blog

Montreal Impact

04 February 5:30 de la tarde

La formule est de plus en plus populaire : après le commissaire de la MLS, Don Garber, avant la finale de la Coupe MLS 2014, ce fut au tour du président de l’Impact de Montréal, Joey Saputo, de convier les journalistes à une table ronde, et de répondre aux questions en vrac. Avec autant de succès. Vous lirez certainement dans vos médias locaux ses réponses aux nombreux sujets qui concernaient uniquement le club. Mais il a également abordé un point qui touche la MLS dans son ensemble : les dépenses à la hausse de certains clubs pour attirer de grands noms.

« Quand les équipes dépensent beaucoup d’argent pour amener de gros joueurs, la MLS aime ça, a expliqué Saputo. C’est malheureux pour nous car l’équipe qui a dépensé le plus est notre plus grande rivale. J’espère que tous les mouvements que les équipes de MLS ont effectués vont amener cette ligue à un autre niveau. Comme je l’ai dit l’année passée, nous devons continuer de bâtir une équipe sans dépenser l’argent que nous n’avons pas. »

Ceux qui suivent le club montréalais et son président depuis longtemps savent qu’il est adepte d’une gestion saine. C’est entre autres ce qui lui a permis de l’amener en MLS alors qu’il l’avait repris en quasi-faillite en 2002. Mais s’y tenir n’est pas toujours simple, surtout quand les rivaux n’ont pas les mêmes méthodes… « Est-ce que les dépenses de Toronto nous influencent ? Non, mais ça nous met plus de pression. On a un plan, il faut continuer de l’appliquer. La seule chose que ça change, c’est que si amener un joueur d’Italie faisait partie de notre plan, il est certain que maintenant, le joueur pense qu’en Amérique du Nord, il y a de l’or dans les rues et qu’il va commencer à demander des sommes d’argent qui n’ont pas de sens. »

Une tendance qui, visiblement, ne plaît pas à Saputo, ce qu’il n’a pas manqué de faire savoir à Don Garber. « J’ai donné mon opinion au commissaire au sujet des dépenses qui sont faites. Je ne cache pas que je lui ai dit que c’est peut-être bien pour la Ligue en ce moment, mais qu’à long terme, ça va lui faire mal. Avec le temps, seulement quelques équipes vont dépenser : il va y avoir Los Angeles, Toronto, New York devant, puis tout le reste. À court terme, c’est bon pour la Ligue, car ça lui amène de la crédibilité. Mais à long terme, et je l’ai déjà dit au commissaire, j’ai peur que ça fasse mal. »

À la fin de la discussion, les deux hommes ne semblaient pas du même avis. « On ne partage pas la même opinion, a poursuivi Saputo. Pour lui, il est important que la MLS devienne une compétition de choix aux yeux des joueurs. C’est sûr, ça sera le cas si tu dépenses des sommes folles ! Mais pour moi, ce n’est pas la meilleure façon de faire. Son but est de s’assurer que la Ligue ait une certaine notoriété. Pour l’instant, ça marche. À long terme, je ne sais pas… »

Le président du club montréalais n’exclut pas pour autant d’attirer des joueurs renommés. Mais pas à n’importe quel prix. « Je ne veux pas courir derrière un joueur parce que les autres équipes courent derrière des joueurs. Je ne veux pas dépenser huit millions de dollars pour en gagner deux, ça n’a pas de sens. »

Il a d’ailleurs mis les choses au clair au sujet de deux noms qui ont circulé avec insistance ces dernières semaines : Alberto Gilardino et Antonio Di Natale. « On a fait une offre à Gilardino, qu’il a acceptée et qui était bien plus basse que celle que Toronto lui a faite l’an passé. Sauf qu’on n’a pas trouvé d’accord avec son club en Chine. Et à la dernière minute, la Fiorentina a fait une offre au joueur et au club, que les deux ont acceptée. »

Le cas de l’attaquant de l’Udinese est moins reluisant. « Di Natale utilise la MLS pour avoir un meilleur contrat à l’Udinese. Je vous le dis clairement et honnêtement : personne en MLS n’a fait d’offre de contrat à quatre millions de dollars pendant deux ans à Di Natale. Le problème, c’est que de plus en plus de gens se servent de la MLS et de l’argent qui y circule à de telles fins, et il faut être extrêmement prudent. »

Un autre sujet était cependant sur les lèvres de tous les journalistes à l’issue de la rencontre avec Saputo : sa déception sur la capacité du club à attirer un large public après trois saisons en MLS. Il a d’ailleurs étonné bien du monde en parlant de la situation actuelle de la vente des billets pour le match contre Pachuca. « Je sens que le buzz n’est plus là. Pas seulement pour le match de Ligue des champions, mais bien pour l’Impact dans son ensemble. Le slogan pour le match de Ligue des champions est “Marquons l’histoire”, mais je pense qu’on va marquer l’histoire négativement car il n’y aura pas beaucoup de monde au stade. En ce moment, nous avons vendu 15 000 billets et si on regarde la tendance de 2009 et qu’on la compare à celle de cette année, nous serons heureux d’arriver à 30 000. Ça m’inquiète énormément. Pas seulement pour ce match. »

Plus que la situation actuelle, c’est l’évolution des recettes à la billetterie saison par saison qui le préoccupe. « Quand je regarde où on était et où on s’en va… Par exemple, en 2012, on était le troisième club de la Ligue en vente de billets. L’an dernier, on était onzième. Si la tendance se maintient, cette année, on sera treizième sur vingt. C’est très inquiétant. On dit toujours que c’est difficile d’amener des joueurs à Montréal. Mais jouer devant des gradins vides, pour un joueur, ça pèse au moment de choisir. »

Pas de quoi, néanmoins, tirer les conclusions les plus alarmistes. « C’est décevant mais je ne veux pas qu’on commence à dire qu’on pense à vendre l’équipe. Je ne dis pas ça ! Ce que je dis, c’est qu’en tant que président, quand je regarde où on était et où on est, après trois ans en MLS, je vois que la tendance commence à aller dans l’autre sens. J’espère qu’elle va changer. On est là et on va continuer d’être là. C’est dur mais c’est réaliste. »

Un constat encore plus parlant chiffres à l’appui. « C’est la réalité quand je me présente à la Ligue. Nous y sommes tous partenaires, donc je connais les chiffres des autres équipes et je peux comparer nos prévisions et nos résultats financiers. Si je prends par exemple la vente de billets, nous avons manqué notre coup de deux millions de dollars. Au total, il y avait un manque à gagner de trois millions de dollars pour la Ligue, dont deux venant de l’Impact de Montréal. »

Il y a évidemment plusieurs manières de lire le discours du président de l’Impact. Certains le teintent de pessimisme. D’autres se disent qu’il a les pieds sur terre et que dans de telles circonstances, les chances d’avoir d’heureuses surprises génératrices d’engouement sont bien plus élevées que lorsque les attentes sont fixées bien trop haut, comme ce fut le cas par le passé. Il est toutefois clair que la saison 2014 a été lourde de conséquences, et pas seulement sportives.

02 February 3:00 de la tarde

Après leur longévité… leur jeunesse. Voici la photo des entraîneurs actuels des 20 clubs de MLS (liste complète ici), il y a de cela quelques années. Parvenez-vous à tous les reconnaître (franchement, ce n’est pas facile) ? Amusez-vous bien ! Je vous donnerai les réponses demain.

29 January 1:17 de la tarde

C’était prévisible : ça bouge beaucoup sur le marché des transferts. Certaines équipes ont déjà été chercher du renfort depuis la reprise des entraînements, pourtant toute fraîche.

C’est à New York et Montréal que ce fut le plus animé. Ces deux clubs ont d’ailleurs été impliqués conjointement dans un méga-échange leur permettant d’attirer des joueurs mais aussi d’ouvrir d’autres portes. Ainsi, Felipe quittait le Québec pendant qu’Alexander et Oyongo en prenaient la direction. Montréal obtenait aussi une place de joueur étranger et un montant d’allocation, de quoi attirer Oduro (Toronto).

De son côté, New York recevait la première place du classement d’allocation, qui permet, pour faire simple, de rapatrier un international américain ou un ancien de MLS (à l’exception des joueurs désignés de top niveau). L’objectif était clair : aller chercher Sacha Kljestan (Anderlecht), ancien coéquipier de Jesse Marsch. Un vœu que les New Yorkais ont exaucé au nez et à la barbe, entre autres, du LA Galaxy. Ce n’était pas tout, puisque le club annonçait peu après avoir engagé les défenseurs centraux Ronald Zubar et Andrew Jean-Baptiste, et prolongé le contrat de Perrinelle.

Autre club qui a beaucoup bougé ces derniers jours, même si son effectif était déjà bien garni, Orlando a transféré deux jeunes Colombiens, l’ailier Carlos Rivas et le milieu de terrain Cristian Hiuguita, et loué l’attaquant nord-irlandais Martin Paterson.

La semaine a également été très active à Toronto. Quelques jours avant le départ d’Oduro, l’équipe avait acté celui de Bekker pour Dallas. Les Ontariens ont également comblé un besoin en défense centrale en embauchant Damien Perquis, international polonais qui a passé les dernières saisons au Betis Séville. Autre arrivée derrière, celle de Zavaleta, qui portait le maillot de Chivas USA en 2013.

Lors de la reprise des entraînements, les supporters de Chicago avaient déjà pu découvrir quelques gros transferts, et ils en ont un autre à se mettre sous la dent depuis la signature de Shaun Maloney, un attaquant écossais venu de Wigan (D2 anglaise) qui sera joueur désigné. Le club a également attiré l’ancien gardien de San José Jon Busch, qui revient dans son ancien club pour aider le jeune international Sean Johnson à poursuivre sa progression.

Autre joueur méconnu pour lequel les attentes seront grandes, l’arrière droit Hernan Grana arrive à Columbus dans la force de l’âge après 10 saisons pros en Argentine. Visage plus familier, l’arrière central Kah tentera de se relancer à Vancouver qui avait bien besoin d’expérience dans ce secteur. Enfin, Carrasco passe de Houston à Kansas City et tentera cette saison, à bientôt 27 ans, de dépasser les 10 titularisations pour la deuxième fois de sa carrière.

28 January 1:37 de la tarde

Ça y est, les 20 clubs de MLS ont commencé leur préparation de la saison 2015. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

  • Chicago : Comment permettre au gardien Johnson de faire un pas supplémentaire dans sa carrière ? En allant chercher Jon Busch.
  • Colorado : La concurrence accrue pour le poste de gardien de but, au plus grand plaisir de l’entraîneur.
  • Columbus : L’acclimatation en MLS de deux hommes venus du froid, le Suédois Saeid et l’Islandais Steindorsson.
  • Dallas : L’arrivée d’un nouveau préparateur physique, Fabian Bazan, qui a travaillé en D1 mexicaine et avec l’équipe nationale vénézuélienne.
  • DC United : Le cas Eddie Johnson, absent trois semaines pour des raisons médicales non divulguées, et probablement forfait en Ligue des champions.
  • Houston : Les préceptes du nouvel entraîneur Owen Coyle, qui préconise la conservation du ballon peu importe la disposition de l’équipe sur le terrain.
  • Kansas City : Un effectif qui a beaucoup changé, à un point tel que Peter Vermes pourrait délaisser son traditionnel 4-3-3.
  • LA Galaxy : La retraite de Landon Donovan laisse une place à prendre, convoitée notamment par Jose Villarreal.
  • Montréal : Les supporters ne reconnaîtront pas beaucoup de titulaires dans l’équipe solidement renforcée, et seront heureux de la voir prendre un virage francophone.
  • New England : Le retour possible de Juan Agudelo, dont le passage en Europe ne se passe pas comme il l’espérait.
  • New York City : Mix Diskerud, un joueur qui veut mieux se faire connaître du grand public et prendre ses responsabilités pour progresser dans sa carrière.
  • New York RB : Le club est très actif sur le marché des transferts ces jours-ci, et les questions ne manquent pas (Marsch, Cahill, défense centrale, etc.)
  • Orlando : Tous les yeux sont tournés vers Kaka, y compris ceux de ses nouveaux coéquipiers admiratifs.
  • Philadelphie : L’entraîneur Jim Curtin rassure les supporters inquiets de la légèreté de l’effectif et annonce des renforts à venir bientôt.
  • Portland : Après une saison 2014 aussi riche en attentes qu’en déceptions, Caleb Porter dit qu’il a désormais appris à être efficace.
  • Salt Lake : Les malheurs de Joao Plata, qui s’est cassé le pied au premier entraînement et sera absent pendant trois ou quatre mois.
  • San José : Un nouvel entraîneur, un effectif méconnaissable et la décision du Gruenebaum de mettre un terme à sa carrière au lieu d’aller en Californie.
  • Seattle : Alors, cette Coupe MLS, c’est pour quand ? Sigi Schmid est optimiste.
  • Toronto : Qui sera le vrai leader dans le vestiaire ? Steven Caldwell doit-il garder le brassard de capitaine ?
  • Vancouver : Une préparation entamée dans de meilleures conditions que l’an dernier, mieux planifiée et avec 22 joueurs qui étaient déjà dans l’effectif en 2014.

23 January 6:02 de la tarde

Parmi les clubs de MLS qui ont repris l’entraînement ce matin, deux n’avaient pas du tout la même préoccupation que les autres. Alors qu’en temps normal, une préparation dure six semaines, DC United et Montréal n’ont qu’un petit mois devant eux avant leur prochain match officiel. En plus, il est crucial, puisqu’il est en Ligue des champions. Quand on rate son premier match de championnat, on en a 33 autres pour se reprendre. En quart de finale d’une compétition internationale, il y a moins le droit à l’erreur…

Première question que tout le monde se pose légitimement dans une telle situation : mais pourquoi ne pas recommencer à s’entraîner plus tôt ? Frank Klopas, l’entraîneur de Montréal, a la réponse. Elle est on ne peut plus claire : « C’est très compliqué : on n’a pas le droit de commencer tôt car il faut suivre les règlements de la ligue. Même pour moi, qui suis là depuis longtemps, c’est difficile à comprendre. Quand j’étais en Europe, les vacances se limitaient à un mois. Ce n’est pas facile d’être inactif pendant deux mois et demi puis de jouer 33 jours plus tard. »

Il faut donc éviter à tout prix de voir arriver à la reprise un joueur hors forme ou présentant un excès de poids. Au contraire, chacun doit déjà être bien affûté. D’ordinaire, les joueurs reçoivent quelques devoirs de vacances pour ne pas reprendre les entraînements avec un retard de condition physique. Cette année, ils ont été adaptés aux circonstances. « Avec notre préparateur physique, nous avons donné un programme individualisé aux joueurs et effectué un suivi quotidien, poursuit Klopas. Ils devaient nous envoyer les informations demandées chaque jour. Quand ils ne le faisaient pas, nous devions nous assurer de les appeler pour les rappeler à l’ordre… et c’est arrivé. »

Désormais, au grand plaisir de tout le monde, les entraînements individuels sont remplacés par des séances de groupe. Les objectifs quotidiens évoluent également, et Bakary Soumare schématise très bien le programme des semaines à venir. « La première chose à faire, c’est le travail physique. Tout le monde revient de vacances. Ensuite, nous devrons adopter le schéma tactique que l’entraîneur va essayer de nous apprendre et qu’il faudra mettre en place avant le match. En trente jours, vous avez amplement le temps d’être prêt défensivement et offensivement. »

Ce travail sera d’autant plus important pour les joueurs à vocation défensive, puisqu’ils sont nombreux à découvrir leur nouveau club et n’ont donc pas encore adopté d’automatismes. L’un des anciens, Hassoun Camara, a sa petite idée sur la manière d’accélérer le processus. « Il faut maximaliser le temps qu’on a entre nous. Sur le terrain, mais aussi en dehors afin de parfaire les affinités. On a des joueurs francophones, ça va faciliter la tâche derrière, c’est une bonne chose pour nous. »

De quoi aussi passer de bons moments ensemble, parce que le travail de fond typique des premières semaines d’entraînement est rarement l’activité préférée des footballeurs professionnels. « Une préparation reste toujours difficile, poursuit Camara. Les joueurs n’aiment pas forcément courir… Mais voilà, on a un mois de préparation, et ça s’appelle préparation pour une raison : il faudra être prêt pour le premier match, sans non plus aller plus vite qu’il ne faut. »

En effet, courir comme des lapins au Mexique pour tirer la langue trois semaines plus tard serait malvenu. Et évidemment, le préparateur physique a dû travailler sur le long terme. Il peut compter sur Patrice Bernier pour le rappeler. « Il faut faire attention car on commence par un match de haute voltige, mais après il y a une saison complète qui suit et il ne faut pas l’hypothéquer, prévient l’international canadien. C’est sûr qu’on part avec un temps de retard sur Pachuca, qui est en pleine saison, mais la préparation a été méticuleusement mise en place pour éviter qu’on arrive au sommet de notre forme contre Pachuca mais que ça nous affecte ensuite. »

Afin de se mettre en forme de match, il y aura bien entendu quelques duels amicaux. DC United ira à Austin pour participer à l’ATX Pro Challenge alors que Montréal prendra rapidement la direction du Mexique. « La première phase de la préparation se passera ici. Nous irons ensuite au Mexique pour nous acclimater aux conditions là-bas, explique Klopas. Nous ferons tout ce qu’il faut pour être prêts, mais il faudra également effectuer un suivi de la condition physique afin de voir où chacun se situe, et qui est le plus en mesure d’aider l’équipe lors de ce match. »

S’il y aura évidemment une préparation physique et tactique, la connaissance de l’adversaire n’est pas à négliger. « Chaque joueur, tout comme le staff technique, a sûrement déjà vu au moins un match depuis que Pachuca a recommencé à jouer, a ainsi précisé Bernier, qui était au Mexique et a déjà pu voir les Tuzos à l’œuvre. Tout le monde va faire ses devoirs. Ils jouent régulièrement et on va encore avoir la possibilité de les voir trois ou quatre fois. J’ai aussi parlé à quelques joueurs mexicains de MLS, notamment Pineda, qui connaissent bien le championnat. » Avec une préparation raccourcie, autant mettre tous les atouts de son côté.

CAP SUR LA REPRISE
Le programme des 20 clubs
Revue des troupes plus ambitieuses
Revue des troupes en quête de progrès

22 January 2:23 de la tarde

Ça y est, c’est reparti ! Certains clubs de MLS ont repris le chemin des terrains ce jeudi, pour leur premier entraînement de l’année. Afin de mieux suivre qui fera quoi au cours des prochaines semaines, voilà le programme de chacun des clubs, selon les informations qu’ils ont communiquées.

CHICAGO
Reprise des entraînements :
dimanche 25 janvier (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : 1er au 13 février, à Norwich et Londres (Angleterre)
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

COLORADO
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

COLUMBUS
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : Floride, du 24 janvier au 6 février
Tournois de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février ; tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

DALLAS
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Floride, du 1er au 8 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

DC UNITED
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stages : Floride, du 24 janvier au 6 février ; Dallas, du 16 au 22 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 26 février, Alajuelense - DC United (Ligue des champions)

HOUSTON
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Tucson, du 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

KANSAS CITY
Reprise des entraînements :
23 janvier
Stages : Tucson, du 25 janvier au 10 février et du 15 février au 1er mars
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

LA GALAXY
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stage : Irlande et Suède, du 11 au 22 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

MONTRÉAL
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : Mexique, à partir du 8 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 24 février, Pachuca - Montréal (Ligue des champions)

NEW ENGLAND
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Casa Grande (Arizona), du 26 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

NEW YORK CITY
Reprise des entraînements :
samedi 24 février
Stage : Floride, du 24 février au 2 février ; Manchester (Angleterre), du 6 au 16 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

NEW YORK RB
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Orlando, 26 janvier au 6 février ; Brandeton (Floride), 16 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

ORLANDO
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : aucun
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

PHILADELPHIE
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Clearwater (Floride), 2 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

PORTLAND
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Tucson, du 28 janvier au 11 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SALT LAKE
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Californie, 3 au 12 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SAN JOSÉ
Reprise des entraînements :
25 janvier
Stage : Arizona, du 2 au 10 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

SEATTLE
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Californie, du 29 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

TORONTO
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

VANCOUVER
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Tucson, 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

20 January 4:45 de la tarde

Les 20 clubs de MLS entameront leur préparation de la saison 2015 à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine. Si plusieurs d’entre eux seront encore actifs sur le marché des transferts d’ici le coup d’envoi de la saison début mars, voilà un premier état des troupes à quelques jours de la reprise. Pour commencer, les équipes qui ont terminé à la queue du classement la saison dernière et ont donc une importante pente à remonter.

Montréal déploie les grands moyens pour ne plus terminer lanterne rouge de la compétition. Tant l’axe de l’entrejeu (Donadel, Reo-Coker) que celui de la défense (Soumare, Cabrera et probablement Ciman) ont reçu du renfort. Dans le même temps, Ferrari, Pearce, Perkins (remplacé numériquement par Kronberg) et Di Vaio sont partis. McInerney pourrait reprendre le rôle du joueur désigné italien, mais le club cherche au moins une solution de rechange devant. L’arrière gauche Toia est pour le moment le seul nouveau venu sur les flancs.

Pour se relancer, San José a misé jusqu’à présent sur deux cartes principales : un changement d’entraîneur, avec l’arrivée de Dominic Kinnear, et le repêchage de joueurs que les autres clubs ne souhaitaient pas conserver (Gruenebaum, Wynne, Sanna Nyassi). Ajoutons-y l’arrivée de jeunes et du créatif Barrera (ex-Chivas USA), alors que les principales pertes sont celles de Busch et Harris. Cela paraît léger mais le staff semble vouloir évaluer son effectif avant de voir s’il y a besoin d’autres renforts.

La donne sera d’autant plus compliquée que la Conférence Ouest a l'air particulièrement relevée cette année. On peut tenir le même raisonnement en regardant les changements effectués par Colorado jusqu’à présent. Sarvas sera un réel renfort, les autres (Cronin, MacMath, Burling, Imbongo, Harrington) doivent à nouveau prouver leur capacité à améliorer une équipe en difficulté, qui a en outre perdu du beau monde avec LaBrocca, Wynne, Klute, Piermayr et José Mari.

Roi du nul en 2014, Chicago ne lésine pas sur les moyens pour retrouver le chemin de la victoire. L’équipe de Frank Yallop a beaucoup recruté à l’étranger, avec les arrivées des attaquants Igboananike et Accam (tous deux à titre de joueur désigné) et Do Prado, de l’international trinidadien Joevin Jones, de l’arrière central bourlingueur Adailton, sans oublier le retour au bercail de Michael Stephens et l’arrivée de Gehrig qui a contribué à la bonne deuxième moitié de saison 2014 de Columbus. Les emplettes ne sont pas terminées, comme en témoigne l’intérêt pour l’ailier écossais Shaun Maloney. De quoi rapidement faire oublier les départs de Segares, Alex et Soumare et permettre à Yallop d’imposer sa griffe à l’équipe.

Quand on parle de grandes manœuvres pour espérer finir du bon côté de la ligne rouge, il faut évidemment inclure Toronto dans l’équation. L’arrivée qui a fait couler le plus d’encre est celle d’Altidore, qui doit compenser le départ de Defoe. Confirmée, celle de Giovinco ne se matérialisera cependant que cet été. Le secteur offensif a été priorisé, comme en témoigne le recrutement de Robbie Findley. L’équipe doit cependant encore se solidifier derrière, surtout après les départs d’Orr et Henry ; le nom de Damien Perquis a été cité. De Rosario quitte aussi le club, mais il ne jouait presque plus.

Après avoir eu le même entraîneur depuis ses débuts en 2006, Houston entamera la dixième saison de son histoire en entrant dans une nouvelle ère marquée par l’arrivée d’un directeur sportif (Matt Jordan) et le remplacement de Dominic Kinnear par Owen Coyle. Malgré les départs de Driver, Cummings et Hall, le cœur du noyau reste intact, et reçoit même quelques renforts intéressants avec l’arrière droit Inkoom, le jeune milieu offensif argentin Miranda et l’arrière central espagnol Raul Rodriguez. Erick Torres, lui, n’arrivera que cet été.

C’est beaucoup plus calme pour le moment à Philadelphie, dont le renfort le plus sérieux à ce jour est CJ Sapong. S’il y a assez de gardiens de qualité pour compenser le départ de MacMath, Okugo n’a pas encore été remplacé en défense centrale. Casey pourrait lui aussi s’en aller. S’il n’y a pas d’autres renforts, ce ne sera guère rassurant pour les supporters d’une formation qui avait terminé à sept points de la dernière place qualificative pour la phase finale de la Coupe MLS 2014.

15 January 2:58 de la mañana

Le défenseur central tant convoité par Montréal a-t-il atteint les quarts de finale de la dernière Coupe du monde avec sa sélection nationale, éliminant au passage les États-Unis ? Dans son édition de ce jeudi, la quotidien La Dernière Heure fait état de liens entre Laurent Ciman, qui porte actuellement les couleurs du Standard en D1 belge, et l’Impact de Montréal.

Fait troublant, plusieurs sources, tant au Québec qu’en Belgique, nous ont également rapporté que le joueur et le club montréalais avaient trouvé un accord. Néanmoins, dans son article traitant de cette rumeur (notez que le journaliste québécois dont il est question ne fait pas partie de la rédaction de MLSsoccer.com), le journal belge précise que le joueur a répondu « qu’il n’avait eu aucun contact, avec aucun club ». Un autre journaliste (très proche du Standard, où il est très respecté, et travaillant pour un média national) contacté par nos soins la semaine dernière afin d’en savoir plus a obtenu la même réponse.

Il n’empêche, les sources de MLSsoccer.com (qui ne se connaissent pas les unes les autres) sont formelles et ne manquent pas d’étayer leurs informations de détails supplémentaires. Notamment sur une des raisons du choix de Ciman. Le défenseur a deux jeunes enfants ; sa fille aînée, Nina, a des problèmes de santé mentale et bénéficierait au Canada d’un encadrement spécialisé.

Admettons que le joueur et le club montréalais se soient entendus. Ça ne réglerait pas le transfert, vu que le défenseur est encore sous contrat pour deux ans, et les deux clubs devraient s’entendre. « Laurent est un joueur important pour le groupe, difficilement remplaçable. Mais il n’est pas bon de retenir un joueur contre son gré. Cela dit, il devrait nous avancer des arguments et l’argent ne sera pas un bon argument… », a expliqué le conseiller sportif du club liégeois, Axel Lawarée, à La Dernière Heure. La santé de sa fille en serait-elle un ?

Âgé de 29 ans, Ciman joue au Standard depuis 2010. Si à ses débuts professionnels, il évoluait au poste d’arrière droit, il s’est reconverti en arrière central où il est titulaire indiscutable dans son club. C’est aussi au Standard qu’il a gagné ses galons d’international. Barré par quelques noms importants (Kompany, Van Buyten, etc.), il profite de sa polyvalence pour quand même être convoqué régulièrement chez les Diables Rouges et il faisait partie du groupe de 23 joueurs qui a atteint les quarts de finale de la dernière Coupe du monde, au Brésil.

26 December 11:42 de la mañana

Quand, après une demi-saison médiocre, on prend une décision drastique pour remonter la pente, on a intérêt à ne pas se planter. Et certainement à ne pas être encore plus mauvais – tant dans le jeu que dans les chiffres – pour une période plus longue encore par la suite. C’est pourtant ce qui est arrivé à Montréal, qui mérite de se retrouver tout en haut du classement… des flops de l’année.

2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre

Il y a un an, Montréal terminait la saison en queue de poisson : 18 points sur 51 en deuxième moitié de championnat, une phase finale atteinte de justesse mais au parcours bref et peu glorieux. Marco Schällibaum a été remplacé par Frank Klopas, avec des promesses de repartir dans la bonne direction. L’objectif clairement annoncé était de faire mieux (même à peine) que la saison précédente. Résultat des courses : une dernière place au classement, avec 28 points (divisés en deux parties égales de 14 unités), troisième pire attaque, troisième pire défense, et de la grogne dans des tribunes désertées par une partie du public.

En début de saison, Montréal occupait la dernière place du baromètre de MLSsoccer.com. D’autres médias ne lui prédisaient guère un meilleur sort.  Cela a offusqué bien du monde au Québec. Force est de constater que les spécialistes avaient vu plus juste que les dirigeants du club.

Sur le terrain, l’équipe a joué contre-nature pendant une grande partie de la saison, a cruellement manqué de variété dans son jeu, a réussi l’exploit de ne pas marquer le moindre but sur phase arrêtée (on cherche toujours un exemple identique par le passé, en MLS ou ailleurs), n’est quasiment jamais arrivée à s’installer efficacement dans le camp adverse, se faisait bousculer de toutes parts quand elle se recroquevillait dans le sien, laissait des trous partout ou presque, que ce soit sur la largeur du terrain, devant ou derrière la défense.

On peut pointer aussi l’apathie de l’équipe en début de deuxième mi-temps, période où elle a souvent perdu tous ses moyens, ne marquant pas et encaissant à la pelle, ce qui pousse à se demander ce qu’il se passait dans le vestiaire. Plus déplorable encore, des secteurs de jeu qui avaient donné satisfaction durant les premières saisons du club en MLS sont devenus des points faibles de l’équipe, sans qu’il n’y ait eu d’amélioration inverse efficace.

En dehors du terrain, le directeur sportif a été démis de ses fonctions, le directeur technique a pris la direction d’un autre club à la fin de la saison, les messages contradictoires se sont multipliés et les problèmes flagrants d’évaluation n’ont pas été résolus. Heureusement, la Coupe du Canada et la Ligue des champions ont apporté un peu de baume au cœur de supporters qui se consolent en se disant que la saison prochaine, il sera difficilement possible d’être plus mal classé.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

02 December 5:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).