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New York Red Bulls

10 April 3:18 de la tarde

La semaine a été marquée par la qualification de Montréal pour la finale de la Ligue des champions. Matthias Van Halst et Olivier Tremblay étaient sur place et vous font partager tout ce qu’ils ont vécu à Alajuela dans l’émission de cette semaine (également disponible ici), lors de laquelle on parle aussi Franco du mois, équipes nationales de jeunes et décisions juridiques.

Principaux sujets concernant Montréal - Alajuelense :

  • L’accueil chaleureux dans la ville d’Alajuela
  • L’ambiance le jour du match et pendant celui-ci
  • Des supporters très chauds mais rarement agressifs
  • La qualification montréalaise tirée par les cheveux
  • Efficacité offensive et naissance d’automatismes
  • L’apport de Bernier après sa montée au jeu
  • Les commentaires des joueurs après la rencontre
  • Bush et Soumare ont joué avec le feu
  • S’arrêter de jouer ou tourner les dos : des erreurs à ne plus commettre
  • L’Importance de cette qualification pour l’Impact de Montréal
  • Quelques mots sur la finale contre l’America Mexico

Les autres sujets :

  • Dévoilement du franco du mois de mars (victoire de Damien Perrinelle)
  • Pas de jeune de l’Impact en équipe nationale U17 : les explications de Rudy Doliscat
  • Club de lecture : soccer et justice (gagnez le livre)

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

03 April 12:38 de la tarde

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous ferai un tour d’horizon similaire chaque mois. On recommence aujourd’hui !

01 April 2:54 de la tarde

Les joueurs francophones sont de plus en plus nombreux en MLS, et c’est pourquoi cette année, MLSsoccer.com a décidé d’élire mensuellement un Franco du mois. Pour entrer en ligne de compte, un joueur doit être capable de s’exprimer en français (pour le savoir, on a fait confiance aux chargés de relations publiques des clubs). Le système est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. Vos votes s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Les trois finalistes pour le mois de mars sont Michel Garbini (Dallas), Laurent Ciman (Montréal) et Damien Perrinelle (New York RB). Seules leurs prestations en championnat sont à prendre en compte au moment de voter. Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook.

Michel Garbini
Le roi des coups de pieds arrêtés du FC Dallas n’était pas titulaire lors du premier match de son équipe, mais était monté sur le terrain au moment du seul but de cette victoire in extremis contre San José. Il a ensuite récupéré sa place, offrant deux passes décisives contre Kansas City, et fut le joueur le plus proche d’offrir aux siens une quatrième victoire de suite en envoyant un coup franc sur la transversale contre Seattle.

Laurent Ciman
Même si Montréal n’a toujours pas gagné cette saison, sa défense a paru bien plus solide que l’an dernier, et Ciman en est en partie responsable. Il n’est passé inaperçu ni lors de la courte défaite à DC United, ni lors du nul blanc arraché en infériorité numérique à New England, multipliant les interventions et les bonnes relances. Par contre, lors de l’absence de l’international belge contre Orlando, son club a encaissé deux buts. Coïncidence ?

Damien Perrinelle
Remplaçant la saison dernière, l’arrière central a reçu sa chance dès le premier match de championnat et l’a saisie à pleine mains. Il fait partie des cinq joueurs de son équipe, toujours invaincue, n’ayant pas manqué la moindre minute en trois rencontres cette saison. Associé dans l’axe à Zubar puis à Miazga, Perrinelle a permis à sa défense de rester solide malgré trois duels très difficiles - à Kansas City, contre DC United et à Columbus.

20 March 1:25 de la tarde

Ce dimanche, San José inaugurera son nouveau stade : une enceinte dont il sera le principal occupant, bâtie en fonction de ses besoins et dédiée au soccer. Ces fameux soccer specific stadiums, comme on les appelle en anglais, ont changé le visage de la MLS et eu de nombreux bienfaits pour leurs clubs. Des vingt clubs actuels, San José est le dixième à déménager en quittant un domicile pas vraiment adapté pour s’installer dans un véritable chez lui. Mais les affluences et les résultats se sont-ils automatiquement améliorés pour tout le monde ? Tour d’horizon.

Houston
Le club a une histoire particulière puisque toute la structure de San José y a déménagé en 2006… sans son palmarès qui a été repris par San José lorsque le club a pour ainsi dire ressuscité deux ans plus tard. Le club texan, lui, a continué de vivre et de jouer au stade Robertson, enceinte multifonctions de 32 000 places. L’année suivante, le club décide d’avoir son propre stade : il ouvre en 2012, et est deux fois moins loin du centre ville (à une vingtaine de minutes de transports en commun) que le précédent. Cette inauguration est un franc succès : les affluences, déjà bonnes, augmentent de 20% et le club y aligne une série de 36 rencontres sans défaite à domicile, record de l’histoire de la MLS.

Kansas City
Le changement d’image de Kansas City est certainement celui à la réussite la plus spectaculaire en MLS. Le club abandonne une dénomination (Wizards), des couleurs et tout un attirail qui lui donnent une image tout sauf adaptée à son sport et à son époque, et déserte du même coup le stade de NFL qu’il occupait et où il remplissait à grand peine 10 000 des 80 000 sièges disponibles. Du coup, en 2011, le club quitte la ville de Kansas City dans le Missouri pour… la ville de Kansas City dans le Kansas, et s’installe au Sporting Park, avec dès la première année une augmentation des affluences de plus de 70%, pour rapidement jouer dans un stade où il n’y a plus un siège de libre. Quant aux résultats, ils sont à l’avenant, avec une Coupe MLS, une Coupe des États-Unis et un siège bien ancré en haut du classement.

New York
En 2006, Red Bull achète les MetroStars et entreprend une refonte complète du club : changement de nom, de couleurs et de logo. Parmi les autres décisions importantes, celle de lui construire son propre stade. Le déménagement a finalement lieu début 2010, année de fermeture du Giants Stadium, stade de NFL de 80 000 places. Le club longe la rivière Hackensack vers le sud et reste dans le New Jersey pour s’installer à la Red Bull Arena, qui n’est ni plus ni moins accessible que son prédécesseur. Mais les supporters se déplacent au stade en plus grand nombre, et malgré des résultats pas toujours conformes aux attentes élevées, l’équipe montre aussi des progrès sportifs constants après le déménagement.

Salt Lake
Dès que le club a commencé à jouer en 2005, il savait qu’il ne tarderait pas à déménager. Son premier stade, le Rice-Eccles Stadium (45 000 places), était donc considéré comme temporaire quasiment dès le départ, ce qui fait que sa situation est différente des autres. Il l’a quitté à la fin de la saison 2008 pour son stade actuel. Les affluences n’ont pas changé drastiquement au début, mais ont crû de manière régulière, parallèlement aux résultats en progrès d’une équipe qui, au fil des ans, s’est installée en haut de classement.

Colorado
En 2000, le stade de NFL dans lequel joue aussi l’équipe de soccer ferme ses portes, et cette dernière suit le principal tenancier dans sa nouvelle enceinte. Le club de MLS souhaite se doter à terme de son propre stade, et choisit ainsi de quitter le centre de Denver pour s’installer à l’orée d’un parc naturel situé à Commerce City (ne me demandez pas comment les deux notions sont arrivées dans la même phrase). Le nouveau stade ouvre en 2007, et si les affluences sont meilleures que de 2004 à 2006, elles ne parviennent jamais à retrouver le niveau atteint entre 2001 et 2003. Quant aux résultats, hormis une Coupe MLS due à la glorieuse incertitude du système de playoffs en 2010, ils n’ont jamais volé très haut.

Chicago
Longtemps, le club a évolué à Soldier Field, stade de NFL de 61 500 places où certaines rencontres de la Coupe du monde 1994 avaient eu lieu et situé un peu à l’écart du centre. Il souhaite avoir son propre stade, et l’installe à Bridgeview, banlieue à une grosse heure de transports en commun au sud-ouest du centre d’une ville pourtant très bien desservie. Du coup, après l’inauguration en 2006, il n’a jamais atteint à nouveau la moyenne de 17 200 spectateurs qu’il avait eue lors des deux saisons régulières avant son déménagement. Quant aux résultats, ils n’ont pas changé drastiquement au cours des premières saisons qui ont suivi.

Dallas
En 2005, le club entreprend de grands changements. Il délaisse sa dénomination Burn pour devenir FC Dallas et quitte l’énorme Cotton Bowl, enceinte très bien située mais qui avec ses 90 000 places paraît bien vide puisque l’équipe peine à attirer 10 000 spectateurs. Direction Frisco, banlieue éloignée à plus de 40 kilomètres de Dallas, et un stade de 20 000 sièges. S’il est rempli aux trois-quarts pendant deux saisons, grâce aussi aux meilleurs résultats, les moyennes baissent par la suite pour retomber dans les 10 000 en 2010. Il a fallu attendre 2013 pour retrouver les chiffres des premières années.

LA Galaxy
En 2003, le club quitte le fameux Rose Bowl de Pasadena, stade qui avait accueilli la finale de la Coupe du monde 1994. Situé à 3 km d’une station de métro, ce mastodonte qui peut accueillir près de 100 000 personnes paraissait vide avec des moyennes pourtant honorables d’un peu moins de 20 000 spectateurs. Le club franchit cette barre en s’établissant dans l’actuel StubHub Center, à proximité d’un campus universitaire de Carson, loin du métro mais relativement bien desservi en bus. Sur le terrain, le déménagement n’a pas forcément porté chance immédiatement, puisque l’équipe a connu quelques premières saisons difficiles dans son nouveau stade avant de redevenir une puissance. Ce qui n’a pas empêché les affluences d’augmenter d’environ 40%.

Columbus
En 1999, le club fait figure de pionnier en devenant le premier aux États-Unis à jouer dans un stade dédié au soccer. C’était une promesse de longue date et on savait depuis belle lurette que l’Ohio Stadium et ses 90 000 sièges, à une quarantaine de minute du centre-ville en transport en commun, ne seraient qu’un domicile temporaire. Alors que la moyenne de spectateurs était en chute libre, le déménagement au Columbus Crew Stadium, situé un petit peu plus loin du centre que son prédécesseur, relance l’intérêt, même si le public reste quand même très volatil, le club attirant des moyennes oscillant entre 12 000 et 17 000 spectateurs selon les années. Équipe du subtop avant son déménagement, Columbus y est resté dans les saisons qui ont suivi.

San José
C’est donc désormais au tour de San José de changer de domicile, délaissant le stade Buck Shaw pour l’Avaya Stadium. Contrairement à bien d’autres, l’équipe ne quitte pas un stade de NFL trop grand, mais bien un stade de soccer exigu et, surtout, qui ne correspond plus aux normes actuelles de la MLS. Les deux stades sont proches l’un de l’autre même s’il faut un peu plus longtemps (une dizaine de minutes) pour accéder au nouveau si on n’a pas de voiture. Ça ne devrait toutefois pas repousser un grand nombre de supporters. Reste désormais à voir si la magie d’un nouveau stade opérera sur les résultats…

13 March 10:12 de la mañana

Samedi dernier à Kansas City, Damien Perrinelle a fêté sa première titularisation en MLS. Arrivé à New York durant le dernier mercato estival, il avait certes commencé plusieurs duels de Ligue des champions en 2014 mais avait dû se contenter de miettes en championnat. Cette fois, l’aventure est lancée pour de bon.

Une aventure qui se passe en partie en français : en défense centrale, il a évolué aux côtés de son compatriote Ronald Zubar, qui a disputé une petite centaine de rencontres sous le maillot de Marseille. La langue de Molière leur est venue naturellement au moment de communiquer sur le terrain. « Les situations de jeu l’imposent, explique Perrinelle. Nous avons des codes dans la langue qui rendent ça plus simple, nous avons un même langage footballistique dans le jeu mais aussi dans les mots. Les décisions qui doivent se prendre le plus rapidement se prennent en français. Mais dans les moments plus collectifs, on parle anglais pour que tout le monde puisse comprendre. »

Au bord du terrain, leur entraîneur, Jesse Marsch, n’est pas complètement perdu. Les supporters de Montréal se souviennent de sa dernière entrevue télévisée, lors de laquelle il maniait plutôt bien le français. « Quand on le parle avec Ronald Zubar et Karl Ouimette, il tend l’oreille pour savoir s’il le comprend encore bien », s’amuse l’arrière né à Suresnes, en région parisienne.

Il faut dire que la venue de Marsch lui donne le sourire puisque depuis son arrivée, il a progressé dans la hiérarchie à son poste. Alors que sous Mike Petke, il se demandait parfois ce qu’il faisait là. « Nous étions cinq défenseurs centraux en tout ! Ce n’est pas simple, quand on est autant, de faire une rotation à ce poste. L’ancien entraîneur, qui avait pourtant validé mon transfert, avait déjà ses deux titulaires et son numéro trois : il allait plus difficilement faire confiance à quelqu’un arrivé en cours de saison alors que d’autres savaient davantage comment il voulait jouer. »

Cela n’a pas facilité sa tâche au moment de discuter de sa situation pour 2015. « En fin de saison, j’ai eu un entretien avec Andy Roxborough : il souhaiter me garder, mais pas lever l’option au tarif prévu par celle-ci. Je lui ai dit que j’étais d’accord de revoir mon salaire à la baisse et de faire mes preuves. Ma priorité était de rester en MLS, si possible à New York. »

Le changement d’entraîneur et les nombreux transferts lui permettent pour ainsi dire de repartir à zéro. « Je ne parlerai pas du passé, ça ne va pas apporter grand-chose. Jesse Marsch a une approche et une gestion du groupe différentes. Il est ouvert et il parle beaucoup avec les joueurs. Il y a eu beaucoup de mouvements dans l’effectif. C’est un nouveau projet dont je suis fier de faire partie. »

Quand on lui dit que ça lui a donné une demi-saison pour s’adapter à la MLS, Perrinelle répond que c’est un championnat taillé sur mesure pour lui. « Il y a beaucoup de rythme et beaucoup de duels. Ça ne me change pas beaucoup de ce que j’ai vécu lors de mon passage en Ligue 1 avec Boulogne, où on essayait d’imposer ça à l’adversaire… ce que j’aimais bien. En plus, en MLS, tout est fait pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions. Moi, j’étais le même il y a six mois. La seule différence, c’est le choix du coach. J’avais la même rigueur et la même envie aux entraînements. Je ne me suis pas transformé en six mois ! Surtout à 31 ans. »

Il a quand même profité de ces six mois pour côtoyer Thierry Henry au quotidien. « J’ai vu devant ma télévision son penalty en 1998 contre l’Italie. Seize ans plus tard, je partageais un vestiaire avec lui. Si vous me demandez le conseil que je retiens de lui, je ne pourrais pas n’en citer qu’un. Et puis, ce n’est pas quelqu’un qui a besoin d’en donner : il suffisait de regarder sa rigueur à l’entraînement ou de parler foot avec lui, et cela valait bien une séance complète ! »

Perrinelle a passé l’essentiel de sa carrière en D2 française (appelée Ligue 2), notamment à Clermont et à Boulogne. À ses yeux, les contrastes avec la MLS sont nombreux. « Ici, il n’y a aucune relâche aux entraînements, tout le monde se donne toujours à 10 000 %. En match, il n’y a pas un instant de répit. Impossible de se dire : “Je vais gérer tranquille.” Même fatigué, un adversaire va quand même tout donner jusqu’au bout. C’est la mentalité anglo-saxonne. Je suis aussi agréablement surpris par la qualité technique et la philosophie de jeu de certaines équipes. Columbus m’a entre autres fait très bonne impression l’an dernier. »

L’ambiance générale de la MLS le motive particulièrement. On pourrait presque dire qu’elle lui a rendu le plaisir de jouer. « Quand je joue, je m’éclate vraiment. Le professionnalisme autour de l’équipe et les infrastructures permettent de s’épanouir. Lors du premier match cette saison à Kansas City, on a vu du monde et de l’ambiance au stade. Ça donne envie de se donner à 100%. Il ne faut pas chercher une motivation tout au fond de soi-même, comme c’était devenu mon cas quand je jouais en Ligue 2 en France. »

Dans l’absolu, le salaire peut constituer le point négatif de la comparaison… si on ne s’intéresse qu’au montant déboursé par le club. « Avant impôts, financièrement, on est nettement perdant aux États-Unis, explique le défenseur central. Mais c’est compensé par le confort, les infrastructures, les conditions des déplacements. Et l’imposition est plus lourde en France. Donc, oui, on s’y retrouve même s’il y a des sacrifices à faire. J’ai moins gagné que si j’étais resté en France mais je joue dans des stades pleins, pour une équipe de renommée mondiale et je m’entraîne avec le sourire dans des infrastructures exceptionnelles. Ça compense largement ! »

Perrinelle aime vivre aux États-Unis, et il veut en ouvrir les portes à des jeunes grâce à son sport. « En France, je suis actionnaire du club du Touquet qui dispose d’excellentes infrastructures. Avec un ami, nous voulions monter un projet social pour les jeunes du Nord et leur permettre de découvrir l’université aux États-Unis grâce à des bourses d’études. Nous avons, avec l’aide de Jérôme Meary, mis sur pied un système de prospection où des entraîneurs viennent des États-Unis pour détecter des jeunes. L’an dernier, une vingtaine d’entre eux a pu bénéficier du système scolaire américain. » Le projet est avant tout académique : le soccer n’est pas une fin mais bien un moyen d’intégrer une université américaine. « L’objectif est de former des hommes au-delà du foot. Et s’il vient en plus par la suite, c’est tout bénéfice. » D’ailleurs, pour pouvoir traverser l’Atlantique, les jeunes doivent remplir des critères académiques et réussir un test standardisé d’anglais dans un contexte universitaire (connu sous le nom de Toefl).

Un esprit sain dans un corps sain… et esthétique : la version enrichie de cette célèbre formule convient à Perrinelle qui a troqué à quelques reprises les terrains de soccer pour les parades de mode. De quoi donner envie à Aurélien Collin de le débaucher ? « Mannequin, j’ai fait ça pour une fois ou deux pour rendre service à des amis, rigole le principal intéressé. Je connais Aurélien Collin depuis très longtemps, mais il ne m’a pas appelé pour ça. »

Pour le moment, sa carrière sur le terrain est sa préoccupation première. S’il ne fait pas le moindre doute que Perrinelle est très heureux de s’y retrouver, certains supporters ont pu grincer des dents quand ils ont vu qu’un joueur qui n’avait quasiment pas droit au chapitre l’an dernier était titulaire. « Dans beaucoup de clubs, des remplaçants se révèlent après un changement d’entraîneur. Je ne dis pas que ce sera facile et que tout est devenu rose pour moi ! Mais c’est le début du projet d’un nouveau staff, avec un nouvel entraîneur qui pose un regard neuf sur moi. Il a fait ses choix, tant à mon poste qu’aux autres, et ce qu’on a montré au premier match laisse penser qu’ils sont bons. »

06 March 2:32 de la tarde

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

18 February 2:12 de la tarde

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat. Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

DESERT DIAMOND CUP (Tucson, 18 au 28 février)

TOURNOI SUNCOAST PRO (Floride, 18 au 28 février)

Demain, l’état des lieux des équipes joueront en Ligue des champions la semaine prochaine, de celles qui participent au tournoi de Portland ou à la Carolina Challenge Cup ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.

10 February 2:08 de la tarde

Les renforts de choix continuent d’affluer en MLS et si la folie de fin janvier s’est atténuée, il y a eu suffisamment de signatures intéressantes au cours des derniers jours pour faire un nouveau point de la situation.

La francophonie a (encore) un représentant de plus en MLS depuis que l’ancien Marseillais Benoît Cheyrou a signé à Toronto, où il sera associé à Michael Bradley dans l’entrejeu. Mais aussi à Sebastian Giovinco puisque l’Italien, qui devait seulement rallier le club lors du mercato estival, a quitté la Juventus prématurément et jouera dès le début de la saison à Toronto, où il a été accueilli en grandes pompes.

Autre arrivée qui a fait grand bruit, le retour de Juan Agudelo à New England après une aventure en Europe qui ne s’est pas passée comme espéré par l’attaquant. Si les supporters qui se rendront à Foxborough verront des visages familiers dans un vieux stade, ce sera l’inverse pour ceux de San José. La nouvelle enceinte (qui nous promet le plus grand bar à ciel ouvert des États-Unis) accueillera une équipe remodelée, et dont la dernière pierre ajoutée à l’édifice est l’attaquant suisse Innocent Emeghara, qui aura le statut de joueur désigné.

Du neuf, rien que du neuf dans le noyau de New York City, avec l’arrivée de l’international slovaque Adam Nemec. Cet attaquant expérimenté au grand gabarit (1,90 m) évoluait à l’Union Berlin (D2 allemande). L’entrejeu de l’équipe a également été renforcé par le Colombien Javier Calle, prêté pour un an par l’Independiente Medellin. De l’autre côté du fleuve Hudson, on a acté un départ attendu, celui de Tim Cahill vers Shanghai.

Si vous avez suivi la dernière Coupe d’Afrique des nations, vous avez peut-être vu à l’œuvre le dernier renfort de Columbus, l’ailier gauche Cedrick Mabwati, qui s’est rendu jusqu’en demi-finale avec la République démocratique du Congo. Et si vous suivez la MLS depuis plusieurs années, vous connaissez le visage d’Eric Avila, que Santos Laguna a prêté à Orlando. Autres prêts, celui du milieu de terrain argentin Lucas Pittinari de Belgrano à Colorado, et celui de l’arrière central canado-portugais Steven Vitoria de Benfica à Philadelphie.

02 February 3:00 de la tarde

Après leur longévité… leur jeunesse. Voici la photo des entraîneurs actuels des 20 clubs de MLS (liste complète ici), il y a de cela quelques années. Parvenez-vous à tous les reconnaître (franchement, ce n’est pas facile) ? Amusez-vous bien ! Je vous donnerai les réponses demain.

29 January 1:17 de la tarde

C’était prévisible : ça bouge beaucoup sur le marché des transferts. Certaines équipes ont déjà été chercher du renfort depuis la reprise des entraînements, pourtant toute fraîche.

C’est à New York et Montréal que ce fut le plus animé. Ces deux clubs ont d’ailleurs été impliqués conjointement dans un méga-échange leur permettant d’attirer des joueurs mais aussi d’ouvrir d’autres portes. Ainsi, Felipe quittait le Québec pendant qu’Alexander et Oyongo en prenaient la direction. Montréal obtenait aussi une place de joueur étranger et un montant d’allocation, de quoi attirer Oduro (Toronto).

De son côté, New York recevait la première place du classement d’allocation, qui permet, pour faire simple, de rapatrier un international américain ou un ancien de MLS (à l’exception des joueurs désignés de top niveau). L’objectif était clair : aller chercher Sacha Kljestan (Anderlecht), ancien coéquipier de Jesse Marsch. Un vœu que les New Yorkais ont exaucé au nez et à la barbe, entre autres, du LA Galaxy. Ce n’était pas tout, puisque le club annonçait peu après avoir engagé les défenseurs centraux Ronald Zubar et Andrew Jean-Baptiste, et prolongé le contrat de Perrinelle.

Autre club qui a beaucoup bougé ces derniers jours, même si son effectif était déjà bien garni, Orlando a transféré deux jeunes Colombiens, l’ailier Carlos Rivas et le milieu de terrain Cristian Hiuguita, et loué l’attaquant nord-irlandais Martin Paterson.

La semaine a également été très active à Toronto. Quelques jours avant le départ d’Oduro, l’équipe avait acté celui de Bekker pour Dallas. Les Ontariens ont également comblé un besoin en défense centrale en embauchant Damien Perquis, international polonais qui a passé les dernières saisons au Betis Séville. Autre arrivée derrière, celle de Zavaleta, qui portait le maillot de Chivas USA en 2013.

Lors de la reprise des entraînements, les supporters de Chicago avaient déjà pu découvrir quelques gros transferts, et ils en ont un autre à se mettre sous la dent depuis la signature de Shaun Maloney, un attaquant écossais venu de Wigan (D2 anglaise) qui sera joueur désigné. Le club a également attiré l’ancien gardien de San José Jon Busch, qui revient dans son ancien club pour aider le jeune international Sean Johnson à poursuivre sa progression.

Autre joueur méconnu pour lequel les attentes seront grandes, l’arrière droit Hernan Grana arrive à Columbus dans la force de l’âge après 10 saisons pros en Argentine. Visage plus familier, l’arrière central Kah tentera de se relancer à Vancouver qui avait bien besoin d’expérience dans ce secteur. Enfin, Carrasco passe de Houston à Kansas City et tentera cette saison, à bientôt 27 ans, de dépasser les 10 titularisations pour la deuxième fois de sa carrière.