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28 December 12:20 de la tarde

Nous voilà donc au sommet du classement de « Pleine lucarne », la crème de la crème de la saison 2012, l’équivalent du coup franc qui déloge la toile d’araignée dans le petit coin du but où personne ne parvient habituellement à placer un ballon.

1. Le projet de jeu offensif de San José

C’est vrai, elle n’a pas soulevé la Coupe MLS, mais vous ne m’ôterez pas de la tête que San José a été la meilleure équipe de la saison 2012. Elle doit une fière chandelle à Frank Yallop : il a constaté les forces de ses joueurs dans les airs l’an dernier et a bâti autour de ça une redoutable armada. Des buts de la tête à profusion, beaucoup de présence dans le petit rectangle adverse, du danger permanent sur les phases arrêtées ou venant des flancs dans le cours du jeu, et j’en passe.

Bilan : 72 buts au total en saison régulière (personne n’avait fait aussi bien depuis 1998) et jamais deux rencontres de suite sans trouver le fond des filets. S’il faut en sortir des individualités, je pointerais Wondolowski, qui marque dans de nombreuses situations et a été particulièrement redoutable sur corner, et Chavez, un des meilleurs centreurs de la compétition tant de la gauche que de la droite. Et je n’ai même pas parlé des nombreux buts inscrits par San José en fin de match…

Pleine lucarne : les tops de la saison 2012
1. Le projet de jeu offensif de San José
2. Landon Donovan, le passeur le plus complet
3. Kansas City, dans les airs et dans les coins
4. Métamorphoses à Houston

5. Le retour réussi d’Eddie Johnson
6. Chris Tierney et Andy Najar, recul sans frein
7. Kenny Cooper a assuré sans Thierry Henry, puis confirmé avec lui
8. Direct dedans
9. Patrice Bernier - Felipe, axe des succès montréalais
10. Jaime Castrillon et Brian Mullan sauvent l’honneur de Colorado

27 December 12:42 de la tarde

On s’approche de la fin de l’année, et nous voilà arrivés au sommet des classements de « Droit dans le mur » et « Pleine lucarne », respectivement mon flop 10 et mon top 10 de 2012. Aujourd’hui, des décisions qui, cette saison, valaient bien ce coup franc anglais.

1. Les changements de mi-saison à Toronto et Vancouver

Après un départ raté en championnat, Toronto s’est séparé d’Aron Winter qui, malgré les mauvais résultats, avait un projet en construction. Un énième nouveau départ de zéro pour ce club qui éprouve bien du mal à travailler sur le long terme. Illustration des décisions douteuses qui ont suivi : alors que les buts de la tête de Koevermans sauvaient l’équipe, quand le Néerlandais s’est blessé, Toronto a transféré Eric Hassli, dont aucun des 15 buts qu'il a inscrits depuis son arrivée en MLS n’a été marqué de la tête.

Hassli venait en droite ligne de Vancouver, qui s’est aussi séparé de Le Toux et Chiumiento en cours de saison pour attirer les Miller et Robson. L’équipe a délaissé un style qui fonctionnait bien pour intégrer des éléments qui ne correspondaient pas à l’ADN de son jeu. Le bilan destructeur : 14 points sur 51 en deuxième moitié de compétition (seuls 4 clubs ont fait pire), contre 29 sur 51 durant la première. Sans compter qu’il faut tout rebâtir pour 2013…

Droit dans le mur : les flops de la saison 2012
1. Les changements de mi-saison à Toronto et Vancouver
2. C’est l’Union qui ne sourit pas
3. Montréal, sans ailes ni tête
4. L’effondrement de Portland
5. Les lenteurs défensives de New York dans l'axe du jeu
6. Des chèvres sans étable ni percussion
7. Les errances de l’axe défensif de DC United
8. Les abonnements de la défense de Dallas
9. Columbus peut se réjouir de ne pas jouer au basket
10. Au LA Galaxy, défendre sur le flanc gauche est optionnel

26 December 3:44 de la tarde

J’espère que vous avez passé un joyeux Noël, que le père Noël a été généreux avec vous (je suis sûr que vous avez été très sages) et que vous vous êtes régalés avec vos proches. Aujourd’hui, je boucle le résumé en français des bilans de saison club par club. N’oubliez pas que vous pouvez retrouver ici tous les textes qui ont été écrits en anglais.

À tout seigneur tout honneur : San José a dominé la saison régulière et n’a plus quitté la tête du classement à partir de la mi-juin. Malgré une élimination douloureuse par le LA Galaxy en phase finale, ce fut la saison de tous les records pour l’équipe. En conservant l’essence de son jeu de 2011 pour se renforcer de manière stratégique, San José a accompli des progrès immenses mais guère surprenants. Frank Yallop ne s’y trompe pas quand il parle de saison réussie, mais terminée prématurément à cause de circonstances défavorables.

Kansas City a également tutoyé les sommets, notamment grâce à un départ en trombe (7 victoires consécutives), une victoire en Coupe des États-Unis et une flopée de récompenses individuelles. Une défense de fer et un passage systématique par les flancs ont été les clefs de sa réussite. Kerry Zavagnin, entraîneur adjoint et serviteur de longue date du club, l’explique par une bonne gestion qui se préoccupe tant des problèmes du moment que du long terme. Pour faire mieux en 2013, il faudra être plus efficace devant le but adverse.

Par moments, New York a eu des allures de prétendant au titre. À d’autres, des errements majeurs l’ont rendu méconnaissable. Comme lors de l’élimination en phase finale contre DC United : l’actuel entraîneur par intérim Mike Petke s’est rarement senti aussi mal. Même si les joueurs ont souvent réservé de bonnes surprises dans des circonstances difficiles, l’équipe aurait été bien meilleure si elle n’avait pas été chamboulée aussi souvent. Elle le sera encore en vue de 2013, où commencera une nouvelle quête de stabilité.

23 December 4:34 de la tarde

The San Diego Sockers indoor soccer team made US sporting history recently by winning 43 consecutive games. Sounds pretty incredible, huh? Not everyone is impressed, though.

You may remember Peter Wilt, the first president and general manager of the Chicago Fire and a veteran of the indoor soccer world. Needless to say, Wilt doesn't seem particularly enamored with the Sockers' record, one he views as built on the back of subpar competition.

San Diego plays in the Premier Arena Soccer League (PASL), a competitor to the Major Indoor Soccer League (MISL), which plays underneath the USL banner. Perhaps someone can enlighten me when it comes to the differences in the comments section below.

I'm actually pretty familiar with the indoor game – my grandmother and aunt had season tickets to Wichita Wings games back in the day, and I actually took in a match between the recently revived Wings and the Kansas City Comets on Friday night – but I'm certainly no expert these days.

So could this record be bogus, a mark fueled by a sizable talent gap? Sure, but it's still impressive nonetheless. Even the best teams struggle to string together five wins in a row, let alone 43.

21 December 1:44 de la tarde

Pour le dernier Coup Franc de 2012 (à écouter ici), nous vous avons préparé une émission spéciale de fin d’année (ou fin du monde, c’est selon). Plusieurs intervenants récurrents sont au rendez-vous : Frédéric Lord, Matthias Van Halst, Olivier Tremblay, Olivier Brett, Patrick Leduc et Patrice Bernier. Au programme :
- Quel avenir pour l’Impact de Montréal ? L’effectif actuel est-il suffisamment armé pour mieux se classer en 2013 ? Sinon, quels renforts recruter et à quels postes effectuer des changements ? Y a-t-il assez de joueurs de premier plan dans le noyau ? Quelle place pour les jeunes du club dans le groupe en 2013 ?
- On discute du futur entraîneur de Montréal. Martin Andermatt est-il un candidat sérieux ? Qu’ont à gagner des entraîneurs ayant son profil en venant en MLS ?
- Petit détour outre-Atlantique pour parler du club de l’année : le FC Barcelone. Faut-il l’imiter, et comment ? Est-ce possible avec moins d’argent ? Que vaut vraiment son école de jeunes ? Un entrejeu surpeuplé sans attaquant de pointe : une nouvelle norme ? Qu’est-ce qui est le plus impressionnant dans son jeu ? Combien de temps son hégémonie va-t-elle se poursuivre ?
- Nouvel opus du club de lecture. Olivier Tremblay a épluché « Nobody Ever Says Thank You », une biographie du très coloré Brian Clough signée Jonathan Wilson… et plus précise que l’autobiographie du principal intéressé.

L'émission Coup Franc est aussi disponible sur Stitcher et iTunes. Vous pouvez nous joindre par courriel (coup.franc@MLSsoccer.com) ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

19 December 1:45 de la tarde

Les bilans de saison se poursuivent sur MLSsoccer.com : voici l’avant-dernière série de résumés, concernant uniquement des clubs de haut de tableau.

L’équipe qu’on y attendait le moins est certainement DC United. Mais les joueurs de la capitale américaine ont su déjouer les pronostics, et ont remis le couvert après la blessure de Dwayne De Rosario. Ben Olsen, qui avait une image de sale joueur quand il était sur le terrain, se bâtit une réputation d’entraîneur construisant une équipe agréable à regarder. « Mais nous n’avons rien gagné », insiste Olsen, fier de ses hommes et optimiste quant au futur de son équipe.

Celle qu’on a failli ne pas y voir, c’est le champion en titre, le LA Galaxy. Dans les profondeurs du classement au printemps, l’équipe avait, selon Bruce Arena, encore la Coupe MLS 2011 en tête. En été, ses joueurs désignés ont pris les choses en mains et le LA Galaxy a été le meilleur lors de la deuxième moitié de saison, avec une seconde Coupe MLS consécutive à la clef. Elle couronne une superbe génération mais marque aussi la fin d’une ère : 2013 y sera sous le signe de la reconstruction.

On verra aussi un chantier à Salt Lake, qui a plafonné après un excellent début de saison, notamment en raison d’une incapacité chronique à trouver le chemin des filets. Les résultats n’ont pas été si mauvais que ça, tant sur la scène nationale qu’internationale, mais pas à la hauteur des attentes de la direction. La non-qualification pour la prochaine Ligue des champions oblige à rebâtir l’effectif, mais le club demeure ambitieux : pas question que 2013 soit une année de transition !

Je recommencerai cet exercice une dernière fois lorsque le tour d’horizon de tous les clubs sera terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des derniers bilans.

17 December 3:10 de la tarde

Parmi les rares clubs de MLS à ne pas encore avoir d’entraîneur pour la saison prochaine, l’Impact de Montréal. Plusieurs noms ont été cités, dont celui du Suisse Martin Andermatt. Pour en avoir le cœur net, j’ai contacté l’intéressé.

Il a eu l’amabilité de répondre, et la forme de son message témoigne de sa bonne éducation. Je vous épargne les formules de politesse, voici l’essentiel de ce qu’il a écrit (traduit de l’allemand) :

« C’est un grand honneur pour moi et une formidable confirmation de mon travail d’entraîneur d’avoir été mis en lien avec un club aussi intéressant que l’Impact de Montréal. Je suis dans le métier depuis longtemps et il n’est pas dans ma nature d’effectuer une déclaration chaque fois qu’un journal émet un commentaire à mon sujet. »

Il faut dire qu’Andermatt, sans club actuellement, est annoncé un peu partout par divers journaux suisses et allemands : outre Montréal, il y a son ancien club Bellinzona, mais aussi Berne (qu’il a entraîné entre 2006 et 2008), Zurich et Dresde.

L’ancien international suisse, titulaire de la licence d’entraîneur UEFA Pro, ne serait pas dépaysé à Montréal puisque dès son enfance, il a vécu dans un environnement où se côtoyaient plusieurs cultures.

14 December 4:41 de la tarde

Les bilans de l’année club par club se poursuivent à la vitesse de l’éclair, alors il est à nouveau temps de vous en offrir quelques résumés.

Pour sa deuxième saison en MLS, Vancouver a trouvé une stabilité défensive et a commencé fort, accumulant un viatique qui lui a permis de se qualifier pour la phase finale malgré une deuxième moitié de championnat catastrophique. Et pour cause : de manière incompréhensible, le club a laissé partir plusieurs joueurs clefs. Pour Martin Rennie, l’explication est davantage psychologique que sportive. Oserait-il commencer 2013 avec le groupe qui a fini 2012 ? Pas sûr…

Modèle inverse à Houston qui, jusqu’en juin, a confirmé que sa place en finale de la Coupe MLS 2011 était peut-être usurpée. Mais tout a changé avec l’ouverture du BBVA Compass Stadium, l’éclosion de Will Bruin, l’arrivée de Boniek Garcia et le passage au 4-3-3. Les Texans ont fait oublier leur réputation d’équipe ennuyeuse et ont atteint, méritoirement cette fois, leur deuxième finale consécutive. Et les perspectives sont excellentes, puisque tous les titulaires sont sous contrat pour l’an prochain.

En début de saison, Chicago était optimiste sans toutefois savoir vraiment comment il allait réussir sa saison. Malgré le départ de joueurs clefs, comme Pappa, le présage s’est doublement vérifié, notamment grâce à un recrutement bien mené tant en hiver qu’en été. Les arrivées de Berry, Freidrich, Rolfe, Fernandez et MacDonald ont amélioré l’équipe néanmoins encore un peu courte pour jouer le top. Des automatismes améliorés l’an prochain suffiront-ils ?

Seattle a vécu sa première saison sans trophée depuis son passage en MLS. Les supporters en veulent davantage mais ont été plus de 96% à voter pour que le directeur général Adrian Hanauer reste en place. Bien que déçu des résultats, Sigi Schmid pense que l’équipe a progressé. C’est vrai que par moments, Seattle a montré du jeu de très haut niveau, encore relevé par le retour réussi d’Eddie Johnson : pour 2013, les ambitions peuvent être élevées… et les attentes aussi !

Je recommencerai cet exercice à quelques reprises dans les prochains jours jusqu’à ce que le tour d’horizon de tous les clubs soit terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

13 December 8:16 de la tarde

Chivas USA a un nouvel entraîneur : José Luis Sánchez Solá, alias Chelis. Ce sera sa première expérience en la matière en dehors du Mexique. Il a commencé sa carrière à Pubela, en 2006, où il a été renvoyé plusieurs fois… avant que le club ne lui demande de se remplacer lui-même, à l’insistance des joueurs !

Ça en dit déjà beaucoup sur cet entraîneur truculent, qui a même fait une apparition dans une publicité du Parti révolutionnaire institutionnel, le parti de l’actuel président mexicain Enrique Peña Nieto.

Chelis aura intérêt à obtenir rapidement des résultats avec Chivas USA, faute de quoi ce sera lui et non ses joueurs que les caméras suivront pour voir du spectacle. La vidéo ci-dessous, datant de 2008 sur la chaîne TV Azteca, nous promet en tout cas beaucoup d’animation sur le bord du terrain… Je dois dire que son amour pour les poteaux de corner me plaît déjà particulièrement.

12 December 6:16 de la tarde

Suite du résumé des bilans de saison des clubs faits sur MLSsoccer.com, avec ceux des quatre autres formations qui n’ont pas atteint la phase finale de la compétition.

C’était une première depuis 2009 pour Dallas, dont la saison a été marquée par de nombreuses blessures. L’arrivée de Julian De Guzman et le retour en santé de l’indispensable David Ferreira ont permis à l’équipe de mieux tourner en fin de saison, mais les Texans avaient un retard trop important à combler. Arrivé en début d’année, le directeur technique Fernando Clavijo n’a pas tout chamboulé : l’équipe portera davantage sa marque la saison prochaine.

Montréal (qui n’a mis personne à la disposition de MLSsoccer.com pour la traditionnelle entrevue de fin de saison) peut être satisfait des résultats obtenus pour sa première campagne en MLS. Quand on approfondit, on se rend compte que cette place dans le ventre mou ne reflète pas une équipe globalement moyenne, mais bien une formation avec de solides points forts et des manquements criants, ce qui ouvre grand la porte à l’incertitude.

Colorado a connu une saison difficile : le club a relativement bien transféré mais a été privés de plusieurs valeurs sûres. L’équipe a dû s’habituer au style de son nouvel entraîneur, Oscar Pareja, qui prône la patience et souhaite voir ses joueurs faire preuve de davantage de concentration. On a vraiment affaire à une équipe en construction et 2013 pourrait être une autre année de transition.

Un mot peut résumer la saison 2012 de Columbus : déséquilibre. Bloc de béton sans inspiration en début d’année, l’équipe est devenue durant l’été aussi virevoltante devant que friable derrière. « Nous avons été très constants », se réjouit cependant l’optimiste entraîneur Robert Warzycha. Matthew Doyle, un des analystes de MLSsoccer.com, pense qu’il accomplit du bon travail malgré des résultats sur la pente descendante.

Je recommencerai cet exercice à quelques reprises dans les prochains jours jusqu’à ce que le tour d’horizon de tous les clubs soit terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.