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Montreal Impact

26 December 10:42 de la mañana

Quand, après une demi-saison médiocre, on prend une décision drastique pour remonter la pente, on a intérêt à ne pas se planter. Et certainement à ne pas être encore plus mauvais – tant dans le jeu que dans les chiffres – pour une période plus longue encore par la suite. C’est pourtant ce qui est arrivé à Montréal, qui mérite de se retrouver tout en haut du classement… des flops de l’année.

2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre

Il y a un an, Montréal terminait la saison en queue de poisson : 18 points sur 51 en deuxième moitié de championnat, une phase finale atteinte de justesse mais au parcours bref et peu glorieux. Marco Schällibaum a été remplacé par Frank Klopas, avec des promesses de repartir dans la bonne direction. L’objectif clairement annoncé était de faire mieux (même à peine) que la saison précédente. Résultat des courses : une dernière place au classement, avec 28 points (divisés en deux parties égales de 14 unités), troisième pire attaque, troisième pire défense, et de la grogne dans des tribunes désertées par une partie du public.

En début de saison, Montréal occupait la dernière place du baromètre de MLSsoccer.com. D’autres médias ne lui prédisaient guère un meilleur sort.  Cela a offusqué bien du monde au Québec. Force est de constater que les spécialistes avaient vu plus juste que les dirigeants du club.

Sur le terrain, l’équipe a joué contre-nature pendant une grande partie de la saison, a cruellement manqué de variété dans son jeu, a réussi l’exploit de ne pas marquer le moindre but sur phase arrêtée (on cherche toujours un exemple identique par le passé, en MLS ou ailleurs), n’est quasiment jamais arrivée à s’installer efficacement dans le camp adverse, se faisait bousculer de toutes parts quand elle se recroquevillait dans le sien, laissait des trous partout ou presque, que ce soit sur la largeur du terrain, devant ou derrière la défense.

On peut pointer aussi l’apathie de l’équipe en début de deuxième mi-temps, période où elle a souvent perdu tous ses moyens, ne marquant pas et encaissant à la pelle, ce qui pousse à se demander ce qu’il se passait dans le vestiaire. Plus déplorable encore, des secteurs de jeu qui avaient donné satisfaction durant les premières saisons du club en MLS sont devenus des points faibles de l’équipe, sans qu’il n’y ait eu d’amélioration inverse efficace.

En dehors du terrain, le directeur sportif a été démis de ses fonctions, le directeur technique a pris la direction d’un autre club à la fin de la saison, les messages contradictoires se sont multipliés et les problèmes flagrants d’évaluation n’ont pas été résolus. Heureusement, la Coupe du Canada et la Ligue des champions ont apporté un peu de baume au cœur de supporters qui se consolent en se disant que la saison prochaine, il sera difficilement possible d’être plus mal classé.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

02 December 4:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

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25 November 2:38 de la tarde

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

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13 November 12:06 de la tarde

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.

04 November 1:16 de la tarde

Trois sujets sont au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) : le début de la phase finale qui n’a pas manqué de spectacle, un retour sur les débats concernant le leadership et la communication à Montréal, ainsi que la fin de Chivas USA et l’annonce de l’arrivée d’un nouveau club à Los Angeles.

La phase finale nous a déjà offert quelques rencontres de haut vol. En quoi la victoire de New York contre DC United est-elle surprenante : son résultat ou la prestation d’un des deux clubs ? Après le 0-0 au match aller, qui est en meilleure position entre Salt Lake et le LA Galaxy ? New England était-il trop fort ou Columbus est-il passé à côté de son match ? Ceux qui sont restés sur leur faim lors de Dallas - Seattle ont-ils raté quelque chose ?

Chivas USA a mis la clef sous la porte et sera remplacé sur le terrain par un autre club à Los Angeles en 2017. On parle de la manière dont ce dossier difficile a été géré et on se demande quelles sont les conditions de la réussite d’une rivalité fructueuse entre deux clubs dans la plus grande ville de Californie.

On revient sur la situation de Montréal, en abordant des aspects extra-sportifs : la communication, particulièrement celle venant des responsables techniques, les contradictions, ce que les joueurs ont voulu dire en parlant de problèmes de leadership et la manière dont ce dernier est géré, notamment par l’attribution des rôles. Sans oublier la conférence de presse de Matteo Ferrari.

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28 October 2:46 de la tarde

En dressant son propre bilan ce lundi, Montréal a insisté sur son besoin d’encore évaluer la saison. L’équipe de Coup Franc, renforcée par Christian Schaekels de Vision du Jeu, y est allée de ses propres évaluations pour l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), afin de comprendre pourquoi et comment l’Impact a terminé dernier du classement, se penchant entre autres sur les sujets suivants :

  • Le bilan fait par le club, sur le fond et sur la forme
  • « Travailler dur », un vrai plus ou un simple devoir professionnel ?
  • Une équipe qui a joué contre-nature et non en fonction des qualités de ses joueurs
  • Aucun but marqué sur phase arrêtée : à quel point est-ce consternant ?
  • Débuts de deuxième mi-temps catastrophiques : que se passe-t-il dans le vestiaire ?
  • La pertinence et les conséquences de l’éviction de Perkins
  • Un manque de leaders ou des leaders mal choisis et mal soutenus ?
  • Des discours remplis de paradoxes et de contradictions
  • Plusieurs impressions que nous vérifions avec des faits et des chiffres
  • Des joueurs qui se sentent perdus sur le terrain
  • Les approximations dans la gestion de l’effectif, et les pépins physiques des joueurs
  • Le jeu du « Qui reste, qui part ? »
  • Les (éternels) problèmes d’évaluation ne sont pas réglés

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27 October 4:45 de la tarde

Être entraîneur de l’équipe qui a terminé à la dernière place de classement et arriver devant les journalistes pour le bilan de la saison n’est pas un exercice simple. Frank Klopas s’y est livré ce lundi, et a, comme à son habitude, tenu un discours très lisse, lors d’une conférence de presse où il était accompagné de Richard Legendre, vice-président en charge des opérations sportives.

Question que se posent généralement tant les supporters que les observateurs d’un club qui finit lanterne rouge : pourquoi maintenir la confiance en l’entraîneur ? Elle a été posée directement à Klopas, qui y a largement répondu en vantant son bilan à Chicago et sa connaissance de la MLS.

« J’ai fait mes preuves en MLS, a-t-il répondu d’emblée. Après 5 bonnes années comme directeur sportif, je suis devenu entraîneur car j’ai senti que c’était le moment pour faire le pas à Chicago. On aurait pu changer tous les joueurs, mais c’était plus facile de mettre en place un entraîneur qui connaissait les joueurs et croyait en eux. J’ai pris une équipe en mauvaise posture et on a pris 50% des points. L’année suivante, nous avons gagné 17 matches et nous sommes qualifiés pour la phase finale. L’année passée, après un mauvais départ, nous avons fait une belle remontée en deuxième moitié de saison et n’avons raté la phase finale qu’à cause de la différence de buts avec Montréal. J’ai l’expérience de travailler dans la compétition, de connaître les contraintes du budget salarial, de connaître les joueurs. Comme entraîneur, en deux ans et demi, j’ai montré de la constance, j’ai montré que je savais gagner. »

Il n’a commencé à parler de son club actuel que dans la deuxième partie de sa réponse, contenant aussi un mea culpa et vantant avant tout la continuité. « Mais vous avez raison, et je ne suis pas du genre à blâmer tout le monde. Je suis l’entraîneur et je suis responsable. C’est très bien pour moi que l’organisation ait montré son engagement, car je crois fermement que la continuité est nécessaire pour avoir du succès. Pas seulement avec les joueurs, mais aussi avec le staff. C’est très difficile de changer chaque année. Mais nous sommes dans un domaine où il faut obtenir des résultats, et ils n’ont pas été au rendez-vous. J’en accepte entièrement la responsabilité. Maintenant que j’ai le soutien du club, j’ai la responsabilité de trouver les solutions et de prendre les bonnes décisions. Mais partout ailleurs dans le monde, vous avez raison : vous perdez cinq rencontres et vous n’avez plus de continuité. Elle est pourtant importante pour construire quelque chose. »

Klopas a aussi dû justifier certains problèmes récurrents de l’équipe cette saison, notamment son incapacité à marquer sur phase arrêtée. « Nous avons travaillé dessus mais parfois il faut la bonne personne pour faire la bonne passe. Nous avons fait des changements. Nous allons continuer de travailler, c’est une partie cruciale du jeu qui peut faire la différence. »

Il a aussi été interrogé sur l’incapacité de son équipe à conserver une avance. « Je ne peux pas blâmer les joueurs car en bout de ligne, c’est moi qui suis responsable de résoudre ces problèmes. Durant la deuxième moitié de saison, cela ne s’est plus produit souvent, nous avons davantage pris des points quand nous les méritions. Les changements que nous avons effectués, la mentalité différente et la continuité ont aidé. Cela reste un problème que nous devons évaluer sérieusement et auquel nous devons trouver des solutions pour qu’il ne se reproduise pas la saison prochaine. »

Avant de répondre aux questions des médias, l’entraîneur avait dressé son propre bilan, parlant évidemment d’une saison difficile, mais soulignant aussi quelques bons moments. Il est parfaitement résumé dans la déclaration suivante : « La victoire en Coupe du Canada et notre parcours en Ligue des champions sont des points très positifs. Mais le plus important est d’être constant, de disputer la phase finale et d’avoir la possibilité de gagner quelque chose. » Klopas a ajouté aussi que c’est dans les moments difficiles qu’on apprend et qu’on devient meilleur.

Outre le mot continuité, le terme évaluation est revenu très souvent dans son discours. « Il y aura beaucoup de travail durant l’entre-saison pour vraiment réaliser une évaluation de haut en bas : de l’équipe, de nous, du staff, afin de voir ce que nous avons mal fait, ce que nous pouvons apprendre afin d’effectuer les ajustements appropriés. L’important actuellement est d’évaluer toute la saison, les bons et mauvais points, l’effectif, où nous en sommes par rapport au budget salarial. Il n’y a que quatre joueurs en fin de contrat. Il y aura des changements, c’est certain, ils sont nécessaires pour que l’équipe s’améliore. Mais il faut aussi de la continuité. »

Parmi les joueurs en fin de contrat, le capitaine Patrice Bernier, que Klopas veut « évidemment voir encore faire partie de l’organisation » et le gardien Troy Perkins, « un bon gars, un pro, pour qui il faut évaluer la situation, notamment en ce qui concerne les questions de budget salarial, et avec qui il faut parler ». Si Bernier a déclaré qu’il n’avait « jamais eu en tête de ne pas être là l’an prochaine », Perkins, irrité, s’est demandé si le club le voulait vraiment : « Un jour c’est oui, un jour c’est non. Je ne mérite pas le blâme pour le mauvais début de saison, mais il m’est tombé dessus. » Les deux autres joueurs en fin de contrat sont Heath Pearce et Mamadou Danso.

Le seul départ officiellement acté à ce jour est celui du néo-retraité Marco Di Vaio. Klopas s’est évidemment fait interroger sur son remplacement. « Nous avons effectué le changement durant l’année en amenant un jeune attaquant, Jack McInerney, a répondu l’entraîneur qui porte aussi le titre de directeur du personnel des joueurs de l’équipe première. Il a marqué 9 buts sans jouer régulièrement. Les autres joueurs arrivés en cours de saison vont aider. Il ne faut pas concentrer toute l’attention sur un seul joueur, nous en avons quelques-uns capables d’être dangereux en zone de conclusion. Mais nous devons aussi chercher à augmenter nos options. »

De son côté, même s’il a été muté aux opérations sportives cet été, Richard Legendre a répondu aux questions sur l’administration, dont il s’occupait des dossiers depuis de nombreuses années. La grosse déception vient de la baisse de 15% des affluences. « On l’a notamment sentie durant la période estivale, durant les trois mois où, l’année dernière, le stade était quasiment plein à chaque match. »

Si selon lui, les résultats sont partiellement la cause de cette désaffection, il n’a pas caché que le club avait également d’autres responsabilités. Les abonnés seront consultés pour « amener de nouvelles manières de faire ». Agrandir le toit du stade pour mieux protéger les supporters de la pluie ne sera pas une des solutions mises sur pied, en raison du coût de tels travaux.

Si sur le terrain, la saison de l’Impact a rarement volé bien haut, dans les médias, on a eu droit aux montagnes russes, avec certaines périodes de très faible visibilité même si on était en pleine saison. « Il y a actuellement trois clubs professionnels à Montréal. Parfois, quand on vous lit et qu’on vous écoute, on n’a pas l’impression qu’il y en a trois, on a l’impression qu’il y en a un », a insisté Legendre, avant d’ajouter plus tard : « Je suis d’accord que de notre côté, il y a place à amélioration : comment on se comporte comme organisation, pas seulement côté administratif mais aussi technique. On se doit d’être extrêmement accessible. On a encore du développement à faire auprès des amateurs. Bien qu’on ait plus de 20 ans, c’est notre troisième année en MLS et il ne faut pas perdre de vue qu’on est encore tout jeune. Il faut qu’on fasse le maximum pour être irréprochable. On a des mea culpa à faire, des choses à améliorer. On va les améliorer et j’espère que ça va améliorer la couverture. »

Le club montréalais est conscient qu’il a du travail à faire tant sur le terrain qu’en dehors. Ses supporters espèrent de tout cœur qu’il identifiera les bonnes solutions afin de retrouver le chemin du succès au plus vite.

21 October 11:02 de la mañana

L’émission de la semaine (que vous pouvez écouter ici) est bicéphale, avec d’un côté des sujets sur lesquels bien du monde aimerait ne plus jamais revenir, et de l’autres certains qui resteront encore pour un moment à la une de l’actualité footballistique.

À une semaine de la fin de la saison régulière, il ne reste qu’une place à attribuer en phase finale et on connaît déjà presque tous les éliminés. On se penche donc sur les grandes déceptions de la saison : outre l’évidence à cent millions, il y en entre autres Colorado, cher à Olivier Tremblay, San José, qui n’a pas confirmé sa bonne deuxième moitié de saison 2013, voire Portland qui n’est pas éliminé à ce jour mais que bien du monde attendait en haut de classement.

Retour sur le sommet LA Galaxy - Seattle : un match agréable à regarder lors duquel les Californiens ont semblé s’endormir et ont laissé filer une situation pourtant bien à leur avantage. Qui émergera lors de leur affrontement en fin de semaine ? On parle aussi de la victoire de Columbus à New York et des progrès de l’équipe de Gregg Berhalter depuis le début de la saison, ainsi que du dernier match de Dominic Kinnear à Houston.

Don Garber a réagi fortement à certaines déclarations maladroites de Jürgen Klinsmann : un gros malentendu ou un problème plus profond ?

On met la table pour l’émission de la semaine prochaine, un bilan de la saison de Montréal. Pour vous y préparer, réécoutez l’émission qui a suivi la réorganisation de la direction sportive du club.

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16 October 1:56 de la tarde

C’est officiel, Joey Saputo, président de l’Impact de Montréal, fait désormais partie des propriétaires du FC Bologne, repris par un groupe d’investisseurs emmené par l’Américain Joe Tacopina, nouveau président du club d'Émilie-Romagne. Les deux hommes ont été présentés en Italie ce jeudi, lors d’une conférence de presse à laquelle Marco Di Vaio était également présent. À peine celle-ci terminée, Saputo participait à une conférence téléphonique pour répondre aux questions des médias montréalais.

Cela nous a permis d’en apprendre plus sur son rôle dans le club italien, ses ambitions et, surtout, les liens qu’il y aurait entre Montréal et Bologne. Car les hommes d’affaires ayant des intérêts dans plusieurs clubs de soccer n’adoptent pas tous le même comportement : pour certains, ce sont deux entreprises complètement différentes qu’ils préfèrent ne pas mêler, alors que d’autres en profitent pour multiplier les synergies.

Après avoir bien précisé que « ce n’est pas l’Impact de Montréal qui achète le FC Bologne mais bien Joey Saputo personnellement », ce dernier a expliqué qu’à ses yeux, des synergies entre les deux clubs étaient possibles. « Je ne sais pas comment les autres gèrent leurs équipes mais moi, je suis surpris que certains propriétaires (de clubs de MLS) ayant des équipes dans d’autres ligues ne le fassent pas. Le seul qui l’ait fait à ce jour, c’est Manchester City avec New York City. Moi, je vois ma participation dans Bologne comme une opportunité. »

Concrètement, Saputo a deux idées principales en tête pour que les deux clubs profitent l’un de l’autre. « Au niveau marketing, il y a beaucoup de choses que les Italiens peuvent apprendre du système nord-américain. Au niveau soccer, il y a beaucoup de choses qu’on peut apprendre du système européen. Nous voudrions amener des joueurs de 18-19 ans s’entraîner quelques mois en Europe, avec l’équipe première ou les jeunes du club, pour aider leur développement sportif mais aussi leur esprit soccer, cette culture soccer que nous n’avons malheureusement pas en Amérique du Nord et que nous voulons amener à Montréal. Ça ne pourra qu’aider le développement de nos jeunes joueurs. Je pense aussi à des échanges d’idées techniques, on pourrait envoyer les entraîneurs de nos équipes de jeunes ici quelques mois. En ce qui concerne les affaires, le marketing, la vente de billets, etc., je peux utiliser mes années à l’Impact pour les aider. »

Saputo n’est pas le premier propriétaire de MLS à avoir des intérêts dans un club étranger, ce à quoi la ligue de s’oppose pas. « J’ai parlé avec les gens de la MLS car j’avais d’autres projets en tête, comme un jumelage avec la Juventus. La ligue est en faveur de tout ce qu’on peut faire pour améliorer le soccer au Canada et aux États-Unis. Le propriétaire de Colorado est aussi propriétaire d’Arsenal ; le propriétaire de DC United est celui de l’Inter Milan. Il n’y a pas de problème. » Il n’a cependant pas discuté avec ces derniers : « Je ne veux pas entrer dans les affaires des autres », a-t-il précisé.

Il ne faut néanmoins pas se tromper : la raison principale pour laquelle Saputo investit à Bologne n’est pas la collaboration entre les deux clubs. Il a des idées pour assurer le succès sportif et financier du club italien, actuellement cinquième de Serie B (la D2 italienne), à un point de la première place. Mais que les supporters montréalais se rassurent : ça ne veut pas dire pour autant que Saputo délaissera l’Impact. « Je ne cache pas que c’est une décision d’affaires. Il y a un potentiel énorme ici en Italie. Avec le stade et le plan d’entreprise, ça peut être un investissement très intéressant. J’ai un plan : il y a le stade ici, faire monter l’équipe en Serie A dès l’an prochain et investir dans les joueurs lors du prochain mercato. Je dois vous dire honnêtement que Bologne ou l’Impact, je fais ça parce que c’est un plaisir. Je suis impliqué dans d’autres affaires. Je peux rester propriétaire longtemps car ce n’est pas une gestion qui prend 24 heures, 7 jours sur 7, pendant 365 jours par an. »

Deux noms importants de l’Impact de Montréal ont été cités pour être impliqués dans cette gestion : Nick De Santis, le directeur du développement international, et Marco Di Vaio, ancien capitaine de Bologne, joueur de Montréal depuis 2012 et qui a récemment annoncé qu’il raccrocherait les crampons le 25 octobre prochain, à l’issue du dernier match de la saison de son club en MLS. À leur sujet aussi, Saputo a apporté certaines précisions : « Nick n’aura pas de rôle spécifique à Bologne. Il continue d'avoir son rôle de directeur du développement international à l’Impact. Bologne est une des villes avec lesquelles on va continuer à travailler, comme on l’a fait dans le passé avec la Fiorentina, comme on cherche à le faire avec la Juventus. »

Quant à Di Vaio, si son avenir est à Bologne, son rôle n’est pas encore défini. « En tant que propriétaire de Bologne, je ne peux pas lui parler en ce moment car il est sous contrat avec un autre club, l’Impact de Montréal », a lancé Saputo sur le ton de la boutade, avant d’enchaîner plus sérieusement : « Amener Marco ici était important pour montrer aux gens ici que j’ai un plan. Il a été un grand joueur de Bologne et après sa carrière, il peut m’aider énormément avec le club. Une fois que la saison sera finie, on va se parler. Je n’ai pas encore eu la chance de discuter avec lui de ce qu’il veut faire : j’ai mon idée, mais je suis sûr qu’il a aussi d’autres idées de la manière dont il peut aider le club. »

09 October 10:36 de la mañana

La soirée a été belle à Columbus, et pas seulement grâce à la défaite de Toronto contre Houston, mais aussi et surtout en raison de la présentation de la nouvelle identité du club, qui a changé d’écusson et, légèrement, de dénomination.

En effet, le Columbus Crew devient le Columbus Crew SC. La base reste la même, les couleurs également, c’était le vœu des supporters. Le nom Crew change, en fait, aussi de signification : pour faire simple, on passe de l’équipage de travailleurs prêts à aller au charbon en tout temps à la bande d’amis passionnés de ballon rond.

Cette modification n’est pas étrangère à l’arrivée d’une nouvelle direction, emmenée par Anthony Precourt, il y a un an. Le moment était opportun. Lors de l’annonce, le club a expliqué qu’il faisait face à des défis liés à l’identité véhiculée par la marque et l’écusson, et qu’il se devait de faire croître considérablement leur pertinence.

Le changement d’écusson fait couler pas mal d’encre. Il faut dire que l’ancienne version ne laissait personne indifférent, elle avait ses adorateurs et ses détracteurs. Il faut reconnaître (preuve visuelle ci-dessous) qu’elle avait très bien vieilli par rapport aux anciens logos d’autres clubs de MLS. Mais Columbus doit être précurseur et évoluer avant que ce ne soit nécessaire (on en avait parlé lors d’une émission Coup Franc l’an dernier). La direction insiste sur le rôle de pionnier du club, arrivé en MLS dès la première saison de la compétition, premier à se doter d’un stade dédié au soccer ou encore premier club sportif de la ville à remporter un titre professionnel.

Et puis, une des clefs de la décision a été l’image véhiculée : qu’on les aime ou non, les trois ouvriers d’un chantier de construction représentaient le dur labeur, et le club veut avant tout projeter une identité basée sur la jeunesse, l’énergie et l’originalité, davantage en corrélation avec celle de la ville dans laquelle il joue.

Le nouvel écusson se veut d’inspiration allemande, car les immigrés venus d’Allemagne ont laissé un héritage à la ville de Columbus : il a donc été dessiné rond, comme celui de nombreux clubs de Bundesliga. Un rond qui permet aussi de représenter la lettre O d’Ohio. Le 96 fait évidemment référence à l’année de naissance du club, et il a été inséré dans une forme identique à celle du premier écusson. Il est superposé à neuf bandes diagonales représentant les neuf autres clubs jouant en MLS en 1996. Restent les damiers, présents sur de nombreux drapeaux utilisés par les supporters du club. Sans oublier l’ajout du nom de la ville, qui ne figurait pas sur l’écusson précédent, et la nouvelle dénomination officielle du club.

C’est bien beau d’avoir des éléments, une bonne raison pour chacun d’entre eux, mais encore faut-il les combiner avec harmonie. Et c’est très réussi, à mes yeux en tout cas. Le nouvel écusson est à la fois élaboré et simple, a une identité claire tout en étant intemporel. Il peut facilement être appliqué sur de nombreux supports et a un style qui lui permettra de ne pas avoir l’air démodé mais bien de perdurer dans le temps.

Le défi était de taille, on peut parler de succès. Columbus n’est pas le premier club de MLS à changer d’identité : ci-dessous, les évolutions depuis 1996. Après Columbus et la MLS, derniers changements en date, vous distinguerez les clubs qui ont simplement changé de logo (DC United, Colorado), ceux qui ont aussi changé de nom (LA Galaxy, Dallas, Kansas City, San José, New York) et ceux venus d’une division inférieure qui se sont dotés d’un nouvel écusson lors de leur passage en MLS.

Je vous laisse commenter ci-dessous pour dire quelles sont les plus belles réussites et quels changements étaient les plus nécessaires. Quand on regarde les anciens logos, notamment mais pas seulement ceux de San José ou Dallas, on a sans conteste une nouvelle preuve de l’évolution dans le bon sens de l’image de la MLS et de ses clubs !