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MLS Regular Season

24 October 10:19 de la mañana

La saison régulière qui s’achève ce week-end aura été pour le moins clémente pour les entraîneurs. En effet, il n’y a eu qu’un seul limogeage en cours d’année, celui de Ryan Nelsen, remplacé par Greg Vanney fin août. L’objectif des Torontois en réalisant cette manœuvre était clair : voir leur équipe donner le coup de rein nécessaire pour une qualification en phase finale. Sans succès.

L’ancien international néo-zélandais était le 19e entraîneur sacrifié en cours d’année depuis 2007 – donc en 8 saisons. Cela confirme la réputation de magnanimité en MLS. Ou alors… le bon sens des clubs ? Car certaines études internationales ont montré que le fameux choc psychologique fonctionnait rarement. J’ai voulu voir de quoi il en retournait sous nos latitudes.

Le tableau ci-dessous regorge de données intéressantes. L’une d’entre elles est le seuil en-dessous duquel un entraîneur est en danger. Il apparaît clairement qu’en-dessous de 40% des points (donc 1,2 point par match), son siège devient instable. Seuls deux entraîneurs ayant un meilleur bilan ont perdu leur place au cours des 8 dernières saisons : Ryan Nelsen cette année, et John Carver, en 2009, à… Toronto.

Onze de leurs dix-neuf successeurs n’ont pas réussi à engranger 40% des points à partir de leur prise de pouvoir. Ce qui peut laisser croire que s’ils avaient commencé la saison… ils ne l’auraient pas forcément terminée. L’objectif d’un changement d’entraîneur est, généralement, d’obtenir de meilleurs résultats dans un premier temps. C’est le cas environ deux fois sur trois, puisque 12 des 19 entraîneurs arrivés en cours d’année ont fait mieux que leur prédécesseur, ce qui n’était parfois pas bien difficile.

Était-ce suffisant ? Parce que faire mieux que ne pas répondre aux attentes, ce n’est pas assez : il faut que la marche de l’équipe accélère suffisamment pour lui permettre de terminer la saison régulière en ayant atteint son objectif qui, en MLS, est souvent une place en phase finale. Pour y arriver, il y a évidemment un retard à rattraper, et donc le rythme de l’équipe doit considérablement accélérer.

Soyons justes : trois entraîneurs ont été limogés en fin de saison alors que leur équipe n’avait plus aucune chance de terminer en ordre utile au classement (Osorio à New York en 2009, Preki à Toronto en 2010 et Warzycha à Columbus il y a un an). Ils étaient donc 16 à pouvoir emmener leur équipe en phase finale : seuls deux d’entre eux y sont parvenus ! Il s’agit d’Osorio à Chicago en 2007 et de Watson à San José l’an dernier. Ce dernier est d’ailleurs, et de très loin, l’entraîneur à présenter le meilleur bilan lors de la saison au cours de laquelle il est arrivé, devant Brian Bliss… la même année. Ils sont les deux seuls à avoir pris au moins 50% des points mis en jeu !

Pour être honnête, ils sont en fait 5 (sur 19) à avoir fait évoluer leur équipe à un rythme qui, appliqué sur une saison complète, leur aurait vraisemblablement permis de finir du bon côté de la ligne rouge. Mais généralement, l’objectif du limogeage était bien d’aller plus vite pour rattraper le retard accumulé…

À court terme, donc, changer d’entraîneur en cours de saison est pour le moins inefficace. Et ça reste une nomination à risques, puisqu’ils n’étaient que 8 sur 18 (Vanney n’entre évidemment pas en compte) à toujours entraîner l’équipe lors de la première journée de la saison suivante. Il convient de relativiser, car certains ont eu le poste par intérim… ce qui ne veut pas forcément dire grand-chose, comme en témoigne la situation de John Hackworth à Philadelphie.

À moyen terme et à long terme, il y a d’autres constatations intéressantes. La première est que seuls 3 des 18 entraîneurs engagés en cours de saison ont mené leur équipe en phase finale l’année suivante : Bruce Arena, Jason Kreis et Frank Klopas (qui était cependant déjà directeur technique de Chicago avant de prendre la fonction d’entraîneur). Pour certains néanmoins, si le succès n’a pas été immédiat, le club ne s’est pas mordu les doigts de sa décision. Le meilleur exemple est Peter Vermes à Kansas City, mais on peut aussi noter les liens de confiance qui se sont renforcés entre Dallas et Schellas Hyndman ainsi qu’entre DC United et Ben Olsen. Il faut évidemment y ajouter les cas d’Arena au LA Galaxy et de Kreis à Salt Lake.

Les supporters de Toronto peuvent donc amèrement regretter le remplacement en cours de saison de Ryan Nelsen par Greg Vanney : les chances de succès étaient très limitées. Par contre, qu’ils se consolent : cela n’exclut pas qu’à l’avenir, Vanney parvienne à mettre l’équipe sur les bons rails pour une longue période. Quant à ceux qui doutent de la pertinence de commencer la saison avec un entraîneur mais préfèrent courir le risque en se disant qu’ils pourra toujours être remplacé en cours d’année, les chiffres présentés ici ont de quoi les refroidir, et ils doivent admettre qu’un mauvais choix mettrait toute la saison en péril.

CHANGEMENTS D’ENTRAÎNEUR EN COURS DE SAISON DEPUIS 2007
Saison Club 1er entraîneur Points Remplaçant Points
2007 Salt Lake John Ellinger 2/12 Jason Kreis 25/78
2007 Chicago Dave Sarachan 14/36 Juan Carlos Osorio 26/54
2008 Dallas Steve Morrow 9/24 Schellas Hyndman* 27/66
2008 LA Galaxy Ruud Gullit 22/57 Bruce Arena 11/33
2008 Colorado Fernando Clavijo 24/60 Gary Smith 14/30
2009 Toronto John Carver 8/18 Chris Cummins 31/72
2009 Kansas City Curt Onalfo 21/54 Peter Vermes 12/36
2009 New York Juan Carlos Osorio 10/66 Richie Williams 11/24
2010 DC United Curt Onalfo 12/54 Ben Olsen 10/36
2010 Toronto Preki 28/72 Nick Dasovic 7/18
2011 Chicago Carlos de los Cobos 9/33 Frank Klopas 34/69
2011 Vancouver Teitur Thordarson 9/36 Tom Soehn 19/66
2012 Toronto Aron Winter 3/30 Paul Mariner 20/72
2012 Philadelphie Piotr Nowak 8/33 John Hackworth 28/69
2012 Portland John Spencer 19/51 Gavin Wilkinson 15/51
2013 Chivas USA Chelis 11/36 José Luis Real 15/66
2013 San José Frank Yallop 14/45 Mark Watson 37/57
2013 Columbus Robert Warzycha 29/78 Brian Bliss 12/24
2014 Toronto Ryan Nelsen 33/72 Greg Vanney 8/27

* Inclut l’intérim de Marco Ferruzzi
Gras = équipe en phase finale

21 October 12:02 de la tarde

L’émission de la semaine (que vous pouvez écouter ici) est bicéphale, avec d’un côté des sujets sur lesquels bien du monde aimerait ne plus jamais revenir, et de l’autres certains qui resteront encore pour un moment à la une de l’actualité footballistique.

À une semaine de la fin de la saison régulière, il ne reste qu’une place à attribuer en phase finale et on connaît déjà presque tous les éliminés. On se penche donc sur les grandes déceptions de la saison : outre l’évidence à cent millions, il y en entre autres Colorado, cher à Olivier Tremblay, San José, qui n’a pas confirmé sa bonne deuxième moitié de saison 2013, voire Portland qui n’est pas éliminé à ce jour mais que bien du monde attendait en haut de classement.

Retour sur le sommet LA Galaxy - Seattle : un match agréable à regarder lors duquel les Californiens ont semblé s’endormir et ont laissé filer une situation pourtant bien à leur avantage. Qui émergera lors de leur affrontement en fin de semaine ? On parle aussi de la victoire de Columbus à New York et des progrès de l’équipe de Gregg Berhalter depuis le début de la saison, ainsi que du dernier match de Dominic Kinnear à Houston.

Don Garber a réagi fortement à certaines déclarations maladroites de Jürgen Klinsmann : un gros malentendu ou un problème plus profond ?

On met la table pour l’émission de la semaine prochaine, un bilan de la saison de Montréal. Pour vous y préparer, réécoutez l’émission qui a suivi la réorganisation de la direction sportive du club.

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20 October 11:19 de la mañana

Si le suspense a pris fin dans l’Est, avec la qualification de Columbus au détriment de Toronto, il reste entier tant dans la lutte pour le Supporters Shield, après le retour spectaculaire de Seattle au LA Galaxy, que dans celle pour la dernière place qualificative dans l’Ouest, Vancouver et Portland restant sur leurs positions.

On le sait depuis belle lurette, la tête du classement général sera occupée soit par Seattle soit par le LA Galaxy, dont la première des deux confrontations directes prévues en fin de saison régulière a eu lieu ce dimanche en Californie. Tout semblait bien se dessiner pour l’équipe locale qui avait pris deux buts d’avance mais elle s’est soudainement déconcentrée, laissant trop de marge de manœuvre à son adversaire qui, en l’espace de trois minutes, a égalisé, se plaçant en position de force avant le duel de la semaine prochaine à Seattle. En effet, un point suffira aux hommes de Sigi Schmid pour être couronnés.

Dans l’autre duel, Vancouver occupe la position la plus favorable. Elle aurait pu l’être encore davantage si les Canadiens s’étaient imposés à San José, mais ils étaient bien heureux de revenir avec une unité de ce match piège, d’autant qu’ils conservent la maîtrise de leur sort. Ils ont en effet gardé leur point d’avance sur Portland, qui a tout tenté contre Salt Lake mais a buté sur un Rimando des grands soirs. Deux points perdus qui obligeront peut-être les pensionnaires du lac salé à jouer un tour supplémentaire en phase finale, où ils signeraient les yeux fermés pour des nuls blancs à l’extérieur. Lors de la dernière journée, il suffira à Vancouver de faire aussi bien contre Colorado que Portland à Dallas, qui est remonté au classement ce week-end grâce à sa victoire à Colorado et ne compte pas perdre de place.

Dans l’Est, il n’a pas fallu attendre longtemps avant que le dernier verdict ne tombe. Obligé de remporter ses deux dernières rencontres, Toronto a été tenu en échec par Montréal : déçus, les joueurs prônaient la stabilité dans l’équipe et demandaient la confiance des supporters. Ce résultat assure aussi la qualification de Vancouver pour la Ligue des champions 15/16, où il sera accompagné de Seattle, DC United, du LA Galaxy et du vainqueur de la Coupe MLS. Déjà auréolé de sa qualification pour la phase finale, Columbus n’était pas rassasié et a ajouté la cerise sur le gâteau en allant s’imposer à New York, passé complètement à côté de son sujet et battu pour la première fois depuis onze rencontres à domicile.

DC United s’est assuré de finir équipe la mieux classée de la conférence Est en battant Chicago grâce à un Eddie Johnson qui retrouve la forme au moment opportun. On ne peut pas en dire autant de Kansas City, qui a promis de retenir les leçons de sa défaite à Philadelphie. Enfin, Lee Nguyen a été l’artisan de la victoire de New England à Houston, où Dominic Kinnear a fait ses adieux, un départ qui plonge les joueurs dans l’incertitude.

LES RÉSULTATS
Houston - New England
Portland - Salt Lake
Toronto - Montréal
Colorado - Dallas
DC United - Chicago
Philadelphie - Kansas City
San José - Vancouver
New York - Columbus
LA Galaxy - Seattle

 
1-2
0-0
1-1
0-1
2-1
2-1
0-0
1-3
2-2

Classement général
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15 October 12:32 de la tarde

L’éclectisme est encore une fois au programme de l’émission de la semaine (que vous pouvez également écouter ici) puisqu’on y navigue entre l’avenir de Patrice Bernier à Montréal et la bonne sortie du Canada contre la Colombie en passant par la fin de la saison régulière ou encore les conflits d’horaire entre le championnat et les équipes nationales.

Le Canada s’est incliné 1-0 contre la Colombie, à l’issue d’un match beaucoup plus serré que prévu. Pour la première fois depuis très longtemps, il y avait un positivisme unanime autour de l’équipe nationale, qui a dégagé de la sérénité et a bien tenu le coup contre un adversaire capable de faire mal aux défenses regroupées mais qui a dû user de son expérience pour émerger en fin de match.

Comme d’autres, ce match était joué lors d’une date prévue pour les rencontres internationales, et a forcé plusieurs joueurs de MLS à choisir entre leur club et leur pays. Certains disent que cette situation ne peut plus durer, comme en fait foi cet article. De nombreux arguments laissent penser que respecter le calendrier Fifa serait bénéfique pour la MLS.

En fin de contrat à Montréal, Patrice Bernier n’a pas encore entamé les discussions avec le club qui préfère attendre la fin de la saison pour négocier en vue de 2015. A-t-il raison de mettre tous les joueurs à la même enseigne ou Bernier, capitaine et joueur local, devrait-il bénéficier de certains privilèges ? Ou au contraire, apprend-il de ses erreurs en attendant de faire un point global avant de se lier ?

À deux journées de la fin de la saison régulière, il reste trois duels, plus ou moins serrés. Qui sortira vainqueur du double affrontement entre Seattle et le LA Galaxy ? Portland peut-il dépasser Vancouver alors que le calendrier favorise largement l’équipe canadienne ? Quelles sont les chances de voir Toronto gagner ses deux dernières rencontres et Columbus perdre les siennes ?

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13 October 11:08 de la mañana

Tous deux battus, Seattle et le LA Galaxy restent à égalité de points à deux journées de la fin, lors desquelles… ils s’opposeront tour à tour. En milieu de classement, ça s’est sérieusement décanté puisque Dallas, Salt Lake, Kansas City, New England et New York ont assuré leur place en phase finale, où ils devraient être accompagnés par Columbus sauf retournement de situation spectaculaire en faveur de Toronto.

Dès vendredi, on a eu droit à une surprise de taille : Manneh a confirmé son statut de bourreau de Seattle, inscrivant l’unique but de la victoire de Vancouver sur le terrain du leader, dans des circonstances floues pour certains joueurs locaux. Un résultat qui ne fait pas les affaires de Portland, au repos ce week-end, et dont n’a pas profité le LA Galaxy, qui se rassure en se disant qu’il a toujours son sort en mains après sa défaite dans une ambiance des grands soirs à Dallas. Les Texans ont mathématiquement assuré leur place en phase finale, tout comme Salt Lake, vainqueur de San José malgré l’absence de ses meilleurs artilleurs.

Les célébrations ont aussi été nombreuses plus à l’Est, à commencer par celles de Kansas City qui, en battant Chicago, s’est non seulement rassuré sur son sort mais a aussi fait le plein de confiance. Qualification également pour New England, qui a souffert pour arracher un nul à Montréal, obtenu grâce à un but aussi libérateur que spectaculaire de Nguyen (il faut quand même souligner que son tir a été dévié). Qui dit classement serré et grandes joies dit aussi grandes déceptions : Houston a vécu une triste journée d’automne, sa première défaite à domicile contre DC United mettant fin à ses derniers espoirs.

Et puis, il y a eu des rencontres entre concurrents directs, jouées simultanément, qui ont fait battre les cœurs dans tous les sens. Toujours aussi dominateur chez lui, New York a confirmé qu’il ne se satisferait pas d’une place en phase finale en battant Toronto, où malgré la situation plus que compromise Greg Vanney a fait une profession de foi envers ses joueurs. Pendant ce temps, Philadelphie a longtemps mené 2-0 avant de s’effondrer et de « laisser tomber le club » contre Columbus, qui s’est finalement imposé 2-3 en ne paniquant pas quand les circonstances étaient difficiles. L’Union éliminée, la dernière place en phase finale dans l’Est se jouera entre Columbus et Toronto, qui ne se qualifiera que s’il gagne ses deux dernières rencontres et que son concurrent fait un zéro pointé.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Chicago
Seattle - Vancouver
Montréal - New England
New York - Toronto
Philadelphie - Columbus
Salt Lake - San José
Chivas USA - Colorado
Houston - DC United
Dallas - LA Galaxy

 
2-0
0-1
2-2
3-1
2-3
2-0
2-1
1-3
2-1

Classement général
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07 October 2:20 de la tarde

Au menu de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), un programme varié et chargé :

À trois journées de la fin de la compétition, qui sortira vainqueur de luttes qui sont encore à couteaux tirés ? Le Supporters Shield se jouera entre Seattle et le LA Galaxy, et son issue déterminera peut-être aussi le nom du Joueur de l’année. Dans l’Ouest, qui émergera entre Vancouver et Portland ? Dans l’Est, il reste beaucoup de places à prendre… et des tonnes de candidats. Regardez leur programme (incluant celui de la semaine dernière) pour faire vos propres pronostics.

Marco Di Vaio a annoncé sa retraite. Une annonce qui n’a pas surpris grand-monde et a été suivie d’un concert d’éloges. L’équipe de Coup Franc pense qu’elles sont méritées, revient sur son apport sportif et extra-sportif à Montréal, ses responsabilités sur les réussites et les échecs du club et les raisons de sa brillante saison 2013, avant de se demander comment il sera remplacé.

Ça pourrait bouger à Los Angeles et New York selon Sports Illustrated : Chivas USA disparaîtrait pour être remplacé par une autre équipe jouant près du centre-ville à partir de 2017, alors qu’il y a des rumeurs de départ de Thierry Henry des New York RB dont le propriétaire ne serait pas fermé à une offre d’achat du club.

Pour finir, nos habituels conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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06 October 11:01 de la mañana

Vainqueurs, les duos Seattle - LA Galaxy et Vancouver - Portland restent nez-à-nez dans leurs duels respectifs, alors que dans l’Est, notamment en raison des confrontations directes entre concurrents, la course à la cinquième place se décante.

Mais commençons par le leader Seattle, dont le déplacement à Colorado s’est apparenté à une promenade de santé grâce au duo Dempsey - Martins dont au moins un des membres a été impliqué dans chacun des quatre buts. Chez lui, le LA Galaxy n’a pas eu davantage de pitié avec Toronto, et Landon Donovan, déjà détenteur du record de buts, y a battu le record de passes décisives en saison régulière. Mais ce qui a fait le tour du monde, c’est la célébration de Gordon sur le troisième but. Malgré la défaite, Greg Vanney ne dramatisait pas ce résultat somme toute conforme aux pronostics.

Il faut dire que la semaine aurait pu être pire pour Toronto qui a certes vu certains de se concurrents directs gagner, mais aussi des équipes derrière lui lâcher prise. Loin devant, en partageant contre Kansas City qui n’a enfin pas encaissé, DC United a officiellement composté son billet pour la phase finale et atteint l’objectif fixé en début de saison mais a, depuis, revu ses ambitions à la hausse. Aidé par les exploits de Shuttleworth, New England a fait un autre pas en direction de la qualification en battant Columbus qui se console par le fait qu’il a toujours son sort entre ses mains.

New York aussi est désormais maître de son destin, et a réalisé la bonne opération de la semaine grâce à sa victoire contre Houston, malgré une myriade de distractions sur le terrain et en dehors (exclusion de Cahill, rumeurs de vente du club et de retraite d’Henry). Les Texans se rendent compte que cette défaite minimise leurs espoirs de voir leur saison se prolonger à la fin du mois. En milieu de semaine, Philadelphie avait connu une mésaventure similaire en étant tenu en échec par Chicago qui, ce dimanche, a continué sur sa lancée des partages, son 0-0 contre Montréal étant son 18e match nul de la saison.

Forts de leur quatrième point à l’extérieur, les Québécois n’en récupèrent pas moins la lanterne rouge suite à l’étonnante victoire de Chivas USA contre Salt Lake qui a monopolisé le ballon mais buté sur un mur. Guère plus inspiré offensivement, Dallas s’est incliné à Vancouver qui a remporté trois points précieux grâce à un Fernandez dans un grand jour. Un résultat qui a mis la pression sur les épaules de Portland, mais deux buts de Wallace lui ont permis de gagner à San José en remontant un but de retard.

LES RÉSULTATS
DC United - Kansas City
New York - Houston
Vancouver - Dallas
New England - Columbus
LA Galaxy - Toronto
San José - Portland
Colorado - Seattle
Chicago - Montréal
Chivas USA - Salt Lake

 
0-0
1-0
2-0
2-1
3-0
1-2
1-4
0-0
1-0

Classement général
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02 October 1:32 de la tarde

Il ne reste que quatre semaines à ce qu’on peut appeler la phase classique de la compétition, et les luttes sont on ne peut plus serrées tant pour le Supporters Shield que pour les qualifications en phase finale, aussi bien dans la Conférence Ouest que dans la Conférence Est. Voilà donc le point de la situation et les programmes de chacun, histoire d’avoir une vue globale de la situation.

SUPPORTERS SHIELD
Seattle
(57 pts) : En tête actuellement grâce à ses 18 victoires (contre 16 au LA Galaxy), Seattle n’a aucun droit à l’erreur à Colorado (15e, qui reste sur 10 rencontres consécutives sans victoire) et contre Vancouver (11e et dans une chaude lutte contre Portland, mais battu lors de ses trois derniers déplacements, et sans victoire à l’extérieur depuis quatre mois) avant le double choc contre Donovan et consorts, d’abord à Los Angeles, ensuite à Seattle.

LA Galaxy (57) : La mission est claire : prendre un point de plus que Seattle lors des quatre dernières rencontres. Avant la double confrontation contre leur adversaire direct, les Californiens devront négocier deux duels théoriquement plus difficiles que celles de leur concurrent. Il y aura d’abord la visite de Toronto (10e, qui alterne les hauts et les bas), et ensuite un déplacement à Dallas (5e et surtout vainqueur de ses 7 dernières rencontres à domicile).

DC United (51) : Avec un maximum possible de 63 points, DC United n’a quasiment aucune chance de remporter le Supporters Shield, et doit espérer qu’aucun des deux leaders ne gagne plus d’un de ses quatre derniers duels. De son côté, il doit faire un sans-faute contre Kansas City (7e), à Houston (14e), contre Chicago (16e) et à Montréal (18e), ce qui reste dans la mesure du possible.

CONFÉRENCE OUEST
À toutes fins pratiques, Salt Lake (49) et Dallas (48) n’ont plus réellement d’espoir de terminer en tête du classement à l’issue de la saison régulière, mais il faudrait une véritable catastrophe pour que l’une de ces deux équipes passe en-dessous de la ligne rouge puisqu’à supposer que leurs poursuivants gagnent tout, il leur suffira de 52 points pour poursuivre leur saison. Le calendrier de Salt Lake est très favorable, avec un déplacement à Portland mais surtout la venue de San José et une double confrontation (un match à domicile, l’autre à l’extérieur) contre Chivas USA. Dallas aura un rôle d’arbitre à jouer puisqu’il se déplacera à Vancouver ce week-end et accueillera Portland lors de la dernière journée avec, entre temps, la venue du LA Galaxy et un déplacement à Colorado.

Vancouver (40) : Il reste deux équipes pour une place, et la formation canadienne est actuellement la mieux placée, avec un point d’avance sur son concurrent direct. Son calendrier commence par deux duels coriaces : un match contre Dallas (5e, mais battu lors de ses trois derniers déplacements) puis une visite au leader Seattle. La fin s’annonce théoriquement plus facile : un déplacement à San José (17e) et la visite de Colorado (15e et dont les deux victoires à l’extérieur ont été acquises début avril… lors de ses deux seuls déplacements de l’année au Canada).

Portland (39) : Avec un même nombre de victoires et une différence de buts légèrement favorable, Portland doit prendre au moins un point mais idéalement deux de plus que Vancouver. Il peut difficilement se permettre autre chose qu’un 6/6 lors de sa double confrontation avec San José (17e, un match sur le terrain de chaque équipe) avant de recevoir Salt Lake (4e, qui peine en déplacement depuis quelques semaines) et de se rendre à Dallas (5e, où plus personne n’a pris le moindre point depuis le mois de mai).

CONFÉRENCE EST
En prenant pour acquis que DC United est qualifié, il reste quatre places à distribuer. Cinq équipes semblent dans le feu de la bataille pour les décrocher : New England (45 pts), Kansas City (45), Columbus (43), New York (41) et Toronto (40, mais a joué un match de moins). Philadelphie (38) et Houston (36, un match de plus à jouer) demeurent en embuscade.

New England (45) : L’équipe reste sur un 22/30 et doit recevoir Columbus (8e, contre qui elle a perdu deux fois cette saison), se déplacer à Montréal (18e), puis à Houston (14e, invaincu chez lui depuis 7 rencontres) avant de boucler contre Toronto (10e, et battu lors de ses deux duels contre New England cette année).

Kansas City (45) : Il faut espérer pour eux que les Ciel et Marine soient requinqués par leur visite à la Maison Blanche, car ils restent sur 6 défaites en 8 rencontres et doivent affronter quatre adversaires qu’ils ont déjà rencontrés deux fois mais jamais battus cette saison : DC United (3e) et Philadelphie (13e) en déplacement, Chicago (6e) et New York (9e) à domicile.

Columbus (43) : Certes, il reste sur cinq victoires consécutives sur son terrain… mais ne doit plus y jouer qu’un match, contre Philadelphie (13e) où il doit également se déplacer (l’Union reste sur 8 rencontres sans défaite consécutives à domicile). Columbus doit également jouer à New England (6e, adversaire en forme mais qui lui a bien réussi cette année) et à New York (9e et vainqueur de ses 5 derniers duels à domicile).

New York (41) : Seule équipe à avoir marqué lors de chaque match à domicile, où elle a gagné ses cinq dernières confrontations, la formation de Thierry Henry a l’avantage de jouer trois de ses quatre dernières rencontres de saison régulière devant ses supporters : face à Houston (14e), Toronto (10e) et Columbus (8e), trois adversaires cependant accrocheurs à l’extérieur, avant de se déplacer à Kansas City (7e, mais plus du tout impérial sur ses terres).

Toronto (40/29 m.) : Même s’il leur reste cinq rencontres, les Ontariens n’ont pas un programme des plus faciles. Ils commenceront au LA Galaxy (2e, invaincu depuis 9 rencontres et qui a concédé sa seule défaite à domicile lors de la 1re journée), avant d’accueillir Houston (14e, mais en gain de forme), de se rendre à New York (9e et qui gagne tout chez lui depuis deux mois), de recevoir Montréal (18e, qui a juré de lui mener la vie dure) et de terminer à New England (6e et très en forme en ce moment).

Philadelphie (38) : L’Union n’a plus tout à fait son sort en mains, mais elle peut aider à favoriser sa tournure car, après un match à domicile contre Chicago (16e), elle affronte plusieurs concurrents directs : d’abord Columbus (8e) chez elle, avant d’accueillir Kansas City (7e, plus fringant en déplacement qu’à domicile ces derniers temps) avant de retrouver Columbus, cette fois à l’extérieur.

Houston (36/29) : Avec un match de plus à jouer, les Texans pourront caresser tous les espoirs s’ils négocient bien leurs deux premiers duels, des déplacements respectifs à New York (9e, dont on a déjà évoqué la forme à domicile) et Toronto (10e et capable du meilleur comme du pire). Ensuite, ils accueilleront DC United (3e, qui peine en déplacement depuis peu) et New England (6e, en toute grande forme) avant d’aller à Chicago (16e).

Alors que Montréal et Chivas USA sont déjà officiellement éliminés, la saison de Colorado, Chicago et San José ne devrait pas se prolonger au-delà du 26 octobre, sauf retournement de situation on ne peut plus spectaculaire. Ces équipes peuvent déjà songer à l’avenir, mais ont également un important rôle d’arbitre à jouer, notamment dans le chef de San José qui doit affronter deux fois Portland et une fois Vancouver.

30 September 11:34 de la mañana

Les 24 meilleurs joueurs de moins de 24 ans évoluant en MLS ont été désignés la semaine dernière : un classement très serré qui ne suscite pas d’énorme polémique mais où les joueurs rapides et offensifs ont la part belle. On se penche sur le profil et la saison du vainqueur, DeAndre Yedlin, mais aussi sur la liste complète qui nous permet de constater l’évolution plus que positive des jeunes en MLS et de leurs parcours de plus en plus diversifiés afin d’y arriver.

Montréal s’est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Quel est l’adversaire idéal… pour le plaisir, pour les chances de qualification et pour le marketing ? Ne manquez pas non plus le débat pour le moins animé au sujet de la qualification montréalaise : méritée ou « par défaut », les animateurs ne sont pas d’accord.

Tout cela est lié au partage de New York au CD FAS avec des joueurs au repos, ce qui ne les a pas aidés quelques jours plus tard au LA Galaxy lors d’un sommet que nous sommes nombreux à avoir regardé, qui nous a régalés et dont nous parlons en fin d’émission avant nos conseils habituels pour le jeu MLS Fantasy.

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29 September 11:46 de la mañana

Deux victoires en inscrivant quatre buts, leur permettant de creuser à six points l’écart avec leurs poursuivants : le LA Galaxy et Seattle, à égalité en tête du classement à quatre journées de la fin, se livreront une lutte à deux pour le Supporters Shield.

Il faut regarder du côté de la Californie pour trouver l’équipe la plus en forme des deux : seul club de MLS invaincu lors des ses six dernières rencontres, lors desquelles il a la meilleure attaque et la meilleure défense, le LA Galaxy a confirmé en atomisant New York, grâce notamment à Donovan qui a égalé le record de passes décisives en saison régulière dans l’histoire de la MLS. Dure semaine pour les taureaux ailés, qui ont laissé des joueurs au repos mercredi, ce qui leur a peut-être coûté la qualification en Ligue des champions, et n’a pas vraiment servi contre « la meilleure équipe, et de loin » qu’ils ont affrontée cette année.

Seattle ne va certes pas au même rythme que son concurrent, mais ne tourne pas pour autant au ralenti. Il faut reconnaître que ce week-end, sa tâche était plutôt facile avec la venue de Chivas USA, dont il n’a fait qu’une bouchée. Malgré tout, il a encaissé le premier but et sa défense suscite de nombreuses inquiétudes.

Premier poursuivant, à bonne distance de ce duo, DC United s’est satisfait du plus petit écart pour ponctuer deux mois très chargés par une victoire contre Philadelphie où trop peu de joueurs se sont présentés dans le rectangle adverse pour créer le danger. L’autre équipe en chasse, Salt Lake, s’est inclinée en encaissant deux buts sur penalty à Vancouver, à l’issue d’une rencontre aussi enthousiasmante pour le spectateur neutre que stressante pour les entraîneurs.

Il faut dire que peu avant, les émotions ont valsé dans tous les sens en Colombie-Britannique : entre mauvaise affaire pour la qualification en Ligue des champions l’an prochain (promise au club canadien le mieux classé en MLS à l’issue de la saison régulière) et bonne opération en vue de la phase finale de la Coupe MLS 2014, ils ont assisté à la victoire de Toronto contre Portland qui a laissé filer une avance de deux buts à cause, encore, de sa défense lamentable sur phases arrêtées, mais a aussi perdu Will Johnson pour au moins six mois. Dans le vestiaire des vainqueurs, on célébrait la victoire tout en pensant au blessé.

En panne sèche, Kansas City reste sur un 3/18 (seuls Colorado et Chivas USA ont fait pire) mais tente de retenir le positif de la défaite contre New England, qui a bien réagi après avoir vu son adversaire remonteur deux buts de retard. La lutte est serrée autour de la ligne rouge dans l’Est, et Columbus se maintient au-dessus en remportant, contre Montréal, sa cinquième victoire consécutive à domicile. Houston pense encore être dans la course, grâce à sa victoire contre Chicago lors de laquelle il a retrouvé ses bases : poser le jeu et passer par les flancs.

LES RÉSULTATS
Kansas City - New England
Toronto - Portland
DC United - Philadelphie
Seattle - Chivas USA
Vancouver - Salt Lake
Columbus - Montréal
Colorado - San José
Houston - Chicago
LA Galaxy - New York

 
2-3
3-2
1-0
4-2
2-1
2-0
1-1
2-0
4-0

Classement général
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