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Montreal Impact

03 June 3:32 de la tarde

Équipe en forme du moment, New England attire l’attention de tout le monde, y compris celle de l’équipe de Coup Franc qui lui a consacré son émission de la semaine (à écouter ici) au cours de laquelle nous décortiquons le club, son jeu et de nombreux paradoxes apparents :

  • Les intérêts d’un propriétaire de longue date qui a surtout une excellente réputation en… NFL
  • Un club qui limite ses dépenses mais recrute des joueurs intéressants
  • Un jeu offensif tout en vitesse qui passe par l’axe, comme l’an dernier, mais n’a pas toujours été basé sur la contre-attaque
  • Les plaques tournantes de l’équipe : Nguyen, Rowe et Dorman
  • Fagundez, un joueur complet à la grande faculté d’adaptation, mais peut-être pas utilisé à son plein potentiel
  • La meilleure défense à domicile… et une des pires à l’extérieur
  • Les débuts de match catastrophiques en déplacement, un problème d’approche qui peut être résolu
  • Deux défenseurs qui impressionnent : Gonçalves et Farrell
  • Une équipe qui bénéficie actuellement de circonstances de jeu favorables
  • L’équilibre entre ne pas savoir subir le jeu tout en étant efficace offensivement en reconversion rapide
  • Des difficultés prévisibles à court terme, en raison de son modèle de jeu et de son bon classement, mais beaucoup de potentiel pour le futur

Tous les sujets abordés nous amènent à parler longuement du match de samedi entre Montréal et New England, en essayant d’adopter le point de vue de chacune des équipes. Frank Klopas a précisé les clefs du match à ses yeux : on vous détaille ses explications, on les replace dans le contexte du match mais aussi dans un contexte plus général et même dans celui de l’an dernier avec Montréal en haut de classement et New England au milieu. On compare la victoire montréalaise de cette semaine à celle, trompeuse, face à Houston en fin de saison passée. Notre angle pour les visiteurs concerne la manière dont leur façon de jouer samedi s’inscrivait dans leur modèle de jeu et l’attitude qu’ils ont adoptée pour trouver une solution aux problèmes que leur posait Montréal. 

Comme de coutume, l’émission se conclut par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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27 May 2:32 de la tarde

Dans notre émission de la semaine (à écouter ici), nous parlons abondamment de Landon Donvan, qui a été au centre des débats, avec entre autres les sujets suivants :

  • Ce que représente son record
  • L’estime que ça lui vaut aux États-Unis et à l’étranger
  • Sa non-sélection pour la Coupe du monde et le choc que ça a suscité
  • Ce que ça change dans l’ambiance autour de l’équipe nationale américaine
  • La polémique autour de la pause qu’il a prise en début de saison dernière
  • Le changement de garde que voudrait imposer Jürgen Klinsmann
  • L’utilité d’amener des joueurs inexpérimentés à la Coupe du monde

Tout ça nous pousse à parler de l’avenir, et des joueurs qui évoluent actuellement en MLS et pourraient entrer en ligne de compte pour la Coupe du monde 2018, en nous basant également sur les changements des quatre dernières années qui devraient se confirmer à l’avenir. Venez voir nos choix et faites-nous part des vôtres. Incertitudes, choix de carrière et naturalisations entrent également dans le débat.

L’autre dossier qui a fait couler beaucoup d’encre en championnat cette semaine, ce sont les points perdus par les trois équipes canadiennes qui avaient toutes des reproches à formuler aux arbitres. À tort ou à raison ? Y a-t-il plus de penalties en MLS qu’ailleurs ? Quelle influence ces décisions ont-elles eu sur les résultats ? On se demande si, après sa défaite à Colorado, Montréal peut encore terminer en ordre utile au classement, s’il doit jouer le tout pour le tout en Coupe du Canada ou doit remettre de l’ordre au plus vite pour préparer la saison prochaine.

Et comme d’habitude, on boucle avec nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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21 May 11:54 de la mañana

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est très éclectique, puisqu’elle parle de l’équipe en forme du moment, New England, fait le tour de celles qui risquent de souffrir des absences durant la Coupe du monde, décortique l’échange de Warner contre Nakajima-Farran et évoque le nouveau contrat de droits TV signé par la MLS.

Les présélections pour la Coupe du monde ont été officialisées la semaine passée et les clubs de MLS ont commencé à être privés de leurs internationaux lors de la dernière journée (voyez la liste complète ici). On se demande quelle équipe souffrira le plus de ces absences. Celles que nous avons épinglées :

  • San José, dont deux défenseurs centraux - Goodson et Bernardez - et le buteur Wondolowski ont été convoqués
  • Houston, sans deux gros morceaux, Garcia et Davis… si celui-ci est dans les 23
  • Columbus, qui pourrait être le club de MLS le mieux représenté au Brésil
  • Le LA Galaxy, sans Gonzalez ni Donovan
  • Kansas City, qui vient déjà de passer une semaine très difficile
  • Toronto, qui perd Bradley et Julio Cesar, mais devrait conserver Defoe
  • Salt Lake, qui perd beaucoup de talent… ce qui n’inquiète pas grand-monde
  • New York, où les absences de Cahill et Miller ne paraissent pas insurmontables
  • Quant à Seattle, privé de plusieurs internationaux, il ne semble guère susciter de craintes

New England est l’équipe en forme du moment, ayant entre autres inscrit cinq buts pour le deuxième match consécutif. On parle de son effectif jeune (mais pas tant que ça) et bien bâti, de Lee Nguyen, un joueur qui plaît tant aux amateurs aguerris qu’aux profanes, des révélations de l'an dernier qui confirment, des nouveaux qui se sont bien intégrés et de la suite de la saison.

On évoque également l’échange de Collen Warner contre Issey Nakajima-Farran entre Montréal et Toronto : son côté surprenant (ou non), le désir de connaître la genèse de cette transaction, le côté éthique de ces échanges sans le consentement du joueur. Relisez aussi l’article sur les responsabilités des différents directeurs à Montréal.

Enfin, on parle du nouveau contrat de droits TV signé la semaine dernière, avec les matches à heure fixe, l’engagement à long terme de partenaires importants et ses implications au Canada. Sans oublier, évidemment, nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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15 May 1:35 de la tarde

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.

06 May 1:37 de la tarde

L’équipe de Coup Franc a fait le plein de MLS ce week-end : la dixième émission de la saison (à écouter ici) revient donc sur plusieurs rencontres de championnat très intéressantes, met également la table pour les demi-finales de la coupe du Canada et poursuit le débat autour de la Copa America du centenaire.

Ce qui a retenu notre attention ce week-end :

  • La défaite contre New England nous dit-elle que Toronto n’est pas si bon que ça ? Et que les jeunes du Massachusetts vont confirmer leur bonne saison 2013 ?
  • La première victoire de la saison de Portland, son manque de diversité et de solutions offensives malgré les trois buts marqués.
  • La victoire propre mais sans éclat de New York à Dallas qui, rapidement réduit à dix, s’est néanmoins bien défendu.
  • Déjà de la chaleur accablante au Texas : l’influence de la canicule sur la santé des joueurs et la qualité du spectacle.

Les clubs de MLS entrent en lice cette semaine en coupe du Canada (Championnat canadien Amway, de son nom officiel). Toronto et Vancouver vont-ils jouer avec leurs titulaires, leurs remplaçants ou une équipe mixte ? A priori, la tâche la plus facile est pour Montréal, qui affrontera Edmonton tombeur d’Ottawa au premier tour. Frank Klopas a déclaré qu’il alignerait l’équipe la plus forte possible. Il y a cependant un « mais… » qu’Olivier Tremblay nous explique en détails. Contradictoire ou cohérent ? Ce n’est en tout cas pas clair et ça provoque le débat. On éclaircit aussi celui qui entoure les nombreux entraînements montréalais à huis clos programmés au cours des prochaines semaines.

On a officiellement annoncé les détails de la Copa America du centenaire, qui regroupera des équipes des deux confédérations du continent américain. On évoque la participation éventuelle du Canada et le handicap dont il pâtit pour se qualifier, l’impact que pourrait avoir la compétition en Amérique du Nord et l’idée d’une fusion entre la Concacaf et la Conmebol.

Comme de coutume, l’émission se termine par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy, avec une attention particulière à porter aux équipes qui joueront deux fois en une semaine.

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02 May 10:24 de la mañana

Il y a une quarantaine d’années, l’écrivain autrichien Peter Handke publiait le roman « L’angoisse du gardien de but au moment du penalty ». Une angoisse qui, à Montréal, peut s’étendre à toutes les phases arrêtées. En effet, les Québécois ont le triste honneur d’être les seuls en MLS à avoir déjà encaissé sur coup franc direct, indirect, touche, penalty et corner cette saison. Nous en avons donc parlé avec Troy Perkins, qui est aux premières loges, pour avoir son opinion sur cette situation peu enviable.

Avant tout, le portier commence par nous expliquer comment il vit les phases arrêtées et quelles sont les qualités nécessaires - aussi bien pour lui que pour les joueurs de champ - afin de bien les appréhender. « Il faut de la vitesse, de l’organisation, trouver ses marques le plus rapidement possible et être sur le qui-vive. C’est une situation très dangereuse défensivement car tout peut arriver, le ballon peut rebondir sur n’importe qui. Quand t’as environ vingt types, aussi bien des défenseurs que des attaquants, qui courent droit vers le but, c’est une zone dangereuse. Il faut donc être sur le qui-vive et toujours s’attendre au pire. »

Sauf qu’à Montréal, le pire se produisait assez rarement depuis l’échange de gardiens avec Portland qui, en août 2012, avait amené Perkins sur les bords du Saint-Laurent et envoyé Donovan Ricketts sur ceux du Pacifique. Lors de l’émission Coup Franc qui détaillait le jeu de Portland la saison dernière, Christian Schaekels nous avait d’ailleurs fourni des chiffres sans équivoque à ce sujet. Alors, qu’est-ce qui a bien pu changer à Montréal en un hiver ?

« Nous avons simplement baissé la garde et nous nous endormons un peu, estime le gardien qui compte sept sélections en équipe nationale américaine. Je pense qu’à part sur le coup franc direct (à Dallas, NdlA), aucun but que nous avons encaissé sur phase arrêtée n’a été marqué à la première reprise qui a suivi l’envoi du ballon. Ah, si, celui contre Seattle. Mais nous avons tout simplement décroché par la suite : quand il y a un deuxième voire un troisième ballon, on le perd. Nous devons améliorer notre instinct, notre désir de sortir le ballon de la zone dangereuse, et c’est certain qu’on y travaille. »

Si l’essentiel de l’effectif montréalais n’a quasiment pas bougé depuis la saison dernière, les Bleu-Blanc-Noir ne peuvent néanmoins plus compter sur les services d’Alessandro Nesta. Est-ce que la retraite de l’ancien champion du monde italien a une incidence lors des phases arrêtées ? « Oui et non… Notre approche est différente maintenant. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce qu’une seule personne se charge des directives et place les joueurs là où ils doivent se trouver. Nous devons tous assumer nos responsabilités pour prendre ça en charge. C’est sûr que désormais, les rôles sont davantage partagés, mais je ne pense pas non plus que le changement est drastique. »

L’autre nouveauté notable à Montréal, c’est évidemment le changement d’entraîneur. Frank Klopas a pris les rênes de l’équipe et a, bien entendu, amené ses méthodes. Que valent-elles dans la situation qui nous intéresse ? « Le travail défensif effectué sur les phases arrêtées à l’entraînement est bon, répond Perkins. Ce n’est pas nécessairement de la mise en place sur phases arrêtées, mais plus du travail sur la mentalité : ne pas devenir inattentif si le ballon vous passe au-dessus de la tête, s’assurer de prendre son homme rapidement et se mettre aux positions où on peut défendre ensemble au lieu de s’installer dans une zone où on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Ce sont des points que l’on regarde beaucoup sur vidéo et dont on discute. Les jours où on les travaille à l’entraînement, on se donne à 100% et on partage tous nos opinions. »

D’ailleurs, il n’est pas rare que les joueurs montréalais passent de nombreuses minutes derrière un écran avant de fouler la pelouse. « Certains jours, on commence à 10h00 et le temps d’arriver sur le terrain, il est déjà 11h00 voire 11h15. On travaille beaucoup avec la vidéo, ce qui est bien car on voit nos erreurs et on ne peut pas rester passif à pointer un autre du doigt en disant “ce n’est pas de ma faute” : elles sont là, noir sur blanc. Il y a toujours des enseignements à tirer des séances vidéo. Ce n’est pas une question d’ego ou de malmener les joueurs, mais bien d’apprendre pour s’améliorer. Et c’est certainement ce dont a envie chaque joueur pour atteindre son meilleur niveau possible. Mais pour y parvenir, il faut se regarder jouer. »

Il va néanmoins sans dire que Troy Perkins et ses coéquipiers espèrent que les images qu’ils analyseront suite aux phases arrêtées contre eux cette saison se terminent moins souvent par un but, et que disparaisse l’angoisse d’aller chercher ce ballon immobile au fond des filets.

Réalisé avec la collaboration d’Olivier Tremblay

30 April 2:31 de la tarde

À 100 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde des filles de moins de 20 ans, qui se jouera au Canada, la Concacaf a émis l’idée d’accorder l’organisation de la Gold Cup à un autre pays que les États-Unis. Quelle place le Canada peut-il trouver dans ce paysage ? C’est le sujet principal de notre émission de la semaine, à écouter ici.

On commence évidemment par se demander si l’idée d’organiser la Gold Cup serait bonne pour le Canada, et on parle ensuite de son prestige, de l’influence du Canada dans la Concacaf, de marketing, de l’intérêt d’un championnat continental pour les dirigeants et les supporters et d’autres compétitions internationales qui pourraient être organisées au Canada comme le Mondial des clubs. Avec en toile de fond cette question lancinante (à laquelle on tente de répondre) : est-ce réaliste de croire que le Canada peut organiser la Coupe du monde 2026 ?

Parmi nos autres sujets de conversation, la première victoire de Montréal cette saison et ses aspects positifs, les recettes gagnantes, les bonnes prestations de Ouimette, mais aussi la situation de Jeb Brovsky qui a mis au jour un discours apparemment contradictoire de Frank Klopas avant le match et après (Olivier Tremblay nous donne des détails très intéressants). On conclut par une entrevue avec Patrick Leduc, qui parle de la sélection baptisée « Les Québécois », des ambitions de celle-ci et du documentaire qui a été réalisé à son sujet.

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24 April 10:41 de la mañana

Les mots stades et affluences sont à la mode cette semaine. Que ce soit en raison de l'annonce de New York City de jouer au Yankee Stadium, des débuts de Montréal au stade Saputo ou des délais de construction de la nouvelle enceinte à Orlando. Pour l'occasion, je vous ai préparé ce graphique avec la moyenne de spectateurs de chaque club de MLS à domicile (y compris les rencontres de phase finale) depuis les débuts de la compétition, en 1996.

Les affluences visibles au chargement de la page sont celles des clubs qui n'ont eu ni pic ni creux important et sont en MLS depuis suffisamment longtemps, afin de commencer avec quelque chose de lisible et de se faire une bonne idée de ce qu'est être dans la moyenne (cliquez sur Seattle, vous verrez directement la différence). Cliquez sur le nom d'un club à droite pour faire apparaître ou disparaître ses chiffres. Rendez-vous ici pour les mettre en perspective avec ceux des grands championnats européens.

 

22 April 12:37 de la tarde

La situation à Montréal va de mal en pis, et la claque reçue à Kansas City (4-0) n’arrange rien. À quelques jours du premier match au stade Saputo, on peut difficilement éviter le sujet dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Plus que la débâcle de samedi dernier, dont nous parlons à peine, on tente de traiter en profondeur les points suivants :

  • Doit-on attendre une réaction / une décision radicale au cours des prochains jours ?
  • La tension grandissante entre Frank Klopas et les médias
  • La gestion de l’effectif par l’entraîneur et ses choix
  • La répartition des responsabilités entre le staff technique et la direction sportive du club
  • L’état d’esprit des joueurs, qui semblent avoir le moral à zéro
  • Le découragement des supporters, qui hésitent à aller au stade
  • Lisez aussi la chronique de Patrick Leduc, dont nous parlons à plusieurs reprises

Parmi les autres sujets du jour :

  • New York City fera son entrée en MLS au Yankee Stadium
  • Un bon départ est-il une garantie de bonne saison ? Quelques contre-exemples
  • Nos conseils MLS Fantasy

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18 April 10:45 de la mañana

Si New York a remporté son premier match de la saison mercredi, cinq équipes n’avaient pas encore connu le succès à l’issue de la sixième semaine de compétition : les équipiers de Thierry Henry étaient accompagnés par Montréal, Portland, Chicago et San José, pour qui il faut relativiser puisque les Californiens ont joué 4 rencontres et non 6. Il n’empêche, cette incapacité collective à vaincre est un fait unique dans l’histoire de notre compétition. Doivent-ils s’alarmer ? En MLS, un mauvais départ est-il à coup sûr annonciateur d’une saison ratée ? Si rien ne garantit évidemment que cette année sera comme les précédentes, j’ai voulu connaître la tendance sur base des résultats depuis 2007 en comparant la situation des équipes après six rencontres et en fin de saison régulière.

Première constatation : 81% des qualifiés pour la phase finale de la compétition avaient engrangé 7 points ou plus des 18 premiers qu’ils pouvaient prendre. Des 34 équipes qui n’avaient pas atteint la barre des 7 unités, dix ont quand même fini du « bon côté de la ligne rouge ». Et des 33 équipes qui avaient 10 points ou plus, seules six ont vu leur saison prendre fin prématurément. Difficile d’évaluer le fait de ne pas gagner, puisqu’au cours des sept dernières saisons, quatre équipes seulement ont connu ce triste sort après six journées. Deux d’entre elles n’ont pas su s’extirper du bas de tableau, mais les deux autres ont spectaculairement redressé la situation. De là à dire que nos cinq mal lotis de cette année ont une chance sur deux de terminer en première moitié de classement, il y a un pas que je ne franchirai certainement pas. Surtout pour ceux qui comptent moins de 4 points sur 18, puisqu’au cours des sept saisons examinées, un tel départ était systématiquement synonyme de classement final parmi les trois derniers.

Néanmoins, plusieurs exemples leur apporteront un peu de baume au cœur. Le plus flagrant est celui de Columbus en 2009. Détentrice du Supporters Shield, l’équipe alors entraînée par Robert Warzycha a commencé la défense de son trophée avec deux défaites et quatre partages. Mais par la suite, elle est devenue quasiment invincible et a fini la saison… à la première place ! Il faut dire qu’en 2009, le classement était particulièrement serré (encore plus que l’an dernier, c’est tout dire). Et 49 points ont suffi à Columbus pour terminer en tête à l'issue des 30 journées que comptait la saison régulière à l'époque, soit 1,67 en moyenne par match, ratio le plus faible de l’histoire de la compétition. Parallèlement à ça, l’équipe a également brillé en Ligue des champions. Ce scénario doit sans doute faire rêver à New York cette année…

Houston est l’autre équipe qui, dans un passé récent, s’est qualifiée pour la phase finale de la saison malgré une disette en début de championnat. C’était en 2008 avec, également, quatre partages et deux défaites pour commencer, une surprise aussi grande que celle de l’année suivante à Columbus, puisque les Texans avaient remporté la Coupe MLS quelques mois plus tôt. Autre point commun : un très beau parcours en Ligue des champions pour accompagner leur remontée en deuxième partie d’année. Emmenée par le duo Brian Ching - Brad Davis, l’armada orange était devenue quasiment invincible et a terminé la saison régulière en deuxième position, avec 51 points en 30 rencontres.

La saison 2008 a d’ailleurs été riche en remontées spectaculaires, puisque Salt Lake et Chivas USA avaient également pataugé en début de championnat, avec un 5/18, pour boucler l’exercice en première moitié de classement. Deuxièmes à l’issue de la saison régulière précédente, les Californiens avaient à l’époque un rôle plus en vue qu’actuellement. Leurs valeurs sûres Brad Guzan, Jonathan Bornstein et Sacha Kljestan leur ont permis de redresser la situation. Quant à l’équipe des Rocheuses, elle cherchait encore la stabilité et avait engagé 17 (!) nouveaux joueurs pendant l’hiver. Mais Jason Kreis a jeté les bases d’une formation qui a connu de nombreux succès par la suite, avec Nick Rimando, Jamison Olave, Kyle Beckerman, Javier Morales et Fabian Espindola.

Dans ce passé récent de sept saisons, une seule équipe a disputé la phase finale de la compétition alors qu’elle comptait trois défaites de plus que son nombre de victoires après six rencontres : Kansas City, en 2011, qui avait ouvert la compétition avec un succès, un partage et quatre revers, soit 4 points sur 18… en six déplacements. En effet, le nouveau stade des Ciel et Marine était en construction et l’équipe n’a pas joué chez elle avant le mois de juin. L’avantage du terrain a aidé à retourner la situation, tout comme l’émergence des jeunes Graham Zusi, CJ Sapong et Teal Bunbury ainsi que la solidité du gardien Jimmy Nielsen. Le calendrier exceptionnel fait toutefois que cette situation reste particulière.

Et puis, il y a la saison 2013. L’an dernier, en effet, quatre des dix équipes qui ont franchi l’écueil de la saison régulière ne comptaient que cinq unités après six rencontres : New York, Seattle, New England et Colorado. C’était une surprise pour les deux premiers nommés, ténors de la compétition avec plusieurs vedettes dans leurs rangs. Les débuts de Mike Petke au poste d’entraîneur ont été marqués par de nombreux accrocs, mais une fois les problèmes réglés, Thierry Henry, Jamison Olave et Tim Cahill ont mené leur équipe au Supporters Shield. Seattle a très mal commencé et tout aussi mal fini (3/21), mais a assuré l’essentiel grâce à un excellent milieu de saison que seules les équipes à l’énorme potentiel peuvent réussir. Peu de monde aurait parié sur les remontées de New England et Colorado en revanche, mais toutes deux ont un point commun : la révélation de jeunes joueurs qui ont apporté une bouffée d’oxygène à leur équipe. Sur les bords de l’Atlantique, Fagundez, Agudelo, Rowe, Nguyen et Farrell ont en outre pu compter sur la solidité de Gonçalves derrière. Dans les Rocheuses, Oscar Pareja a permis l’éclosion de Brown, Powers, O’Neill ou encore Klute.

Parmi cette liste d’équipes qui, depuis 2007, ont raté leur début de saison mais quand même terminé en haut de tableau, deux choses reviennent régulièrement : soit elles faisaient déjà partie des valeurs sûres de la compétition, soit l’émergence de jeunes leur a offert un vent de fraîcheur pour remonter au classement. Ajoutez le cas Salt Lake qui a posé les jalons de son équipe pour plusieurs années tout en sauvant un mauvais départ, et vous avez fait le tour des « conditions gagnantes » pour reléguer des débuts ratés en championnat au rayon des mauvais souvenirs anecdotiques.