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Transaction

29 January 1:17 de la tarde

C’était prévisible : ça bouge beaucoup sur le marché des transferts. Certaines équipes ont déjà été chercher du renfort depuis la reprise des entraînements, pourtant toute fraîche.

C’est à New York et Montréal que ce fut le plus animé. Ces deux clubs ont d’ailleurs été impliqués conjointement dans un méga-échange leur permettant d’attirer des joueurs mais aussi d’ouvrir d’autres portes. Ainsi, Felipe quittait le Québec pendant qu’Alexander et Oyongo en prenaient la direction. Montréal obtenait aussi une place de joueur étranger et un montant d’allocation, de quoi attirer Oduro (Toronto).

De son côté, New York recevait la première place du classement d’allocation, qui permet, pour faire simple, de rapatrier un international américain ou un ancien de MLS (à l’exception des joueurs désignés de top niveau). L’objectif était clair : aller chercher Sacha Kljestan (Anderlecht), ancien coéquipier de Jesse Marsch. Un vœu que les New Yorkais ont exaucé au nez et à la barbe, entre autres, du LA Galaxy. Ce n’était pas tout, puisque le club annonçait peu après avoir engagé les défenseurs centraux Ronald Zubar et Andrew Jean-Baptiste, et prolongé le contrat de Perrinelle.

Autre club qui a beaucoup bougé ces derniers jours, même si son effectif était déjà bien garni, Orlando a transféré deux jeunes Colombiens, l’ailier Carlos Rivas et le milieu de terrain Cristian Hiuguita, et loué l’attaquant nord-irlandais Martin Paterson.

La semaine a également été très active à Toronto. Quelques jours avant le départ d’Oduro, l’équipe avait acté celui de Bekker pour Dallas. Les Ontariens ont également comblé un besoin en défense centrale en embauchant Damien Perquis, international polonais qui a passé les dernières saisons au Betis Séville. Autre arrivée derrière, celle de Zavaleta, qui portait le maillot de Chivas USA en 2013.

Lors de la reprise des entraînements, les supporters de Chicago avaient déjà pu découvrir quelques gros transferts, et ils en ont un autre à se mettre sous la dent depuis la signature de Shaun Maloney, un attaquant écossais venu de Wigan (D2 anglaise) qui sera joueur désigné. Le club a également attiré l’ancien gardien de San José Jon Busch, qui revient dans son ancien club pour aider le jeune international Sean Johnson à poursuivre sa progression.

Autre joueur méconnu pour lequel les attentes seront grandes, l’arrière droit Hernan Grana arrive à Columbus dans la force de l’âge après 10 saisons pros en Argentine. Visage plus familier, l’arrière central Kah tentera de se relancer à Vancouver qui avait bien besoin d’expérience dans ce secteur. Enfin, Carrasco passe de Houston à Kansas City et tentera cette saison, à bientôt 27 ans, de dépasser les 10 titularisations pour la deuxième fois de sa carrière.

26 January 12:46 de la tarde

Certains clubs de MLS ont entamé leur préparation de la saison 2015 à la fin de la semaine dernière, les autres retrouvent les terrains en ce début de semaine. Si plusieurs d’entre eux seront encore actifs sur le marché des transferts d’ici le coup d’envoi de la saison début mars, voilà un premier état des troupes au moment de la reprise. Aujourd’hui, dernière revue d’effectifs, avec les formations qui avaient fini en haut de classement la saison dernière et comptent bien encore y figurer cet automne.

Détenteur de la Coupe MLS, le LA Galaxy doit encore s’activer. Certes, il a beaucoup fait parler de lui en annonçant la venue de Steven Gerrard, mais le joueur de Liverpool n’arrivera qu’en juillet. Pour le moment, il n’y a aucun nouvel élément sous contrat. Par contre, il y a eu deux départs très importants : le retraité Donovan, évidemment, ainsi que Sarvas, soit deux des trois meilleurs donneurs de passes décisives de l’équipe l’an dernier. Les autres joueurs ayant quitté le club ont permis de dégraisser un effectif qui sera à coup sûr renforcé d’ici début mars.

À Seattle, qui avait terminé en tête du classement général à l’issue de la saison régulière 2014, les travaux concernent surtout la défense. Yedlin est parti à Tottenham, les arrières centraux Anibaba et Traore (qui n’étaient pas titulaires indiscutables et avaient environ 40% de temps de jeu) sont partis également, alors que Scott s’est fait opérer le pied cet hiver. Le Jamaïcain Tyrone Mears, qui a beaucoup bourlingué en Angleterre, doit succéder à Yedlin mais peut aussi jouer dans l’axe. Avec l’arrivée de Perkins, Frei a un sérieux concurrent pour le poste de gardien titulaire. Les autres nouveaux sont des jeunes.

Après avoir perdu plusieurs vedettes en 2013 et changé d’entraîneur en 2014 sans connaître de réelle baisse de régime, Salt Lake sera à coup sûr pointé parmi les favoris au moment des pronostics de début de saison. Pourtant, l’équipe a perdu trois des quatre joueurs qui ont passé le plus de temps sur le terrain l’année dernière : l’arrière central Borchers, le back gauche Wingert et le médian axial Grabavoy. Le départ du premier nommé est compensé par le retour d’Olave, un des enfants chéris partis il y a deux ans. Demar Phillips, international jamaïcain chevronné, peut occuper n’importe quelle position sur le flanc gauche. Le milieu défensif Pecka, bien que Brésilien, reste sur plusieurs saisons à Fort Lauderdale, en D2. Parmi les autres départs, Salcedo, Velasquez et Findley pouvaient être utiles mais ont peu joué l’an dernier.

DC United en a assez des montagnes russes et compte bien rester accroché au sommet du classement. À cette fin, Ben Olsen a attiré deux joueurs étrangers qui ont déjà une certaine expérience de la MLS mais ne trouvaient pas de terrain d’expression idéal dans leur ancien club : l’attaquant Arrieta et l’ailier Driver. Autre renfort intéressant et, surtout, très polyvalent, l’international finlandais Halsti. Ils viendront apporter de la concurrence dans un noyau dont les deux départs les plus sérieux jusque à présent (Parke et Neal) ont passé le plus clair de leur temps sur le banc.

Finaliste de la dernière Coupe MLS et équipe surprise de la saison passée, New England conserve aussi l’essentiel des pions importants de son effectif, sa plus grande perte pour le moment étant le départ de l’attaquant Mullins, un espoir auteur de 4 buts. Tristan Bowen et Jeremy Hall, qui ont connu une saison 2014 difficile mais avaient déjà été régulièrement titulaires en MLS par le passé, sont à ce jour les deux joueurs les plus chevronnés à être arrivés. Mais on sait que Jay Heaps aime attirer de nombreux jeunes et arrive toujours à en faire sortir l’un ou l’autre du lot.

Le cas de Dallas est assez mystérieux. Malgré un onze de base très instable l’an dernier, l’équipe a réussi à se maintenir en haut de classement, sans s’effondrer en fin de championnat comme l’année précédente. Oscar Pareja a laissé filer quelques-uns de ces titulaires intermittents : Fernandez, Benitez et Escobar. Il a réussi un gros coup en attirant Dan Kennedy après la dissolution de Chivas USA, et misé sur l’expérience avec Harris et la jeunesse avec Bekker. Sans oublier quelques autres espoirs qui pointent leur nez à la fenêtre. De loin, tout ça semble énigmatique, mais l’entraîneur de Dallas a déjà prouvé qu’il était capable de construire discrètement une équipe performante et à sa main.

CAP SUR LA REPRISE
Objectif Ligue des champions
Le programme des 20 clubs
Revue des troupes plus ambitieuses
Revue des troupes en quête de progrès

21 January 5:22 de la tarde

Les 20 clubs de MLS entameront leur préparation de la saison 2015 à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine. Si plusieurs d’entre eux seront encore actifs sur le marché des transferts d’ici le coup d’envoi de la saison début mars, voilà un premier état des troupes à quelques jours de la reprise. Aujourd’hui, les formations du ventre mou, qui ont terminé juste au-dessus ou juste en-dessous de la ligne rouge, ainsi que les deux nouveaux venus, New York City et Orlando.

Il y avait à l’issue de la saison régulière 2014 sept points d’écart entre l’équipe la mieux classée du dernier tiers et celle la moins bien classée de notre liste d'aujourd’hui. Mais si celles-ci ont une certaine marge sur leurs poursuivants – qui se sont pour la plupart améliorés –, elles doivent cependant redoubler d’efforts pour s’installer en haut de tableau et arriver en phase finale sans trop de stress.

Annoncé parmi les favoris l’an dernier, Portland n’avait ainsi pas terminé en ordre utile. La faute en particulier à la défense, remodelée suite aux départs de Ricketts, Harrington, O’Rourke et Kah. Pour les remplacer, le gardien international ghanéen Kwarasey, une valeur sûre de MLS en la personne de Borchers et le jeune Brésilien Jeanderson Pereira. L’ailier droit Valencia vient renforcer un secteur offensif où soit Adi, soit Fernandez soit Urruti devra s’affirmer en tant que buteur régulier.

À égalité de points avec Portland, Kansas City avait pour sa part réussi à se qualifier pour la phase finale, mais ce fut de peine et de misère alors que tout le monde attendait le tenant du titre en haut de classement. L’équipe de Peter Vermes a laissé filer ses gardiens, a perdu Collin, Olum et, surtout, presque tout son banc avec les départs de Zizzo, Sapong, Bieler, Dovale et Saad. Elle a attiré plusieurs joueurs intéressants, qu’il faudra intégrer rapidement. Ce sera plus facile pour Espinoza, ancienne vedette de la maison revenue après un séjour difficile en Angleterre. L’international hongrois Nemeth a de solides arguments pour s’imposer devant. Le gardien Luis Marin compte huit sélections en équipe nationale chilienne. Anibaba vient pour être titulaire en défense centrale. À Columbus, Añor a fait autant d’allers-retours entre le terrain et le banc que Marcelin entre la MLS et les divisions inférieures.

Transférer peu mais transférer bien : tel semble actuellement le leitmotiv de Columbus qui compte poursuivre la reconstruction de l’équipe entamée avec succès par Gregg Berhalter l’an dernier. Kei Kamara était un des meilleurs joueurs de la compétition avant de la quitter. Klute était une des révélations de la saison 2013 au poste d’arrière gauche avant de se blesser l’an dernier. Steindorsson et Mohammed Saeid étaient des valeurs sûres dans le championnat de Suède, que Berhalter connaît bien. Rayon départs, le talentueux Williams avait peu joué l’an dernier, Arrieta ne convenait pas au style de l’équipe, Añor et Gehrig étaient des roues de secours utiles mais sans plus. Parmi les renforts indirects, il y a aussi plusieurs jeunes au club l'an dernier qui pourraient bien franchir un palier important cette saison.

À Vancouver, c’est plutôt calme. Carl Robinson semble heureux du groupe qu’il avait sous la main à l’issue de sa première saison et a déjà la réputation de donner leur chance aux jeunes et d’attirer des joueurs sud-américains reconnus pour leur inspiration. Les deux transferts importants effectués jusqu’à présent sont d’ailleurs uruguayens : l’attaquant Octavio Rivero, qui jouait au Chili, et l’arrière central Diego Rodriguez. Ils devront respectivement remplacer O’Brien et Fernandez, deux départs majeurs. DeMerit, Mitchell et Leveron jouaient beaucoup moins mais laissent un trou que de jeunes défenseurs devront combler.

Malgré le départ de Thierry Henry et sa réputation d’ogre instable, New York fait partie des clubs les moins actifs sur le marché des transferts jusqu’à présent. Il faut aussi dire qu’il est le dernier à avoir nommé son entraîneur pour 2015, Jesse Marsch prenant la place de Mike Petke à l’étonnement de nombreux observateurs. Le milieu latéral Zizzo est pour le moment le seul renfort important d’une équipe orpheline d’un champion du monde français mais aussi d’Olave et Sekagya, tous deux titulaires, ainsi que de plusieurs joueurs dont le coup de main était apprécié (comme Eckersley et Kimura) et de quelques espoirs. Cela devrait encore beaucoup bouger durant les prochaines semaines.

Non loin de là, New York City veut frapper fort dès sa première saison. Je ne vous ferai pas la liste complète des nouveaux venus, mais la plupart d’entre eux connaissent bien la MLS et parmi les noms les plus familiers, on a un mélange de valeurs sûres (Grabavoy, Jacobson, Josh Williams, Hernandez, Wingert, George John) et de jeunes au potentiel reconnu (Brovsky, Mullins, McNamara, Velasquez). La vedette incontestable de l’équipe sera évidemment le goleador David Villa, un des rares renforts qui découvrira la compétition, au même titre que le meneur de jeu international américain Mix Diskerud et le gigantesque arrière équatorien Andrés Mendoza.

Autre équipe qui effectuera ses débuts dans la compétition, Orlando a également été chercher sa star offensive étrangère, le Brésilien Kaka. Vu que le club jouait déjà à un niveau inférieur l’an dernier, il conserve quelques éléments et renouvelle sa confiance en son entraîneur, Adrian Heath. L’effectif est déjà très garni. La défense centrale composée de Collin et Okugo s’annonce solide, tout comme la concurrence entre les gardiens Hall et Ricketts. De grands attentes reposent sur les épaules de l’ailier gauche Shea dont le retour est très attendu. Le groupe est néanmoins composé de nombreux jeunes, dont le Canadien Larin et deux espoirs venus de Benfica (Estrela et Ramos), ainsi que de joueurs qui ont un peu d’expérience en MLS mais dont le temps de jeu a été limité lors des saisons précédentes.

20 January 4:45 de la tarde

Les 20 clubs de MLS entameront leur préparation de la saison 2015 à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine. Si plusieurs d’entre eux seront encore actifs sur le marché des transferts d’ici le coup d’envoi de la saison début mars, voilà un premier état des troupes à quelques jours de la reprise. Pour commencer, les équipes qui ont terminé à la queue du classement la saison dernière et ont donc une importante pente à remonter.

Montréal déploie les grands moyens pour ne plus terminer lanterne rouge de la compétition. Tant l’axe de l’entrejeu (Donadel, Reo-Coker) que celui de la défense (Soumare, Cabrera et probablement Ciman) ont reçu du renfort. Dans le même temps, Ferrari, Pearce, Perkins (remplacé numériquement par Kronberg) et Di Vaio sont partis. McInerney pourrait reprendre le rôle du joueur désigné italien, mais le club cherche au moins une solution de rechange devant. L’arrière gauche Toia est pour le moment le seul nouveau venu sur les flancs.

Pour se relancer, San José a misé jusqu’à présent sur deux cartes principales : un changement d’entraîneur, avec l’arrivée de Dominic Kinnear, et le repêchage de joueurs que les autres clubs ne souhaitaient pas conserver (Gruenebaum, Wynne, Sanna Nyassi). Ajoutons-y l’arrivée de jeunes et du créatif Barrera (ex-Chivas USA), alors que les principales pertes sont celles de Busch et Harris. Cela paraît léger mais le staff semble vouloir évaluer son effectif avant de voir s’il y a besoin d’autres renforts.

La donne sera d’autant plus compliquée que la Conférence Ouest a l'air particulièrement relevée cette année. On peut tenir le même raisonnement en regardant les changements effectués par Colorado jusqu’à présent. Sarvas sera un réel renfort, les autres (Cronin, MacMath, Burling, Imbongo, Harrington) doivent à nouveau prouver leur capacité à améliorer une équipe en difficulté, qui a en outre perdu du beau monde avec LaBrocca, Wynne, Klute, Piermayr et José Mari.

Roi du nul en 2014, Chicago ne lésine pas sur les moyens pour retrouver le chemin de la victoire. L’équipe de Frank Yallop a beaucoup recruté à l’étranger, avec les arrivées des attaquants Igboananike et Accam (tous deux à titre de joueur désigné) et Do Prado, de l’international trinidadien Joevin Jones, de l’arrière central bourlingueur Adailton, sans oublier le retour au bercail de Michael Stephens et l’arrivée de Gehrig qui a contribué à la bonne deuxième moitié de saison 2014 de Columbus. Les emplettes ne sont pas terminées, comme en témoigne l’intérêt pour l’ailier écossais Shaun Maloney. De quoi rapidement faire oublier les départs de Segares, Alex et Soumare et permettre à Yallop d’imposer sa griffe à l’équipe.

Quand on parle de grandes manœuvres pour espérer finir du bon côté de la ligne rouge, il faut évidemment inclure Toronto dans l’équation. L’arrivée qui a fait couler le plus d’encre est celle d’Altidore, qui doit compenser le départ de Defoe. Confirmée, celle de Giovinco ne se matérialisera cependant que cet été. Le secteur offensif a été priorisé, comme en témoigne le recrutement de Robbie Findley. L’équipe doit cependant encore se solidifier derrière, surtout après les départs d’Orr et Henry ; le nom de Damien Perquis a été cité. De Rosario quitte aussi le club, mais il ne jouait presque plus.

Après avoir eu le même entraîneur depuis ses débuts en 2006, Houston entamera la dixième saison de son histoire en entrant dans une nouvelle ère marquée par l’arrivée d’un directeur sportif (Matt Jordan) et le remplacement de Dominic Kinnear par Owen Coyle. Malgré les départs de Driver, Cummings et Hall, le cœur du noyau reste intact, et reçoit même quelques renforts intéressants avec l’arrière droit Inkoom, le jeune milieu offensif argentin Miranda et l’arrière central espagnol Raul Rodriguez. Erick Torres, lui, n’arrivera que cet été.

C’est beaucoup plus calme pour le moment à Philadelphie, dont le renfort le plus sérieux à ce jour est CJ Sapong. S’il y a assez de gardiens de qualité pour compenser le départ de MacMath, Okugo n’a pas encore été remplacé en défense centrale. Casey pourrait lui aussi s’en aller. S’il n’y a pas d’autres renforts, ce ne sera guère rassurant pour les supporters d’une formation qui avait terminé à sept points de la dernière place qualificative pour la phase finale de la Coupe MLS 2014.

10 December 6:55 de la tarde

Entre la finale de la Coupe MLS jouée dimanche dernier et ce mercredi, une trentaine de joueurs ont déjà un nouveau club de MLS. Il faut dire que la plupart d’entre eux étaient impliqués dans le Repêchage d’expansion de ce mercredi, mais ils ne sont pas les seuls à avoir bougé.

Dès lundi, il y a eu beaucoup d’activité. Notamment à Orlando, qui n’a pas attendu de pouvoir piocher dans les effectifs des autres clubs pour attirer les joueurs dont il avait besoin, en recrutant Aurélien Collin, Amobi Okugo et Tally Hall. Le départ du Français de Kansas City, dont il était une pierre angulaire en défense centrale depuis plusieurs années, était dans l’air mais en a quand même surpris plus d’un. Peter Vermes a expliqué qu’en raison de contraintes liées au budget salarial, il n’avait guère le choix.

De son côté, New York City avait été chercher Omar Salgado à Vancouver et Josh Williams à Columbus, qui a également cédé Bernardo Anor à Kansas City. Deux départs qui étaient liés à un des points stratégiques de la brève période des transferts du premier jour de cette semaine : préparer le Repêchage d’expansion. Pendant ce temps, Portland transférait tous azimuts : Michael Harrington prenait la direction de Colorado, alors que Nat Borchers (Salt Lake) arrivait en compagnie d’un arrière gauche brésilien, d’un ailier colombien et d’un gardien de but international ghanéen.

Donovan Ricketts n’a cependant pas eu à vivre longtemps avec cette concurrence puisque le portier jamaïcain a été le premier choix d’Orlando lors du Repêchage d’expansion de ce mercredi. De son côté, New York City a commencé sa sélection de 10 joueurs par Ned Grabavoy (Salt Lake). Ci-dessous, la liste complète des joueurs recrutés (peut-être temporairement) par les deux clubs qui feront leurs débuts dans la compétition en 2015. Avec respectivement 19 et 22 éléments, New York City et Orlando ont déjà des effectifs solides et seraient prêts s’il les entraînements reprenaient dès demain.

TOUR ORLANDO NEW YORK CITY
1 Donovan Ricketts (POR) Ned Grabavoy (RSL)
2 Tony Cascio (COL) Patrick Mullins (NE)
3 Jalil Anibaba (SEA) Jason Hernandez (SJ)
4 Pedro Ribeiro (PHI) Daniel Lovitz (TOR)
5 Lewis Neal (DC) Tony Taylor (NE)
6 Jairo Arrieta (CLB) Mehdi Ballouchy (VAN)
7 Heath Pearce (MTL) George John (DAL)
8 Danny Mwanga (COL) Thomas McNamara (DC)
9 Mark Sherrod (HOU) Sal Zizzo (SKC)
10 Eric Gehrig (CLB) Chris Wingert (RSL)

La journée ne s’est pas arrêtée là puisque deux heures après le dernier choix de cette séance, commençait celle permettant aux clubs de puiser dans la Liste des joueurs disponibles où figurent, en gros, les éléments libres n’ayant pas assez d’expérience en MLS pour être admissibles au Processus de repêchage. Ce fut surtout une occasion de se recaser pour d’anciens joueurs de Chivas USA, puisque les trois seuls éléments recrutés viennent du club dissout il y a quelques semaines.

À peine le temps de souffler qu'un autre gros transfert pointait à l'horizon : le défenseur central Jamison Olave (New York), retournait à Salt Lake dont il était une des vedettes durant plusieurs saisons. Et au moment d'écrire ces lignes, il ne fait aucun doute que d'autres tractations importantes ont lieu en coulisses, impliquant entre autres des joueurs qui ont déjà bougé aujourd'hui.

Parallèlement à tout cela, notons aussi que l’Écossais Owen Coyle est le nouvel entraîneur de Houston, que Michael Stephens a signé à Chicago et revient donc en MLS dans le club le plus proche de l’endroit où il a grandi, et que l’ancien international canadien Rob Friend a pris sa retraite alors que sa saison au LA Galaxy a été minée par les blessures.

Retrouvez ici le récapitulatif complet de toutes les arrivées et de tous les départs, y compris ceux de joueurs dont le contrat n’a pas été prolongé.

09 December 1:07 de la tarde

L’apothéose de la saison a eu lieu ce dimanche et la finale à suspense entre le LA Galaxy et New England est évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui revient également sur le discours sur l’état de la Ligue et se penche sur les transferts déjà effectués pour 2015 et le prochain Repêchage d’expansion.

Le LA Galaxy a remporté sa troisième Coupe MLS en 4 ans, battant New England 2-1 après prolongation en finale. On revient sur ce duel en discutant, entre autres, des sujets suivants :

  • Sa qualité, qui n’a pas convaincu tout le monde
  • Le meilleur a-t-il gagné ?
  • L’heure inhabituelle du coup d’envoi
  • Le choix du Joueur du match
  • Penalty ou non sur Nguyen ?
  • La stabilité du LA Galaxy d’une saison sur l’autre
  • Ce que cette victoire dit sur la « parité » en MLS

On se penche aussi sur le discours de l’état de la Ligue de Don Garber, sa forme inhabituelle qui a suscité des éloges unanimes, la place du Canada en MLS et les négociations de la convention collective à venir.

La saison 2014 à peine terminée, les transferts battent déjà leur plein en vue de 2015. On parle de tous ceux qui ont été effectués en ce début de semaine, ainsi que du Repêchage d’expansion, des joueurs disponibles intéressants, et des stratégies non seulement des deux nouvelles équipes mais aussi des 18 autres.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

17 September 1:15 de la tarde

Si la période des transferts internationaux a officiellement pris fin le mois dernier, ce n’est qu’en ce début de semaine que tombait la date de fixation de la liste des joueurs, c’est-à-dire le moment à partir duquel les clubs ne peuvent plus toucher à leur effectif. Entre les deux, les clubs ont quelques possibilités intéressantes et ne se sont pas privés de s’en servir cette saison, attirant au passage quelques joueurs qui devraient hausser le niveau de la MLS.

Mais commençons avec les façons les plus prévisibles d’apporter des changements durant cette période : le transfert interne et l’échange standard. C’est-à-dire, tout simplement, recruter un nouveau joueur dans un autre club de MLS. Chivas USA est allé chercher Jhon Kennedy Hurtado à Chicago, et a envoyé Mauro Rosales à Vancouver en échange de Nigel Reo-Coker. À ce moment-là de la saison, deux objectifs semblent se dégager de ces transactions : apporter une nouvelle dynamique dans une équipe qui ne tourne pas aussi bien que prévu, et se donner de l’air financièrement en allégeant la masse salariale ou en obtenant une allocation monétaire.

Autre manière prévisible (voire souhaitable) d’ajouter de nouveaux joueurs dans son effectif : faire signer des jeunes du club. En effet, les règlements de la MLS obligent les clubs à fournir une liste de maximum 30 joueurs, qui sont les seuls autorisés à jouer en championnat. Si en fin de saison, moment idéal pour cela, un club veut récompenser un de ses jeunes prometteurs en lui offrant quelques escapades avec l’équipe première, il n’a pas d’autre choix que de l’ajouter à la liste en question. C’est ce qu’a entre autres fait Montréal avec Louis Béland-Goyette : deux jours après, il était déjà sur le terrain à New England. Les clubs canadiens semblent avoir envie de récompenser leurs pépites, puisque Toronto et Vancouver ont également promu des joueurs qu’ils ont formés.

Et puis, il y a ceux qui ont sillonné le marché international à la quête de joueurs sans contrat, et donc libres de signer en dehors des périodes de transfert. Plusieurs raisons expliquent les différentes arrivées, mais les joueurs cités ci-dessous ont tous un CV intéressant.

Le moins connu d’entre tous est certainement l’arrière droit Pablo Pintos, dernier renfort en date de San José. Depuis le départ de Steven Beitashour à Vancouver, les Californiens du nord étaient à la recherche d’une valeur sûre pour le poste. Ils ont d’abord jeté leur dévolu sur Andy Gorlitz, mais sa saison a pris fin en mai suite à une blessure au genou. Brandon Barklage, Ty Harden et Shaun Francis se sont relayés au back droit, mais le club voulait y trouver un titulaire fixe au plus vite. Il a donc recruté l’Uruguayen, revenu au Defensor Sporting, son club d’origine, après des passages en Argentine, en Espagne et en Turquie.

Le joueur de talent qui cherche encore la bonne voie pour sa carrière. C’est clairement ainsi que l’on peut identifier Samuel Inkoom. Ce nom vous dit sans aucun doute quelque chose, puisque l’arrière droit a souvent brillé sous le maillot ghanéen. Mais vous êtes certainement bien moins nombreux à connaître son parcours en club. Et pour cause : il est assez chaotique. Le potentiel est là, reste à trouver la stabilité. C’est le pari commun qu’on fait le joueur et DC United en signant le contrat qui les lie.

Le remplacement d’urgence. La MLS attire de plus en plus le regard des grands championnats. Génial ! Mais vu que son calendrier est différent, ses périodes de transfert aussi. Et quand le mercato estival est fini ici, les clubs européens peuvent encore attirer des joueurs pour leur début de saison. C’est comme cela que Columbus a vu son international costaricien Giancarlo Gonzalez, auteur d’une brillante Coupe du monde, prendre la direction de Palerme. Réaction immédiate dans l’Ohio : lui trouver un remplaçant d’un niveau au moins comparable. Le choix s’est porté sur Emanuel Pogatetz, international autrichien de 31 ans qui compte plus de 60 sélections, a joué en Premier League et en Bundesliga, mais que Nuremberg ne souhaitait pas conserver à l’issue de la saison dernière.

Toutes ces raisons… et d’autres encore. Voilà comment on peut parler du transfert de Florent Sinama-Pongolle à Chicago. Un joueur intéressé à venir en MLS et séduit par le discours de son entraîneur, mis à l’essai par un club qui n’était pas forcément pressé de l’embaucher en pensait peut-être attendre au début de la saison prochaine. Un joueur qui revient d’une grave blessure qui l’a mis sur une voie de garage dans son ancien club, Rostov, en Russie, mais n’a pas un lourd passé l’ayant laissé hors des terrains. Un attaquant qui présente un CV intéressant, avec entre autres des passages à Liverpool et l’Atletico Madrid, ainsi qu’une sélection en équipe nationale. Et puis, une opération, celle de Mike Magee, qui accélère le mouvement et permet la signature du Français avant la date de fixation de la liste des joueurs 2014.

On espère évidemment, tant pour les joueurs que pour leurs clubs et pour la MLS, que tous seront de grandes réussites. L’avenir, plus ou moins proche, nous apprendra qui parviendra à avoir un impact immédiat, qui profitera de cette signature en fin de saison pour s’adapter à un nouvel environnement avant d’éclater la saison prochaine et qui tombera rapidement dans l’anonymat à la recherche d’une nouvelle étape à sa carrière.

26 August 12:39 de la tarde

Le transfert de Jermaine Jones à New England a rouvert un débat sur les règlements en MLS et leur transparence. L’équipe de Coup Franc ne manque pas d’y mettre son grain de sel dans l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici).

Les critiques n’ont pas manqué au moment de l’annonce - dont on évoque aussi l’aspect sportif - et elles sont bien résumées dans ce texte, dont nous reprenons certains points pour les expliquer, voire les réfuter. Cela nous amène à approfondir les sujets suivants :

  • L’évolution fulgurante de la MLS qui provoque de nouvelles situations
  • En quoi le cas de Jones diffère de celui de Bradley
  • La ligue doit-elle rendre d’urgence ces mécanismes plus transparents ?
  • On réexplique certains règlements (disponibles en français ici)
  • Le passage d’un fonctionnement de « Ligue fermée nord-américaine » à la réalité mondialisée du soccer
  • Les joueurs et les supporters trouvent-ils la situation problématique ?
  • Les traitements de faveur que recevraient certains clubs
  • L’influence des salaires perçus par les internationaux américains qui reviennent en MLS

Si vous voulez voir le tifo de Portland contre Seattle dont on parle en fin d’émission, il est ici. Et le programme se termine comme de coutume par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

14 August 1:35 de la tarde

La deuxième période des transferts a officiellement pris fin la semaine dernière. Qu’est-ce que ça veut dire, en pratique ? Vous avez été nombreux à me poser énormément de questions et à demander des précisions ces derniers jours, j’ai donc eu l’idée de synthétiser le tout en un article.

D’abord, un peu d’histoire pour remettre le tout en contexte et comprendre l’esprit de ces règlements. Traditionnellement, les championnats de soccer voient chaque club affronter chacun de ses adversaires deux fois (une à domicile, l’autre à l’extérieur). Et le calendrier fait en sorte qu’ils jouent d’abord une fois contre tout le monde (ce qu’on appelle le premier tour), puis la seconde (le deuxième tour) avec généralement, entre les deux, une trêve de quelques semaines. C’est important de garder ça en tête pour la suite.

Afin de favoriser l’intégrité de la compétition, sa parité (chère à la MLS) et son intérêt, des règlements ont été mis en place à différentes périodes du siècle dernier, variant selon les pays et la culture. On s’est quand même rapidement rendu compte que les clubs plus offrants tiraient profit de la liberté des joueurs en allant chercher les meilleurs chez leurs concurrents. Afin d’éviter cela, ils ont dû donner une compensation au club qui perdait son joueur, généralement une indemnité de transfert. Par ailleurs, dans de nombreux championnats, les équipes devaient être constituées avant le premier match, de façon à affronter chaque adversaire avec le même effectif de joueurs. On pouvait y apporter des retouches (rien de majeur, mais plutôt un nombre limité de transferts entrants et/ou sortants) à la mi-championnat, de façon à avoir à nouveau un effectif identique pour affronter chaque adversaire pour la deuxième fois de la saison. Dans certains pays de tradition plus libérale, les règles étaient plus souples, mais bouleverser l’effectif en cours de saison n’était quand même pas dans les mœurs.

À l’époque, l’indemnité de transfert était aussi due lorsque le joueur était en fin de contrat, et son montant variait au bon vouloir des dirigeants des clubs. Si cela protégeait les clubs et la compétition à certains égards, cela allait à l’encontre des droits des individus. Le joueur Jean-Marc Bosman en a été victime et a intenté un procès, qu’il a gagné. En décembre 1995, en a résulté l’arrêt Bosman qui, pour généraliser, a permis aux joueurs en fin de contrat de partir gratuitement et a aussi mis fin à la limite du nombre de joueurs étrangers par club. Cette dérégulation a ouvert de nombreuses portes et mis fins aux traditions, qui ont été remplacées par des règlements allant un peu dans tous les sens. Au tournant du siècle, la Fifa a tenté d’harmoniser le tout et c’est ce qui donne la situation actuelle, présentée ici.

Cette harmonisation vaut pour les transferts internationaux. Et ce que je vous explique ici, ce sont les grandes lignes qui concernent les joueurs professionnels et majeurs (il y a des règles particulières pour les amateurs et les mineurs). Pour les transferts nationaux (entre deux clubs du même pays), chaque fédération édicte ses propres règlements, qui doivent inclure des dispositions pour protéger les joueurs, la stabilité contractuelle et un système pour indemniser les clubs qui investissent dans la formation, tout en respectant le droit national et les conventions collectives.

En fait, chaque joueur est enregistré auprès de la fédération nationale du pays où se trouve son club. Et un joueur enregistré auprès d’une association ne peut être enregistré auprès d’une nouvelle association que lorsque celle-ci a reçu un Certificat International de Transfert (CIT) établi par l’ancienne association, qui doit également en envoyer une copie à la Fifa. La procédure de CIT doit exclusivement être réalisée via TMS, un système centralisé de régulation des transferts mis au point par la Fifa.

Ces enregistrements ne peuvent se faire qu’à certains moments précis. On est revenu au principe de départ : au début de la saison et au milieu de celle-ci. Voilà ce que dit exactement le règlement de la Fifa : « La première période d’enregistrement commence après la fin de la saison et s’achève, en principe, avant le début de la nouvelle saison. Cette période ne doit pas excéder douze semaines. La deuxième période d’enregistrement doit en principe se situer au milieu de la saison et ne doit pas excéder quatre semaines. » Ce sont les fédérations nationales qui choisissent les dates exactes de ces périodes, mais il y a quand même certaines harmonisations, notamment entre pays voisins.

Vous aurez remarqué que le texte ci-dessus précise qu’en principe, les transferts doivent être terminés avant le début de la saison. En pratique, ce n’est cependant pas le cas. Ainsi, en MLS, la première période de transferts s’étalait du 18 février au 12 mai, alors que le premier match de championnat a été joué le 8 mars. Idem en Europe de l’Ouest, où les clubs peuvent transférer jusque fin août même si de nombreux championnats ont déjà repris. Cela change la donne en début de compétition. C’est un peu pareil à la mi-championnat, avec une seconde période qui allait du 8 juillet au 6 août en MLS, et qui s’étale sur tout le mois de janvier en Europe de l’Ouest.

Ce n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, Arsène Wenger, l’entraîneur d’Arsenal, s’en est offusqué, citant en exemple Newcastle qui avait transféré à l’envi durant l’hiver 2013. « Il est injuste que des équipes ne doivent plus jouer contre Newcastle et que d’autres doivent affronter une formation avec six ou huit nouveaux joueurs. Ils ne joueront pas contre la même équipe. Je pense que le nombre de joueurs qu’on peut acheter devrait être limité », a déclaré le Français, proposant que l’on mette fin aux transferts de mi-saison, ou qu’on les limite à un maximum de deux arrivées. Ce genre de réflexion, portant sur l’intégrité de la compétition et l’esprit du jeu, se fait malheureusement de plus en plus rare.

Les dates ci-dessus (vous pouvez consulter la liste complète par pays ici) concernent les transferts entrants. Cela veut dire par exemple que la Fédération américaine ne pouvait enregistrer un joueur venu de l’étranger que jusqu’au 6 août. Par contre, la Fédération anglaise peut le faire jusqu’au 1er septembre. C’est la raison pour laquelle un joueur de MLS peut toujours partir à l’étranger, mais personne ne peut effectuer le chemin inverse. Les anciens coéquipiers d’Ignacio Piatti qui ont joué la finale retour de la Copa Libertadores ce 13 août ne peuvent donc plus signer en MLS mais ont toujours la possibilité de quitter San Lorenzo pour l’Europe.

Ces transferts doivent être notifiés de manière électronique - via le système TMS ou par courrier électronique - avant 23h59 le jour de la date limite. C’est pourquoi on apprend parfois un transfert après cette date. Certains clubs qui ont effectué toutes les formalités dans les temps choisissent occasionnellement d’attendre avant d’effectuer l’annonce. Il arrive aussi parfois (c’est très rare mais pas exceptionnel) que certains clubs effectuent les démarches administratives en retard. Le transfert n’entre alors en vigueur qu’au début de la période suivante, et le joueur doit attendre avant de pouvoir jouer pour son nouveau club, ce qui peut s’avérer fâcheux.

En MLS, la situation est quelque peu particulière, puisqu’on y trouve des clubs de deux pays différents. Dans beaucoup de cas, un joueur qui passe des États-Unis au Canada doit se conformer à ces procédures de réenregistrement limitées aux deux périodes de transfert. Pas en MLS. En voilà la raison expliquée droit depuis les bureaux de la ligue à New York, suite à une question sur le passage d'un club canadien à un club américain (ou inversement) en dehors des périodes d'enregistrement : « Il n’y a pas besoin de Certificat International de Transfert (CIT) car le Canada n’a pas de championnat de Division 1 – raison pour laquelle des clubs canadiens sont autorisés à jouer en MLS. Cependant, s’il y avait une D1 canadienne, un joueur aurait besoin de son CIT pour aller de celle-ci en MLS (dans laquelle il n’y aurait alors pas de club canadien). »

Une fois ces limites de date passées, les règlements varient d’un championnat à un autre. Dans certains, on ne peut plus faire aucun transfert national non plus, ailleurs on ne peut engager que des joueurs sans contrat, d’autres permettent de transférer des joueurs du pays jusqu’à une certaine date. C’est le cas en MLS, où la date de fixation de la liste des joueurs (roster freeze en anglais) est, cette saison, le 15 septembre 2014 à 17h00, heure de New York. D’ici-là, les clubs peuvent engager des joueurs d’autres clubs s'il n'y a pas besoin de CIT, effectuer des échanges ou ajouter des jeunes du crû à l’effectif de leur équipe première. Lisez ici les règlements de la MLS en français.

Que ce soit dans un seul pays ou plusieurs, un joueur peut être enregistré auprès de trois clubs au maximum au cours d’une même saison. Durant cette période, le joueur ne peut être qualifié pour jouer en matches officiels que pour deux clubs - trois si les saisons se chevauchent (lors par exemple d’un passage de la MLS à l’Europe de l’Ouest). Un joueur ne peut pas non plus signer de contrat avec deux clubs en même temps (sauf si l’un le prête à l’autre). Sinon, il subira des sanctions sportives (une suspension de plusieurs mois). Le dernier contrat qu’il a signé est théoriquement celui qui est valide, mais il peut y avoir exception si le club l’a incité à rompre l’autre contrat.

Il y a des joueurs qui signent illégalement plusieurs contrats… et il y en a d’autres qui n’en ont plus. Ces joueurs considérés comme sans emploi sont ceux dont le contrat a expiré (ou a été rompu par consentement mutuel) avant la fin d’une période d’enregistrement. Ils ont le droit de signer dans un nouveau club après les périodes réglementaires de transfert, à condition que ce soit prévu dans le règlement national, ce qui n’est pas obligatoire, chaque championnat déterminant ses propres règles pour ce cas de figure et devant avant tout veiller à l’intégrité de la compétition.

Que le joueur soit en fin de contrat ou non, il y a aussi des règles d’éthique à respecter par les clubs qui les convoitent. Un club désirant signer un contrat avec un joueur professionnel est tenu d’en informer le club du joueur par écrit avant d’entamer toute négociation. Un joueur n’est libre de conclure un contrat avec un autre club que si son contrat a expiré ou expirera dans les six mois. Et si le joueur n’arrive pas en fin de contrat, certains pays se basent sur le principe qu’on ne fait pas aux autres ce qu’on ne veut pas que les autres nous fassent. Ce n’est pas toujours efficace, alors plusieurs fédérations obligent le club qui veut négocier à obtenir un accord signé par le club à qui appartient le joueur.

Si un joueur sous contrat passe d’un club à un autre, il doit y avoir une compensation, qui est généralement une indemnité de transfert. Sauf exceptions précisées dans le règlement de la Fifa (par exemple un joueur qui n’est pas payé pendant plus de trois mois), une résiliation unilatérale de contrat en dehors des périodes d’enregistrement réglementaires s’accompagne de sanctions sportives (interdiction de jouer ou de transférer) pour le joueur ou le club.

Depuis plusieurs années, le travail de formation est également récompensé sous deux formes : l’indemnité de formation et le mécanisme de solidarité. La première est payée lorsqu’un joueur signe son premier contrat professionnel et lors de chaque transfert jusqu’à la saison de son 23e anniversaire. Tous les clubs qui l’ont formé à partir de l’âge de 12 ans touchent entre 2000 et 125 000 dollars par saison de formation, selon un barème préétabli. Si le club a disparu entre temps, la somme qu’il devait recevoir va à la fédération nationale, qui doit la réinvestir dans le développement des jeunes. Cette indemnité de formation doit être payée que le transfert ait lieu pendant ou à la fin du contrat du joueur.

La contribution de solidarité, elle, ne doit être payée que lorsqu’un joueur professionnel est transféré avant l’échéance de son contrat. Dès lors, 5% du montant de l’indemnité de transfert versée à l’ancien club est répartie entre tous les clubs pour lesquels le joueur a évolué entre ses 12 et ses 23 ans. Imaginons qu’un jeune qui a joué au FC Verdun de sa petite enfance jusqu’à ses 23 ans soit transféré cinq ans plus tard du Real Madrid à Arsenal pour 50 millions, le FC Verdun verra ses caisses se remplir de 2,5 millions…

Je ne m’étendrai pas sur les prêts, mais il est quand même important de savoir que la période minimum de prêt doit correspondre à la période comprise entre deux périodes d’enregistrement. Un prêt est en fait considéré comme un transfert (avec évidemment des conditions particulières à cette situation dans le contrat) pour une durée déterminée (il est d’ailleurs aussi appelé aussi transfert temporaire), donc les même règles s’appliquent, notamment le payement d’indemnités de formation et de solidarité ou encore le respect des dates durant lesquelles on peut transférer.

Autre précision intéressante : les suspensions dans le championnat national n'accompagnent pas un joueur transféré à l’étranger, sauf si elles sont de plus de quatre rencontres ou de trois mois, auquel cas le joueur doit terminer de les purger dans le nouveau championnat où il joue.

On m’a aussi souvent demandé ce qu’il en était en Ligue des champions. Tous les règlements ci-dessus s’appliquent évidemment. En Concacaf, un club doit fournir une liste de maximum 30 joueurs sept jours avant le début de la compétition. Il peut y ajouter des joueurs jusqu’à 48 heures avant un match, du moment que la limite de 30 ne soit pas atteinte, et ne peut retirer personne, même les joueurs ayant quitté le club. Une autre liste est donnée avant les quarts de finale (après la période de transferts hivernale), selon le même principe. Un même joueur ne peut pas participer à la compétition pour deux clubs différents. En Europe, c’est un peu plus compliqué et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ce document à partir de la page 29.

Voilà donc le tour de la question qui, je l’espère, répond à vos interrogations. Si vous souhaitez encore plus de détails, consultez le règlement officiel de la Fifa sur le statut et le transfert du joueur.

13 February 2:32 de la tarde

Ces derniers jours, vous êtes nombreux à m’avoir demandé de faire un point sur les arrivées et départs de joueurs depuis la reprise car vous n’aviez pas toujours tout suivi, en dehors de votre club favori. Voilà donc les mouvements importants à noter à quelques jours du début des principaux tournois de préparation (que vous pourrez en grande partie suivre en direct).

La plupart des renforts sont arrivés de l’étranger, le marché restant néanmoins assez calme même si nos clubs n’ont plus leurs homologues européens dans les pattes (la période des transferts a pris fin le 31 janvier sur le Vieux Continent). On a vu débarquer quelques joueurs de qualité qui espèrent marcher sur les traces des Valeri et autre Gonçalves.

Confirmant son ardent désir de rejouer les premiers rôles, DC United a attiré Christian Fernandez, arrière gauche qui a le sens du but et a aidé Almeria à retrouver l’élite espagnole cette saison. Deux ans après Christian Wilhelmsson, le LA Galaxy a fait venir Stefan Ishizaki, un autre extérieur droit international suédois qui entrera en concurrence directe avec Robbie Rogers. Vancouver a fait son marché en Uruguay, où il a été chercher deux jeunes joueurs offensifs : Sebastián Fernández, qui aime évoluer en soutien de l’homme de pointe, et le meneur de jeu Nicolás Mezquida.

Parmi les autres nouveaux visages, celui du Français Vincent Nogueira, qui a quitté Sochaux Philadelphie où il est arrivé peu après la reprise des entraînements et a déjà fait forte impression. Les premières foulées de 2014 sur les terrains ont été aussi synonymes d’action à Toronto, qui a cédé Richard Eckersley à New York, le remplaçant par Bradley Orr, prêté par Blackburn qui ces derniers mois avait prêté cet arrière droit à Blackpool en D2 anglaise.

Pas vraiment inconnu mais très attendu après son passage décevant à Heerenveen, l’international guatémaltèque Marco Pappa a signé à Seattle. Notons aussi que Gabriel Farfan a quitté Chivas USA pour Chiapas en championnat du Mexique, où son frère Michael est également parti cet hiver, lui qui a signé à Cruz Azul. Enfin, Hendry Thomas passe de Colorado à Dallas où il apportera du muscle dans l’entrejeu.