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MLS Cup

09 December 12:07 de la tarde

L’apothéose de la saison a eu lieu ce dimanche et la finale à suspense entre le LA Galaxy et New England est évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui revient également sur le discours sur l’état de la Ligue et se penche sur les transferts déjà effectués pour 2015 et le prochain Repêchage d’expansion.

Le LA Galaxy a remporté sa troisième Coupe MLS en 4 ans, battant New England 2-1 après prolongation en finale. On revient sur ce duel en discutant, entre autres, des sujets suivants :

  • Sa qualité, qui n’a pas convaincu tout le monde
  • Le meilleur a-t-il gagné ?
  • L’heure inhabituelle du coup d’envoi
  • Le choix du Joueur du match
  • Penalty ou non sur Nguyen ?
  • La stabilité du LA Galaxy d’une saison sur l’autre
  • Ce que cette victoire dit sur la « parité » en MLS

On se penche aussi sur le discours de l’état de la Ligue de Don Garber, sa forme inhabituelle qui a suscité des éloges unanimes, la place du Canada en MLS et les négociations de la convention collective à venir.

La saison 2014 à peine terminée, les transferts battent déjà leur plein en vue de 2015. On parle de tous ceux qui ont été effectués en ce début de semaine, ainsi que du Repêchage d’expansion, des joueurs disponibles intéressants, et des stratégies non seulement des deux nouvelles équipes mais aussi des 18 autres.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

08 December 11:11 de la mañana

Le lever du soleil est particulièrement joyeux ce matin à Los Angeles, et plus particulièrement dans le cœur des supporters du LA Galaxy, qui célèbrent leur troisième Coupe MLS en quatre ans, la cinquième de l'histoire du club.

Relisez le compte-rendu, avec vidéos des faits saillants, de cette rencontre serrée, pas toujours de haut vol, mais riche en suspense et dont le dénouement est tombé après prolongation. À l’analyse, il y a eu beaucoup de déchet technique et peu de risques, les vedettes n’ont pas été dans leur meilleur jour et ce fut donc tout sauf académique. Quels joueurs se sont démarqués à vos yeux ? Voici les notes de la rédaction de MLSsoccer.com.

Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Surtout lors d’une finale. Et les finales gagnées, Landon Donovan connaît ça, lui qui a mis la main sur sa sixième Coupe MLS, ce qui lui permet d’allonger la liste des records dont il est seul détenteur. Si vous êtes féru de statistiques individuelles isolées, voyez les chiffres de sa finale, comparés à ceux des joueurs arrivant en tête de liste hier. Il serait surprenant que le principal intéressé s’y replonge, lui qui a déjà la tête à son avenir.

Si le jeune retraité était évidemment célébré de toutes parts, les éloges allaient surtout du côté de Robbie Keane. Il faut dire que l’Irlandais a marqué le but de la délivrance à moins de 10 minutes d’un coup de sifflet synonyme de loterie des tirs au but. S’il faut souligner sa conclusion, c’est surtout son appel de balle qui fut décisif, mais il n’aurait pas pu surprendre la défense sans la superbe passe de Sarvas. Sarvas et Juninho ont d’ailleurs eu des rôles cruciaux dans cette rencontre : outre la passe décisive précitée, ils ont mis Nguyen et Jones sous l’éteignoir. La journée a aussi été très particulière pour Robbie Rogers, qui mesurait l’évolution de sa vie depuis la Coupe MLS qu’il a remportée en 2008, deux succès entre lesquels il avait pris une brève retraite anticipée et annoncé publiquement son homosexualité.

La joie n’était pas seulement de mise à Los Angeles. La victoire du LA Galaxy arrange aussi les bidons de Salt Lake, qualifié pour la Ligue des champions puisqu’il était le mieux placé au classement général à ne pas avoir encore un billet que le vainqueur de la Coupe MLS avait déjà assuré auparavant. La défaite de ce dimanche est donc double pour New England, où la peine est perceptible et où les joueurs ne cachent pas qu’ils mettront du temps à s’en remettre.

07 December 6:16 de la tarde

Le LA Galaxy a battu le New England Revolution 2-1 après prolongation pour remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire. La délivrance est venue de Robbie Keane à la 111e minute, alors que le marquoir affichait 1-1 après 90 minutes suite à des buts de Gyasi Zardes et Chris Tierney.

Après à peine plus de 60 secondes, un beau slalom de Robbie Rogers lui permettait de se créer la première occasion du match, un tir contré puis repoussé juste devant la ligne par Scott Caldwell. Cela donnait le ton d’un LA Galaxy dominateur, mais rarement dangereux. Keane l’illustra bien après 20 minutes : disposant de tout le temps nécessaire pour contrôler le ballon et frapper, il a envoyé un tir de loin droit sur Bobby Shuttleworth.

Passant le plus clair du temps dans son camp, New England misait sur les contre-attaques, mais les défenseurs du LA Galaxy posaient toujours le geste nécessaire, parfois spectaculaire, pour barrer la route menant à Jaime Penedo. Un tir à côté de Zardes après un beau travail de Landon Donovan n’empêcha pas les deux équipes de regagner les vestiaires sur le score de 0-0.

La donne a rapidement changé en deuxième mi-temps. À la 52e minute, Stefan Ishizaki envoyait un centre de la droite vers Zardes qui, du petit rectangle et malgré les deux adversaires devant lui, a placé un tir croisé au fond des filets (1-0).

Un peu plus d’un quart d’heure après le but d’ouverture, Keane, lancé en contre, aurait pu doubler l’avance des siens mais a hésité au moment de conclure et envoyé le ballon sur Shuttleworth. La réplique des visiteurs n’a pas tardé : quelques instants plus tard, un tir brossé de Kelyn Rowe échouait peu à côté.

Il restait un peu plus de 10 minutes au temps réglementaire quand le remplaçant Patrick Mullins était lancé sur la gauche et glissait un petit ballon en retrait à Tierney qui contrôlait pour effacer Leonardo et enchaînait par un tir qui trompait Penedo (1-1).

Déjà médusé, le stade a failli tomber dans la stupéfaction totale quand Teal Bunbury, sur la gauche du rectangle, a envoyé un ballon piqué qui ressemblait à un centre-tir et s’est écrasé sur la barre transversale. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager après 90 minutes, il a fallu recourir à la prolongation.

Malgré quelques sueurs froides, notamment sur un tir croisé de Mullins repoussé par Penedo, le LA Galaxy a fini par émerger quand Marcelo Sarvas a accéléré le jeu et surpris toute la défense de New England en envoyant un long ballon de la ligne médiane vers Keane qui s’est retrouvé seul face à Shuttleworth et a gagné son face à face pour fixer les chiffres à 2-1. Un but qui a également valu à l’Irlandais de recevoir le trophée de Joueur du match.

Cette victoire permet au LA Galaxy de remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire, après ses victoires en 2002, 2005, 2011 et 2012. Landon Donovan, qui disputait le dernier match de sa carrière professionnelle, a fêté ses adieux en soulevant le trophée pour une sixième fois : il a participé aux quatre derniers succès en date du LA Galaxy, après avoir remporté la Coupe MLS avec San José en 2001 et en 2003.

05 December 1:27 de la tarde

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera le LA Galaxy à New England ce dimanche 7 décembre à partir de 15h00 (HE - 12h00 locales, 21h00 dans la plupart des pays d’Europe occidentale). Une rencontre qui sera diffusée un peu partout sur la planète, notamment sur RDS2, TSN, ESPN, Univision Deportes et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Il ne faut pas s’en cacher : le LA Galaxy part avec les faveurs des pronostics. Les spécialistes de MLSsoccer.com ont décortiqué les deux équipes ligne par ligne, et n’ont jamais donné l’avantage aux visiteurs. Même sur le banc, ce sont les Californiens qui émergent. Évidemment, leur trio de vedettes offensives Donovan - Keane - Zardes fait peur, mais New England se dit parfaitement prêt à affronter ce « cauchemar ». Gonçalves et ses coéquipiers pourront prendre exemple sur Seattle, qui les avait bien muselés au tour précédent. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à mettre hors d’état de nuire : impliqués, appliqués et précis dans leurs services, Sarvas et Juninho constituent le moteur de l’entrejeu du LA Galaxy.

Conscients de leur statut, les favoris de cette rencontre n’en prennent pas pour autant la grosse tête et sont loin de sous-estimer leurs adversaires, qu’ils ont pourtant écrasés 5-1 à Carson en juillet dernier. Depuis lors, bien des choses ont cependant changé, et pas seulement parce que les deux formations déploraient de nombreux absents ce jour-là. Ainsi, les Galactiques se méfient d’une équipe très équilibrée et qui a su élever son niveau de jeu pour être, à leurs yeux, la meilleure de la compétition en fin de saison.

Malgré tout, même en grande forme, New England a souvent peiné en déplacement, alors que le LA Galaxy a été maître chez lui où sa seule défaite de l’année en championnat remonte au 8 mars, soit à la première journée de compétition. Si dans l’absolu, la balance penche déjà en sa faveur, l’avantage du terrain la déséquilibre encore beaucoup plus.

Il ne serait pas étonnant de voir un LA Galaxy aussi à l’aise dans le jeu au sol que dans les airs déjà faire le nécessaire pour prendre ses distances avant la mi-temps. L’équipe est difficile à contrer quand elle s’installe entre le rond central et le rectangle adverse, où elle est capable d’être efficace tant en imposant un rythme constant que des accélérations soudaines. Si New England serre les rangs, son adversaire va passer par les côtés. Le bloc défensif visiteur aura intérêt à bien se placer pour ne pas laisser les membres du trio infernal s’approcher trop près du but, sans toutefois trop reculer et laisser de l’espace pour tirer de loin.

Mission difficile, vous dites ? Et ce n’est que celle de la défense ! Certes, Jones et consorts ne manquent pas d’atouts offensifs, mais l’arrière-garde dirigée par Omar Gonzalez a été impériale sur ses terres toute l’année. Elle semble parée pour faire face aux contres et aux tirs de loin dont la bande à Nguyen s’est fait une spécialité cette saison. Seule petite faiblesse, l’attrait des arrières latéraux vers l’avant laisse de la place pour centrer, mais ce n’est pas l’exercice préféré de New England, friand du jeu au sol dans l’axe. Sauf que les deux buts de son dernier match contre New York sont venus des côtés… Il y a donc de l’espoir.

Outre le soccer à l’état pur, de nombreuses histoires gravitent autour de cette finale, à commencer par le scénario hollywoodien qui pourrait couronner la fin de carrière de Landon Donovan, dont ce sera le dernier match. Une fête qui n’occupe absolument pas l’esprit de ses adversaires, qui préfèrent ne pas y penser. Il faut dire que pour certains d’entre eux, l’émotion sera d’un tout autre ordre : Chris Tierney et Scott Caldwell étaient tous les deux au stade lors de la finale qui a opposé les deux équipes à Foxborough en 2002, perdue par leurs favoris. Aujourd’hui, ils représentent sur le terrain ceux qu’ils encourageaient hier. Un rêve se réalise.

La rencontre aura aussi une saveur particulière pour Matt Reis, mythique portier de New England dont il a défendu les filets durant onze saisons, et aujourd’hui entraîneur des gardiens du LA Galaxy. Sur le banc, on aura droit au duel entre un maître et un élève. D’un côté, Bruce Arena qui tentera d’enrichir encore un palmarès qui ne manque pas de lettres de noblesses ; de l’autre, Jay Heaps, qu’a priori tout oppose à celui qui est de 25 ans son aîné.

Ah, la jeunesse de New England, on en a tant et tant parlé… Mais c’est une encore plus prime jeunesse qui tisse les liens dans les rangs du LA Galaxy : 11 joueurs viennent d’être papas ou le seront sous peu ! Des liens qui ont été encore renforcés lors des malheurs vécus par AJ DeLaGarza, dont le fils Luca est décédé à l’âge d’une semaine en raison d’une malformation cardiaque congénitale. Le défenseur a pris le dessus et continué de jouer à un excellent niveau. Une blessure aux ischio-jambiers l’a privé du match à Seattle mais il devrait être rétabli pour la finale. Autre joueur revenu de loin, Kevin Alston a surmonté une forme rare de leucémie en 2013, et devrait participer à l’apothéose comme il a participé aux quatre rencontres précédentes de son équipe durant cette phase finale.

Il ne fait donc aucun doute que sport de haut niveau et émotions fortes seront au rendez-vous de cette Coupe MLS 2014, qui sera arbitrée par Mark Geiger. Pour avoir encore plus de détails au sujet de la rencontre, écoutez l’émission Coup Franc et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Bon match !

02 December 4:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

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29 January 5:32 de la tarde

Chance Myers et Kansas City ont trouvé un terrain d’entente et l’arrière droit prolongera donc son bail chez le vainqueur de la dernière Coupe MLS. Cela veut dire que dix des onze titulaires qui ont commencé le match face à Salt Lake (Nielsen a pris sa retraite) seront de l’effectif cette saison, sauf transfert qui semble improbable. Ce qui m’a amené à me poser la question suivante : les titulaires de la finale restent-ils chez le vainqueur de la Coupe MLS la saison suivante et, le cas échéant, l'équipe confirme-t-elle ses résultats ?

2012 – LA Galaxy. David Beckham a pris sa retraite, le gardien Josh Saunders est parti à Salt Lake où il est devenu réserviste de Nick Rimando, Christian Wilhelmsson n’a pas été conservé et est parti jouer aux Émirats. Ajoutons le départ de Mike Magee pour Chicago quelques semaines après le début de la saison 2013.

2011 – LA Galaxy. Les onze titulaires de la finale étaient tous au club la saison suivante. Adam Cristman a pris sa retraite en juin en raison d’une accumulation de blessures. Le LA Galaxy a conservé son titre en 2012.

2010 – Colorado. Là encore, le onze de départ victorieux de la Coupe MLS était au complet à la reprise en 2011. L’équipe était septième au classement général de la saison régulière lors des deux années (mais avec 18 équipes en 2011 pour 16 en 2010).

2009 – Salt Lake. Yura Movsisyan est le seul titulaire de la finale à avoir quitté le club, prenant la direction de Randers au Danemark. 2010 a été une des meilleures saisons du club, et la victoire de la Coupe MLS 2009 l’a qualifié pour la Ligue des champions 2010-2011 dont il a atteint la finale.

2008 – Columbus. Là encore, un seul départ à signaler, celui de Brad Evans pour Seattle. Dominateur d’un bout à l’autre de la saison 2008, Columbus a encore terminé premier du classement général en 2009 mais a été sorti en phase finale par Salt Lake, futur vainqueur de la Coupe MLS.

2007 – Houston. Trois des onze titulaires des Texans en Coupe MLS manquaient à l’appel la saison suivante. Le défenseur Ryan Cochrane avait pris la direction de San José, qui venait de ressusciter après le déménagement du club à Houston en 2006. Le duo d’attaque est parti lui aussi : Nate Jaqua a tenté sa chance en Autriche, à Altach, mais est revenu à Houston durant l’été, alors que Joseph Ngwenya a lui aussi effectué un bref passage en Autriche, à Kärnten, avant de rejoindre les Turcs d’Antalyaspor.

10 December 10:43 de la mañana

La saison s’est terminée en apothéose avec une finale riche en suspense, sur laquelle nous revenons longuement dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Parmi les sujets qui alimentent le débat :

  • La qualité de la rencontre
  • Le match d’Aurélien Collin
  • Les individualités qui se sont mises en valeur
  • L’arbitre, ses décisions et sa clémence
  • La séance de tirs au but
  • L’influence de la météo
  • La carte de visite que représente une telle finale pour la MLS

Une partie de l’émission est aussi consacrée à l’Impact de Montréal, plus particulièrement à la situation de l’entraîneur et au fait que son équipe -21 ans jouera en PDL la saison prochaine. Pour cette dernière de l’année, chaque animateur dit également ce qu’il a particulièrement aimé en 2013 et fait un vœu pour 2014.

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09 December 11:27 de la mañana

En se réveillant ce lundi matin, joueurs, dirigeants et supporters de Kansas City ont encore le cœur à la fête, après la victoire remportée de haute lutte par leurs favoris en finale de la Coupe MLS. Un trophée dont l’écho international est plus retentissant d’année en année. Cette saison, il est notamment palpable en France, où presque tous les médias parlent d’Aurélien Collin, désigné Joueur du match.

Les héros sont nombreux et chacun joue son rôle particulier. Lawrence Olum était sur le banc avec une fracture au péroné gauche : il a dû monter au jeu après 7 minutes, suite à la blessure d’Oriol Rosell ! Jimmy Nielsen, lui, a joué avec des côtes cassées ! Il est certain que cela fait partie des nombreuses histoires que les supporters racontent aujourd'hui à leurs collègues de bureau, à leurs camarades de classe. Quelle joie de les retrouver le lundi quand le week-end a été aussi joyeux. Et quelle belle promotion pour le club, pour le sport.

Quelle récompense aussi pour ces supporters, qui ont pu assister au sacre dans leur stade : « Attribuer la finale au participant le mieux classé est une des meilleures décisions de la ligue », insiste d’ailleurs l’entraîneur des nouveaux champions, Peter Vermes. Ce dernier est désormais devant une tâche difficile : maintenir l’équipe au sommet, avec la motivation supplémentaire qu’apporte la Ligue des champions.

Les visages sont évidemment moins radieux dans le camp des battus, plus particulièrement pour Lovel Palmer, qui n’a pas fini de penser à ce tir repoussé par la transversale. Mais avant lui, trois de ses équipiers avaient raté leur envoi au cours d’une séance qui a vu Salt Lake passer par toutes les émotions. Désormais, il faut songer à l’avenir : Jason Kreis croit que le club sera candidat au titre en 2014, même s’il n’a pas encore pris la décision très difficile d’y rester ou de relever un nouveau défi.

07 December 8:05 de la tarde

Le Sporting Kansas City a remporté la Coupe MLS 2013, battant le Real Salt Lake à l’issue d’une séance de tirs au but épique, à laquelle il a fallu recourir puisque les deux équipes étaient à égalité 1-1 à la fin du temps réglementaire puis après 120 minutes, suite à des buts d’Alvaro Saborio et d’Aurélien Collin.

Dans un Sporting Park plein à craquer malgré la température négative, Kansas City a d’emblée pris la direction des opérations mais, après avoir rapidement perdu Oriol Rosell sur blessure, a dû patienter 25 minutes pour se créer une occasion dangereuse, une reprise de la tête de CJ Sapong détournée par Nick Rimando.

Salt Lake a profité d’erreurs adverses pour rééquilibrer les échanges. Robbie Findley a tiré sur le poteau suite à une mauvaise sortie de Jimmy Nielsen. Une reprise de la tête d’Alvaro Saborio a aussi filé à côté alors qu’Aurélien Collin avait permis à quatre adversaires d’échapper au piège du hors-jeu. Si le score était vierge à la mi-temps, c’était également grâce à Rimando, victorieux d’un face à face avec Dom Dwyer.

Les visiteurs ont ouvert la marque à la 52e minute après un dégagement de Collin droit sur Kyle Beckerman, auteur d’une passe lumineuse à Saborio qui a calmement trompé Nielsen (0-1).

Les pensionnaires de l’Utah ont failli doubler leur avance suite à un tir des 30 mètres de Bekcerman repoussé par le poteau. Même sort pour un envoi bourré d’effet de Javier Morales, ponctuant un contre auquel s’exposait Kansas City qui poussait pour égaliser.

L’équipe locale est arrivée à ses fins à la 76e minute quand un corner de Graham Zusi côté droit était repris de la tête par Collin qui a envoyé le ballon au fond des filets et remis les deux équipes à égalité (1-1). Le défenseur français a également reçu le trophée de Joueur du match.

Le Sporting a dominé la fin du temps réglementaire mais n’a pu trouver le chemin des filets. En début de prolongation, une longue touche était dégagée droit sur Zusi dont la reprise filait sous la transversale mais était écartée par un superbe arrêt de Rimando. Les deux équipes étant toujours à égalité après 120 minutes, il a fallu recourir à une séance de tirs au but pour les départager.

Celle-ci fut épique puisque tous les joueurs de champ ont tiré. Salt Lake a raté ses deux premiers envois mais, cinquième tireur de Kansas City, Zusi a envoyé le ballon au-dessus alors qu’il avait la victoire au bout du pied. La situation était inversée après un tir à côté d’Olum, mais Nielsen a arrêté l’envoi de Velasquez. Dixième frappeur des siens, Collin a trompé Rimando. Obligé de marquer, l’arrière gauche de Salt Lake Lovel Palmer a tiré sur la transversale, mettant fin à une séance remportée 7-6 par l’équipe locale.

Cette victoire permet à Kansas City de soulever la Coupe MLS pour la deuxième fois de son histoire, après un premier titre acquis en 2000 sous la dénomination Wizards. En 2010, le club a changé d’image, de nom – adoptant celui de Sporting Kansas City – et a intégré un an plus tard le Sporting Park, où a eu lieu la finale de la Coupe MLS 2013.

06 December 3:19 de la tarde

La finale de la Coupe MLS 2013 opposera Kansas City à Salt Lake ce samedi à partir de 16h00 (HE - 15h00 locales). Une rencontre qui sera diffusée aux quatre coins du monde, notamment sur RDS, TSN2, ESPN et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Le duel est alléchant, puisqu’il oppose la meilleure défense à la meilleure attaque de la compétition. Contrairement aux dernières finales, où l’attention était focalisée sur les grands noms du LA Galaxy, celle-ci permettra à des joueurs aux profils très différents de se mettre en valeur.

Véritable vedette en MLS mais méconnu dans son pays, Aurélien Collin pourrait devenir le deuxième Français à soulever la Coupe MLS. Davantage prophète en son pays (mais aussi au Mexique…), son coéquipier Graham Zusi verrait son statut encore plus glorifié s’il offrait la victoire à ses couleurs. Il en irait de même pour l’enfant de la ville, Matt Besler.

Salt Lake a aussi ses idoles : l’une des plus emblématiques, l’attaquant Alvario Saborio, sera apte à disputer le match, lui qui était incertain, au même titre que l’arrière gauche Chris Wingert. Le buteur costaricien est l’élément le plus avancé de la colonne vertébrale qui commence par le gardien Nick Rimando et est prolongée par Kyle Beckerman et Javier Morales.

Chaque équipe a aussi un ancien grand espoir du soccer américain qui n’a pas percé au niveau international tout en devenant une valeur sûre en MLS : en ce jour de tirage au sort, Benny Feilhaber et Robbie Findley ont sûrement eu un pincement au cœur en pensant à leur présence au Mondial 2010 en Afrique du Sud. Ils ne seront probablement pas au Brésil l’été prochain mais comptent sur cette expérience pour réaliser un grand match ce samedi.

Aussi prometteuse soit-elle, une carrière ne comporte aucune garantie. Les vétérans de Salt Lake n’ont pas manqué de transmettre ce message à leurs jeunes coéquipiers. Le rendez-vous est important pour ceux dont le rôle a pris de l’importance en cours de saison. En face, le vétéran Paulo Nagamura est dans une situation similaire : son retour a requinqué l’entrejeu de Kansas City mais l’a surtout stabilisé défensivement. Sa confrontation directe avec Morales vaudra le coup d’œil.

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Et puis, il y les éléments inattendus voire extérieurs. Si le match est serré, chaque entraîneur pourrait sortir une carte cachée, comme Sonny Saad pour l’équipe locale ou Joao Plata pour les visiteurs. La météo fera aussi beaucoup parler d’elle : il fera très froid, mais le terrain ne sera pas gelé, assure Peter Vermes. Son vis-à-vis Jason Kreis a d’autres préoccupations : très convoité, il a admis du bout des lèvres que ce match pourrait être son dernier à la tête de Salt Lake, même si l'homme fort du club espère le conserver. Comment cet élément joue-t-il dans la tête des joueurs ?

Sur le terrain, je vous conseillerais de surveiller certaines faiblesses criantes de chaque équipe, car c’est là que pourrait se faire la différence. Salt Lake devra boucher son flanc gauche, ne pas trop laisser centrer et être bon défensivement dans les airs. Kansas City devra surtout éviter les pertes de balle et quand ça arrivera, bien se reconvertir défensivement, surtout dans l’axe.

Pour avoir encore plus de détails au sujet de la finale, écoutez l’émission Coup Franc, consultez les statistiques des deux équipes et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Vous aurez dès lors la plupart des éléments en mains pour la regarder d’un œil avisé. Alors, selon vous, qui va gagner ? Faites vos jeux et, surtout, bon match !