts Cocktails and Cleats gala

Crew's Matt Lampson and D.C. United's Chris Pontius welcome LLS hero to match

Goal Oriented: Union trainer, Kevin Miller, offers health and wellness tips

Crew players and staff to participate in Black & Gold's Dare to Care: Massive Makeover event

Frankie Hejduk takes part in Read Across America

The Chicago Fire Season Kickoff Luncheon and Unveiling of the New Primary Kit

FC Dallas Foundation hosts Cocktails and Cleats 2014

Quakes select Damont Hardnett as BAASST scholarship recipient

Whitecaps FC participate in Pink Shirt Day

Quakes to host third annual Wine & Dine event

Real Salt Lake's Chris Wingert fundraises for friend's prosthetic

Sporting players visit youth at the Give Kids the World Village

Dynamo Charities, Brian Ching raise $130,000 for The House that Ching Built, Habitat for Humanity

Chivas USA and LAPD team up to host soccer clinic at local high school

FC Dallas Foundation Field Ribbon-Cutting Ceremony

 

For more community news from around the league, visit the MLS WORKS news archive.