blog

Orlando City

23 June 9:06 de la mañana

Trois sujets sont au programme de notre première émission de l’été (également disponible ici) : la Semaine des rivalités de la MLS, la victoire de Montréal contre Orlando et l’histoire du soccer féminin au Québec.

SEMAINE DES RIVALITÉS

  • Un concept enthousiasmant ?
  • Quelle est la « reine » des rivalités en MLS ?
  • Qu’attendre du derby new-yorkais ?

MONTRÉAL - ORLANDO

  • Montréal a-t-il remporté sa victoire la plus convaincante de l’année ?
  • Laurent Ciman est-il déjà entré dans la légende de l’Impact de Montréal ?
  • Faut-il qu’il aille au Match des étoiles ?
  • Le collectif a-t-il été à la hauteur des individualités qui se sont démarquées ?
  • Une stratégie qui oblige Piatti à gommer ses travers ou fait reposer tous les espoirs sur lui ?

SOCCER FÉMININ AU QUÉBEC

  • Les premiers clubs à le développer et à s’illustrer sur la scène nationale
  • Les nombreux obstacles auxquels les joueuses ont été confrontées depuis 30 ans
  • Les grands noms de l’histoire du soccer féminin québécois, sur le terrain et en dehors
  • Aventures et mésaventures des clubs québécois de W-League depuis 15 ans
  • Et aujourd’hui, où en est-on ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

19 June 11:39 de la mañana

Le match Montréal - Orlando de ce samedi sera l’occasion de voir à l’œuvre deux des défenseurs de MLS les plus réputés : Laurent Ciman, membre de l’effectif belge qui a atteint les quarts de finale de la dernière Coupe du monde, et Aurélien Collin, qui a multiplié les honneurs individuels depuis son arrivée dans notre championnat. Ce sont aussi deux des joueurs les plus charismatiques de la compétition, et ils sont francophones de surcroît.

Une comparaison s’imposait. Pour l’effectuer, nous avons trouvé quelqu’un qui connaît très bien les deux joueurs : Benjamin Nicaise. Ancien coéquipier de Collin en France, il est aujourd’hui consultant vedette en Belgique, pays où il a passé une bonne partie de sa carrière, notamment au Standard, l’ancien club de Ciman.

  • Entre Laurent Ciman et Aurélien Collin, lequel fait le plus se dire avant le match à un attaquant « Ah non, pas lui… » ?

Aurélien Collin. Il a ce côté un peu « foufou », on sent qu’à certains moments, les fils peuvent se toucher.

  • Si vous étiez entraîneur, lequel amèneriez-vous dans votre équipe ?

Laurent Ciman. C’est un joueur plus complet. En plus, il des facultés qui collent à ma philosophie, comme être un leader et avoir les pieds sur terre.

  • Lequel respecte le plus les consignes de l’entraîneur, au point d’être capable de suivre aux toilettes un adversaire qu’il ne doit pas lâcher ?

Aurélien Collin. Il est doté d’une volonté incroyable. Je ne sais pas comment il a évolué, mais à l’époque où on jouait ensemble, si un entraîneur lui avait demandé une telle chose, il l’aurait fait.

  • Lequel est le plus doué techniquement ?

Laurent Ciman. Il a aussi plus de finesse. Il connaît mieux le jeu pour bien improviser quand il est nécessaire de ne pas appliquer à la lettre les consignes de l’entraîneur.

  • Lequel terrorise les plus les défenses adverses ?

Aurélien Collin. Il a davantage le tempérament de monter pour marquer des buts. Ciman, lui, est plus du genre à exploiter un ballon qui traîne pour le pousser au fond.

  • Lequel peut aussi souvent terroriser… sa propre défense.

Aurélien Collin. Il peut effrayer certains de ses coéquipiers : il est capable de faire des « floches » et de passer à travers des interventions.

  • Lequel est le meilleur guide sur le terrain pour ses coéquipiers ?

Laurent Ciman. C’est un bon meneur d’hommes.

  • Auquel des deux conviendrait le mieux l’étiquette « sobre mais efficace » ?

Aurélien Collin. Si un entraîneur lui explique bien ce qu’il doit faire et lui demande de se limiter à récupérer puis à passer le ballon, il s’exécutera. Ciman aime bien participer offensivement au jeu, monter et montrer qu’il est là.

  • Lequel ferait le meilleur entraîneur dans son après-carrière ?

Laurent Ciman. Sans dénigrer la MLS, le fait qu’il ait été international belge, son parcours, son passage dans de grands clubs comme le Standard et Bruges et les entraîneurs qu’il a eus lui donnent le meilleur bagage.

  • Lequel chante le mieux ?

Aurélien Collin. À Amiens, on avait fait un bizutage où chacun devait chanter. Tous les joueurs avaient choisi une chanson française, comme du Cabrel ou du Goldman. Sauf lui, qui avait choisi 50 Cent ! Déjà à 18 ans, il avait cette culture américaine et en connaissait beaucoup mieux la musique que les autres. On l’avait d’ailleurs surnommé « Fifty » et il en était très fier !

09 October 11:36 de la mañana

La soirée a été belle à Columbus, et pas seulement grâce à la défaite de Toronto contre Houston, mais aussi et surtout en raison de la présentation de la nouvelle identité du club, qui a changé d’écusson et, légèrement, de dénomination.

En effet, le Columbus Crew devient le Columbus Crew SC. La base reste la même, les couleurs également, c’était le vœu des supporters. Le nom Crew change, en fait, aussi de signification : pour faire simple, on passe de l’équipage de travailleurs prêts à aller au charbon en tout temps à la bande d’amis passionnés de ballon rond.

Cette modification n’est pas étrangère à l’arrivée d’une nouvelle direction, emmenée par Anthony Precourt, il y a un an. Le moment était opportun. Lors de l’annonce, le club a expliqué qu’il faisait face à des défis liés à l’identité véhiculée par la marque et l’écusson, et qu’il se devait de faire croître considérablement leur pertinence.

Le changement d’écusson fait couler pas mal d’encre. Il faut dire que l’ancienne version ne laissait personne indifférent, elle avait ses adorateurs et ses détracteurs. Il faut reconnaître (preuve visuelle ci-dessous) qu’elle avait très bien vieilli par rapport aux anciens logos d’autres clubs de MLS. Mais Columbus doit être précurseur et évoluer avant que ce ne soit nécessaire (on en avait parlé lors d’une émission Coup Franc l’an dernier). La direction insiste sur le rôle de pionnier du club, arrivé en MLS dès la première saison de la compétition, premier à se doter d’un stade dédié au soccer ou encore premier club sportif de la ville à remporter un titre professionnel.

Et puis, une des clefs de la décision a été l’image véhiculée : qu’on les aime ou non, les trois ouvriers d’un chantier de construction représentaient le dur labeur, et le club veut avant tout projeter une identité basée sur la jeunesse, l’énergie et l’originalité, davantage en corrélation avec celle de la ville dans laquelle il joue.

Le nouvel écusson se veut d’inspiration allemande, car les immigrés venus d’Allemagne ont laissé un héritage à la ville de Columbus : il a donc été dessiné rond, comme celui de nombreux clubs de Bundesliga. Un rond qui permet aussi de représenter la lettre O d’Ohio. Le 96 fait évidemment référence à l’année de naissance du club, et il a été inséré dans une forme identique à celle du premier écusson. Il est superposé à neuf bandes diagonales représentant les neuf autres clubs jouant en MLS en 1996. Restent les damiers, présents sur de nombreux drapeaux utilisés par les supporters du club. Sans oublier l’ajout du nom de la ville, qui ne figurait pas sur l’écusson précédent, et la nouvelle dénomination officielle du club.

C’est bien beau d’avoir des éléments, une bonne raison pour chacun d’entre eux, mais encore faut-il les combiner avec harmonie. Et c’est très réussi, à mes yeux en tout cas. Le nouvel écusson est à la fois élaboré et simple, a une identité claire tout en étant intemporel. Il peut facilement être appliqué sur de nombreux supports et a un style qui lui permettra de ne pas avoir l’air démodé mais bien de perdurer dans le temps.

Le défi était de taille, on peut parler de succès. Columbus n’est pas le premier club de MLS à changer d’identité : ci-dessous, les évolutions depuis 1996. Après Columbus et la MLS, derniers changements en date, vous distinguerez les clubs qui ont simplement changé de logo (DC United, Colorado), ceux qui ont aussi changé de nom (LA Galaxy, Dallas, Kansas City, San José, New York) et ceux venus d’une division inférieure qui se sont dotés d’un nouvel écusson lors de leur passage en MLS.

Je vous laisse commenter ci-dessous pour dire quelles sont les plus belles réussites et quels changements étaient les plus nécessaires. Quand on regarde les anciens logos, notamment mais pas seulement ceux de San José ou Dallas, on a sans conteste une nouvelle preuve de l’évolution dans le bon sens de l’image de la MLS et de ses clubs !

26 November 12:15 de la tarde

L’émission de cette semaine (à écouter ici) fait la part belle aux trois clubs en fête ces derniers jours : Kansas City et Salt Lake, évidemment en raison de leur qualification pour la finale de la Coupe MLS, mais aussi Orlando, qui effectuera son entrée dans la compétition en 2015.

Au menu de la discussion sur les finales de conférence :

  • Les mérites des deux vainqueurs
  • L’influence de la météo du match le plus froid de l’histoire de la MLS
  • Le rôle de Feilhaber dans la victoire de Kansas City
  • Dwyer devant Bieler dans la hiérarchie des attaquants de Peter Vermes
  • À quel point les absences de Bruin et Clark ont été préjudiciables aux Texans.
  • Les choix étonnants de Caleb Porter
  • Le manque de fraîcheur physique de Portland
  • L’influence de la pause de deux semaines entre le match aller et le match retour
  • Une finale de Coupe MLS alléchante ? Même pour les pontes de la MLS ?

L’annonce de l’arrivée d’Orlando en 2015 a été l’autre évènement de la semaine écoulée. Cela nous amène à parler du risque que la Floride constitue une peau de banane, de la santé financière de la MLS, du climat, du niveau de la compétition et du bassin de joueurs ainsi que de l’obligation de gagner et du nombre plus élevé d’équipes qui finiront la saison sans prix.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

19 November 10:06 de la tarde

La MLS ne comptera pas 20 mais bien 21 clubs en 2015, puisque outre New York City, Orlando y effectuera aussi ses débuts à l’occasion de la 20e saison de la compétition. L’Orlando City Soccer Club, de son nom complet, sera le 11e nouveau club de MLS depuis la saison 2005… et le premier de son histoire à jouer en mauve.

Les deux hommes forts du club sont Flávio Augusto da Silva, homme d’affaires né au Brésil, et Phil Rawlins, qui possède des parts dans le club de Premier League anglaise de Stoke. Ils sont entourés par une dizaine de partenaires locaux. « Ils aiment ce sport, notre ligue et cette ville, a déclaré à leur sujet Don Garber, commissaire de la MLS. Et grâce à l’engagement des propriétaires, de la Ville d’Orlando et du comté d’Orange, Orlando City bénéficiera bientôt d’un nouveau stade spectaculaire qui offrira aux supporters et à toute la communauté une expérience sportive vraiment unique au centre-ville. »

En effet, le club jouera dans un stade flambant neuf situé au centre-ville d’Orlando, dont la construction commencera au printemps prochain et qui devrait être inauguré au cours de l’été 2015. Plusieurs publics seront ciblés, dont la population hispanique (qui a plus que doublé depuis l’an 2000) mais aussi les 57 millions de touristes qui visitent la région chaque année.

Comme Vancouver, Seattle, Portland et Montréal, le club existe déjà au moment de l’annonce de son passage en MLS et évolue dans une division inférieure, en l’occurrence l’USL Pro, dont il a été champion à deux reprises et où il disputera la saison 2014.

Lors de la cérémonie accompagnant l’annonce officielle, les dirigeants du club n’ont pas caché leurs ambitions, eux qui ont déjà annoncé vouloir attirer un joueur désigné reconnu mondialement. « Orlando est une ville spéciale avec des supporters géniaux. Nous ne doutons nullement du fait qu’Orlando devienne le prochain exemple de réussite en MLS », a déclaré Flávio Augusto da Silva, alors que Phil Rawlins ajoutait : « Les supporters à Orlando ont clairement prouvé qu’ils étaient prêts pour la MLS, et nous sommes impatients de célébrer avec eux et de travailler ensemble pour établir un nouveau standard dans ce pays. »