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Youth

16 June 7:21 de la tarde

Après une intro qui vous mettra en appétit, nous nous servons de la Coupe du monde des moins de 20 ans actuellement en cours pour évoquer la formation des jeunes dans notre émission de cette semaine (également disponible ici), avec pour base ces articles qui parlent de l’avenir des jeunes internationaux et de leur situation en club à 20 ans, que l’on résume en début d’émission. Parmi les questions pour alimenter le débat :

  • Pourquoi certains grands espoirs canadiens ont vu leur carrière prendre fin prématurément ?
  • Être à l’étranger, avantage ou handicap pour nos meilleurs jeunes ?
  • La MLS devrait-elle implanter de nouveaux règlements pour favoriser l’éclosion des jeunes ?
  • Les jeunes peu utilisés : manque de qualités, ou manque de confiance de leur entraîneur ?
  • Quels risques et avantages à mettre de jeunes joueurs sur le terrain ?
  • Moins d’internationaux de moins de 20 ans en NCAA : un signe de progrès ?
  • Les -20 ans américains actuels sont-ils en meilleure posture que les Canadiens ?
  • Comment, à 20 ans, évaluer sa situation et effectuer les bons choix ?

Frédéric nous offre aussi la première mouture de sa chronique cette année, où il partage quelques indiscrétions du milieu… toujours en lien avec notre sujet du jour.

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12 June 2:43 de la tarde

Après l’article qui se penchait sur l’évolution de la carrière des jeunes participant à la Coupe du monde des moins de 20 ans, plusieurs d’entre vous m’ont demandé « Oui, mais à cet âge-là, ils en sont où dans leur carrière, ces joueurs ? » Voilà une tentative de réponse, afin de savoir à quel point les internationaux en équipe de jeunes sont loin d’une carrière pro et déjà dans une structure leur permettant de l’envisager sérieusement.

Je me suis principalement penché sur les États-Unis, notamment pour voir l’évolution de la situation de ces jeunes en huit ans, mais aussi sur le Canada, et pris comme point de comparaison ce qui se fait de mieux en ce moment : l’Allemagne. Pour faire le lien entre les deux textes, commençons avec la liste des Américains qui ont participé au Mondial canadien en 2007. Où jouaient-ils à l’époque ? Et à quel niveau ?

Sans surprise, Bradley, celui qui a aujourd’hui la plus belle carrière, était déjà à l’époque celui qui avait le plus d’expérience, tant en MLS qu’aux Pays-Bas. Un autre joueur était déjà établi en MLS : Adu, celui vers qui la plupart des regards se tournaient en 2007. Cinq de ses coéquipiers tentaient de marcher sur ses traces : Ward, Sturgis, Szetela, McCarty et Altidore n’en étaient pas à leur première saison en MLS et soit avaient déjà au moins une quinzaine de matches comme titulaires à leur actif, soit ont commencé environ la moitié des matchs en 2007. Seitz devait pour sa part s’en tenir à quelques rares apparitions.

Rogers, lui, découvrait la MLS mais revenait de deux saisons en Europe où il venait de terminer sa formation. Un bagage beaucoup plus utile que celui de Wallace, Arguez et Igwe, qui effectuaient aussi leurs premiers pas dans notre championnat, mais ne jouaient pas et venaient d’une structure américaine sans lien direct avec un club de MLS. Ferrari jouait chez les jeunes en Europe, alors que Zimmerman était dans les équipes d’âge d’un club amateur de notre côté de l’Atlantique mais s’apprêtait à rejoindre l’équipe réserve d’un club allemand. Sandbo jouait chez les amateurs, alors que Sarkodie, Valentin (frères respectifs des joueurs actuellement à Houston et Bodø/Glimt), Zizzo, Perk, Beltran et Akpan jouaient avec l’équipe de leur université.

Qu’en est-il de l’équipe actuellement en Nouvelle-Zélande ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que les joueurs sont encore plus éparpillés qu’en 2007. Le joueur le plus établi est Rubin (qui marque sur la photo), titulaire aux Pays-Bas. Une rare constante, avec aussi le fait que la liste la plus longue soit celle des joueurs qui commencent à gagner un temps de jeu intéressant en MLS, composée cette année de Miazga, Acosta, Jamieson IV, Thompson et Delgado ; Allen et Palmer-Brown ont beaucoup moins joué mais commencent à pointer le bout de leur nez et évoluent, comme les cinq autres, dans leur club depuis plusieurs saisons. Ils ne sont plus que deux à jouer pour une université (Olsen et Caldwell) alors que Donovan est le seul à débarquer en MLS en provenance d’une structure extérieure.

Tous les autres sont à l’étranger, et dans des situations très différentes. Hyndman a été titulaire 11 fois en D2 anglaise. Formés dans un club européen, Payne et Zelalem viennent d’arriver en équipe première mais n’y jouent encore presque jamais. Idem pour Requejo au Mexique, où Arriola a de temps à autre la chance de se montrer. Moore est en D3 espagnole, Tall sillonne les divisions inférieures françaises (mais appartient à un club de D1). Carter-Vickers est en équipes de jeunes d’un club anglais, Soñora d’un club argentin, alors que Steffen a signé plus tôt cette année en Allemagne mais n’apparaît pas encore sur le site web de son club.

Cette répartition est a priori très étonnante si on considère que les clubs de MLS ont une structure mieux adaptée à la formation des jeunes qu’il y a 8 ans. Et pourtant, personne n’est en équipe réserve ou de jeunes d’un club de MLS ! Pour comparer, autant prendre le meilleur étalon possible : l’Allemagne, championne du monde en titre, numéro un au classement mondial, dont l’équipe des moins de 20 ans a impressionné depuis le début du tournoi et, aussi, pays du sélectionneur des États-Unis, Jürgen Klinsmann, à qui il doit bien servir d’inspiration de temps à autre. Sans oublier que leurs deux pays pourraient s’affronter en demi-finale.

Je vous épargne les noms, je me contente du bilan. Beaucoup plus clair, simple et rapide à dresser. Un seul joueur est dans un club étranger (Benfica) après avoir accumulé un peu d’expérience en D1 et D2 allemande. Les autres sont tous au pays. Huit d’entre eux jouent la plupart du temps avec l’équipe réserve d’un club de D1, étant plus ou moins près des portes de l’équipe première (certains s’y entraînent, d’autres y ont déjà un peu joué). Quatre joueurs sont en train de se faire connaître et d’avoir un temps de jeu intéressant pour leur âge en D1, alors qu’un autre (Stendera) est déjà régulièrement titulaire au plus haut niveau de la Bundesliga. Stark a une cinquantaine de rencontres à son actif chez les pros, parmi l’élite, mais aussi en D2 puisqu’il a décidé de rester à Nuremberg quand le club a été relégué il y a un an. Deux de ses coéquipiers en Nouvelle-Zélande sont souvent titulaires en D2 allemande, un autre commence à y avoir un temps de jeu intéressant, et trois autres sont des pions incontournables de leur club de D3. Parmi tous ces joueurs, certains seront également transférés dans un meilleur club cet été. Il semble en tout cas que la mobilité tant des clubs que des joueurs permette aux meilleurs jeunes allemands de s’épanouir à des niveaux différents tout en restant au pays sans pour autant jouer à un niveau trop faible nuisant à leur développement.

Allez, pour terminer, le Canada, car c’est intéressant de connaître la situation des jeunes les plus prometteurs du côté nord de la frontière. Il n’est pas à la Coupe du monde, nous regarderons donc la situation actuelle des membres de l’effectif qui a pris part aux éliminatoires. Un nom sort du lot, celui de Larin, qui commence à se faire un nom à Orlando en MLS. D’autres sont dans le noyau de l’équipe première de leur club mais y jouent peu (Adekugbe et Gagnon-Laparé en MLS, Ferguson en D1 écossaise). On retrouve certains joueurs dans les divisions inférieures, que ce soit Boakai en NASL, Petrasso prêté par QPR (D2) à divers clubs de D3 anglaise où il a joué de temps en temps ou Gasparotto en D3 écossaise (mais quand même… aux Glasgow Rangers).

Les autres sont tous soit en équipe réserve, soit en équipe de jeunes. La plupart dans des clubs de MLS : à côté de Béland-Goyette à Montréal et des Torontois Aparicio et Hamilton, ils sont six à se produire pour l’équipe de Vancouver en NASL (Serban, Bustos, Haynes, Carducci, Froese, Farmer) alors que Wirth fait partie des équipes de jeunes du club de Colombie-Britannique. John est dans l’équipe B d’un club de D2 allemande, Comsia chez les jeunes d’un club de D3 française. Enfin, Nanco alterne son temps entre l’université et les jeunes d’un club de D1 provinciale ontarienne.

10 June 2:05 de la tarde

Will Johnson et Michael Bradley, aujourd'hui vedettes en MLS, internationaux -20 ans en 2007

Le Coupe du monde des moins de 20 ans vient d’entrer dans sa phase à élimination directe. Quand on assiste à la compétition, on parle souvent des « vedettes de demain ». Mais à quel point est-ce le cas ? Combien de joueurs considérés parmi les meilleurs de leur pays à cet âge font ensuite carrière, et quel genre de carrière ?

Pour le savoir, il n’y a pas 36 000 solutions : il faut éplucher les effectifs présents lors d’une édition précédente et voir ce que sont devenus ces joueurs aujourd’hui. Voilà l’exercice avec quelques équipes présentes au Canada en 2007, composées de joueurs qui doivent donc avoir atteint le sommet de leur carrière aujourd’hui, mais aussi de certains éléments qui s’étaient démarqués lors des éditions 2005 et 2009.

À tout seigneur tout honneur : l’Argentine, championne du monde 2007, était emmenée par Agüero, aujourd’hui à Manchester City, qui était de l’effectif qui s’est rendu en finale de la dernière Coupe du monde en compagnie de Di Maria et du gardien Romero. Huit des dix-huit autres évoluent dans un grand championnat européen (Fazio, Benega, Yacob, Gomez, Moralez, Piatti, Insua et Zarate), et seuls deux d’entre eux n’ont pas beaucoup de temps de jeu. Sigali est titulaire au Dynamo Zagreb. Quatre joueurs sont des éléments importants de leur club en D1 argentine. Trois autres se cherchent dans diverses D1 sud-américaines. Les deux pour qui ça a le plus mal tourné sont le troisième gardien Centeno (aujourd’hui en D3 de son pays) et Matias Sanchez, qui a enchaîné trois clubs mais peu de minutes de jeu depuis son départ de Columbus fin 2013.

Si le bilan d’ensemble n’est pas de 100%, il est globalement positif, mais on parle là de l’équipe qui a remporté le titre mondial, et en plus d’un pays dont le championnat est parmi les meilleurs de sa zone continentale et dont les joueurs ont la cote à l’étranger. Qu’en est-il chez le vice-champion du monde, et pays européen le mieux classé, la Tchéquie ?

Le portrait est soudainement moins emballant. L’arrière central Suchy, qui joue à Bâle, est celui qui semble avoir le mieux réussi. Mazuch, titulaire l’an dernier mais moins utilisé cette saison, est à Dnipro, finaliste de l’Europa League 2015. Gecov tire les marrons du feu au Rapid Bucarest, Janda joue peu en Turquie. Pekhart vient de forcer la promotion en D1 allemande avec Ingolstadt. D’autres ont tenté leur chance dans des divisions inférieures en Europe mais y jouent peu. Ils ne sont que cinq en D1 tchèque. Après, il faut descendre en D2 pour retrouver la trace de certains joueurs présents au Mondial canadien, mais beaucoup d’autres ont disparu de la circulation après un parcours peu glorieux…

Et dans nos contrées, comment ça se passe ? Commençons par les États-Unis. Bradley et Altidore ont connu de belles années à l’étranger avant de revenir en MLS, tous deux à Toronto. Rogers (LA Galaxy), McCarty (New York) et Beltran (Salt Lake) font partie des valeurs sûres du championnat. Même s’ils jouent moins, Zizzo (New York), Sturgis (Houston) et Seitz (Dallas) sont des routiniers de la compétition. Après, c’est le vide. Wallace (New York) et Perk (LA Galaxy) passent le plus clair de leur temps en équipe réserve. Adu, actuellement en Finlande, tente de relancer sa carrière tous les six mois. Akpan n’a jamais percé et se cherche un club depuis que New England l’a laissé partir l’an dernier. Ward a disparu des radars depuis quelques années avant un essai infructueux à New York cet hiver. Szetela joue en NASL, Arguez en PDL. Quant à Igwe, Zimmerman, Ofori Sarkodie (le frère de Kofi), Julian Valentin (le frère de Zarek), Ferrari et Sandbo, leur carrière est terminée sans parfois même avoir commencé.

Vous trouvez ça plutôt moyen ? Attendez de voir ce qu’il en est des Canadiens. L’exception, tout d’abord : Will Johnson, pilier à Portland, un des meilleurs joueurs du pays et très apprécié en MLS. La règle, ensuite : 13 des 21 joueurs présents au Mondial des -20 ans en 2007 ont aujourd’hui disparu des radars du soccer de haut niveau (O’Connor, Beaulieu-Bourgault, Peters, Ayre, Lombardo, Lacoste-Lebuis, Lumley, Nuñez, Elliott, Gala, Owusu-Ansah, D'Agostino et Kalthoff), certains tentant se recycler dans le championnat de leur province. Pour le pays organisateur, qui devait profiter de cette compétition pour lancer une génération vers une brillante carrière, c’est un violent constat d’échec. Cela n’empêche pas Ricketts (Hapoel Haifa, D1 israélienne) de tirer son épingle du jeu, tout comme Jackson et Edgar, tous deux en D2 anglaise, respectivement à Coventry et Huddersfield. Toujours en Angleterre, le cas particulier Begovic, puisque le controversé gardien de Stoke a choisi de défendre les couleurs de la Bosnie. Haber joue à Crewe, en D3 anglaise, Attakora-Gyan à San Antonio, en NASL. Enfin, Monsalve a décidé de voyager en faisant son métier et est aujourd’hui deuxième gardien de l’America Cali (ancien grand club colombien aujourd’hui en D2).

Outre les Argentins Agüero et Moralez, dont nous avons déjà parlé, deux joueurs avaient tapé dans l’œil des observateurs lors du Mondial -20 ans 2007 : l’Espagnol Adrian, aujourd’hui remplaçant à Porto, et le Mexicain Giovani Dos Santos, brillant à Villarreal. Pas besoin de parler de la carrière de celui qui avait terminé meilleur buteur de la compétition deux ans plus tôt, Lionel Messi. L’Argentine s’était également imposée et son capitaine de l’époque, Biglia, porte aujourd’hui les couleurs de la Lazio. L’Espagnol Llorente, monté au jeu pour la Juventus durant la finale de la dernière Ligue des champions européenne, avait également souvent fait trembler les filets en 2005, tout comme l’Ukrainien Aliyev qui a fait une carrière en dents de scie en Russie et semble hors-circuit depuis le début de cette année.

En 2009, le Ghana avait créé la surprise en s’imposant. Son capitaine André Ayew est désormais un pilier tant en équipe nationale A qu’à Marseille. Meilleur buteur du tournoi dont il a été élu meilleur joueur, son compatriote Adiyiah n’a pas connu la même carrière et peine aujourd’hui à trouver le chemin des filets dans le championnat de Thaïlande. Également prolifiques avec les jeunes, le Hongrois Koman est revenu au pays après des passages sans gloire à l’étranger et l’Espagnol Aaron a enchaîné les clubs dans son pays en marquant aussi peu les esprits que de buts. Deux Brésiliens s’étaient aussi illustrés : aucun d’entre eux n’est international aujourd’hui, mais Alex Texiera (Shakhtar Donetsk) et Giuliano (Grêmio après Dnipro) sont des valeurs sûres de leur club. Idem pour le meilleur gardien de la compétition, le Costaricien Alvarado, titulaire à AZ qui joue le haut du classement aux Pays-Bas.

Ce tour d’horizon ne laisse planer aucun doute : si plusieurs futures vedettes disputent la Coupe du monde des moins de 20 ans, de nombreux joueurs prenant part à la compétition sont encore loin du graal, à savoir simplement gagner leur vie grâce au soccer. Presque aucun d’entre eux n’a à ce moment-là la garantie de mener une carrière professionnelle fructueuse. Leurs chances d’y arriver augmenteront grâce à leur talent, mais aussi à de bons choix et à un environnement de soccer propice dans leur pays leur permettant de s’épanouir.

10 April 3:18 de la tarde

La semaine a été marquée par la qualification de Montréal pour la finale de la Ligue des champions. Matthias Van Halst et Olivier Tremblay étaient sur place et vous font partager tout ce qu’ils ont vécu à Alajuela dans l’émission de cette semaine (également disponible ici), lors de laquelle on parle aussi Franco du mois, équipes nationales de jeunes et décisions juridiques.

Principaux sujets concernant Montréal - Alajuelense :

  • L’accueil chaleureux dans la ville d’Alajuela
  • L’ambiance le jour du match et pendant celui-ci
  • Des supporters très chauds mais rarement agressifs
  • La qualification montréalaise tirée par les cheveux
  • Efficacité offensive et naissance d’automatismes
  • L’apport de Bernier après sa montée au jeu
  • Les commentaires des joueurs après la rencontre
  • Bush et Soumare ont joué avec le feu
  • S’arrêter de jouer ou tourner les dos : des erreurs à ne plus commettre
  • L’Importance de cette qualification pour l’Impact de Montréal
  • Quelques mots sur la finale contre l’America Mexico

Les autres sujets :

  • Dévoilement du franco du mois de mars (victoire de Damien Perrinelle)
  • Pas de jeune de l’Impact en équipe nationale U17 : les explications de Rudy Doliscat
  • Club de lecture : soccer et justice (gagnez le livre)

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01 August 3:49 de la tarde

Le terme « joueur formé au club » est de plus en plus en vogue en MLS, et la présence remarquée du plus emblématique d’entre eux, DeAndre Yedlin, à la dernière Coupe du monde l’a encore davantage mis en lumière. En championnat, les supporters aiment encourager les vedettes locales qui embrassaient déjà leur écusson préféré avant même d’être professionnels. Parmi les plus connus : Shane O’Neill, Karl Ouimette, Harrison Shipp, Russel Teibert ou encore Gyasi Zardes.

Une bonne partie d’entre eux se retrouvera dans la même équipe ce lundi à Portland à l’occasion du Match des joueurs formés aux clubs, pour affronter l’équipe -23 ans des Portland Timbers. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 22h00. Ce sera une première et l’occasion de mettre en valeur un concept naturel aux quatre coins du monde sauf au nord du Rio Grande, où il en est encore à ses balbutiements.

Il faut dire que pendant longtemps, nos clubs n’ont pas eu d’équipes de jeunes. Il y a eu quelques débuts timides avec la présence de l’une ou l’autre équipe espoirs en PDL, et parfois de formations d’autres catégories d’âge dans d’autres compétitions mais de façon isolée et désordonnée avec, en outre, des saisons assez brèves. La première mise en place généralisée est venue de la MLS et de sa division réserves, avec une première tentative de 2005 à 2008 puis une relance depuis 2011. Dès lors, tous les clubs devaient avoir une équipe réserve jouant une dizaine de rencontres par saison. Les premiers fruits récoltés ces dernières années viennent généralement de là.

Mais au fait, techniquement, c’est quoi un joueur formé au club ? Voilà ce que dit le règlement de la MLS : il s’agit d’un joueur qui s’est entraîné pendant au moins un an au sein du système de formation des jeunes du club et s’est entraîné au moins 80 jours au sein d’une équipe de jeunes du club durant l’année en question. C’est vrai, pour le moment, le critère n’est pas contraignant. Le même statut existe dans les compétitions européennes (Ligue des champions, Europa League) et désigne un joueur qui, entre l’âge de 15 ans et l’âge de 21 ans, a été inscrit auprès de son club actuel pendant une période, continue ou non, de trois saisons complètes ou de 36 mois.

Je n’ai aucune information privilégiée quand à l’évolution du statut réglementaire en MLS, mais c’est qui ne fait aucun doute, c’est que l’émergence de l’USSDA va bientôt complètement changer la donne. Il s’agit tout simplement du championnat mis en place en 2007 par la fédération américaine pour les équipes de jeunes du pays. Deux clubs canadiens, l’Impact de Montréal et les Vancouver Whitecaps, s’y sont joints, au contraire du Toronto FC, seul club de MLS ne jouant pas en USSDA.. Grâce à cela, il y a enfin eu une structure harmonisée réunissant les meilleurs clubs dans une compétition de haut niveau organisée pour atteindre des objectifs de formation.

Le championnat y commence en septembre et se termine en été, avec une trêve hivernale. On a donc une vraie saison complète. Il ne se limite pas aux clubs de MLS, puisque 80 clubs y alignent des équipes. Les catégories d’âge vont des -13 ans aux -18 ans (regroupées par groupes d’âge de deux ans). Parallèlement à cela, certains clubs commencent à avoir des équipes encore plus jeunes, même si c’est généralement encore embryonnaire. À l’Impact de Montréal, par exemple, il est possible de s’inscrire dès l’âge de 8 ans.

Il ne reste donc qu’un chaînon manquant, celui qu’on appelle la post-formation, entre la fin du passage en USSDA et les débuts professionnels. De nombreuses organisations indépendantes existent (division réserves de la MLS, USL Pro, PDL, NCAA, etc.) mais n’offrent pas encore la solidité nécessaire. Arriver à faire la même chose qu’avec l’USSDA - dont les clubs pourraient aussi avoir des équipes espoirs, leurs joueurs ne veulent pas forcément arrêter à 18 ans - en unifiant les forces pour créer un championnat de qualité harmonisé, avec suffisamment de clubs pour qu’il soit compétitif, qui permette aux clubs de MLS d’avoir une équipe réserve qui joue régulièrement, dans sa ville (comme toutes les autres équipes du club) lors d’une saison de 9 ou 10 mois et face à des adversaires de haut niveau : voilà ce qui est, à mes yeux, la prochaine étape, indispensable, pour offrir aux clubs de MLS une structure de formation complète qui sera un terreau fertile pour nos talents de demain.

Mais revenons au présent, avec le match de ce lundi pour lequel tous les clubs de MLS se sont fait demander de proposer des joueurs admissibles, en tenant compte de leur disponibilité et d’autres critères. La sélection finale de 20 joueurs a été établie conjointement avec le Directeur des programmes de la MLS destinés aux joueurs, Alfonso Mondelo, qui dirigera l’équipe des joueurs formés par leur club de MLS. Histoire de mieux les connaître, voici le portrait de ceux-ci, y compris celui des joueurs qui ont dû décliner leur sélection.

Équipe 2014 des joueurs formés par leur club de MLS
Gardiens de but :
Jon Kempin (Kansas City), Matt Lampson (Columbus)
Défenseurs : Connor Lade (New York), Ashtone Morgan (Toronto), Shane O’Neill (Colorado), Karl Ouimette* (Montréal), Erik Palmer-Brown (Kansas City), Carlos Salcedo (Salt Lake), DeAndre Yedlin* (Seattle)
Milieux de terrain : Steven Evans (Portland), Danny Garcia (Dallas), Wandrille Lefèvre* (Montréal), Zach Pfeffer (Philadelphie), Chris Ritter (Chicago), Harry Shipp (Chicago), Russell Teibert (Vancouver), Wil Trapp (Columbus)
Attaquants : Caleb Calvert (Chivas USA), Bradford Jamieson (LA Galaxy), Sean Okoli (Seattle), Dillon Serna (Colorado), Tommy Thompson (San José), Gyasi Zardes (LA Galaxy)

Caleb Calvert (22 octobre 1996) : A marqué sept buts en douze rencontres de l’équipe des -18 ans lors de la saison actuelle (2013/14) en USSDA ; plus jeune joueur de l’histoire de Chivas USA à y signer un contrat professionnel.

Steven Evans (19 septembre 1991) : A brillé sous les couleurs des -23 ans des Timbers entre 2009 et 2012, aidant l’équipe à devenir championne de PDL en 2010.

Danny Garcia (14 octobre 1993) : Onzième joueur formé au club à signer en équipe première du FC Dallas, Garcia a été titulaire lors des quatre rencontres auxquelles il a pris part cette saison. Faisait partie de l’équipe nationale américaine des -20 ans à la Coupe du monde.

Bradford Jamieson IV (18 octobre 1996) : Sixième joueur formé au club à intégrer l’équipe première du LA Galaxy, Jamieson IV s’est mis en valeur avec le LA Galaxy II pour lequel il a inscrit cinq buts en treize apparitions. 

Jon Kempin (8 avril 1993) : Actuellement en prêt à l’OKC Energy FC, filiale du Sporting Kansas City évoluant en USL PRO, il y a été nommé au sein de l’Équipe de la semaine lors de la 12e semaine de compétition ; international américain chez les -20 ans.

Connor Lade (16 novembre 1989) : A participé à cinq rencontres pour les Red Bulls cette saison après avoir été régulièrement sur le terrain durant la saison 2013 lors de laquelle l’équipe a remporté le Supporters Shield.

Matt Lampson (6 septembre 1989) : Lauréat du prix humanitaire annuel du Crew en 2013 ; titulaire 13 fois dans le but du Crew, dont cinq rencontres lors desquelles il n’a pas encaissé.

Wandrille Lefèvre* (17 décembre 1989) : A effectué ses débuts en MLS le 27 avril 2013 contre le Chicago Fire, match remporté 2-0 lors duquel il a donné une passe décisive ; s’est fait une place sur le terrain en 2014, avec notamment cinq rencontres consécutives au cours desquelles il a joué les 90 minutes, entre le 10 mai et le 11 juin

Ashtone Morgan (9 février 1991) : Arrière gauche qui a joué régulièrement depuis ses débuts en MLS en 2011 ; élu Joueur canadien de l’année 2011 dans la catégorie -20 ans.

Sean Okoli (3 février 1993) : A participé à deux rencontres pour les Sounders cette saison ; a marqué lors de la victoire 5-0 contre PSA Elite en Coupe des États-Unis.

Shane O’Neill (2 septembre 1993) : A joué lors de 41 des 43 dernières rencontres des Rapids pour lesquelles il était qualifié, y étant chaque fois titulaire à deux exceptions près, avant de se blesser au genou au début du mois ; a marqué son premier but en MLS contre Montréal le 24 mai 2014.

Karl W. Ouimette* (18 juin 1992) : A participé à neuf rencontres pour l’Impact, dont huit comme titulaire ; sur le terrain quand Montréal a remporté cette année son deuxième Championnat canadien Amway consécutif.

Erik Palmer-Brown (24 avril 1997) : Plus jeune défenseur de l’histoire à être titularisé en MLS ; a participé à trois rencontres cette saison, dont deux comme titulaire.

Zach Pfeffer (6 janvier 1995) : Premier joueur formé au club à signer en équipe première de l’Union, il a été le quatrième plus jeune joueur de l’histoire à signer un contrat en MLS. Il y a effectué ses débuts contre le Columbus Crew le 17 septembre 2011. Il a représenté les États-Unis dès les équipes d’âge des -14 et -15 ans.

Chris Ritter (29 octobre 1990) : Titulaire à six reprises pour le Fire lors de sa première saison pro ; élu Défenseur de l’année de la conférence Big Ten et membre de la sélection « All-Big Ten » quand il jouait pour l’université Northwestern.

Carlos Salcedo (29 septembre 1993) : Formé à l’académie du Real Salt Lake en Arizona, il a disputé 13 rencontres pour le RSL la saison dernière dont 12 comme titulaire.

Dillon Serna (25 mars 1994) : A marqué le premier but de sa carrière pro le 26 avril 2014 à Seattle ; a donné deux passes décisives en treize apparitions cette saison, dont huit comme titulaire, après avoir effectué ses débuts à ce niveau lors du dernier match de la saison régulière 2013.

Harry Shipp (7 novembre 1991) : Joueur de la semaine de la MLS après son triplé lors de la victoire 5-4 de Chicago contre New York lors de la 10e semaine de compétition ; en tête des candidats au titre de Recrue de l’année, il a marqué six buts et donné cinq passes décisives en 19 rencontres cette saison.

Russell Teibert (22 décembre 1992) : A percé lors de la saison 2013, lors de laquelle il a été le meilleur pourvoyeur de son équipe avec neuf passes décisives et a inscrit deux buts en 24 rencontres dont 19 comme titulaire.

Tommy Thompson (15 août 1995) : Premier joueur formé au club dans l’histoire de San José ; a délivré quatre passes décisives en cinq apparitions avec la réserve des Earthquakes.

Wil Trapp (15 janvier 1993) : A beaucoup fait parler de lui au Crew au cours des deux dernières saisons, en étant titulaire lors des 29 rencontres auxquelles il a participé ; international américain chez les -20 ans, il a joué lors des trois rencontres du premier tour de la Coupe du monde U20 de la FIFA en 2013 et a été nommé Jeune sportif de l’année 2013 par U.S. Soccer.

DeAndre Yedlin* (9 juillet 1993) : Régulièrement titulaire pour Seattle, il est le premier joueur formé par un club de MLS à défendre les couleurs des États-Unis à la Coupe du monde ; récemment, il a aidé les États-Unis à se qualifier pour les huitièmes de finale.

Gyasi Zardes (2 septembre 1991) : Joueur offensif polyvalent, Zardes a inscrit sept buts et donné une passe décisive en seize apparitions lors de sa deuxième saison au LA Galaxy.

*Lefèvre et Ouimette ont décliné leur sélection car Montréal joue mardi en Ligue des champions ; Yedlin sera peut-être dans le stade pour encourager ses camarades mais pas sur le terrain car il a été retenu pour le match des « grands » contre le Bayern Munich mercredi.

10 December 11:43 de la mañana

La saison s’est terminée en apothéose avec une finale riche en suspense, sur laquelle nous revenons longuement dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Parmi les sujets qui alimentent le débat :

  • La qualité de la rencontre
  • Le match d’Aurélien Collin
  • Les individualités qui se sont mises en valeur
  • L’arbitre, ses décisions et sa clémence
  • La séance de tirs au but
  • L’influence de la météo
  • La carte de visite que représente une telle finale pour la MLS

Une partie de l’émission est aussi consacrée à l’Impact de Montréal, plus particulièrement à la situation de l’entraîneur et au fait que son équipe -21 ans jouera en PDL la saison prochaine. Pour cette dernière de l’année, chaque animateur dit également ce qu’il a particulièrement aimé en 2013 et fait un vœu pour 2014.

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03 December 7:11 de la tarde

Le calendrier, les nouveaux clubs potentiels et la formation ont été les principaux centres d’intérêt du discours sur l’état de la Ligue (à voir ici), tenu comme chaque année à pareille époque par le commissaire Don Garber.

Ainsi, le passage à un calendrier qui suivrait l’année scolaire plutôt que l’année civile a été évoqué. « Nous y avons réfléchi plus que jamais auparavant et, en tant que ligue, avons eu des discussions approfondies sur la possibilité d’y passer dans le futur. Mais ce ne sera pas à court terme », a expliqué Garber qui, par ailleurs, a félicité le Sporting Kansas City pour avoir rempli son stade dans des conditions hivernales, ajoutant que tout le monde n’était pas encore prêt à réaliser cela immédiatement.

Ce qui pourrait se produire plus rapidement, c’est de voir une grande quantité de matchs de la dernière journée de saison régulière se jouer au même moment. Autre sujet étroitement lié au calendrier : la télévision. « Pour augmenter les audiences, il faut augmenter le nombre de supporters. Un bon horaire, une bonne promotion et un bon marketing déboucheraient sur une programmation qui serait une priorité tant pour le diffuseur que pour les supporters. Avoir un match de la semaine à un horaire constant nous permettrait de faire un bon bout du chemin. »

Un horaire à 19 équipes, puis 21… mais peut-être pas 22 à si court terme, même si on sent qu’une nouvelle équipe devrait voir le jour à Miami. « Mais il reste encore beaucoup de travail, a insisté Garber. Nous ne pouvons pas y aller sans bonne solution pour le stade. » Parmi les autres villes candidates, Atlanta où « les discussions progressent et nous espérons finaliser la situation ». Le commissaire a aussi lancé les noms de Minneapolis, San Antonio, Austin et Saint-Louis. L’emplacement du stade, de préférence au cœur de la ville, sera un des critères importants lors du processus de sélection.

Après avoir promis plus de transparence au sujet de certains règlements, Garber a également parlé de formation des joueurs. « Nous espérons que les universités commencent à chercher à s’adapter un peu pour que nous puissions collectivement mieux développer le soccer américain afin de gagner la Coupe du monde un jour », a-t-il répondu lorsqu’interrogé sur cet acteur dont le rôle ailleurs dans le monde est quasi-inexistant. D’ailleurs, les investissements de la MLS en matière de formation sont de plus en plus importants et atteignent désormais 20 millions de dollars américains par an. « Il faut déployer le plus de connaissance et d’expérience possible, pour que notre pays s’améliore, que notre équipe nationale s’améliore et puisse un jour remporter la Coupe du monde. »

Si le fait que Don Garber voit grand pour la Major League Soccer, qu’il compte installer parmi les meilleurs championnats au monde endéans les 10 ans, est désormais connu de tous, nombreux sont ceux qui ont appris aujourd’hui que parmi ses grandes ambitions, il y a aussi un titre de champion du monde pour les américains. Et il est conscient qu’un championnat national en bonne santé est un outil important à cette fin.

10 September 11:54 de la mañana

Certaines émissions se concentrent sur un seul sujet, celle de cette semaine (à écouter ici) est au contraire très éclectique. Au programme :

  • Les déboires du Toronto FC. Les récents changements dans l’organigramme sont-ils encourageants ? Veulent-ils recruter des Italiens pour marcher sur les plates-bandes de Montréal ? Ryan Nelsen est-il l’entraîneur qui convient à la situation ?
  • La stabilité des entraîneurs en MLS, sujet inspiré par le congédiement de Robert Warzycha qui était en poste depuis 2009 à Columbus. Comparez ici la longévité des entraîneurs actuellement en poste à celle de leurs homologues des grands championnats européens. Une stabilité aux nombreuses vertus, mais doit-on craindre une stagnation du niveau des entraîneurs ?
  • Les blessures à Montréal. Quelle absence sera plus préjudiciable : celle de Bernardello ou celle de Lopez ? On a déjà vu l’apport du médian défensif argentin et il est plus facile de se rendre compte des problèmes causés par son absence. En revanche, sans le défenseur central espagnol, les autres arrières risquent de s’essouffler d’ici la fin de saison.
  • Le prêt de Dwyer à Orlando par Kansas City pour la finale de l’USL Pro. Est-ce logique ou est-ce de la concurrence déloyale pour les clubs dont l’équipe A joue dans cette compétition ? Quel intérêt d’avoir un « club école » loin de chez soi quand on a déjà ses équipes de jeunes ? Comment fausser le moins possible la compétition où évoluent les équipes réserves des clubs de MLS tout en la rendant intéressante ?
  • Les revendications d’Eddie Johnson. A-t-il raison de négocier sur la place publique ? Est-ce un problème pour l’équipe ? Mérite-t-il l’argent qu’il demande ? Comment le payer dans les limites du budget salarial ? À quel point certains règlements ne pénalisent-ils pas ceux qui travaillent bien ?
  • Les éliminatoires de la Coupe du monde. Le Mexique risque-t-il de ne pas se qualifier ? Le niveau de la Concacaf s’est-il amélioré ?

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14 May 12:16 de la tarde

Le match aller de la finale du Championnat canadien Amway entre Montréal et Vancouver suscite de nombreuses questions, et l'émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici) s'efforce d'y répondre. Sur papier, y a-t-il un favori ? Dans quel état de forme vont se présenter les deux équipes ? Y aura-t-il un match à distance entre Wenger et Mattocks ?

Le Real Salt Lake n’est pas l’équipe la plus connue de la MLS. Les animateurs ont profité de son passage à Montréal pour parler avec Nick Rimando et Jason Kreis afin d’en apprendre plus sur son identité, son style, la transition malgré les nombreux départs de l’hiver, sa politique de recrutement.

Deux autres caractéristiques du club de l’Utah ouvrent des débats très intéressants. L’une est l’obligation pour tous ses joueurs d’avoir appris l’anglais après un an au club. Un modèle à suivre ? Les particularités linguistiques de Chivas USA et de l’Impact de Montréal entrent évidemment dans la discussion.

L’autre concerne les écoles de jeunes : le défi est beaucoup plus grand dans les Rocheuses que dans le sud de la Californie, d’où proviennent déjà de nombreux joueurs de MLS. La formation est l’avenir de la MLS : certains clubs sont-ils handicapés en raison de leur situation géographique ?

Regardez aussi les finalistes au titre de but de la semaine et comparez votre choix avec celui des animateurs de l’émission qui reviennent également sur la première défaite de Houston au BBVA Compass Stadium.

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12 March 3:37 de la tarde

L’accord entre la Major League Soccer et la Fédération Française de Football se matérialise concrètement puisque les formateurs de MLS ont déjà suivi leur première session de cours à Clairefontaine. L’émission Coup Franc de la semaine (à écouter ici) s’y intéresse de près :
- Fred Lipka, qui fait le lien entre les deux entités, nous explique son rôle, la genèse de cet accord, la manière dont la MLS a évalué ses besoins, les demandes spécifiques qu’elle a formulées et les caractéristiques du programme développées exprès pour elle.
- Le représentant de l’Impact de Montréal qui suit cette formation, Wilfried Nancy, nous parle de sa première session de cours en France, de l’approche pédagogique auprès des jeunes joueurs ou encore du décalage entre l’Europe et la MLS.

On parle évidemment aussi de l’actualité, et notamment des faits suivants :
- Le but de Kobayashi ou celui de Camara : lequel est le plus beau ?
- La faute de main de Roy Miller qui a mené au penalty pour San José
- Les déclarations de Thierry Henry sur « le besoin d’enseigner à ses coéquipiers »
- Faut-il déjà remettre en question le rendement de Marco Di Vaio ?
- L’arrivée d’Obafemi Martins à Seattle
- La Semaine des rivalités

N’oubliez pas non plus ce soir (22h00 HE) le match Seattle - Tigres UANL, quart de finale retour de Ligue des champions (victoire 1-0 des Mexicains à l’aller).

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