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MLS Regular Season

09 March 11:54 de la mañana

Les grands noms se sont déjà mis en valeur pour la première journée de championnat. Certains nouveaux n’ont pas mis longtemps à trouver leurs marques : Altidore a permis à Toronto de s’imposer à Vancouver, alors que Kaka a offert un point in extremis à Orlando contre New York City qui avait ouvert la marque par Diskerud. Mais les anciens n’ont pas été en reste : Keane a marqué lors du premier match de la saison – une victoire du LA Galaxy contre Chicago – et la journée a pris fin avec la victoire de Seattle contre New England grâce à des buts de Martins et Dempsey.

Qui dit reprise du championnat, dit moments très attendus. À commencer, évidemment, par le premier match après une longue trêve hivernale. Le LA Galaxy, détenteur de la Coupe MLS, a entamé la défense de son titre par une victoire 2-0 contre Chicago sans problème, mais avec encore quelques imperfections en zone de finition. Les visiteurs aimeraient n’avoir que cette préoccupation mais savent qu’il leur reste beaucoup de travail.

Le duel que les (télé)spectateurs neutres avaient le plus à l’œil opposait Orlando à New York City, les deux nouveaux clubs de MLS, avec leur vedette respective Villa et Kaka. Dans un Citrus Bowl plein à craquer, l’équipe locale s’est créé les meilleures occasions mais a buté sur un Saunders des grands soirs. Tant et si bien que Diskerud a offert l’avance aux visiteurs, dédiant ce but à ses supporters noyés dans la marée mauve. Mais en toute fin de rencontre, Kaka a permis aux 60 000 supporters locaux de célébrer et à son équipe d’éviter un résultat travestissant la réalité du match.

Le sommet sportif de la journée était le tout dernier rendez-vous du week-end, entre Seattle et New England, deux équipes pointées parmi les grands favoris par les observateurs. Ce fut néanmoins le match qui s’est soldé par l’écart le plus net, une victoire 3-0 de l’équipe locale. Si Martins et Dempsey ont animé un festival offensif, leur entraîneur se réjouissait surtout de la solidité défensive des siens. Dans le camp d’en face, on se désolait d’avoir offert les clefs du match aux deux attaquants vedettes de Seattle.

Ces buts étaient peut-être aussi une forme de réplique des anciens aux nouveaux qui voulaient voler la vedette. Outre Kaka pour Orlando, Giovinco et Altidore se sont illustrés pour Toronto, le deuxième nommé sortant une toute grande prestation, dixit son entraîneur, pour offrir à ses nouvelles couleurs une victoire 1-3 à Vancouver. La seule équipe battue à domicile lors de cette journée d’ouverture peut regretter d’avoir galvaudé de nombreuses possibilités.

Et elle n’est pas la seule ! L’équipe qui se mort le plus les doigts est Columbus : si les nombre d’occasions et les chiffres de possession de balle montrent sa domination, elle s’est toutefois inclinée 1-0 à Houston où le gardien Deric a justifié la confiance placée en lui. Portland se lamentait également de ne pas avoir trouvé le chemin des filets malgré une suprématie quasi-totale contre Salt Lake : si Caleb Porter voyait en Rimando une bête noire, les visiteurs saluaient le grand match de toute leur défense, qui a tenu le nul blanc dans une configuration nouvelle pour l’équipe.

Vous en voulez encore ? Philadelphie a aussi chanté le refrain des occasions ratées après son partage 0-0 contre Colorado, qui vantait évidemment sa combativité valant bien le point du partage. L’air des regrets, des regrets… était entonné dans les deux camps après Kansas City - New York. Dwyer s’en voulait particulièrement d’avoir raté une occasion que sa femme aurait mise dedans, alors que les visiteurs se désolaient de n’avoir pas profité de leur supériorité numérique dans les 20 dernières minutes pour s’emparer des trois points. Verdict : 1-1.

Le duel des équipes de MLS qui avaient passé l’hiver au chaud en Ligue des champions s’est soldé par la défaite 1-0 du demi-finaliste sur la scène internationale, Montréal, encore plus embêté par la blessure de Mapp (une luxation du coude) que par la perte des trois points, sur le terrain en piteux état du quart de finaliste malheureux, DC United, qui se félicite d’avoir attiré Arrieta. Enfin, San José a bien tenu le coup pendant 90 minutes mais s’est emmêlé les pinceaux dans les arrêts de jeu sur le terrain de la jeune équipe de Dallas qui a marqué le seul but du match grâce à son plus vieux joueur.

LES RÉSULTATS
LA Galaxy - Chicago
DC United - Montréal
Philadelphie - Colorado
Vancouver - Toronto
Dallas - San José
Houston - Columbus
Portland - Salt Lake
Orlando - New York City
Kansas City - New York RB
Seattle - New England

 
2-0
1-0
0-0
1-3
1-0
1-0
0-0
1-1
1-1
3-0

Classement général
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06 March 2:32 de la tarde

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

05 March 1:49 de la tarde

La qualification de Montréal pour les demi-finales de la Ligue des champions est le sujet phare de l’émission de la semaine (également disponible ici), mais on parle aussi des duels incontournables de la première journée de championnat et on vous présente certaines de nos nouveautés pour 2015.

MLS FANTASY – JOUEZ AVEC NOUS

  • Que retenir du match entre Montréal et Pachuca ?
  • Le plan de match de Frank Klopas était-il trop frileux ?
  • Mallace et Porter, les héros : leurs montées au jeu étaient-elles prévisibles ?
  • L’attaque Montréalaise a-t-elle suffisamment de poids ?
  • Qui a joué le meilleur match : Reo-Coker ou Donadel ?
  • Que du positif dans la défense de Montréal ?
  • Y aurait-il eu plus d’ambiance au stade Saputo ?
  • Alajuelense, plus ou moins fort que Pachuca ?
  • Quel est LE match à ne pas rater de la première journée de championnat ?
  • Quels sont les matchs au sommet ?
  • Quels sont ceux qui vont permettre de mieux jauger certaines équipes ?
  • Quelles nouveautés dans l’émission en 2015 ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

02 March 3:40 de la tarde

Le championnat reprend ses droits dans quatre jours, et tous les clubs sont prêts à prendre place sur la ligne de départ. Qui s’est bien renforcé, qui mise sur la continuité, quelles attentes pour les nouvelles équipes, quelles individualités se mettront en valeur ? Les réponses à vos questions se trouvent dans le guide officiel 2015 de MLSsoccer.com.

Une 21e équipe est également prête pour le coup d’envoi. C’est d’ailleurs elle qui le donnera officiellement : celle des arbitres. Chaque saison, l’Organisation professionnelle des arbitres (PRO, pour Professional Referee Organization) informe les clubs des points de règlement qui ont changé en quelques mois. Souvent, ce sont, en apparence, des détails. Des petites choses qui peuvent néanmoins rendre les supporters (et quelques journalistes…) complètement dingues s’ils ne sont pas au courant. Il est donc important de vous informer des messages qui ont été passés.

En 2015, les arbitres de MLS se montreront beaucoup plus stricts lors de l’application de la loi 12 des Lois du Jeu, baptisée « fautes et incorrections », et plus particulièrement pour deux points qui, sur le moment, semblent anodins, mais lorsqu’ils sont récurrents, peuvent complètement casser le rythme d’un match. Deux points pour lesquels « nous avons rappelé aux arbitres leurs devoirs d’application du règlement », a expliqué Peter Walton, le directeur général de la PRO.

Ainsi, un de leurs objectifs est de réduire le nombre de protestations véhémentes de joueurs suite à leurs décisions. Le règlement stipule que « manifester sa désapprobation en paroles ou en actes » est passible d’avertissement, tant pour les joueurs sur le terrain que pour ceux sur le banc. Il va sans dire que les arbitres dégaineront plus facilement lors de ce genre de situations, même si certains plus fins psychologues tenteront d’abord de faire passer le message aux joueurs. Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas ou sont précédés d’une fâcheuse réputation de protestataires chroniques…

L’autre objectif de l’année et de ne plus permettre de casser le jeu. Ainsi, un joueur qui « enfreint avec persistance les Lois du Jeu » est passible d’avertissement. Vous savez, le type qui ne commet jamais de faute méchante : un petit croche-pied par-ci, un maillot retenu par-là, loin du but donc sans danger immédiat… mais qui n’arrête pas et provoque coup franc sur coup franc. Selon les Lois du Jeu, il doit être puni d’un carton jaune, et les arbitres de MLS ont reçu l’ordre d’appliquer avec rigueur ce point de règlement en 2015.

Ces décisions s’inscrivent dans la continuité de celles prises la saison dernière, alors que la PRO avait souligné l’importance du rôle des arbitres pour assurer un « flux continu » aux rencontres. Un de leurs objectifs était de réduire le temps pris par les joueurs pour frapper un coup de pied arrêté. Ils souhaitaient aussi réduire les coups et tirages de maillot dans le grand rectangle, particulièrement lors des corners et des coups francs, et avaient dit qu’ils se montreraient particulièrement sévères envers les joueurs qui empêcheraient leur adversaire de jouer le ballon. Peut-être l’avez-vous remarqué sur le terrain en 2014. En tout cas, les fautes sanctionnées d’un penalty ont été très nombreuses, reste à voir si ce fut suite à ce genre de situations.

Au cours de l’hiver, les arbitres discutent également entre eux et avec la Fifa afin de siffler de la manière la plus cohérente possible. Durant leur préparation, ils se sont notamment attardés sur le hors-jeu, afin d’éviter des décisions différentes d’un match à l’autre pour des faits de jeu similaires. Que faire lorsqu’un ballon est dévié, qui tire avantage d’une situation, quand doit-on considérer qu’un joueur qui ne touche pas au ballon a une influence ? Pour répondre à ces questions, des situations concrètes de match de MLS ont été utilisées : ces exemples, pas toujours évidents à juger à première vue, permettent désormais à tous les arbitres d’avoir des lignes directrices claires, explications à l'appui.

10 February 6:13 de la tarde

RDS et TSN, diffuseurs officiels de la MLS au Canada, ont dévoilé aujourd’hui leur calendrier de diffusion pour la 20e saison régulière de MLS. TSN retransmettra 64 rencontres de saison régulière, chacune d’entre elles impliquant au moins un club canadien. RDS, qui entame sa quatrième année de partenariat avec la MLS, retransmettra en français 33 rencontres à l’échelle nationale.

Il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir à la télévision à un choc entre rivaux canadiens, puisque TSN lancera sa couverture de la saison 2015 le samedi 7 mars avec le duel Vancouver - Toronto (18h00 HE), marquant les grands débuts de l’Italien Sebastian Giovinco qui évoluera aux côtés des internationaux américains Jozy Altidore et Michael Bradley. Toujours le samedi 7 mars, RDS retransmettra le premier match de la saison de Montréal lors duquel les hommes de Frank Klopas se déplaceront sur le terrain de l’équipe qui avait terminé 2014 en tête de la Conférence Est, DC United (15h00 HE).

En plus de son premier match de la saison à Vancouver, TSN retransmettra quatre autres duels 100% canadiens, à savoir Montréal - Vancouver le 3 juin, Toronto - Montréal le 24 juin et le 29 août, ainsi que Montréal - Toronto, le 25 octobre, « Jour décisif » lors duquel TSN diffusera également le dernier match de la saison régulière de Vancouver, face à Houston.

TSN retransmettra sept rencontres très attendues des nouvelles équipes de 2015, New York City et Orlando. Les supporters de Vancouver seront heureux d’apprendre qu’ils pourront également y regarder les six sommets opposant leur équipe à ses rivaux du Nord-Ouest Pacifique, Seattle et Portland.

TSN et RDS offriront la couverture exclusive des séries éliminatoires de la MLS, de la Coupe MLS 2015 ainsi que du Match des étoiles AT&T de la MLS 2015 le 29 juillet à Dick’s Sporting Goods Park, domicile des Colorado Rapids.

Les rencontres de MLS sur TSN, TSN2, RDS et RDS2 peuvent être regardées en direct sur TSN GO et RDS GO.

Pour consulter le calendrier complet des rencontres retransmises sur TSN et RDS, rendez-vous sur http://www.mlssoccer.com/tv et sélectionnez l’onglet du diffuseur de votre choix. Les calendriers peuvent également être consultés directement sur les sites des clubs - Montréal, Toronto, et Vancouver.

07 January 5:36 de la tarde

La Major League Soccer a dévoilé aujourd’hui le calendrier de sa 20e saison, une saison charnière dont le coup d’envoi sera donné le vendredi 6 mars et dont la phase classique prendra fin le 25 octobre, avant une phase finale dont l’apothéose aura lieu début décembre. Pour voir le calendrier de la saison régulière 2015 de la MLS, rendez-vous ici.

La saison 2015, la première d’un partenariat télévisuel et médiatique de huit ans avec les réseaux ESPN, FOX Sports et Univision, offre de nombreuses nouveautés, notamment en raison de cet accord mais aussi de l’arrivée de deux nouvelles équipes, Orlando et New York City. L’horaire a été construit de façon à mieux permettre aux supporters de suivre la compétition, avec notamment davantage de régularité dans les diffusions à la télévision.

La plupart des journées de championnat adoptent le même format : le bal s’ouvrira le vendredi soir avec le match de la semaine d’Univision Deportes (voir liste). Le dimanche, FOX Sports 1 et ESPN diffuseront deux rencontres consécutives (parfois davantage, voir liste), à 17h00 et 19h00 (heure de New York et Montréal, comme toutes les heures dans cet article). Les autres duels seront tous joués le samedi. Il y aura aussi de temps à autre un match en milieu de semaine. Les rencontres retransmises par les partenaires de télédiffusion nationale de la MLS aux États-Unis seront accessibles tant en anglais qu’en espagnol, et seront visibles aussi bien à la télévision que sur les supports numériques officiels des chaînes respectives.

Le coup d’envoi de la saison aura donc lieu un vendredi soir : ce sera le 6 mars à 22h00, avec LA Galaxy - Chicago. Les supporters seront gâtés le dimanche suivant, avec six heures et demie consécutives de programmation consacrées à la MLS. Trois duels seront au programme : Orlando - New York City (17h00), Kansas City - New York RB (19h00) et Seattle - New England (21h30). Les six autres rencontres de la première journée de championnat auront donc lieu le samedi.

Si le calendrier de l’avant-dernière journée de championnat a déjà été annoncé, la MLS et ses partenaires de télédiffusion y ont introduit de la flexibilité : on n’aura les détails qu’en dernière instance, mais cela assurera la retransmission à l’échelle nationale des rencontres les plus importantes à ce moment de la saison, et évitera le risque de donner en pâture aux supporters un match sans enjeu.

L’autre nouveauté apportée à l’horaire en 2015 plaira aux amoureux de l’équité et de l’esprit sportif (les Montréalais se souviennent que Marco Schällibaum s’était interrogé à ce sujet en son temps) puisque toutes les rencontres de la dernière journée de la saison régulière se joueront à la même heure dans chacune des conférences : à 17h00 (HE) dans l’est, à 19h00 (HE) dans l’ouest, le dimanche 25 octobre. Quatre d’entre elles seront retransmises à l’échelle nationale, et toutes seront visibles sur d’autres plateformes par l’ensemble des supporters, histoire que personne ne rate la moindre minute d’action ni de suspense.

Le passage à 20 équipes a aussi poussé la MLS à passer de dix à douze qualifiés pour la phase finale de la saison, dont le format reste identique dans les grandes lignes. Les six premiers de chaque conférence brigueront ainsi la Coupe MLS. Le premier tour, toujours disputé sur un seul match, verra donc quatre duels au programme, et il se jouera les mercredi 28 et jeudi 29 octobre. Par la suite, le format ne change pas : demi-finales (31/10, 1/11 et 7/11, 8/11) et finales de conférence (21/11, 22/11 et 28/11, 29/11) en matchs aller retour, puis finale de la Coupe MLS sur le terrain de l’équipe la mieux classée à l’issue de la saison régulière, le 5, le 6, le 12 ou le 13 décembre.

Pour rappel, les 20 équipes de MLS disputeront toutes 34 rencontres durant la saison régulière. Elles affronteront chaque équipe de l’autre conférence une fois, ce qui donnera cinq rencontres à domicile et cinq à l’extérieur. Elles affronteront les neuf adversaires de leur conférence au moins deux fois (une à domicile, une à l’extérieur), ce à quoi il faudra ajouter six autres rencontres face à diverses équipes de leur conférence – trois à domicile et trois à l’extérieur.

26 December 11:42 de la mañana

Quand, après une demi-saison médiocre, on prend une décision drastique pour remonter la pente, on a intérêt à ne pas se planter. Et certainement à ne pas être encore plus mauvais – tant dans le jeu que dans les chiffres – pour une période plus longue encore par la suite. C’est pourtant ce qui est arrivé à Montréal, qui mérite de se retrouver tout en haut du classement… des flops de l’année.

2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre

Il y a un an, Montréal terminait la saison en queue de poisson : 18 points sur 51 en deuxième moitié de championnat, une phase finale atteinte de justesse mais au parcours bref et peu glorieux. Marco Schällibaum a été remplacé par Frank Klopas, avec des promesses de repartir dans la bonne direction. L’objectif clairement annoncé était de faire mieux (même à peine) que la saison précédente. Résultat des courses : une dernière place au classement, avec 28 points (divisés en deux parties égales de 14 unités), troisième pire attaque, troisième pire défense, et de la grogne dans des tribunes désertées par une partie du public.

En début de saison, Montréal occupait la dernière place du baromètre de MLSsoccer.com. D’autres médias ne lui prédisaient guère un meilleur sort.  Cela a offusqué bien du monde au Québec. Force est de constater que les spécialistes avaient vu plus juste que les dirigeants du club.

Sur le terrain, l’équipe a joué contre-nature pendant une grande partie de la saison, a cruellement manqué de variété dans son jeu, a réussi l’exploit de ne pas marquer le moindre but sur phase arrêtée (on cherche toujours un exemple identique par le passé, en MLS ou ailleurs), n’est quasiment jamais arrivée à s’installer efficacement dans le camp adverse, se faisait bousculer de toutes parts quand elle se recroquevillait dans le sien, laissait des trous partout ou presque, que ce soit sur la largeur du terrain, devant ou derrière la défense.

On peut pointer aussi l’apathie de l’équipe en début de deuxième mi-temps, période où elle a souvent perdu tous ses moyens, ne marquant pas et encaissant à la pelle, ce qui pousse à se demander ce qu’il se passait dans le vestiaire. Plus déplorable encore, des secteurs de jeu qui avaient donné satisfaction durant les premières saisons du club en MLS sont devenus des points faibles de l’équipe, sans qu’il n’y ait eu d’amélioration inverse efficace.

En dehors du terrain, le directeur sportif a été démis de ses fonctions, le directeur technique a pris la direction d’un autre club à la fin de la saison, les messages contradictoires se sont multipliés et les problèmes flagrants d’évaluation n’ont pas été résolus. Heureusement, la Coupe du Canada et la Ligue des champions ont apporté un peu de baume au cœur de supporters qui se consolent en se disant que la saison prochaine, il sera difficilement possible d’être plus mal classé.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

23 December 12:24 de la tarde

La présence de joueurs de MLS à la Coupe du monde et le Supporters Shield remporté par Seattle ont été deux faits marquants de l’année écoulée. Ils figurent donc en bonne place dans mon top 10 de 2014, d’autant qu’on peut adjoindre à chacun d’entre eux un petit plus qui leur donne encore un intérêt supplémentaire.

4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale

La santé d’une compétition peut, entre autres, se mesurer par le nombre de joueurs y évoluant à être régulièrement sélectionnés par leur équipe nationale. Et quoi de mieux qu’une année de Coupe du monde pour utiliser cet étalon ? Cet été, les clubs de MLS ont vu vingt de leurs internationaux les quitter pour prendre la direction du Brésil : la moitié d’entre eux étaient des Américains, l’autre moitié des étrangers, portant les maillots du Honduras, du Costa Rica, mais aussi de l’Australie, de l’Iran et du Brésil.

Un nombre en forte croissance, puisqu’ils n’étaient que six dans le même cas quatre ans plus tôt. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Il y a eu le retour au pays d’internationaux américains chevronnés comme Dempsey ou Bradley. Le nombre de valeurs sûres du championnat convoquées en équipe nationale, à l’image de Beckerman, Gonzalez, Besler ou Zusi, se multiplie. La MLS suscite une attraction croissante aux yeux des vedettes étrangères toujours assez bonnes pour représenter leur pays – on pense par exemple à Cahill, qui était à la Coupe du monde, mais aussi à Keane, qui n’y était pas. Enfin, il y a les clubs qui jettent de plus en plus leur dévolu sur des joueurs d’autres pays de la Concacaf, internationaux ou aux portes de l’équipe nationale, et qui considèrent la MLS comme une progression intéressante dans leur carrière.

Mais ce n’est pas le seul volet de ce point de mon top. Il y a aussi le phénomène Erick Torres, appelé à représenter le Mexique à plusieurs reprises ces derniers mois : voir des internationaux non-américains de pays habitués de la Coupe du monde obtenir leurs premières sélections alors qu’ils jouent en MLS est un autre signe de progrès et de reconnaissance. Torres n’est pas seul, puisque Joao Plata est dans une situation similaire avec l’Équateur.

3. La valeur ajoutée Obafemi Martins

Comme la plupart des équipes occupant le haut du classement en MLS, Seattle sait poser son jeu, s’installer dans le camp de l’adversaire et le contourner pour arriver au but. Si vous êtes de fidèles auditeurs de l’émission Coup Franc, vous aurez déjà entendu Christian Schaekels répéter à plusieurs reprises lors d’émissions analysant une équipe en particulier que c’est important pour briller dans notre championnat. Bien entendu, les équipes du top sont complètes et des joueurs comme Henry ou Keane leur permettent d’avoir plusieurs cordes à leur arc.

Mais personne n’arrive mieux qu’Obafemi Martins à apporter de la diversité de jeu sans déséquilibrer l’équipe ni mettre en péril les principes de base. Extrêmement mobile et présent dans toutes les zones dangereuses, il sait provoquer des accélérations soudaines aussi bien en demandant un ballon dans l’espace qu’en y lançant un coéquipier. Tel un bulldozer, il peut dégager un entonnoir bouché, à nouveau tant dans un rôle de créateur que de finisseur. Du haut de ses 170 cm, il est adroit dans le jeu au sol et combine à merveille avec ses coéquipiers. Tout cela lui a valu une prolongation de contrat de trois ans et en a fait un candidat sérieux au titre de Joueur de l’année (vote dont il a fini deuxième).

Mais seul, il ne pourrait pas mettre ces atouts au service de l’équipe. Il convient donc de souligner les qualités de ses coéquipiers qui se sont mis au diapason : Clint Dempsey, qui après une demi-saison difficile suite à son arrivée l’été dernier est devenu un parfait complice du Nigérian à l’attaque, mais aussi Lamar Neagle, qui n’a pas son pareil dans l’équipe pour servir Martins à l’endroit exact où il attend le ballon, et, dans une moindre mesure, Marco Pappa.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
5. Le renouveau de DC United
6. Salt Lake confirme encore
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

14 November 1:03 de la tarde

Après les flops hier, j'inaugure aujourd'hui le classement « Pleine lucarne », mon top 10 de la saison.

10. Philadelphie : à l’abordage !

Quelques semaines après son arrivée à Montréal, Jack McInerney se plaignait de voir trop peu de joueurs de son équipe en zone de finition. Si on ne peut pas lui donner tort, il ne doit pas s’attendre non plus à retrouver la situation qu’il a connue à Philadelphie, où la tendance était complètement opposée. En effet, John Hackworth puis Jim Curtin, qui se sont succédé à la tête de l’équipe, ont misé sur un système où, en possession de balle, l’Union tentait de développer son jeu le plus près possible du but adverse.

Ce ne fut pas toujours couronné de succès, et en perte de balle, la défense a passablement souffert. Mais de l’autre côté du terrain, quand Philadelphie arrivait à s’installer, ses supporters étaient enchantés de ses intentions offensives. Il y avait toujours des joueurs disponibles pour les ballons envoyés en zone dangereuse, pas seulement pour y conclure des actions mais également pour en être à la base. Maidana, malheureusement assez inconstant, y était un atout majeur dans ses bons jours : présent sur toute la largeur du terrain, il distillait de très bonnes passes, tant au sol que dans les airs.

9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé

Columbus avait bien commencé sa saison, avec trois victoires consécutives, mais ça s’est rapidement compliqué. L’équipe de Gregg Berhalter n’a gagné qu’une seule de ses 16 rencontres suivantes. Elle éprouvait toutes les peines du monde à construire des actions dangereuses dans le cours du jeu. Et surtout, il manquait cruellement d’un joueur à la conclusion. Encore plus après le départ du rapide Oduro à Toronto.

Mais l’entraîneur a su trouver la parade, et a justement moins basé son jeu sur la vitesse. Des joueurs plus près les uns des autres, davantage de combinaisons, d’implication et de mouvement : la transformation a pris et s’est matérialisée en deuxième moitié de saison, avec un bilan de 32 points sur 51. Des éléments peu connus ont pris de l’importance, comme Meram, spécialiste pour surgir dans le dos des défenses, ou Finlay, roi du tir enroulé.

On a aussi apprécié les montées de l’arrière gauche Francis, qui laissait toutefois de l’espace dans son dos. Une lacune à corriger pour la saison prochaine, tout comme cette propension générale à se faire surprendre en contre-attaque. Un défaut qui a été payé au prix fort en phase finale contre New England. Malgré tout, si le « Nouveau Columbus » avec son nouvel écusson et sa nouvelle image est programmé pour la saison prochaine, on peut légitimement dire que sur le terrain, il est arrivé avec quelques mois d’avance.

13 November 1:06 de la tarde

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.