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Records

26 November 6:06 de la tarde

Cette année, deux championnats importants ont vu tomber leur record de buts toutes saisons confondues : la MLS, grâce à Landon Donovan, et, il y a quelques jours à peine, la Liga espagnole, par l’entremise de l’incontournable Lionel Messi. Cela m’a donné l’idée de vous dresser le portrait de certains des meilleurs buteurs perpétuels de grandes compétitions nationales à travers la planète. Des totaux qu’il faut relativiser, puisque les championnats nationaux n’ont pas tous commencé au même moment.

Landon Donovan (MLS / 169 buts  - 144 en saison régulière + 25 en phase finale) : Originaire d’Ontario (pas la province canadienne mais la ville californienne), Donovan a été formé dans un club de sa région et, à 15 ans, est tombé dans l’œil des équipes nationales de jeunes. Il y a empilé les buts et a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde des -17 ans 1999, ce qui lui a valu un contrat à Leverkusen. Il se produisait avec l’équipe réserve, avant d’être prêté à San José en 2001 (quelques mois après sa première sélection en équipe nationale A) où, dès sa première saison, il s’est imposé parmi les grands, marquant notamment en finale de la Coupe MLS. Que ce soit sur la scène nationale ou avec les États-Unis, il n’a jamais baissé de régime par la suite. Il a soulevé cinq fois la Coupe MLS, remporté les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur du championnat, est le meilleur buteur (57 réalisations) et le meilleur passeur de son équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde à trois reprises. Ses tentatives de s’épanouir en Europe n’ont pas toujours été fructueuses, puisque ses passages à Leverkusen, au Bayern et à Everton ont été d’assez courte durée. C’est en Californie qu’il se sent le mieux : après San José, c’est le LA Galaxy qui, depuis 2005, bénéficie de sa vista et de son sens du but.

Archie Stark (États-Unis / 253 buts) : Si Donovan occupe la tête des buteurs de l’histoire de la MLS, il est néanmoins cinquième du classement général comprenant l’ensemble des les championnats américains de D1 qui se sont succédé à travers les ères. Le lauréat toutes catégories se nomme Archibald McPherson Stark, né à Glasgow en 1897 avant d’arriver aux États-Unis à l’âge de 13 ans. Il s’est rapidement illustré sur les terrains avant de servir l’armée américaine durant la Première Guerre mondiale. Il était dans la fleur de l’âge en 1921, lors du lancement du premier championnat reconnu comme une D1, où il a empilé les buts, tour à tour en tant qu’ailier droit avec le New York Field Club, puis comme avant-centre de Bethleem Steel, et enfin Newark en fin de carrière. Son record de 67 buts lors de la saison 1924/25 tient toujours. Pour diverses raisons, il n’a joué que deux fois en équipe nationale américaine, avec laquelle il a inscrit cinq buts. Il a notamment décliné sa sélection pour la Coupe du monde 1930.

Lionel Messi (Espagne / 253 buts) : Le petit prodige né à Rosario n’a joué en Argentine que jusqu’à l’âge de 13 ans. Déjà tout petit, il attire les regards par ses prouesses techniques, ce qui lui vaut de signer dans le célèbre centre de formation de Barcelone. Il a un peu plus de 17 ans quand il effectue ses débuts en équipe première. En fin de saison, il inscrit son premier but chez les pros et fête sa première apparition sous son maillot national. Après avoir permis à l’Argentine de remporter la Coupe du monde des -20 ans 2005, Messi a de plus en plus de temps de jeu à partir de l’automne pour rapidement devenir un cadre du Barça. Entouré tour à tour par de grandes vedettes internationales, puis par de plus en plus de joueurs formés au club, c’est avec eux, à partir de 2008, qu’il commence à affoler les statistiques. Il bat les records les uns après les autres. Parmi eux, celui du nombre de buts en une saison, toutes compétitions confondues, avec 73 réalisations en 2011/12, ce qui lui permet de devancer… Archie Stark. Messi a également remporté le Ballon d’or à quatre reprises, fini trois fois meilleur buteur du championnat d’Espagne dont il a été élu cinq fois meilleur joueur, et remporté une kyrielle de trophées avec Barcelone.

Gerd Müller (Allemagne / 365 buts) : C’est dans sa ville natale de Nördlingen que Müller développe son talent de buteur et dispute ses premières rencontres en équipe première. Mais après avoir marqué 51 buts en une saison dans une division inférieure bavaroise, il attire inévitablement le regard du grand Bayern voisin. Pas aussi grand qu’aujourd’hui, puisqu’en 1964/65, les Munichois étaient en D2 allemande. Les 33 buts de Müller à sa première saison contribuent largement à leur montée en Bundesliga. Il reste au Bayern 14 autres saisons, lors desquelles il termine sept fois meilleur buteur du championnat, et mène le Bayern à quatre titres de champion d’Allemagne, quatre coupes d’Allemagne, une Coupe des Coupes et trois Coupes des Champions. Surnommé Der Bomber, Müller brille tout autant en équipe nationale, avec laquelle il termine meilleur buteur de la Coupe du monde 1970, devient champion d’Europe en 1972 (tournoi dont il est aussi le meilleur réalisateur) et champion du monde en 1974. C’est lui qui inscrit le but décisif de la finale contre les Pays-Bas, rendant légendaire son maillot blanc floqué du numéro 13 accompagné d’un short noir. À 34 ans, il répond aux sirènes de la NASL et joue trois saisons pour Fort Lauderdale.

Jimmy Greaves (Angleterre / 357 buts) : Il signe à Chelsea à l’âge de 15 ans et y effectue ses débuts en équipe première deux ans plus tard. En quatre saisons, il a déjà inscrit la bagatelle de 124 buts en championnat, soit une moyenne de 31 par saison, dont 41 lors de la quatrième, en 1960/61. Mais la défense de Chelsea est aussi perméable que Greaves est prolifique et le club a besoin d’argent : il vend son prodige à l’AC Milan où, malgré ses buts, il est malheureux et ne supporte pas l’entraîneur. Il n’y reste même pas une demi-saison, et part à Tottenham, où il retrouve la joie de jouer… et de marquer. Il y reste 9 ans, et inscrit 220 buts en 321 rencontres de championnat. Sur l’ensemble de sa carrière, Greaves a terminé six fois meilleur buteur du championnat d’Angleterre. Il marque aussi régulièrement en équipe nationale, y réussissant entre autres six triplés (ce qu’aucun autre Anglais n’a encore réussi). Il est toutefois sur le banc lors de la victoire de l’Angleterre à la Coupe du monde 1966. Après son départ de Tottenham, Greaves dispute la saison 1970/71, la dernière de sa carrière parmi l’élite, à West Ham. La suite de sa vie est moins rose, marquée par de graves problèmes d’alcoolisme.

Silvio Piola (Italie / 274 buts) : Piola a effectué ses débuts à 16 ans à Pro Vercelli, grand club italien du premier quart du XXe siècle, qui était déjà sur le déclin en 1930, avant de longtemps tomber dans l’oubli puis de remonter jusqu’en Serie B aujourd’hui. Piola est toutefois le meilleur buteur de l’histoire du club parmi l’élite, même si après avoir battu certains records de précocité, il le quitte au bout de quatre ans pour la Lazio. Il y trouve régulièrement le chemin des filets pendant neuf saisons, termine deux fois meilleur buteur du championnat, mais quitte Rome pour Turin pendant la Seconde Guerre mondiale. Le conflit fausse les compétitions durant trois ans, durant lesquelles elles n’ont pas de reconnaissance officielle. Quand elles sont relancées, Piola joue encore une saison à la Juventus, avant de partir pour Novare, où il se produit de 1947 à 1954, mettant alors fin à sa carrière à près de 41 ans et après 25 ans au plus haut niveau. Piola a aussi inscrit 30 buts en 34 sélections pour l’Italie, dont deux lors de la finale victorieuse de la Coupe du monde 1938.

Delio Onnis (France / 299 buts) : Né en Italie, il grandit en Argentine où ses parents ont déménagé alors qu’il avait deux ans. Formé à Almagro, il y effectue ses débuts en D2 avant d’être transféré au niveau supérieur, au Gimnasia y Esgrima La Plata où il est repéré par le club français de Reims. Malgré une petite quarantaine de buts en deux saisons, la lune de miel est brève et Onnis prend la direction de Monaco, où il devient une légende du club. Non seulement parce qu’il y empile les buts, mais en plus parce que, malgré son statut, il reste au club quand celui-ci est relégué en D2 : il contribue à la faire remonter immédiatement puis à lui offrir le titre de champion de France dès son retour en D1 ! En raison d’une mésentente avec les dirigeants monégasques, il signe à Tours à l’âge de 32 ans : Onnis est au sommet du classement des buteurs deux saisons de suite, aidant un petit club à se maintenir parmi l’élite. L’année suivante, il est blessé et le club chute en D2. Onnis ne l’y accompagne pas mais signe à Toulon où, malgré le poids des années, il devient meilleur buteur du championnat de France pour cinquième et dernière fois.

13 November 12:06 de la tarde

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.

23 September 10:15 de la mañana

Après une semaine de pause (encore désolés pour cette absence), Coup Franc vous revient avec les sujets qui ont fait débat depuis la dernière émission, sur le terrain, dans les vestiaires et dans les bureaux (des débats animés que vous pouvez aussi écouter ici).

La MLS se dote d’un nouvel écusson et d’une nouvelle identité visuelle pour renouveler son image de marque : un changement auquel il va falloir s’habituer, mais qui a un riche potentiel et montre l’importance de l’innovation aux yeux de la MLS, ainsi que son envie d’impliquer les supporters (qui ont déjà fait parler leur créativité).

Auteur de trois buts contre Seattle, Bradley Wright-Phillips a trouvé le fond des filets à 24 reprises et s’approche du record de 27 buts en saison régulière. Va-t-il le battre ?

Tim Leiweke n’a pas mâché ses mots au sujet du Toronto FC lors d’une conférence sur la gestion : il a jeté le blâme sur Jermaine Defoe et l’a mis en opposition à David Beckham, dit qu’il a fait une erreur en conservant Ryan Nelsen et son staff, avoué que Greg Vanney était le plan B depuis le début de la saison et affirmé que seulement deux personnes dans le vestiaire se sentaient concernées. Qu’en penser ? À mettre en perspective avec le gros plan sur Toronto que nous avions fait plus tôt cette saison.

Altercation Di Vaio - Felipe à Montréal : beaucoup de bruit pour rien, mais Frédéric Lord a tenu à apporter certaines précisions pour amener une autre perspective sur l'incident.

Le classement des meilleurs joueurs de moins de 24 ans sera dévoilé cette semaine : ce sera le sujet de notre prochaine émission, mais on se mouille quand même avec nos pronostics sur le nom du vainqueur issu d’une présélection impressionnante (voir bas de la page mise en lien). Qui voyez-vous comme numéro 1 ?

Pour finir, comme de coutume, nos conseils pour le jeu MLS Fantasy. Vous pouvez toujours joindre la ligue Coup Franc, les points que vous avez déjà marqués seront évidemment comptabilisés.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

29 May 10:41 de la mañana

On a beaucoup parlé du record de Landon Donovan en ce début de semaine, mais ceux qui ne suivent pas la MLS depuis ses débuts ne connaissent pas forcément aussi bien les autres joueurs qui occupent la tête de ce classement perpétuel des buteurs. Je vous invite donc à les (re)découvrir.

Landon Donovan, 158 buts (136 en saison régulière + 22 en phase finale) : Originaire d’Ontario (pas la province canadienne mais la ville californienne), Donovan a été formé dans un club de sa région et, à 15 ans, est tombé dans l’œil des équipes nationales de jeunes. Il y a empilé les buts et a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde des -17 ans 1999, ce qui lui a valu un contrat à Leverkusen. Il se produisait avec l’équipe réserve, avant d’être prêté à San José en 2001 (quelques mois après sa première sélection en équipe nationale A) où, dès sa première saison, il s’est imposé parmi les grands, marquant notamment en finale de la Coupe MLS. Que ce soit sur la scène nationale ou avec les États-Unis, il n’a jamais baissé de régime par la suite. Il a soulevé cinq fois la Coupe MLS, remporté les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur du championnat, est le meilleur buteur (57 réalisations) et le meilleur passeur de son équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde à trois reprises. Ses tentatives de s’épanouir en Europe n’ont pas toujours été fructueuses, puisque ses passages à Leverkusen, au Bayern et à Everton n’ont guère duré longtemps. C’est en Californie qu’il se sent le mieux : après San José, c’est le LA Galaxy qui, depuis 2005, bénéficie de sa vista et de son sens du but.

Jaime Moreno, 145 buts (133 + 12) : En 1991, le Bolivien a effectué ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans faisant partie d’une jeune génération qui a permis à Blooming, club basé à Santa Cruz, de retrouver sa gloire passée l’espace de quelques saisons. Cela a valu à Moreno (photo, à droite) d’être transféré en 1994 coup sur coup à l’Independiente Santa Fe et à Middlesbrough, devenant le premier Bolivien à jouer en D1 anglaise. Sans réel succès. Mais la MLS avait remarqué ses capacités et lui a offert un contrat, l’envoyant à DC United en août 1996. Après une demi-saison d’adaptation, il a mis le canon en marche, devenant meilleur buteur du championnat la saison suivante et continuant d’empiler les buts par la suite. Hormis un passage aux MetroStars en 2003, il est resté fidèle à DC United jusqu’à la fin de sa carrière, en 2010. Avec le club de la capitale américaine, il a remporté quatre fois la Coupe MLS et une fois la Coupe des champions. Il compte 75 sélections et 9 buts en équipe nationale, avec qui il a disputé la Coupe du monde 1994 aux États-Unis.

Jeff Cunningham, 139 buts (134 + 5) : Né en Jamaïque, Cunningham (photo, à gauche) a déménagé en Floride à l’âge de 14 ans et a pris la nationalité américaine 10 ans plus tard. La fin de sa formation est donc typique d’un joueur américain, avec une arrivée en MLS suite au recrutement annuel des joueurs évoluant avec une université. C’était à Columbus, en 1998, l’année de ses 22 ans. Malgré un statut de remplaçant, il a trouvé le fond des filets 8 fois dès sa première saison, ce qui lui a permis de gagner ses galons de titulaire. Ça ne l’a pas empêché d’alterner les hauts et les bas d’une année à l’autre. Après une saison 2004 décevante, il part pour Colorado qui l’enverra à Salt Lake en 2006, où il terminera meilleur buteur du championnat avant de connaître une nouvelle période difficile, à Salt Lake, puis Toronto et enfin Dallas, où il signe en 2008. En 2009, il retrouve ses meilleures sensations et marque 17 fois pour les Texans, ce qui lui offre un second titre de meilleur buteur. Il joue une autre saison à Dallas avant de revenir aux sources, disputant sa dernière saison à Columbus en 2011. Il a joué un match amical pour la Jamaïque avant de devenir Américain et de choisir l’équipe nationale des États-Unis, pour laquelle il compte 14 sélections.

Ante Razov, 125 buts (114 + 11) : Dès les débuts de la MLS en 1996, Razov, qui avait alors 22 ans, faisait partie de l’effectif de Los Angeles, mais il ne jouait presque jamais. En 1998, il part pour un club qui vient de naître, Chicago, et s’y épanouit : 10 buts lors sa première saison, puis 14 lors de la suivante, puis 18 en 2000. Il décide alors de tenter sa chance en Espagne, plus précisément au Racing Ferreol, en D2 avec qui il marque 7 buts en 19 rencontres avant de revenir à Chicago, où il retrouve sa moyenne de 14 buts par saison. Mais 2004 se passe mal : il marque peu et se brouille avec son entraîneur. Après la saison, il est envoyé à Columbus, où il ne reste pas longtemps puisqu’il finit l’année 2005 sous le maillot des MetroStars avant de signer à Chivas USA. Il y débute en marquant son chiffre fétiche de 14 buts en saison régulière, puis y joue deux autres saisons avant de raccrocher les crampons. Auteur de 6 buts en 25 sélections avec l’équipe nationale américaine.

Jason Kreis, 112 buts (108 + 4) : Né en 1972, Kreis était prêt à évoluer dans les rangs professionnels avant la naissance de la MLS. Ainsi, il jouait en USL avant de signer un contrat avec la MLS et d’être recruté par Dallas lors du processus qui a permis aux clubs de choisir leurs joueurs pour la saison 1996. Il a marqué le premier but de l’histoire du club texan. 1999 a été sa meilleure saison : meilleur buteur du championnat avec 18 réalisations, il a aussi délivré 15 passes décisives, devenant le premier joueur à atteindre le chiffre 15 pour ces deux statistiques lors de la même saison. Cela lui a valu le titre de meilleur joueur du championnat cette saison-là, et Kreis est devenu le premier Américain à remporter cet honneur. Quelques mois après l’annonce de l’arrivée d’un club à Salt Lake en 2005, il a été le premier joueur à y signer un contrat, quittant donc Dallas après 9 saisons de fidélité. Quelques mois plus tard, il devenait le premier joueur de MLS à atteindre la barre des 100 buts en saison régulière. Début 2007, il arrête de jouer pour remplacer son entraîneur John Ellinger, à 34 ans à peine. Habitué des records de précocité, il devient en 2009 le plus jeune entraîneur à remporter la Coupe MLS. Quelques mois après l’annonce de l’arrivée de New York City, Kreis y a signé pour en devenir le premier entraîneur : le club effectuera ses débuts en MLS l’an prochain.

Dwayne De Rosario : 108 buts (105 + 3) : Né à Scarborough, De Rosario a effectué ses débuts professionnels en 1997 dans le club de ce niveau le plus près de chez lui, le Toronto Lynx, qui évoluait alors en A-League (USL). Il part néanmoins en cours de saison à Zwickau, en D2 allemande, où il reste malgré la relégation en fin de championnat. Mais le club ne remonte pas, et De Rosario reprend la direction des USL, signant à Richmond. Après une première année difficile, il marque 15 buts à sa deuxième saison. Déjà international canadien, il n’échappe pas au regard de son compatriote Frank Yallop, qui l’attire lorsqu’il devient entraîneur de San José en 2001. S’il ne joue pas énormément, il se débrouille plutôt bien et se fait découvrir du grand public en marquant le but décisif qui offre la Coupe MLS à son club. Il prend du galon l’année suivante, se blesse sérieusement en 2003 et doit attendre 2005 pour, enfin, devenir titulaire indiscutable. À la fin de l’année, De Rosario suit l’équipe à Houston, où elle a été relocalisée par la MLS. Il est un pion important de l’équipe qui remporte la Coupe MLS en 2006 et 2007. Considéré comme un des meilleurs joueurs du championnat, il est convoité par Toronto qui se dit que l’enfant du pays pourrait permettre à l’équipe de s’améliorer. Mais les attentes sont grandes et le TFC continue de décevoir : De Rosario prend la direction de New York en cours de saison 2011 avant de signer à DC United au milieu de la même année… qu’il termine avec les titres de meilleur buteur et meilleur joueur du championnat ! Après une saison 2013 calamiteuse, DC United fait le ménage et De Rosario retourne à Toronto, dont il défend les couleurs aujourd’hui. Il est à ce jour le meilleur buteur de l’équipe nationale canadienne avec 20 buts, et le quatrième joueur le plus capé, la dernière de ses 77 sélections remontant à novembre dernier.

Les autres membres du top 10 : Taylor Twellman, qui après des débuts dans l’équipe réserve de Munich 1860 a passé toute sa carrière à New England et a été meilleur buteur et meilleur joueur de la MLS en 2005 ; Carlos Ruiz, international guatémaltèque qui a marqué 55 buts en 104 sélections et a surtout empilé les buts pour le LA Galaxy et Dallas entre 2002 et 2007 mais a aussi joué ailleurs en MLS, en Grèce, au Honduras, au Mexique et finit aujourd’hui sa carrière au Guatemala ; Edson Buddle, actuellement à Colorado, dont les deux meilleures périodes ont été ses passages à Columbus (2001-2005) et au LA Galaxy (2007-2010) ; Roy Lassiter, un Américain qui avait passé quatre saisons pro au Costa Rica avant la création de la MLS dont il a été le premier meilleur buteur avec Tampa Bay (27 buts, record égalé il y a deux ans par Chris Wondolowski) puis a brillé sous le maillot de DC United.

08 October 12:41 de la tarde

Les sensations du week-end, les jeunes de Colorado, le record de Donovan et la présentation des arbitres de MLS : voilà les principaux sujet de l’émission Coup Franc de la semaine (à écouter ici).

On se penche sur la raclée 5-1 infligée par Colorado à Seattle. Le but d’ouverture est tombé après 14 secondes : est-ce fréquent de préparer un coup d’envoi comme une phase arrêtée ? Voyez notamment ce but en D3 allemande. Pourquoi Deshorn Brown et Dillon Powers réussissent-ils mieux que d’autres joueurs recrutés lors du dernier SuperDraft ? On s’interroge aussi sur l’inhabituelle léthargie de Seattle.

Autre gros score du week-end : la victoire 5-0 du LA Galaxy contre Chivas USA, qui ne restera pas dans les annales en raison du score mais bien parce que Landon Donovan y a égalé le record de buts inscrits en MLS (grâce à ce but). Ce qui nous vaut un débat sur l’international américain, sa carrière et sa réputation. Dernier match à retenir notre attention, Vancouver - Portland qui s’est terminé en fanfare avec deux magnifiques buts de Camilo, dont celui-ci qui pourrait être but de l’année.

Après un petit détour par la sélection canadienne pour le match contre l’Australie, on se penche sur les arbitres qui officient en MLS. Qui sont-ils ? Quelle expérience ont-ils ? Comment ont-ils commencé ? Quel est leur parcours-type ? Pourrait-on voir des arbitres étrangers en MLS ?

N’oubliez pas non plus de nous faire vos pronostics pour la fin de la saison régulière, en réagissant aux nôtres. L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).