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Sporting Kansas City

14 August 11:59 de la mañana

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

06 August 1:14 de la tarde

Comme chaque mois, vous l’attendiez avec impatience, voici le moment d’annoncer les noms des trois finalistes du Franco du mois. Le système est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois candidats, et vous votez. Malgré une liste de prétendants qui ne cesse de s’allonger, le mois de juillet a, pour beaucoup, été dans la continuité des semaines qui ont précédé.

Parmi les candidats au titre ce mois-ci, on retrouve ainsi deux des finalistes du mois dernier. Le Montréalais Laurent Ciman pourrait être élu pour une troisième fois consécutive (même si en mai, il avait dû partager les honneurs), alors que le médian de Philadelphie Vincent Nogueira briguera une première récompense pour la deuxième fois de suite. On peut d’ailleurs affirmer que tous les finalistes sont en forme depuis longtemps, puisque le troisième larron, Soni Mustivar, était sur le podium il y a deux mois.

Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook. Seules les prestations en championnat au cours du mois de juillet sont à prendre en compte au moment de voter (oubliez donc le match de Montréal à New York City, celui de Kansas City contre Houston et celui de Philadelphie contre New York). Vos choix s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Laurent Ciman
L’international belge a encore eu droit à une ovation du stade après une performance très aboutie, contre Seattle, lors de laquelle il a brillé défensivement pendant tout le match et inscrit le seul but de la rencontre dans les derniers instants. Pour la première fois de la saison, Montréal a passé un mois avec plus d’un match lors duquel il a gardé le zéro derrière. Sa défense se stabilise, Ciman y a un rôle clef. Pour parachever le tout, il a participé au Match des étoiles, lors duquel il a porté le brassard de capitaine en deuxième mi-temps.

Vincent Nogueira
Philadelphie a peu joué en juillet, et Nogueira aussi, mais il a eu un rôle important dans la dernière victoire en date de l’équipe, 3-0 contre Portland, en inscrivant non seulement deux buts, mais en bouchant également de nombreux trous au milieu de terrain tout en récupérant les ballons qui traînaient. Une prestation qui lui vaut quasiment à elle seule de monter sur le podium ce mois-ci, car il a davantage souffert à Toronto avant de sortir sur blessure au début du match à DC United.

Soni Mustivar
Kansas City a trouvé son rythme de croisière, sa jeune défense encaisse peu et est très bien protégée par l’Haïtien, qui colmate mieux les brèches que la meilleure des résines, et affole ce qu’on pourrait appeler les « statistiques invisibles » propres aux médians défensifs. Dégagements, contres, ballons récupérés : il se place bien, met le pied où il faut, et en a fait une brillante démonstration lors de la victoire des siens à Vancouver. Moins sollicité, il a été bon lors de la victoire contre Montréal, et est rentré dans la norme lors du match à Salt Lake.

21 July 11:28 de la mañana

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2015, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de celle fin 2014 et des pronostics des observateurs en début de saison (dont vous pouvez retrouver une synthèse ici). Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser. Ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2015 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Kansas City 17 30 O1
2. Vancouver 17 29 O2
. Seattle 17 29 O3
4. DC United 17 28 E1
5. Dallas 17 26 O4
6. San José 17 25 O5
. Portland 17 25 O6
8. Toronto 17 24 E2
. New England 17 24 E3
10. New York RB 17 23 E4
. Orlando 17 23 E5
12. LA Galaxy 17 22 O7
13. Montréal 17 21 E6
. Columbus 17 21 E7
. Salt Lake 17 21 O8
16. Houston 17 20 O9
17. Chicago 17 18 E8
18. New York City 17 17 E9
19. Philadelphie 17 15 E10
. Colorado 17 15 O10

San José : Qui pensait que l’équipe serait virtuellement qualifiée pour la phase finale à la mi-saison après une fin 2014 calamiteuse et avec un groupe fragile ? Malgré du sérieux et de l’efficacité, la tâche restera quand même difficile dans une Conférence Ouest très relevée.

Vancouver : Tout le monde s’attendait à voir l’équipe en milieu de tableau comme la saison dernière, elle fait jeu égal avec les meilleurs. Rivero apporte du poids devant, mais le jeu en vitesse et la contribution offensive diversifiée permettent de jouer le haut du classement malgré des résultats décevants à domicile.

Kansas City : Non seulement les résultats sont meilleurs que la saison dernière, mais en outre avec une kyrielle d’absents, notamment dans la moitié défensive de l’équipe. Depuis le mois de mai, c’est toutefois devenu une forteresse derrière avec des tours devant qui dominent le jeu aérien.

DC United : Après une remontée spectaculaire en 2014, la mission difficile était de confirmer, et ce sans vedette sortant du lot (d’ailleurs, personne n’a été sélectionné pour le Match des étoiles). À domicile, l’équipe s’installe dans le camp adverse, fait le jeu, prend des points et efface les doutes qui pesaient sur elle en début de saison.

Portland : La prudence était de mise, douze mois après un début de saison raté alors que les attentes étaient élevées. En plus, Valeri et Will Johnson étaient blessés. Après des premières semaines compliquées, l’équipe a trouvé son rythme, mais elle ne pourra le conserver qu’avec un buteur régulier.

Montréal : Sept points de plus tant que lors de la première que de la deuxième moitié de la saison 2014, avec une place en finale de la Ligue des champions et un calendrier théoriquement plus facile à venir. Le départ de Di Vaio a été compensé collectivement, l’axe défensif de l’entrejeu prend encore souvent l’eau mais l’équipe déjoue les pronostics qui la voyaient végéter en fond de classement.

Toronto : Cela peut paraître étonnant, mais l’équipe compte moins de points que l’an dernier à la mi-saison… mais surtout beaucoup moins de doutes et beaucoup plus de cordes à son arc. Ça va aussi vite qu’avec Defoe, mais c’est bien plus diversifié. Giovinco régale et la défense, malgré de gros ratés, est en progrès.

Orlando : Les attentes ne sont jamais élevées pour une première saison. Dans les tribunes, c’est une franche réussite. Sur le terrain, on avait peur que les joueurs entourant Kaka manquent de planches. Les Mauves s’en sortent bien et peuvent toujours rêver d’une place en phase finale.

New York : Un bilan mi-figue mi-raisin, entre un superbe départ et une panne sèche par la suite. Mais Jesse Marsch avait la lourde tâche de gérer l’après-Henry et rares sont ceux qui attendaient l’équipe aussi bien placée. Quand elle arrive à faire le jeu, elle est souvent séduisante.

Seattle : Bien entendu, quand on est habitué à jouer les premiers rôles, on se doit de le confirmer. Six défaites en 17 rencontres, c’est trop pour une équipe de ce standing, que tout le monde ou presque voyait archi-dominatrice cette saison. Loin des attentes pour le moment, mais elles étaient très élevées.

Dallas : Après une fin de saison 2014 en trombe, tout le monde disait des Texans que… personne ne croyait en eux, à tort. Sauf qu’en fin de compte, les observateurs en faisaient un favori. Rang qu’ils ont tenu en début de championnat avant un gros passage à vide à la fin du printemps. Leur regain de forme récent est après la mi-saison.

Houston : Ni bien ni mal car les attentes étaient très peu élevées après une saison décevante et une préparation pleine de points d’interrogation. Un des objectifs était de ne pas être largué avant l’arrivée de Torres. Il n’est pas tout à fait atteint, mais l’espoir subsiste. Point encourageant : campée devant son but, la défense semble bien en place.

New England : Sans être exécrable (sauf ces dernières semaines), l’équipe est loin de sa fin 2014 tonitruante. Offensivement, elle veut souvent trop bien faire, sans succès. Défensivement, elle semble manquer de repères. Il reste une demi-saison pour démontrer que les exploits de l’an dernier n’étaient pas un concours de circonstances.

Chicago : Dans la lignée de la saison dernière… Avec moins de partages mais à peu près le même nombre de points, insuffisant. Les nombreux changements et les joueurs désignés ne suscitaient guère d’optimisme, et leur apport au cours des premiers mois fut insuffisant.

Colorado : Dernier de classe, certes, mais bien moins largué qu’au cours de la deuxième moitié de la saison dernière alors que personne ne s’attendait à voir cette équipe compétitive. Elle est dure à battre et solide derrière mais n’arrive pas à gagner. En continuant comme ça, elle peut viser le record de nuls de Chicago en 2014.

Columbus : On a parfois dit que c’était l’équipe qui produisait le plus beau jeu de la compétition. Dans ses beaux jours, c’est vrai. Mais il s’agit également de celle qui défend le plus mal et le plus naïvement. Malheureusement, c’est cela qui pèse le plus dans la balance quand on dresse les comptes à la mi-saison. Dommage, Finlay et Kamara nous régalent tellement…

New York City : Villa n’était pas tant la raison des attentes que Jason Kreis, un entraîneur chevronné, et son recrutement de joueurs connaissant la MLS. Ils ont éprouvé énormément de peine à trouver leurs marques et ont commencé le championnat trois mois après tout le monde.

Salt Lake : C’est étrange de voir cet habitué du haut du tableau se battre pour une place en phase finale, dont il est virtuellement écarté. Changement de système, pannes offensives, difficultés derrière quand l’adversaire a le ballon et Beckerman moins brillant que d’habitude : ça fait beaucoup…

Philadelphie : Une des rares formations à passer de « pas terrible » à « encore moins bien ». Par moments, l’équipe produit du beau jeu. Mais elle n’a pas été compétitive tant sa défense manquait de solidité et de discipline face aux adversaires faisant bien circuler le ballon.

LA Galaxy : On est habitué de voir le détenteur de la Coupe MLS partir lentement, mais cette année, tout le monde pensait l’équipe rôdée, avec la place de Gerrard gardée bien au chaud. L’été a sonné un réveil tonitruant, mais avant cela, il y eut de très étonnants moments de passivité. D’ailleurs, si on s’était arrêté à la mi-saison, la phase finale se serait jouée sans le tenant du titre !

16 July 3:15 de la tarde

Kansas City est une des équipes en forme du moment. Comptant actuellement la meilleure moyenne de points par match de toute la MLS, elle tourne à un rythme surprenant tant elle déplore d’absences de joueurs importants. Mais la relève est on ne peut plus prête ! Parmi les découvertes de ces dernières semaines, l’international haïtien Soni Mustivar.

Il est particulièrement tombé dans l’œil de certains collègues de MLSsoccer.com cette semaine. Alors que son équipe est en tête du baromètre hebdomadaire, on y souligne que depuis qu’il est titulaire, le Sporting a pris 20 points sur 27. Quand à Matthew Doyle, il le qualifie carrément de « monstre » en récupération de balle, chiffres impressionnants à l’appui (voir le point 3).

Interrogé sur ce que lui demande l’entraîneur, le principal intéressé ne fait pas de cachotteries, mais répond en toute modestie : « Ma mission est de stabiliser l’entrejeu, de couvrir les espaces dès qu’il y a un trou pour assurer une bonne cohésion. C’est le rôle de tout milieu défensif. »

Avant de boucher les trous sur le terrain, encore fallait-il qu’il y trouve sa place. Transféré alors que la préparation battait déjà son plein, Mustivar a dû rattraper un retard de condition physique et s’habituer au jeu de son nouveau club. Jusqu’au jour où Servando Carrasco a été suspendu, début mai. C’était l’occasion de se montrer… mais il n’était pas considéré comme un bouche-trou. « Avant le match, l’entraîneur m’a dit que même sans ça, il comptait me donner ma chance rapidement. »

Parfois, les circonstances font bien les choses. Peter Vermes ne regrette pas d’avoir offert sa première titularisation à Mustivar puisque depuis lors, il a commencé chaque match. « Il me dit qu’il est satisfait de mes prestations, et particulièrement impressionné par la manière dont je couvre le terrain et récupère le ballon. Mais c’est un perfectionniste, et il trouve toujours des points que je dois améliorer ! Je dois travailler mon positionnement pour l’utilisation du ballon, pour le recevoir et mes choix de passes. »

Cela faisait toutefois un bail que l’entraîneur de Kansas City savait de quoi son joueur était capable. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Mustivar a quitté Ploiesti, club roumain où il jouait depuis trois ans, et traversé l’Atlantique quand son agent lui a fait part de l’intérêt des Ciel et Marine. « Quand je lui ai dit que ça pourrait me plaire, il m’a mis en contact avec Peter Vermes. En parlant avec ce dernier, j’ai compris qu’il me voulait vraiment. Il me connaissait et avait vu plusieurs de mes matchs. Ça m’a fait prendre ma décision. Il m’a aussi dit : “Si tu viens, ce n’est pas pour te la couler douce aux États-Unis, mais pour travailler ! Notre club est ambitieux, nous voulons gagner.” »

Cela a permis à Mustivar de savoir, un peu, à quoi s’attendre. Mais il n’en savait guère plus et a effectué un grand plongeon dans l’inconnu. « Je ne connaissais rien de la MLS avant de venir, sauf les noms des équipes et de certains grands joueurs. Le style est agressif, il n’y a pas beaucoup de temps morts. Chaque équipe a de bonnes individualités et toutes sont plus ou moins du même niveau. Il n’y a pas de gros écarts entre les meilleures et les moins bonnes. Par rapport à l’image qu’on en a en Europe, le niveau est très élevé. Et il y a beaucoup d’engouement du public. Ce n’est pas “le sport que personne ne veut voir” : les Américains aiment le foot ! »

Et Mustivar aime les États-Unis, qu’il découvre aussi. « J’y étais déjà venu une fois, en vacances à Las Vegas… ce qui ne reflète pas vraiment les États-Unis. Après quelques mois ici, je trouve ça génial. J’adore la mentalité, les gens sont sympas et relax. Notamment les supporters. Et puis, pour ce genre d’ambiance détendue, je suis bien tombé dans une ville comme Kansas City. »

Il est aussi bien tombé dans un groupe de joueurs qui l’a vite adopté. « Rapidement, je me suis rendu compte que mes coéquipiers m’avaient intégré dans le groupe. Il n’y a pas eu d’effort particulier à effectuer, tout s’est passé très naturellement : ils sont tous sympas, et ne m’ont pas laissé dans mon coin parce que j’étais nouveau, mais se sont comportés avec moi comme si j’étais là depuis longtemps. »

Il s’y sent tellement bien qu’il ne regrette pas plus que cela de ne pas être de la belle aventure haïtienne à la Gold Cup en ce moment. « À choisir entre être ici ou avec eux, à vrai dire, je ne peux pas dire que j’ai une préférence… Je félicite Haïti, qui a bien joué et que je continue de suivre. Mais en ce moment, je suis bien à Kansas City. »

Ses propos laissent transparaître son bonheur et sa plénitude dans son nouvel environnement. « On travaille bien à l’entraînement, l’ambiance est au top et tout le monde poursuit les mêmes objectifs. Je me sens épanoui dans cette équipe, je prends beaucoup de plaisir à jouer chaque match. Ma saison sera réussie si on gagne un trophée et si mes prestations sont bonnes… mais aussi si celles de l’équipe le sont. Je suis quelqu’un qui valorise beaucoup le collectif : si l’équipe va bien, je vais bien. »

Ce samedi lui offrira peut-être un clin d’œil du destin. Formé dans la région parisienne, Mustivar a joué ses premières minutes chez les grands à Bastia, en D2 française, où il était le coéquipier d’Hassoun Camara, défenseur de Montréal, qui se déplace à Kansas City lors de la prochaine journée. « Je lui ai déjà parlé du match. Il revient de blessure et ce n’est pas sûr qu’il soit du voyage. On s’entendait super bien, c’est un mec génial. Mais l’anecdote à retenir, c’est que pour mon premier match chez les pros, je suis monté au jeu car il s’était blessé après une demi-heure. »

Âgé de 25 ans, Mustivar a déjà connu beaucoup d’aléas dans sa carrière. International avec l’équipe de France des -20 ans, il a vécu des moments difficiles qui ont mis fin à ses rêves de jouer pour les Bleus et lui ont fait prendre la direction de la Roumanie. « J’ai toujours le même agent depuis mes débuts, c’est quelqu’un que je connais depuis que j’ai 12 ou 13 ans. Je ne jouais pas dans mon club en France, et je ne me sentais pas bien. Il m’a proposé d’aller ailleurs. Mais la Roumanie ? J’étais sceptique mais aventurier. Il m’a conseillé d’essayer six mois, j’y suis resté trois ans ! »

Il y a connu plusieurs entraîneurs et a tapé dans l’œil de certains d’entre eux au point de recevoir le brassard de capitaine, malgré son âge et malgré le fait qu’il soit étranger. À cause d’un charisme hors du commun et d’une âme de leader ? « Pas vraiment ! Je ne suis pas une grande gueule dans le vestiaire, mais davantage quelqu’un qui montre l’exemple à suivre en raison de mon attitude et de mon professionnalisme sur le terrain. Mais si tu es respecté pour ça, tu seras forcément aussi davantage écouté dans le vestiaire. »

Nul doute que dans un groupe qui bouge peu et composé de nombreux joueurs établis comme celui de Kansas City, avec les Zusi, Feilhaber et autre Besler, un jeune venu d’ailleurs qui veut gagner le respect ne doit pas commencer par parler fort mais bien par montrer qu’il est un vrai plus pour l’équipe. Avec ses prestations de ces dernières semaines, Mustivar est sur la bonne voie.

29 May 1:19 de la tarde

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

03 April 12:38 de la tarde

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous ferai un tour d’horizon similaire chaque mois. On recommence aujourd’hui !

20 March 1:25 de la tarde

Ce dimanche, San José inaugurera son nouveau stade : une enceinte dont il sera le principal occupant, bâtie en fonction de ses besoins et dédiée au soccer. Ces fameux soccer specific stadiums, comme on les appelle en anglais, ont changé le visage de la MLS et eu de nombreux bienfaits pour leurs clubs. Des vingt clubs actuels, San José est le dixième à déménager en quittant un domicile pas vraiment adapté pour s’installer dans un véritable chez lui. Mais les affluences et les résultats se sont-ils automatiquement améliorés pour tout le monde ? Tour d’horizon.

Houston
Le club a une histoire particulière puisque toute la structure de San José y a déménagé en 2006… sans son palmarès qui a été repris par San José lorsque le club a pour ainsi dire ressuscité deux ans plus tard. Le club texan, lui, a continué de vivre et de jouer au stade Robertson, enceinte multifonctions de 32 000 places. L’année suivante, le club décide d’avoir son propre stade : il ouvre en 2012, et est deux fois moins loin du centre ville (à une vingtaine de minutes de transports en commun) que le précédent. Cette inauguration est un franc succès : les affluences, déjà bonnes, augmentent de 20% et le club y aligne une série de 36 rencontres sans défaite à domicile, record de l’histoire de la MLS.

Kansas City
Le changement d’image de Kansas City est certainement celui à la réussite la plus spectaculaire en MLS. Le club abandonne une dénomination (Wizards), des couleurs et tout un attirail qui lui donnent une image tout sauf adaptée à son sport et à son époque, et déserte du même coup le stade de NFL qu’il occupait et où il remplissait à grand peine 10 000 des 80 000 sièges disponibles. Du coup, en 2011, le club quitte la ville de Kansas City dans le Missouri pour… la ville de Kansas City dans le Kansas, et s’installe au Sporting Park, avec dès la première année une augmentation des affluences de plus de 70%, pour rapidement jouer dans un stade où il n’y a plus un siège de libre. Quant aux résultats, ils sont à l’avenant, avec une Coupe MLS, une Coupe des États-Unis et un siège bien ancré en haut du classement.

New York
En 2006, Red Bull achète les MetroStars et entreprend une refonte complète du club : changement de nom, de couleurs et de logo. Parmi les autres décisions importantes, celle de lui construire son propre stade. Le déménagement a finalement lieu début 2010, année de fermeture du Giants Stadium, stade de NFL de 80 000 places. Le club longe la rivière Hackensack vers le sud et reste dans le New Jersey pour s’installer à la Red Bull Arena, qui n’est ni plus ni moins accessible que son prédécesseur. Mais les supporters se déplacent au stade en plus grand nombre, et malgré des résultats pas toujours conformes aux attentes élevées, l’équipe montre aussi des progrès sportifs constants après le déménagement.

Salt Lake
Dès que le club a commencé à jouer en 2005, il savait qu’il ne tarderait pas à déménager. Son premier stade, le Rice-Eccles Stadium (45 000 places), était donc considéré comme temporaire quasiment dès le départ, ce qui fait que sa situation est différente des autres. Il l’a quitté à la fin de la saison 2008 pour son stade actuel. Les affluences n’ont pas changé drastiquement au début, mais ont crû de manière régulière, parallèlement aux résultats en progrès d’une équipe qui, au fil des ans, s’est installée en haut de classement.

Colorado
En 2000, le stade de NFL dans lequel joue aussi l’équipe de soccer ferme ses portes, et cette dernière suit le principal tenancier dans sa nouvelle enceinte. Le club de MLS souhaite se doter à terme de son propre stade, et choisit ainsi de quitter le centre de Denver pour s’installer à l’orée d’un parc naturel situé à Commerce City (ne me demandez pas comment les deux notions sont arrivées dans la même phrase). Le nouveau stade ouvre en 2007, et si les affluences sont meilleures que de 2004 à 2006, elles ne parviennent jamais à retrouver le niveau atteint entre 2001 et 2003. Quant aux résultats, hormis une Coupe MLS due à la glorieuse incertitude du système de playoffs en 2010, ils n’ont jamais volé très haut.

Chicago
Longtemps, le club a évolué à Soldier Field, stade de NFL de 61 500 places où certaines rencontres de la Coupe du monde 1994 avaient eu lieu et situé un peu à l’écart du centre. Il souhaite avoir son propre stade, et l’installe à Bridgeview, banlieue à une grosse heure de transports en commun au sud-ouest du centre d’une ville pourtant très bien desservie. Du coup, après l’inauguration en 2006, il n’a jamais atteint à nouveau la moyenne de 17 200 spectateurs qu’il avait eue lors des deux saisons régulières avant son déménagement. Quant aux résultats, ils n’ont pas changé drastiquement au cours des premières saisons qui ont suivi.

Dallas
En 2005, le club entreprend de grands changements. Il délaisse sa dénomination Burn pour devenir FC Dallas et quitte l’énorme Cotton Bowl, enceinte très bien située mais qui avec ses 90 000 places paraît bien vide puisque l’équipe peine à attirer 10 000 spectateurs. Direction Frisco, banlieue éloignée à plus de 40 kilomètres de Dallas, et un stade de 20 000 sièges. S’il est rempli aux trois-quarts pendant deux saisons, grâce aussi aux meilleurs résultats, les moyennes baissent par la suite pour retomber dans les 10 000 en 2010. Il a fallu attendre 2013 pour retrouver les chiffres des premières années.

LA Galaxy
En 2003, le club quitte le fameux Rose Bowl de Pasadena, stade qui avait accueilli la finale de la Coupe du monde 1994. Situé à 3 km d’une station de métro, ce mastodonte qui peut accueillir près de 100 000 personnes paraissait vide avec des moyennes pourtant honorables d’un peu moins de 20 000 spectateurs. Le club franchit cette barre en s’établissant dans l’actuel StubHub Center, à proximité d’un campus universitaire de Carson, loin du métro mais relativement bien desservi en bus. Sur le terrain, le déménagement n’a pas forcément porté chance immédiatement, puisque l’équipe a connu quelques premières saisons difficiles dans son nouveau stade avant de redevenir une puissance. Ce qui n’a pas empêché les affluences d’augmenter d’environ 40%.

Columbus
En 1999, le club fait figure de pionnier en devenant le premier aux États-Unis à jouer dans un stade dédié au soccer. C’était une promesse de longue date et on savait depuis belle lurette que l’Ohio Stadium et ses 90 000 sièges, à une quarantaine de minute du centre-ville en transport en commun, ne seraient qu’un domicile temporaire. Alors que la moyenne de spectateurs était en chute libre, le déménagement au Columbus Crew Stadium, situé un petit peu plus loin du centre que son prédécesseur, relance l’intérêt, même si le public reste quand même très volatil, le club attirant des moyennes oscillant entre 12 000 et 17 000 spectateurs selon les années. Équipe du subtop avant son déménagement, Columbus y est resté dans les saisons qui ont suivi.

San José
C’est donc désormais au tour de San José de changer de domicile, délaissant le stade Buck Shaw pour l’Avaya Stadium. Contrairement à bien d’autres, l’équipe ne quitte pas un stade de NFL trop grand, mais bien un stade de soccer exigu et, surtout, qui ne correspond plus aux normes actuelles de la MLS. Les deux stades sont proches l’un de l’autre même s’il faut un peu plus longtemps (une dizaine de minutes) pour accéder au nouveau si on n’a pas de voiture. Ça ne devrait toutefois pas repousser un grand nombre de supporters. Reste désormais à voir si la magie d’un nouveau stade opérera sur les résultats…

06 March 2:32 de la tarde

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

18 February 2:12 de la tarde

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat. Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

DESERT DIAMOND CUP (Tucson, 18 au 28 février)

TOURNOI SUNCOAST PRO (Floride, 18 au 28 février)

Demain, l’état des lieux des équipes joueront en Ligue des champions la semaine prochaine, de celles qui participent au tournoi de Portland ou à la Carolina Challenge Cup ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.

16 February 3:34 de la tarde

Fracture du tibia, bras cassé, ligament croisé déchiré : l’année 2014 a été dure pour quelques joueurs de MLS qui, d’ordinaire, passent le plus clair de leur temps sur le terrain, loin du banc et encore plus de l’infirmerie. Seront-ils aptes à jouer en début de saison ? Où en sont-ils de leur rééducation ? Comment vont-ils ? Voilà quelques nouvelles :

Diego Valeri : Fin octobre 2014, après un choc a priori anodin contre Dallas (Valeri n’a même pas été remplacé tout de suite), le verdict est sans appel : ligament croisé antérieur du genou déchiré, l’opération est inévitable, le maître à jouer de Portland sera indisponible pendant plusieurs mois. Aujourd’hui, il est environ à mi-chemin de sa rééducation (processus qu’il a trouvé jusque-là particulièrement ennuyeux) et est pressé de refaire des exercices plus actifs. Valeri pense pouvoir rejouer en mai, et souligne que les automatismes qu’il possède déjà dans l’équipe vont faciliter sa réintégration.

Will Johnson : Double fracture tibia-péroné de la jambe droite, voilà la manière douloureuse dont la saison 2014 de l’international canadien de Portland a pris fin à Toronto en septembre dernier. Après douze semaines d’immobilisation et une nouvelle opération au cours de l’hiver pour replacer des vis dans sa jambe, il a pu recommencer sa rééducation. Alors que la plupart de ses coéquipiers sont en pleine préparation, Johnson effectue des tours de terrain et se concentre sur le travail quotidien. À l’origine, son retour était prévu pour fin mars / début avril. Depuis lors, il n’a pas de nouvel échéancier mais il pense surtout à revenir à 100% de la première très grave blessure de sa carrière, qu’il craignait compromise.

Mike Magee : L’attaquant de Chicago s’est résolu à subir une opération à la hanche en septembre dernier, ce qui mettait fin à sa saison 2014. Actuellement, il n’est pas en stage en Angleterre avec son équipe et suit toujours un programme de rééducation strict. Il se sent bien mais est conscient de ne pas devoir trop forcer. Son objectif premier est de retrouver la forme. Le club espère compter sur lui rapidement mais ne lui a pas mis la pression et a transféré comme si Magee devait rester encore un bon moment sur le carreau.

Tally Hall : Victime d’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit, le gardien a vu sa saison 2014 se terminer début septembre. Depuis lors, il a quitté Houston pour Orlando, mais ne sera pas opérationnel en début de saison, ce qui a poussé son nouveau club à recruter Donovan Ricketts. Hall est encore en rééducation et ne s’est fixé aucune échéance de retour sur le terrain. Il a confié aux médias d’Orlando qu’en plus de se remettre sur pied, il comptait bien se servir de cette rééducation pour améliorer tant ses forces que ses faiblesses et revenir meilleur qu’avant sa blessure.

Chance Myers : La saison 2014 de l’arrière droit de Kansas City a été brève, puisqu’elle a pris fin quand il s’est déchiré le tendon d’Achille fin mai. Il a retrouvé le plaisir de gambader sur les terrains, puisqu’il est actif durant cette préparation, mais ne se mêle pas encore aux exercices avec le groupe, ce qui ne l’empêche toutefois pas de courir, de centrer, etc. Le style de jeu préconisé par Peter Vermes est astreignant physiquement pour les arrières latéraux, et l’entraîneur espère que Myers sera apte à commencer un match d’ici deux mois.

Chris Rolfe : Le milieu latéral de DC United s’est cassé le bras vers la fin de l’été dernier et n’a plus joué la moindre minute par la suite. Il est à nouveau pleinement opérationnel et a d’ailleurs marqué le seul but d’une victoire de son club en match amical contre Dallas dimanche dernier.

Jeff Parke : Le défenseur de DC United a perdu sa place au profit de Steve Birnbaum après une blessure au pied, a souffert de graves migraines et a dû se faire opérer de l’oreille interne. Son club a décidé de ne pas le conserver. Il n’a plus joué une seule minute depuis fin mai dernier et, à 33 ans, le compteur pourrait s’arrêter après 254 matchs en MLS.

Ignacio Piatti : Arrivé à Montréal durant le dernier mercato estival, le milieu de terrain gaucher n’a pas été victime de grosse fracture ou de déchirure, comme la plupart des autres joueurs de cette liste, mais une tendinite lancinante au genou gauche l’a incité à subir une bursectomie à l’issue de la saison. Si lors des premiers jours de la préparation, il s’est contenté de tours de terrain, il a rapidement rejoint le groupe et rattrape assez vite son retard de condition.