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12 January 2:47 de la tarde

Alors que nous sommes en plein dans la cérémonie du Ballon d’or, remise des prix lors de laquelle la Fifa décerne les récompenses à celles et ceux qui ont brillé en 2014, nous rappelant qu’il y a eu une Coupe du monde l’an dernier, la Concacaf procédera dès ce jeudi à un tirage au sort pour les premiers tours des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Eh oui, ça va vite…

Le tirage aura lieu à Miami à 19h00 (HE) et impliquera 27 des 35 nations de la Confédération. En effet, les huit meilleures d’entre elles au classement Fifa (Costa Rica, Mexique, États-Unis, Honduras, Panama, Trinité-et-Tobago, Jamaïque et Haïti) sont exemptes de ces premiers tours et peuvent dormir tranquille jusqu'au tirage au sort mondial qui aura lieu le 25 juillet à Saint-Pétersbourg.

Le Canada qui, comme vous l’avez remarqué, ne figure pas dans le top 8 de la Concacaf, sera toutefois exempté du premier tour, qui n’impliquera que les 14 nations les plus mal classées. Ces dernières s’y affronteront lors de sept matchs aller retour, joués les 23 et 31 mars prochains. Les sept qualifiés se joindront aux 13 pays classés de la 9e à la 21e place, pour un nouveau tour à élimination directe sous forme de matchs aller-retour. Il y aura donc cette fois 20 équipes, dont le Canada, et dès lors 10 duels et 10 qualifiés. Ils auront lieu les 8 et 16 juin.

Les 10 rescapés recevront la compagnie d’Haïti et de la Jamaïque, pour le troisième tour qui prendra la même forme que les deux premiers. Ainsi, cette fois, on commencera avec 12 équipes, qui s’affronteront en matchs aller-retour les 31 août et 8 septembre, pour en conserver 6.

C’est alors que le top 6 de notre zone continentale entrera en lice : les 12 équipes encore en course pour une place en Russie seront réparties en trois groupes de quatre, qui s’affronteront sous forme de mini-championnat entre novembre 2015 et septembre 2016. Les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour le dernier tour, à six, comme c’est le cas depuis longtemps en Concacaf. Là encore, nous aurons droit à un mini-championnat, de novembre 2016 à octobre 2017. Les trois premiers iront en Russie, le quatrième disputera un barrage contre un pays d’une autre confédération.

08 January 2:17 de la tarde

Seize clubs de Major League Soccer recevront environ 1,8 millions de dollars américains (2,12 millions de dollars canadiens) des bénéfices de la Coupe du monde 2014. Au total, environ 70 millions de dollars américains (82 millions de dollars canadiens) seront remis à 396 clubs à travers la planète.


CLUB

MONTANT
San José 260 400
Kansas City 209 533
New York 200 200
Salt Lake 196 000
Houston 179 200
Seattle 165 900
Chivas USA 108 267
Columbus 100 100
LA Galaxy 98 000
Toronto 94 500
New England 81 200
Vancouver 40 600
Philadelphie 17 733
Chicago 14 933
Colorado 13 533
DC United 13 533
TOTAL 1 793 632

Une entente entre la Fifa et les clubs (représentés par l’Association européenne des clubs, qui a publié les chiffres) prévoit en effet qu’une partie des bénéfices de la Coupe du monde soit remise aux clubs dont les joueurs sont sélectionnés pour disputer la compétition. Cet accord avait été appliqué pour la première fois après la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Chaque jour passé par un joueur avec sa sélection rapporte une somme fixe à son club : la période prise en compte commence deux semaines avant le début du tournoi et se termine le jour de l’élimination de l’équipe du joueur concerné. Tout l’argent ne va pas au club avec lequel il jouait juste avant la Coupe du monde, puisque la somme est répartie entre les clubs pour lesquels il a joué de juillet 2012 à juin 2014.

Pour se prévaloir de cette mesure, les clubs doivent remplir une demande officielle et l’envoyer à la Fifa. Cette année, 396 clubs de 57 pays recevront une partie des bénéfices : parmi eux, évidemment, des clubs de nations non-qualifiées pour la Coupe du monde, mais également des clubs de divisions inférieures, notamment en Angleterre et en Italie, pays les plus représentés sur cette liste.

Les clubs de MLS font relativement bonne figure, puisqu’ils sont 16 à y figurer : des 19 en lice la saison dernière (Orlando et New York City n’entrent évidemment pas en ligne de compte), seuls Dallas, Montréal et Portland ne percevront rien. En tête de liste, San José recevra 260 000 dollars, ce qui est davantage, par exemple, que Lyon, Villarreal, Leverkusen, Aston Villa ou la Fiorentina.

07 January 5:36 de la tarde

La Major League Soccer a dévoilé aujourd’hui le calendrier de sa 20e saison, une saison charnière dont le coup d’envoi sera donné le vendredi 6 mars et dont la phase classique prendra fin le 25 octobre, avant une phase finale dont l’apothéose aura lieu début décembre. Pour voir le calendrier de la saison régulière 2015 de la MLS, rendez-vous ici.

La saison 2015, la première d’un partenariat télévisuel et médiatique de huit ans avec les réseaux ESPN, FOX Sports et Univision, offre de nombreuses nouveautés, notamment en raison de cet accord mais aussi de l’arrivée de deux nouvelles équipes, Orlando et New York City. L’horaire a été construit de façon à mieux permettre aux supporters de suivre la compétition, avec notamment davantage de régularité dans les diffusions à la télévision.

La plupart des journées de championnat adoptent le même format : le bal s’ouvrira le vendredi soir avec le match de la semaine d’Univision Deportes (voir liste). Le dimanche, FOX Sports 1 et ESPN diffuseront deux rencontres consécutives (parfois davantage, voir liste), à 17h00 et 19h00 (heure de New York et Montréal, comme toutes les heures dans cet article). Les autres duels seront tous joués le samedi. Il y aura aussi de temps à autre un match en milieu de semaine. Les rencontres retransmises par les partenaires de télédiffusion nationale de la MLS aux États-Unis seront accessibles tant en anglais qu’en espagnol, et seront visibles aussi bien à la télévision que sur les supports numériques officiels des chaînes respectives.

Le coup d’envoi de la saison aura donc lieu un vendredi soir : ce sera le 6 mars à 22h00, avec LA Galaxy - Chicago. Les supporters seront gâtés le dimanche suivant, avec six heures et demie consécutives de programmation consacrées à la MLS. Trois duels seront au programme : Orlando - New York City (17h00), Kansas City - New York RB (19h00) et Seattle - New England (21h30). Les six autres rencontres de la première journée de championnat auront donc lieu le samedi.

Si le calendrier de l’avant-dernière journée de championnat a déjà été annoncé, la MLS et ses partenaires de télédiffusion y ont introduit de la flexibilité : on n’aura les détails qu’en dernière instance, mais cela assurera la retransmission à l’échelle nationale des rencontres les plus importantes à ce moment de la saison, et évitera le risque de donner en pâture aux supporters un match sans enjeu.

L’autre nouveauté apportée à l’horaire en 2015 plaira aux amoureux de l’équité et de l’esprit sportif (les Montréalais se souviennent que Marco Schällibaum s’était interrogé à ce sujet en son temps) puisque toutes les rencontres de la dernière journée de la saison régulière se joueront à la même heure dans chacune des conférences : à 17h00 (HE) dans l’est, à 19h00 (HE) dans l’ouest, le dimanche 25 octobre. Quatre d’entre elles seront retransmises à l’échelle nationale, et toutes seront visibles sur d’autres plateformes par l’ensemble des supporters, histoire que personne ne rate la moindre minute d’action ni de suspense.

Le passage à 20 équipes a aussi poussé la MLS à passer de dix à douze qualifiés pour la phase finale de la saison, dont le format reste identique dans les grandes lignes. Les six premiers de chaque conférence brigueront ainsi la Coupe MLS. Le premier tour, toujours disputé sur un seul match, verra donc quatre duels au programme, et il se jouera les mercredi 28 et jeudi 29 octobre. Par la suite, le format ne change pas : demi-finales (31/10, 1/11 et 7/11, 8/11) et finales de conférence (21/11, 22/11 et 28/11, 29/11) en matchs aller retour, puis finale de la Coupe MLS sur le terrain de l’équipe la mieux classée à l’issue de la saison régulière, le 5, le 6, le 12 ou le 13 décembre.

Pour rappel, les 20 équipes de MLS disputeront toutes 34 rencontres durant la saison régulière. Elles affronteront chaque équipe de l’autre conférence une fois, ce qui donnera cinq rencontres à domicile et cinq à l’extérieur. Elles affronteront les neuf adversaires de leur conférence au moins deux fois (une à domicile, une à l’extérieur), ce à quoi il faudra ajouter six autres rencontres face à diverses équipes de leur conférence – trois à domicile et trois à l’extérieur.

06 January 3:55 de la tarde

Dans leur effort de demeurer à l’avant-plan en matière de santé et de sécurité des joueurs, la Major League Soccer et la Fédération américaine de soccer se sont associées pour organiser un symposium médical avant-gardiste lors de la convention de la NSCAA (l’Association nationale américaine des entraîneurs de soccer) les 15 et 16 janvier à Philadelphie.

Des professionnels de la santé de la MLS et de la Fédération américaine dirigeront le symposium de deux jours, centré sur les questions de santé et de sécurité des joueurs propres au soccer tant chez les jeunes, que les amateurs et les professionnels. L’évènement offrira l’occasion au monde du soccer de passer en revue les recherches les plus récentes, d’identifier les pratiques optimales, de développer de nouvelles stratégies pour améliorer la sécurité et réduire le nombre de blessures, et de tracer la voie d’une compréhension plus approfondie des questions médicales liées au soccer.

Le deuxième jour du symposium sera entièrement consacré aux commotions cérébrales au soccer. La détection des commotions cérébrales et leur prévention sont des priorités pour la MLS et pour la Fédération américaine, qui respectent toutes deux un protocole d’évaluation élaboré et des directives de retour au jeu approfondies pour les joueurs à qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée.

En mai 2014, un sommet sur la santé et la sécurité des enfants et les commotions cérébrales dans le sport avait été organisé à la Maison-Blanche : le président des États-Unis Barack Obama y a assisté en compagnie de parents, de jeunes et d’experts, mais aussi du commissaire de la MLS, Don Garber, et du chef de la direction générale et secrétaire général de la Fédération américaine, Dan Flynn. Ce fut une étape importante dans la création du prochain Symposium médical de soccer.

« La santé et la sécurité de nos sportifs est au centre des préoccupations de tout le monde, a expliqué le Dr Larry Lemak, médecin en chef de la MLS. Nous nous réjouissons d’avoir la possibilité de travailler avec La Fédération américaine, ainsi que de partager lors de cette conférence les connaissances de la MLS avec des entraîneurs de tous les niveaux à qui nous ferons bénéficier de notre expertise. »

Ce Symposium médical de soccer réunira certains des meilleurs professionnels de la santé et chercheurs en médecine sportive, des dirigeants des organisations de soccer juvénile et amateur, des représentants des championnats et des clubs professionnels, des joueurs en activité, d’anciens joueurs ainsi que les équipes médicales de la Fédération américaine, de la MLS et de ses clubs.

« La Fédération américaine et la MLS s’engagent à assurer la santé et la sécurité des sportifs de tous les âges ; éduquer nos cadres dans le domaine de l’entraînement est une étape importante de ce processus, a déclaré George Chiampas, médecin en chef de la Fédération américaine. Compte tenu de la participation annuelle de 4000 entraîneurs à la convention de la NSCAA, le symposium sera une occasion unique de faire un exposé éducatif cohérent et coordonné à propos d’importantes blessures spécifiquement liées au soccer. »

Durant le symposium, d’éminents spécialistes feront des exposés à propos de l’état actuel de la recherche et des domaines de recherche future, tiendront des séances de formation sur les pratiques optimales de gestion des questions médicales liées au soccer, et participeront à des tables rondes en compagnie d’experts médicaux.

Du surentraînement aux plans d’urgence en passant par les blessures aux membres inférieurs, des sujets variés seront abordés. Les commotions cérébrales seront au centre des discussions le deuxième jour : on parlera entre autres de sensibilisation ou de reprise des activités, et un débat aura lien entre joueurs, entraîneurs et experts.

05 January 2:23 de la tarde

Vous avez certainement remarqué qu’en 2014, Coup Franc avait pris de l’expansion : alors que pendant deux ans, il s’agissait d’un blog avec de brefs textes d’actualité, la saison dernière, les articles sont devenus plus longs, et les nouvelles fraîches ont reçu la compagnie de sujets dits « magazine ». Parmi eux, plusieurs articles sur l’histoire du soccer, ici et ailleurs, que certains considèrent comme un pan important de la fameuse « culture foot ». Comme toujours, j’ai tenté de les écrire de façon à ce qu’ils soient aussi intéressants pour ceux qui découvrent le soccer que pour les supporters les plus acharnés. Pour cette rentrée, je vous propose de (re)découvrir ceux qui m’ont valu le plus de commentaires.

Bien entendu, la MLS a eu la part belle dans les sujets choisis. Avec quelques graphiques « de base », si je puis me permettre, pour commencer : l’évolution des écussons depuis les débuts du championnat en 1996, ainsi que l’historique des affluences, club par club. Autre donne qui a bien changé en 20 ans : la formation des jeunes, de plus en plus prise en charge par les clubs. Également en forte croissance, le nombre d’entraîneurs qui ont joué en MLS : Coup Franc s’est penché aussi bien sur les premiers pas des précurseurs que sur cette tendance désormais devenue norme.

2014 a été une année de Coupe du monde, compétition qui a servi d’étalon pour mesurer tous les progrès accomplis par notre championnat en quatre ans. Faits et chiffres à l’appui, j’ai par ailleurs tenté de répondre à la question suivante : la Concacaf mérite-t-elle une place de plus à la Coupe du monde ? Parlant de notre confédération, le coefficient permettant de mesurer les performances en Ligue des champions pays par pays, s’il n’a rien d’officiel, est mis à jour après chaque finale.

Pour sa dernière saison chez les pros, Landon Donovan a battu de nombreux records. C’était le prétexte idéal pour dresser le portrait des meilleurs buteurs de l’histoire de la MLS. Et, tant qu’à faire, celui des réalisateurs les plus prolifiques des grands championnats de la planète, d’autant que l’an dernier, Lionel Messi est devenu le goleador numéro un de tous les temps en Espagne. Pour couronner cette galerie prestigieuse, et encore en raison des performances de Donovan, le portrait des meilleurs buteurs de l’histoire de leur équipe nationale.

Toujours sur la scène internationale, les rivalités entre pays voisins ont été le sujet de deux textes : l’un portant sur le continent américain, l’autre sur le reste du monde. Division similaire pour deux articles consacrés à un autre sujet essentiel dans le monde du ballon rond, les coupes nationales : l’un se penchait sur leur organisation et leur histoire en Europe, l’autre parlait des autres continents et principalement des Amériques.

L’article qui m’a valu le plus de commentaires, tant sur les réseaux sociaux qu’en personne, est celui sur le fonctionnement des transferts : histoire, contexte, normes internationales et particularités de la MLS, de quoi débroussailler un sujet parfois compliqué et source de nombreuses questions à tout moment de l’année. Parmi les plus populaires également, cette histoire illustrée des jeux vidéo de soccer.

J’espère qu’ils vous ont plu et que vous les avez trouvés intéressants. N’hésitez pas à réagir et à me faire part d’autres sujets du genre que vous aimeriez que j’approfondisse cette année.

02 January 11:51 de la mañana

Pour ce premier texte de l’année 2015 – que je vous souhaite bonne, pleine de réjouissances et de soccer passionnant – on arrive au sommet du classement de ce qu’il y a eu de mieux en 2014. Une fois n’est pas coutume, même s’il ne fut pas le plus régulier tout au long de la saison, le vainqueur de la Coupe MLS a pleinement mérité son titre tant il a souvent joué à un niveau que ses adversaires n’étaient pas capables d’atteindre.

1. L’ensemble de l’œuvre du LA Galaxy

Oui, il y a en MLS des grands clubs qui briguent chaque saison le haut du classement. Après avoir gagné la Coupe MLS deux années de suite, le LA Galaxy avait plutôt bien réussi ce qui était censé être une saison de transition en 2013. Il y a posé les jalons qui lui ont permis de réussir un championnat de très haut niveau cette année : malgré un départ difficile, il a terminé deuxième du classement général, avec la meilleure attaque et la meilleure défense à l’issue de la saison régulière. Chacune a des arguments de poids.

Dans le cours du jeu, cette équipe sait tout faire : construire calmement dans le camp de l’adversaire (sa grande spécialité), accélérer soudainement ou décocher des contres meurtriers. Elle excelle dans le jeu de tête, ses avants ont beaucoup de présence dans le petit rectangle, et elle peut amener le danger à partir de toute la largeur du terrain. Il y a bien entendu ses vedettes, mais d’autres individualités se sont mises en valeur. Notons entre autres le travail incessant de Juninho, les passes bien senties de Sarvas, et un flanc droit percutant avec Gargan et Ishizaki qui aiment monter très haut.

Mais évidemment, ce sont les grands noms qui font le plus parler d’eux. Robbie Keane s’est le plus mis en valeur, ce qui lui a méritoirement valu le titre de Joueur de l’année. Tantôt à la finition, tantôt à la construction, aussi décisif près du but qu’à distance, il a l’art de se démarquer mais aussi de servir sur un plateau ses partenaires en embuscade devant le but adverse.

Le jeune Gyasi Zardes, quasiment invisible en début de saison, a prouvé qu’il méritait de figurer sur cette liste de vedettes. Il a étalé ses talents de finisseur, étant à la conclusion des actions construites par ses partenaires, qu’elles viennent du sol ou des airs, de derrière lui ou des côtés. Il a par ailleurs permis à Landon Donovan de laisser un peu de côté son sens du but (ce qui ne l’a pas empêché de marquer régulièrement) pour faire parler ses qualités de passeur : aussi vif en début qu’en fin de match, le détenteur de multiples records en MLS a eu une part cruciale dans la construction du jeu de son équipe et a brillé quand il fallait placer un équipier en position de tir sans qu’il n’ait d’adversaire pour l’ennuyer. Quel dommage qu’il prenne sa retraite…

Mais la défense du LA Galaxy a également impressionné. Souvenez-vous, la saison dernière, si elle était solide, elle avait quelques énormes défauts qui ont causé sa perte. Cette année, finis les effondrements en fin de match et les carences dans les airs. Et l’arrière-garde californienne a excellé dans son petit rectangle et pour contenir les phases arrêtées. Penedo a brillé dans les buts, le départ de Franklin a été parfaitement compensé sur le flanc droit, son expérience en équipe nationale a permis à Gonzalez de prendre une dimension supplémentaire. Mais le coup de maître réussi par Bruce Arena a été de replacer Robbie Rogers, peu convaincant dans l’entrejeu depuis son retour à la compétition, au poste d’arrière gauche, où il a été un des meilleurs à son poste cette saison en MLS.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
2. New York attaque en fanfare
3. La valeur ajoutée Obafemi Martins
4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale
5. Le renouveau de DC United
6. Salt Lake confirme encore
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

30 December 12:31 de la tarde

Le choix a été difficile entre les deux équipes canadiennes qui se sont plantées en beauté cette saison. Mais ce sont finalement les rouges qui émergent au sommet de ce classement peu enviable, en raison des sommes faramineuses dépensées, de leurs déclarations tapageuses et du « bloody big deal » qui a surtout été « bloody » et ne fut un « big deal » que pour ceux qui ont été grassement payés.

1. Toronto FC : caramba, encore raté !

Depuis 2007 que Toronto espère se hisser en phase finale, depuis 2007 que ça rate. Et pourtant, ils en ont essayé des formules ! Cette année, le miracle devait arriver grâce à des dépenses astronomiques pour attirer des grands noms : Michael Bradley, le métronome de l’équipe nationale américaine, Julio Cesar, le gardien titulaire de l’équipe nationale du Brésil, Jermaine Defoe, le buteur patenté de Tottenham, sans oublier l’attaquant Gilberto bien moins connu mais qui a quand même obtenu un contrat de joueur désigné.

Casser davantage sa tirelire que la fameuse oreille du fétiche des aventures de Tintin n’a néanmoins pas porté fruit. La saison avait pourtant bien commencé : Defoe empilait les buts, les points s’accumulaient. Mais toujours ou presque grâce à des contre-attaques subites tirant parti d’erreurs adverses. Ça ne pouvait pas durer, et le soleil a commencé à se coucher sur le temple torontois alors que les doutes se levaient. À peine le colonel Ryan Nelsen avait-il commencé à mettre en place un système offrant un peu plus de diversité qu’il était mis à pied en compagnie de tous ses sous-officiers.

Propulsé au poste d’entraîneur, que le général Tim Leiweke lui aurait volontiers offert avant le coup d’envoi du championnat, Greg Vanney a dû tout recommencer à zéro, et la saison s’est étiolée au gré de déceptions successives. Pour couronner le tout, Defoe pourrait bien rentrer dans son Angleterre natale après une saison à peine. C'est déjà plus que Julio Cesar, que l'on n'a plus revu au Canada depuis la Coupe du monde. Mais les dirigeants Torontois croient en un dénouement heureux en 2015 : il faut cependant bien plus de sept boules de cristal aux observateurs, même les plus chevronnés, pour savoir quand le Toronto FC va enfin finir au-dessus de la ligne rouge.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

29 December 1:09 de la tarde

Non, l’équipe n’a pas terminé tout en haut du classement. Non, elle n’a pas été en finale de la Coupe MLS. Oui, elle a été irrégulière et sa défense ne fut pas exempte de tout reproche. Mais quand les joueurs offensifs de New York étaient dans de bonnes dispositions, ils nous ont offert un jeu de grande qualité, et c’est arrivé assez souvent pour mériter la place de n°2 dans mon top de la saison.

2. New York attaque en fanfare

« Et quand New York se met à jouer, c’est tout le stade qui se met à vibrer » : si les nombreux joueurs maîtrisant la langue de Molière ayant côtoyé les stades français devaient apprendre une chanson aux membres du kop adossé à la rivière Passaic, celle-là serait des plus inspirées. En tout cas, pour les jours où New York veut jouer, car ce ne fut malheureusement pas toujours le cas, notamment en déplacement. Mais lorsque tout l’orchestre est au diapason, quel plaisir… pour les yeux !

Quand l’équipe décidait de prendre le ballon et de s’installer dans le camp adverse, rien ne pouvait l’arrêter. Constructions patientes ou accélérations soudaines, peu importe le tempo, l’attaque new-yorkaise parvenait à faire valser ses adversaires grâce notamment à des centres venus de tous les côtés qui donnaient le tournis.

Parlant de tempo, son unité a changé cette année : le bpm a cédé le relais au BWP, initiales de Bradley Wright-Phillips, meilleur buteur de la compétition avec 27 réalisations en saison régulière, ce qui lui a permis d’égaler un record. Ce renard des surfaces ayant beaucoup de présence dans le petit rectangle est bon de la tête malgré sa petite taille. Il est aussi à l’aise à la réception de centres que de ballons dans les pieds ou dans l’espace, qu’ils viennent d’un joueur près de lui ou d’un coéquipier plus loin de lui. Efficace de la première à la dernière minute, il est capable de prendre le dessus sur son adversaire en attendant calmement le ballon ou grâce à sa vitesse. Et il marque aussi sur penalty…

Thierry Henry est l’autre vedette offensive des taureaux ailés. S’il ne faut plus lui demander de piquer un sprint pour être à la conclusion des actions, il a encore le nez fin pour se placer au bon endroit et trouver le chemin des filets. Mais le Français, qui a souvent sonné la charge en deuxième mi-temps, a surtout des atouts de chef d’orchestre, aussi bien capable de lancer des partenaires dans des espaces que d’en trouver un d’une courte passe subtile. Avoir à la fois ces capacités de buteur et de passeur lui permet aussi de traîner en zone de conclusion sans que ses adversaires sachent s’il va tenter sa chance directement ou servir un coéquipier bien placé. Encore un dont la décision de partir à la retraite n’avait rien à voir avec une baisse de niveau…

Je voudrais aussi souligner la toute bonne saison de Lloyd Sam, un milieu impliqué et clairvoyant capable de jouer sur toute la largeur du terrain et d’envoyer des passes bien dosées très près du but et tellement difficiles à négocier pour le gardien et les défenseurs.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
3. La valeur ajoutée Obafemi Martins
4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale
5. Le renouveau de DC United
6. Salt Lake confirme encore
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

26 December 11:42 de la mañana

Quand, après une demi-saison médiocre, on prend une décision drastique pour remonter la pente, on a intérêt à ne pas se planter. Et certainement à ne pas être encore plus mauvais – tant dans le jeu que dans les chiffres – pour une période plus longue encore par la suite. C’est pourtant ce qui est arrivé à Montréal, qui mérite de se retrouver tout en haut du classement… des flops de l’année.

2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre

Il y a un an, Montréal terminait la saison en queue de poisson : 18 points sur 51 en deuxième moitié de championnat, une phase finale atteinte de justesse mais au parcours bref et peu glorieux. Marco Schällibaum a été remplacé par Frank Klopas, avec des promesses de repartir dans la bonne direction. L’objectif clairement annoncé était de faire mieux (même à peine) que la saison précédente. Résultat des courses : une dernière place au classement, avec 28 points (divisés en deux parties égales de 14 unités), troisième pire attaque, troisième pire défense, et de la grogne dans des tribunes désertées par une partie du public.

En début de saison, Montréal occupait la dernière place du baromètre de MLSsoccer.com. D’autres médias ne lui prédisaient guère un meilleur sort.  Cela a offusqué bien du monde au Québec. Force est de constater que les spécialistes avaient vu plus juste que les dirigeants du club.

Sur le terrain, l’équipe a joué contre-nature pendant une grande partie de la saison, a cruellement manqué de variété dans son jeu, a réussi l’exploit de ne pas marquer le moindre but sur phase arrêtée (on cherche toujours un exemple identique par le passé, en MLS ou ailleurs), n’est quasiment jamais arrivée à s’installer efficacement dans le camp adverse, se faisait bousculer de toutes parts quand elle se recroquevillait dans le sien, laissait des trous partout ou presque, que ce soit sur la largeur du terrain, devant ou derrière la défense.

On peut pointer aussi l’apathie de l’équipe en début de deuxième mi-temps, période où elle a souvent perdu tous ses moyens, ne marquant pas et encaissant à la pelle, ce qui pousse à se demander ce qu’il se passait dans le vestiaire. Plus déplorable encore, des secteurs de jeu qui avaient donné satisfaction durant les premières saisons du club en MLS sont devenus des points faibles de l’équipe, sans qu’il n’y ait eu d’amélioration inverse efficace.

En dehors du terrain, le directeur sportif a été démis de ses fonctions, le directeur technique a pris la direction d’un autre club à la fin de la saison, les messages contradictoires se sont multipliés et les problèmes flagrants d’évaluation n’ont pas été résolus. Heureusement, la Coupe du Canada et la Ligue des champions ont apporté un peu de baume au cœur de supporters qui se consolent en se disant que la saison prochaine, il sera difficilement possible d’être plus mal classé.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

23 December 12:24 de la tarde

La présence de joueurs de MLS à la Coupe du monde et le Supporters Shield remporté par Seattle ont été deux faits marquants de l’année écoulée. Ils figurent donc en bonne place dans mon top 10 de 2014, d’autant qu’on peut adjoindre à chacun d’entre eux un petit plus qui leur donne encore un intérêt supplémentaire.

4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale

La santé d’une compétition peut, entre autres, se mesurer par le nombre de joueurs y évoluant à être régulièrement sélectionnés par leur équipe nationale. Et quoi de mieux qu’une année de Coupe du monde pour utiliser cet étalon ? Cet été, les clubs de MLS ont vu vingt de leurs internationaux les quitter pour prendre la direction du Brésil : la moitié d’entre eux étaient des Américains, l’autre moitié des étrangers, portant les maillots du Honduras, du Costa Rica, mais aussi de l’Australie, de l’Iran et du Brésil.

Un nombre en forte croissance, puisqu’ils n’étaient que six dans le même cas quatre ans plus tôt. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Il y a eu le retour au pays d’internationaux américains chevronnés comme Dempsey ou Bradley. Le nombre de valeurs sûres du championnat convoquées en équipe nationale, à l’image de Beckerman, Gonzalez, Besler ou Zusi, se multiplie. La MLS suscite une attraction croissante aux yeux des vedettes étrangères toujours assez bonnes pour représenter leur pays – on pense par exemple à Cahill, qui était à la Coupe du monde, mais aussi à Keane, qui n’y était pas. Enfin, il y a les clubs qui jettent de plus en plus leur dévolu sur des joueurs d’autres pays de la Concacaf, internationaux ou aux portes de l’équipe nationale, et qui considèrent la MLS comme une progression intéressante dans leur carrière.

Mais ce n’est pas le seul volet de ce point de mon top. Il y a aussi le phénomène Erick Torres, appelé à représenter le Mexique à plusieurs reprises ces derniers mois : voir des internationaux non-américains de pays habitués de la Coupe du monde obtenir leurs premières sélections alors qu’ils jouent en MLS est un autre signe de progrès et de reconnaissance. Torres n’est pas seul, puisque Joao Plata est dans une situation similaire avec l’Équateur.

3. La valeur ajoutée Obafemi Martins

Comme la plupart des équipes occupant le haut du classement en MLS, Seattle sait poser son jeu, s’installer dans le camp de l’adversaire et le contourner pour arriver au but. Si vous êtes de fidèles auditeurs de l’émission Coup Franc, vous aurez déjà entendu Christian Schaekels répéter à plusieurs reprises lors d’émissions analysant une équipe en particulier que c’est important pour briller dans notre championnat. Bien entendu, les équipes du top sont complètes et des joueurs comme Henry ou Keane leur permettent d’avoir plusieurs cordes à leur arc.

Mais personne n’arrive mieux qu’Obafemi Martins à apporter de la diversité de jeu sans déséquilibrer l’équipe ni mettre en péril les principes de base. Extrêmement mobile et présent dans toutes les zones dangereuses, il sait provoquer des accélérations soudaines aussi bien en demandant un ballon dans l’espace qu’en y lançant un coéquipier. Tel un bulldozer, il peut dégager un entonnoir bouché, à nouveau tant dans un rôle de créateur que de finisseur. Du haut de ses 170 cm, il est adroit dans le jeu au sol et combine à merveille avec ses coéquipiers. Tout cela lui a valu une prolongation de contrat de trois ans et en a fait un candidat sérieux au titre de Joueur de l’année (vote dont il a fini deuxième).

Mais seul, il ne pourrait pas mettre ces atouts au service de l’équipe. Il convient donc de souligner les qualités de ses coéquipiers qui se sont mis au diapason : Clint Dempsey, qui après une demi-saison difficile suite à son arrivée l’été dernier est devenu un parfait complice du Nigérian à l’attaque, mais aussi Lamar Neagle, qui n’a pas son pareil dans l’équipe pour servir Martins à l’endroit exact où il attend le ballon, et, dans une moindre mesure, Marco Pappa.

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