blog

New York Red Bulls

07 March 5:55 de la tarde

Si vous avez écouté notre émission Coup Franc de présentation du championnat, vous aurez remarqué que six favoris se dégagent des pronostics de début de saison. Ce sont également les six clubs qui occupaient les six premières places à l’issue de la saison régulière en 2013. Alors, quel visage auront-ils en 2014 ?

SEATTLE

La seule équipe de la liste vraiment mécontente de sa saison 2013 : et pour cause, l’effondrement final a été spectaculaire. Changer l’entraîneur ou les joueurs ? La direction a tranché et maintenu sa confiance en Sigi Schmid alors que Gspurning, Rosales, Eddie Johnson et Hurtado, autant de titulaires indiscutables, sont partis. Le renouveau est censé naître des arrivées de Frei (gardien remplaçant à Toronto où il avait cependant montré de belles choses), Marshall (défenseur central venu de Columbus qui a une excellente réputation auprès des observateurs américains), Anibaba (qui jouera à ses côtés après avoir contribué à l’éclosion de Berry à Chicago), Pappa (ailier gauche revenu d’Heerenveen qui fut naguère une vedette à Chicago) et Cooper (attaquant très complet, passé à côté de son sujet l’an dernier à Dallas après une brillante saison 2012 à New York).

La rapidité de leur intégration déterminera le bon départ de l’équipe et celui-ci risque d’être d’une importance capitale. L’impatience est manifeste à Seattle, et à la moindre baisse de régime, le siège de Schmid risque de devenir éjectable. Intégrer tout ce beau monde demandera du temps, mais la pression qui règne au club en ce moment n’est pas propice à la stabilité. L’entraîneur devra aussi gérer un compartiment offensif où les stars Dempsey et Martins ne sont pas toujours en forme. Si physiquement, les défenseurs ne sont pas à leur mieux en ce début de saison, les résultats de la préparation ont toutefois été encourageants.

LA GALAXY

Ce gros nom de la MLS a été moins souvent à la une de l’actualité que d’habitude l’an dernier. Un départ raté, pas de troisième Coupe MLS consécutive, et voilà qu’on parle davantage des autres. Cette saison, ça risque d’être différent. Il faut dire qu’il y a un an, le départ de Beckham cachait quelques ratés, qui ont été corrigés au sein d’une équipe qui a préparé sa saison 2014 à l’écart, avec également un œil sur la Ligue des champions. Ainsi, le gardien Penedo, arrivé l’été dernier, gagne des points alors que son prédécesseur en perdait. Donovan a commencé la préparation avec les autres au lieu d’être en « période de réflexion ». Keane a eu le temps de se reposer et de régler des pépins physiques.

L’Américain et l’Irlandais sont les deux vedettes de l’équipe. Sur le terrain, ils se trouvent les yeux fermés. Sauf que voilà : les entraîneurs adverses commencent à trouver la parade, ce qui force Bruce Arena à changer ses plans. D’où les arrivées des attaquants Friend et Samuel, pour laisser plus de latitude aux joueurs désignés en donnant davantage de travail aux défenseurs dont la tâche sera également compliquée par le suédois Ishizaki, un pur ailier, et Zardes, que beaucoup voient devenir la révélation de la saison. Derrière, on note peu de changements, même si le départ de Franklin en a surpris certains, mais le club ne l’a pas retenu, ayant des solutions de rechange. Les observateurs californiens parlent aussi de la fragilité psychologique d’une équipe sur laquelle la Coupe du monde pourrait avoir des séquelles.

SALT LAKE

Jason Kreis est parti, tous les autres sont restés : hormis l’entraîneur, il n’y en effet eu ni renfort ni départ majeur dans l’équipe désormais dirigée par Jeff Cassar. L’ancien adjoint connaît ses troupes, et on aura droit aux mêmes tactiques avec les mêmes hommes… qui ont tous un an de plus. Ce qui pèse dans la balance pour une équipe dont les deux tiers des titulaires sont des trentenaires accomplis. Parmi eux, Beckerman et Morales, qui forment possiblement le meilleur duo dans l’axe de l’entrejeu en MLS : le premier protège non seulement sa défense comme nul autre mais est également un excellent passeur, le second est un n°10 comme les aiment les puristes. Deux des vedettes de l’équipe avec le gardien Rimando et l’attaquant Saborio.

L’année passée, Salt Lake était un vrai bulldozer offensif et a surpassé les attentes (presque tout le monde prévoyait une année de transition), qui seront forcément élevées cette saison aussi. Le problème majeur, à gauche de la défense, n’a pas été résolu. Les jeunes, qui se sont mis au niveau de leurs aînés en 2013, devront confirmer car ce sera très bientôt à eux de porter cette équipe. Si Cassar veut permettre à ce groupe, formé de longue date et habitué des finales presque toutes perdues, d’enrichir son palmarès, il doit viser les résultats immédiats. S’il fait preuve des mêmes qualités que Kreis, il peut y parvenir.

PORTLAND

Même si elle ne fait pas l’unanimité, il faut reconnaître que bien du monde est tombé sous le charme de la formation de Caleb Porter la saison dernière, au point d’un faire un favori pour décrocher le Supporters Shield cette année (c’est le nom qui revient le plus souvent avec Kansas City). Quand on en regarde sa composition de plus près, on se rend compte qu’il y a deux sortes de joueurs. D’abord, les vedettes dont tout le monde parle, à commencer par Valeri, box to box moderne dont la moindre baisse de régime peut affecter toute l’équipe, le Canadien Will Johnson, régulateur de l’entrejeu et auteur de coups francs spectaculaires, et Nagbe, dont le talent est souvent souligné même s’il ne s’exprime pas à son plein potentiel.

Et puis, il y a les nombreux hommes de l’ombre, bien plus efficaces et importants qu’il n’y paraît. Wallace en a été le parfait exemple la saison dernière, et il est blessé pour plusieurs mois. Sans réelle vedette, l’arrière-garde était une des plus solides de la compétition : elle a perdu Jean-Baptiste, remplacé par l’Argentin Paparatto qui doit aider à combler les problèmes défensifs sur phases arrêtées. Devant, Ryan Johnson est parti, remplacé numériquement par un autre Argentin, Fernandez, possible ailier gauche pendant qu’Urruti sera en pointe. Cette équipe n’a pas de vrai buteur, mais c’est peut-être le seul point d’interrogation (sauf pour les détracteurs du gardien Ricketts) au sein d’un collectif dont Porter gère les moindres détails afin de lui donner un rendement optimal.

KANSAS CITY

Très solide durant la saison régulière, vainqueur de la Coupe MLS et un seul départ, celui du gardien Nielsen : le Sporting ciel et marine a tout ce qu’il faut pour jouer les premiers rôles cette saison. Les deux interrogations majeures sont à chaque extrémité du terrain. La retraite du portier danois, capitaine surnommé le puma, laisse un héritage lourd à porter : Kronberg, qui n’a joué que cinq rencontres en huit saisons au club, reçoit sa chance, mais fera face à la concurrence de Gruenebaum, très solide gardien venu de Columbus. En pointe, le joueur désigné Bieler a perdu son statut de titulaire au profit de Dwyer, qui doit confirmer les progrès montrés à son retour d’Orlando en fin de saison dernière.

L’entrejeu est emmené par Zusi, joueur offensif très polyvalent dont les centres et coups de pied arrêtés tranchent les défenses. Il a été renforcé par le milieu droit Zizzo, qui semble déjà parfaitement intégré, ce qui rend ce secteur encore plus dangereux, et la menace sera omniprésente si Feilhaber parvient à être régulier à son meilleur niveau. Derrière, les défenseurs se connaissent parfaitement, même si Colin, Sinovic et Myers pâtiront de l’absence de Besler pendant la Coupe du monde. Déjà la plus solide de la série, cette arrière-garde sera presque infranchissable si elle réapprend à défendre sur les pertes de balle comme en 2012. Certes, il y a quelques interrogations, mais y avoir des réponses positives relève plus du réalisme que de l’utopie et permettrait au groupe de Peter Vermes d’endosser et de justifier le rôle de grandissime favori.

NEW YORK

On ne change pas une équipe qui gagne. Alors quand elle termine en tête du classement général, ce qu’elle attendait depuis 1996, vous pensez ! Bon, il y a quand même eu quelques transferts entrants et sortants, mais en quantité négligeable par rapport aux habitudes du club, qui pour une rare fois mise sur la continuité. L’équipe n’a rien perdu de ses qualités offensives, une stabilité de bon augure, tout comme les jeunes qui s’aguerrissent. Les vedettes Henry et Cahill seront toujours les fers de lance. Le poids des années ne ralentit pas le Français qui est aussi efficace devant le but que pour offrir des passes décisives à ses coéquipiers. Quant à l’Australien, qui sera à la Coupe du monde, il joue bien mais est aussi une menace permanente sur les ballons aériens. Ils sont soutenus par des joueurs qui n’ont pas le statut de vedette mais ont haussé leur niveau l’an dernier pour amener New York au sommet : les Steele et autre Alexander devront s’y maintenir pour que l’équipe en fasse autant.

Il y a quand même quelques nouveaux visages en défense : l’arrière droit Eckersley (qui doit compenser le départ de Barklage, un des deux titulaires qui n’est plus là, l’autre étant Holgersson), le défenseur central espagnol Armando, qui a joué pour l’équipe B de Barcelone, et le jeune international camerounais Oyongo, qui devrait surtout pallier l’absence de l’arrière gauche Miller durant la Coupe du monde. Mike Petke devra aussi instaurer plus de discipline derrière. Dans l’ensemble, New York est du même niveau que la saison dernière : son classement dépendra peut-être davantage de l’amélioration de ses concurrents.

28 February 3:47 de la tarde

La valse des entraîneurs a été une des danses à la mode cet hiver en MLS puisque pas moins de 8 clubs ont changé l’homme à la tête de leur équipe.

Leurs choix se sont portés sur des solutions internes, puisque trois nouveaux T1 occupaient le même poste dans un autre club de MLS la saison dernière, que deux autres étaient déjà au club en tant qu’entraîneur adjoint, et il faut encore en ajouter un qui était adjoint dans un autre club.

Le seul vrai nouveau est donc Gregg Berhalter à Columbus. Si vous faites bien le calcul, il en manque un : Pablo Mastroeni n’est pas officiellement entraîneur de Colorado, mais il dirige les entraînements depuis la reprise alors que ses patrons cherchent toujours un titulaire au poste. Il est candidat et ne partira pas dans l’inconnu s’il est retenu puisqu’il a défendu les couleurs du club pendant 12 saisons.

Ces nombreux changements font baisser la moyenne de longévité des entraîneurs avec un même club, qui est de deux saisons et une petite poussière. L’an dernier, on s’approchait des 3 saisons. Ils étaient 9 à en être au moins à leur quatrième saison, contre 6 cette année. Dominic Kinnear reste le plus longtemps en poste de la liste, en haut de laquelle ne figurent plus Jason Kreis, Schellas Hyndman et Frank Yallop.

Voilà donc la liste classée par longévité dans leur club, avec leur nationalité, leur année de naissance et l’occupation des nouveaux venus en 2013 :

  • Houston : Dominic Kinnear (É-U / 1967 / 11e saison, incluant les deux avant le déménagement de l’équipe de San José à Houston)
  • LA Galaxy : Bruce Arena (É-U / 1951 / 7e saison)
  • Seattle : Sigi Schmid (É-U / 1953 / 6e saison)
  • Kansas City : Peter Vermes (É-U / 1966 / 6e saison)
  • DC United : Ben Olsen (É-U / 1977 / 5e saison)
  • New England : Jay Heaps (É-U / 1976 / 4e saison)
  • Philadelphie : John Hackworth (É-U / 1970 / 3e saison)
  • Portland : Caleb Porter (É-U / 1975 / 2e saison)
  • New York : Mike Petke (É-U / 1976 / 2e saison)
  • Toronto : Ryan Nelsen (N-Z / 1977 / 2e saison)
  • San José : Mark Watson (Can / 1970 / 2e saison)
  • Montréal : Frank Klopas (É-U / 1977 / 1re saison - entraîneur Chicago)
  • Dallas : Oscar Pareja (Col / 1968 / 1re saison - entraîneur Colorado)
  • Chicago : Frank Yallop (Can / 1964 / 1re saison - sans club après son départ de San José en juin)
  • Salt Lake : Jeff Cassar (É-U / 1974 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Vancouver : Carl Robinson (PdG / 1976 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Chivas USA : Wilmer Cabrera (Col / 1967 / 1re saison - adjoint Colorado)
  • Columbus : Gregg Berhalter (É-U / 1973 / 1re saison - sans club après son renvoi d’Hammarby en juillet)
  • Colorado : Pablo Mastroeni (É-U / 1976 / 1re saison à confirmer - joueur LA Galaxy)

27 February 1:13 de la tarde

Avec une kyrielle de rencontres de préparation, ce mercredi était la journée la plus occupée depuis la reprise puisque seuls Dallas et le LA Galaxy n’ont pas joué. Cela devient d’autant plus important qu’à dix jours du coup d’envoi de la saison, les entraîneurs veulent aligner un onze qui s’approche de leur équipe-type. Vous n’avez pas pu suivre toute l’action sur les terrains ? Ne vous en faites pas, nous l’avons fait pour vous.

Philadelphie - Toronto 0-0. Si les deux gardiens ont sorti l’un ou l’autre bel arrêt, le résultat reflète bien la rencontre. Ce manque de créativité aux yeux de certains était, pour les deux entraîneurs, dû au bon jeu défensif de joueurs dont ils soulignent les progrès. Berry a effectué ses débuts pour Philadelphie tandis que Toronto apprenait avec inquiétude la blessure de Defoe, par ailleurs convoqué en équipe nationale anglaise.

Columbus - Orlando 4-4. Orlando a chaque fois pris l’avance avant que Columbus n’égalise. La fin de match a été complètement folle, puisque les Floridiens menaient 2-1 à un quart d’heure du terme. Gregg Berhalter a davantage vanté le caractère de ses joueurs que leur jeu défensif parfois chancelant, mais son équipe avait gagné ses deux première rencontres et termine en tête du groupe devant Orlando, Philadelphie et Toronto.

New York - Fluminense (-23) 1-0. Les pensionnaires de MLS ont été malmenés dans cette rencontre qui a mis du temps à prendre du rythme et doivent une fière chandelle à leur gardien Meara ainsi qu’à McCarthy qui a dégagé un ballon chaud à même la ligne. À un quart d’heure du terme, Bover inscrivait son deuxième but du tournoi d’un joli coup franc direct pour leur donner la victoire. Le comportement des jeunes et la réaction en deuxième mi-temps sont leurs principales satisfactions du jour.

Kansas City - Montréal 3-2. Malgré un but à la première minute et une avance reprise plus tard dans le match, les Québécois ont encore montré un beau visage en début de chaque mi-temps avant de flancher, contre un adversaire qui avait déjà joué plus tôt dans la journée. Zizzo et le gardien Kempin ont certainement marqué des points aux yeux de Peter Vermes dont l’équipe termine en tête de son groupe devant New York, Montréal et les espoirs de Fluminense.

Chivas USA - Colorado 0-0. Quelques jours après avoir été racheté par la MLS, le club californien a un nouveau président en la personne de Nelson Rodriguez. Sur le terrain, ça se passe bien puisqu’il est toujours invaincu lors de la préparation. Colorado, qui avait jusque-là marqué lors de toutes ses rencontres, n’a pas encaissé pour la quatrième fois en sept sorties.

New England - Chicago 1-0. Malgré la défaite, l’équipe de Frank Yallop prend de plus en plus ses aises avec le 4-1-4-1 de son nouvel entraîneur et termine en tête de la première phase du tournoi, ce qui lui vaut d’affronter les espoirs de Chivas (version mexicaine) en finale. Le but à la dernière minute a soulagé la formation du Massachusetts où il y a beaucoup de nouveaux joueurs offensifs, qui commencent à peine à trouver leurs marques et auront bientôt la compagnie de Daigo Kobayashi, cédé hier par Vancouver.

Salt Lake - Tucson 3-1. Jeff Cassar a profité de ce match contre un adversaire plus faible pour faire tourner son effectif, ce qui n’a pas empêché les titulaires habituels comme Saborio de se mettre en évidence. Le match de classement samedi contre Chivas USA sera plus riche en enseignements. L’autre match de classement de la Desert Diamond Cup opposera New England à Colorado.

Seattle - Houston 1-1. Obafemi Martins a marqué son troisième but de la préparation pour une équipe qui respire la forme en ce moment et est particulièrement menaçante sur phases arrêtées. La première mi-temps a été très intéressante, avec deux équipes alignant ce qui pourrait ressembler à leur onze de base (elles ont remplacé presque tout le monde à la pause). Davis, lui aussi en bonne forme, avait ouvert la marque pour les Texans au quart d’heure.

DC United - Charleston 1-1. Pour l’occasion, Ben Olsen avait laissé au repos ses vétérans et il a fallu une demi-heure à ses jeunes joueurs pour entrer dans le match. À 20 minutes de la fin, il les a tous fait sortir pour les remplacer par les titulaires habituels et il n’a pas fallu longtemps pour voir Davy Arnaud ouvrir la marque. Charleston a cependant égalisé sur corner dans les arrêts de jeu.

Vancouver - San José 2-0. Si tout le monde parlait de Vancouver hier soir, ce n’est pas en raison de cette victoire mais parce que le club est allé chercher le joueur désigné Matias Laba à Toronto pour, apparemment, pas grand-chose. Les deux équipes ont aligné beaucoup de jeunes et San José a dominé une grande partie du match. Cependant, l’efficacité était Vancouvéroise avec un but contre le cours du jeu en première mi-temps et un penalty dans les dernières minutes.

Portland - Portmore United 1-1. Caleb Porter avait laissé ses gros canons au repos, ce qui n’a pas empêché son équipe de dominer son adversaire jamaïcain, sans toutefois arriver à prendre une avance suffisante pour éviter une mauvaise surprise sur penalty en fin de rencontre. Pour tirer plus d’enseignements, rendez-vous samedi contre Vancouver.

21 February 12:20 de la tarde

C’est assez amusant de se promener sur les forums de discussion et les réseaux sociaux et de lire les discussions au sujet des maillots de chaque équipe. Les supporters veulent de la stabilité mais… supputent régulièrement sur le nouveau look que pourraient voire devraient adopter leurs favoris.

Les curieux et adeptes des nouveautés seront servis cette année, puisque les 19 clubs de MLS changeront tous au moins un de leurs trois maillots officiels. Ces nouvelles tenues seront présentées, comme l’an dernier, lors de la « Semaine des maillots », qui aura lieu du 3 au 7 mars. Vous pouvez déjà en avoir un avant-goût et les précommander dès aujourd’hui sur MLSgear.com et MLSGearCanada.ca.

Cette année, le thème de l’évènement annuel est « Le soccer, fabriqué en Amérique du Nord ». Ces dévoilements sont aussi l’occasion pour les équipementiers (adidas en l’occurrence pour tous les clubs de MLS) de présenter leurs dernières innovations. Il en sera de même avec les maillots des 32 participants à la prochaine Coupe du monde, qui suscitent eux aussi toujours beaucoup d’engouement. Mais en MLS, il y a un plus : un évènement (privé, en ligne, mais bien souvent public) lors duquel les clubs dévoilent leur nouveau maillot et célèbrent le début de la saison avec leurs supporters.

Voilà le programme
3 mars : Chivas USA, Houston, LA Galaxy, Portland, Seattle
4 mars : Chicago, Colorado, Columbus, Kansas City, Montréal, New England, New York, Philadelphie, Salt Lake
5 mars : Vancouver
6 mars : Dallas, Toronto
Déjà organisé : DC United, San José

17 February 1:00 de la tarde

Trois semaines après la reprise, les équipes ont peaufiné leur condition physique, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

TOURNOI WALT DISNEY WORLD (Orlando, 19 février au 1er mars)

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 22 février au 1er mars)

Demain, l’état des lieux des équipes qui participent aux tournois de Tucson, de Portland ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.

13 February 2:32 de la tarde

Ces derniers jours, vous êtes nombreux à m’avoir demandé de faire un point sur les arrivées et départs de joueurs depuis la reprise car vous n’aviez pas toujours tout suivi, en dehors de votre club favori. Voilà donc les mouvements importants à noter à quelques jours du début des principaux tournois de préparation (que vous pourrez en grande partie suivre en direct).

La plupart des renforts sont arrivés de l’étranger, le marché restant néanmoins assez calme même si nos clubs n’ont plus leurs homologues européens dans les pattes (la période des transferts a pris fin le 31 janvier sur le Vieux Continent). On a vu débarquer quelques joueurs de qualité qui espèrent marcher sur les traces des Valeri et autre Gonçalves.

Confirmant son ardent désir de rejouer les premiers rôles, DC United a attiré Christian Fernandez, arrière gauche qui a le sens du but et a aidé Almeria à retrouver l’élite espagnole cette saison. Deux ans après Christian Wilhelmsson, le LA Galaxy a fait venir Stefan Ishizaki, un autre extérieur droit international suédois qui entrera en concurrence directe avec Robbie Rogers. Vancouver a fait son marché en Uruguay, où il a été chercher deux jeunes joueurs offensifs : Sebastián Fernández, qui aime évoluer en soutien de l’homme de pointe, et le meneur de jeu Nicolás Mezquida.

Parmi les autres nouveaux visages, celui du Français Vincent Nogueira, qui a quitté Sochaux Philadelphie où il est arrivé peu après la reprise des entraînements et a déjà fait forte impression. Les premières foulées de 2014 sur les terrains ont été aussi synonymes d’action à Toronto, qui a cédé Richard Eckersley à New York, le remplaçant par Bradley Orr, prêté par Blackburn qui ces derniers mois avait prêté cet arrière droit à Blackpool en D2 anglaise.

Pas vraiment inconnu mais très attendu après son passage décevant à Heerenveen, l’international guatémaltèque Marco Pappa a signé à Seattle. Notons aussi que Gabriel Farfan a quitté Chivas USA pour Chiapas en championnat du Mexique, où son frère Michael est également parti cet hiver, lui qui a signé à Cruz Azul. Enfin, Hendry Thomas passe de Colorado à Dallas où il apportera du muscle dans l’entrejeu.

11 February 11:45 de la mañana

En cette période olympique, je me suis amusé à associer les 19 clubs de MLS à une discipline présente aux JO d’hiver. Puisqu’il n’y a officiellement que 15 sports, j’en ai subdivisés certains, mais chaque discipline a son club et vice-versa.

  • Kansas City : 50 km (ski de fond). Le marathon des Jeux d’hiver, dont les spécialistes sont de véritables héros chez eux, convient bien à un club qui sait ce que le travail de longue haleine veut dire et ne manque pas de vedettes locales.
  • Columbus : ski de fond. Le sport qui exige la plus grande endurance présente des similarités avec ce club présent en MLS depuis ses débuts et qui, sans faire de flammèches, a régulièrement été parmi les meilleurs.
  • Seattle : saut à skis. L’art de ne pas avoir peur et de vouloir toujours aller plus haut et plus loin : voilà comment on peut définir les hommes volants mais aussi ce club hors-norme qui joue devant un public survolté.
  • LA Galaxy : patinage artistique. Les arabesques de Keane et de Donovan donnent le tournis et forcent l’admiration… et la tête de Bruce Arena en bord de terrain vaut parfois bien celle de ses homologues russes.
  • Portland : danse sur glace, avec Caleb Porter en maître chorégraphe, les entrechats de Valeri et Nabge, entre autres, mais aussi quelques glissades de temps à autre… et un tronc d’arbre pour remplacer les fleurs lancées par les admirateurs.
  • New York : hockey sur glace, le sport où l’on retrouve argent, spectacle et célébrités… dont la notoriété fait parfois à elle seule de l’ombre à des sportifs qui n’ont pourtant pas grand-chose à leur envier.
  • Chicago : descente (ski alpin). Tout schuss sur les pentes avec les rois de la vitesse de l’hiver olympique, ou sur le terrain avec les contres expéditifs menés par Oduro dans un passé récent et Magee depuis la saison dernière.
  • Vancouver : slalom (ski alpin). Avec des départs et arrivées de joueurs et d’entraîneurs, tant en fin qu’en cours de saison, le changement de direction permanent a souvent été de mise en Colombie-Britannique.
  • Houston : patinage de vitesse, sport qui a la classe du coup de patte de Davis et où on se lance vers la gauche et la droite plutôt que droit devant, il va donc bien à cette équipe qui aime passer par les côtés. Et puis, l’armada orange y fait fureur.
  • Salt Lake : biathlon. Ce n’est pas parce que tu tires une fois à côté et que tu écopes d’une pénalité que tu as course perdue… Ce n’est pas parce que des joueurs importants puis ton entraîneur fétiche s’en vont que ta saison est foutue.
  • DC United : poursuites. Même si ce n’est pas un sport à proprement parler, cet exercice présent dans plusieurs disciplines comme le patinage de vitesse et le biathlon est l’association évidente pour une équipe à la poursuite de son glorieux passé.
  • Colorado : bobsleigh. Pour ces scènes cocasses où le pousseur (un certain C.P.) accomplit de fantastiques efforts pour lancer l’engin et son équipe à toute vitesse mais, finalement, ne monte pas dedans lors de la troisième manche…
  • Montréal : curling. Le sport qui ne ressemble à aucun autre au programme olympique convient à ce club qui aime et sait se distinguer… et n’hésite pas à se servir du balai avec ses entraîneurs, sans pour autant leur jeter la pierre.
  • San José : ski acrobatique. Ça secoue, ça va dans tous les sens, on ne comprend pas toujours tout, mais on retombe presque à chaque fois sur ses pattes. Lenhart se charge des bosses, Wondolowski de l’efficacité.
  • Dallas : luge. Associer Dallas et la luge, c’est tordu ? A priori, tout autant que la luge d’été, activité qui existe pourtant et semble aussi farfelue que celle de jouer au soccer à Dallas en été en pleine canicule.
  • New England : combiné nordique. Malgré des sportifs de très haut niveau, il manque un truc pour rendre ça vraiment excitant, tout comme l’emballage vieillot du club qui dévalorise un produit qui peut pourtant être intéressant sur le terrain.
  • Philadelphie : skeleton. C’est jeune, c’est moderne, ça doop et on n’hésite pas à foncer la tête la première sur le terrain comme en dehors, ce qui provoque parfois des réactions comme « Mais ils font quoi, là ? »
  • Toronto : snowboard, le surf des neiges… pour l’impossibilité de marcher en mettant un pied devant l’autre, les chutes mais aussi le gros spectacle tape à l’œil, essayé avec le slopestyle à Sotchi, avec Defoe et Bradley en Ontario.
  • Chivas USA : patinage sur piste courte, appelé aussi shorttrack, où, peu après le départ, la désorganisation arrive bien vite, et même quand tout le monde reste en équilibre, les dénouements inattendus ne manquent pas.

Et vous, à quel sport présent aux JO d’hiver associeriez-vous les clubs de MLS ?

30 January 5:36 de la tarde

Ce jeudi soir, les San José Earthquakes changeront d’image : nouveau maillot, nouveau logo, mais surtout nouvelle identité. Un vrai rebranding – excusez l’anglicisme – qui est plus qu’un changement esthétique. Il sera complet l’an prochain, quand le club entrera dans son nouveau stade.

Ce n’est pas la première fois qu’un club de MLS accomplit un tel geste, non dénué de sens. Car si on parle souvent de MLS 1.0, 2.0 ou 3.0, en référence à l’informatique, l’évolution des clubs et de leur image y contribue.

Ainsi, en 2004, ce qui s’appelait alors le Dallas Burn a décidé de se défaire d’un nom et d’un logo que le bon goût m’empêche de commenter : le club s’est rebaptisé FC Dallas et son emblème s’est rapprochée des standards habituels du soccer. Après tout, c’est le sport auquel on joue en MLS… Il a aussi déménagé dans un stade conçu pour le soccer et a surtout vu sa moyenne de spectateurs partir à la hausse.

Ambitieux de nature, les ex-MetroStars se sont mariés en 2004 avec une boisson énergétique et le club a adopté le nom officiel de Red Bull New York. Le nouveau propriétaire a tout mis à son image – comme il l’a fait dans d’autres clubs à l’étranger – mais surtout permis la construction d’un des plus beaux stades de MLS. Déjà hautes, les ambitions visaient toujours les sommets avec, enfin, un premier trophée officiel remporté l’automne dernier.

En 2007, le Los Angeles Galaxy (devenu depuis lors LA Galaxy) adoptait de nouvelles couleurs et un nouveau logo. Ceux qui ne suivent pas la MLS de près depuis si longtemps ne s’en rappellent guère car ce qui a surtout marqué les souvenirs cette année-là, c’est l’arrivée de David Beckham. En réalité, tant le club que la Major League Soccer entraient en 2007 dans une nouvelle ère : l’arrivée de l’icône anglaise a aidé, mais était avant tout la manifestation d’idées plus modernes.

L’exemple le plus récent date de 2010 et nous vient de Kansas City, dont le nom (Wizards) et le logo ne reflétaient pas l’image d’un club et d’une compétition de haut niveau qui se respectent. Là encore, on y a été d’un changement drastique, plus conforme avec l’identité du soccer, accompagné de l’arrivée dans un stade idoine. Bilan : celui-ci est toujours plein, l’équipe nationale américaine adore y jouer et le club local a désormais autant de succès sur le terrain qu’en dehors.

Je termine avec une question : selon vous, y a-t-il encore un ou des clubs qui feraient bien de changer d’image et dont l’identité ne vous semble pas en phase avec la MLS moderne ?

28 January 1:51 de la tarde

Ça y est, les 19 clubs de MLS ont repris le collier. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

22 January 9:40 de la tarde

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, les clubs qui s’inscrivent, pour le moment, dans la continuité.

Quoi de plus normal pour ceux qui gagnent ? Ainsi, à Kansas City, Peter Vermes a trouvé la bonne formule. Il n’en déroge pas et elle a offert au club la Coupe MLS l’an dernier. Dès lors, pourquoi changer ? À New York non plus, on ne change pas une équipe qui gagne (le Supporters Shield en l’occurrence), surtout 12 mois après avoir tout chamboulé. Il faudra tout de même compenser les départs de Barklage et Espindola, et on sent l’envie de préparer l’arrivée d’un encombrant voisin en attirant une vedette. L’arrivée d’un grand nom, voilà aussi ce qui pourrait changer la donne au LA Galaxy, mais on ne touche pour autant pas aux fondations, ni aux rôles importants occupés par Keane et Donovan.

Il y a aussi ceux qui veulent poursuivre le travail entamé la saison dernière, comme Philadelphie où les troupes de John Hackworth sont convaincues d’être sur les bonnes bases et comptent le confirmer en terminant cette fois du bon côté de la ligne rouge. Pour sa part, la jeune garde de New England, privée d’Agudelo et du retraité Reis, entre dans la difficile saison de la confirmation sans devoir faire face à de grands bouleversements. Et si à San José, Baca, Morrow et Chavez sont certes des joueurs importants à s’en aller, Mark Watson veut continuer le travail effectué depuis qu’il a repris l’équipe en cours de saison passée.

Stabilité aussi à Houston, et ce à long terme. Depuis que Dominic Kinnear dirige l’équipe, elle a un style caractéristique qui convient au club, où l’on ne voit pas de raison d’apporter de gros changements. Enfin, pour conclure cette liste, son seul membre à avoir changé d’entraîneur : Montréal. Le club québécois est cependant le seul à ne pas encore avoir recruté en dehors du SuperDraft, plaidant que son vrai visage était celui du bon début de saison en 2013.