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Vancouver Whitecaps FC

21 March 12:28 de la tarde

Il a fallu un peu plus de dix ans pour voir les clubs de MLS confier le poste d’entraîneur à d’anciens joueurs du championnat. La première partie de cette série, consacrée aux précurseurs, vous raconte comment cela est arrivé. La seconde, aujourd’hui, s’intéresse au renforcement de cette tendance, plus forte que jamais puisque désormais, 15 équipes premières sur 19 sont dirigées par un homme qui, plus tôt dans sa carrière, a défendu les couleurs d’un club de Major League Soccer.

En 2007, pour la première fois, plus de la moitié des entraîneurs en poste en début de saison étaient d’anciens joueurs de MLS. Sept sur treize, rejoints par Jason Kreis en milieu de championnat. En 2008, ils seront encore huit à avoir foulé les pelouses de MLS à entamer la compétition sur le banc. L’indéboulonnable Dominic Kinnear (Houston), Preki (Chivas USA), Curt Onalfo (Kansas City) classent leur équipe en ordre utile à l’issue de la saison régulière, tout comme Jason Kreis, confirmé dans ses fonctions à Salt Lake. Premier du classement général un an plus tôt, DC United ne termine que dixième (sur 13) mais Tom Soehn conserve son emploi jusqu’au bout.

C’est plus mouvementé à Dallas où Steve Morrow, en poste l’année précédente, entame la saison mais perd rapidement sa place. Il est remplacé par Schellas Hyndman, qui ne fait pas partie de la confrérie des ex-joueurs, après un bref intérim de Marco Ferruzzi, qui avait porté le maillot de Tampa Bay en 1997. Le retour d’un club à San José marque aussi le retour de Frank Yallop (à qui Ruud Gullit a succédé au LA Galaxy) sur les terres de ses premiers exploits, qu’il ne reproduit pas puisque son équipe termine cette fois dernière. Il faut retirer un nom de la liste : Mo Johnston, remplacé par John Carver à Toronto. Et donc en rajouter un autre : Denis Hamlett, défenseur de Colorado au tout début de la MLS, qui mènera Chicago à la troisième place et en demi-finales. Il y perd contre Columbus, entraîné par le vénérable Sigi Schmid, qui dame le pion à tous ces jeunes loups en offrant le doublé à son équipe et en ravissant le titre d’entraîneur de l’année.

Pas de valse des entraîneurs lors de l’hiver 2008-2009, mais plutôt un slow aux rares changements, avec une exception notable : Sigi Schmid a cédé aux sirènes d’un nouveau club ambitieux, Seattle. La place laissée vacante à Columbus est prise par son ancien adjoint Robert Warzycha, qui y avait déjà assuré un bon intérim en 2005. Cette fois, il est officiellement titulaire du poste, avec succès puisque le club remporte le Supporters Shield. Les sept autres anciens joueurs qui avaient un emploi quelques semaines plus tôt l’ont tous conservé, sans exception. Un seul d’entre eux le perdra en cours de saison : Onalfo, remplacé par son directeur technique Peter Vermes au courant du mois d’août. Ancien joueur du club ayant aussi joué pour les MetroStars et Colorado après avoir milité en Hongrie et aux Pays-Bas, il est toujours en poste actuellement.

Le record est battu fin août, avec 9 anciens joueurs au poste d’entraîneur lorsque Juan Carlos Osorio démissionne à New York et est remplacé jusqu’en fin de saison par Richie Williams, qui assure son deuxième intérim après une première pige en 2006. Pour sa troisième saison à la tête de Salt Lake, Kreis offre la Coupe MLS au club. Kinnear (Houston), Hamlett (Chicago) et Preki (Chivas USA) peuvent aussi s’enorgueillir d’une bonne saison, alors que ce fut plus difficile pour Soehn (DC United) et Yallop (San José).

Le bal des entraîneurs a été bien plus animé à la veille de la saison 2010 où, pour la première fois, ils sont neuf anciens joueurs à entamer la saison sur le banc. Si l’intérim de Williams a pris fin (il est remplacé par le Suédois Hans Backe), on retrouve une vieille connaissance, Piotr Nowak, à la tête d’un nouveau club, Philadelphie, qui termine sa première saison en antépénultième position. Dans le jeu des plus et des moins, il faut aussi retirer Chicago, où Hamlett a laissé sa place à Carlos de los Cobos, et ajouter Toronto, qui a été chercher Preki à Chivas USA, sans succès puisqu’il est remplacé par Nick Dasovic (qui n’a pas joué en MLS) en cours de saison. Le club de Los Angeles s’est rabattu sur Martin Vasquez, non pas l’ancien international espagnol mais un Americano-Mexicain qui a joué à Tampa Bay et San José. C’est un flop et une avant-dernière place.

Seul DC United fait pire, et enchaîne les entraîneurs : Onalfo a succédé à Soehn mais ne termine pas la saison puisque Ben Olsen, adjoint depuis qu’il a pris sa retraite l’automne précédent, enfile le survêtement de T1 début août. Les cinq autres restent en poste toute la saison : elle n’est pas simple pour Kinnear (Houston) et Vermes (Kansas City), se passe mieux pour Warzycha (Columbus), Yallop (San José) et Kreis (Salt Lake). Malgré tout, les prix les plus convoités reviendront tous à des entraîneurs n’ayant pas de passé de joueur en MLS : le Supporters Shield au LA Galaxy (Bruce Arena), la Coupe MLS à Colorado (Gary Smith) et le titre d’entraîneur de l’année à Hyndman (Dallas).

Les changements d’entraîneur ne sont pas la norme en MLS, et les mois précédant le début de la saison 2011 le confirment. Sept des huit ex-joueurs en poste ont conservé leur place : seul Vasquez a perdu la sienne, et est remplacé à Chivas USA par Robin Fraser qui, plus jeune, avait porté les maillots de Los Angeles, Colorado et Columbus. Il ne parvient pas à extirper l’équipe du bas du classement. Il faut ajouter un neuvième nom : John Spencer, ancien joueur de Colorado et premier entraîneur de Portland, qui termine sa première saison 12e sur 18.

Cette année-là, la barre symbolique des 10 clubs entraînés par un ancien joueur de MLS est franchie pour la première fois. Il ne faut pas attendre longtemps puisque dès la fin mai, l’autre nouveau club, Vancouver, congédie Teitur Thordarsson et le remplace par son patron, Tom Soehn, ce qui ne l’empêche pas de terminer lanterne rouge. Le même jour, Chicago remplace Carlos de los Cobos par l’ancien joueur du club devenu directeur technique, Frank Klopas. Le club termine 11e.

Les plus anciens se font encore une fois damer le pion, par Bruce Arena : l’entraîneur de l’année offre le doublé Coupe MLS - Supporters Shield au LA Galaxy. Kreis, Vermes, Kinnear et Nowak réussissent toutefois une bonne saison à la tête respectivement de Salt Lake, Kansas City, Houston et Philadelphie. Celle de Warzycha à Columbus est en demi-teinte. Olsen, à DC United, et Yallop, à San José, regardent le haut du classement de loin.

L’arrivée de Montréal en 2012 marque le passage du championnat à son total actuel de 19 clubs. Les Québécois embauchent Jesse Marsch, dont la carrière de joueur a pris fin en 2009 à Chivas USA, avec qui ils réussissent une première saison honorable. Il n’est pas le seul nouvel entraîneur à avoir joué en MLS. Deux autres sont embauchés par des clubs en reconstruction qui termineront dans le dernier tiers du classement : après deux saisons dans les médias, Jay Heaps revient à New England où il avait passé l’essentiel de sa carrière, alors qu’Oscar Pareja quitte Dallas, où il avait joué de 1998 à 2005 avant de devenir adjoint, pour Colorado.

De onze entraîneurs à avoir un passé de joueur dans la compétition, on est passé à treize. Dix des onze hommes en poste à la fin de la saison précédente sont toujours là, seul Soehn a repris ses prérogatives de directeur technique à Vancouver et embauché Martin Rennie. Ils seront cependant à nouveau onze à la fin de la compétition. Le courant ne passe plus entre Philadelphie et Nowak, remplacé par John Hackworth qui, malgré ses 44 ans, n’a jamais joué en MLS. Spencer accumule les mauvais résultats à Portland et le Néo-Zélandais Gavin Wilkinson prend sa place.

Si le LA Galaxy d’Arena conserve la Coupe MLS, San José et Yallop reviennent au premier plan, avec à la clef le Supporters Shield et le trophée d’Entraîneur de l’année. La saison est également fructueuse pour Vermes (Kansas City), Olsen (DC United), Kreis (Salt Lake), Klopas (Chicago) et Kinnear (Houston). Elle est plus frustrante pour Warzycha (Columbus) et Fraser (Chivas USA).

Ils passent de onze à douze anciens joueurs de MLS à la tête d’une équipe au début de la saison 2013. Neuf sont les mêmes qu’à la fin de la saison précédente. Chivas USA et Montréal se séparent respectivement de Fraser et Marsch pour faire appel au coloré Chelis et à Marco Schällibaum, venus de l’étranger. Toronto embauche l’ancien international néo-zélandais Ryan Nelsen, qui a joué cinq ans à DC United mais ne peut empêcher les Canadiens de finir en bas de classement. Bien plus fructueuses, les arrivées de Caleb Porter à Portland et de Mike Petke à New York. La réputation du premier tient surtout à ses qualités sur le banc, qu’il a bien connu lors de ses trois saisons de joueur à ce niveau où il n’a été qu’onze fois sur le terrain. Il métamorphose l’équipe et est élu entraîneur de l’année. Quant à Petke (photo), il ne semble qu’un deuxième choix pour diriger la formation pour laquelle il a longtemps joué. Ça ne l’empêche pas de lui permettre de remporter le Supporters Shield, premier trophée officiel de l’histoire du club.

Parmi les neuf ayant conservé leur emploi, deux le perdront en cours de saison. Très décevant sur le terrain, Columbus est en outre racheté par un nouveau propriétaire : Warzycha cède son poste au directeur technique Brian Bliss, qui avait déjà opéré un intérim d’une demi-saison à Kansas City en 2006. San José est méconnaissable, ce qui provoque une séparation à l’amiable avec Yallop, remplacé par son adjoint et compatriote Mark Watson, bourlingueur dont un des nombreux chapitres de la carrière de joueur a été écrit à DC United.

Les ex-joueurs ont fait un carton plein la saison dernière, puisque la Coupe MLS est revenue au Sporting Kansas City de Vermes. Kreis (Salt Lake), Heaps (New England), Pareja (Colorado) et Kinnear (Houston) peuvent également se féliciter d’un championnat réussi. Klopas (Chicago) et Olsen (DC United) ne peuvent pas en dire autant.

Nous voilà donc au début de la saison 2014 avec un total de 15 entraîneurs ayant un passé de joueur en MLS, soit 3 de plus qu’à l’issue du défunt championnat et un nouveau record. Il faut dire que l’hiver a été marqué par une valse à mille temps. Commençons avec les huit qui sont restés en place : l’indéboulonnable Kinnear est toujours à Houston ; forts de leur trophée, Porter, Vermes et Petke comptent encore jouer les premiers rôles avec Portland, Kansas City et New York ; malgré les résultats médiocres en 2013, DC United et Toronto ont renouvelé leur confiance en Olsen et Nelsen ; Heaps doit confirmer les progrès de New England alors que Watson a convaincu San José de le conserver.

Trois clubs changent leur fusil d’épaulent et font à nouveau appel à un ancien joueur de la compétition pour les entraîner. Dallas, où Hyndman est parti, rapatrie - voire débauche - Pareja de Colorado. Vancouver dit à Rennie qu’il n’a plus besoin de ses services et le remplace par son adjoint Carl Robinson, ancien international gallois qui a joué à Toronto et New York. Montréal préfère dire au revoir à Schällibaum et engager Klopas, que Chicago avait prié de s’en aller.

Quatre autre clubs sont toujours entraînés par un ancien joueur de MLS, mais plus le même qu’il y a quelques mois. Chicago a remplacé Klopas par Yallop, qui n’a donc pas tardé à retrouver de l’embauche. Salt Lake a vu son entraîneur fétiche Kreis relever le défi de New York City, qui commencera à jouer en 2015, et l’a remplacé par son adjoint Jeff Cassar, qui a joué une trentaine de rencontres pour Dallas entre 2003 et 2006. Columbus a voulu marquer son renouveau en allant chercher Gregg Berhalter, en quête d’un club après une expérience en Suède qu’il avait rejointe quelques mois après sa retraite de joueur au LA Galaxy. Et donc, le dernier en date, Pablo Mastroeni, emblématique joueur de Colorado qui y dirigeait les entraînements depuis la reprise mais n’a obtenu officiellement le poste qu’à quelques heures du début de la saison.

Chaque année ou presque, un record du nombre d’entraîneurs ayant joué en MLS est battu, soit en début de saison, soit en cours de compétition. Ils sont aujourd’hui 15 sur 19, mais à moyen terme, le championnat sera composé de 24 clubs. Si la tendance se maintient, on peut donc imaginer que le record va encore tomber au cours des années à venir.

18 March 12:32 de la tarde

Entre les débuts aussi réussis qu’attendus de Toronto, la prestation en demi-teinte de Vancouver, le match de Montréal à Dallas et les perspectives pour le premier match à domicile des Québécois cette saison, les clubs canadiens sont au centre de l’émission de cette semaine (à écouter ici), mais les autres ne sont pas oubliés.

Toronto a remporté son premier match de la saison 1-2 à Seattle, avec deux buts de Jermain Defoe. Peut-on déjà dire que la sauce a pris ? Peut-on tirer certaines conclusions au sujet des deux formations ? Quelles sont les autres raisons d’être optimistes pour les supporters ontariens ? Quels ajustements doit apporter Sigi Schmid pour améliorer son équipe ?

On parle également de la défaite de Montréal à Dallas, et du choix purement défensif des médians latéraux effectué par Frank Klopas, des difficultés offensives de Portland tenu en échec chez lui pour la deuxième fois consécutive, et de la bonne prestation de Chivas USA, en progrès, contre une équipe de Vancouver méconnaissable par rapport à la semaine dernière.

Le premier match à domicile de Montréal cette saison est prévu pour ce samedi au Stade olympique. Une enceinte munie d’un toit… qui pourrait causer le report de la rencontre en cas de neige. On vous donne toutes les explications.
Note : le lendemain de l'émission, les responsables du stade ont expliqué que leur meilleure connaissance de la toile a permis d'assouplir le règlement : la tolérance est désormais de 3 cm de neige, alors qu'auparavant, toute accumulation forçait le report d'un évènement.

Et, comme de coutume désormais, nos conseils pour briller au jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

11 March 12:10 de la tarde

Enfin, ils ont joué ! Ça fait un moment qu’on attendait ça, et on peut parler de ce qu’on a vu sur le terrain. Les rencontres de la première journée sont donc au centre des conversations de l’émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici). Au sommaire, entre autres :

  • Seattle - Kansas City, premier match et premier sommet de l’année, entre deux équipes qui semblaient en rodage aidées par des « remplaçants fiables ».
  • La défaite de Montréal à Dallas, avec deux défenses inquiétantes (et surprenante dans sa composition chez les Québécois) mais quelques points encourageants chez les joueurs offensifs.
  • Les débuts réussis de Chivas USA contre Chicago, la popularité et l’avenir du club que les anglophones appellent avec humour CSKA (Club Still Known As) Chivas.
  • La victoire impressionnante de Vancouver contre New York, avec des nouveaux joueurs déjà bien intégrés.
  • Portland tenu en échec par Philadelphie, avec de la nonchalance coûteuse et une sauce qui a pris soudainement à l’Union.
  • Le niveau des arbitres de substitution qui étaient sur le terrain suite au lock-out de la PRO.

On ne parle pas que de la première journée de championnat, mais également des sujets suivants :

  • Les quarts de finale de la Ligue des champions, avec trois clubs de MLS encore en lice.
  • Le sondage qui place la MLS et la MLB (base-ball) à égalité dans leur popularité auprès des 12-17 ans.
  • L’appel du pied effectué par Olivier Occean à Montréal.
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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05 March 7:22 de la tarde

Après un début de semaine consacré aux individualités, place maintenant à la présentation des équipes pour cette présentation de la saison qui commence samedi. Cela se passe dans l’ordre inverse du classement à l’issue de la dernière saison régulière. Pour les pronostics (sans complaisance), ce sera dans le podcast ce jeudi.

DC UNITED

Il n’est évidemment pas surprenant de constater que l’équipe qui avait battu des records de médiocrité la saison dernière a complètement remodelé son effectif, tant devant que derrière. Exit les Pajoy, De Rosario, Riley, Woolard, Jakovic. Bienvenue à Fernandez, Johnson, Espindola, Franklin et de nombreux autres. En manque d’options offensives en 2013, l’équipe perdait les pédales et la défense, pas plus friable qu’en 2012, s’effondrait. Le recrutement a été effectué pour à nouveau offrir à Ben Olsen une abondance de choix devant et la possibilité de brasser les cartes régulièrement.

DC United a été chercher des joueurs expérimentés de MLS et souvent avides de revanche, au même titre que ceux qui sont restés. Ainsi, le jeune DeLeon n’a pas répondu aux attentes l’an dernier et veut prouver que c’était en raison des déboires collectifs. Mais celui sur qui seront projetés tous les regards, c’est Eddie Johnson, arrivé de Seattle. Derrière, la ligne défensive est toute neuve. La pente à remonter reste toutefois importante et la mayonnaise doit avoir le temps de prendre. Les joueurs pourraient se décourager rapidement en cas d’échecs répétés mais constituer une toute bonne surprise s’ils retrouvent tous la confiance.

CHIVAS USA

Même ceux qui suivent Chivas USA de près ont des points d’interrogation plein les yeux quand on leur parle tant du produit sur le terrain qu’en dehors. Le club vient d’être racheté par la MLS, qui lui trouvera un repreneur cette année… peut-être demain, peut-être après la saison. Si une des rares satisfactions de la saison dernière, Villafaña, a pris la direction de Portland, le club n’a pas lésiné sur le recrutement et a été chercher au moins deux valeurs sûres : Rosales et Jean-Baptiste. Le premier nommé a sûrement apprécié de quitter la pluie et le gazon artificiel de Seattle, qui ont peut-être participé à ses pépins physiques la saison dernière.

Les autres renforts sont méconnus mais tellement nombreux qu’il y aura à coup sûr des bons coups et des échecs. On surveillera également le gardien Kennedy, paradoxe de stabilité dans ce club, et le jeune Torres, qui a maltraité les défenses adverses après son arrivée l’été dernier. Le nouvel entraîneur Wilmer Cabrera a une tâche difficile et devra apprendre à ses hommes à être moins passifs quand l’adversaire a le ballon. Malgré tout, l’équipe semble plus solide que l’an dernier et elle n’a perdu aucune de ses quatre rencontres de préparation contre des adversaires de MLS.

TORONTO

Les Ontariens n’en peuvent plus de la cave du classement, et ils ont allongé les millions pour en sortir… eux qui faisaient déjà partie des clubs les plus dépensiers de la compétition, sans succès. Sauf que là, ils ont frappé fort : Defoe, qui a empilé les buts en Premier League avec Tottenham pendant plusieurs saisons, Bradley, que certains considèrent comme le meilleur joueur américain et doit apporter de la stabilité dans l’entrejeu (qu’il risque toutefois de porter seul sur ses épaules) et Julio Cesar, gardien titulaire en équipe nationale du Brésil, sans oublier un autre joueur désigné, l’attaquant Gilberto. La défense laisse néanmoins beaucoup de signes d’inquiétudes, même si le club a embauché Orr (droite) et Morrow (gauche). Le tournoi d’Orlando a montré que la pente restait ardue à remonter.

Autre problème : Ryan Nelsen manque de solutions de rechange. Qui remplacerait Caldwell dans l’axe de la défense en cas d’indisponibilité, ou Bradley qui ira probablement à la Coupe du monde et n’a déjà pas de partenaire fiable à côté de lui dans l’entrejeu ? Neslen devra aussi supporter la pression de gérer cette abondance de biens, et ceux qui veulent des résultats immédiats devront se montrer patients car il y a un projet de jeu tout nouveau à mettre en place. Question parallèle : le BMO Field va-t-il se remplir comme dans ses premières saisons ?

COLUMBUS

Une ère nouvelle commence dans l’Ohio, avec une nouvelle direction et un nouvel entraîneur. Cependant, il n’y a pas eu de révolution des genres dans les transferts effectués malgré la retraite du charismatique Gaven et le départ de Gruenebaum. Après avoir raté son recrutement dans l’axe défensif l’an dernier, Columbus a cette fois été chercher des valeurs plus sûres : Parkhurst (réputé pour son placement et sa relance) et Gonzalez, respectivement international américain et costaricien. On les dit faibles dans le jeu aérien, ce qui risque d’être problématique sur les phases arrêtées et obligera les arrières latéraux Williams et Francis (autre renfort, lui aussi international pour le Costa Rica) à ne pas laisser centrer.

Offensivement, l’équipe ne manque pas de talent, avec Higuain, un des joueurs les plus créatifs de MLS, Oduro, rapide et qui sait marquer dans de nombreuses configurations de jeu, et Arrieta, lui aussi… en équipe nationale du Costa Rica. L’attaque a eu de bonnes sensations durant la préparation mais manque parfois de régularité : qu’en sera-t-il durant la saison ? Ce n’est pas la seule interrogation. Le flanc gauche, calamiteux l’an dernier, saura-t-il amener le danger ? Trapp va-t-il avoir le niveau devant la défense ? Peut-on réussir en MLS avec des joueurs de petite taille dans tous les secteurs ? Et si tous les internationaux sont convoqués pour la Coupe du monde, qui prendra la relève ?

DALLAS

Une nouvelle ère commence dans ce coin du Texas. Ferreira, patron sur le terrain, est parti. Oscar Pareja, patron sur le banc, arrive. Il y a de nombreux bons joueurs, mais pas de collectif efficace. Les interrogations offensives peuvent se résumer en une question : qui va faire la différence ? Perez, qui effectuera bien moins de voyages que d’habitude pour jouer avec le Panama ? Castillo, ailier doué mais très irrégulier ? Texeira, qui marquait à Groningen face aux faibles défenses néerlandaises ? Escobar, qui ne jouait pas à Evian ? Et si Diaz, arrivé en milieu de saison dernière pour succéder à Ferreira, arrivait à faire jouer tout ce monde-là ensemble ?

Si la plupart des renforts sont offensifs, l’arrivée de Thomas pour jouer devant la défense comble un besoin criant depuis plusieurs saisons. Derrière lui, pas grand-chose n’a bougé et il y a des problèmes à résoudre sur les flancs et les centres. Qu’adviendra-t-il de Michel Garbini, pas toujours efficace dans le cours du jeu mais dont les coups de pied arrêtés sont incroyablement dangereux ? Des questions et encore des questions. Reconstruction sera sûrement un des maîtres mots de la saison. Pareja va observer : s’il arrive à emboîter toutes les pièces du puzzle, tant mieux. Sinon, il sera patient et attendra le bon moment pour effectuer les retouches nécessaires, comme il l’avait fait à Colorado.

PHILADELPHIE

Bâtir une équipe à son image : John Hackworth s’y attelle depuis qu’il a succédé à Piotr Nowak et à son héritage très lourd en cours de saison 2012. Il a pu enfin dépenser comme il le souhaitait après avoir été soumis à des contraintes en raison de lourds contrats signés sous le règne de son prédécesseur. Avec ces nouveaux joueurs, il va faire évoluer l’équipe en 4-3-3 car pour lui, avoir la main sur l’axe de l’entrejeu, c’est avoir la main sur le match. Il devra aussi veiller à améliorer son équipe en possession de balle et sa défense dans le jeu aérien.

Derrière, le départ de Parke a été compensé par l’arrivée de Berry, qui composera une charnière centrale talentueuse mais inexpérimentée en compagnie d’Okugo, avec un à leur droite un autre jeune, Williams, meilleur offensivement que défensivement. L’entrejeu a changé de visage et sera dirigé par Edu, dans un rôle de box to box épaulé par le médian défensif Nogueira, arrivé de France, et Carroll, lui aussi au profil défensif. Le lien avec les joueurs offensifs n’a pas été simple durant la préparation, malgré les efforts de Le Toux, Maidana (autre nouveau venu, ailier gauche et joueur désigné) ainsi que de McInerney, qui compte marquer 20 buts cette saison. L’ambition est claire : passer de l’autre côté de la ligne rouge, mais la préparation n’a pas été très encourageante… comme l’an dernier, où tout s’est amélioré dès le coup d’envoi de la saison.

VANCOUVER

Le départ de Camilo, meilleur buteur du dernier championnat, a fait couler beaucoup d’encre et certainement occulté les nombreux changements en Colombie-Britannique. Sur le banc, le Gallois Carl Robinson succès à l’Écossais Martin Rennie, souvent décrié par les supporters pour le manque d’audace dans le jeu. Lee Young-Pyo a pris sa retraite, et il faut ajouter le départ de deux autres titulaires, Davidson et Kobayashi. Le départ du Coréen est compensé par l’arrivée de l’international iranien Beitashour qui, à San José, faisait partie des meilleurs arrières droits de la compétition.

Au milieu et devant, Robinson aura le choix : le duo de pare-chocs Laba - Reo-Coker ne manque pas de talent mais doit apprendre à se connaître. Devant eux, il y a quatre places et pléthore de candidats : Teibert, Manneh, Mattocks, Miller ainsi que les nouveaux Fernandez, Mezquida et Morales. Ajoutez à cela une défense centrale DeMerit – O’Brien qui vieillit et il est probable que le jeu sera davantage orienté vers l’avant. Plus de spectacle ? C’est fort probable. Plus de résultats ? Ça reste à voir.

28 February 3:47 de la tarde

La valse des entraîneurs a été une des danses à la mode cet hiver en MLS puisque pas moins de 8 clubs ont changé l’homme à la tête de leur équipe.

Leurs choix se sont portés sur des solutions internes, puisque trois nouveaux T1 occupaient le même poste dans un autre club de MLS la saison dernière, que deux autres étaient déjà au club en tant qu’entraîneur adjoint, et il faut encore en ajouter un qui était adjoint dans un autre club.

Le seul vrai nouveau est donc Gregg Berhalter à Columbus. Si vous faites bien le calcul, il en manque un : Pablo Mastroeni n’est pas officiellement entraîneur de Colorado, mais il dirige les entraînements depuis la reprise alors que ses patrons cherchent toujours un titulaire au poste. Il est candidat et ne partira pas dans l’inconnu s’il est retenu puisqu’il a défendu les couleurs du club pendant 12 saisons.

Ces nombreux changements font baisser la moyenne de longévité des entraîneurs avec un même club, qui est de deux saisons et une petite poussière. L’an dernier, on s’approchait des 3 saisons. Ils étaient 9 à en être au moins à leur quatrième saison, contre 6 cette année. Dominic Kinnear reste le plus longtemps en poste de la liste, en haut de laquelle ne figurent plus Jason Kreis, Schellas Hyndman et Frank Yallop.

Voilà donc la liste classée par longévité dans leur club, avec leur nationalité, leur année de naissance et l’occupation des nouveaux venus en 2013 :

  • Houston : Dominic Kinnear (É-U / 1967 / 11e saison, incluant les deux avant le déménagement de l’équipe de San José à Houston)
  • LA Galaxy : Bruce Arena (É-U / 1951 / 7e saison)
  • Seattle : Sigi Schmid (É-U / 1953 / 6e saison)
  • Kansas City : Peter Vermes (É-U / 1966 / 6e saison)
  • DC United : Ben Olsen (É-U / 1977 / 5e saison)
  • New England : Jay Heaps (É-U / 1976 / 4e saison)
  • Philadelphie : John Hackworth (É-U / 1970 / 3e saison)
  • Portland : Caleb Porter (É-U / 1975 / 2e saison)
  • New York : Mike Petke (É-U / 1976 / 2e saison)
  • Toronto : Ryan Nelsen (N-Z / 1977 / 2e saison)
  • San José : Mark Watson (Can / 1970 / 2e saison)
  • Montréal : Frank Klopas (É-U / 1977 / 1re saison - entraîneur Chicago)
  • Dallas : Oscar Pareja (Col / 1968 / 1re saison - entraîneur Colorado)
  • Chicago : Frank Yallop (Can / 1964 / 1re saison - sans club après son départ de San José en juin)
  • Salt Lake : Jeff Cassar (É-U / 1974 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Vancouver : Carl Robinson (PdG / 1976 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Chivas USA : Wilmer Cabrera (Col / 1967 / 1re saison - adjoint Colorado)
  • Columbus : Gregg Berhalter (É-U / 1973 / 1re saison - sans club après son renvoi d’Hammarby en juillet)
  • Colorado : Pablo Mastroeni (É-U / 1976 / 1re saison à confirmer - joueur LA Galaxy)

27 February 1:13 de la tarde

Avec une kyrielle de rencontres de préparation, ce mercredi était la journée la plus occupée depuis la reprise puisque seuls Dallas et le LA Galaxy n’ont pas joué. Cela devient d’autant plus important qu’à dix jours du coup d’envoi de la saison, les entraîneurs veulent aligner un onze qui s’approche de leur équipe-type. Vous n’avez pas pu suivre toute l’action sur les terrains ? Ne vous en faites pas, nous l’avons fait pour vous.

Philadelphie - Toronto 0-0. Si les deux gardiens ont sorti l’un ou l’autre bel arrêt, le résultat reflète bien la rencontre. Ce manque de créativité aux yeux de certains était, pour les deux entraîneurs, dû au bon jeu défensif de joueurs dont ils soulignent les progrès. Berry a effectué ses débuts pour Philadelphie tandis que Toronto apprenait avec inquiétude la blessure de Defoe, par ailleurs convoqué en équipe nationale anglaise.

Columbus - Orlando 4-4. Orlando a chaque fois pris l’avance avant que Columbus n’égalise. La fin de match a été complètement folle, puisque les Floridiens menaient 2-1 à un quart d’heure du terme. Gregg Berhalter a davantage vanté le caractère de ses joueurs que leur jeu défensif parfois chancelant, mais son équipe avait gagné ses deux première rencontres et termine en tête du groupe devant Orlando, Philadelphie et Toronto.

New York - Fluminense (-23) 1-0. Les pensionnaires de MLS ont été malmenés dans cette rencontre qui a mis du temps à prendre du rythme et doivent une fière chandelle à leur gardien Meara ainsi qu’à McCarthy qui a dégagé un ballon chaud à même la ligne. À un quart d’heure du terme, Bover inscrivait son deuxième but du tournoi d’un joli coup franc direct pour leur donner la victoire. Le comportement des jeunes et la réaction en deuxième mi-temps sont leurs principales satisfactions du jour.

Kansas City - Montréal 3-2. Malgré un but à la première minute et une avance reprise plus tard dans le match, les Québécois ont encore montré un beau visage en début de chaque mi-temps avant de flancher, contre un adversaire qui avait déjà joué plus tôt dans la journée. Zizzo et le gardien Kempin ont certainement marqué des points aux yeux de Peter Vermes dont l’équipe termine en tête de son groupe devant New York, Montréal et les espoirs de Fluminense.

Chivas USA - Colorado 0-0. Quelques jours après avoir été racheté par la MLS, le club californien a un nouveau président en la personne de Nelson Rodriguez. Sur le terrain, ça se passe bien puisqu’il est toujours invaincu lors de la préparation. Colorado, qui avait jusque-là marqué lors de toutes ses rencontres, n’a pas encaissé pour la quatrième fois en sept sorties.

New England - Chicago 1-0. Malgré la défaite, l’équipe de Frank Yallop prend de plus en plus ses aises avec le 4-1-4-1 de son nouvel entraîneur et termine en tête de la première phase du tournoi, ce qui lui vaut d’affronter les espoirs de Chivas (version mexicaine) en finale. Le but à la dernière minute a soulagé la formation du Massachusetts où il y a beaucoup de nouveaux joueurs offensifs, qui commencent à peine à trouver leurs marques et auront bientôt la compagnie de Daigo Kobayashi, cédé hier par Vancouver.

Salt Lake - Tucson 3-1. Jeff Cassar a profité de ce match contre un adversaire plus faible pour faire tourner son effectif, ce qui n’a pas empêché les titulaires habituels comme Saborio de se mettre en évidence. Le match de classement samedi contre Chivas USA sera plus riche en enseignements. L’autre match de classement de la Desert Diamond Cup opposera New England à Colorado.

Seattle - Houston 1-1. Obafemi Martins a marqué son troisième but de la préparation pour une équipe qui respire la forme en ce moment et est particulièrement menaçante sur phases arrêtées. La première mi-temps a été très intéressante, avec deux équipes alignant ce qui pourrait ressembler à leur onze de base (elles ont remplacé presque tout le monde à la pause). Davis, lui aussi en bonne forme, avait ouvert la marque pour les Texans au quart d’heure.

DC United - Charleston 1-1. Pour l’occasion, Ben Olsen avait laissé au repos ses vétérans et il a fallu une demi-heure à ses jeunes joueurs pour entrer dans le match. À 20 minutes de la fin, il les a tous fait sortir pour les remplacer par les titulaires habituels et il n’a pas fallu longtemps pour voir Davy Arnaud ouvrir la marque. Charleston a cependant égalisé sur corner dans les arrêts de jeu.

Vancouver - San José 2-0. Si tout le monde parlait de Vancouver hier soir, ce n’est pas en raison de cette victoire mais parce que le club est allé chercher le joueur désigné Matias Laba à Toronto pour, apparemment, pas grand-chose. Les deux équipes ont aligné beaucoup de jeunes et San José a dominé une grande partie du match. Cependant, l’efficacité était Vancouvéroise avec un but contre le cours du jeu en première mi-temps et un penalty dans les dernières minutes.

Portland - Portmore United 1-1. Caleb Porter avait laissé ses gros canons au repos, ce qui n’a pas empêché son équipe de dominer son adversaire jamaïcain, sans toutefois arriver à prendre une avance suffisante pour éviter une mauvaise surprise sur penalty en fin de rencontre. Pour tirer plus d’enseignements, rendez-vous samedi contre Vancouver.

21 February 12:20 de la tarde

C’est assez amusant de se promener sur les forums de discussion et les réseaux sociaux et de lire les discussions au sujet des maillots de chaque équipe. Les supporters veulent de la stabilité mais… supputent régulièrement sur le nouveau look que pourraient voire devraient adopter leurs favoris.

Les curieux et adeptes des nouveautés seront servis cette année, puisque les 19 clubs de MLS changeront tous au moins un de leurs trois maillots officiels. Ces nouvelles tenues seront présentées, comme l’an dernier, lors de la « Semaine des maillots », qui aura lieu du 3 au 7 mars. Vous pouvez déjà en avoir un avant-goût et les précommander dès aujourd’hui sur MLSgear.com et MLSGearCanada.ca.

Cette année, le thème de l’évènement annuel est « Le soccer, fabriqué en Amérique du Nord ». Ces dévoilements sont aussi l’occasion pour les équipementiers (adidas en l’occurrence pour tous les clubs de MLS) de présenter leurs dernières innovations. Il en sera de même avec les maillots des 32 participants à la prochaine Coupe du monde, qui suscitent eux aussi toujours beaucoup d’engouement. Mais en MLS, il y a un plus : un évènement (privé, en ligne, mais bien souvent public) lors duquel les clubs dévoilent leur nouveau maillot et célèbrent le début de la saison avec leurs supporters.

Voilà le programme
3 mars : Chivas USA, Houston, LA Galaxy, Portland, Seattle
4 mars : Chicago, Colorado, Columbus, Kansas City, Montréal, New England, New York, Philadelphie, Salt Lake
5 mars : Vancouver
6 mars : Dallas, Toronto
Déjà organisé : DC United, San José

18 February 2:23 de la tarde

Trois semaines après la reprise, les équipes ont peaufiné leur condition physique, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

DESERT DIAMOND CUP (Tucson, 19 février au 1er mars)

ROSE CITY (Portland, 23 février au 1er mars)

LES AUTRES

Pour l’état des lieux des équipes qui participent au tournoi Walt Disney World et à la Carolina Challenge Cup, rendez-vous ici.

13 February 2:32 de la tarde

Ces derniers jours, vous êtes nombreux à m’avoir demandé de faire un point sur les arrivées et départs de joueurs depuis la reprise car vous n’aviez pas toujours tout suivi, en dehors de votre club favori. Voilà donc les mouvements importants à noter à quelques jours du début des principaux tournois de préparation (que vous pourrez en grande partie suivre en direct).

La plupart des renforts sont arrivés de l’étranger, le marché restant néanmoins assez calme même si nos clubs n’ont plus leurs homologues européens dans les pattes (la période des transferts a pris fin le 31 janvier sur le Vieux Continent). On a vu débarquer quelques joueurs de qualité qui espèrent marcher sur les traces des Valeri et autre Gonçalves.

Confirmant son ardent désir de rejouer les premiers rôles, DC United a attiré Christian Fernandez, arrière gauche qui a le sens du but et a aidé Almeria à retrouver l’élite espagnole cette saison. Deux ans après Christian Wilhelmsson, le LA Galaxy a fait venir Stefan Ishizaki, un autre extérieur droit international suédois qui entrera en concurrence directe avec Robbie Rogers. Vancouver a fait son marché en Uruguay, où il a été chercher deux jeunes joueurs offensifs : Sebastián Fernández, qui aime évoluer en soutien de l’homme de pointe, et le meneur de jeu Nicolás Mezquida.

Parmi les autres nouveaux visages, celui du Français Vincent Nogueira, qui a quitté Sochaux Philadelphie où il est arrivé peu après la reprise des entraînements et a déjà fait forte impression. Les premières foulées de 2014 sur les terrains ont été aussi synonymes d’action à Toronto, qui a cédé Richard Eckersley à New York, le remplaçant par Bradley Orr, prêté par Blackburn qui ces derniers mois avait prêté cet arrière droit à Blackpool en D2 anglaise.

Pas vraiment inconnu mais très attendu après son passage décevant à Heerenveen, l’international guatémaltèque Marco Pappa a signé à Seattle. Notons aussi que Gabriel Farfan a quitté Chivas USA pour Chiapas en championnat du Mexique, où son frère Michael est également parti cet hiver, lui qui a signé à Cruz Azul. Enfin, Hendry Thomas passe de Colorado à Dallas où il apportera du muscle dans l’entrejeu.

11 February 11:45 de la mañana

En cette période olympique, je me suis amusé à associer les 19 clubs de MLS à une discipline présente aux JO d’hiver. Puisqu’il n’y a officiellement que 15 sports, j’en ai subdivisés certains, mais chaque discipline a son club et vice-versa.

  • Kansas City : 50 km (ski de fond). Le marathon des Jeux d’hiver, dont les spécialistes sont de véritables héros chez eux, convient bien à un club qui sait ce que le travail de longue haleine veut dire et ne manque pas de vedettes locales.
  • Columbus : ski de fond. Le sport qui exige la plus grande endurance présente des similarités avec ce club présent en MLS depuis ses débuts et qui, sans faire de flammèches, a régulièrement été parmi les meilleurs.
  • Seattle : saut à skis. L’art de ne pas avoir peur et de vouloir toujours aller plus haut et plus loin : voilà comment on peut définir les hommes volants mais aussi ce club hors-norme qui joue devant un public survolté.
  • LA Galaxy : patinage artistique. Les arabesques de Keane et de Donovan donnent le tournis et forcent l’admiration… et la tête de Bruce Arena en bord de terrain vaut parfois bien celle de ses homologues russes.
  • Portland : danse sur glace, avec Caleb Porter en maître chorégraphe, les entrechats de Valeri et Nabge, entre autres, mais aussi quelques glissades de temps à autre… et un tronc d’arbre pour remplacer les fleurs lancées par les admirateurs.
  • New York : hockey sur glace, le sport où l’on retrouve argent, spectacle et célébrités… dont la notoriété fait parfois à elle seule de l’ombre à des sportifs qui n’ont pourtant pas grand-chose à leur envier.
  • Chicago : descente (ski alpin). Tout schuss sur les pentes avec les rois de la vitesse de l’hiver olympique, ou sur le terrain avec les contres expéditifs menés par Oduro dans un passé récent et Magee depuis la saison dernière.
  • Vancouver : slalom (ski alpin). Avec des départs et arrivées de joueurs et d’entraîneurs, tant en fin qu’en cours de saison, le changement de direction permanent a souvent été de mise en Colombie-Britannique.
  • Houston : patinage de vitesse, sport qui a la classe du coup de patte de Davis et où on se lance vers la gauche et la droite plutôt que droit devant, il va donc bien à cette équipe qui aime passer par les côtés. Et puis, l’armada orange y fait fureur.
  • Salt Lake : biathlon. Ce n’est pas parce que tu tires une fois à côté et que tu écopes d’une pénalité que tu as course perdue… Ce n’est pas parce que des joueurs importants puis ton entraîneur fétiche s’en vont que ta saison est foutue.
  • DC United : poursuites. Même si ce n’est pas un sport à proprement parler, cet exercice présent dans plusieurs disciplines comme le patinage de vitesse et le biathlon est l’association évidente pour une équipe à la poursuite de son glorieux passé.
  • Colorado : bobsleigh. Pour ces scènes cocasses où le pousseur (un certain C.P.) accomplit de fantastiques efforts pour lancer l’engin et son équipe à toute vitesse mais, finalement, ne monte pas dedans lors de la troisième manche…
  • Montréal : curling. Le sport qui ne ressemble à aucun autre au programme olympique convient à ce club qui aime et sait se distinguer… et n’hésite pas à se servir du balai avec ses entraîneurs, sans pour autant leur jeter la pierre.
  • San José : ski acrobatique. Ça secoue, ça va dans tous les sens, on ne comprend pas toujours tout, mais on retombe presque à chaque fois sur ses pattes. Lenhart se charge des bosses, Wondolowski de l’efficacité.
  • Dallas : luge. Associer Dallas et la luge, c’est tordu ? A priori, tout autant que la luge d’été, activité qui existe pourtant et semble aussi farfelue que celle de jouer au soccer à Dallas en été en pleine canicule.
  • New England : combiné nordique. Malgré des sportifs de très haut niveau, il manque un truc pour rendre ça vraiment excitant, tout comme l’emballage vieillot du club qui dévalorise un produit qui peut pourtant être intéressant sur le terrain.
  • Philadelphie : skeleton. C’est jeune, c’est moderne, ça doop et on n’hésite pas à foncer la tête la première sur le terrain comme en dehors, ce qui provoque parfois des réactions comme « Mais ils font quoi, là ? »
  • Toronto : snowboard, le surf des neiges… pour l’impossibilité de marcher en mettant un pied devant l’autre, les chutes mais aussi le gros spectacle tape à l’œil, essayé avec le slopestyle à Sotchi, avec Defoe et Bradley en Ontario.
  • Chivas USA : patinage sur piste courte, appelé aussi shorttrack, où, peu après le départ, la désorganisation arrive bien vite, et même quand tout le monde reste en équilibre, les dénouements inattendus ne manquent pas.

Et vous, à quel sport présent aux JO d’hiver associeriez-vous les clubs de MLS ?