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Seattle Sounders FC

11 February 11:45 de la mañana

En cette période olympique, je me suis amusé à associer les 19 clubs de MLS à une discipline présente aux JO d’hiver. Puisqu’il n’y a officiellement que 15 sports, j’en ai subdivisés certains, mais chaque discipline a son club et vice-versa.

  • Kansas City : 50 km (ski de fond). Le marathon des Jeux d’hiver, dont les spécialistes sont de véritables héros chez eux, convient bien à un club qui sait ce que le travail de longue haleine veut dire et ne manque pas de vedettes locales.
  • Columbus : ski de fond. Le sport qui exige la plus grande endurance présente des similarités avec ce club présent en MLS depuis ses débuts et qui, sans faire de flammèches, a régulièrement été parmi les meilleurs.
  • Seattle : saut à skis. L’art de ne pas avoir peur et de vouloir toujours aller plus haut et plus loin : voilà comment on peut définir les hommes volants mais aussi ce club hors-norme qui joue devant un public survolté.
  • LA Galaxy : patinage artistique. Les arabesques de Keane et de Donovan donnent le tournis et forcent l’admiration… et la tête de Bruce Arena en bord de terrain vaut parfois bien celle de ses homologues russes.
  • Portland : danse sur glace, avec Caleb Porter en maître chorégraphe, les entrechats de Valeri et Nabge, entre autres, mais aussi quelques glissades de temps à autre… et un tronc d’arbre pour remplacer les fleurs lancées par les admirateurs.
  • New York : hockey sur glace, le sport où l’on retrouve argent, spectacle et célébrités… dont la notoriété fait parfois à elle seule de l’ombre à des sportifs qui n’ont pourtant pas grand-chose à leur envier.
  • Chicago : descente (ski alpin). Tout schuss sur les pentes avec les rois de la vitesse de l’hiver olympique, ou sur le terrain avec les contres expéditifs menés par Oduro dans un passé récent et Magee depuis la saison dernière.
  • Vancouver : slalom (ski alpin). Avec des départs et arrivées de joueurs et d’entraîneurs, tant en fin qu’en cours de saison, le changement de direction permanent a souvent été de mise en Colombie-Britannique.
  • Houston : patinage de vitesse, sport qui a la classe du coup de patte de Davis et où on se lance vers la gauche et la droite plutôt que droit devant, il va donc bien à cette équipe qui aime passer par les côtés. Et puis, l’armada orange y fait fureur.
  • Salt Lake : biathlon. Ce n’est pas parce que tu tires une fois à côté et que tu écopes d’une pénalité que tu as course perdue… Ce n’est pas parce que des joueurs importants puis ton entraîneur fétiche s’en vont que ta saison est foutue.
  • DC United : poursuites. Même si ce n’est pas un sport à proprement parler, cet exercice présent dans plusieurs disciplines comme le patinage de vitesse et le biathlon est l’association évidente pour une équipe à la poursuite de son glorieux passé.
  • Colorado : bobsleigh. Pour ces scènes cocasses où le pousseur (un certain C.P.) accomplit de fantastiques efforts pour lancer l’engin et son équipe à toute vitesse mais, finalement, ne monte pas dedans lors de la troisième manche…
  • Montréal : curling. Le sport qui ne ressemble à aucun autre au programme olympique convient à ce club qui aime et sait se distinguer… et n’hésite pas à se servir du balai avec ses entraîneurs, sans pour autant leur jeter la pierre.
  • San José : ski acrobatique. Ça secoue, ça va dans tous les sens, on ne comprend pas toujours tout, mais on retombe presque à chaque fois sur ses pattes. Lenhart se charge des bosses, Wondolowski de l’efficacité.
  • Dallas : luge. Associer Dallas et la luge, c’est tordu ? A priori, tout autant que la luge d’été, activité qui existe pourtant et semble aussi farfelue que celle de jouer au soccer à Dallas en été en pleine canicule.
  • New England : combiné nordique. Malgré des sportifs de très haut niveau, il manque un truc pour rendre ça vraiment excitant, tout comme l’emballage vieillot du club qui dévalorise un produit qui peut pourtant être intéressant sur le terrain.
  • Philadelphie : skeleton. C’est jeune, c’est moderne, ça doop et on n’hésite pas à foncer la tête la première sur le terrain comme en dehors, ce qui provoque parfois des réactions comme « Mais ils font quoi, là ? »
  • Toronto : snowboard, le surf des neiges… pour l’impossibilité de marcher en mettant un pied devant l’autre, les chutes mais aussi le gros spectacle tape à l’œil, essayé avec le slopestyle à Sotchi, avec Defoe et Bradley en Ontario.
  • Chivas USA : patinage sur piste courte, appelé aussi shorttrack, où, peu après le départ, la désorganisation arrive bien vite, et même quand tout le monde reste en équilibre, les dénouements inattendus ne manquent pas.

Et vous, à quel sport présent aux JO d’hiver associeriez-vous les clubs de MLS ?

28 January 1:51 de la tarde

Ça y est, les 19 clubs de MLS ont repris le collier. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

24 January 12:36 de la tarde

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, la dernière : les clubs qui offrent un nouveau visage.

Tout changer tout le temps, à Chivas USA, a plus des allures de normes que de révolution. Malheureusement, c’est rarement suivi de résultats probants. À côté d’une colonne des départs toujours aussi interminable, des arrivées comme celles de Rosales ou Jean-Baptiste suscitent néanmoins de nouveaux espoirs. Les attentes y sont cependant largement moins élevées qu’à Toronto où, ces dernières saisons, il y a eu de la régularité… dans les chamboulements annuels. Cet hiver, le club est un deux ceux qui a fait le plus parler de lui, en attirant notamment Defoe et Bradley : il lui est interdit de décevoir !

Troisième membre du trio de cancres de 2013 (malgré une victoire en Coupe des États-Unis), DC United a aussi fortement secoué le cocotier. Quand on termine dernier, on ne prône pas la continuité. Si Ben Olsen a conservé son poste d’entraîneur, le club a été parmi les plus actifs sur le marché des transferts en attirant entre autres Eddie Johnson et Espindola.

À Columbus, la mutation est d’un autre ordre : de nouveaux dirigeants, un nouvel entraîneur et de nouvelles idées ont investi la paisible cité de l’Ohio. Sur le terrain, le départ de Gruenebaum et l’arrivée de Parkhurst en sont les signes les plus notables, mais il n’y a pas encore eu d’autres changements marquants et la mission s’annonce difficile pour 2014.

S’il est plus facile de tout changer quand on a été très mauvais, un club du haut du tableau peut aussi prendre les grands moyens pour assouvir ses ambitions. Entre les départs de Rosales, Johnson et Gspurning et une impatience que presque plus personne n’arrive à contenir, les secousses sismiques se multiplient à Seattle où couve la révolution. La pression est forte sur les épaules de Sigi Schmid.

EN ATTENDANT LA REPRISE
1. Les clubs discrets cet hiver
2. Ceux qui changent, mais pas trop

17 January 5:39 de la tarde

Si toute votre attention était focalisée sur les choix des clubs lors du SuperDraft d’hier ou que vous vous êtes éloignés de la planète MLS pendant quelques jours, voici un condensé des rumeurs et nouvelles qui vous ont peut-être échappé.

La saga Camilo a pris fin. Le meilleur buteur du défunt championnat a été transféré de Vancouver à Queratero (Mexique) avec qui il s’entraînait déjà depuis quelque temps au grand dam de son ancien employeur. Un nouveau joueur désigné est arrivé : le médian argentin Cristian Maidana (26 ans) a signé à Philadelphie. Il vient d’Argentinos Juniors mais a aussi joué, entre autres, au Spartak Moscou. Les Argentins sont à la mode cette semaine, puisque Portland en a embrigadé deux : l’arrière central Norberto Paparatto et l’attaquant Gastón Fernández, tous deux âgés de 30 ans. Le premier doit être une solution de plus en défense centrale, le second doit remplacer Ryan Johnson que l’on annonce partant. Jose Valencia a déjà effectué le chemin inverse, puisque l’attaquant a été prêté par Portland aux Argentins d’Olimpo.

En interne, on notera l’échange Seattle - Chicago impliquant trois joueurs : Anibaba s’en va sur les bords du Pacifique alors qu’Hurtado et Ianni troquent le vert pour le rouge. Seattle pourrait voir un autre joueur s’en aller, et pas des moindres : Obafemi Martins semble se chercher un nouveau club, mais Sigi Schmid l’attend pour la reprise des entraînements. Autre rumeur, qui tend à se confirmer : l’arrivée de Maurice Edu à Philadelphie. « On le veut et il veut être ici », insiste-t-on du côté de l’Union.

Don Garber a également évoqué des sujets qui intéressent tous ceux qui suivent la MLS de près ou de loin. Ainsi, le commissaire a déclaré qu’une annonce à propos de David Beckham et de sa potentielle équipe à Miami serait effectuée d’ici 30 jours. Par ailleurs, il a précisé que New York City était sur le point d’officialiser le stade dans lequel il jouera en attendant que le sien ne soit construit. Autre rumeur intéressante, rapportée par notre collègue Grant Wahl : la finale de la Coupe MLS pourrait se jouer le troisième week-end de décembre.

Enfin, plus tôt cette semaine, la Fifa a annoncé la liste des arbitres qui officieront lors de la prochaine Coupe du monde. L’arbitre central Mark Geiger, que l’on voit régulièrement sur nos terrains, a été retenu, de même que les assistants Sean Hurd et Joe Fletcher. Tous trois siffleront ensemble. Le dernier nommé est canadien, les deux autres sont américains, tout comme Eric Boria qui sera sur place dans les 8 « duos de soutien ».

14 January 5:54 de la tarde

Si l’arrivée de Michael Bradley à Toronto fait énormément parler d’elle ces jours-ci, elle s’inscrit dans la lignée des mouvements de ce début d’année en MLS : le retour au bercail.

Ainsi, un autre international américain qui évoluait en Europe a traversé l’Atlantique : le défenseur Michael Parkhurst, qui a signé à Columbus. Les canaris de l’Ohio ont aussi été chercher Hector Jimenez au LA Galaxy. Les Californiens ont pour leur part attiré l’international canadien Rob Friend qui jouait en Allemagne depuis sept ans. Mais le gros renfort de ce début d’année pour l’équipe de Bruce Arena n’est autre que l’attaquant brésilien Samuel, prêté par Fluminense.

Même les transferts internes ont des saveurs de retour. En effet, si DC United est allé chercher Jeff Parke à Philadelphie, c’est aussi pour permettre à l’Union de se retrouver au premier rang du classement d’allocation, qui donne le premier choix en cas de retour d’un ancien joueur de MLS. Il se chuchote que ce serait pour attirer Maurice Edu. Philadelphie serait aussi en discussions avec le médian français de Sochaux Vincent Nogueira. Le classement d’allocation pourrait également servir à s’adjuger les services de Marco Pappa, dont le contrat a été rompu à Heerenveen : Seattle serait sur les rangs, et il a été cité à Montréal où il retrouverait son ancien entraîneur Frank Klopas.

De son côté, Chivas USA a embrigadé l'attaquant Adolfo Bautista, un ancien international mexicain, alors que Portland serait sur le point d'attirer deux Argentins, l’attaquant Gaston Fernandez et le défenseur central Norberto Paparatto. La liste des joueurs français en MLS s’est par ailleurs allongée, avec l’arrivée du milieu défensif d’Ajaccio Jean-Baptiste Pierrazzi à San José, qui a également recruté Atiba Harris alors que Marvin Chavez effectuait le chemin inverse et prenait la direction de Colorado.

Ce sont cependant des départs dont on parle le plus dans les montagnes en ce moment, puisque l’équipe surprise de la saison dernière a perdu à la fois son entraîneur principal Oscar Pareja, qui entraînera Dallas cette saison (un autre retour au bercail, puisque Pareja y a disputé les huit dernières saisons de sa carrière de joueur), que son adjoint Wilmer Cabrera, nommé à la barre de Chivas USA, et est désormais le seul club à encore se chercher un entraîneur pour 2014 : la direction a dit qu’elle ne se presserait pas et qu’un intérimaire pourrait assurer la reprise.

S’il y a eu beaucoup de retours de joueurs en MLS, il y a eu aussi quelques départs à l’étranger, bien moins nombreux cependant. Notons le passage du défenseur central international canadien Dejan Jakovic de DC United à Shimizo S-Pulse (Japon) et la fin du feuilleton Juan Agudelo, qui a annoncé lui-même avoir signé à Stoke City - transfert qui avait achoppé dans un premier temps - qui le prêtera pour les six prochains mois (en Espagne, aux Pays-Bas ou en Belgique, où Anderlecht et le Standard seraient intéressés).

22 December 6:12 de la mañana

Nous voilà dans le carré d’as de mes réjouissances de la saison, où s’accumulent les bonnes surprises, à commencer aujourd’hui par des défenseurs qui méritent plus de visibilité et la force offensive du vainqueur du Supporters Shield.

4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
On parle moins d’eux que des attaquants, mais ils ont eu un apport essentiel à leur équipe cette saison : des arrières latéraux modernes, à la fois solides défensivement mais aussi productifs offensivement. En plus de rendre leur flanc difficile à passer, ils ont quelques passes décisives à leur actif. À droite, DeAndre Yedlin (Seattle), qui a été au Match des étoiles, et Kofi Sarkodie (Houston), qui met l’adversaire à terre les rares fois où il est battu. À gauche, Chris Klute (Colorado), qui a franchi sans mal le pas depuis la D2, et Seth Sinovic (Kansas City), qui avait déjà été très solide la saison dernière au sein de la meilleure défense de la compétition. Ces joueurs ont de l’avenir : le dernier nommé a 26 ans, les trois autres 23 ans ou moins.

3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
De tous les clubs évoluant en MLS depuis la saison inaugurale de la compétition en 1996, New York était le seul à ne pas avoir remporté de trophée officiel. Il a mis fin à cette disette en s’adjugeant le Supporters Shield grâce à une saison qui, sans être étincelante, a été plus que probante. Le tout sous la direction de Mike Petke, qui effectuait ses débuts d’entraîneur. C’est notamment son attaque qui a brillé : très complète, elle était certainement la seule de la compétition à n’avoir aucune faiblesse. Parmi ses forces, la domination sur les flancs mais surtout dans les airs, grâce à un majestueux Tim Cahill, auteur de 12 buts, dont 9 de la tête. La défense n’a pas toujours été aussi convaincante, notamment quand elle se repliait dans ses 20 derniers mètres, où Houston lui a assené le coup de grâce en phase finale.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

17 December 10:07 de la tarde

Place à la suite des bilans de la saison écoulée club par club effectués par les journalistes de MLSsoccer.com qui les suivent au quotidien : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Voici un bref résumé de ce qui a été écrit.

Vainqueur du Supporters Shield en 2012, San José a connu une saison semée d’embûches. Blessures, suspensions, manque d’efficacité tant derrière que devant et même perte d’identité de l’équipe ont provoqué le départ de Frank Yallop. Malgré un redressement par la suite, ce ne fut pas suffisant pour se qualifier pour la phase finale. Le scénario fut inverse à Montréal, avec un départ en fanfare et même une qualification pour la Ligue des champions, avant de terminer à bout de souffle. Alors qu’on ne sait pas encore qui entraînera l’équipe en 2014, la liste des besoins, elle, s’allonge.

Colorado a sans nul doute été une des agréables surprises de l’année, notamment grâce à ses jeunes joueurs. L’équipe a trouvé son style, et avec des solutions de rechange de meilleure qualité tant devant que derrière, elle a le potentiel pour réussir sa difficile saison de la confirmation. Le bilan est sans doute identique à New England, qui a vécu une véritable renaissance sur le terrain et a déjà la tête à 2014. Le club souhaite cibler très précisément les renforts nécessaires, ce qui lui a bien réussi l’hiver dernier.

La saison de Houston a été en dents de scie et, surtout, ne s’est pas terminée par une place en finale de la Coupe MLS comme les deux précédentes. Pour éviter autant d’inconstance l’année prochaine, le club cherche du renfort devant, sur les ailes et en défense centrale. Atteindre la finale et la jouer à domicile : tel était l’objectif avoué de Seattle en début de championnat, mais un départ laborieux et un crash final l’ont fait partir en fumée. Malgré les très bonnes choses montrées entre temps et le maintien de Sigi Schmid au poste d’entraîneur, l’équipe est révisée de fond en comble en vue de 2014.

Je recommencerai cet exercice une dernière fois lorsque le tour d’horizon de tous les clubs sera terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

12 December 5:39 de la tarde

Moins d’une semaine s’est écoulée depuis la finale de la Coupe MLS, mais le marché des transferts est déjà en pleine effervescence. Entraîneurs, gardiens, joueurs de renom, départs, retraites, échanges et j’en passe : voilà un point de la situation.

Deux postes sont susceptibles de provoquer une cascade de dominos au moindre changement important quelque part : ceux de gardien et d’entraîneur. Il y aura pas mal de nouveaux visages la saison prochaine à la tête des clubs, mais personne n’a été « voler » le coach d’un concurrent. Pour 2014 du moins, puisque Jason Kreis a quitté Salt Lake pour prendre la direction de New York City, qui fera son entrée dans la compétition en 2015. L’entraîneur des finalistes malheureux a expliqué que pour une fois dans sa carrière, il ne voulait pas faire le choix de la facilité.

Kansas City, le champion en titre, est touché par la valse des portiers puisque Jimmy Nielsen a annoncé sa retraite. Il y a donc une place à prendre. Ce n’est pas le cas à New England, où Matt Reis raccroche lui aussi les crampons (pour devenir entraîneur des gardiens du LA Galaxy), puisque le club a immédiatement embauché Brad Knighton (Vancouver) qui sera en concurrence avec Bobby Shuttlweorth, longtemps titulaire cette saison. Seattle n’a pour sa part pas levé l’option sur Michael Gspurning, très solide pendant un an avait de connaître une fin de saison 2013 particulièrement difficile. Là aussi, le poste a été rapidement comblé puisque Stefan Frei quitte Toronto pour rejoindre les bords du Pacifique. Parmi les joueurs de champ, Pablo Mastroeni (Colorado) s’est joint à la liste des retraités sur laquelle figuraient déjà Brian Ching (Houston) et Ramiro Corrales (San José).

La campagne des transferts a été lancée par Toronto, qui a été chercher Jackson à Dallas, club qui annonce un grand ménage. À Seattle aussi, il devrait y avoir beaucoup de changement. Le transfert le plus marquant pour le moment est celui de Mauro Rosales à Chivas USA. Tristan Bowen effectue le chemin inverse et Sigi Schmid a aussi attiré l’arrière central Chad Marshall (Columbus). Autre mouvement notable : le passage du capitaine de Montréal, Davy Arnaud, à DC United. Le club de la capitale américaine a continué de se renforcer ce jeudi, profitant de la première étape du Processus de repêchage pour aller chercher Sean Franklin (LA Galaxy) et Bobby Boswell (Houston) pendant que Portland mettait le grappin sur Steve Zakuani (Seattle). Quelques heures plus tôt, l’équipe de Caleb Porter avait effectué un échange Jorge Vallafaña - Andrew Jean-Baptiste avec Chivas USA et avait appris que le Bayern Munich affronterait les vedettes de la MLS lors du Match des étoiles 2014 à Jeld-Wen Field.

Rendez-vous ici pour avoir la liste complète des transferts déjà effectués en vue de la saison prochaine mais aussi des joueurs que les clubs ne souhaitent pas conserver.

27 November 12:41 de la tarde

Retour aujourd’hui à mon flop 10 de l’année, dont on remonte le classement en parlant de deux équipes qui ont eu une fin de saison très difficile. Ce n’est toutefois pas ça que j’ai retenu, plutôt les problèmes de l’une devant et ceux de l’autre derrière.

8. Seattle incapable de conclure
Après un début de saison raté, Seattle semblait avoir trouvé le chemin vers la gloire. L’équipe était en position idéale pour remporter le Supporters Shield à quelques journées de la fin de la saison régulière… qu’elle a bouclée avec 3 points sur 21. Même dans ses meilleurs moments, elle a manqué de réalisme devant le but : la sixième plus mauvaise attaque de la compétition (alors qu’elle en était la cinquième meilleure l’an dernier et la plus prolifique il y a 2 ans) n’a en outre pas bénéficié de l’arrivée de Clint Dempsey au cours de l’été, que du contraire.

7. Les agonies défensives de Montréal
De loin la défense la plus perméable des équipes qualifiées pour la phase finale, Montréal a multiplié les carences dans ce domaine. Et pourtant, l’arrivée de Perkins l’an dernier avait mis fin aux problèmes dans les airs et sur phases arrêtées… Mal protégée dans l’axe, elle a souvent été submergée par l’adversaire quand celui-ci posait son jeu. Multipliant les erreurs, parfois en raison d’un manque de solutions, elle a été extrêmement friable au moment de repousser les contre-attaques. Sa passivité occasionnelle a permis à trop d’adversaires lui passer au travers. Et pour couronner le tout, il y eut le « syndrome de la 4e à la 7e minute », laps de temps durant lequel Montréal a encaissé 8 buts.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

08 November 12:55 de la tarde

Après avoir bataillé dur pour une place en finale de la Coupe des États-Unis plus tôt cette année, Salt Lake et Portland remettront le couvert dans quelques jours, pour une place en finale de la Coupe MLS cette fois.

Le LA Galaxy ne coiffera pas sa couronne de champion pour une troisième fois consécutive. Il doit avant tout s’en prendre à lui-même. Après avoir gâché une montagne d’occasions chez lui au match aller, il est retombé dans ses travers défensifs au retour : les phases arrêtées et le jeu de tête. Le but d’ouverture dit tout : Sebastian Velasquez a été dominateur dans les airs, lui qui dépasse les 170 cm grâce à l’épaisseur de sa chevelure… Les deux équipes étant à égalité parfaite après 90 minutes, on a eu droit à des prolongations pour la troisième fois en deux jours.

Après avoir maintes fois repoussé l’échéance (transversale, poteau, but annulé), les Californiens durent finalement s’avouer vaincus quand Schuler a prolongé un coup franc au fond des filets pour fixer les chiffres à 2-0 (résumé vidéo). « On n’était pas censé gagner mais on le voulait davantage », a déclaré un Jason Kreis qui avait été assez défaitiste au cours des heures précédentes. Volonté ou incapacité, toujours est-il que si Nick Rimando a dû effectuer quelques interventions, il a surtout regardé de loin des adversaires improductifs offensivement.

La dernière demi-finale de conférence a été la moins équilibrée. Après s’être imposé 1-2 à l’aller, Portland a battu Seattle 3-2 (résumé vidéo). Sigi Schmid avait tenté le tout pour le tout en sortant une carte inattendue de son chapeau : aligner Shalrie Joseph à l’attaque. Il avait aussi promis que ses joueurs allaient attaquer dès le coup d’envoi, mais ils ont plutôt subi les foudres d’un adversaire qui n’était pas rassasié et menait 2-0 avant d’en planter un troisième juste après le repos.

Deux buts visiteurs en fin de rencontre ont davantage contribué à sauver l’honneur des visiteurs qu’à relancer le suspense, et ont réveillé une équipe locale qui avait soudainement levé le pied après avoir disputé ses « 45 meilleures minutes de la saison », dixit Darlington Nagbe. Mais ne croyez pas que ça leur monte à la tête : si les supporters ont longtemps fêté la qualification face à l’ennemi viscéral, Caleb Porter et ses joueurs ont déjà fixé leurs esprits sur le tour suivant.