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Montreal Impact

18 April 10:45 de la mañana

Si New York a remporté son premier match de la saison mercredi, cinq équipes n’avaient pas encore connu le succès à l’issue de la sixième semaine de compétition : les équipiers de Thierry Henry étaient accompagnés par Montréal, Portland, Chicago et San José, pour qui il faut relativiser puisque les Californiens ont joué 4 rencontres et non 6. Il n’empêche, cette incapacité collective à vaincre est un fait unique dans l’histoire de notre compétition. Doivent-ils s’alarmer ? En MLS, un mauvais départ est-il à coup sûr annonciateur d’une saison ratée ? Si rien ne garantit évidemment que cette année sera comme les précédentes, j’ai voulu connaître la tendance sur base des résultats depuis 2007 en comparant la situation des équipes après six rencontres et en fin de saison régulière.

Première constatation : 81% des qualifiés pour la phase finale de la compétition avaient engrangé 7 points ou plus des 18 premiers qu’ils pouvaient prendre. Des 34 équipes qui n’avaient pas atteint la barre des 7 unités, dix ont quand même fini du « bon côté de la ligne rouge ». Et des 33 équipes qui avaient 10 points ou plus, seules six ont vu leur saison prendre fin prématurément. Difficile d’évaluer le fait de ne pas gagner, puisqu’au cours des sept dernières saisons, quatre équipes seulement ont connu ce triste sort après six journées. Deux d’entre elles n’ont pas su s’extirper du bas de tableau, mais les deux autres ont spectaculairement redressé la situation. De là à dire que nos cinq mal lotis de cette année ont une chance sur deux de terminer en première moitié de classement, il y a un pas que je ne franchirai certainement pas. Surtout pour ceux qui comptent moins de 4 points sur 18, puisqu’au cours des sept saisons examinées, un tel départ était systématiquement synonyme de classement final parmi les trois derniers.

Néanmoins, plusieurs exemples leur apporteront un peu de baume au cœur. Le plus flagrant est celui de Columbus en 2009. Détentrice du Supporters Shield, l’équipe alors entraînée par Robert Warzycha a commencé la défense de son trophée avec deux défaites et quatre partages. Mais par la suite, elle est devenue quasiment invincible et a fini la saison… à la première place ! Il faut dire qu’en 2009, le classement était particulièrement serré (encore plus que l’an dernier, c’est tout dire). Et 49 points ont suffi à Columbus pour terminer en tête à l'issue des 30 journées que comptait la saison régulière à l'époque, soit 1,67 en moyenne par match, ratio le plus faible de l’histoire de la compétition. Parallèlement à ça, l’équipe a également brillé en Ligue des champions. Ce scénario doit sans doute faire rêver à New York cette année…

Houston est l’autre équipe qui, dans un passé récent, s’est qualifiée pour la phase finale de la saison malgré une disette en début de championnat. C’était en 2008 avec, également, quatre partages et deux défaites pour commencer, une surprise aussi grande que celle de l’année suivante à Columbus, puisque les Texans avaient remporté la Coupe MLS quelques mois plus tôt. Autre point commun : un très beau parcours en Ligue des champions pour accompagner leur remontée en deuxième partie d’année. Emmenée par le duo Brian Ching - Brad Davis, l’armada orange était devenue quasiment invincible et a terminé la saison régulière en deuxième position, avec 51 points en 30 rencontres.

La saison 2008 a d’ailleurs été riche en remontées spectaculaires, puisque Salt Lake et Chivas USA avaient également pataugé en début de championnat, avec un 5/18, pour boucler l’exercice en première moitié de classement. Deuxièmes à l’issue de la saison régulière précédente, les Californiens avaient à l’époque un rôle plus en vue qu’actuellement. Leurs valeurs sûres Brad Guzan, Jonathan Bornstein et Sacha Kljestan leur ont permis de redresser la situation. Quant à l’équipe des Rocheuses, elle cherchait encore la stabilité et avait engagé 17 (!) nouveaux joueurs pendant l’hiver. Mais Jason Kreis a jeté les bases d’une formation qui a connu de nombreux succès par la suite, avec Nick Rimando, Jamison Olave, Kyle Beckerman, Javier Morales et Fabian Espindola.

Dans ce passé récent de sept saisons, une seule équipe a disputé la phase finale de la compétition alors qu’elle comptait trois défaites de plus que son nombre de victoires après six rencontres : Kansas City, en 2011, qui avait ouvert la compétition avec un succès, un partage et quatre revers, soit 4 points sur 18… en six déplacements. En effet, le nouveau stade des Ciel et Marine était en construction et l’équipe n’a pas joué chez elle avant le mois de juin. L’avantage du terrain a aidé à retourner la situation, tout comme l’émergence des jeunes Graham Zusi, CJ Sapong et Teal Bunbury ainsi que la solidité du gardien Jimmy Nielsen. Le calendrier exceptionnel fait toutefois que cette situation reste particulière.

Et puis, il y a la saison 2013. L’an dernier, en effet, quatre des dix équipes qui ont franchi l’écueil de la saison régulière ne comptaient que cinq unités après six rencontres : New York, Seattle, New England et Colorado. C’était une surprise pour les deux premiers nommés, ténors de la compétition avec plusieurs vedettes dans leurs rangs. Les débuts de Mike Petke au poste d’entraîneur ont été marqués par de nombreux accrocs, mais une fois les problèmes réglés, Thierry Henry, Jamison Olave et Tim Cahill ont mené leur équipe au Supporters Shield. Seattle a très mal commencé et tout aussi mal fini (3/21), mais a assuré l’essentiel grâce à un excellent milieu de saison que seules les équipes à l’énorme potentiel peuvent réussir. Peu de monde aurait parié sur les remontées de New England et Colorado en revanche, mais toutes deux ont un point commun : la révélation de jeunes joueurs qui ont apporté une bouffée d’oxygène à leur équipe. Sur les bords de l’Atlantique, Fagundez, Agudelo, Rowe, Nguyen et Farrell ont en outre pu compter sur la solidité de Gonçalves derrière. Dans les Rocheuses, Oscar Pareja a permis l’éclosion de Brown, Powers, O’Neill ou encore Klute.

Parmi cette liste d’équipes qui, depuis 2007, ont raté leur début de saison mais quand même terminé en haut de tableau, deux choses reviennent régulièrement : soit elles faisaient déjà partie des valeurs sûres de la compétition, soit l’émergence de jeunes leur a offert un vent de fraîcheur pour remonter au classement. Ajoutez le cas Salt Lake qui a posé les jalons de son équipe pour plusieurs années tout en sauvant un mauvais départ, et vous avez fait le tour des « conditions gagnantes » pour reléguer des débuts ratés en championnat au rayon des mauvais souvenirs anecdotiques.

15 April 12:52 de la tarde

L’émission de cette semaine (à écouter ici) a des airs de voyage à l’hôpital : passage à l’étage des grands malades avec cinq équipes qui n’ont toujours pas gagné, mais aussi réjouissances avec le retour en forme de Clint Dempsey et détour par la maternité avec l’arrivée d’Atlanta en MLS prévue pour 2017.

Cinq équipes n’ont pas encore gagné depuis le début du championnat. Lesquelles ont le plus de raisons de s’inquiéter, de craindre de rater leur saison, que ce soit en restant coincé en fond de classement ou en n’atteignant pas leurs objectifs ? On tente de poser des diagnostics : les casse-tête de Montréal avec le jeu des vases communicants, les individualités de Chicago qui peinent à sublimer l’équipe (on revient sur la confrontation de ce week-end entre les deux), les bobos de New York, les problèmes récurrents de Portland depuis le début de l’année et San José qui a du mal à imposer son rythme.

Grande annonce attendue ce mercredi, avec un intitulé qui en dit long : « Atlanta 2017 ». La ville de Géorgie devrait donc avoir son équipe en MLS dans trois ans. On parle des implications de cette arrivée, du propriétaire qui possède aussi une équipe de NFL (comme à Seattle et New England), du soccer à Atlanta dans le passé récent, du nouveau stade avec un terrain artificiel ou encore de la stratégie de croissance de la MLS.

Joueur le mieux payé de la compétition, Clint Dempsey occupe actuellement la tête du classement des buteurs et a été excellent ces deux dernières semaines. Un contraste avec son retour difficile la saison dernière. Une bonne nouvelle pour la MLS et l’équipe nationale américaine, dont nous tentons d’expliquer les tenants et les aboutissants.

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01 April 1:12 de la tarde

La situation de Montréal étant toujours aussi préoccupante, nous nous y attardons pour une deuxième émission consécutive (écoutez ici celle de cette semaine, avec un nouveau générique). L’équipe a pris son premier point de l’année samedi à Philadelphie, mais les sujets de discussion sont encore nombreux. Notamment :

  • Justin Mapp, la principale satisfaction depuis le début de l’année
  • Patrice Bernier sur le banc, raisons possibles et conséquences
  • La place de Warner sur le terrain
  • Le duo Camara-Ferrari en défense centrale
  • Le sort des jeunes
  • Y a-t-il de la joie dans cette équipe ?
  • On répond aussi aux nombreuses questions que vous nous avez envoyées

Parmi les autres sujets de conversation :

  • Les difficultés rencontrées par New York
  • Le bon début de saison de Columbus
  • La victoire de Salt Lake contre Toronto
  • Le succès de Vancouver face à Houston
  • La double exclusion lors de Dallas - Portland
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy

Premier avril oblige, chaque animateur se prononce aussi sur la « meilleure blague » (ou la pire) en MLS depuis le début de la saison.

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25 March 12:01 de la tarde

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est en grande partie consacrée à l’Impact de Montréal, dont nous disséquons le début de saison avec Olivier Tremblay, qui suit l’équipe au quotidien pour MLSsoccer.com. On parle également d’autres rencontres de la dernière journée, du toit du Stade olympique de Montréal, de la Coupe du Canada, de la Ligue des champions et du jeu MLS Fantasy.

Trois rencontres, zéro point pour Montréal. Trois rencontres, aussi, sans Marco Di Vaio qui, disait-on avant la saison, devaient permettre d’effectuer certaines évaluations importantes en son absence. On fait donc le tour de la question, en abordant les sujets qui reviennent le plus souvent après ces premières semaines de compétition :

  • Faut-il s’inquiéter ou ce 0/9 ne reflète-t-il pas la réalité du terrain ?
  • Comment l’entraîneur et les joueurs ont-ils réagi après le match contre Seattle ?
  • Quel est l’état d’esprit dans le vestiaire et aux entraînements ?
  • Le problème est-il plus offensif ou défensif ?
  • Ce que Klopas fait en cours de match change-t-il l’allure de la rencontre ?
  • En l’absence de Di Vaio, Wenger a-t-il saisi la chance de se prouver ?
  • Que penser de l’expérience Warner sur les côtés ?
  • Miller a-t-il réussi ses premiers pas chez les professionnels ?
  • Di Vaio aura-t-il, pour Klopas, le même effet que Magee à Chicago l’an dernier ?
  • Comment le jeu de Felipe et de Mapp va-t-il évoluer avec le retour de Di Vaio ?

En deuxième partie d’émission, on se penche sur les sujets suivants :

  • Toit du Stade olympique de Montréal : comment on en est arrivé là et perspectives d’avenir
  • La victoire de Toronto lors de son premier match à domicile de la saison, contre DC United
  • Le match New England - Vancouver et le retour en grâce de Gonçalves
  • Les frasques des gardiens de Portland à Colorado
  • Modifications au Championnat canadien Amway
  • Les quarts de finale de la Ligue des champions
  • La gestion des blessés au jeu MLS Fantasy

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21 March 12:28 de la tarde

Il a fallu un peu plus de dix ans pour voir les clubs de MLS confier le poste d’entraîneur à d’anciens joueurs du championnat. La première partie de cette série, consacrée aux précurseurs, vous raconte comment cela est arrivé. La seconde, aujourd’hui, s’intéresse au renforcement de cette tendance, plus forte que jamais puisque désormais, 15 équipes premières sur 19 sont dirigées par un homme qui, plus tôt dans sa carrière, a défendu les couleurs d’un club de Major League Soccer.

En 2007, pour la première fois, plus de la moitié des entraîneurs en poste en début de saison étaient d’anciens joueurs de MLS. Sept sur treize, rejoints par Jason Kreis en milieu de championnat. En 2008, ils seront encore huit à avoir foulé les pelouses de MLS à entamer la compétition sur le banc. L’indéboulonnable Dominic Kinnear (Houston), Preki (Chivas USA), Curt Onalfo (Kansas City) classent leur équipe en ordre utile à l’issue de la saison régulière, tout comme Jason Kreis, confirmé dans ses fonctions à Salt Lake. Premier du classement général un an plus tôt, DC United ne termine que dixième (sur 13) mais Tom Soehn conserve son emploi jusqu’au bout.

C’est plus mouvementé à Dallas où Steve Morrow, en poste l’année précédente, entame la saison mais perd rapidement sa place. Il est remplacé par Schellas Hyndman, qui ne fait pas partie de la confrérie des ex-joueurs, après un bref intérim de Marco Ferruzzi, qui avait porté le maillot de Tampa Bay en 1997. Le retour d’un club à San José marque aussi le retour de Frank Yallop (à qui Ruud Gullit a succédé au LA Galaxy) sur les terres de ses premiers exploits, qu’il ne reproduit pas puisque son équipe termine cette fois dernière. Il faut retirer un nom de la liste : Mo Johnston, remplacé par John Carver à Toronto. Et donc en rajouter un autre : Denis Hamlett, défenseur de Colorado au tout début de la MLS, qui mènera Chicago à la troisième place et en demi-finales. Il y perd contre Columbus, entraîné par le vénérable Sigi Schmid, qui dame le pion à tous ces jeunes loups en offrant le doublé à son équipe et en ravissant le titre d’entraîneur de l’année.

Pas de valse des entraîneurs lors de l’hiver 2008-2009, mais plutôt un slow aux rares changements, avec une exception notable : Sigi Schmid a cédé aux sirènes d’un nouveau club ambitieux, Seattle. La place laissée vacante à Columbus est prise par son ancien adjoint Robert Warzycha, qui y avait déjà assuré un bon intérim en 2005. Cette fois, il est officiellement titulaire du poste, avec succès puisque le club remporte le Supporters Shield. Les sept autres anciens joueurs qui avaient un emploi quelques semaines plus tôt l’ont tous conservé, sans exception. Un seul d’entre eux le perdra en cours de saison : Onalfo, remplacé par son directeur technique Peter Vermes au courant du mois d’août. Ancien joueur du club ayant aussi joué pour les MetroStars et Colorado après avoir milité en Hongrie et aux Pays-Bas, il est toujours en poste actuellement.

Le record est battu fin août, avec 9 anciens joueurs au poste d’entraîneur lorsque Juan Carlos Osorio démissionne à New York et est remplacé jusqu’en fin de saison par Richie Williams, qui assure son deuxième intérim après une première pige en 2006. Pour sa troisième saison à la tête de Salt Lake, Kreis offre la Coupe MLS au club. Kinnear (Houston), Hamlett (Chicago) et Preki (Chivas USA) peuvent aussi s’enorgueillir d’une bonne saison, alors que ce fut plus difficile pour Soehn (DC United) et Yallop (San José).

Le bal des entraîneurs a été bien plus animé à la veille de la saison 2010 où, pour la première fois, ils sont neuf anciens joueurs à entamer la saison sur le banc. Si l’intérim de Williams a pris fin (il est remplacé par le Suédois Hans Backe), on retrouve une vieille connaissance, Piotr Nowak, à la tête d’un nouveau club, Philadelphie, qui termine sa première saison en antépénultième position. Dans le jeu des plus et des moins, il faut aussi retirer Chicago, où Hamlett a laissé sa place à Carlos de los Cobos, et ajouter Toronto, qui a été chercher Preki à Chivas USA, sans succès puisqu’il est remplacé par Nick Dasovic (qui n’a pas joué en MLS) en cours de saison. Le club de Los Angeles s’est rabattu sur Martin Vasquez, non pas l’ancien international espagnol mais un Americano-Mexicain qui a joué à Tampa Bay et San José. C’est un flop et une avant-dernière place.

Seul DC United fait pire, et enchaîne les entraîneurs : Onalfo a succédé à Soehn mais ne termine pas la saison puisque Ben Olsen, adjoint depuis qu’il a pris sa retraite l’automne précédent, enfile le survêtement de T1 début août. Les cinq autres restent en poste toute la saison : elle n’est pas simple pour Kinnear (Houston) et Vermes (Kansas City), se passe mieux pour Warzycha (Columbus), Yallop (San José) et Kreis (Salt Lake). Malgré tout, les prix les plus convoités reviendront tous à des entraîneurs n’ayant pas de passé de joueur en MLS : le Supporters Shield au LA Galaxy (Bruce Arena), la Coupe MLS à Colorado (Gary Smith) et le titre d’entraîneur de l’année à Hyndman (Dallas).

Les changements d’entraîneur ne sont pas la norme en MLS, et les mois précédant le début de la saison 2011 le confirment. Sept des huit ex-joueurs en poste ont conservé leur place : seul Vasquez a perdu la sienne, et est remplacé à Chivas USA par Robin Fraser qui, plus jeune, avait porté les maillots de Los Angeles, Colorado et Columbus. Il ne parvient pas à extirper l’équipe du bas du classement. Il faut ajouter un neuvième nom : John Spencer, ancien joueur de Colorado et premier entraîneur de Portland, qui termine sa première saison 12e sur 18.

Cette année-là, la barre symbolique des 10 clubs entraînés par un ancien joueur de MLS est franchie pour la première fois. Il ne faut pas attendre longtemps puisque dès la fin mai, l’autre nouveau club, Vancouver, congédie Teitur Thordarsson et le remplace par son patron, Tom Soehn, ce qui ne l’empêche pas de terminer lanterne rouge. Le même jour, Chicago remplace Carlos de los Cobos par l’ancien joueur du club devenu directeur technique, Frank Klopas. Le club termine 11e.

Les plus anciens se font encore une fois damer le pion, par Bruce Arena : l’entraîneur de l’année offre le doublé Coupe MLS - Supporters Shield au LA Galaxy. Kreis, Vermes, Kinnear et Nowak réussissent toutefois une bonne saison à la tête respectivement de Salt Lake, Kansas City, Houston et Philadelphie. Celle de Warzycha à Columbus est en demi-teinte. Olsen, à DC United, et Yallop, à San José, regardent le haut du classement de loin.

L’arrivée de Montréal en 2012 marque le passage du championnat à son total actuel de 19 clubs. Les Québécois embauchent Jesse Marsch, dont la carrière de joueur a pris fin en 2009 à Chivas USA, avec qui ils réussissent une première saison honorable. Il n’est pas le seul nouvel entraîneur à avoir joué en MLS. Deux autres sont embauchés par des clubs en reconstruction qui termineront dans le dernier tiers du classement : après deux saisons dans les médias, Jay Heaps revient à New England où il avait passé l’essentiel de sa carrière, alors qu’Oscar Pareja quitte Dallas, où il avait joué de 1998 à 2005 avant de devenir adjoint, pour Colorado.

De onze entraîneurs à avoir un passé de joueur dans la compétition, on est passé à treize. Dix des onze hommes en poste à la fin de la saison précédente sont toujours là, seul Soehn a repris ses prérogatives de directeur technique à Vancouver et embauché Martin Rennie. Ils seront cependant à nouveau onze à la fin de la compétition. Le courant ne passe plus entre Philadelphie et Nowak, remplacé par John Hackworth qui, malgré ses 44 ans, n’a jamais joué en MLS. Spencer accumule les mauvais résultats à Portland et le Néo-Zélandais Gavin Wilkinson prend sa place.

Si le LA Galaxy d’Arena conserve la Coupe MLS, San José et Yallop reviennent au premier plan, avec à la clef le Supporters Shield et le trophée d’Entraîneur de l’année. La saison est également fructueuse pour Vermes (Kansas City), Olsen (DC United), Kreis (Salt Lake), Klopas (Chicago) et Kinnear (Houston). Elle est plus frustrante pour Warzycha (Columbus) et Fraser (Chivas USA).

Ils passent de onze à douze anciens joueurs de MLS à la tête d’une équipe au début de la saison 2013. Neuf sont les mêmes qu’à la fin de la saison précédente. Chivas USA et Montréal se séparent respectivement de Fraser et Marsch pour faire appel au coloré Chelis et à Marco Schällibaum, venus de l’étranger. Toronto embauche l’ancien international néo-zélandais Ryan Nelsen, qui a joué cinq ans à DC United mais ne peut empêcher les Canadiens de finir en bas de classement. Bien plus fructueuses, les arrivées de Caleb Porter à Portland et de Mike Petke à New York. La réputation du premier tient surtout à ses qualités sur le banc, qu’il a bien connu lors de ses trois saisons de joueur à ce niveau où il n’a été qu’onze fois sur le terrain. Il métamorphose l’équipe et est élu entraîneur de l’année. Quant à Petke (photo), il ne semble qu’un deuxième choix pour diriger la formation pour laquelle il a longtemps joué. Ça ne l’empêche pas de lui permettre de remporter le Supporters Shield, premier trophée officiel de l’histoire du club.

Parmi les neuf ayant conservé leur emploi, deux le perdront en cours de saison. Très décevant sur le terrain, Columbus est en outre racheté par un nouveau propriétaire : Warzycha cède son poste au directeur technique Brian Bliss, qui avait déjà opéré un intérim d’une demi-saison à Kansas City en 2006. San José est méconnaissable, ce qui provoque une séparation à l’amiable avec Yallop, remplacé par son adjoint et compatriote Mark Watson, bourlingueur dont un des nombreux chapitres de la carrière de joueur a été écrit à DC United.

Les ex-joueurs ont fait un carton plein la saison dernière, puisque la Coupe MLS est revenue au Sporting Kansas City de Vermes. Kreis (Salt Lake), Heaps (New England), Pareja (Colorado) et Kinnear (Houston) peuvent également se féliciter d’un championnat réussi. Klopas (Chicago) et Olsen (DC United) ne peuvent pas en dire autant.

Nous voilà donc au début de la saison 2014 avec un total de 15 entraîneurs ayant un passé de joueur en MLS, soit 3 de plus qu’à l’issue du défunt championnat et un nouveau record. Il faut dire que l’hiver a été marqué par une valse à mille temps. Commençons avec les huit qui sont restés en place : l’indéboulonnable Kinnear est toujours à Houston ; forts de leur trophée, Porter, Vermes et Petke comptent encore jouer les premiers rôles avec Portland, Kansas City et New York ; malgré les résultats médiocres en 2013, DC United et Toronto ont renouvelé leur confiance en Olsen et Nelsen ; Heaps doit confirmer les progrès de New England alors que Watson a convaincu San José de le conserver.

Trois clubs changent leur fusil d’épaulent et font à nouveau appel à un ancien joueur de la compétition pour les entraîner. Dallas, où Hyndman est parti, rapatrie - voire débauche - Pareja de Colorado. Vancouver dit à Rennie qu’il n’a plus besoin de ses services et le remplace par son adjoint Carl Robinson, ancien international gallois qui a joué à Toronto et New York. Montréal préfère dire au revoir à Schällibaum et engager Klopas, que Chicago avait prié de s’en aller.

Quatre autre clubs sont toujours entraînés par un ancien joueur de MLS, mais plus le même qu’il y a quelques mois. Chicago a remplacé Klopas par Yallop, qui n’a donc pas tardé à retrouver de l’embauche. Salt Lake a vu son entraîneur fétiche Kreis relever le défi de New York City, qui commencera à jouer en 2015, et l’a remplacé par son adjoint Jeff Cassar, qui a joué une trentaine de rencontres pour Dallas entre 2003 et 2006. Columbus a voulu marquer son renouveau en allant chercher Gregg Berhalter, en quête d’un club après une expérience en Suède qu’il avait rejointe quelques mois après sa retraite de joueur au LA Galaxy. Et donc, le dernier en date, Pablo Mastroeni, emblématique joueur de Colorado qui y dirigeait les entraînements depuis la reprise mais n’a obtenu officiellement le poste qu’à quelques heures du début de la saison.

Chaque année ou presque, un record du nombre d’entraîneurs ayant joué en MLS est battu, soit en début de saison, soit en cours de compétition. Ils sont aujourd’hui 15 sur 19, mais à moyen terme, le championnat sera composé de 24 clubs. Si la tendance se maintient, on peut donc imaginer que le record va encore tomber au cours des années à venir.

18 March 12:32 de la tarde

Entre les débuts aussi réussis qu’attendus de Toronto, la prestation en demi-teinte de Vancouver, le match de Montréal à Dallas et les perspectives pour le premier match à domicile des Québécois cette saison, les clubs canadiens sont au centre de l’émission de cette semaine (à écouter ici), mais les autres ne sont pas oubliés.

Toronto a remporté son premier match de la saison 1-2 à Seattle, avec deux buts de Jermain Defoe. Peut-on déjà dire que la sauce a pris ? Peut-on tirer certaines conclusions au sujet des deux formations ? Quelles sont les autres raisons d’être optimistes pour les supporters ontariens ? Quels ajustements doit apporter Sigi Schmid pour améliorer son équipe ?

On parle également de la défaite de Montréal à Dallas, et du choix purement défensif des médians latéraux effectué par Frank Klopas, des difficultés offensives de Portland tenu en échec chez lui pour la deuxième fois consécutive, et de la bonne prestation de Chivas USA, en progrès, contre une équipe de Vancouver méconnaissable par rapport à la semaine dernière.

Le premier match à domicile de Montréal cette saison est prévu pour ce samedi au Stade olympique. Une enceinte munie d’un toit… qui pourrait causer le report de la rencontre en cas de neige. On vous donne toutes les explications.
Note : le lendemain de l'émission, les responsables du stade ont expliqué que leur meilleure connaissance de la toile a permis d'assouplir le règlement : la tolérance est désormais de 3 cm de neige, alors qu'auparavant, toute accumulation forçait le report d'un évènement.

Et, comme de coutume désormais, nos conseils pour briller au jeu MLS Fantasy.

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11 March 12:10 de la tarde

Enfin, ils ont joué ! Ça fait un moment qu’on attendait ça, et on peut parler de ce qu’on a vu sur le terrain. Les rencontres de la première journée sont donc au centre des conversations de l’émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici). Au sommaire, entre autres :

  • Seattle - Kansas City, premier match et premier sommet de l’année, entre deux équipes qui semblaient en rodage aidées par des « remplaçants fiables ».
  • La défaite de Montréal à Dallas, avec deux défenses inquiétantes (et surprenante dans sa composition chez les Québécois) mais quelques points encourageants chez les joueurs offensifs.
  • Les débuts réussis de Chivas USA contre Chicago, la popularité et l’avenir du club que les anglophones appellent avec humour CSKA (Club Still Known As) Chivas.
  • La victoire impressionnante de Vancouver contre New York, avec des nouveaux joueurs déjà bien intégrés.
  • Portland tenu en échec par Philadelphie, avec de la nonchalance coûteuse et une sauce qui a pris soudainement à l’Union.
  • Le niveau des arbitres de substitution qui étaient sur le terrain suite au lock-out de la PRO.

On ne parle pas que de la première journée de championnat, mais également des sujets suivants :

  • Les quarts de finale de la Ligue des champions, avec trois clubs de MLS encore en lice.
  • Le sondage qui place la MLS et la MLB (base-ball) à égalité dans leur popularité auprès des 12-17 ans.
  • L’appel du pied effectué par Olivier Occean à Montréal.
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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06 March 10:42 de la mañana

Après avoir présenté hier les équipes qui ont terminé 2013 en fond de classement (lire texte ici), voici celles qui ont bouclé la dernière saison régulière dans le ventre mou. Hormis Houston, toujours aussi stable, toutes ont quelque chose à prouver ou à confirmer – pour celles d’hier, on était davantage dans le renouveau – mais elles n’emploieront pas forcément les mêmes moyens pour y parvenir. Ne manquez pas non plus notre podcast avec les pronostics de l’équipe de l’émission Coup Franc plus tard dans la journée !

CHICAGO

La deuxième moitié de la saison 2013 a été fantastique à Chicago, avec une incroyable remontée, toutefois insuffisante pour disputer la phase finale de la saison. L’équipe est-elle capable de poursuivre sur cet élan ? Entre temps, elle a changé d’entraîneur, Frank Klopas cédant le relais à Frank Yallop, ce que beaucoup considèrent comme le meilleur coup du club cet hiver. Bien du monde se demande surtout si Magee va confirmer la meilleure année de sa carrière et s’affirmer comme un des meilleurs attaquants de MLS, ou s’il a connu une période hors-norme. À ses côtés, le joueur désigné Anangono, arrivé en cours de saison dernière, doit commencer à justifier son statut. Il sera aussi intéressant de voir la production par les flancs, chère à Yallop mais déficiente l’an passé et encore compliquée par le départ de Lindpere.

Mais les transferts sortants qui font le plus mal sont ceux des défenseurs centraux Berry et Anibaba, qui ont reçu beaucoup d’éloges l’an dernier après un début de championnat difficile. Hurtado, une valeur sûre à ce poste, arrive de Seattle. Les observateurs à Chicago ne sont pas très optimistes et doutent du 4-1-4-1 mis en place et de la capacité de Larentowicz à évoluer seul devant la défense. Les résultats pendant la préparation ont toutefois été encourageants, mais ce n’était pas non plus contre des foudres de guerre.

MONTRÉAL

Cette équipe a montré deux visages en 2013 : l’un radieux, en début de saison, qui lui a permis d’être en tête du championnat pendant quelques semaines, l’autre déconfit en fin d’année, avec des résultats très décevants. Lequel reflète la réalité ? Les dirigeants du club pensent que c’est le premier et n’ont dès lors quasiment rien changé de l’effectif, mais remplacé l’entraîneur Marco Schällibaum par Frank Klopas. Il doit composer avec deux joueurs expérimentés de moins que son prédécesseur : Arnaud, parti à DC United, et le retraité Nesta, mais avec un groupe qui se connaît et est quasiment intact depuis un an et demi. Autre atout : Bernardello, joueur désigné arrivé en cours de saison dernière, est cette fois présent depuis le début.

Offensivement, le mélange idéal serait celui des buts à profusion marqués par Di Vaio l’an dernier et de la production diversifiée de 2012. Pour cela, il faudra corriger les déficiences sur les ailes et mieux poser le jeu. En outre, il n’y a pas de réel buteur en cas d’absence de l’Italien. La défense, qui encaissait beaucoup, dépendra des progrès rapides de jeunes comme Lefèvre ou Miller, qui pourraient la revigorer. Le retour de préceptes qui fonctionnaient bien sous Jesse Marsch il y a deux ans peut aider. Le manque d’efficacité, tant devant que derrière, risque de faire vivre au club une saison de transition.

SAN JOSÉ

Après un départ catastrophique, le vainqueur du Supporters Shield 2012 faisait partie des meilleures équipes de la deuxième moitié de saison 2013. On ne veut plus connaître la même mésaventure dans le nord de la Californie, et on s’est départi des joueurs décevants tout en transférant pour ne plus avoir un effectif trop court. Les départs de Beitashour et, dans une moindre mesure, de Morrow (qui avait perdu sa place au profit de Stewart) enlèvent certains automatismes derrière, mais Barklage et Göritz pourraient corriger ça rapidement.

Dans l’entrejeu, le Français Pierazzi amène de la stabilité et son rôle sera d’aller au charbon pour récupérer des ballons et les redistribuer sur les ailes, qui devraient redevenir un point fort de l’équipe, tout comme les phases arrêtées, avec de la taille dans tous les secteurs de jeu. Finalement, Mark Watson est un digne héritier de Frank Yallop, avec peut-être davantage de prudence défensive. Harris est un renfort intéressant, Salinas pourrait percer cette saison et on ne présente plus le duo Lenhart - Wondolowski (qui ne jouera plus avec un orteil fracturé durant presque toute l’année). Ajoutez-y la motivation de la Ligue des champions, et vous avez une équipe qui ne compte pas se laisser aller en début de saison.

HOUSTON

Vous n’avez rien suivi de ce qu’il s’est passé à Houston pendant l’hiver ? Rassurez-vous, vous ne serez pas dépaysés. On connaît l’équipe de Dominic Kinnear et son visage ne devrait une nouvelle fois pas changer. Ching a pris sa retraite et ému les chaumières, mais un seul titulaire est parti, en la personne de Boswell, remplacé par Horst. Il était quand même le patron de la défense centrale, un rôle à reprendre pour, aussi, améliorer un des gros points faibles de l’équipe (comme l’axe dans l’ensemble, d’ailleurs). Ses forces seront encore les ailes, avec Sarkodie et Ashe derrière, Garcia et Davis au milieu.

Du talent pour amener le danger, Houston n’en manque pas ; en revanche, on se demande qui va marquer les buts. Révélation en 2012, Bruin reste sur une saison plus difficile et sent la pression sur ses épaules. À ses côtés, Barnes doit composer avec la concurrence de Cummings, revenu de blessure en fin de saison dernière où il transformait en or tout ce qu’il touchait. Ces quelques changements ne devraient toutefois en rien changer le style de l’équipe, ni son niveau d’ensemble, et il n’y a ni amélioration sensible ni effondrement spectaculaire à prévoir.

COLORADO

Équipe surprise l’an dernier, Colorado n’a pas perdu énormément de monde, mais ce sont des départs qui pourraient faire mal. Il y a tout d’abord le duo d’entraîneurs (Oscar Pareja et son adjoint Wilmer Cabrera) qui avaient tout mis en place. L’équipe n’a toujours officiellement personne à la barre et est dirigée par Pablo Mastroeni depuis la reprise. Un entraîneur qui en sera à ses débuts à ce niveau et devra entourer pléthore de jeunes qui se sont révélés l’an dernier et ont tous la difficile mission de confirmer, tels O’Neill, Klute, Powers et Brown. Les deux derniers devront encore amener des étincelles offensives, tout comme le joueur désigné Torres dont on espère mieux après une demi-saison d’adaptation.

L’autre perte notable est celle de Thomas, véritable garde-chiourme dans l’entrejeu et qui s’imposait pour récupérer le ballon et le céder à ses partenaires plus créatifs. Son départ vient d’être compensé par l’arrivée de l’Espagnol José Mari, qui a quelques années en Liga au compteur. C’est le seul renfort important avec Chavez, venu de San José et qui ne sera peut-être pas titulaire. Si les individualités reconnues ont presque toutes un rôle offensif, il ne faut pas oublier que la défense avait pris de très bonnes habitudes l’an dernier. Si elle les perd, la glissade risque d’être vertigineuse.

NEW ENGLAND

Personne n’attendait cette équipe au niveau qu’elle a atteint l’an dernier, principalement grâce à la fougue de ses jeunes. Seront-ils tous capables de confirmer ? La mission est d’autant plus difficile que deux figures de proue sont parties : le gardien Reis, retraité, et l’attaquant vedette Agudelo. Leurs remplaçants Shuttleworth et Bunbury doivent affirmer leurs qualités dans la durée, tout comme Kobayashi, arrivé de Vancouver. Fagundez, Rowe et Nguyen devront conserver leur niveau de 2013 pour que les pièces offensives continuent de s’emboîter.

Si l’attaque devait un peu bien moins marcher, Jay Heaps pourrait le compenser en détectant et en corrigeant certaines faiblesses défensives qui ont coûté cher l’an dernier. Il devra aussi compter sur un Gonçalves dans de bonnes dispositions, lui qui a jugé que ses excellentes prestations méritaient un meilleur contrat et a fait part de son mécontentement. Attention aussi aux cartes cachées : le club a laissé partir beaucoup d’éléments qui jouaient très peu et les a remplacés par, encore, des jeunes.

28 February 3:47 de la tarde

La valse des entraîneurs a été une des danses à la mode cet hiver en MLS puisque pas moins de 8 clubs ont changé l’homme à la tête de leur équipe.

Leurs choix se sont portés sur des solutions internes, puisque trois nouveaux T1 occupaient le même poste dans un autre club de MLS la saison dernière, que deux autres étaient déjà au club en tant qu’entraîneur adjoint, et il faut encore en ajouter un qui était adjoint dans un autre club.

Le seul vrai nouveau est donc Gregg Berhalter à Columbus. Si vous faites bien le calcul, il en manque un : Pablo Mastroeni n’est pas officiellement entraîneur de Colorado, mais il dirige les entraînements depuis la reprise alors que ses patrons cherchent toujours un titulaire au poste. Il est candidat et ne partira pas dans l’inconnu s’il est retenu puisqu’il a défendu les couleurs du club pendant 12 saisons.

Ces nombreux changements font baisser la moyenne de longévité des entraîneurs avec un même club, qui est de deux saisons et une petite poussière. L’an dernier, on s’approchait des 3 saisons. Ils étaient 9 à en être au moins à leur quatrième saison, contre 6 cette année. Dominic Kinnear reste le plus longtemps en poste de la liste, en haut de laquelle ne figurent plus Jason Kreis, Schellas Hyndman et Frank Yallop.

Voilà donc la liste classée par longévité dans leur club, avec leur nationalité, leur année de naissance et l’occupation des nouveaux venus en 2013 :

  • Houston : Dominic Kinnear (É-U / 1967 / 11e saison, incluant les deux avant le déménagement de l’équipe de San José à Houston)
  • LA Galaxy : Bruce Arena (É-U / 1951 / 7e saison)
  • Seattle : Sigi Schmid (É-U / 1953 / 6e saison)
  • Kansas City : Peter Vermes (É-U / 1966 / 6e saison)
  • DC United : Ben Olsen (É-U / 1977 / 5e saison)
  • New England : Jay Heaps (É-U / 1976 / 4e saison)
  • Philadelphie : John Hackworth (É-U / 1970 / 3e saison)
  • Portland : Caleb Porter (É-U / 1975 / 2e saison)
  • New York : Mike Petke (É-U / 1976 / 2e saison)
  • Toronto : Ryan Nelsen (N-Z / 1977 / 2e saison)
  • San José : Mark Watson (Can / 1970 / 2e saison)
  • Montréal : Frank Klopas (É-U / 1977 / 1re saison - entraîneur Chicago)
  • Dallas : Oscar Pareja (Col / 1968 / 1re saison - entraîneur Colorado)
  • Chicago : Frank Yallop (Can / 1964 / 1re saison - sans club après son départ de San José en juin)
  • Salt Lake : Jeff Cassar (É-U / 1974 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Vancouver : Carl Robinson (PdG / 1976 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Chivas USA : Wilmer Cabrera (Col / 1967 / 1re saison - adjoint Colorado)
  • Columbus : Gregg Berhalter (É-U / 1973 / 1re saison - sans club après son renvoi d’Hammarby en juillet)
  • Colorado : Pablo Mastroeni (É-U / 1976 / 1re saison à confirmer - joueur LA Galaxy)

27 February 1:13 de la tarde

Avec une kyrielle de rencontres de préparation, ce mercredi était la journée la plus occupée depuis la reprise puisque seuls Dallas et le LA Galaxy n’ont pas joué. Cela devient d’autant plus important qu’à dix jours du coup d’envoi de la saison, les entraîneurs veulent aligner un onze qui s’approche de leur équipe-type. Vous n’avez pas pu suivre toute l’action sur les terrains ? Ne vous en faites pas, nous l’avons fait pour vous.

Philadelphie - Toronto 0-0. Si les deux gardiens ont sorti l’un ou l’autre bel arrêt, le résultat reflète bien la rencontre. Ce manque de créativité aux yeux de certains était, pour les deux entraîneurs, dû au bon jeu défensif de joueurs dont ils soulignent les progrès. Berry a effectué ses débuts pour Philadelphie tandis que Toronto apprenait avec inquiétude la blessure de Defoe, par ailleurs convoqué en équipe nationale anglaise.

Columbus - Orlando 4-4. Orlando a chaque fois pris l’avance avant que Columbus n’égalise. La fin de match a été complètement folle, puisque les Floridiens menaient 2-1 à un quart d’heure du terme. Gregg Berhalter a davantage vanté le caractère de ses joueurs que leur jeu défensif parfois chancelant, mais son équipe avait gagné ses deux première rencontres et termine en tête du groupe devant Orlando, Philadelphie et Toronto.

New York - Fluminense (-23) 1-0. Les pensionnaires de MLS ont été malmenés dans cette rencontre qui a mis du temps à prendre du rythme et doivent une fière chandelle à leur gardien Meara ainsi qu’à McCarthy qui a dégagé un ballon chaud à même la ligne. À un quart d’heure du terme, Bover inscrivait son deuxième but du tournoi d’un joli coup franc direct pour leur donner la victoire. Le comportement des jeunes et la réaction en deuxième mi-temps sont leurs principales satisfactions du jour.

Kansas City - Montréal 3-2. Malgré un but à la première minute et une avance reprise plus tard dans le match, les Québécois ont encore montré un beau visage en début de chaque mi-temps avant de flancher, contre un adversaire qui avait déjà joué plus tôt dans la journée. Zizzo et le gardien Kempin ont certainement marqué des points aux yeux de Peter Vermes dont l’équipe termine en tête de son groupe devant New York, Montréal et les espoirs de Fluminense.

Chivas USA - Colorado 0-0. Quelques jours après avoir été racheté par la MLS, le club californien a un nouveau président en la personne de Nelson Rodriguez. Sur le terrain, ça se passe bien puisqu’il est toujours invaincu lors de la préparation. Colorado, qui avait jusque-là marqué lors de toutes ses rencontres, n’a pas encaissé pour la quatrième fois en sept sorties.

New England - Chicago 1-0. Malgré la défaite, l’équipe de Frank Yallop prend de plus en plus ses aises avec le 4-1-4-1 de son nouvel entraîneur et termine en tête de la première phase du tournoi, ce qui lui vaut d’affronter les espoirs de Chivas (version mexicaine) en finale. Le but à la dernière minute a soulagé la formation du Massachusetts où il y a beaucoup de nouveaux joueurs offensifs, qui commencent à peine à trouver leurs marques et auront bientôt la compagnie de Daigo Kobayashi, cédé hier par Vancouver.

Salt Lake - Tucson 3-1. Jeff Cassar a profité de ce match contre un adversaire plus faible pour faire tourner son effectif, ce qui n’a pas empêché les titulaires habituels comme Saborio de se mettre en évidence. Le match de classement samedi contre Chivas USA sera plus riche en enseignements. L’autre match de classement de la Desert Diamond Cup opposera New England à Colorado.

Seattle - Houston 1-1. Obafemi Martins a marqué son troisième but de la préparation pour une équipe qui respire la forme en ce moment et est particulièrement menaçante sur phases arrêtées. La première mi-temps a été très intéressante, avec deux équipes alignant ce qui pourrait ressembler à leur onze de base (elles ont remplacé presque tout le monde à la pause). Davis, lui aussi en bonne forme, avait ouvert la marque pour les Texans au quart d’heure.

DC United - Charleston 1-1. Pour l’occasion, Ben Olsen avait laissé au repos ses vétérans et il a fallu une demi-heure à ses jeunes joueurs pour entrer dans le match. À 20 minutes de la fin, il les a tous fait sortir pour les remplacer par les titulaires habituels et il n’a pas fallu longtemps pour voir Davy Arnaud ouvrir la marque. Charleston a cependant égalisé sur corner dans les arrêts de jeu.

Vancouver - San José 2-0. Si tout le monde parlait de Vancouver hier soir, ce n’est pas en raison de cette victoire mais parce que le club est allé chercher le joueur désigné Matias Laba à Toronto pour, apparemment, pas grand-chose. Les deux équipes ont aligné beaucoup de jeunes et San José a dominé une grande partie du match. Cependant, l’efficacité était Vancouvéroise avec un but contre le cours du jeu en première mi-temps et un penalty dans les dernières minutes.

Portland - Portmore United 1-1. Caleb Porter avait laissé ses gros canons au repos, ce qui n’a pas empêché son équipe de dominer son adversaire jamaïcain, sans toutefois arriver à prendre une avance suffisante pour éviter une mauvaise surprise sur penalty en fin de rencontre. Pour tirer plus d’enseignements, rendez-vous samedi contre Vancouver.