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Match Reaction

08 December 12:11 de la tarde

Le lever du soleil est particulièrement joyeux ce matin à Los Angeles, et plus particulièrement dans le cœur des supporters du LA Galaxy, qui célèbrent leur troisième Coupe MLS en quatre ans, la cinquième de l'histoire du club.

Relisez le compte-rendu, avec vidéos des faits saillants, de cette rencontre serrée, pas toujours de haut vol, mais riche en suspense et dont le dénouement est tombé après prolongation. À l’analyse, il y a eu beaucoup de déchet technique et peu de risques, les vedettes n’ont pas été dans leur meilleur jour et ce fut donc tout sauf académique. Quels joueurs se sont démarqués à vos yeux ? Voici les notes de la rédaction de MLSsoccer.com.

Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Surtout lors d’une finale. Et les finales gagnées, Landon Donovan connaît ça, lui qui a mis la main sur sa sixième Coupe MLS, ce qui lui permet d’allonger la liste des records dont il est seul détenteur. Si vous êtes féru de statistiques individuelles isolées, voyez les chiffres de sa finale, comparés à ceux des joueurs arrivant en tête de liste hier. Il serait surprenant que le principal intéressé s’y replonge, lui qui a déjà la tête à son avenir.

Si le jeune retraité était évidemment célébré de toutes parts, les éloges allaient surtout du côté de Robbie Keane. Il faut dire que l’Irlandais a marqué le but de la délivrance à moins de 10 minutes d’un coup de sifflet synonyme de loterie des tirs au but. S’il faut souligner sa conclusion, c’est surtout son appel de balle qui fut décisif, mais il n’aurait pas pu surprendre la défense sans la superbe passe de Sarvas. Sarvas et Juninho ont d’ailleurs eu des rôles cruciaux dans cette rencontre : outre la passe décisive précitée, ils ont mis Nguyen et Jones sous l’éteignoir. La journée a aussi été très particulière pour Robbie Rogers, qui mesurait l’évolution de sa vie depuis la Coupe MLS qu’il a remportée en 2008, deux succès entre lesquels il avait pris une brève retraite anticipée et annoncé publiquement son homosexualité.

La joie n’était pas seulement de mise à Los Angeles. La victoire du LA Galaxy arrange aussi les bidons de Salt Lake, qualifié pour la Ligue des champions puisqu’il était le mieux placé au classement général à ne pas avoir encore un billet que le vainqueur de la Coupe MLS avait déjà assuré auparavant. La défaite de ce dimanche est donc double pour New England, où la peine est perceptible et où les joueurs ne cachent pas qu’ils mettront du temps à s’en remettre.

07 December 7:16 de la tarde

Le LA Galaxy a battu le New England Revolution 2-1 après prolongation pour remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire. La délivrance est venue de Robbie Keane à la 111e minute, alors que le marquoir affichait 1-1 après 90 minutes suite à des buts de Gyasi Zardes et Chris Tierney.

Après à peine plus de 60 secondes, un beau slalom de Robbie Rogers lui permettait de se créer la première occasion du match, un tir contré puis repoussé juste devant la ligne par Scott Caldwell. Cela donnait le ton d’un LA Galaxy dominateur, mais rarement dangereux. Keane l’illustra bien après 20 minutes : disposant de tout le temps nécessaire pour contrôler le ballon et frapper, il a envoyé un tir de loin droit sur Bobby Shuttleworth.

Passant le plus clair du temps dans son camp, New England misait sur les contre-attaques, mais les défenseurs du LA Galaxy posaient toujours le geste nécessaire, parfois spectaculaire, pour barrer la route menant à Jaime Penedo. Un tir à côté de Zardes après un beau travail de Landon Donovan n’empêcha pas les deux équipes de regagner les vestiaires sur le score de 0-0.

La donne a rapidement changé en deuxième mi-temps. À la 52e minute, Stefan Ishizaki envoyait un centre de la droite vers Zardes qui, du petit rectangle et malgré les deux adversaires devant lui, a placé un tir croisé au fond des filets (1-0).

Un peu plus d’un quart d’heure après le but d’ouverture, Keane, lancé en contre, aurait pu doubler l’avance des siens mais a hésité au moment de conclure et envoyé le ballon sur Shuttleworth. La réplique des visiteurs n’a pas tardé : quelques instants plus tard, un tir brossé de Kelyn Rowe échouait peu à côté.

Il restait un peu plus de 10 minutes au temps réglementaire quand le remplaçant Patrick Mullins était lancé sur la gauche et glissait un petit ballon en retrait à Tierney qui contrôlait pour effacer Leonardo et enchaînait par un tir qui trompait Penedo (1-1).

Déjà médusé, le stade a failli tomber dans la stupéfaction totale quand Teal Bunbury, sur la gauche du rectangle, a envoyé un ballon piqué qui ressemblait à un centre-tir et s’est écrasé sur la barre transversale. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager après 90 minutes, il a fallu recourir à la prolongation.

Malgré quelques sueurs froides, notamment sur un tir croisé de Mullins repoussé par Penedo, le LA Galaxy a fini par émerger quand Marcelo Sarvas a accéléré le jeu et surpris toute la défense de New England en envoyant un long ballon de la ligne médiane vers Keane qui s’est retrouvé seul face à Shuttleworth et a gagné son face à face pour fixer les chiffres à 2-1. Un but qui a également valu à l’Irlandais de recevoir le trophée de Joueur du match.

Cette victoire permet au LA Galaxy de remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire, après ses victoires en 2002, 2005, 2011 et 2012. Landon Donovan, qui disputait le dernier match de sa carrière professionnelle, a fêté ses adieux en soulevant le trophée pour une sixième fois : il a participé aux quatre derniers succès en date du LA Galaxy, après avoir remporté la Coupe MLS avec San José en 2001 et en 2003.

02 December 5:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

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01 December 12:19 de la tarde

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera la LA Galaxy au New England Revolution ce dimanche 7 décembre. Vainqueurs 1-0 à l’aller, les Californiens ont réussi à inscrire un but important à Seattle, qui leur permet de se qualifier malgré leur défaite 2-1. Contre un New York très accrocheur, New England est revenu deux fois à la marque, et le partage 2-2 suffit à son bonheur puisqu’il s’était imposé 1-2 à l’aller.

Le duel entre Seattle et le LA Galaxy (résumé vidéo) était une finale avant la lettre. Disputé dans un froid de canard, il a tenu toutes ses promesses en matière de suspense. Il y a quand même eu de longs temps morts, comme la moitié initiale de la première mi-temps : habituée des départs lents et s’attendant à voir un adversaire qui penserait avant tout à défendre, l’équipe locale semblait assoupie mais a surtout endormi son adversaire qui n’arrivait plus à sortir du faux rythme qui lui avait suffi pour dominer jusqu'alors. Le réveil a été pour le moins soudain : deux accélérations et deux buts en 7 minutes. La qualification avait changé de camp.

À la pause, Bruce Arena a su trouver les mots qu’il fallait pour réorganiser sa formation. L’axe de l’entrejeu, qui s’était fait manger tout cru dès le réveil de Seattle, a dès lors cadenassé le terrain et, moins de 10 minutes après la reprise, Juninho faisait oublier son match très moyen jusque-là en reprenant victorieusement un corner. Avec Sarvas, ils ont ensuite fermé la porte devant la défense, et Seattle n’est jamais parvenu à trouver de solution pour menacer Penedo. Le vainqueur du Supporters Shield est donc éliminé, avec un sentiment de déception au bout d’une saison très réussie. Quant à Landon Donovan, il disputera le dernier match de sa carrière devant ses supporters, avec un trophée à la clef. Il y pensait déjà, et tenait des propos lucides en déclarant : « Nous n’avons encore rien gagné. »

Pour soulever la Coupe MLS, le LA Galaxy devra se défaire d’une tenace équipe de New England qui, contre New York, a été davantage poussée dans ses derniers retranchements que ce que les observateurs prévoyaient (résumé vidéo). Mike Petke était au pied du mur : privé de Wright-Phillips, il avait aligné en pointe un Cahill souvent irrégulier cette saison. L’Australien a toutefois parfaitement suppléé son coéquipier en ponctuant victorieusement une accélération et une sublime passe d’Henry. Mais juste avant la pause, Davies égalisait suite à un corner joué en deux temps.

Dès le retour des vestiaires cependant, New England a plié et a semblé au bord de la rupture lorsque Luyindula a profité d’un centre de Sam mal contrôlé par Farrell pour donner l’avantage à ses couleurs, et rétablir l’égalité parfaite au total des deux rencontres. L’équipe locale n’avait toutefois pas abdiqué, loin de là : un ballon relâché par Robles lui a permis de développer une nouvelle action, lors de laquelle un centre de Tierney trouvait la tête de Davies, qui égalisait. Cinq ans après l’accident qui a failli lui coûter la vie, l’ancien attaquant de Sochaux a retrouvé les sommets. En reprenant l’avance, New York aurait été qualifié : il a tout fait pour gagner, mais n’a pas réussi à trouver le fond des filets. Cette élimination a été suivie des adieux de Thierry Henry, qui a officiellement annoncé son départ du club.

25 November 3:38 de la tarde

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

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24 November 12:31 de la tarde

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ont pris une option sur une place en finale de la Coupe MLS après le match aller des finales de conférence.

Même s’il n’y a eu qu’un but, le match au sommet a tenu toutes ses promesses (résumé vidéo). Comme le prévoyaient Donovan et ses coéquipiers, Seattle a pensé avant tout à défendre. On a donc eu, durant de longues minutes, un siège du but de Frei mais l’arrière-garde emmenée par Marshall a mis les vedettes californiennes sous l’éteignoir. Elles ont néanmoins réussi à se créer de nombreuses possibilités, mais seul un centre à ras-de-terre de De La Garza repris par Sarvas a pu être transformé en but. Malgré les occasions ratées, les vainqueurs du jour pensent que leur avance est suffisante. Leur tâche aurait été facilitée si Scott, averti en fin de première mi-temps, n’avait pas échappé à un deuxième carton jaune suite à une de ses nombreuses fautes à la limite de la correction.

Jouer la plupart du temps dans son camp n’a pas empêché Seattle de menacer le but de Penedo à quelques reprises. Il faut souligner les bonnes interventions du gardien et des défenseurs du LA Galaxy, mais cela accentue les questions au sujet d’une équipe qui n’a marqué qu’un seul but en 270 minutes. Ce constat n’inquiète guère une formation qui devra être plus prolifique si elle compte inverser la tendance au match retour dans une semaine, où elle devrait récupérer Alonso et Neagle, deux pions importants absents ce dimanche.

Plus tôt dans la journée, New England a posé les jalons de se qualification en s’imposant à New York (résumé vidéo) grâce à ses armes favorites : les tirs de loin et la contre-attaque, origines respectivement de son premier et de son deuxième but. Auteur de ce dernier, Jones a fait preuve d’une compétitivité de tous les instants, parfois à la limite de la sportivité, mais il a tiré ses nombreux jeunes coéquipiers dans le sillage de son engagement. Parmi eux, Bunbury, impliqué dans les deux buts, a eu un rôle crucial grâce à son efficacité.

Mené à la marque, New York avait égalisé et semblait en mesure de prendre le dessus. Cependant, l’équipe a souvent péché par précipitation, oubliant de faire courir son adversaire après le ballon (ce que New England déteste) pour frapper au bon moment. Son seul but était pourtant un bon exemple de la tactique à adopter. Il doit désormais marquer au moins deux buts au match retour, et ce, sans Wright-Phillips, suspendu pour abus de cartons jaunes suite à un avertissement stupide : le buteur a avoué ne pas connaître le règlement et ne pas avoir su ce qui lui pendait au nez. Carton jaune au délégué qui a oublié de l’avertir… Henry sera bel et bien présent, ce qui était incertain vu que le joueur français n'a jamais disputé la moindre rencontre sur le terrain synthétique de Foxborough.

11 November 1:40 de la tarde

Il ne reste plus que quatre prétendants à la Coupe MLS : l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) revient sur les demi-finales de conférence – sans oublier les battus – et préface le prochain tour de la compétition.

En écartant DC United, New York a prouvé une fois de plus qu’il pouvait hausser son niveau de jeu. Henry a porté l’équipe, Luyindula a brillé et Wright-Phillips était encore au bon endroit au bon moment. Par contre, la défense n’a pas été des plus rassurantes. On se demande aussi si, après son élimination, DC United peut être satisfait ou déçu de sa saison.

New England a éliminé Columbus à l’issue de 180 minutes lors desquelles il n’y a guère eu de suspense. L’équipe la plus impressionnante offensivement en contre-attaque n’a fait qu’une bouchée de celle dont il s’agit de la principale carence défensive. On parle aussi des absents à Columbus et du recrutement.

On peut s’attendre à beaucoup de spectacle lors de New York - New England, avec une équipe capable de changements de rythmes soudains grâce à Henry (que tout le monde espère voir jouer sur synthétique) et Wright-Phillips face à la vitesse d’exécution de Nguyen et sa bande qui pourraient mettre à mal une défense fébrile.

Le LA Galaxy a donné une leçon à Salt Lake au match retour. La qualité du jeu des Californiens fait l’unanimité. Les vedettes offensives balaient leurs adversaires mais sont bien aidées par une défense qui tient le fort et des joueurs plus effacés qui apportent tous une importante pierre à l’édifice. Si Salt Lake a passé une soirée cauchemardesque, c’est aussi parce que son adversaire a parfaitement exploité ses faiblesses.

Seattle a éliminé Dallas grâce à la règle des buts à l’extérieur, qui a montré son utilité en animant le match retour, un 0-0 (résumé vidéo) qui, sans cela, aurait été encore moins spectaculaire. La défense a tenu le coup, emmenée par un Chad Marshall qui a pu se mettre en valeur face à un adversaire lui convenant parfaitement. Cela met fin à la saison de Dallas, parsemée de nombreuses bonnes surprises.

Le duel LA Galaxy - Seattle sera une finale avant la lettre. Malgré le résultat des deux dernières rencontres de saison régulière entre eux, le vainqueur du Supporters Shield ne part pas favori, surtout si Alonso, sorti sur blessure contre Dallas, n’est pas rétabli. La variété du jeu et des options mises en place par Bruce Arena offre un éventail de possibilités qui suscite l’unanimité dans les pronostics des animateurs de l’émission.

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10 November 12:55 de la tarde

New York, New England et le LA Galaxy sont les trois premiers membres du carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2014 et seront rejoints ce soir par Dallas ou Seattle. Les équipes en position favorable après le match aller se sont toutes qualifiées, sans énorme difficulté.

En s’imposant 5-0 contre Salt Lake (résumé vidéo), le LA Galaxy a fait très forte impression. Il faut dire que les visiteurs l’ont bien aidé, eux qui ont un incontrôlable désir de s’installer dans le camp adverse. Et quand Donovan a ouvert la marque après 10 minutes, l’obligation d’égaliser a encore fait croître la tentation. Sauf que devant la défense californienne parfaitement organisée, ils n’ont jamais réussi à faire circuler le ballon convenablement, multipliant les pertes de balle et subissant les contre-attaques les unes après les autres.

En outre, en mettant beaucoup de monde haut sur le terrain, ils permettaient au LA Galaxy, quand ce dernier était en possession de balle, de placer des accélérations fulgurantes. Les vedettes locales s’en sont donné à cœur-joie, Donovan (auteur d’un triplé) et Keane étant impliqués, seuls ou ensemble, dans tous les buts. Ce qui conforte la théorie que pour remporter la Coupe MLS, les meilleurs joueurs de l’équipe doivent être bons. Outre son triplé, Donovan a été intenable, ce qui lui a valu les éloges de ses coéquipiers. « Il m’a maltraité », sportivement parlant, se lamentait après la rencontre l’infortuné Beltran, l’arrière droit qui s’est retrouvé dans une zone où le danger revenait par vagues incessantes. Mais c’est toute son équipe qui a été submergée.

Au tour suivant, le LA Galaxy affrontera le vainqueur du duel Seattle - Dallas, qui se jouera ce soir à partir de 22h30 (HE). Après le partage 1-1 à l’aller, les Texans ont l’obligation de marquer pour éviter l’élimination, ce qui renforce la croyance qu’ils pourraient prendre des risques et s’exposer à des contre-attaques. Sigi Schmid a cependant parfaitement prévenu ses hommes du piège que cette idée constitue, et que la meilleure manière de se qualifier sera de jouer comme d’habitude.

Une attention particulière sera portée à Mauro Diaz, absent lors du match aller, mais à chaque coup de sifflet de l’arbitre en faveur de Dallas dans la moitié de terrain adverse, tous les regards se tourneront vers Michel Garbini, menace permanente sur les phases arrêtées. Toutefois, pour son entraîneur Oscar Pareja, une des clefs du match sera son efficacité dans le cours du jeu. En ajoutant aux noms précités ceux, entre autres, de Dempsey, Martins, Yedlin ou Castillo, ces deux équipes ont leur pléthore de vedettes. Mais si le héros du match était un joueur davantage dans l’ombre ? Comme le gardien Stefan Frei, qui a réalisé un arrêt crucial au match aller et n’a pas encore manqué la moindre minute en championnat cette saison ?

Seule équipe qualifiée à avoir perdu une de ses rencontres, New York s’est certes incliné 2-1 à DC United (résumé vidéo) mais n’a pas tremblé longtemps. Quelques jours après avoir gagné son premier (puis son deuxième) match de phase finale à la Red Bull Arena, New York a donc vaincu un autre signe indien, en éliminant DC United, sa bête noire à ce stade de la compétition. À vrai dire, la rencontre a longtemps été très stérile en occasions, jusqu’à ce que DeLeon n’ouvre la marque de la tête en fin de première mi-temps.

Si l’ouverture du score a relancé le suspense, il s’est arrêté peu avant l’heure de jeu, quand un centre d’Henry côté gauche était repris victorieusement par Luyindula. Un buteur dont Mike Petke s’était privé l’an dernier au même stade de la compétition : « Ma plus grande erreur », reconnaît aujourd’hui l’entraîneur. DC United devait donc marquer trois buts pour se qualifier, mais n’a trouvé le fond des filets qu’une fois en fin de match, par Franklin qui lui permettait de remporter une victoire pour l’honneur, ce qui a à peine atténué d’immenses regrets. Un but sans conséquence pour New York, contrairement à l’exclusion de Miller, qui manquera les deux rencontres du tour suivant.

Un tour suivant que New York jouera contre New England, qui a confirmé sa victoire du match aller en battant Columbus 3-1 (résumé vidéo). Obligés d’ouvrir la machine à marquer, les visiteurs avaient la tâche d’autant plus difficile qu’ils étaient privés de trois éléments offensifs. Le match pouvait partir dans tous les sens, mais a pris une tournure définitive quand l’inévitable Nguyen a ouvert la marque juste avant la mi-temps. Il prolongeait au fond des filets un centre de Bunbury : lui et Rowe avaient permuté de flanc quelques minutes plus tôt, un changement tactique dont Jay Heaps est particulièrement fier.

Par la suite, New England a marqué deux buts supplémentaires grâce à son arme favorite, la contre-attaque. Entre temps, Tchani avait prolongé victorieusement un coup franc plein axe pour atténuer la lourdeur des chiffres. Un résultat cependant sans appel, qui couronne une prestation impeccable de toute une équipe, dont un membre a eu une récompense particulière et attendue ce lundi matin, puisque Lee Nguyen a été convoqué en équipe nationale, sept ans après sa dernière sélection.

04 November 2:16 de la tarde

Trois sujets sont au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) : le début de la phase finale qui n’a pas manqué de spectacle, un retour sur les débats concernant le leadership et la communication à Montréal, ainsi que la fin de Chivas USA et l’annonce de l’arrivée d’un nouveau club à Los Angeles.

La phase finale nous a déjà offert quelques rencontres de haut vol. En quoi la victoire de New York contre DC United est-elle surprenante : son résultat ou la prestation d’un des deux clubs ? Après le 0-0 au match aller, qui est en meilleure position entre Salt Lake et le LA Galaxy ? New England était-il trop fort ou Columbus est-il passé à côté de son match ? Ceux qui sont restés sur leur faim lors de Dallas - Seattle ont-ils raté quelque chose ?

Chivas USA a mis la clef sous la porte et sera remplacé sur le terrain par un autre club à Los Angeles en 2017. On parle de la manière dont ce dossier difficile a été géré et on se demande quelles sont les conditions de la réussite d’une rivalité fructueuse entre deux clubs dans la plus grande ville de Californie.

On revient sur la situation de Montréal, en abordant des aspects extra-sportifs : la communication, particulièrement celle venant des responsables techniques, les contradictions, ce que les joueurs ont voulu dire en parlant de problèmes de leadership et la manière dont ce dernier est géré, notamment par l’attribution des rôles. Sans oublier la conférence de presse de Matteo Ferrari.

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03 November 12:26 de la tarde

Une pluie de buts à Columbus, un sommet qui se termine sur un nul vierge mais nous offre peut-être le plus beau des spectacles, New York qui étouffe DC United et Seattle en bonne position avant le match retour : les demi-finales de conférence ont offert un visage bien différent les unes des autres, chacune présentant son intérêt particulier.

Le seul match sans but a peut-être été le plus haut en couleurs. Rimando et, surtout, Penedo n’ont pas chômé lors d’un Salt Lake - LA Galaxy haletant (résumé vidéo) où les occasions ont plu du début à la fin. La défense locale a confirmé son extrême solidité dans son stade et plus les minutes avançaient, plus on passait de temps devant le but californien. Mais le gardien visiteur, au prix de certains réflexes de haute voltige, a tout arrêté. Conscients d’être passés à côté de la montre en or, les joueurs de Salt Lake se consolent en disant qu’un nul avec buts suffira au match retour. Outre l’adversaire, le LA Galaxy a dû affronter l’altitude et, en deuxième mi-temps, le vent de face. Heureux d’avoir bien défendu, ses joueurs déclarent que gagner à domicile pour passer au tour suivant est bien la moindre des choses.

New York est la seule équipe jouant chez elle à s’être imposée, 2-0 contre DC United (résumé vidéo), un résultat qui lui ouvre de belles perspectives avant son déplacement à Washington. Il est la récompense de son match très abouti des deux côtés du terrain. Impliqué dans les deux buts, Thierry Henry s’est mis en évidence 90 minutes durant par des gestes qui ont surpris presque tout le monde, à commencer par ses adversaires, mais pas ses équipiers qui en ont profité. Au fout et au moulin, Sam, à la base du premier but, a réalisé un important travail de sape. Présents au bon endroit, au bon moment et avec le bon geste, Luyindula et Wright-Phillips ont parachevé leur travail de deux buts. En face, DC United, qui s’est désolé d’avoir joué son plus mauvais match au pire moment de la saison, n’avait presque aucune solution : il n’arrivait pas à s’installer dans le camp adverse, ses espaces de prédilection étaient fermés. Ça ne l’a pas empêché de tenter sa chance de loin assez souvent, exercice lors duquel il est généralement plutôt adroit, mais ce fut sans succès cette fois.

On attendait beaucoup de Dallas - Seattle, qui s’est soldé sur un partage 1-1 (résumé vidéo) paraissant contenter tout le monde. Comme à son habitude, le détenteur du Supporters Shield a commencé en douceur, ce qui a permis à Dallas de s’installer dans son camp. L’équipe reine des phases arrêtées s’est procuré celle la plus régulièrement couronnée de succès quand Pappa a accroché Escobar dans le rectangle : Michel, de son pied gauche impérial, n’a pas raté le penalty. Au retour des vestiaires, alors que les deux équipes semblaient encore s’observer, une faute d’inattention dans la défense texane a permis à Alonso de reprendre victorieusement un coup franc, un but sorti d’un peu nulle part très frustrant pour les joueurs locaux. En saison régulière, Seattle aurait certainement poussé pour aller chercher les trois points, qu’il a souvent conquis en fin de match, mais avec le match retour à l’horizon, il s’est satisfait de ce résultat, alors que Dallas était moins fringant même s’il a obligé Frei à sortir un grand réflexe dans les derniers instants.

Mettant aux prises deux équipes aimant la vitesse, tirer de loin et dans tous les sens, Columbus - New England avait les ingrédients d’un feu d’artifice, et on a vu une explosion de buts : 2-4 (résumé vidéo). Deux coups francs ont mis le feu aux poudres : le premier de Rowe repris victorieusement par la tête de Davies, le second envoyé directement dans le but par Tierney, donnant deux buts d’avance aux visiteurs face à une équipe médusée et incapable d’exécuter son plan de match. Columbus a poussé, est revenu au score grâce à Meram, mais, cherchant à égaliser, a permis à son adversaire de sortir ses contre-attaques explosives. Nguyen et Davies (auteur du premier doublé en phase finale de l’histoire du club) ont tour à tour trouvé le chemin des filets de superbe manière, avant qu’Higuain ne réduise sur penalty la sévérité des chiffres.