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MLS Regular Season

05 March 1:49 de la tarde

La qualification de Montréal pour les demi-finales de la Ligue des champions est le sujet phare de l’émission de la semaine (également disponible ici), mais on parle aussi des duels incontournables de la première journée de championnat et on vous présente certaines de nos nouveautés pour 2015.

MLS FANTASY – JOUEZ AVEC NOUS

  • Que retenir du match entre Montréal et Pachuca ?
  • Le plan de match de Frank Klopas était-il trop frileux ?
  • Mallace et Porter, les héros : leurs montées au jeu étaient-elles prévisibles ?
  • L’attaque Montréalaise a-t-elle suffisamment de poids ?
  • Qui a joué le meilleur match : Reo-Coker ou Donadel ?
  • Que du positif dans la défense de Montréal ?
  • Y aurait-il eu plus d’ambiance au stade Saputo ?
  • Alajuelense, plus ou moins fort que Pachuca ?
  • Quel est LE match à ne pas rater de la première journée de championnat ?
  • Quels sont les matchs au sommet ?
  • Quels sont ceux qui vont permettre de mieux jauger certaines équipes ?
  • Quelles nouveautés dans l’émission en 2015 ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

02 March 3:40 de la tarde

Le championnat reprend ses droits dans quatre jours, et tous les clubs sont prêts à prendre place sur la ligne de départ. Qui s’est bien renforcé, qui mise sur la continuité, quelles attentes pour les nouvelles équipes, quelles individualités se mettront en valeur ? Les réponses à vos questions se trouvent dans le guide officiel 2015 de MLSsoccer.com.

Une 21e équipe est également prête pour le coup d’envoi. C’est d’ailleurs elle qui le donnera officiellement : celle des arbitres. Chaque saison, l’Organisation professionnelle des arbitres (PRO, pour Professional Referee Organization) informe les clubs des points de règlement qui ont changé en quelques mois. Souvent, ce sont, en apparence, des détails. Des petites choses qui peuvent néanmoins rendre les supporters (et quelques journalistes…) complètement dingues s’ils ne sont pas au courant. Il est donc important de vous informer des messages qui ont été passés.

En 2015, les arbitres de MLS se montreront beaucoup plus stricts lors de l’application de la loi 12 des Lois du Jeu, baptisée « fautes et incorrections », et plus particulièrement pour deux points qui, sur le moment, semblent anodins, mais lorsqu’ils sont récurrents, peuvent complètement casser le rythme d’un match. Deux points pour lesquels « nous avons rappelé aux arbitres leurs devoirs d’application du règlement », a expliqué Peter Walton, le directeur général de la PRO.

Ainsi, un de leurs objectifs est de réduire le nombre de protestations véhémentes de joueurs suite à leurs décisions. Le règlement stipule que « manifester sa désapprobation en paroles ou en actes » est passible d’avertissement, tant pour les joueurs sur le terrain que pour ceux sur le banc. Il va sans dire que les arbitres dégaineront plus facilement lors de ce genre de situations, même si certains plus fins psychologues tenteront d’abord de faire passer le message aux joueurs. Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas ou sont précédés d’une fâcheuse réputation de protestataires chroniques…

L’autre objectif de l’année et de ne plus permettre de casser le jeu. Ainsi, un joueur qui « enfreint avec persistance les Lois du Jeu » est passible d’avertissement. Vous savez, le type qui ne commet jamais de faute méchante : un petit croche-pied par-ci, un maillot retenu par-là, loin du but donc sans danger immédiat… mais qui n’arrête pas et provoque coup franc sur coup franc. Selon les Lois du Jeu, il doit être puni d’un carton jaune, et les arbitres de MLS ont reçu l’ordre d’appliquer avec rigueur ce point de règlement en 2015.

Ces décisions s’inscrivent dans la continuité de celles prises la saison dernière, alors que la PRO avait souligné l’importance du rôle des arbitres pour assurer un « flux continu » aux rencontres. Un de leurs objectifs était de réduire le temps pris par les joueurs pour frapper un coup de pied arrêté. Ils souhaitaient aussi réduire les coups et tirages de maillot dans le grand rectangle, particulièrement lors des corners et des coups francs, et avaient dit qu’ils se montreraient particulièrement sévères envers les joueurs qui empêcheraient leur adversaire de jouer le ballon. Peut-être l’avez-vous remarqué sur le terrain en 2014. En tout cas, les fautes sanctionnées d’un penalty ont été très nombreuses, reste à voir si ce fut suite à ce genre de situations.

Au cours de l’hiver, les arbitres discutent également entre eux et avec la Fifa afin de siffler de la manière la plus cohérente possible. Durant leur préparation, ils se sont notamment attardés sur le hors-jeu, afin d’éviter des décisions différentes d’un match à l’autre pour des faits de jeu similaires. Que faire lorsqu’un ballon est dévié, qui tire avantage d’une situation, quand doit-on considérer qu’un joueur qui ne touche pas au ballon a une influence ? Pour répondre à ces questions, des situations concrètes de match de MLS ont été utilisées : ces exemples, pas toujours évidents à juger à première vue, permettent désormais à tous les arbitres d’avoir des lignes directrices claires, explications à l'appui.

10 February 6:13 de la tarde

RDS et TSN, diffuseurs officiels de la MLS au Canada, ont dévoilé aujourd’hui leur calendrier de diffusion pour la 20e saison régulière de MLS. TSN retransmettra 64 rencontres de saison régulière, chacune d’entre elles impliquant au moins un club canadien. RDS, qui entame sa quatrième année de partenariat avec la MLS, retransmettra en français 33 rencontres à l’échelle nationale.

Il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir à la télévision à un choc entre rivaux canadiens, puisque TSN lancera sa couverture de la saison 2015 le samedi 7 mars avec le duel Vancouver - Toronto (18h00 HE), marquant les grands débuts de l’Italien Sebastian Giovinco qui évoluera aux côtés des internationaux américains Jozy Altidore et Michael Bradley. Toujours le samedi 7 mars, RDS retransmettra le premier match de la saison de Montréal lors duquel les hommes de Frank Klopas se déplaceront sur le terrain de l’équipe qui avait terminé 2014 en tête de la Conférence Est, DC United (15h00 HE).

En plus de son premier match de la saison à Vancouver, TSN retransmettra quatre autres duels 100% canadiens, à savoir Montréal - Vancouver le 3 juin, Toronto - Montréal le 24 juin et le 29 août, ainsi que Montréal - Toronto, le 25 octobre, « Jour décisif » lors duquel TSN diffusera également le dernier match de la saison régulière de Vancouver, face à Houston.

TSN retransmettra sept rencontres très attendues des nouvelles équipes de 2015, New York City et Orlando. Les supporters de Vancouver seront heureux d’apprendre qu’ils pourront également y regarder les six sommets opposant leur équipe à ses rivaux du Nord-Ouest Pacifique, Seattle et Portland.

TSN et RDS offriront la couverture exclusive des séries éliminatoires de la MLS, de la Coupe MLS 2015 ainsi que du Match des étoiles AT&T de la MLS 2015 le 29 juillet à Dick’s Sporting Goods Park, domicile des Colorado Rapids.

Les rencontres de MLS sur TSN, TSN2, RDS et RDS2 peuvent être regardées en direct sur TSN GO et RDS GO.

Pour consulter le calendrier complet des rencontres retransmises sur TSN et RDS, rendez-vous sur http://www.mlssoccer.com/tv et sélectionnez l’onglet du diffuseur de votre choix. Les calendriers peuvent également être consultés directement sur les sites des clubs - Montréal, Toronto, et Vancouver.

07 January 5:36 de la tarde

La Major League Soccer a dévoilé aujourd’hui le calendrier de sa 20e saison, une saison charnière dont le coup d’envoi sera donné le vendredi 6 mars et dont la phase classique prendra fin le 25 octobre, avant une phase finale dont l’apothéose aura lieu début décembre. Pour voir le calendrier de la saison régulière 2015 de la MLS, rendez-vous ici.

La saison 2015, la première d’un partenariat télévisuel et médiatique de huit ans avec les réseaux ESPN, FOX Sports et Univision, offre de nombreuses nouveautés, notamment en raison de cet accord mais aussi de l’arrivée de deux nouvelles équipes, Orlando et New York City. L’horaire a été construit de façon à mieux permettre aux supporters de suivre la compétition, avec notamment davantage de régularité dans les diffusions à la télévision.

La plupart des journées de championnat adoptent le même format : le bal s’ouvrira le vendredi soir avec le match de la semaine d’Univision Deportes (voir liste). Le dimanche, FOX Sports 1 et ESPN diffuseront deux rencontres consécutives (parfois davantage, voir liste), à 17h00 et 19h00 (heure de New York et Montréal, comme toutes les heures dans cet article). Les autres duels seront tous joués le samedi. Il y aura aussi de temps à autre un match en milieu de semaine. Les rencontres retransmises par les partenaires de télédiffusion nationale de la MLS aux États-Unis seront accessibles tant en anglais qu’en espagnol, et seront visibles aussi bien à la télévision que sur les supports numériques officiels des chaînes respectives.

Le coup d’envoi de la saison aura donc lieu un vendredi soir : ce sera le 6 mars à 22h00, avec LA Galaxy - Chicago. Les supporters seront gâtés le dimanche suivant, avec six heures et demie consécutives de programmation consacrées à la MLS. Trois duels seront au programme : Orlando - New York City (17h00), Kansas City - New York RB (19h00) et Seattle - New England (21h30). Les six autres rencontres de la première journée de championnat auront donc lieu le samedi.

Si le calendrier de l’avant-dernière journée de championnat a déjà été annoncé, la MLS et ses partenaires de télédiffusion y ont introduit de la flexibilité : on n’aura les détails qu’en dernière instance, mais cela assurera la retransmission à l’échelle nationale des rencontres les plus importantes à ce moment de la saison, et évitera le risque de donner en pâture aux supporters un match sans enjeu.

L’autre nouveauté apportée à l’horaire en 2015 plaira aux amoureux de l’équité et de l’esprit sportif (les Montréalais se souviennent que Marco Schällibaum s’était interrogé à ce sujet en son temps) puisque toutes les rencontres de la dernière journée de la saison régulière se joueront à la même heure dans chacune des conférences : à 17h00 (HE) dans l’est, à 19h00 (HE) dans l’ouest, le dimanche 25 octobre. Quatre d’entre elles seront retransmises à l’échelle nationale, et toutes seront visibles sur d’autres plateformes par l’ensemble des supporters, histoire que personne ne rate la moindre minute d’action ni de suspense.

Le passage à 20 équipes a aussi poussé la MLS à passer de dix à douze qualifiés pour la phase finale de la saison, dont le format reste identique dans les grandes lignes. Les six premiers de chaque conférence brigueront ainsi la Coupe MLS. Le premier tour, toujours disputé sur un seul match, verra donc quatre duels au programme, et il se jouera les mercredi 28 et jeudi 29 octobre. Par la suite, le format ne change pas : demi-finales (31/10, 1/11 et 7/11, 8/11) et finales de conférence (21/11, 22/11 et 28/11, 29/11) en matchs aller retour, puis finale de la Coupe MLS sur le terrain de l’équipe la mieux classée à l’issue de la saison régulière, le 5, le 6, le 12 ou le 13 décembre.

Pour rappel, les 20 équipes de MLS disputeront toutes 34 rencontres durant la saison régulière. Elles affronteront chaque équipe de l’autre conférence une fois, ce qui donnera cinq rencontres à domicile et cinq à l’extérieur. Elles affronteront les neuf adversaires de leur conférence au moins deux fois (une à domicile, une à l’extérieur), ce à quoi il faudra ajouter six autres rencontres face à diverses équipes de leur conférence – trois à domicile et trois à l’extérieur.

26 December 11:42 de la mañana

Quand, après une demi-saison médiocre, on prend une décision drastique pour remonter la pente, on a intérêt à ne pas se planter. Et certainement à ne pas être encore plus mauvais – tant dans le jeu que dans les chiffres – pour une période plus longue encore par la suite. C’est pourtant ce qui est arrivé à Montréal, qui mérite de se retrouver tout en haut du classement… des flops de l’année.

2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre

Il y a un an, Montréal terminait la saison en queue de poisson : 18 points sur 51 en deuxième moitié de championnat, une phase finale atteinte de justesse mais au parcours bref et peu glorieux. Marco Schällibaum a été remplacé par Frank Klopas, avec des promesses de repartir dans la bonne direction. L’objectif clairement annoncé était de faire mieux (même à peine) que la saison précédente. Résultat des courses : une dernière place au classement, avec 28 points (divisés en deux parties égales de 14 unités), troisième pire attaque, troisième pire défense, et de la grogne dans des tribunes désertées par une partie du public.

En début de saison, Montréal occupait la dernière place du baromètre de MLSsoccer.com. D’autres médias ne lui prédisaient guère un meilleur sort.  Cela a offusqué bien du monde au Québec. Force est de constater que les spécialistes avaient vu plus juste que les dirigeants du club.

Sur le terrain, l’équipe a joué contre-nature pendant une grande partie de la saison, a cruellement manqué de variété dans son jeu, a réussi l’exploit de ne pas marquer le moindre but sur phase arrêtée (on cherche toujours un exemple identique par le passé, en MLS ou ailleurs), n’est quasiment jamais arrivée à s’installer efficacement dans le camp adverse, se faisait bousculer de toutes parts quand elle se recroquevillait dans le sien, laissait des trous partout ou presque, que ce soit sur la largeur du terrain, devant ou derrière la défense.

On peut pointer aussi l’apathie de l’équipe en début de deuxième mi-temps, période où elle a souvent perdu tous ses moyens, ne marquant pas et encaissant à la pelle, ce qui pousse à se demander ce qu’il se passait dans le vestiaire. Plus déplorable encore, des secteurs de jeu qui avaient donné satisfaction durant les premières saisons du club en MLS sont devenus des points faibles de l’équipe, sans qu’il n’y ait eu d’amélioration inverse efficace.

En dehors du terrain, le directeur sportif a été démis de ses fonctions, le directeur technique a pris la direction d’un autre club à la fin de la saison, les messages contradictoires se sont multipliés et les problèmes flagrants d’évaluation n’ont pas été résolus. Heureusement, la Coupe du Canada et la Ligue des champions ont apporté un peu de baume au cœur de supporters qui se consolent en se disant que la saison prochaine, il sera difficilement possible d’être plus mal classé.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

23 December 12:24 de la tarde

La présence de joueurs de MLS à la Coupe du monde et le Supporters Shield remporté par Seattle ont été deux faits marquants de l’année écoulée. Ils figurent donc en bonne place dans mon top 10 de 2014, d’autant qu’on peut adjoindre à chacun d’entre eux un petit plus qui leur donne encore un intérêt supplémentaire.

4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale

La santé d’une compétition peut, entre autres, se mesurer par le nombre de joueurs y évoluant à être régulièrement sélectionnés par leur équipe nationale. Et quoi de mieux qu’une année de Coupe du monde pour utiliser cet étalon ? Cet été, les clubs de MLS ont vu vingt de leurs internationaux les quitter pour prendre la direction du Brésil : la moitié d’entre eux étaient des Américains, l’autre moitié des étrangers, portant les maillots du Honduras, du Costa Rica, mais aussi de l’Australie, de l’Iran et du Brésil.

Un nombre en forte croissance, puisqu’ils n’étaient que six dans le même cas quatre ans plus tôt. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Il y a eu le retour au pays d’internationaux américains chevronnés comme Dempsey ou Bradley. Le nombre de valeurs sûres du championnat convoquées en équipe nationale, à l’image de Beckerman, Gonzalez, Besler ou Zusi, se multiplie. La MLS suscite une attraction croissante aux yeux des vedettes étrangères toujours assez bonnes pour représenter leur pays – on pense par exemple à Cahill, qui était à la Coupe du monde, mais aussi à Keane, qui n’y était pas. Enfin, il y a les clubs qui jettent de plus en plus leur dévolu sur des joueurs d’autres pays de la Concacaf, internationaux ou aux portes de l’équipe nationale, et qui considèrent la MLS comme une progression intéressante dans leur carrière.

Mais ce n’est pas le seul volet de ce point de mon top. Il y a aussi le phénomène Erick Torres, appelé à représenter le Mexique à plusieurs reprises ces derniers mois : voir des internationaux non-américains de pays habitués de la Coupe du monde obtenir leurs premières sélections alors qu’ils jouent en MLS est un autre signe de progrès et de reconnaissance. Torres n’est pas seul, puisque Joao Plata est dans une situation similaire avec l’Équateur.

3. La valeur ajoutée Obafemi Martins

Comme la plupart des équipes occupant le haut du classement en MLS, Seattle sait poser son jeu, s’installer dans le camp de l’adversaire et le contourner pour arriver au but. Si vous êtes de fidèles auditeurs de l’émission Coup Franc, vous aurez déjà entendu Christian Schaekels répéter à plusieurs reprises lors d’émissions analysant une équipe en particulier que c’est important pour briller dans notre championnat. Bien entendu, les équipes du top sont complètes et des joueurs comme Henry ou Keane leur permettent d’avoir plusieurs cordes à leur arc.

Mais personne n’arrive mieux qu’Obafemi Martins à apporter de la diversité de jeu sans déséquilibrer l’équipe ni mettre en péril les principes de base. Extrêmement mobile et présent dans toutes les zones dangereuses, il sait provoquer des accélérations soudaines aussi bien en demandant un ballon dans l’espace qu’en y lançant un coéquipier. Tel un bulldozer, il peut dégager un entonnoir bouché, à nouveau tant dans un rôle de créateur que de finisseur. Du haut de ses 170 cm, il est adroit dans le jeu au sol et combine à merveille avec ses coéquipiers. Tout cela lui a valu une prolongation de contrat de trois ans et en a fait un candidat sérieux au titre de Joueur de l’année (vote dont il a fini deuxième).

Mais seul, il ne pourrait pas mettre ces atouts au service de l’équipe. Il convient donc de souligner les qualités de ses coéquipiers qui se sont mis au diapason : Clint Dempsey, qui après une demi-saison difficile suite à son arrivée l’été dernier est devenu un parfait complice du Nigérian à l’attaque, mais aussi Lamar Neagle, qui n’a pas son pareil dans l’équipe pour servir Martins à l’endroit exact où il attend le ballon, et, dans une moindre mesure, Marco Pappa.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
5. Le renouveau de DC United
6. Salt Lake confirme encore
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

14 November 1:03 de la tarde

Après les flops hier, j'inaugure aujourd'hui le classement « Pleine lucarne », mon top 10 de la saison.

10. Philadelphie : à l’abordage !

Quelques semaines après son arrivée à Montréal, Jack McInerney se plaignait de voir trop peu de joueurs de son équipe en zone de finition. Si on ne peut pas lui donner tort, il ne doit pas s’attendre non plus à retrouver la situation qu’il a connue à Philadelphie, où la tendance était complètement opposée. En effet, John Hackworth puis Jim Curtin, qui se sont succédé à la tête de l’équipe, ont misé sur un système où, en possession de balle, l’Union tentait de développer son jeu le plus près possible du but adverse.

Ce ne fut pas toujours couronné de succès, et en perte de balle, la défense a passablement souffert. Mais de l’autre côté du terrain, quand Philadelphie arrivait à s’installer, ses supporters étaient enchantés de ses intentions offensives. Il y avait toujours des joueurs disponibles pour les ballons envoyés en zone dangereuse, pas seulement pour y conclure des actions mais également pour en être à la base. Maidana, malheureusement assez inconstant, y était un atout majeur dans ses bons jours : présent sur toute la largeur du terrain, il distillait de très bonnes passes, tant au sol que dans les airs.

9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé

Columbus avait bien commencé sa saison, avec trois victoires consécutives, mais ça s’est rapidement compliqué. L’équipe de Gregg Berhalter n’a gagné qu’une seule de ses 16 rencontres suivantes. Elle éprouvait toutes les peines du monde à construire des actions dangereuses dans le cours du jeu. Et surtout, il manquait cruellement d’un joueur à la conclusion. Encore plus après le départ du rapide Oduro à Toronto.

Mais l’entraîneur a su trouver la parade, et a justement moins basé son jeu sur la vitesse. Des joueurs plus près les uns des autres, davantage de combinaisons, d’implication et de mouvement : la transformation a pris et s’est matérialisée en deuxième moitié de saison, avec un bilan de 32 points sur 51. Des éléments peu connus ont pris de l’importance, comme Meram, spécialiste pour surgir dans le dos des défenses, ou Finlay, roi du tir enroulé.

On a aussi apprécié les montées de l’arrière gauche Francis, qui laissait toutefois de l’espace dans son dos. Une lacune à corriger pour la saison prochaine, tout comme cette propension générale à se faire surprendre en contre-attaque. Un défaut qui a été payé au prix fort en phase finale contre New England. Malgré tout, si le « Nouveau Columbus » avec son nouvel écusson et sa nouvelle image est programmé pour la saison prochaine, on peut légitimement dire que sur le terrain, il est arrivé avec quelques mois d’avance.

13 November 1:06 de la tarde

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.

03 November 12:26 de la tarde

Une pluie de buts à Columbus, un sommet qui se termine sur un nul vierge mais nous offre peut-être le plus beau des spectacles, New York qui étouffe DC United et Seattle en bonne position avant le match retour : les demi-finales de conférence ont offert un visage bien différent les unes des autres, chacune présentant son intérêt particulier.

Le seul match sans but a peut-être été le plus haut en couleurs. Rimando et, surtout, Penedo n’ont pas chômé lors d’un Salt Lake - LA Galaxy haletant (résumé vidéo) où les occasions ont plu du début à la fin. La défense locale a confirmé son extrême solidité dans son stade et plus les minutes avançaient, plus on passait de temps devant le but californien. Mais le gardien visiteur, au prix de certains réflexes de haute voltige, a tout arrêté. Conscients d’être passés à côté de la montre en or, les joueurs de Salt Lake se consolent en disant qu’un nul avec buts suffira au match retour. Outre l’adversaire, le LA Galaxy a dû affronter l’altitude et, en deuxième mi-temps, le vent de face. Heureux d’avoir bien défendu, ses joueurs déclarent que gagner à domicile pour passer au tour suivant est bien la moindre des choses.

New York est la seule équipe jouant chez elle à s’être imposée, 2-0 contre DC United (résumé vidéo), un résultat qui lui ouvre de belles perspectives avant son déplacement à Washington. Il est la récompense de son match très abouti des deux côtés du terrain. Impliqué dans les deux buts, Thierry Henry s’est mis en évidence 90 minutes durant par des gestes qui ont surpris presque tout le monde, à commencer par ses adversaires, mais pas ses équipiers qui en ont profité. Au fout et au moulin, Sam, à la base du premier but, a réalisé un important travail de sape. Présents au bon endroit, au bon moment et avec le bon geste, Luyindula et Wright-Phillips ont parachevé leur travail de deux buts. En face, DC United, qui s’est désolé d’avoir joué son plus mauvais match au pire moment de la saison, n’avait presque aucune solution : il n’arrivait pas à s’installer dans le camp adverse, ses espaces de prédilection étaient fermés. Ça ne l’a pas empêché de tenter sa chance de loin assez souvent, exercice lors duquel il est généralement plutôt adroit, mais ce fut sans succès cette fois.

On attendait beaucoup de Dallas - Seattle, qui s’est soldé sur un partage 1-1 (résumé vidéo) paraissant contenter tout le monde. Comme à son habitude, le détenteur du Supporters Shield a commencé en douceur, ce qui a permis à Dallas de s’installer dans son camp. L’équipe reine des phases arrêtées s’est procuré celle la plus régulièrement couronnée de succès quand Pappa a accroché Escobar dans le rectangle : Michel, de son pied gauche impérial, n’a pas raté le penalty. Au retour des vestiaires, alors que les deux équipes semblaient encore s’observer, une faute d’inattention dans la défense texane a permis à Alonso de reprendre victorieusement un coup franc, un but sorti d’un peu nulle part très frustrant pour les joueurs locaux. En saison régulière, Seattle aurait certainement poussé pour aller chercher les trois points, qu’il a souvent conquis en fin de match, mais avec le match retour à l’horizon, il s’est satisfait de ce résultat, alors que Dallas était moins fringant même s’il a obligé Frei à sortir un grand réflexe dans les derniers instants.

Mettant aux prises deux équipes aimant la vitesse, tirer de loin et dans tous les sens, Columbus - New England avait les ingrédients d’un feu d’artifice, et on a vu une explosion de buts : 2-4 (résumé vidéo). Deux coups francs ont mis le feu aux poudres : le premier de Rowe repris victorieusement par la tête de Davies, le second envoyé directement dans le but par Tierney, donnant deux buts d’avance aux visiteurs face à une équipe médusée et incapable d’exécuter son plan de match. Columbus a poussé, est revenu au score grâce à Meram, mais, cherchant à égaliser, a permis à son adversaire de sortir ses contre-attaques explosives. Nguyen et Davies (auteur du premier doublé en phase finale de l’histoire du club) ont tour à tour trouvé le chemin des filets de superbe manière, avant qu’Higuain ne réduise sur penalty la sévérité des chiffres.

27 October 5:45 de la tarde

Être entraîneur de l’équipe qui a terminé à la dernière place de classement et arriver devant les journalistes pour le bilan de la saison n’est pas un exercice simple. Frank Klopas s’y est livré ce lundi, et a, comme à son habitude, tenu un discours très lisse, lors d’une conférence de presse où il était accompagné de Richard Legendre, vice-président en charge des opérations sportives.

Question que se posent généralement tant les supporters que les observateurs d’un club qui finit lanterne rouge : pourquoi maintenir la confiance en l’entraîneur ? Elle a été posée directement à Klopas, qui y a largement répondu en vantant son bilan à Chicago et sa connaissance de la MLS.

« J’ai fait mes preuves en MLS, a-t-il répondu d’emblée. Après 5 bonnes années comme directeur sportif, je suis devenu entraîneur car j’ai senti que c’était le moment pour faire le pas à Chicago. On aurait pu changer tous les joueurs, mais c’était plus facile de mettre en place un entraîneur qui connaissait les joueurs et croyait en eux. J’ai pris une équipe en mauvaise posture et on a pris 50% des points. L’année suivante, nous avons gagné 17 matches et nous sommes qualifiés pour la phase finale. L’année passée, après un mauvais départ, nous avons fait une belle remontée en deuxième moitié de saison et n’avons raté la phase finale qu’à cause de la différence de buts avec Montréal. J’ai l’expérience de travailler dans la compétition, de connaître les contraintes du budget salarial, de connaître les joueurs. Comme entraîneur, en deux ans et demi, j’ai montré de la constance, j’ai montré que je savais gagner. »

Il n’a commencé à parler de son club actuel que dans la deuxième partie de sa réponse, contenant aussi un mea culpa et vantant avant tout la continuité. « Mais vous avez raison, et je ne suis pas du genre à blâmer tout le monde. Je suis l’entraîneur et je suis responsable. C’est très bien pour moi que l’organisation ait montré son engagement, car je crois fermement que la continuité est nécessaire pour avoir du succès. Pas seulement avec les joueurs, mais aussi avec le staff. C’est très difficile de changer chaque année. Mais nous sommes dans un domaine où il faut obtenir des résultats, et ils n’ont pas été au rendez-vous. J’en accepte entièrement la responsabilité. Maintenant que j’ai le soutien du club, j’ai la responsabilité de trouver les solutions et de prendre les bonnes décisions. Mais partout ailleurs dans le monde, vous avez raison : vous perdez cinq rencontres et vous n’avez plus de continuité. Elle est pourtant importante pour construire quelque chose. »

Klopas a aussi dû justifier certains problèmes récurrents de l’équipe cette saison, notamment son incapacité à marquer sur phase arrêtée. « Nous avons travaillé dessus mais parfois il faut la bonne personne pour faire la bonne passe. Nous avons fait des changements. Nous allons continuer de travailler, c’est une partie cruciale du jeu qui peut faire la différence. »

Il a aussi été interrogé sur l’incapacité de son équipe à conserver une avance. « Je ne peux pas blâmer les joueurs car en bout de ligne, c’est moi qui suis responsable de résoudre ces problèmes. Durant la deuxième moitié de saison, cela ne s’est plus produit souvent, nous avons davantage pris des points quand nous les méritions. Les changements que nous avons effectués, la mentalité différente et la continuité ont aidé. Cela reste un problème que nous devons évaluer sérieusement et auquel nous devons trouver des solutions pour qu’il ne se reproduise pas la saison prochaine. »

Avant de répondre aux questions des médias, l’entraîneur avait dressé son propre bilan, parlant évidemment d’une saison difficile, mais soulignant aussi quelques bons moments. Il est parfaitement résumé dans la déclaration suivante : « La victoire en Coupe du Canada et notre parcours en Ligue des champions sont des points très positifs. Mais le plus important est d’être constant, de disputer la phase finale et d’avoir la possibilité de gagner quelque chose. » Klopas a ajouté aussi que c’est dans les moments difficiles qu’on apprend et qu’on devient meilleur.

Outre le mot continuité, le terme évaluation est revenu très souvent dans son discours. « Il y aura beaucoup de travail durant l’entre-saison pour vraiment réaliser une évaluation de haut en bas : de l’équipe, de nous, du staff, afin de voir ce que nous avons mal fait, ce que nous pouvons apprendre afin d’effectuer les ajustements appropriés. L’important actuellement est d’évaluer toute la saison, les bons et mauvais points, l’effectif, où nous en sommes par rapport au budget salarial. Il n’y a que quatre joueurs en fin de contrat. Il y aura des changements, c’est certain, ils sont nécessaires pour que l’équipe s’améliore. Mais il faut aussi de la continuité. »

Parmi les joueurs en fin de contrat, le capitaine Patrice Bernier, que Klopas veut « évidemment voir encore faire partie de l’organisation » et le gardien Troy Perkins, « un bon gars, un pro, pour qui il faut évaluer la situation, notamment en ce qui concerne les questions de budget salarial, et avec qui il faut parler ». Si Bernier a déclaré qu’il n’avait « jamais eu en tête de ne pas être là l’an prochaine », Perkins, irrité, s’est demandé si le club le voulait vraiment : « Un jour c’est oui, un jour c’est non. Je ne mérite pas le blâme pour le mauvais début de saison, mais il m’est tombé dessus. » Les deux autres joueurs en fin de contrat sont Heath Pearce et Mamadou Danso.

Le seul départ officiellement acté à ce jour est celui du néo-retraité Marco Di Vaio. Klopas s’est évidemment fait interroger sur son remplacement. « Nous avons effectué le changement durant l’année en amenant un jeune attaquant, Jack McInerney, a répondu l’entraîneur qui porte aussi le titre de directeur du personnel des joueurs de l’équipe première. Il a marqué 9 buts sans jouer régulièrement. Les autres joueurs arrivés en cours de saison vont aider. Il ne faut pas concentrer toute l’attention sur un seul joueur, nous en avons quelques-uns capables d’être dangereux en zone de conclusion. Mais nous devons aussi chercher à augmenter nos options. »

De son côté, même s’il a été muté aux opérations sportives cet été, Richard Legendre a répondu aux questions sur l’administration, dont il s’occupait des dossiers depuis de nombreuses années. La grosse déception vient de la baisse de 15% des affluences. « On l’a notamment sentie durant la période estivale, durant les trois mois où, l’année dernière, le stade était quasiment plein à chaque match. »

Si selon lui, les résultats sont partiellement la cause de cette désaffection, il n’a pas caché que le club avait également d’autres responsabilités. Les abonnés seront consultés pour « amener de nouvelles manières de faire ». Agrandir le toit du stade pour mieux protéger les supporters de la pluie ne sera pas une des solutions mises sur pied, en raison du coût de tels travaux.

Si sur le terrain, la saison de l’Impact a rarement volé bien haut, dans les médias, on a eu droit aux montagnes russes, avec certaines périodes de très faible visibilité même si on était en pleine saison. « Il y a actuellement trois clubs professionnels à Montréal. Parfois, quand on vous lit et qu’on vous écoute, on n’a pas l’impression qu’il y en a trois, on a l’impression qu’il y en a un », a insisté Legendre, avant d’ajouter plus tard : « Je suis d’accord que de notre côté, il y a place à amélioration : comment on se comporte comme organisation, pas seulement côté administratif mais aussi technique. On se doit d’être extrêmement accessible. On a encore du développement à faire auprès des amateurs. Bien qu’on ait plus de 20 ans, c’est notre troisième année en MLS et il ne faut pas perdre de vue qu’on est encore tout jeune. Il faut qu’on fasse le maximum pour être irréprochable. On a des mea culpa à faire, des choses à améliorer. On va les améliorer et j’espère que ça va améliorer la couverture. »

Le club montréalais est conscient qu’il a du travail à faire tant sur le terrain qu’en dehors. Ses supporters espèrent de tout cœur qu’il identifiera les bonnes solutions afin de retrouver le chemin du succès au plus vite.