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MLS Regular Season

25 May 12:23 de la tarde

Mais que se passe-t-il chez les équipes de tête ? Pour une deuxième fois de suite, elles ont vécu une journée de championnat pour le moins difficile. Ce n’est pas compliqué : l’équipe la mieux classée à avoir gagné ce week-end occupe… la neuvième place.

Pourtant, il n’y avait guère de sommets entre ténors. La seule affiche réelle entre premiers de classe opposait New England à DC United et a pris une tournure particulière lorsque l’équipe locale, qui avait un but d’avance, s’est retrouvée à neuf contre onze suite à deux exclusions avant l’heure de jeu. Elle a tenu le coup tant bien que mal, a concédé l’égalisation mais s’en sort avec un point. « On s’entraîne à jouer à dix, pas à neuf », plaisantait Jay Heaps à l’issue de la rencontre. « Si on avait su, on se serait préparés pour jouer contre deux hommes de moins », répliquait son vis-à-vis qui, après avoir vu ses joueurs subir en première mi-temps, aurait signé à la pause pour un point, mais déplorait en fin de compte une occasion manquée tout en saluant le travail des joueurs adverses.

Autre duel a priori intéressant, Seattle - Kansas City s’est terminé sur un nul blanc qui ne fait pas du tout les affaires de l’équipe locale. L’humeur maussade dans le vestiaire traduisait bien la déception de joueurs qui ne sont pas arrivés à se créer suffisamment d’occasions contre un adversaire regroupé devant son but. Peter Vermes, qui a dû composer une équipe de bric et de broc tant il y a de blessés dans son effectif, vantait « l’intelligence incroyable » des rescapés qui ont été chercher ce point.

Bien que tenus en échec, les clubs précités ne s’en sortent pas trop mal et n’effectuent pas une mauvaise opération, puisque leurs concurrents directs ont tous perdu. À commencer par Dallas, co-leader avant le début de la journée, qui n’a réussi à se montrer menaçant qu’en toute fin de match et a dû s’incliner à Montréal où McInerney espère avoir fait taire les critiques. Toujours en bas de classement, les Québécois comblent l’écart qui les sépare de plusieurs adversaires… tout en ayant toujours autant de matchs de retard. S’ils négocient bien ceux-ci, ils pourraient réaliser une très belle remontée.

Après un départ en fanfare, Vancouver est à la recherche de son deuxième souffle mais pointait surtout l’arbitre du doigt après sa défaite à Colorado, qui s’est imposé à domicile pour la première fois depuis juillet dernier lors d’une soirée marquée par de nombreuses premières encourageantes. La plus grosse surprise du week-end est venue de New York, en proie à une sécheresse offensive et qui a subi sa deuxième défaite de la saison, contre Philadelphie qui, de son côté, ne gagnait que pour la deuxième fois en championnat cette année.

Les équipes les mieux classées à avoir gagné sont Salt Lake et le LA Galaxy. Pour le premier nommé, la mission n’était pas des plus difficiles contre New York City, désormais lanterne rouge, mais le duel avait quand même un parfum particulier en raison du retour de Jason Kreis. Quant au détenteur de la Coupe MLS, qui attend Steven Gerrard avec impatience, il ne cache par l’importance de Robbie Keane qui, pour son premier match depuis le 4 avril, a eu un rôle clef dans la victoire contre Houston.

D’autres équipes ont vu leurs vedettes offensives peser lourd dans la balance ce week-end. Auteur de son centième but en saison régulière, Wondolowski aurait cependant préféré une victoire de San José contre Orlando. Une nouvelle fois auteur d’un grand match, Giovinco a offert à Toronto la victoire contre Portland. Enfin, Columbus a raté le coche contre Chicago où les remplaçants ont permis de combler un retard de deux buts.

LES RÉSULTATS
Columbus - Chicago
LA Galaxy - Houston
Toronto - Portland
New England - DC United
Montréal - Dallas
Colorado - Vancouver
Seattle - Kansas City
Salt Lake - New York City
New York RB - Philadelphie
San José - Orlando

 
2-2
1-0
1-0
1-1
2-1
1-0
0-0
2-0
0-2
1-1

Classement général
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18 May 10:34 de la mañana

Oui, bon, oubliez la question sur la hiérarchie de la semaine dernière. Ce week-end, Montréal, Philadelphie et Orlando ont gagné (parfois sur des scores impressionnants) alors que devant, seul Seattle s’est imposé, à Vancouver, réalisant une juteuse opération chez un concurrent direct pendant que DC United, Dallas, New York et New England perdaient des plumes.

Dans le haut du classement depuis les premières encablures de la saison, Vancouver recevait Seattle qui, après un départ plus lent, grignote les places de semaine en semaine, et est une des équipes en forme du moment. L’absence de Martins a été compensée par Barrett, auteur des deux buts couronnant ce que les hommes de Sigi Schmid considèrent comme leur plus belle prestation de la saison. Menée tôt dans la rencontre, l’équipe locale n’a jamais été en mesure de menacer la défense adverse, et a même été privée de ballon en deuxième mi-temps.

L’autre sommet de la journée, entre Dallas et New York, mettait aux prises une des meilleures attaques et une des défenses les plus solides de la compétition. C’est la seconde qui a pris le dessus, lors d’un nul blanc à l’issue duquel les Texans se sont inclinés face à la tactique et au positionnement de leurs adversaires, qui savouraient ce bon point en déplacement prouvant qu’ils avaient bien préparé leur match.

Quand certaines équipes de tête s’affrontent entre elles, les autres doivent en profiter et gagner. Ce ne fut pas le cas. New England, où le retour de Jones dans l’entrejeu a pourtant apporté encore plus de dynamisme, a buté sur Toronto qui a pris un point précieux mais s’inquiétait surtout de la blessure d’Altidore. DC United a encore davantage raté le coche : l’absence de certains titulaires habituels laissés sur le banc est une des raisons de la défaite à Philadelphie où Pfeffer a répondu à sa non-sélection pour le Mondial des -20 ans de la meilleure manière qui soit.

Ce n’était pas la seule victoire des équipes de bas de classement, et les deux autres ont été nettement plus retentissantes dans les chiffres. Dans un stade qu’il espère transformer en forteresse, Orlando a atomisé 4-0 un LA Galaxy à la composition d’équipe pour le moins inhabituelle et dont seuls « 3 des 14 joueurs sur le terrain ont joué de façon acceptable ». Montréal a marqué autant de buts et poussé un ouf de soulagement suite à son premier succès de la saison en championnat, contre une équipe de Salt Lake qui a multiplié les erreurs.

Après une demi-heure encourageante, Columbus a perdu son football suite à l’exclusion de Saeid et c’est finalement San José qui a profité de sa supériorité numérique pour s’imposer avec style. Un doublé de Bruin, qui avait retrouvé ses meilleures sensations, a permis à Houston de battre Portland qui savait pourtant à quoi s’attendre. Avec un homme de plus et deux buts d’avance, Chicago a alterné le meilleur et le pire en concédant un nul à New York City où l’on espère que ce retour constitue un point tournant de la saison. Enfin, Kansas City - Colorado a été reporté en raison des conditions météo.

LES RÉSULTATS
New York City - Chicago
Dallas - New York RB
Montréal - Salt Lake
Vancouver - Seattle
New England - Toronto
Houston - Portland
San José - Columbus
Orlando - LA Galaxy
Philadelphie - DC United

 
2-2
0-0
4-1
0-2
1-1
3-1
2-0
4-0
1-0

Classement général
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12 May 11:52 de la mañana

On replonge cette semaine (émission également disponible ici) dans de nombreuses réalités quotidiennes du championnat, avec un retour sur quelques rencontres de la dernière journée, le derby new-yorkais, le nouveau stade de Toronto, mais aussi la retraite de Dwayne de Rosario, le Franco du mois d’avril ou encore un livre consacré aux San José Earthquakes.

  • Le derby new-yorkais a-t-il tenu ses promesses sur le terrain et en dehors ?
  • Columbus - Seattle : un match de haute voltige entre deux très bonnes équipes ?
  • Y a-t-il un problème d’individualisme dans l’équipe de Montréal ?
  • Les équipes de tête sont-elles celles qui ont le meilleur rendement depuis le début de la saison ?
  • Après 10 semaines, peut-on déjà dire que les équipes de la Conférence Ouest sont bien meilleures que celles de la Conférence Est ?
  • À quel point Toronto a-t-il déçu pour son premier match à domicile ?
  • Rénovation de BMO Field : visionnaire ou folie des grandeurs ?
  • Quelle place Dwayne de Rosario a-t-il dans le soccer canadien et la MLS ?
  • Qui a été élu Franco du mois d’avril ?
  • Quels arguments en faveur du changement de calendrier de la Coupe du Canada ?
  • Comment les Earthquakes ont-ils marqué l’histoire de San José (club de lecture - Gagnez le livre) ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

11 May 11:04 de la mañana

Ce week-end, il n’y avait pas grand-monde pour trifouiller dans l’armoire à surprises. Seattle a concédé la seule défaite des équipes du premier tiers du classement, à Columbus, lui aussi situé en haut de tableau. Derrière, une cassure est en train de se former : les sept derniers sont à la traîne, et aucun d’entre eux n’a gagné. Devant, Dallas et Vancouver se sont détachés, alors que le premier derby new-yorkais de l’histoire de la MLS a tenu ses promesses.

Il y a une semaine, quatre équipes étaient à égalité en tête avec 17 points. Parmi elles, Dallas faisait certainement face à l’adversaire le plus coriace, puisqu’il accueillait le LA Galaxy. La tâche des Texans ne fut, en effet, pas simple : le détenteur de la Coupe MLS semblait avoir retrouvé ses meilleures sensations, a ouvert la marque, avant de s’effondrer dans le dernier quart d’heure. Une « mauvaise gestion tactique des fins de match » dont Bruce Arena s’attribue la pleine responsabilité. Dallas n’en demandait pas tant et a retourné la situation pour s’imposer 2-1 grâce à deux buts dont Diaz a effectué l’essentiel de la préparation avant de permettre à un coéquipier de conclure. Le fragile meneur de jeu argentin est en outre resté 90 minutes sur le terrain pour la première fois depuis novembre dernier.

Sur le papier, la tâche de Vancouver s’annonçait nettement plus facile, face à Philadelphie, un des cancres de ce début de saison. Sur le terrain, la théorie s’est confirmée, avec le réveil de l’attaque locale, qui a marqué trois buts face à une défense certes faible mais souvent regroupée en bloc derrière. Il aura toutefois fallu un superbe arrêt d’Ousted pour empêcher les visiteurs d’ouvrir la marque.

Autre leader qui avait l’avantage du terrain, DC United n’en a pas bénéficié : malgré le retour en forme de Pontius, les hommes de Ben Olsen ont été tenus en échec par Kansas City, qui a fait preuve d’une « très bonne conscience tactique ». Seul de la bande des quatre à jouer en déplacement, New England a perdu deux points à Orlando, laissant filer une avance de deux buts à cause de faiblesses défensives dans le jeu aérien.

Dans ce qu’on appelle souvent le « subtop », Columbus et Seattle ont démontré qu’ils pouvaient légitimement prétendre au haut du classement dans un affrontement riche en suspense et en beau jeu. Les deux équipes ont étalé leurs qualités en possession de balle, menant cinq belles constructions à terme : verdict final, 3-2 pour les citoyens de l’Ohio, qui ne fanfaronnaient pas après avoir battu un adversaire coriace, en forme, et pointé comme grand favori par bien du monde. Sigi Schmid était mécontent de son approche, qui a laissé bien trop d’espaces à l’adversaire.

Autre grand moment du week-end, le premier derby new-yorkais de l’histoire de la MLS, disputé à la Red Bull Arena et où les supporters locaux ont chambré New York City. La réalité du terrain leur a donné raison, avec une domination sans partage de leurs favoris… jusqu’à l’exclusion de Miazga à la demi-heure. Mais ils ont tenu bon pour finalement s’imposer 2-1 dans une ambiance de Coupe MLS, aidée par la présence de supporters des deux camps. Rien ne va plus pour les Sky Blues : David Villa, remplacé avant la fin du match, pense que son équipe a touché le fond.

Un fond duquel s’approchait dangereusement Salt Lake, qui a retrouvé le ventre mou du classement mais surtout un peu de fonds de jeu en s’imposant à Chicago. Dans la série « Ils nous manquaient » mais dans un autre genre, Valeri a dignement fêté son retour en marquant lors de la victoire de Portland à Montréal où l’absence de collectif commence à faire grincer des dents. Ce n’est guère plus joyeux à Toronto, qui a raté son premier rendez-vous dans son stade rénové, inauguré par une défaite inexcusable contre Houston. Notons enfin le partage entre Colorado et San José.

LES RÉSULTATS
Orlando - New England
Colorado - San José
Montréal - Portland
DC United - Kansas City
Vancouver - Philadelphie
Columbus - Seattle
Chicago - Salt Lake
Dallas - LA Galaxy
Toronto - Houston
New York RB - New York City

 
2-2
1-1
1-2
1-1
3-0
3-2
1-2
2-1
1-2
2-1

Classement général
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07 May 11:50 de la mañana

Les joueurs francophones sont de plus en plus nombreux en MLS, et c’est pourquoi cette année, MLSsoccer.com a décidé d’élire mensuellement un Franco du mois. Pour entrer en ligne de compte, un joueur doit être capable de s’exprimer en français (pour le savoir, on a fait confiance aux chargés de relations publiques des clubs). Le système est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. Vos votes s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Vainqueur au mois de mars, Damien Perrinelle (New York RB) est encore finaliste pour le mois d’avril, en compagnie cette fois de Benoît Cheyrou (Toronto) et Tony Tchani (Columbus). Seules leurs prestations en championnat sont à prendre en compte au moment de voter, et également seules celles du mois d’avril (ne tenez par exemple pas compte de la défaite de Columbus à DC United il y a quelques jours). Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook.

Benoît Cheyrou
Le milieu de terrain français a commencé le mois en jouant un rôle dans les deux buts des siens à Chicago : auteur de l’avant-dernière passe sur le but égalisateur, il a ensuite donné l’avance aux siens, ce qui n’a pas empêché une défaite torontoise en bout de ligne. Sur le banc à Dallas, il a retrouvé sa place à Orlando où il a offert à Altidore le deuxième but d’une soirée que Toronto terminait avec sa deuxième victoire en six déplacements consécutifs.

Damien Perrinelle
Si fin avril, New York était encore invaincu, il le devait aussi à son arrière central français, qui n’avait pas encore manqué la moindre minute de jeu à ce moment-là. En raison de ses prestations défensives, mais aussi grâce à son but à DC United, relançant son équipe qui avait deux buts de retard et a pris un point in extremis. Après la victoire 2-0 contre San José, New York a concédé deux partages à domicile, chaque fois en encaissant, mais Perrinelle ne fut pas le plus mauvais des siens.

Tony Tchani
Huit points sur douze et quelques prestations convaincantes : Columbus a bien carburé en avril, et son médian central né au Cameron a été très régulier lors de quatre rencontres qu’il a disputées de bout en bout, dans un rôle où on ne reçoit pas toujours beaucoup de visibilité. On notera entre autres son bon match contre Philadelphie : auteur d’une passe décisive, il a montré ses excellentes aptitudes en récupération de balle et fut très propre défensivement.

04 May 11:59 de la mañana

Entre les classiques printanières et les grands tours, on est en pleine saison cycliste et si l’on devait comparer le début de saison de MLS à une course en ligne, on dirait que les échappés matinaux Dallas et Vancouver se sont fait rejoindre par la tête du peloton, causant un beau regroupement à l’avant de la course. Mais l’info du week-end, c’est la chute de New York, qui a dû laisser filer ses adversaires.

Après avoir roulé à plat juste après le départ, New England a passé le grand braquet, a rejoint la tête et assure désormais le train à un rythme élevé. L’équipe en forme du moment a appliqué à la perfection les plans mis au point tant avant le match que dans le vestiaire à la mi-temps pour infliger à New York sa première défaite de la saison. L’équipe de Sacha Kljestan a regardé le TGV adverse lui passer devant dès les premières minutes, s’est retrouvée au sol et n’a jamais été en mesure de rejoindre son adversaire. Encaisser en premier, une mauvaise habitude dont l’équipe devra se défaire puisque c’était déjà la cinquième fois que ça lui arrivait cette saison (avec, à la clef, quatre nuls avant la défaite de samedi).

Malgré son bon départ, DC United laissait perplexe : les chiffres reflétaient-ils la réalité ? Le test contre Columbus, qui semblait avoir trouvé son rythme de croisière, était idéal pour donner des éléments de réponse, et a été brillamment réussi, notamment grâce à Espindola, qui apporte une plus-value supplémentaire après son retour de suspension qui lui avait fait manquer les six premières journées de championnat. Malgré l’égalité de points, DC United est virtuellement en tête puisqu’il a joué un match de moins que ses compagnons d’échappée (et même deux de moins que Vancouver). Après la défaite, Gregg Berhalter n’a pas tardé à déceler le manquement de ses hommes : les errements lors de petits moments qui font une grande différence.

Échappé matinal qui sentait déjà le souffle de ses rivaux dans son cou, Dallas n’avait pas le droit à l’erreur pour rester dans le groupe de tête et s’est imposé de brillante manière à Houston, une nouvelle fois grâce à un Mauro Diaz des grands soirs. Owen Coyle, qui assumait la défaite des siens, reconnaissait la classe des gestes de Diaz mais martelait : « Le problème, ce n’est pas ce qu’il a fait, mais qu’on l’ait laissé en position de le faire. » Inspirant.

Leader avant le début de la journée écoulée, Vancouver a donc vu la tête du peloton le rejoindre. Avançant par à-coups, l’équipe de l’ouest du Canada a quand même obtenu un bon résultat en allant partager l’enjeu 0-0 à Portland : un nul que son entraîneur explique par la familiarité entre les deux équipes. Bien que déçus d’avoir perdu deux points supplémentaires, la Timbers Army et tous les supporters locaux se réjouissaient néanmoins surtout du retour sur le terrain de Diego Valeri.

Le quatuor de tête (DC United, Dallas, New England, Vancouver / tous 17 points) est en point de mire de Seattle, qui compte 16 unités et est allé s’imposer 1-3 à New York City grâce à son duo magique Martins - Dempsey. C’était aussi la première défaite par deux buts d’écart de l’histoire des Citizens de MLS, qui font du surplace depuis quelques semaines : « Je ne me rendais pas compte que ce serait aussi difficile », admet Jason Kreis.

Le parcours d’un championnat de soccer est différent de celui d’une course cycliste (je sais, je ne vous apprends rien) aussi dans la mesure où tout le monde n’arpente pas les mêmes routes en même temps. Toronto a commencé par les étapes les plus ardues, avec sept déplacements consécutifs : ce départ hors-catégorie s’est terminé avec un bilan de neuf points, dont les trois derniers ce week-end à Philadelphie offerts par Giovinco et son gabarit de grimpeur. Le début de saison de l’Union ressemble davantage au parcours d’un routier-sprinter massif sur un col de haute montagne : l’effort est au rendez-vous mais l’équipe pédale dans le vide et peine même à accompagner le gruppetto.

Notons encore le premier but de la tête de la carrière de Nagamura qui a permis à Kansas City de battre Chicago, le trois cent cinquante millième (au moins) but de Gordon après être monté au jeu permettant au LA Galaxy de sauver un point contre Colorado, et la nouvelle contre-performance de Salt Lake, tenu en échec chez lui par San José.

LES RÉSULTATS
Houston - Dallas
Salt Lake - San José
Philadelphie - Toronto
DC United - Columbus
New England - New York RB
LA Galaxy - Colorado
Portland - Vancouver
Kansas City - Chicago
New York City - Seattle

 
1-4
1-1
0-1
2-0
2-1
1-1
0-0
1-0
1-3

Classement général
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27 April 12:40 de la tarde

Des buts, du spectacle, plusieurs sommets qui ont tenu leurs promesses, des victoires cinglantes et j’en passe : le week-end dernier a été marqué par les défaites des leaders qui voient quelques adversaires remonter au classement à pas de géant.

Vancouver était en tête vendredi et l’est toujours aujourd’hui, mais a joué plus que presque tout le monde et livré une nouvelle contre-performance à domicile. Il recevait DC United, toujours en haut de tableau mais qui avait perdu le contact suite à deux partages sur son terrain. Le match a débuté en fanfare puisqu’après à peine 70 secondes, Morales ouvrait la marque pour l’équipe locale, avant que Boswell n'égalise 7 minutes plus tard. La rencontre a finalement tourné à l’avantage des visiteurs, avec l’exclusion de Laba juste avant la mi-temps et le but de Rolfe peu après l’heure de jeu offrant l’avance au club rouge et noir qui a tenu bon avec Worra, son troisième gardien, dans le but.

La seule équipe encore invaincue de la compétition face au tenant du titre : difficile de faire plus alléchant que New York - LA Galaxy. Un sommet qui a tenu ses promesses, et dont un de ses principaux animateurs gagne sûrement à se faire connaître : le jeune Jamieson (18 ans) a ouvert la marque pour les visiteurs en imitant son coéquipier Robbie Keane. Après le coup de sifflet final, l’équipe locale se désolait d’avoir vu son adversaire marquer sur sa seule occasion. Les hommes de Jesse Marsch ont pressé, égalisé par Felipe et maintenu un rythme élevé au match pour tenter de s’imposer, mais ils ont dû se contenter d’un point.

Autre incontournable du week-end – comme chacun des affrontements entre les deux équipes –, Seattle - Portland fut haut en couleurs sur le terrain et dans les tribunes. Et comme cela devient une habitude, Dempsey a marqué. Ce fut le seul but de la rencontre, et si l’international américain a certainement hanté le sommeil des visiteurs la nuit suivante, il a dû être accompagné par le flagrant manque de réalisme offensif de Portland, qui a rendu caduque une prestation défensive plus qu’acceptable.

Remontons tout en haut du classement, où Dallas n’a pas profité de l’échec de Vancouver, puisque les Texans, qui avaient ouvert la marque, n’ont pas tenu le coup après l’exclusion de Perez à l’heure de jeu et ont été contraints au partage à Colorado, où l’entraîneur Mastroeni a dû pousser une gueulante à la mi-temps. Les formations de tête sont irrégulières ? Tout profit pour New England, équipe en forme du moment qui remonte le classement en quatrième vitesse et y est allé d’une démonstration offensive contre Salt Lake passé tellement à côté de son match que la seule satisfaction était le gardien Attinella qui a évité une dégelée plus sévère encore.

Autre formation qui enchaîne les bons résultats ces temps-ci, Chicago a remporté une troisième victoire de suite et a eu vendredi dernier une autre raison de se réjouir puisque son joueur désigné Accam commence à trouver ses sensations : il a marqué le seul but du match contre New York City, dont le bilan d’une victoire, trois nuls et quatre défaites par un but d’écart commence à peser sur le moral, tout comme les blessures qui s’accumulent. L’autre club disputant sa première saison dans la compétition, Orlando, ne va guère mieux en ce moment, et a peut-être disputé son plus mauvais match de la saison contre Toronto dont le plan ultra-défensif a parfaitement marché.

Défensif n’était cependant pas le maître-mot de la journée écoulée, tout au contraire. Et particulièrement lors de Houston - Kansas City, un 4-4 on ne peut plus spectaculaire. Si les regards neutres ont été ravis de ce feu d’artifice, le mécontentement dominait néanmoins dans les deux camps : Houston râlait d’avoir laissé filer son avance et suite à l’exclusion de Taylor, pendant que Peter Vermes déclarait que son équipe ne méritait pas de repartir avec un point. Quatre buts, c’est aussi l’addition que Columbus, emmené par un Finlay auteur d'un doublé, a infligé à Philadelphie où le mot inacceptable traduit non seulement cette défaite mais bien d’autres errements depuis le début de la saison. 

LES RÉSULTATS
Chicago - New York City
Colorado - Dallas
New England - Salt Lake
Columbus - Philadelphie
Houston - Kansas City
Vancouver - DC United
New York RB - LA Galaxy
Orlando - Toronto
Seattle - Portland

 
1-0
1-1
4-0
4-1
4-4
1-2
1-1
0-2
1-0

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20 April 11:39 de la mañana

Les deux premiers du classement restaient sur deux rencontres pénibles, mais Vancouver et Dallas ont retrouvé leur niveau : les premiers en allant infliger à Salt Lake sa première défaite de la saison, les seconds en battant Toronto à l’issue d’une soirée interminable. Seule équipe toujours invaincue, New York a une nouvelle fois confirmé son bon début de saison.

Le sommet indéniable de la journée opposait Salt Lake, une des deux seules formations qui n’avait pas encore perdu cette saison, à Vancouver, premier du classement qui venait cependant de prendre un point sur six. Mais le leader a gardé la maîtrise de ses nerfs, contrairement à son adversaire, qui a fini à neuf. Premier exclu, alors que le score était toujours vierge, Saucedo assumait sa responsabilité dans la défaite. Néanmoins, avant cela, son équipe n’avait pas réussi à prendre l’avance face à des visiteurs qui ont appliqué avec grand sérieux les nouvelles consignes de leur entraîneur avant de profiter de leur supériorité numérique pour porter le coup de grâce.

Autre équipe du haut du classement qui tournait au ralenti, Dallas a retrouvé la position de l’accélérateur, sur lequel il a appuyé dès les premiers instants contre Toronto, puisque Castillo a inscrit après 29 secondes le but le plus rapide de l’histoire du club. Le marquoir affichait 3-0 à deux minutes de la mi-temps, moment où des éclairs ont forcé une interruption du match… longue de trois heures et demie. Malgré tout, on a joué trois minutes avant de refaire une pause d’un quart d’heure et de disputer une deuxième mi-temps qui a fini en trombe, avec deux buts de Toronto. Au coup de sifflet final, à près d’une heure du matin et devant une poignée de fidèles, les Texans étaient bien heureux d’avoir pris trois points dans des circonstances aussi difficiles.

La journée avait commencé vendredi soir par la victoire de New York 2-0 contre San José, débuts réussis d'une série de trois rencontres à domicile que les hommes de Jesse Marsch veulent conclure avec neuf points de plus en poche. Même s’ils sont les seuls de la compétition à ne toujours pas avoir perdu et malgré leur succès somme toute aisé, ils pointaient avant tout les progrès à accomplir, se montraient sévères envers eux-mêmes et déclaraient ne pas être encore à leur meilleur niveau. Tenus en échec chez eux par Houston, les joueurs de DC United maniaient également l’autocritique après un deuxième partage consécutif à domicile qui, selon eux, aurait dû se conclure en victoire.

New England remonte discrètement et s’est imposé à Philadelphie, où les mauvais résultats continuent de s’accumuler, à l’issue d’une soirée marquée par les retours, que ce soit celui au marquoir après avoir été mené au score, mais aussi celui de Woodberry sur un terrain. L’équipe reste à la même hauteur que deux autres favoris du début de saison : Seattle, où Martins a encore montré l’étendue de ses qualités techniques, et le LA Galaxy, qui doit ses trois points à Gonzalez rentré en toute fin de match pour marquer le but de la victoire contre Kansas City.

Notons également que Columbus semble avoir trouvé son rythme de croisière et a emmagasiné une bonne dose de confiance en battant Orlando, où Ramos est passé à côté de son sujet, alors que Portland a enfin fait preuve de pragmatisme pour s’imposer à New York City.

LES RÉSULTATS
New York RB - San José
DC United - Houston
Columbus - Orlando
Dallas - Toronto
Colorado - Seattle
Salt Lake - Vancouver
LA Galaxy - Kansas City
Philadelphie - New England
New York City - Portland

 
2-0
1-1
3-0
3-2
1-3
0-1
2-1
1-2
0-1

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17 April 12:20 de la tarde

L’équipe de Montréal est arrivée au Mexique ce jeudi, afin de mieux préparer sa finale de Ligue des champions. Pour l’aider à briller sur la scène continentale, plusieurs de ses rencontres de championnat ont également été reportées. Est-ce vraiment si difficile que cela d’être performant sur les deux tableaux en même temps ?

Pour le savoir, regardons les chiffres et le passé. Le tout à partir des quarts de finale, toujours synonymes pour les clubs de MLS de début de nouvelle saison, mais aussi souvent d’état d’esprit différent au moment d’en découdre dans la compétition phare pour les clubs de la Concacaf. Entre 2011 et 2014, dix équipes de MLS ont dû jongler avec la combinaison championnat - Ligue des champions.

Leur calendrier a régulièrement été accommodé (notamment pour leur éviter de jouer entre le match aller et le match retour quand ceux-ci avaient lieu deux semaines consécutives). Elles ont disputé un total de 26 rencontres de MLS lors du week-end juste avant ou juste après un match de Ligue des champions. Le bilan est médiocre : 25 points sur une possibilité de 78 (de quoi terminer environ 16e sur 20 à la fin de la saison régulière). Ajoutons que quelques fois, le calendrier de la MLS était adapté pour mettre aux prises deux formations toujours présentes sur la scène continentale, donnant aux deux adversaires un handicap similaire. Ce fut encore le cas cette année avec DC United - Montréal.

De ces dix équipes, une est allée en finale (Salt Lake en 2011) et trois autres en demi-finale (Seattle et le LA Galaxy en 2013, Toronto en 2012). Cela a donc fait quinze tours de Ligue des champions à gérer. Mais de ces quinze possibilités entre 2011 et 2014, il n’est arrivé que quatre fois de voir une équipe exempte de championnat tant avant son match aller qu’avant son match retour. Toronto en a profité en quart de finale en 2012 et a éliminé le LA Galaxy, alors que ça n’a pas permis à Seattle d’écarter Santos Laguna au même stade de la compétition la même année. En 2011, Salt Lake a pu préparer sa demi-finale victorieuse contre Saprissa de la sorte, tout comme la finale face à Monterrey, perdue en jouant le match retour à domicile.

Autre question lancinante : après les émotions fortes continentales, est-il facile de se concentrer à nouveau sur le championnat ou la suite de la saison est-elle en péril ? Oublions les quarts de finalistes, qui n’ont pas eu à jouer sur les deux tableaux longtemps. La mémoire collective canadienne retient surtout le parcours catastrophique de Toronto en 2012, qui a lamentablement terminé dernier en MLS après avoir été en demi-finale de la Ligue des champions en début d’année. C’est toutefois davantage l’exception que la règle.

En effet, il y a deux ans, après avoir fait partie du carré d’as de la Concacaf, le LA Galaxy et Seattle ont respectivement terminé 5e et 6e (sur 19) du championnat à l’issue de la saison régulière. Et en 2011, Salt Lake, qui était jusqu’ici le seul finaliste de MLS de la Ligue des champions depuis qu’elle a été rebaptisée, a terminé 3e (sur 18). Il faut dire que l’équipe avait commencé le championnat en force : alors qu’elle jouait sur les deux tableaux en même temps, elle a pris 12 points sur 15. Elle a subi sa première défaite à Portland, quelques jours après sa finale continentale. Et la suite de son calendrier s’annonçait chargé, puisqu’à ce moment-là, elle comptait quatre rencontres de retard sur la plupart de ses concurrents.

14 April 3:41 de la tarde

Ces temps-ci, la Ligue des champions est souvent au cœur de l’émission, mais dans celle de cette semaine (également disponible ici), on se concentre davantage sur l’actualité quotidienne du championnat, en revenant notamment sur plusieurs rencontres de la dernière journée, mais aussi sur le passage de Cooper à Montréal.

Au menu, entre autres, le passionnant LA Galaxy - Seattle avec un tout grand match de Penedo (lisez aussi cet article au sujet de Lamar Neagle), la disgracieuse chute du leader Vancouver chez un San José appliqué, le réveil de Colorado à Dallas qui s’est effondré, l’inefficacité de Portland, les progrès d’Orlando, la blessure d’Opara.

Une partie de l’émission est aussi consacrée à Montréal, à son match à Houston, aux options tactiques qui posent question, au choix du onze de départ et des remplaçants, à la première titularisation de Bernier, à l’arrivée de Cooper, à son intégration dans le système de jeu et avec ses coéquipiers.

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