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New York Red Bulls

22 July 3:52 de la tarde

Ça y est, tous les clubs ont joué 17 rencontres, soit la moitié de leur programme en saison régulière. C’est donc le moment de faire un bilan à la mi-parcours, par rapport tant à l’évolution de chacune des équipes qu’aux pronostics de début de saison. Et aussi de les comparer dans des circonstances (plus) similaires, parce qu’un classement n’est pas franchement simple à lire quand le nombre de duels disputés par chacun est très aléatoire. Reste qu’il faut quand même prendre ces tableaux avec des pincettes, notamment en raison du déséquilibre entre les matchs joués à domicile et à l’extérieur, mais ils n’en demeurent pas moins des indicateurs très intéressants.

CLASSEMENT 2014 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts
1. Seattle 17 35
2. DC United 17 28
. Salt Lake 17 28
4. LA Galaxy 17 27
5. Kansas City 17 26
. Colorado 17 26
. Toronto 17 26
8. Vancouver 17 25
9. New England 17 23
10. Dallas 17 22
11. Portland 17 20
. New York 17 20
. Chivas USA 17 20
. Columbus 17 20
15. Chicago 17 19
16. Philadelphie 17 18
17. Houston 17 17
. San José 17 17
19. Montréal 17 14

J’avais aussi envie de voir à quel point les équipes en étaient par rapport au même stade il y a douze mois. J’ai donc comparé le classement ci-dessus avec celui de leurs 17 premiers duels l’an dernier pour voir leurs progressions / régressions respectives. On voit que les progressions majeures sont réalisées par le leader actuel, Seattle, et les trois cancres de l’an dernier. Outre la dégringolade montréalaise, deux équipes peuvent s’inquiéter : San José et Chicago, dont on déplorait le mauvais départ en 2013 et qui font encore moins bien cette année.

COMPARAISON 2014 / 2013 APRÈS 17 MATCHS
    J 2014 2013 Diff.
1. DC United 17 28 9 +19
2. Toronto 17 26 13 +13
3. Seattle 17 35 24 +11
4. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Colorado 17 26 20 +6
6. LA Galaxy 17 27 24 +3
7. Kansas City 17 26 26 =
. Columbus 17 20 20 =
9. Vancouver 17 25 26 -1
. New England 17 23 24 -1
. San José 17 17 18 -1
12. Salt Lake 17 28 30 -2
. Chicago 17 19 21 -2
14. New York 17 20 25 -5
15. Houston 17 17 23 -6
16. Dallas 17 22 30 -8
. Philadelphie 17 18 26 -8
18. Portland 17 20 30 -10
19. Montréal 17 14 31 -17

J’entends déjà certains rétorquer : « Oui mais, c’est bien beau de comparer avec le début de saison dernière, mais pour voir si les équipes ont poursuivi sur un élan, ce serait mieux de comparer avec la fin, non ? » D’accord ! Revoilà donc l’exercice précédent, mais avec les 17 derniers duels de la saison régulière 2013. Cela confirme le regain de forme des ex-cancres et de Seattle, mais aussi un réveil de Dallas, coutumier des bons débuts de saison. San José a de plus en plus de raisons de s’inquiéter, alors que l’on constate aussi des effondrements du côté de New York et de Houston. Alarmant aussi : Philadelphie et Montréal, qui avaient raté leur deuxième moitié d’année 2013, font encore moins bien lors de la première moitié de la saison actuelle.

COMPARAISON 2014 / FIN 2013 (17 MATCHS)
    J 2014 Fin 2013 Diff.
1. DC United 17 28 7 +21
2. Toronto 17 26 16 +10
3. Dallas 17 22 14 +8
4. Seattle 17 35 28 +7
. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Vancouver 17 25 22 +3
7. Salt Lake 17 28 26 +2
8. Columbus 17 20 21 -1
9. LA Galaxy 17 27 29 -2
. Philadelphie 17 18 20 -2
11. New England 17 23 27 -4
. Montréal 17 14 18 -4
13. Colorado 17 26 31 -5
14. Kansas City 17 26 32 -6
. Portland 17 20 27 -7
16. Chicago 17 19 28 -9
17. Houston 17 17 28 -11
18. New York 17 20 34 -14
19. San José 17 17 33 -16

Difficile évidemment de réaliser un tableau qui compare le classement actuel et les pronostics de début de saison de la plupart des spécialistes. Mais quand on fait le tour, on se rend compte qu’à ce stade-ci de la saison, les surprises sont nombreuses. À commencer par DC United, que personne ne voyait à pareille fête, et annoncé bien moins fort que ce qu’il montre jusqu’à présent, tout comme Chivas USA, Colorado et Vancouver voire, dans une moindre mesure, Seattle et Columbus. À l’inverse, les observateurs prévoyaient de bien meilleurs résultats pour Portland, Houston, New York, San José et Philadelphie. Kansas City ne caracole pas non plus en tête comme certains le croyaient. Par contre, ceux qui s’attendaient à une très mauvaise saison de Montréal avaient vu juste.

Le bilan de cette première moitié de saison est facile à tirer pour certains clubs, surtout ceux cités souvent plus haut dans ce texte. Mais je vais essayer de faire un tour complet, avec un bulletin basé à la fois sur les progrès chiffrés et les pronostics de début de saison des spécialistes. Les meilleures notes reviennent à DC United, Seattle et Chivas USA, juste devant Toronto car tout le monde en attendait une forte remontée. La satisfaction peut aussi être de mise à Vancouver, Colorado, Salt Lake voire Dallas. Sans être génial, ni dans la manière ni dans les chiffres, Columbus fait mieux que ce qui prédisaient bien des spécialistes qui le voyaient en fond de classement. Le LA Galaxy est peut-être l’équipe la plus conforme aux attentes et à son rythme de l’an passé. Quant à Kansas City, il avait tellement bien terminé 2013 et on en attendait tellement, qu’il n’a pas (encore) pu atteindre une barre très haut placée.

Tous les autres, sans exception, déçoivent et/ou inquiètent et n’ont donc pas la note de passage en milieu d’année. La situation est moins critique à Chicago (à qui bien du monde prévoyait une saison difficile) et New England (qui a eu de bons moments). Philadelphie et San José voulaient se relancer après une saison 2013 en dents de scie mais montrent encore leur plus triste visage de l’an dernier. Montréal ferme la marche avec moins de points que lors de sa déplorable fin de saison 2013 mais personne n’en attendait beaucoup mieux en dehors du Québec. New York est très loin de l’équipe qui a remporté le dernier Supporters Shield, Houston n’a plus rien d’un habitué du haut du tableau et Portland n’a pas du tout l’allure du favori que plusieurs voyaient en lui. Évidemment, les attentes étaient plus élevées pour ces clubs, mais ce sont les trois déceptions majeures de cette première moitié de saison.

Et vous, quelles sont vos satisfactions et vos déceptions à la mi-parcours ?

21 May 11:54 de la mañana

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est très éclectique, puisqu’elle parle de l’équipe en forme du moment, New England, fait le tour de celles qui risquent de souffrir des absences durant la Coupe du monde, décortique l’échange de Warner contre Nakajima-Farran et évoque le nouveau contrat de droits TV signé par la MLS.

Les présélections pour la Coupe du monde ont été officialisées la semaine passée et les clubs de MLS ont commencé à être privés de leurs internationaux lors de la dernière journée (voyez la liste complète ici). On se demande quelle équipe souffrira le plus de ces absences. Celles que nous avons épinglées :

  • San José, dont deux défenseurs centraux - Goodson et Bernardez - et le buteur Wondolowski ont été convoqués
  • Houston, sans deux gros morceaux, Garcia et Davis… si celui-ci est dans les 23
  • Columbus, qui pourrait être le club de MLS le mieux représenté au Brésil
  • Le LA Galaxy, sans Gonzalez ni Donovan
  • Kansas City, qui vient déjà de passer une semaine très difficile
  • Toronto, qui perd Bradley et Julio Cesar, mais devrait conserver Defoe
  • Salt Lake, qui perd beaucoup de talent… ce qui n’inquiète pas grand-monde
  • New York, où les absences de Cahill et Miller ne paraissent pas insurmontables
  • Quant à Seattle, privé de plusieurs internationaux, il ne semble guère susciter de craintes

New England est l’équipe en forme du moment, ayant entre autres inscrit cinq buts pour le deuxième match consécutif. On parle de son effectif jeune (mais pas tant que ça) et bien bâti, de Lee Nguyen, un joueur qui plaît tant aux amateurs aguerris qu’aux profanes, des révélations de l'an dernier qui confirment, des nouveaux qui se sont bien intégrés et de la suite de la saison.

On évoque également l’échange de Collen Warner contre Issey Nakajima-Farran entre Montréal et Toronto : son côté surprenant (ou non), le désir de connaître la genèse de cette transaction, le côté éthique de ces échanges sans le consentement du joueur. Relisez aussi l’article sur les responsabilités des différents directeurs à Montréal.

Enfin, on parle du nouveau contrat de droits TV signé la semaine dernière, avec les matches à heure fixe, l’engagement à long terme de partenaires importants et ses implications au Canada. Sans oublier, évidemment, nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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15 May 1:35 de la tarde

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.

24 April 10:41 de la mañana

Les mots stades et affluences sont à la mode cette semaine. Que ce soit en raison de l'annonce de New York City de jouer au Yankee Stadium, des débuts de Montréal au stade Saputo ou des délais de construction de la nouvelle enceinte à Orlando. Pour l'occasion, je vous ai préparé ce graphique avec la moyenne de spectateurs de chaque club de MLS à domicile (y compris les rencontres de phase finale) depuis les débuts de la compétition, en 1996.

Les affluences visibles au chargement de la page sont celles des clubs qui n'ont eu ni pic ni creux important et sont en MLS depuis suffisamment longtemps, afin de commencer avec quelque chose de lisible et de se faire une bonne idée de ce qu'est être dans la moyenne (cliquez sur Seattle, vous verrez directement la différence). Cliquez sur le nom d'un club à droite pour faire apparaître ou disparaître ses chiffres. Rendez-vous ici pour les mettre en perspective avec ceux des grands championnats européens.

 

18 April 10:45 de la mañana

Si New York a remporté son premier match de la saison mercredi, cinq équipes n’avaient pas encore connu le succès à l’issue de la sixième semaine de compétition : les équipiers de Thierry Henry étaient accompagnés par Montréal, Portland, Chicago et San José, pour qui il faut relativiser puisque les Californiens ont joué 4 rencontres et non 6. Il n’empêche, cette incapacité collective à vaincre est un fait unique dans l’histoire de notre compétition. Doivent-ils s’alarmer ? En MLS, un mauvais départ est-il à coup sûr annonciateur d’une saison ratée ? Si rien ne garantit évidemment que cette année sera comme les précédentes, j’ai voulu connaître la tendance sur base des résultats depuis 2007 en comparant la situation des équipes après six rencontres et en fin de saison régulière.

Première constatation : 81% des qualifiés pour la phase finale de la compétition avaient engrangé 7 points ou plus des 18 premiers qu’ils pouvaient prendre. Des 34 équipes qui n’avaient pas atteint la barre des 7 unités, dix ont quand même fini du « bon côté de la ligne rouge ». Et des 33 équipes qui avaient 10 points ou plus, seules six ont vu leur saison prendre fin prématurément. Difficile d’évaluer le fait de ne pas gagner, puisqu’au cours des sept dernières saisons, quatre équipes seulement ont connu ce triste sort après six journées. Deux d’entre elles n’ont pas su s’extirper du bas de tableau, mais les deux autres ont spectaculairement redressé la situation. De là à dire que nos cinq mal lotis de cette année ont une chance sur deux de terminer en première moitié de classement, il y a un pas que je ne franchirai certainement pas. Surtout pour ceux qui comptent moins de 4 points sur 18, puisqu’au cours des sept saisons examinées, un tel départ était systématiquement synonyme de classement final parmi les trois derniers.

Néanmoins, plusieurs exemples leur apporteront un peu de baume au cœur. Le plus flagrant est celui de Columbus en 2009. Détentrice du Supporters Shield, l’équipe alors entraînée par Robert Warzycha a commencé la défense de son trophée avec deux défaites et quatre partages. Mais par la suite, elle est devenue quasiment invincible et a fini la saison… à la première place ! Il faut dire qu’en 2009, le classement était particulièrement serré (encore plus que l’an dernier, c’est tout dire). Et 49 points ont suffi à Columbus pour terminer en tête à l'issue des 30 journées que comptait la saison régulière à l'époque, soit 1,67 en moyenne par match, ratio le plus faible de l’histoire de la compétition. Parallèlement à ça, l’équipe a également brillé en Ligue des champions. Ce scénario doit sans doute faire rêver à New York cette année…

Houston est l’autre équipe qui, dans un passé récent, s’est qualifiée pour la phase finale de la saison malgré une disette en début de championnat. C’était en 2008 avec, également, quatre partages et deux défaites pour commencer, une surprise aussi grande que celle de l’année suivante à Columbus, puisque les Texans avaient remporté la Coupe MLS quelques mois plus tôt. Autre point commun : un très beau parcours en Ligue des champions pour accompagner leur remontée en deuxième partie d’année. Emmenée par le duo Brian Ching - Brad Davis, l’armada orange était devenue quasiment invincible et a terminé la saison régulière en deuxième position, avec 51 points en 30 rencontres.

La saison 2008 a d’ailleurs été riche en remontées spectaculaires, puisque Salt Lake et Chivas USA avaient également pataugé en début de championnat, avec un 5/18, pour boucler l’exercice en première moitié de classement. Deuxièmes à l’issue de la saison régulière précédente, les Californiens avaient à l’époque un rôle plus en vue qu’actuellement. Leurs valeurs sûres Brad Guzan, Jonathan Bornstein et Sacha Kljestan leur ont permis de redresser la situation. Quant à l’équipe des Rocheuses, elle cherchait encore la stabilité et avait engagé 17 (!) nouveaux joueurs pendant l’hiver. Mais Jason Kreis a jeté les bases d’une formation qui a connu de nombreux succès par la suite, avec Nick Rimando, Jamison Olave, Kyle Beckerman, Javier Morales et Fabian Espindola.

Dans ce passé récent de sept saisons, une seule équipe a disputé la phase finale de la compétition alors qu’elle comptait trois défaites de plus que son nombre de victoires après six rencontres : Kansas City, en 2011, qui avait ouvert la compétition avec un succès, un partage et quatre revers, soit 4 points sur 18… en six déplacements. En effet, le nouveau stade des Ciel et Marine était en construction et l’équipe n’a pas joué chez elle avant le mois de juin. L’avantage du terrain a aidé à retourner la situation, tout comme l’émergence des jeunes Graham Zusi, CJ Sapong et Teal Bunbury ainsi que la solidité du gardien Jimmy Nielsen. Le calendrier exceptionnel fait toutefois que cette situation reste particulière.

Et puis, il y a la saison 2013. L’an dernier, en effet, quatre des dix équipes qui ont franchi l’écueil de la saison régulière ne comptaient que cinq unités après six rencontres : New York, Seattle, New England et Colorado. C’était une surprise pour les deux premiers nommés, ténors de la compétition avec plusieurs vedettes dans leurs rangs. Les débuts de Mike Petke au poste d’entraîneur ont été marqués par de nombreux accrocs, mais une fois les problèmes réglés, Thierry Henry, Jamison Olave et Tim Cahill ont mené leur équipe au Supporters Shield. Seattle a très mal commencé et tout aussi mal fini (3/21), mais a assuré l’essentiel grâce à un excellent milieu de saison que seules les équipes à l’énorme potentiel peuvent réussir. Peu de monde aurait parié sur les remontées de New England et Colorado en revanche, mais toutes deux ont un point commun : la révélation de jeunes joueurs qui ont apporté une bouffée d’oxygène à leur équipe. Sur les bords de l’Atlantique, Fagundez, Agudelo, Rowe, Nguyen et Farrell ont en outre pu compter sur la solidité de Gonçalves derrière. Dans les Rocheuses, Oscar Pareja a permis l’éclosion de Brown, Powers, O’Neill ou encore Klute.

Parmi cette liste d’équipes qui, depuis 2007, ont raté leur début de saison mais quand même terminé en haut de tableau, deux choses reviennent régulièrement : soit elles faisaient déjà partie des valeurs sûres de la compétition, soit l’émergence de jeunes leur a offert un vent de fraîcheur pour remonter au classement. Ajoutez le cas Salt Lake qui a posé les jalons de son équipe pour plusieurs années tout en sauvant un mauvais départ, et vous avez fait le tour des « conditions gagnantes » pour reléguer des débuts ratés en championnat au rayon des mauvais souvenirs anecdotiques.

15 April 12:52 de la tarde

L’émission de cette semaine (à écouter ici) a des airs de voyage à l’hôpital : passage à l’étage des grands malades avec cinq équipes qui n’ont toujours pas gagné, mais aussi réjouissances avec le retour en forme de Clint Dempsey et détour par la maternité avec l’arrivée d’Atlanta en MLS prévue pour 2017.

Cinq équipes n’ont pas encore gagné depuis le début du championnat. Lesquelles ont le plus de raisons de s’inquiéter, de craindre de rater leur saison, que ce soit en restant coincé en fond de classement ou en n’atteignant pas leurs objectifs ? On tente de poser des diagnostics : les casse-tête de Montréal avec le jeu des vases communicants, les individualités de Chicago qui peinent à sublimer l’équipe (on revient sur la confrontation de ce week-end entre les deux), les bobos de New York, les problèmes récurrents de Portland depuis le début de l’année et San José qui a du mal à imposer son rythme.

Grande annonce attendue ce mercredi, avec un intitulé qui en dit long : « Atlanta 2017 ». La ville de Géorgie devrait donc avoir son équipe en MLS dans trois ans. On parle des implications de cette arrivée, du propriétaire qui possède aussi une équipe de NFL (comme à Seattle et New England), du soccer à Atlanta dans le passé récent, du nouveau stade avec un terrain artificiel ou encore de la stratégie de croissance de la MLS.

Joueur le mieux payé de la compétition, Clint Dempsey occupe actuellement la tête du classement des buteurs et a été excellent ces deux dernières semaines. Un contraste avec son retour difficile la saison dernière. Une bonne nouvelle pour la MLS et l’équipe nationale américaine, dont nous tentons d’expliquer les tenants et les aboutissants.

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01 April 1:12 de la tarde

La situation de Montréal étant toujours aussi préoccupante, nous nous y attardons pour une deuxième émission consécutive (écoutez ici celle de cette semaine, avec un nouveau générique). L’équipe a pris son premier point de l’année samedi à Philadelphie, mais les sujets de discussion sont encore nombreux. Notamment :

  • Justin Mapp, la principale satisfaction depuis le début de l’année
  • Patrice Bernier sur le banc, raisons possibles et conséquences
  • La place de Warner sur le terrain
  • Le duo Camara-Ferrari en défense centrale
  • Le sort des jeunes
  • Y a-t-il de la joie dans cette équipe ?
  • On répond aussi aux nombreuses questions que vous nous avez envoyées

Parmi les autres sujets de conversation :

  • Les difficultés rencontrées par New York
  • Le bon début de saison de Columbus
  • La victoire de Salt Lake contre Toronto
  • Le succès de Vancouver face à Houston
  • La double exclusion lors de Dallas - Portland
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy

Premier avril oblige, chaque animateur se prononce aussi sur la « meilleure blague » (ou la pire) en MLS depuis le début de la saison.

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21 March 12:28 de la tarde

Il a fallu un peu plus de dix ans pour voir les clubs de MLS confier le poste d’entraîneur à d’anciens joueurs du championnat. La première partie de cette série, consacrée aux précurseurs, vous raconte comment cela est arrivé. La seconde, aujourd’hui, s’intéresse au renforcement de cette tendance, plus forte que jamais puisque désormais, 15 équipes premières sur 19 sont dirigées par un homme qui, plus tôt dans sa carrière, a défendu les couleurs d’un club de Major League Soccer.

En 2007, pour la première fois, plus de la moitié des entraîneurs en poste en début de saison étaient d’anciens joueurs de MLS. Sept sur treize, rejoints par Jason Kreis en milieu de championnat. En 2008, ils seront encore huit à avoir foulé les pelouses de MLS à entamer la compétition sur le banc. L’indéboulonnable Dominic Kinnear (Houston), Preki (Chivas USA), Curt Onalfo (Kansas City) classent leur équipe en ordre utile à l’issue de la saison régulière, tout comme Jason Kreis, confirmé dans ses fonctions à Salt Lake. Premier du classement général un an plus tôt, DC United ne termine que dixième (sur 13) mais Tom Soehn conserve son emploi jusqu’au bout.

C’est plus mouvementé à Dallas où Steve Morrow, en poste l’année précédente, entame la saison mais perd rapidement sa place. Il est remplacé par Schellas Hyndman, qui ne fait pas partie de la confrérie des ex-joueurs, après un bref intérim de Marco Ferruzzi, qui avait porté le maillot de Tampa Bay en 1997. Le retour d’un club à San José marque aussi le retour de Frank Yallop (à qui Ruud Gullit a succédé au LA Galaxy) sur les terres de ses premiers exploits, qu’il ne reproduit pas puisque son équipe termine cette fois dernière. Il faut retirer un nom de la liste : Mo Johnston, remplacé par John Carver à Toronto. Et donc en rajouter un autre : Denis Hamlett, défenseur de Colorado au tout début de la MLS, qui mènera Chicago à la troisième place et en demi-finales. Il y perd contre Columbus, entraîné par le vénérable Sigi Schmid, qui dame le pion à tous ces jeunes loups en offrant le doublé à son équipe et en ravissant le titre d’entraîneur de l’année.

Pas de valse des entraîneurs lors de l’hiver 2008-2009, mais plutôt un slow aux rares changements, avec une exception notable : Sigi Schmid a cédé aux sirènes d’un nouveau club ambitieux, Seattle. La place laissée vacante à Columbus est prise par son ancien adjoint Robert Warzycha, qui y avait déjà assuré un bon intérim en 2005. Cette fois, il est officiellement titulaire du poste, avec succès puisque le club remporte le Supporters Shield. Les sept autres anciens joueurs qui avaient un emploi quelques semaines plus tôt l’ont tous conservé, sans exception. Un seul d’entre eux le perdra en cours de saison : Onalfo, remplacé par son directeur technique Peter Vermes au courant du mois d’août. Ancien joueur du club ayant aussi joué pour les MetroStars et Colorado après avoir milité en Hongrie et aux Pays-Bas, il est toujours en poste actuellement.

Le record est battu fin août, avec 9 anciens joueurs au poste d’entraîneur lorsque Juan Carlos Osorio démissionne à New York et est remplacé jusqu’en fin de saison par Richie Williams, qui assure son deuxième intérim après une première pige en 2006. Pour sa troisième saison à la tête de Salt Lake, Kreis offre la Coupe MLS au club. Kinnear (Houston), Hamlett (Chicago) et Preki (Chivas USA) peuvent aussi s’enorgueillir d’une bonne saison, alors que ce fut plus difficile pour Soehn (DC United) et Yallop (San José).

Le bal des entraîneurs a été bien plus animé à la veille de la saison 2010 où, pour la première fois, ils sont neuf anciens joueurs à entamer la saison sur le banc. Si l’intérim de Williams a pris fin (il est remplacé par le Suédois Hans Backe), on retrouve une vieille connaissance, Piotr Nowak, à la tête d’un nouveau club, Philadelphie, qui termine sa première saison en antépénultième position. Dans le jeu des plus et des moins, il faut aussi retirer Chicago, où Hamlett a laissé sa place à Carlos de los Cobos, et ajouter Toronto, qui a été chercher Preki à Chivas USA, sans succès puisqu’il est remplacé par Nick Dasovic (qui n’a pas joué en MLS) en cours de saison. Le club de Los Angeles s’est rabattu sur Martin Vasquez, non pas l’ancien international espagnol mais un Americano-Mexicain qui a joué à Tampa Bay et San José. C’est un flop et une avant-dernière place.

Seul DC United fait pire, et enchaîne les entraîneurs : Onalfo a succédé à Soehn mais ne termine pas la saison puisque Ben Olsen, adjoint depuis qu’il a pris sa retraite l’automne précédent, enfile le survêtement de T1 début août. Les cinq autres restent en poste toute la saison : elle n’est pas simple pour Kinnear (Houston) et Vermes (Kansas City), se passe mieux pour Warzycha (Columbus), Yallop (San José) et Kreis (Salt Lake). Malgré tout, les prix les plus convoités reviendront tous à des entraîneurs n’ayant pas de passé de joueur en MLS : le Supporters Shield au LA Galaxy (Bruce Arena), la Coupe MLS à Colorado (Gary Smith) et le titre d’entraîneur de l’année à Hyndman (Dallas).

Les changements d’entraîneur ne sont pas la norme en MLS, et les mois précédant le début de la saison 2011 le confirment. Sept des huit ex-joueurs en poste ont conservé leur place : seul Vasquez a perdu la sienne, et est remplacé à Chivas USA par Robin Fraser qui, plus jeune, avait porté les maillots de Los Angeles, Colorado et Columbus. Il ne parvient pas à extirper l’équipe du bas du classement. Il faut ajouter un neuvième nom : John Spencer, ancien joueur de Colorado et premier entraîneur de Portland, qui termine sa première saison 12e sur 18.

Cette année-là, la barre symbolique des 10 clubs entraînés par un ancien joueur de MLS est franchie pour la première fois. Il ne faut pas attendre longtemps puisque dès la fin mai, l’autre nouveau club, Vancouver, congédie Teitur Thordarsson et le remplace par son patron, Tom Soehn, ce qui ne l’empêche pas de terminer lanterne rouge. Le même jour, Chicago remplace Carlos de los Cobos par l’ancien joueur du club devenu directeur technique, Frank Klopas. Le club termine 11e.

Les plus anciens se font encore une fois damer le pion, par Bruce Arena : l’entraîneur de l’année offre le doublé Coupe MLS - Supporters Shield au LA Galaxy. Kreis, Vermes, Kinnear et Nowak réussissent toutefois une bonne saison à la tête respectivement de Salt Lake, Kansas City, Houston et Philadelphie. Celle de Warzycha à Columbus est en demi-teinte. Olsen, à DC United, et Yallop, à San José, regardent le haut du classement de loin.

L’arrivée de Montréal en 2012 marque le passage du championnat à son total actuel de 19 clubs. Les Québécois embauchent Jesse Marsch, dont la carrière de joueur a pris fin en 2009 à Chivas USA, avec qui ils réussissent une première saison honorable. Il n’est pas le seul nouvel entraîneur à avoir joué en MLS. Deux autres sont embauchés par des clubs en reconstruction qui termineront dans le dernier tiers du classement : après deux saisons dans les médias, Jay Heaps revient à New England où il avait passé l’essentiel de sa carrière, alors qu’Oscar Pareja quitte Dallas, où il avait joué de 1998 à 2005 avant de devenir adjoint, pour Colorado.

De onze entraîneurs à avoir un passé de joueur dans la compétition, on est passé à treize. Dix des onze hommes en poste à la fin de la saison précédente sont toujours là, seul Soehn a repris ses prérogatives de directeur technique à Vancouver et embauché Martin Rennie. Ils seront cependant à nouveau onze à la fin de la compétition. Le courant ne passe plus entre Philadelphie et Nowak, remplacé par John Hackworth qui, malgré ses 44 ans, n’a jamais joué en MLS. Spencer accumule les mauvais résultats à Portland et le Néo-Zélandais Gavin Wilkinson prend sa place.

Si le LA Galaxy d’Arena conserve la Coupe MLS, San José et Yallop reviennent au premier plan, avec à la clef le Supporters Shield et le trophée d’Entraîneur de l’année. La saison est également fructueuse pour Vermes (Kansas City), Olsen (DC United), Kreis (Salt Lake), Klopas (Chicago) et Kinnear (Houston). Elle est plus frustrante pour Warzycha (Columbus) et Fraser (Chivas USA).

Ils passent de onze à douze anciens joueurs de MLS à la tête d’une équipe au début de la saison 2013. Neuf sont les mêmes qu’à la fin de la saison précédente. Chivas USA et Montréal se séparent respectivement de Fraser et Marsch pour faire appel au coloré Chelis et à Marco Schällibaum, venus de l’étranger. Toronto embauche l’ancien international néo-zélandais Ryan Nelsen, qui a joué cinq ans à DC United mais ne peut empêcher les Canadiens de finir en bas de classement. Bien plus fructueuses, les arrivées de Caleb Porter à Portland et de Mike Petke à New York. La réputation du premier tient surtout à ses qualités sur le banc, qu’il a bien connu lors de ses trois saisons de joueur à ce niveau où il n’a été qu’onze fois sur le terrain. Il métamorphose l’équipe et est élu entraîneur de l’année. Quant à Petke (photo), il ne semble qu’un deuxième choix pour diriger la formation pour laquelle il a longtemps joué. Ça ne l’empêche pas de lui permettre de remporter le Supporters Shield, premier trophée officiel de l’histoire du club.

Parmi les neuf ayant conservé leur emploi, deux le perdront en cours de saison. Très décevant sur le terrain, Columbus est en outre racheté par un nouveau propriétaire : Warzycha cède son poste au directeur technique Brian Bliss, qui avait déjà opéré un intérim d’une demi-saison à Kansas City en 2006. San José est méconnaissable, ce qui provoque une séparation à l’amiable avec Yallop, remplacé par son adjoint et compatriote Mark Watson, bourlingueur dont un des nombreux chapitres de la carrière de joueur a été écrit à DC United.

Les ex-joueurs ont fait un carton plein la saison dernière, puisque la Coupe MLS est revenue au Sporting Kansas City de Vermes. Kreis (Salt Lake), Heaps (New England), Pareja (Colorado) et Kinnear (Houston) peuvent également se féliciter d’un championnat réussi. Klopas (Chicago) et Olsen (DC United) ne peuvent pas en dire autant.

Nous voilà donc au début de la saison 2014 avec un total de 15 entraîneurs ayant un passé de joueur en MLS, soit 3 de plus qu’à l’issue du défunt championnat et un nouveau record. Il faut dire que l’hiver a été marqué par une valse à mille temps. Commençons avec les huit qui sont restés en place : l’indéboulonnable Kinnear est toujours à Houston ; forts de leur trophée, Porter, Vermes et Petke comptent encore jouer les premiers rôles avec Portland, Kansas City et New York ; malgré les résultats médiocres en 2013, DC United et Toronto ont renouvelé leur confiance en Olsen et Nelsen ; Heaps doit confirmer les progrès de New England alors que Watson a convaincu San José de le conserver.

Trois clubs changent leur fusil d’épaulent et font à nouveau appel à un ancien joueur de la compétition pour les entraîner. Dallas, où Hyndman est parti, rapatrie - voire débauche - Pareja de Colorado. Vancouver dit à Rennie qu’il n’a plus besoin de ses services et le remplace par son adjoint Carl Robinson, ancien international gallois qui a joué à Toronto et New York. Montréal préfère dire au revoir à Schällibaum et engager Klopas, que Chicago avait prié de s’en aller.

Quatre autre clubs sont toujours entraînés par un ancien joueur de MLS, mais plus le même qu’il y a quelques mois. Chicago a remplacé Klopas par Yallop, qui n’a donc pas tardé à retrouver de l’embauche. Salt Lake a vu son entraîneur fétiche Kreis relever le défi de New York City, qui commencera à jouer en 2015, et l’a remplacé par son adjoint Jeff Cassar, qui a joué une trentaine de rencontres pour Dallas entre 2003 et 2006. Columbus a voulu marquer son renouveau en allant chercher Gregg Berhalter, en quête d’un club après une expérience en Suède qu’il avait rejointe quelques mois après sa retraite de joueur au LA Galaxy. Et donc, le dernier en date, Pablo Mastroeni, emblématique joueur de Colorado qui y dirigeait les entraînements depuis la reprise mais n’a obtenu officiellement le poste qu’à quelques heures du début de la saison.

Chaque année ou presque, un record du nombre d’entraîneurs ayant joué en MLS est battu, soit en début de saison, soit en cours de compétition. Ils sont aujourd’hui 15 sur 19, mais à moyen terme, le championnat sera composé de 24 clubs. Si la tendance se maintient, on peut donc imaginer que le record va encore tomber au cours des années à venir.

19 March 2:39 de la tarde

Avec la nomination de Pablo Mastroeni juste avant le début de saison, 15 des 19 entraîneurs de MLS en sont également d’anciens joueurs. Wilmer Cabrera (Chivas USA), Bruce Arena (LA Galaxy), John Hackworth (Philadelphie) et Sigi Schmid (Seattle) font figure d’exception. Depuis plusieurs années, c’est la norme, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Cette semaine, Coup Franc vous propose de revivre chronologiquement, en deux parties, l’évolution de la confiance accordée par les clubs aux anciens joueurs de MLS pour leur accorder le poste d’entraîneur.

Au début de la première saison de MLS, en 1996, aucun ancien joueur ne pouvait évidemment être entraîneur. Néanmoins, dès cette année-là, l’un d’entre eux a déjà reçu, très brièvement, sa chance. À Colorado, l’attaquant Roy Wegerle, qui joue régulièrement, se voit confier cette responsabilité pour le dernier match de la saison régulière après la démission de Bob Houghton. Cela se solde par une défaite 3-1 de la lanterne rouge à DC United et met fin à l’expérience.

Il faut attendre 1998 pour que celle-ci soit tentée à nouveau, avec un joueur bien plus renommé. Fin août, Thomas Rongen démissionne à New England. Walter Zenga, qui y a joué la saison précédente mais a pris sa retraite et est retourné en Italie, est appelé à lui succéder. La saison suivante, il devient le premier ancien joueur de MLS à commencer le championnat comme entraîneur. Comme joueur-entraîneur plus précisément, puisque le gardien a rechaussé les crampons. New England termine 10e sur 12 mais Zenga doit céder son poste à deux rencontres de la fin de la saison.

Les choses sérieuses commencent réellement à San José, en 2001. Après avoir arrêté sa carrière à Tampa Bay en 1998 (photo), Frank Yallop y a fait ses premières armes comme adjoint, avant d’occuper le même poste à DC United. San José décide d’aller plus loin, lui donnant sa chance en tant qu’entraîneur principal. La confiance est manifeste car le club est ambitieux et recrute en conséquence. Il ne le regrettera pas : le Canadien offre à San José sa première Coupe MLS, suite à une victoire 2-1 contre Los Angeles, avec des buts de Donovan et De Rosario, toujours actifs aujourd’hui. Yallop est également récompensé par le trophée d’Entraîneur de l’année.

Cela ne donne pas d’idées aux autres clubs. À vrai dire, en 2002, tous les entraîneurs (même ceux arrivés en cours de saison) ont déjà entraîné en MLS par le passé, mais Yallop reste le seul à y avoir joué. San José termine deuxième du classement général mais sa course vers la Coupe MLS s’arrête contre Columbus dès les quarts de finale. Encore deuxièmes du classement en 2003, les Californiens remportent cette fois leur deuxième Coupe MLS, 4-2 contre Chicago, avec entre autres un doublé de Donovan.

En 2004, Yallop répond à l’appel du Canada et prend la tête de l’équipe nationale. San José mise sur la continuité et donne sa chance à Dominic Kinnear, adjoint de Yallop et autre ancien joueur de MLS (Colorado, San José, Tampa Bay). L’Écossais n’a, techniquement, pas quitté le club depuis lors puisque ce dernier a été déménagé à Houston en 2006 et qu’il y entraîne toujours, alors que San José a relancé un club en 2008 en lui donnant la même identité qu’à son prédécesseur. Pour leur première saison sous Kinnear, les Californiens terminent septièmes (sur 10) et sont éliminés en quart de finale.

Pour la première fois en 2004, deux clubs de MLS sont entraînés par un ancien joueur du championnat. DC United décide en effet de donner les rênes de son équipe à Piotr Nowak, qui a terminé sa carrière deux ans plus tôt à Chicago. Et bis repetita : trois ans après Yallop, l’ancien international polonais décroche la Coupe MLS pour sa première année comme entraîneur, une victoire 3-2 contre Kansas City. Il devient ainsi le premier entraîneur à soulever le trophée après l’avoir gagné comme joueur (avec Chicago en 1998).

2005. N’ayant pu devenir, après Yallop, le deuxième ex-joueur du championnat à remporter la Coupe MLS en tant qu’entraîneur, Kinnear trouve le moyen d’écrire l’histoire à sa façon, puisqu’il devient le premier de cette catégorie à mener son équipe au Supporters Shield. San José tombe ensuite en quart de finale, ce qui n’empêche pas Kinnear de suivre les traces de son prédécesseur en devenant à son tour entraîneur de l’année. À DC United, Nowak, toujours en poste, vit une bonne saison, sans titre toutefois.

Les deux hommes reçoivent également de la compagnie en cours d’année. Columbus limoge Greg Andrulis à la mi-juillet et le remplace par Robert Warzycha, qui doit terminer la saison en tant qu’intérimaire. Après un 14/57, les noir et or prennent 24 points sur 39 sous sa direction, terminant dixièmes (sur douze) du classement général. Fidèle serviteur du club où il a joué de 1996 à 2002, l’ancien international polonais reprendra le rôle d’adjoint la saison suivante, avec l’arrivée de Sigi Schmid.

Les ambitieux MetroStars, où joue alors Youri Djorkaeff, n’ont pas de résultats à la hauteur de leurs espérances et, à trois rencontres de la fin de la saison régulière, remplacent Bob Bradley par son adjoint Mo Johnston. L’Écossais, qui a défendu les couleurs de Kansas City de 1996 à 2001, termine par un 7/9 en déplacement, ce qui lui garantit le poste pour 2006 même si le club est éliminé de la course à la Coupe MLS en quart de finale par New England.

2006 est la première saison à s’ouvrir avec trois ex-joueurs au poste d’entraîneur. Deux d’entre mèneront leur équipe aux prix les plus convoités. DC United, avec Nowak, occupe la tête du classement à l’issue de la saison régulière et remporte le Supporters Shield, avant de tomber en demi-finale contre New England. Les rouge et noir sont vengés en finale par Houston, qui vient de déménager de San José et est donc entraîné par Kinnear. Les Texans s’imposent aux tirs au but et ne font pas regretter à leur nouvelle ville d’adoption l’envie d’attirer une franchise de MLS.

Cela ne se passe pas aussi bien pour Johnston à New York, qui vient d’être totalement redessiné aux couleurs de Red Bull. Il est congédié fin juin, Bruce Arena lui succède trois semaines plus tard. Entre temps, Richie Williams, ex-joueur du club et de DC United, assure l’intérim. Néanmoins, comme en 2005, quatre anciens joueurs de MLS occupent un poste d’entraîneur à la fin de la saison. À Kansas City, Bob Gansler démissionne à la mi-juillet et est remplacé par Brian Bliss, qui y a joué en 1998 après des passages aux MetroStars et à Columbus. L’équipe ne perd que 3 de ses 13 dernières rencontres mais termine avant-dernière. À Los Angeles, Steve Sampson est limogé début juin et remplacé par Frank Yallop, de retour de son périple canadien. Il ne peut cependant pas redresser suffisamment la situation pour éviter que la saison de l’équipe s’arrête dès la fin de la saison régulière, une première dans l’histoire du club.

À de nombreux égards, 2007 est une année charnière dans l’histoire de la MLS. Un des innombrables changements notables cette année-là concerne ses ex-joueurs devenus entraîneurs : pour la première fois, ils sont en majorité sur les bancs lors du début de la saison. Sept sur treize ! Kinnear est bien entendu toujours à Houston, avec qui il remporte une deuxième Coupe MLS consécutive. DC United a perdu Nowak, devenu entraîneur adjoint de l’équipe nationale américaine, et a nommé Tom Soehn (ex-Dallas et Chicago) pour lui succéder : le résultat est le même, le club conserve le Supporters Shield. À Kansas City, l’arrivée d’une nouvelle direction amène des changements importants, et Bliss est remplacé par Curt Onalfo, qui a joué une trentaine de rencontres de MLS entre 1996 et 1999 : l’équipe termine en milieu de classement et atteint les demi-finales. Le LA Galaxy adopte son nouveau nom, engage David Beckham et maintient sa confiance en Frank Yallop, mais les résultats ne s’améliorent pas.

C’est peut-être dur à croire aujourd’hui, mais cette année-là, Chivas USA est le club phare du sud de la Californie. Preki, qui a joué 10 ans en MLS, y entame sa carrière d’entraîneur et mène l’équipe à la deuxième place en plus d’obtenir le titre d’entraîneur de l’année, mais la route vers la Coupe MLS s'arrête en quart de finale. Après y avoir terminé sa carrière de joueur en 2003, le Nord-Irlandais Steve Morrow devient entraîneur de Dallas, où il restera trois ans. De son côté, Johnston tente de rebondir à Toronto, qui vient d’entrer en MLS, mais ne peut éviter la lanterne rouge. Un huitième larron les rejoint rapidement : en mai, Jason Kreis raccroche les crampons et succède sur le champ à John Ellinger au poste d’entraîneur de Salt Lake, qui terminera avant-dernier. Il se rattrapera par la suite…

Dès lors, la tendance ne s’inversera plus : les clubs de MLS continueront de faire confiance à d’anciens joueurs du championnat pour le poste d’entraîneur. Une évolution continue qui sera le sujet du deuxième article de cette série, plus tard cette semaine.

07 March 5:55 de la tarde

Si vous avez écouté notre émission Coup Franc de présentation du championnat, vous aurez remarqué que six favoris se dégagent des pronostics de début de saison. Ce sont également les six clubs qui occupaient les six premières places à l’issue de la saison régulière en 2013. Alors, quel visage auront-ils en 2014 ?

SEATTLE

La seule équipe de la liste vraiment mécontente de sa saison 2013 : et pour cause, l’effondrement final a été spectaculaire. Changer l’entraîneur ou les joueurs ? La direction a tranché et maintenu sa confiance en Sigi Schmid alors que Gspurning, Rosales, Eddie Johnson et Hurtado, autant de titulaires indiscutables, sont partis. Le renouveau est censé naître des arrivées de Frei (gardien remplaçant à Toronto où il avait cependant montré de belles choses), Marshall (défenseur central venu de Columbus qui a une excellente réputation auprès des observateurs américains), Anibaba (qui jouera à ses côtés après avoir contribué à l’éclosion de Berry à Chicago), Pappa (ailier gauche revenu d’Heerenveen qui fut naguère une vedette à Chicago) et Cooper (attaquant très complet, passé à côté de son sujet l’an dernier à Dallas après une brillante saison 2012 à New York).

La rapidité de leur intégration déterminera le bon départ de l’équipe et celui-ci risque d’être d’une importance capitale. L’impatience est manifeste à Seattle, et à la moindre baisse de régime, le siège de Schmid risque de devenir éjectable. Intégrer tout ce beau monde demandera du temps, mais la pression qui règne au club en ce moment n’est pas propice à la stabilité. L’entraîneur devra aussi gérer un compartiment offensif où les stars Dempsey et Martins ne sont pas toujours en forme. Si physiquement, les défenseurs ne sont pas à leur mieux en ce début de saison, les résultats de la préparation ont toutefois été encourageants.

LA GALAXY

Ce gros nom de la MLS a été moins souvent à la une de l’actualité que d’habitude l’an dernier. Un départ raté, pas de troisième Coupe MLS consécutive, et voilà qu’on parle davantage des autres. Cette saison, ça risque d’être différent. Il faut dire qu’il y a un an, le départ de Beckham cachait quelques ratés, qui ont été corrigés au sein d’une équipe qui a préparé sa saison 2014 à l’écart, avec également un œil sur la Ligue des champions. Ainsi, le gardien Penedo, arrivé l’été dernier, gagne des points alors que son prédécesseur en perdait. Donovan a commencé la préparation avec les autres au lieu d’être en « période de réflexion ». Keane a eu le temps de se reposer et de régler des pépins physiques.

L’Américain et l’Irlandais sont les deux vedettes de l’équipe. Sur le terrain, ils se trouvent les yeux fermés. Sauf que voilà : les entraîneurs adverses commencent à trouver la parade, ce qui force Bruce Arena à changer ses plans. D’où les arrivées des attaquants Friend et Samuel, pour laisser plus de latitude aux joueurs désignés en donnant davantage de travail aux défenseurs dont la tâche sera également compliquée par le suédois Ishizaki, un pur ailier, et Zardes, que beaucoup voient devenir la révélation de la saison. Derrière, on note peu de changements, même si le départ de Franklin en a surpris certains, mais le club ne l’a pas retenu, ayant des solutions de rechange. Les observateurs californiens parlent aussi de la fragilité psychologique d’une équipe sur laquelle la Coupe du monde pourrait avoir des séquelles.

SALT LAKE

Jason Kreis est parti, tous les autres sont restés : hormis l’entraîneur, il n’y en effet eu ni renfort ni départ majeur dans l’équipe désormais dirigée par Jeff Cassar. L’ancien adjoint connaît ses troupes, et on aura droit aux mêmes tactiques avec les mêmes hommes… qui ont tous un an de plus. Ce qui pèse dans la balance pour une équipe dont les deux tiers des titulaires sont des trentenaires accomplis. Parmi eux, Beckerman et Morales, qui forment possiblement le meilleur duo dans l’axe de l’entrejeu en MLS : le premier protège non seulement sa défense comme nul autre mais est également un excellent passeur, le second est un n°10 comme les aiment les puristes. Deux des vedettes de l’équipe avec le gardien Rimando et l’attaquant Saborio.

L’année passée, Salt Lake était un vrai bulldozer offensif et a surpassé les attentes (presque tout le monde prévoyait une année de transition), qui seront forcément élevées cette saison aussi. Le problème majeur, à gauche de la défense, n’a pas été résolu. Les jeunes, qui se sont mis au niveau de leurs aînés en 2013, devront confirmer car ce sera très bientôt à eux de porter cette équipe. Si Cassar veut permettre à ce groupe, formé de longue date et habitué des finales presque toutes perdues, d’enrichir son palmarès, il doit viser les résultats immédiats. S’il fait preuve des mêmes qualités que Kreis, il peut y parvenir.

PORTLAND

Même si elle ne fait pas l’unanimité, il faut reconnaître que bien du monde est tombé sous le charme de la formation de Caleb Porter la saison dernière, au point d’un faire un favori pour décrocher le Supporters Shield cette année (c’est le nom qui revient le plus souvent avec Kansas City). Quand on en regarde sa composition de plus près, on se rend compte qu’il y a deux sortes de joueurs. D’abord, les vedettes dont tout le monde parle, à commencer par Valeri, box to box moderne dont la moindre baisse de régime peut affecter toute l’équipe, le Canadien Will Johnson, régulateur de l’entrejeu et auteur de coups francs spectaculaires, et Nagbe, dont le talent est souvent souligné même s’il ne s’exprime pas à son plein potentiel.

Et puis, il y a les nombreux hommes de l’ombre, bien plus efficaces et importants qu’il n’y paraît. Wallace en a été le parfait exemple la saison dernière, et il est blessé pour plusieurs mois. Sans réelle vedette, l’arrière-garde était une des plus solides de la compétition : elle a perdu Jean-Baptiste, remplacé par l’Argentin Paparatto qui doit aider à combler les problèmes défensifs sur phases arrêtées. Devant, Ryan Johnson est parti, remplacé numériquement par un autre Argentin, Fernandez, possible ailier gauche pendant qu’Urruti sera en pointe. Cette équipe n’a pas de vrai buteur, mais c’est peut-être le seul point d’interrogation (sauf pour les détracteurs du gardien Ricketts) au sein d’un collectif dont Porter gère les moindres détails afin de lui donner un rendement optimal.

KANSAS CITY

Très solide durant la saison régulière, vainqueur de la Coupe MLS et un seul départ, celui du gardien Nielsen : le Sporting ciel et marine a tout ce qu’il faut pour jouer les premiers rôles cette saison. Les deux interrogations majeures sont à chaque extrémité du terrain. La retraite du portier danois, capitaine surnommé le puma, laisse un héritage lourd à porter : Kronberg, qui n’a joué que cinq rencontres en huit saisons au club, reçoit sa chance, mais fera face à la concurrence de Gruenebaum, très solide gardien venu de Columbus. En pointe, le joueur désigné Bieler a perdu son statut de titulaire au profit de Dwyer, qui doit confirmer les progrès montrés à son retour d’Orlando en fin de saison dernière.

L’entrejeu est emmené par Zusi, joueur offensif très polyvalent dont les centres et coups de pied arrêtés tranchent les défenses. Il a été renforcé par le milieu droit Zizzo, qui semble déjà parfaitement intégré, ce qui rend ce secteur encore plus dangereux, et la menace sera omniprésente si Feilhaber parvient à être régulier à son meilleur niveau. Derrière, les défenseurs se connaissent parfaitement, même si Colin, Sinovic et Myers pâtiront de l’absence de Besler pendant la Coupe du monde. Déjà la plus solide de la série, cette arrière-garde sera presque infranchissable si elle réapprend à défendre sur les pertes de balle comme en 2012. Certes, il y a quelques interrogations, mais y avoir des réponses positives relève plus du réalisme que de l’utopie et permettrait au groupe de Peter Vermes d’endosser et de justifier le rôle de grandissime favori.

NEW YORK

On ne change pas une équipe qui gagne. Alors quand elle termine en tête du classement général, ce qu’elle attendait depuis 1996, vous pensez ! Bon, il y a quand même eu quelques transferts entrants et sortants, mais en quantité négligeable par rapport aux habitudes du club, qui pour une rare fois mise sur la continuité. L’équipe n’a rien perdu de ses qualités offensives, une stabilité de bon augure, tout comme les jeunes qui s’aguerrissent. Les vedettes Henry et Cahill seront toujours les fers de lance. Le poids des années ne ralentit pas le Français qui est aussi efficace devant le but que pour offrir des passes décisives à ses coéquipiers. Quant à l’Australien, qui sera à la Coupe du monde, il joue bien mais est aussi une menace permanente sur les ballons aériens. Ils sont soutenus par des joueurs qui n’ont pas le statut de vedette mais ont haussé leur niveau l’an dernier pour amener New York au sommet : les Steele et autre Alexander devront s’y maintenir pour que l’équipe en fasse autant.

Il y a quand même quelques nouveaux visages en défense : l’arrière droit Eckersley (qui doit compenser le départ de Barklage, un des deux titulaires qui n’est plus là, l’autre étant Holgersson), le défenseur central espagnol Armando, qui a joué pour l’équipe B de Barcelone, et le jeune international camerounais Oyongo, qui devrait surtout pallier l’absence de l’arrière gauche Miller durant la Coupe du monde. Mike Petke devra aussi instaurer plus de discipline derrière. Dans l’ensemble, New York est du même niveau que la saison dernière : son classement dépendra peut-être davantage de l’amélioration de ses concurrents.