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08 July 2:42 de la tarde

Les nouveautés de la convention collective signée en début d’année entrent petit à petit en vigueur. Aujourd’hui, c’est au tour d’une mesure permettant à chaque club de MLS de recevoir un montant additionnel de 100 000 $ par an au cours des cinq prochaines années (total de 500 000 $) à investir dans leur effectif.

Ce montant est appelé « allocation monétaire ciblée ». Il s’ajoute à l’allocation monétaire préalablement disponible pour les clubs. Pour une description de l’allocation monétaire, veuillez consulter le Règlement 2015 de la MLS relatif aux joueurs.

Comme l’allocation monétaire de base, l’allocation monétaire ciblée peut être utilisée pour engager de nouveaux joueurs ou prolonger le contrat de joueurs déjà au club. En outre, l’allocation monétaire ciblée peut être échangée.

En revanche, contrairement à l’allocation monétaire de base, qui peut-être utilisée pour les signatures de contrats de n’importe quel montant, l’allocation monétaire ciblée ne peut servir qu’aux signatures de contrats dépassant la part maximale du budget salarial qu’un club peut consacrer à un joueur (mais qui ne sont pas des contrats de Joueur désigné). En 2015, la part maximale du budget salarial consacrée à un joueur est de 436 250 $.

Il est important de noter que tous les clubs recevront le même montant d’allocation monétaire ciblée, pris dans le budget de la ligue. C’est une différence important avec la règle du Joueur désigné, pour qui la responsabilité de payer tout ce qui dépasse la part maximale du budget salarial consacrée à un joueur incombe aux clubs. Par conséquent, tous les clubs auront la même possibilité de bénéficier de ce nouveau montant.

Les clubs de MLS peuvent utiliser tout ou partie de leur allocation monétaire ciblée, jusqu’à 500 000 $, lors d’une seule saison et pour jusqu’à trois joueurs en même temps. Par exemple, si un club souhaite faire signer un joueur cette saison en dépassant la part maximale du budget salarial qu’il peut lui consacrer, ce club peut utiliser dès cette année jusqu’à 500 000 $ de son allocation monétaire ciblée pour l’engager.

En outre, un club peut utiliser tout ou partie de son allocation monétaire ciblée pour changer le statut d’un Joueur désigné en faisant diminuer, au prorata, le montant qu’il lui consacre dans son budget salarial pour arriver à un montant égal ou inférieur à la part maximale du budget salarial qu’un club peut consacrer à un joueur, auquel cas le joueur ne sera plus Joueur désigné. Si l’allocation monétaire ciblée est utilisée pour libérer une place de Joueur désigné, le club doit en même temps engager un nouveau Joueur désigné, avec un investissement égal ou supérieur à celui consacré au joueur qu’il remplace.

L’allocation monétaire ciblée et l’allocation monétaire de base ne peuvent pas être utilisées ensemble lors de l’engagement d’un joueur, d’une prolongation de contrat, ou de la réduction du montant consacré à un Joueur désigné dans le budget salarial. Lors d’une même saison, un club peut utiliser soit l’allocation monétaire ciblée, soit l’allocation monétaire de base pour un joueur, mais pas les deux.

Si les clubs de MLS ne sont pas obligés d’utiliser leurs 100 000 $ chaque saison, ils sont obligés d’utiliser le reste du montant disponible la saison suivante. Par exemple, si un club n’utilise pas les 100 000 $ dont il dispose en 2015, ce club doit utiliser ou échanger au moins ces 100 000 $ d’allocation monétaire ciblée en 2016.

07 July 11:30 de la mañana

Le championnat des nations de la zone Concacaf commence ce mardi et l’émission de la semaine (également disponible ici) met la table avant la Gold Cup, en s’intéressant plus particulièrement aux trois favoris (États-Unis, Mexique, Costa Rica) et au Canada.

  • Qui est le favori de la compétition ?
  • Le Canada est-il l’équipe la plus faible, comme le laisse entendre le classement Fifa ?
  • Quelles sont les chances du Canada et quel est son réel niveau ?
  • Les absences de Borjan, Johnson et Hutchinson sont-elles préjudiciables ?
  • Des internationaux qui jouent peu en club : quelqu’un se trompe-t-il quelque part ?
  • La sélection des États-Unis a-t-elle évolué depuis la Coupe du monde 2014 ?
  • Y a-t-il une obligation de gagner et beaucoup de pression sur les épaules de Klinsmann ?
  • Le Mexique est-il dans les meilleures dispositions pour le tournoi ?
  • Le Costa Rica peut-il confirmer sa belle Coupe du monde ?
  • Qui sont les joueurs à surveiller ?

Olivier vous offre également un club de lecture particulier, à l’issue duquel vous ne lirez plus jamais une (auto)biographie de la même manière, en on vous annonce le nom du Franco du mois de juin.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

06 July 12:19 de la tarde

DC United et Vancouver, qui occupaient les deux premières places à l’aube de la journée, ont tous deux été battus. Cela n’empêche pas l’équipe de la capitale américaine de conserver la tête du classement, devant un quatuor composé de quatre équipes de la côte pacifique : Seattle, Vancouver, Portland et le LA Galaxy.

Le sommet incontestable de la journée opposait Seattle à DC United ce vendredi. Un test pour l’équipe locale, dans une période difficile et privée de ses vedettes Dempsey et Martins. Mais les visiteurs ont aussi perdu rapidement deux hommes importants : Silva, sur blessure, puis Espindola, exclu. À dix, ils ont tenu bon, à la grande fierté de leur entraîneur, mais ont dû rompre dans les tous derniers instants sur un but de l’ancien Marseillais Mears, qui oubliait ainsi trois ans de galère.

L’autre choc du week-end a été beaucoup moins équilibré. Malgré une bonne forme au cours des dernières semaines, Toronto a multiplié les erreurs et complètement explosé au LA Galaxy, dont l’attaque a retrouvé toutes ses sensations, à l’image d’un Keane auteur d’un triplé. Ce match faisait figure d’exception, car presque tous les autres duels du week-end ont été serrés, avec parfois un verdict tombant des les dernières minutes.

Comme à Seattle, ce fut le cas à Portland, venu à bout de San José grâce à Jewsbury : après la rencontre, Caleb Porter insistait sur l’importance d’avoir des joueurs qui ne sont pas des vedettes de l’équipe mais peuvent faire la différence un jour ou l’autre. Une des surprises de la semaine a eu lieu à Colorado, où Vancouver, qui restait sur trois victoires se le terrain de solides adversaires, a été battu par un des derniers de classe à l’issue d’un match irrégulier où se sont alternés bon jeu et erreurs individuelles.

Du coup, derrière DC United en tête du classement, on a un regroupement d’équipes du Pacifique avec, dans cet ordre, Seattle, Vancouver, Portland et le LA Galaxy. On peut théoriquement ajouter à cette liste deux formations qui ne sont pas loin derrière mais ont l’un ou l’autre match de retard : Kansas City, au repos ce week-end, et Dallas, large vainqueur de New England grâce à Diaz impliqué dans les trois buts des siens.

Ajoutez San José derrière ce beau monde, et vous aurez sept équipes de la Conférence Ouest classées entre la deuxième et la huitième place du général ! Il faut donc descendre jusqu’au neuvième rang pour trouver la deuxième meilleure équipe de la Conférence Est, Columbus, venu à bout de New York grâce à son duo Kamara - Finlay, un buteur et un passeur qui ont échangé leurs rôles habituels.

Alors que leurs adversaires directs peinent à se montrer réguliers, les nouvelles équipes arrivent à rester bien dans le coup. À y revenir, faudrait-il plutôt dire pour New York City, auteur d’une belle remontée depuis quelques semaines, confirmée par une victoire à l’arraché à Montréal, quelques heures avant l’annonce officielle de l’arrivée de Pirlo. Les choses vont également bien à Orlando qui, malgré l’exclusion de Kaka en fin de première mi-temps, a pris un point à Salt Lake. Enfin, Houston et Chicago se sont neutralisés sur le score de 1-1.

LES RÉSULTATS
Houston - Chicago
Seattle - DC United
Columbus - New York RB
Montréal - New York City
Dallas - New England
Colorado - Vancouver
Salt Lake - Orlando
LA Galaxy - Toronto
Portland - San José

 
1-1
1-0
2-1
1-2
3-0
2-1
1-1
4-0
1-0

Classement général
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03 July 3:51 de la tarde

La Coupe du monde féminine de soccer prend fin ce dimanche, avec la finale Japon - États-Unis. On peut d’ores et déjà dresser un bilan, pays par pays. Voici mes notes, déterminées en fonction des ambitions légitimes de chacun au début du tournoi, avec un tri selon le « statut » de chacun des participants dans le volet féminin du soccer.

LES TÊTES DE SÉRIE

États-Unis : Bien. Et ce sera même très bien s’ils remportent la finale. Certes, ce fut souvent loin d’être académique, et il a fallu attendre la victoire en demi-finale contre l’Allemagne pour une première prestation réellement convaincante. La débauche d’efforts des Américaines reste toutefois impressionnante, empêche ses adversaires de s’approcher de son but et les asphyxie en deuxième mi-temps.

Japon : Bien. Comme pour les Américaines, la note passera à très bien en cas de victoire finale. Les tenantes du titre se sont contentées du minimum syndical à chaque match, mais ont quand même tout gagné… toujours par un but d’écart. Elles aiment cependant s’installer haut dans le camp adverse et trouvent toujours le moyen de s’en sortir. Difficile de savoir si elles en gardent sous le pied pour le grand soir, c’est ce que nous saurons dimanche.

Allemagne : Satisfaisant. Surtout en raison du résultat final, une place dans le carré d’as qui avait échappé au numéro un du classement Fifa lors des deux dernières grandes échéances mondiales (élimination en quarts à la Coupe du monde 2011, ce qui l’a privé des JO 2012). La qualification contre la France a été obtenue à l’arraché, dans un match lors duquel les Allemandes n’ont pas convaincu, et ce ne fut pas mieux contre les États-Unis. Ce n’est pas tout de planter 10 buts aux petites équipes…

France : Satisfaisant. Peut-être l’équipe la plus complète présentant le jeu le plus diversifié du tournoi. Avec un gros problème : le manque de réalisme. Elle peut déplorer le tirage au sort orienté (qui lui a valu un choc dès les quarts) et l’arbitrage douteux, mais elle n’a pas manqué de galvauder elle-même une tonne d’occasions. La qualification pour les Jeux de Rio apporte du baume au cœur, tout comme l’intérêt médiatique au pays et la qualité du jeu offert.

Canada : Moyen. Il y a 12 ans, le Canada battait l’Angleterre 4-0 sans la moindre discussion. Lors de sa Coupe du monde, il est éliminé par ce même pays. On ne peut pas reprocher aux joueuses et à leur entraîneur de ne pas avoir fait de leur mieux, mais il y a de moins en moins de salut pour le soccer féminin au Canada en dehors de l’équipe nationale, et c’est cette dernière qui le paye au prix fort. Pour une discussion plus détaillée sur le soccer féminin au Canada, écoutez Coup Franc.

Brésil : Insuffisant. Une élimination sans gloire contre l’Australie a mis fin à un parcours terne. Avant cela, il y eut certes trois victoires, mais à l’arraché et avec seulement quatre buts marqués dans ce qui semblait être le groupe le plus faible de la compétition.

LES OUTSIDERS

Angleterre : Très bien. Après deux quarts de finale au cours des deux éditions précédentes, l’Angleterre confirme ses progrès en atteignant le carré d’as pour la première fois de son histoire. Certes, elle a eu un tableau favorable en phase à élimination directe (elle a perdu contre la France dans son groupe) mais elle a aussi causé toutes les peines du monde au Japon, tenant du titre, en demi-finale. Défense un peu friable, cependant.

Australie : Très bien. Toujours derrière les traditionnels grands, elle a pour la première fois de son histoire remporté un match à élimination directe à la Coupe du monde, en écartant en outre un des favoris, le Brésil. L’équipe n’était pas la plus talentueuse, mais connaissait ses forces : garder le ballon sans s’approcher trop près du but adverse, et attaquer par à-coups pour isoler une de ses flèches devant la gardienne.

Chine : Moyen. Et encore, c’est parce que l’équipe a franchi le premier tour et perdu par le plus petit écart contre les États-Unis… Car pour le reste, ce ne fut guère convaincant, avec une défaite contre le Canada, un partage contre la Nouvelle-Zélande, une victoire sur le fil face aux Pays-Bas et une défense manquant de discipline par moments.

Norvège : Faible. Constat d’échec pour l’équipe d’Even Pellerud, malgré les superbes coups francs de ses joueuses et le partage contre l’Allemagne. Le jeu norvégien ne s’est pas tellement modernisé, comptant encore beaucoup sur les longs ballons, les phases arrêtées et le jeu aérien. L’Angleterre était un bon test à cet égard, et il a été raté.

Suède : Insuffisant. L’équipe revendiquait une place de tête de série avant le tournoi… mais elle n’y a pas gagné le moindre match. Bravo certes pour le partage contre les Américaines, mais c’est le seul fait d’armes d’une formation tenue en échec par l’Australie et le Nigeria avant de s’écrouler contre une Allemagne qui a pourtant souffert contre des oppositions sérieuses.

LES REVENANTS AUX AMBITIONS LIMITÉES

Colombie : Très bien. Une victoire retentissante contre la France, quelques gestes techniques spectaculaires de certaines joueuses, des gardiennes qui réussissent des miracles et une très belle résistance contre les États-Unis en huitième de finale avant d’être réduite à dix : la Colombie a marqué certains esprits durant cette Coupe du monde.

Corée du Sud : Bien. De retour après huit ans d’absence, les Coréennes ont remporté leur première victoire dans la compétition et franchi un tour pour la première fois de leur histoire. La France était cependant bien trop forte en huitième de finale.

Nouvelle-Zélande : Moyen. Tenir en échec le Canada et la Chine, ce n’est pas rien. L’équipe a montré sa capacité à empêcher certains adversaires de tourner en rond, mais n’a pu prendre le jeu à son compte. Battue par les Pays-Bas, elle n’a pas franchi le premier tour.

Nigeria : Faible. Habitué de la Coupe du monde (il n’en a manqué aucune), il y a, comme toujours, montré ses limites. C’était toutefois une mission difficile dans le « groupe de la mort » avec l’Australie, les États-Unis et la Suède. À revoir aux Jeux olympiques pour une meilleure estimation ?

Mexique : Faible. Difficile de savoir quelles étaient ses ambitions réelles, mais son bilan est moins bon qu’il y a 4 ans et sa défense a pris l’eau par moments.

LES PETITS NOUVEAUX

Cameroun : Très bien. Deux victoires en phase de groupe pour une seule défaite, contre le Japon, avant de perdre par le plus petit écart au deuxième tour contre la Chine. Équipe au jeu rafraîchissant emmenée par la déroutante Enganamouit.

Pays-Bas : Très bien. Une première victoire et quatre points en phase de groupe, dont un partage contre le pays hôte, et une qualification pour les huitièmes de finale lors desquels les Néerlandaises ont inquiété le tenant du titre jusque dans les dernières minutes. Mertens et Melis nous ont régalés. Bonnes idées, mais encore trop d’imprécision.

Suisse : Satisfaisant. Franchir un tour pour sa première participation en faisant bonne impression contre le Japon et en étant éliminé par le plus petit écart par le pays hôte, ce n’est pas mal du tout. La défaite contre le Cameroun et l’irrégularité dans le jeu font davantage tache.

Costa Rica : Satisfaisant. Une défaite par le plus petit écart contre le Brésil et deux partages face à des adversaires théoriquement plus forts, sans oublier les exploits de la gardienne et le discours rafraîchissant de la sélectionneuse : les attentes n’étaient pas élevées envers les Ticas, mais elles y ont répondu.

Thaïlande : Faible. Très difficile à juger, car dans un groupe avec une équipe très faible (la Côte d’Ivoire, qu’elle a battue) et deux beaucoup plus fortes (la Norvège et l’Allemagne).

Espagne : Insuffisant. Dernière d’un groupe à sa portée, où elle a pris son seul point contre le Costa Rica après avoir raté lamentablement un nombre incalculable d’occasions. Encore trop de différence de qualité entre les meilleures et les moins bonnes joueuses de l’équipe.

Côte d’Ivoire : Très insuffisant. Encore très loin du niveau de la Coupe du monde, et même de celui des autres équipes africaines.

Équateur : Très insuffisant. Une des rares équipes qui n’avait pas le niveau pour participer à la compétition. Mais vaut mieux cela que de laisser à la maison des formations agréablement surprenantes…

01 July 10:10 de la mañana

Le mois de juin touche à sa fin, le moment est donc venu d’annoncer les trois finalistes du Franco du mois. Vous commencez à connaître le système, qui est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. On se rend compte au fil des mois que parmi les nombreux joueurs francophones évoluant en MLS, il y a des valeurs sûres, mais aussi de nombreux autres joueurs qui arrivent à se mettre en valeur.

Ainsi, parmi les candidats au titre ce mois-ci, le Montréalais Laurent Ciman est un habitué du podium, sur lequel il est monté presque chaque mois ; il était même sur la première marche le mois dernier, mais a dû la partager avec Damien Perquis. Les deux autres finalistes obtiennent cet honneur pour la première fois de l’année, même si leur statut aux yeux du grand public est différent. Vincent Nogueira, arrivé à Philadelphie l’an dernier, fait déjà partie des valeurs sûres de son club. Le jeune Camerounais Anatole Abang s’est en revanche révélé au cours des dernières semaines à New York.

Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook. Seules les prestations en championnat au cours du mois de juin sont à prendre en compte au moment de voter. Vos choix s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Anatole Abang
Alors qu’il avait passé à peine plus d’une demi-heure sur les terrains depuis le début du championnat, Abang a saisi sa chance à pleine mains en juin. Monté au jeu en fin de match à Houston, il a marqué son premier but en MLS, sans pouvoir éviter la défaite de son équipe. Il a joué une mi-temps la semaine suivante à Vancouver, trouvant à nouveau le fond des filets. Cela lui a permis d’être titulaire lors des deux rencontres suivantes, contre Salt Lake et New York City, deux victoires de ses couleurs, et l’attaquant a été impliqué dans le deuxième but des siens vainqueurs 1-3 du derby.

Laurent Ciman
Le calendrier de Montréal a été très lourd en juin, avec 6 matches de championnat au programme, et le défenseur belge est un des trois joueurs de son équipe à ne pas en avoir manqué la moindre minute. Malgré quelques difficultés en déplacement, Montréal a pris 10 points sur 18, bilan plus qu’honorable. Si les statistiques retiennent la passe décisive de Ciman lors de la défaite à New York City, les supporters gardent davantage en tête son match plus que brillant contre Orlando, qui lui a valu plusieurs ovations plutôt inhabituelles au stade Saputo.

Vincent Nogueira
Après un début de saison calamiteux, Philadelphie a recollé au gros du peloton, un retour qui coïncide entre autres avec le fait que Nogueira était à nouveau disponible après une absence d’un mois et demi. Discret et efficace, il s’est mis en valeur en juin grâce à son but contre Columbus, deuxième d’une victoire 3-0 de Philadelphie, la plus convaincante du club cette saison. Il a également mis d’autres gardiens adverses à contribution et aide beaucoup son équipe tant offensivement que défensivement par son travail incessant dans l’entrejeu.

30 June 11:39 de la mañana

Deux questions - évidemment distinctes - alimentent notre émission de la semaine (également disponible ici), qui tire le bilan sportif et marketing de la semaine des rivalités, et aborde le présent et le futur du soccer féminin par le biais de la Coupe du monde et d’une implication éventuelle de la MLS.

SEMAINE DES RIVALITÉS

  • Quel a été le match le plus passionnant ?
  • Le concept a-t-il été efficace ? Comment l’améliorer ?
  • Comment favoriser les rivalités sans trop rendre ça artificiel ?
  • Et s’il y avait des rivalités basées sur autre chose que la proximité ?

SOCCER FÉMININ

  • Que retenir de l’élimination du Canada en quart de finale ?
  • A-t-on au Canada les structures suffisantes pour favoriser l’épanouissement des joueuses ?
  • Quelle est la responsabilité de l’Association canadienne de soccer ?
  • La MLS doit-elle s’engager dans le soccer féminin ?
  • En complément, lisez également cet article qui pose certaines bases du débat

MAIS AUSSI

  • Quel apport pour Lampard et, peut-être, Pirlo à New York City ?
  • Montréal est-il un petit marché pour la MLS ?
  • Qui sont les finalistes du Franco du mois de juin ?

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29 June 12:09 de la tarde

Portland, San José et Dallas se sont tout trois imposés chez eux, respectivement face à Seattle, au LA Galaxy et à Houston, pendant que New York City s’inclinait sur son terrain face à son voisin des Red Bulls. Pendant ce temps, en haut de classement, DC United et Vancouver se détachent.

La « Semaine des rivalités » a connu son apothéose dimanche soir avec un choc Portland - Seattle toujours aussi prometteur, et qui a répondu aux attentes. Auteur de l’ouverture du score sur un tir à distance, Nagbe a été à la hauteur de son talent et au centre de la victoire 4-1 de ses couleurs. Malgré l’égalisation de Neagle, les visiteurs ont rarement été dans le coup et se sont effondrés sous les coups de boutoir en deuxième mi-temps. L’absence de ses joueurs désignés n’explique pas ses erreurs défensives.

Toujours sur les bords du Pacifique, le retour en forme du LA Galaxy a connu un coup d’arrêt à San José, autre équipe qui tourne bien depuis quelques semaines. Les Californiens du nord ont été solides devant et derrière, à l’image de Goodson, arrière central auteur d’un but. Cela leur a permis de battre leurs voisins du sud qui n’ont plus gagné en déplacement depuis août dernier. Vendredi proposait un autre choc entre deux équipes du même État : Dallas, emmené par un Castillo inarrêtable, a disposé de Houston, qui a raté sa première mi-temps.

Après la victoire de Toronto contre Montréal mercredi, cette semaine des rivalités pouvait avoir pour thème : « Je renvoie mon voisin dans le bac à sable », en faveur des équipes locales. Manque de bol pour New York City, il joue au Yankee Stadium, stade de base-ball, et son voisin à tête de taureau n’a pas dû aller bien loin pour s’amuser dans le sable, comme en témoigne cette célébration de Miazga. Après une bonne entame de match qui lui avait permis de mener à la pause, l’équipe locale s’est effondrée en début de deuxième mi-temps face à un adversaire qui a pris beaucoup de plaisir à jouer et à gagner.

Pendant que les voisins rivaux s’entre-déchiraient, le leader, DC United, réussissait un nul blanc sur le terrain de Toronto, et se réjouissait tant du point pris que du fait d’avoir neutralisé Giovinco qui avait haché sa défense menu lors de la dernière confrontation entre les deux équipes. Les Ontariens avaient le sentiment d’avoir mieux joué, mais se satisfont quand même de ce point.

La bonne opération du week-end est pour le deuxième du classement, Vancouver, toujours aussi à l’aise à l’extérieur, et vainqueur à New England. Comptant plusieurs rencontre de retard, Kansas City reste en embuscade et a battu Colorado, grâce entre autre à Nemeth qui a inscrit son septième but de la saison… sur son septième tir cadré. Sous le déluge, Philadelphie et Montréal ont partagé l’enjeu 2-2. Score identique à Salt Lake - Columbus, match dont tout le monde retiendra cette superbe combinaison sur coup franc.

LES RÉSULTATS
Dallas - Houston
Kansas City - Colorado
Toronto - DC United
Philadelphie - Montréal
New England - Vancouver
Salt Lake - Columbus
San José - LA Galaxy
New York City - New York RB
Portland - Seattle

 
2-0
2-0
0-0
2-2
1-2
2-2
3-1
1-3
4-1

Classement général
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26 June 5:03 de la tarde

Who doesn’t love a good rivalry?  Well this weekend we don’t just have one but four!  Yes, that’s right… FOUR rivalries in just one soccer-packed weekend!  Earlier this week Toronto FC kicked off the MLS Heineken Rivalry Week against Montreal Impact with a 3-1 win.  Starting off this weekend’s rivalries, our folks over in Texas battle it out for the El Capitan trophy.   FC Dallas and the Houston Dynamo face off at Toyota Stadium where the men in blue and red look to clinch victory for a third straight season in a row.  Over in the Golden State, we have the San Jose Earthquakes hosting the LA Galaxy in front of a crowd of 50,000 people at Stanford Stadium.  For the second time this year, New York City FC and the New York Red Bulls take the pitch against each other.  Fans are not only anticipating for which team is going to take the “W” but also which color the Empire State Building will be.  Soccer fans in the Big Apple want to see their club’s color light up the building and it’s in their hands through social media and in a poll. Closing the weekend out, we have the biggest rivalry in MLS.  The Portland Timbers and Seattle Sounders meet for the second time in league play this season.  We can feel the temperatures rising, literally and figuratively.  Now MLS fans, I know if difficult to sit tight in your chairs so before you get ready for an awesome weekend, take a look at how your favorite clubs are making a different in the community.  

Purolator and TFC Partner to Support Local Food Bank

 

More Than Words: Zach Herivaux and Darrius Barnes

 

Sporting Club Network & FCKC host first-ever all girls mini clinic

 

2015 Rose City Readers

 

The Football Effect: Ryan Meara Equipment Donation

 

Parkhurst Visits Far East Recreation Center For Olympic Day

 

Quakes to Host Fourth Annual Wine and Dine Event on August 29

 

Chicago Fire Unified Soccer Team Update

 

Photo Gallery: Slyde, RevGirls attend "A Prom to Remember"

 

#DerbyDonates

 

Texas Derby Giving Back to Local Communities

 

Darol Rodrock Foundation to collect donations at Sporting Park for area youth in foster care

 

Sounders FC celebrates inaugural Pride Day match with Jason Collins

 

Carson’s Malik Franks excited to represent his hometown on the LA Galaxy SOSC Unified Soccer Team

 

Like Mother Like Son: Landon Donovan proud to participate in the signing of the LA Galaxy SOSC Unified Team

 

Inaugural Crew SC Foundation FootGolf Classic

 

LA Galaxy sign 30 new players

 

Go behind the scenes of the LA Galaxy’s SOSC Unified Team signings

 

Landon Donovan and Omar Gonzalez meet the LA Galaxy SOSC Unified Soccer Team

 

Orlando City Foundation Awards Scholarship Funds to 10 Parramore Students

 

Sampling Summer at Fire, Brews and Bites

 

Soccer for Success Tournament at RFK Stadium

 

48 Seconds with Levesque: Proud to be a Sounder

 

Thank you, volunteers! | 2015 Stand Together Week

 

Stand Together Week 2015 Social Recap | June 14, 2015

 

Manchester City Hosts Inaugural Cityzens Giving Young Leaders Summit

 

Stand Together Week 2015 Social Recap | June 13, 2015

 

 Merritt Paulson, Gaston Fernandez & Jack Jewsbury at the Oregon Zoo + Micahel Nanchoff & Darlington Nagbe at Habitat for Humanity | Stand Together Week 2015

 

Fire #PassTheFlame in Special Olympics Unified Relay

26 June 10:56 de la mañana

La Coupe du monde féminine de soccer a longtemps été l’affaire de quelques pays. États-Unis et Allemagne en tête, suivis par les nations scandinaves, le Brésil, la Chine ou encore le Canada. Mais depuis peu, la France a rattrapé tout ce beau monde. Et pourtant, les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde et des derniers Jeux olympiques ne comptent que 80 000 footballeuses. Soit à peine plus que dans… le seul Québec. Au Canada, elles sont 340 000, 250 000 en Allemagne, et environ 1,5 million aux États-Unis. Alors, qu’a fait la France pour avancer plus vite que les autres ?

« Ça a commencé à l’époque de Marinette Pichon, qui a joué plusieurs saisons aux États-Unis et a mené la France à un autre niveau, explique Laetitia Béraud, envoyée spéciale à la Coupe du monde du site footofeminin.fr. Les dirigeants ont vu qu’il y avait moyen de faire quelque chose, et ont constaté l’écart avec les autres pays. »

UN CHAMPIONNAT AVEC DE PLUS GROS MOYENS

Si le championnat de France féminin existe depuis plusieurs décennies, ce sont les clubs de D1 masculine qui ont amorcé le changement. « L’argent vient du masculin. Montpellier est le premier à avoir misé sur le foot féminin, au début des années 2000. Le club a commencé à payer les joueuses à plein temps. Il a dominé le championnat et comme leur équipe masculine aussi était bonne à l’époque, cela a suscité un intérêt pour le foot féminin car les gens se demandaient quel était leur secret. Ensuite, Lyon les a copiés et est passé devant. Et maintenant, avec les Qataris, le PSG consacre un budget de plusieurs millions à son équipe féminine. » Cette année, les budgets annuels de Lyon et du PSG tournent autour des 6,5 millions d’euros (plus de 9 millions de dollars canadiens).

Actuellement en France, il y a donc deux mouvements parallèles. D’un côté, des clubs qu’on pourrait appeler « historiques » du foot féminin, comme Juvisy, qui ont des ambitions mais moins de moyens. De l’autre, le PSG, Lyon ou Montpellier, des clubs dont l’équipe masculine est parmi l’élite. « Le président de ces clubs s’est dit qu’il allait mettre une petite part du budget pour les filles. Dans le budget du club, ça ne représente rien, mais pour les filles, c’est énorme ! »

Et pour cause ! Si à Paris, avec ses riches investisseurs, la part destinée au féminin représente une goutte d’eau (à peine 1,5% du budget du club), même à Lyon, avec moins de 6% consacrés aux filles, on ne se ruine pas. Certains se demandent si les clubs de MLS ne devraient pas prendre exemple, pour solidifier un championnat féminin dans notre coin du monde. Il y a évidemment une réflexion à faire par rapport au budget, bien moindre que celui des clubs européens, pour qui « ça ne coûte presque rien, et apporte une bonne conscience ». Autre comparaison intéressante : le championnat de France se joue d’août à mai. La NWSL, qui représente actuellement le meilleur niveau aux États-Unis, commence à la mi-avril et se termine en août.

Revers de la médaille des nouveaux investissements en France : on y assiste à un championnat à deux vitesses, largement dominé par les équipes les plus riches. Si la situation existe depuis dix ans et n’a pas empêché le niveau de monter, à terme, il faut que cela change. « C’est une limite pour que le foot féminin français franchisse un pallier, estime Claire Gaillard, qui suit l’équipe de France pour L’Équipe, le quotidien sportif de référence en France. Il y a un besoin d’expérience répétée du haut niveau. L’exemple qui l’illustre le mieux, c’est le point faible de l’équipe de France : pas étonnant que ce soit la gardienne. Le vivier est moins grand ; en championnat, elle ne peut pas progresser car son équipe gagne sur des scores fleuves et elle ne voit presque jamais le ballon. Seule la Ligue des champions lui permet de s’améliorer. »

L’EXPÉRIENCE ET LE BAROMÈTRE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

En effet ! Le championnat n’a pas tout fait à lui seul. Depuis 2001, les meilleurs clubs européens s’affrontent en Ligue des champions. Quand on demande aux joueuses la raison des progrès français, elles citent toutes la compétition internationale. « En France, c’est devenu de plus en plus professionnel. Désormais, tout le monde s’entraîne dans de bonnes conditions. Jouer la Ligue des champions nous a aidées à gagner en expérience », déclare par exemple la gardienne titulaire des Bleues, Sarah Bouhaddi.

« Au début, il y avait de gros écarts, reprend Laetitia Béraud. Et puis, en 2010, on s’est rendu compte qu’il y avait plus de suspense durant les rencontres et, l’année suivante, Lyon a gagné la Ligue des champions ! Cela ne bénéficie pas qu’aux clubs français. C’est un vrai test pour tous les championnats européens et pour les grands clubs, comme Chelsea ou Barcelone. C’est ce qui permet réellement de savoir où on en est dans le foot féminin. » Une compétition internationale de clubs, encore un avantage concurrentiel pour les Européennes par rapport aux Américaines et aux Canadiennes.

Seul défaut, relatif, de cette Ligue des champions : l’élite féminine européenne se résumant souvent aux mêmes clubs, l’écart se creuse avec leurs poursuivants dans leurs championnats respectifs. Il y aurait peut-être une solution. « Ce qui est dommage, c’est qu’il n’y ait rien en-dessous, comme l’Europa League chez les messieurs. Cela constituerait une motivation supplémentaire pour les clubs qui sont un cran juste en-dessous, d’autant qu’en championnat, ils se retrouvent systématiquement derrière les grands. »

LES VOLONTÉS DE LA FÉDÉRATION

Un championnat avec plus de moyens, une compétition internationale pour gagner en expérience : si les progrès passent par les clubs, il ne faut pas négliger le rôle de la Fédération. « 2011 a été un révélateur, explique Claire Gaillard. Lors de la Coupe du monde en Allemagne, le président de la Fédération Noël Le Graët assistait pour la première fois à du foot féminin. Et il jalousait l’Allemagne. Il a lancé un plan de féminisation du football féminin. Avant 2011, l’équipe de France, c’était du pur amateurisme. Il y avait très peu de licenciées, elle n’était pas suivie et ne bénéficiait pas d’une préparation aussi professionnelle qu’aujourd’hui. Le beau parcours de 2011, c’était surtout grâce à Lyon et à Juvisy. Dans les autres clubs, les joueuses étaient généralement à mi-temps et combinaient le football avec un autre travail ou des études. »

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De l’équipe de France A aux petites filles qui frappent dans leurs premiers ballons, la Fédération française de football a couvert toutes les sphères du soccer féminin. De 45 000 joueuses il y a 4 ans, l’objectif est d’atteindre les 100 000 fin 2016. Des structures sont mises en places. Et les moyens mis à la disposition de l’équipe de France féminine sont de plus en plus comparables à ceux de leur homologue masculine. Voilà qui en dit long sur la marge de progression des Françaises, puisque ce plan ne portera complètement ses fruits que dans quelques années.

PROGRÈS TACTIQUES, PROGRÈS PHYSIQUES

Malgré tout, en 2011, une chose avait déjà sauté aux yeux de tous les observateurs : alors que dans le soccer féminin, le kick and rush et le jeu physique constituaient la norme de réussite des grandes nations depuis 20 ans, la France a régalé les observateurs grâce à son jeu collectif tout en combinaisons. « La raison est simple : la France a toujours aimé le beau jeu. On a insisté sur la qualité technique… comme on le faisait chez les garçons. C’est une philosophie française de “vouloir jouer”. En plus, il y a peu de fautes chez les filles, et ça amplifie l’efficacité du phénomène. »

« L’ancien sélectionneur Bruno Bini a décrété que l’avantage de mieux maîtriser les aspects tactiques pouvait faire une différence, renchérit Laetita Béraud. Mais en championnat de France, il n’y a quand même que quatre équipes qui les maîtrisent, les autres jouent toujours du kick and rush. Avant, la France jouait aussi du kick and rush… car tout le monde faisait ça. »

Ces progrès tactiques ne sont pas venus seuls. Les circonstances sont aujourd’hui plus favorables pour travailler. « La médiatisation du foot féminin permet d’avoir plus d’informations. Avant, on avait du mal à connaître notre adversaire, c’était donc difficile de développer une tactique en fonction de lui. En plus, le physique suffisait alors à faire la différence. »

Mais c’est un cocktail complet qui a permis aux Françaises de tutoyer les meilleures. « Le savoir-faire des garçons a été appliqué aux filles. Bergeroo a amené la tactique, les filles avaient déjà une très bonne technique ; physiquement, elles sont encore en-dessous, mais ça se rattrape. Comme elles sont professionnelles désormais, elles ont le temps pour faire de la musculation, et après trois ans, ça paye. »

« Physiquement, on a progressé, confirme l'attaquante Eugénie Le Sommer, une des vedettes de l'équipe de France, interrogée sur l’écart qui se comble avec les Allemandes. On a nos qualités techniques, et notre style de jeu peut les embêter. »

Il y a également une mentalité particulière. Venu du soccer masculin, le sélectionneur actuel Philippe Bergeroo a découvert un univers auquel il ne s’attendait pas. « Les filles connaissent le foot, et le suivent, explique l’ancien gardien de but qui a participé à la Coupe du monde 1986. Si on parle des matches de championnat anglais du week-end et que je me trompe sur un truc, je me fais immédiatement reprendre ! Lors de nos séances vidéo, elles ne veulent pas que je leur montre ce qui a bien été dans le match, elles veulent le négatif ! Il y a une volonté permanente de s’améliorer. » À l’issue de la première de ces séances, il a été tout surpris de voir la plupart des joueuses venir vers lui avec leur clef USB et demander les images, afin qu’elles puissent les revoir à l’envi par la suite !

DES SALAIRES QUI FACILITENT LE CHOIX DE CARRIÈRE

Une mentalité de pro, donc, et désormais dans un environnement professionnel, nous explique la journaliste de L’Équipe. « Si le contrat des joueuses en club n’est pas appelé pro, à mes yeux, elles le sont puisque le foot est le métier auquel elles se consacrent à plein temps : entraînement, préparation physique, matches, etc. Ça a permis de progresser, et le recrutement de joueuses internationales a amené de l’expérience, d’où de meilleurs parcours en Ligue des champions. Cela se répercute sur l’équipe nationale, qui en profite. »

Chiffres à l’appui, cela reste impressionnant, surtout quand on part du principe qu’en NWSL, le salaire annuel maximal est de 37 000 dollars américains (44 000 dollars canadiens). À Lyon, le salaire mensuel moyen est de 10 000 euros par mois, à Paris de 7000 (respectivement 14 000 et 10 000 dollars canadiens). L’internationale Lotta Schelin, joueuse la mieux payée du championnat, perçoit mensuellement 17 000 euros. En comparaison, seuls six joueurs de l’Impact de Montréal ont eu un plus gros chiffre sur leur fiche de paye en 2014 ! Si le Paris Saint-Germain avait remporté la Ligue des champions, chaque joueuse aurait reçu une prime de 5000 euros.

Même certains clubs plus modestes offrent des salaires mensuels entre 3000 et 5000 euros à la plupart de leurs titulaires : pas assez pour mener la grande vie de certains sportifs professionnels ni pour constituer un viatique pour son après-carrière, mais suffisamment pour être aussi bien payé que dans de nombreuses autres professions. Sans oublier que les joueuses ont des temps libres leur permettant d’avoir une autre source de rémunération à temps partiel.

« Juvisy est semi-pro : le temps de travail des joueuses y est aménagé pour qu’elles ne doivent pas s’entraîner en soirée. Des clubs comme Guingamp ou Montpellier ont une organisation qui facilite la pratique du football. Beaucoup de joueuses allemandes qui viennent en France nous disent que les salaires y sont comparables : ceux de Wolfsburg, le club allemand au plus gros budget, sont environ les mêmes qu’au PSG. »

Avec de tels moyens, il y a évidemment moins d’hésitations au moment du choix de carrière. « Marie-Laure Delie (27 ans) explique que plusieurs de ses anciennes coéquipières très talentueuses ont arrêté, car à l’époque, on ne leur proposait pas plus de 400 euros par mois. C’était trop contraignant. L’idée, désormais, est que les filles ne passent pas à travers. Il y a moins de problèmes d’impératifs de vie. Elles sont prêtes à partir de chez elles. Elles attendent la fin de leur carrière pour avoir des enfants. Pour un joueur, avoir un enfant à 20 ans n’a pas de répercussions aussi directes… »

LA FORMATION DES JEUNES PROGRESSE À GRANDS PAS

Chez les jeunes aussi, la situation a beaucoup évolué ces dernières années. Peu nombreuses, les joueuses n’ont longtemps pas eu la vue facile. « De plus en plus de clubs ont une structure féminine, mais le chemin est encore long. À de rares exceptions près, les joueuses qui sont ici à la Coupe du monde ont toutes commencé à jouer avec les garçons, car il n’y avait pas de structure pour les accueillir quand elles étaient jeunes. Aujourd’hui, ce n’est plus vraiment le cas. »

«  En France, s’il n’y a pas d’équipe féminine, on joue en mixte jusqu’à 13 ans, mais après ce n’est plus possible, précise Laetitia Béraud. Le jour où il n’y aura plus de filles qui joueront avec des garçons, ça pourrait être considéré comme une victoire puisque ça voudrait dire que suffisamment de filles jouent. Mais il y a 15 ans, à la fin du mixte, les 15-18 ans devaient attendre l’universitaire pour retrouver quelque chose. Étonnamment, c’était un problème juste pour le football, pas pour d’autres sports comme le handball ou le volley. »

Comme aux États-Unis, les universités ont donc été un vivier de joueuses. Une situation désormais révolue. « Il y a 10 ans, l’universitaire, où on arrive vers 18-19 ans, constituait une réserve de recrutement pour les clubs de D1. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Si tu es bonne à 15 ans, tu intègres les équipes de jeunes d’un bon club. »

Entre temps, la Fédération a mis sur pied des pôles espoirs, permettant aux meilleures joueuses de combiner sport de haut niveau et études. « Ils ont permis d’avoir une structure complète pour les équipes nationales de jeunes, explique Claire Gaillard. Avant, derrière l’équipe nationale A, il n’y avait pas souvent grand-chose. En plus, ces équipes sont maintenant supervisées par d’anciennes internationales, comme Sandrine Soubeyrand. »

Si désormais, la France est bien représentée sur la scène internationale dans les catégories d’âge, ses joueuses viennent de moins en moins de ces pôles espoirs. « Étant donné que les clubs sont de plus en plus structurés, ils sont de moins en moins nécessaires. Les clubs s’associent à des établissements scolaires où vont toutes leurs joueuses, pour former des sports-études. »

Ce qui n’empêche pas la Fédération de veiller sur ces joueuses comme sur la prunelle de ses yeux. « Ça n’a pas trop bougé entre le groupe des -17 ans en 2012 et celui des -20 qui était ici l’an dernier. La Fédération les chouchoute : elle ne peut pas se permettre de perdre des talents, le choix n’est pas assez large, le vivier n’est pas assez grand. »

CONCLUSION

Efforts financiers et meilleure organisation des clubs, compétitions plus relevées sur la scène nationale et internationale, énorme volonté de la Fédération, salaires qui permettent de vivre décemment en se consacrant pleinement au soccer et formation qui facilite un développement optimal : le visage du soccer pratiqué par les filles a considérablement changé en quelques années en France.

Les résultats se voient sur le terrain. Qu’on ne s’y trompe pas : le mouvement n’en est qu’à ses prémices, d’autant que la France organisera la Coupe du monde en 2019. Tout le monde y est conscient qu’il y a encore une énorme marge de progression. Et s’il n’y a pas si longtemps que cela, les États-Unis faisaient figue de modèle, désormais, ce n’est plus de notre côté du monde que l’on cherche les exemples pour aller de l’avant. Il n’y a qu’à constater l’enthousiasme d’Eugénie Le Sommer lorsqu’elle déclare : « En Allemagne, le foot féminin est tellement développé ! Elles ont tout pour elles : que ce soit en nombre de licenciés, dans les clubs, c’est ce qui se fait de mieux en Europe. Mais on se rapproche ». La révolution du soccer féminin est en marche, et gare à ceux qui rateront le train !


Lectures complémentaires : J’ai rêvé d’être footballeuse, le parcours des championnes françaises d’aujourd’hui – Paroles de pionnières, ces Françaises qui ont promu le soccer féminin aux États-Unis il y a 40 ans.

25 June 11:57 de la mañana

Avec sept rencontres au programme ce mercredi, il y avait presque une journée complète de championnat en milieu de semaine. Profitant de la défaite de Seattle et du repos de Vancouver, DC United en a profité pour creuser l’écart en tête.

À Philadelphie, Seattle jouait sans quatre de ses meilleurs éléments, n’alignait pas ses attaquants les plus dangereux et a permis à trois joueurs de fêter leur première titularisation en MLS : sur le terrain, l’équipe n’avait rien d’un leader en puissance, et s’est inclinée sur un but de Sapong, qui marquait dans un quatrième match de suite.

DC United a également fait tourner son effectif à Chicago, dans un match qui ne restera pas non plus longtemps dans les mémoires. Mais il s’en est mieux sorti, grâce à une puissante frappe de Doyle qui a fait trembler les filets pour la seule fois de la soirée. Chicago encaisse sa quatrième défaite d’affilée, et si on y assure toujours croire à une belle remontée, les réactions illustrent également un moral dans les chaussettes.

Grâce à sa victoire, DC United compte désormais cinq points d’avance sur ses deux plus proches poursuivants, suivis de près par un LA Galaxy en train de retrouver sa toute puissance. Portland, qui restait pourtant sur quatre victoires consécutives, a vu la moindre de ses erreurs punie par des Californiens qui se sont imposés sur un score de forfait. Auteur d’un de ces cinq buts, Rogers était particulièrement ému à l’issue d’une soirée où se sont mêlées sa vie sportive et sa vie privée.

Portland occupe la cinquième place du classement mais compte déjà neuf points de retard sur DC United. Il faut dire que le déséquilibre dans le nombre de rencontres jouées par chacun n’offre pas la plus facile des lectures. Ainsi, si tout le monde gagnait ses duels de retard, ce serait Toronto qui occuperait la tête du classement. Emmené par ses trois vedettes en pleine forme, il a rapidement remonté un but contre Montréal avait de submerger son adversaire qui n’a jamais été capable de braver la tempête.

Après sa victoire contre Colorado, Orlando dresse un bilan positif de sa première moitié de saison en MLS et entrevoit la seconde avec optimisme. En difficultés depuis quelques semaines, New York doit à ses jeunes les trois points précieux remportés contre Salt Lake. Kamara et Finlay ont justifié leurs statuts de meilleur buteur et meilleur passeur du championnat pour permettre à Columbus de battre New England.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - Seattle
Columbus - New England
Orlando - Colorado
New York RB - Salt Lake
Toronto - Montréal
Chicago - DC United
LA Galaxy - Portland

 
1-0
2-1
2-0
1-0
3-1
0-1
5-0

Classement général
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