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Match Lookahead

26 February 12:47 de la tarde

Le dernier match aller des quarts de finale de la Ligue des champions opposera ce soir Alajuelense, un des trois clubs costariciens toujours présents à ce stade de la compétition, à DC United, dernier club américain encore en lice (20h00, HE / Fox Sports 2).

À l’instar de Montréal avant-hier, DC United jouera son premier match officiel de l’année dans un contexte difficile, face à un adversaire en pleine saison. La forme de match est donc bien différente de part et d’autre, mais les Québécois ont démontré que ça n’empêchait pas d’obtenir un bon résultat en déplacement.

Les deux clubs se sont toutefois préparés de manière différente : pas de stage de deux semaines dans le pays de l’adversaire pour les Américains, qui ont posé le pied au Costa Rica seulement trois jours avant leur match. Dès leur descente de l’avion, l’international local Jairo Arrieta y a été accueilli comme un héros.

Ils ont découvert des conditions de jeu qui pourraient être hostiles, avec un terrain synthétique très bondissant, et des supporters qui n’ont rien d’enfants de chœur. Les joueurs non plus apparemment, puisque deux d’entre eux sont suspendus pour le match. DC United devra aussi composer avec des absences, notamment celles d’Halsti et Johnson en raison de pépins physiques, alors que Birnbaum revient de blessure.

Cette année, DC United dispute la Ligue des champions car il a remporté la Coupe des États-Unis 2013. Depuis lors, l’équipe - qui avait alors atteint des abysses en championnat - a beaucoup changé, et reste sur une saison 2014 très positive. D’ailleurs, il n’y eut guère de bouleversements dans l’effectif cet hiver. La préparation a donc été facilitée par le fait qu’il ne faille pas développer de nouveaux automatismes.

Le moment est peut-être relativement bon pour affronter Alajuelense, puisque l’équipe costaricienne est en méforme ces dernières semaines malgré une deuxième place en championnat et que des dissensions ont été affichées au sein du groupe. Ça ne l’empêche pas d’être un adversaire redoutable, avec une défense réputée très solide à domicile. Marquer un but là-bas serait donc une victoire en soi, c’est d’ailleurs un des objectifs de DC United qui prend ce match très au sérieux, conscient qu’un quart de finale de Ligue des champions est une occasion qui ne se présente pas souvent.

Toujours en lice dans la compétition, le club phare du Costa Rica, Saprissa, a perdu 0-3 contre l’America Mexico lors de son quart de finale aller hier soir, et ses chances sont compromises. On ne peut pas en dire autant du troisième représentant tico, puisque Herediano est allé chercher le nul 1-1 à Olimpia (Honduras).

24 February 1:29 de la tarde

Plus de deux mois et demi après la finale de la Coupe MLS 2014, l’attente prend fin ce soir puisque Montréal jouera le premier match officiel de l’année impliquant un club de MLS, son quart de finale aller de Ligue des champions à Pachuca (22h00 HE, TVA Sports, Sportsnet One, Sportsnet World, Fox Sports 2).

Ce sera la première occasion de découvrir une équipe montréalaise métamorphosée, avec pas moins de 14 arrivées et 12 départs depuis l’automne dernier. Si presque tout le monde s’entend pour dire que l’effectif a été renforcé en qualité et aux emplacements où c’était nécessaire, il faut le temps que la mayonnaise prenne, et la préparation a été pour le moins de courte durée.

Pour encore davantage compliquer les conditions de jeu des Montréalais, Pachuca est en altitude (2400 mètres) et l’air, déjà rare, peut être pour le moins irrespirable. Afin de s’habituer à ces conditions, les joueurs ont pris la direction du Mexique il y a deux semaines. Ce n’était pas un luxe, car plusieurs ont été malades, mais ils ont eu le temps de reprendre des forces. La rencontre se jouant en soirée, la chaleur ne devrait pas constituer un handicap supplémentaire.

Toutefois, le principal obstacle pour Montréal sera évidemment son adversaire. Affronter un club mexicain en Ligue des champions n’est simple pour personne mais si l’histoire récente montre que ce sont des ogres, elle laisse toutefois transparaître quelques lueurs d’espoir. Seattle a montré l’exemple il y a quelques années en sortant Tigres UANL au même stade de la compétition, et l’expérience sur la scène internationale de joueurs comme Piatti et Ciman constituera un plus indéniable pour les Montréalais.

Si actuellement Pachuca est dans la colonne de droite du classement du championnat du Mexique, l’équipe se porte mieux depuis quelques semaines : le onze de base ne change plus tellement, et elle reste sur un 7/9. La dernière émission Coup Franc en a décortiqué les forces et les faiblesses, et mis en lumière quelques atouts montréalais susceptibles de déstabiliser l’adversaire.

Connaître l’adversaire est un avantage : tant les supporters que Frank Klopas et son staff ont été renseignés en profondeur sur Pachuca. L’inverse n’est pas vrai, et la tâche des Mexicains a été d’autant plus compliquée que les bleu-blanc-noir ont changé de visage depuis la fin de la saison dernière. Un petit avantage stratégique dont compte tirer profit l’entraîneur montréalais qui cache ses cartes tant que possible.

On sait toutefois que Romero, blessé, est rentré à Montréal. Kronberg et Alexander ne peuvent pas jouer, puisqu’ils ont déjà pris part à la compétition cette saison sous le maillot d’un autre club. Camara a été hors-circuit pendant une partie de la préparation et devrait être relayé par Cabrera au poste d’arrière droit. Donadel, qui a fait partie des joueurs malades, a sans doute récupéré suffisamment pour être fidèle au poste, ce qui reléguerait Bernier sur le banc. En pointe, Oduro et McInerney présentent tous deux des avantages et des inconvénients en fonction des forces et faiblesses de Pachuca : le premier nommé semble jouir des faveurs pour être sur le terrain au coup d’envoi, laissant le champ libre à Mapp sur le flanc droit.

Le onze de départ est une chose, le choix des principes de jeu à appliquer en est une autre. Le message n’est pas tant de gagner aujourd’hui que de préserver les chances de qualification en vue du match retour, la semaine prochaine à Montréal. Casser le rythme, éviter les accélérations des ailiers rapides et profiter des hésitations dans l’axe sont trois directives qui sont revenues souvent aux oreilles des joueurs montréalais au cours des derniers jours.

Ils ont aussi vu et revu leur adversaire. Auront-ils la surprise de découvrir de nouveaux visages sur le terrain ? Le palmarès de Pachuca permet de croire que ce club prend les compétitions internationales au sérieux, lui qui a déjà remporté la Ligue des champions à plusieurs reprises. Mais quel que soit le onze aligné par l’équipe locale ce soir, il partira favori et pourrait sous-estimer son adversaire. Cependant, à Montréal, on ne veut pas montrer de complexe d’infériorité, certains affichant ouvertement l’ambition de participer à la Coupe du monde des clubs.

Pour cela, il faut gagner la Ligue des champions. La première étape passe par une qualification pour les demi-finales. Ensuite, d’autres adversaires seront au rendez-vous. Jeudi soir, le dernier club américain encore en lice, DC United, se déplace à Alajuelense (Costa Rica). Les deux autres quarts de finale opposent Olimpia (Honduras) à Herediano (Costa Rica) et Saprissa (Costa Rica) à l’America Mexico, respectivement ce mardi soir à 20h00 et demain à 21h00.

20 February 6:42 de la tarde

Montréal sera le premier club de MLS à jouer un match officiel en 2015, son quart de finale aller de Ligue des champions mardi prochain à Pachuca. L’émission de la semaine (que vous pouvez également écouter ici) préface ce duel, vous présente les Tuzos en détails, donne les dernières nouvelles du Mexique et tente de définir les atouts en faveur des Montréalais.

  • Que vaut Pachuca ?
  • Quelles sont ses forces et ses faiblesses ?
  • Qui est la vedette de l’équipe ?
  • Quel est le profil des titulaires habituels ?
  • Les Mexicains mettront-ils leur meilleur onze sur le terrain ?
  • Quel onze de départ pour Montréal ?
  • Qui risque de ne pas jouer ?
  • Comment exploiter les points faibles de l’adversaire ?
  • Quelles sont les options de Frank Klopas ?
  • À quel point ne pas avoir joué depuis octobre handicape Montréal ?
  • L’altitude et la pollution vont-elles peser dans la balance ?
  • Intimidation : quelle influence du public et du jeu physique ?
  • Comment faire mousser l’intérêt pour la Ligue des champions ?

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05 December 2:27 de la tarde

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera le LA Galaxy à New England ce dimanche 7 décembre à partir de 15h00 (HE - 12h00 locales, 21h00 dans la plupart des pays d’Europe occidentale). Une rencontre qui sera diffusée un peu partout sur la planète, notamment sur RDS2, TSN, ESPN, Univision Deportes et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Il ne faut pas s’en cacher : le LA Galaxy part avec les faveurs des pronostics. Les spécialistes de MLSsoccer.com ont décortiqué les deux équipes ligne par ligne, et n’ont jamais donné l’avantage aux visiteurs. Même sur le banc, ce sont les Californiens qui émergent. Évidemment, leur trio de vedettes offensives Donovan - Keane - Zardes fait peur, mais New England se dit parfaitement prêt à affronter ce « cauchemar ». Gonçalves et ses coéquipiers pourront prendre exemple sur Seattle, qui les avait bien muselés au tour précédent. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à mettre hors d’état de nuire : impliqués, appliqués et précis dans leurs services, Sarvas et Juninho constituent le moteur de l’entrejeu du LA Galaxy.

Conscients de leur statut, les favoris de cette rencontre n’en prennent pas pour autant la grosse tête et sont loin de sous-estimer leurs adversaires, qu’ils ont pourtant écrasés 5-1 à Carson en juillet dernier. Depuis lors, bien des choses ont cependant changé, et pas seulement parce que les deux formations déploraient de nombreux absents ce jour-là. Ainsi, les Galactiques se méfient d’une équipe très équilibrée et qui a su élever son niveau de jeu pour être, à leurs yeux, la meilleure de la compétition en fin de saison.

Malgré tout, même en grande forme, New England a souvent peiné en déplacement, alors que le LA Galaxy a été maître chez lui où sa seule défaite de l’année en championnat remonte au 8 mars, soit à la première journée de compétition. Si dans l’absolu, la balance penche déjà en sa faveur, l’avantage du terrain la déséquilibre encore beaucoup plus.

Il ne serait pas étonnant de voir un LA Galaxy aussi à l’aise dans le jeu au sol que dans les airs déjà faire le nécessaire pour prendre ses distances avant la mi-temps. L’équipe est difficile à contrer quand elle s’installe entre le rond central et le rectangle adverse, où elle est capable d’être efficace tant en imposant un rythme constant que des accélérations soudaines. Si New England serre les rangs, son adversaire va passer par les côtés. Le bloc défensif visiteur aura intérêt à bien se placer pour ne pas laisser les membres du trio infernal s’approcher trop près du but, sans toutefois trop reculer et laisser de l’espace pour tirer de loin.

Mission difficile, vous dites ? Et ce n’est que celle de la défense ! Certes, Jones et consorts ne manquent pas d’atouts offensifs, mais l’arrière-garde dirigée par Omar Gonzalez a été impériale sur ses terres toute l’année. Elle semble parée pour faire face aux contres et aux tirs de loin dont la bande à Nguyen s’est fait une spécialité cette saison. Seule petite faiblesse, l’attrait des arrières latéraux vers l’avant laisse de la place pour centrer, mais ce n’est pas l’exercice préféré de New England, friand du jeu au sol dans l’axe. Sauf que les deux buts de son dernier match contre New York sont venus des côtés… Il y a donc de l’espoir.

Outre le soccer à l’état pur, de nombreuses histoires gravitent autour de cette finale, à commencer par le scénario hollywoodien qui pourrait couronner la fin de carrière de Landon Donovan, dont ce sera le dernier match. Une fête qui n’occupe absolument pas l’esprit de ses adversaires, qui préfèrent ne pas y penser. Il faut dire que pour certains d’entre eux, l’émotion sera d’un tout autre ordre : Chris Tierney et Scott Caldwell étaient tous les deux au stade lors de la finale qui a opposé les deux équipes à Foxborough en 2002, perdue par leurs favoris. Aujourd’hui, ils représentent sur le terrain ceux qu’ils encourageaient hier. Un rêve se réalise.

La rencontre aura aussi une saveur particulière pour Matt Reis, mythique portier de New England dont il a défendu les filets durant onze saisons, et aujourd’hui entraîneur des gardiens du LA Galaxy. Sur le banc, on aura droit au duel entre un maître et un élève. D’un côté, Bruce Arena qui tentera d’enrichir encore un palmarès qui ne manque pas de lettres de noblesses ; de l’autre, Jay Heaps, qu’a priori tout oppose à celui qui est de 25 ans son aîné.

Ah, la jeunesse de New England, on en a tant et tant parlé… Mais c’est une encore plus prime jeunesse qui tisse les liens dans les rangs du LA Galaxy : 11 joueurs viennent d’être papas ou le seront sous peu ! Des liens qui ont été encore renforcés lors des malheurs vécus par AJ DeLaGarza, dont le fils Luca est décédé à l’âge d’une semaine en raison d’une malformation cardiaque congénitale. Le défenseur a pris le dessus et continué de jouer à un excellent niveau. Une blessure aux ischio-jambiers l’a privé du match à Seattle mais il devrait être rétabli pour la finale. Autre joueur revenu de loin, Kevin Alston a surmonté une forme rare de leucémie en 2013, et devrait participer à l’apothéose comme il a participé aux quatre rencontres précédentes de son équipe durant cette phase finale.

Il ne fait donc aucun doute que sport de haut niveau et émotions fortes seront au rendez-vous de cette Coupe MLS 2014, qui sera arbitrée par Mark Geiger. Pour avoir encore plus de détails au sujet de la rencontre, écoutez l’émission Coup Franc et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Bon match !

02 December 5:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

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28 November 12:59 de la tarde

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ouvriront le match retour des finales de conférence en position avantageuse, mais leurs adversaires ont encore bon espoir de disputer la finale de la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

New England semble être l’équipe dont les chances de qualification sont les plus grandes, lors d’un match dont le coup d’envoi sera donné à 15h00 ce samedi. Non seulement elle fait preuve de solidité défensive sur son terrain, mais en outre New York peine en déplacement. Il lui faudra pourtant marquer au moins deux buts, et ce sans Wright-Phillips dont la suspension hante toujours les esprits et a été évoquée sur Twitter par Mike Petke lors d’une séance de questions-réponses improvisée ce jeudi.

New York devra donc prendre des risques. Mais comment ? New England ne s’attend à rien de très original, et pense qu’il lui suffira de contrôler un adversaire qui jettera toutes ses forces à l’attaque. De quoi évidemment réjouir ces amoureux de la reconversion offensive, qui veulent aussi passer par les ailes grâce à Bunbury. Mais New York devrait modifier son système de jeu pour tenter de déstabiliser son adversaire : établir et appliquer un plan de match totalement inhabituel pour eux cette saison, voilà certainement la seule chance de salut pour Mike Petke et ses joueurs.

Seattle aussi doit gagner, mais sera chez lui dans un stade plein à ras-bord certainement bien avant le coup d’envoi prévu pour 21h20 (HE) dimanche. Sa mission n’est cependant pas simple : avec la règle des buts à l’extérieur, s’il encaisse un but, il devra trouver le fond des filets à trois reprises en 90 minutes. Pour tenir le fort derrière, il comptera donc sur Chad Marshall, fraîchement élu Défenseur de l’année et particulièrement touché d’avoir été plébiscité par les joueurs. Devant, le duo Dempsey - Martins devra une fois de plus faire preuve de complicité pour tromper la solide arrière-garde californienne. Si Neagle rentre dans le jeu, il pourrait leur prêter main forte afin d’amorcer des accélérations tranchantes.

Dans l’autre camp, les vedettes offensives seront également observées de près : Zardes, Keane et Donovan ne sont toutefois pas seuls à pouvoir apporter la menace. On l’a vu lors du seul but du match aller, dessiné par DeLaGarza et conclu par Sarvas, mais depuis quelques semaines, Ishizaki a aussi pris une nouvelle dimension dans l’équipe. Avec un adversaire qui doit prendre des risques, le LA Galaxy pourrait miser sur la qualité de passes et la vitesse pour envoyer des ballons dans l’axe et dans le dos de la défense : cela ferait inévitablement penser à la période, pas si lointaine, où David Beckham était dans une équipe qui a pourtant bien évolué depuis le départ de l’Anglais, il y a deux ans à peine.

25 November 3:38 de la tarde

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

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21 November 1:03 de la tarde

Ils ne sont plus que quatre à briguer la Coupe MLS et ils vont commencer à en découdre ce dimanche. Sur la côte Pacifique, le LA Galaxy recevra Seattle sous les coups de 14h00 heure locale (17h00 HE). Avant cela, à l’autre bout des États-Unis, New York aura affronté New England, match dont le coup d’envoi est prévu pour 13h30.

Le duel entre les deux premiers du classement général à l’issue de la saison régulière a des allures de finale avant la lettre. On peut légitimement espérer un match très offensif entre un LA Galaxy impérial chez lui, contre une équipe de Seattle dont la défense souffre beaucoup à l’extérieur mais qui possède de très loin l’attaque la plus prolifique en dehors de ses bases. Un scénario que réfutent toutefois les Californiens, qui s’attendent à voir leur adversaire jouer très défensivement.

Une éventualité confirmée par Clint Dempsey qui, quand il parle du match, n’évoque pas les moyens de battre Penedo mais bien de contenir Keane et Donovan… L’état d’esprit de Seattle ne changera pas malgré l’incertitude entourant Osvaldo Alonso, même si les chances de voir jouer le pare-chocs défensif sont relativement grandes. La comparaison ligne par ligne des protagonistes donne un avantage au LA Galaxy, qui a tout intérêt à profiter de l’avantage du terrain avant le match retour. Seattle pourra compter sur ses fidèles supporters, qui enchantent jusqu’en Angleterre. Autre sujet magazine à lire, celui sur Landon Donovan et les problèmes de santé mentale des joueurs de haut niveau.

Le duel entre New York et New England ne sera pas moins alléchant. Les supporters l’ont bien compris : il n’y a plus aucun billet disponible dans une Red Bull Arena qui peine pourtant souvent à faire le plein. Les supporters visiteurs seront en nombre, puisque 20 autocars effectueront le déplacement. Il faut dire que leurs joueurs partent favoris, et recueillent aussi les faveurs des pronostics des observateurs comparant les deux équipes ligne par ligne. Même à New York, on ne parle pas tant des prouesses potentielles d’Henry et Wright-Phillips que de la manière de contenir le trio infernal de l’entrejeu visiteur.

Tous les yeux seront rivés sur Lee Nguyen, hyper motivé après avoir retrouvé l’équipe nationale et grillé la politesse au meilleur buteur de la compétition pour faire partie des finalistes au titre de Joueur de l’année. Il est le joueur le plus emblématique d’une équipe qui vise les sommets après une reconstruction de trois ans, et d’un rajeunissement illustré par le fait que le joueur le plus utilisé soit Andrew Farrell, qui n’en est qu’à se deuxième saison professionnelle. Pendant que New England vit dans l’insouciance, New York se pose des questions au sujet du poste d’arrière gauche, entre la suspension de Miller et le retour tardif d’Oyongo suite à ses obligations internationales.

11 November 1:40 de la tarde

Il ne reste plus que quatre prétendants à la Coupe MLS : l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) revient sur les demi-finales de conférence – sans oublier les battus – et préface le prochain tour de la compétition.

En écartant DC United, New York a prouvé une fois de plus qu’il pouvait hausser son niveau de jeu. Henry a porté l’équipe, Luyindula a brillé et Wright-Phillips était encore au bon endroit au bon moment. Par contre, la défense n’a pas été des plus rassurantes. On se demande aussi si, après son élimination, DC United peut être satisfait ou déçu de sa saison.

New England a éliminé Columbus à l’issue de 180 minutes lors desquelles il n’y a guère eu de suspense. L’équipe la plus impressionnante offensivement en contre-attaque n’a fait qu’une bouchée de celle dont il s’agit de la principale carence défensive. On parle aussi des absents à Columbus et du recrutement.

On peut s’attendre à beaucoup de spectacle lors de New York - New England, avec une équipe capable de changements de rythmes soudains grâce à Henry (que tout le monde espère voir jouer sur synthétique) et Wright-Phillips face à la vitesse d’exécution de Nguyen et sa bande qui pourraient mettre à mal une défense fébrile.

Le LA Galaxy a donné une leçon à Salt Lake au match retour. La qualité du jeu des Californiens fait l’unanimité. Les vedettes offensives balaient leurs adversaires mais sont bien aidées par une défense qui tient le fort et des joueurs plus effacés qui apportent tous une importante pierre à l’édifice. Si Salt Lake a passé une soirée cauchemardesque, c’est aussi parce que son adversaire a parfaitement exploité ses faiblesses.

Seattle a éliminé Dallas grâce à la règle des buts à l’extérieur, qui a montré son utilité en animant le match retour, un 0-0 (résumé vidéo) qui, sans cela, aurait été encore moins spectaculaire. La défense a tenu le coup, emmenée par un Chad Marshall qui a pu se mettre en valeur face à un adversaire lui convenant parfaitement. Cela met fin à la saison de Dallas, parsemée de nombreuses bonnes surprises.

Le duel LA Galaxy - Seattle sera une finale avant la lettre. Malgré le résultat des deux dernières rencontres de saison régulière entre eux, le vainqueur du Supporters Shield ne part pas favori, surtout si Alonso, sorti sur blessure contre Dallas, n’est pas rétabli. La variété du jeu et des options mises en place par Bruce Arena offre un éventail de possibilités qui suscite l’unanimité dans les pronostics des animateurs de l’émission.

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10 November 12:55 de la tarde

New York, New England et le LA Galaxy sont les trois premiers membres du carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2014 et seront rejoints ce soir par Dallas ou Seattle. Les équipes en position favorable après le match aller se sont toutes qualifiées, sans énorme difficulté.

En s’imposant 5-0 contre Salt Lake (résumé vidéo), le LA Galaxy a fait très forte impression. Il faut dire que les visiteurs l’ont bien aidé, eux qui ont un incontrôlable désir de s’installer dans le camp adverse. Et quand Donovan a ouvert la marque après 10 minutes, l’obligation d’égaliser a encore fait croître la tentation. Sauf que devant la défense californienne parfaitement organisée, ils n’ont jamais réussi à faire circuler le ballon convenablement, multipliant les pertes de balle et subissant les contre-attaques les unes après les autres.

En outre, en mettant beaucoup de monde haut sur le terrain, ils permettaient au LA Galaxy, quand ce dernier était en possession de balle, de placer des accélérations fulgurantes. Les vedettes locales s’en sont donné à cœur-joie, Donovan (auteur d’un triplé) et Keane étant impliqués, seuls ou ensemble, dans tous les buts. Ce qui conforte la théorie que pour remporter la Coupe MLS, les meilleurs joueurs de l’équipe doivent être bons. Outre son triplé, Donovan a été intenable, ce qui lui a valu les éloges de ses coéquipiers. « Il m’a maltraité », sportivement parlant, se lamentait après la rencontre l’infortuné Beltran, l’arrière droit qui s’est retrouvé dans une zone où le danger revenait par vagues incessantes. Mais c’est toute son équipe qui a été submergée.

Au tour suivant, le LA Galaxy affrontera le vainqueur du duel Seattle - Dallas, qui se jouera ce soir à partir de 22h30 (HE). Après le partage 1-1 à l’aller, les Texans ont l’obligation de marquer pour éviter l’élimination, ce qui renforce la croyance qu’ils pourraient prendre des risques et s’exposer à des contre-attaques. Sigi Schmid a cependant parfaitement prévenu ses hommes du piège que cette idée constitue, et que la meilleure manière de se qualifier sera de jouer comme d’habitude.

Une attention particulière sera portée à Mauro Diaz, absent lors du match aller, mais à chaque coup de sifflet de l’arbitre en faveur de Dallas dans la moitié de terrain adverse, tous les regards se tourneront vers Michel Garbini, menace permanente sur les phases arrêtées. Toutefois, pour son entraîneur Oscar Pareja, une des clefs du match sera son efficacité dans le cours du jeu. En ajoutant aux noms précités ceux, entre autres, de Dempsey, Martins, Yedlin ou Castillo, ces deux équipes ont leur pléthore de vedettes. Mais si le héros du match était un joueur davantage dans l’ombre ? Comme le gardien Stefan Frei, qui a réalisé un arrêt crucial au match aller et n’a pas encore manqué la moindre minute en championnat cette saison ?

Seule équipe qualifiée à avoir perdu une de ses rencontres, New York s’est certes incliné 2-1 à DC United (résumé vidéo) mais n’a pas tremblé longtemps. Quelques jours après avoir gagné son premier (puis son deuxième) match de phase finale à la Red Bull Arena, New York a donc vaincu un autre signe indien, en éliminant DC United, sa bête noire à ce stade de la compétition. À vrai dire, la rencontre a longtemps été très stérile en occasions, jusqu’à ce que DeLeon n’ouvre la marque de la tête en fin de première mi-temps.

Si l’ouverture du score a relancé le suspense, il s’est arrêté peu avant l’heure de jeu, quand un centre d’Henry côté gauche était repris victorieusement par Luyindula. Un buteur dont Mike Petke s’était privé l’an dernier au même stade de la compétition : « Ma plus grande erreur », reconnaît aujourd’hui l’entraîneur. DC United devait donc marquer trois buts pour se qualifier, mais n’a trouvé le fond des filets qu’une fois en fin de match, par Franklin qui lui permettait de remporter une victoire pour l’honneur, ce qui a à peine atténué d’immenses regrets. Un but sans conséquence pour New York, contrairement à l’exclusion de Miller, qui manquera les deux rencontres du tour suivant.

Un tour suivant que New York jouera contre New England, qui a confirmé sa victoire du match aller en battant Columbus 3-1 (résumé vidéo). Obligés d’ouvrir la machine à marquer, les visiteurs avaient la tâche d’autant plus difficile qu’ils étaient privés de trois éléments offensifs. Le match pouvait partir dans tous les sens, mais a pris une tournure définitive quand l’inévitable Nguyen a ouvert la marque juste avant la mi-temps. Il prolongeait au fond des filets un centre de Bunbury : lui et Rowe avaient permuté de flanc quelques minutes plus tôt, un changement tactique dont Jay Heaps est particulièrement fier.

Par la suite, New England a marqué deux buts supplémentaires grâce à son arme favorite, la contre-attaque. Entre temps, Tchani avait prolongé victorieusement un coup franc plein axe pour atténuer la lourdeur des chiffres. Un résultat cependant sans appel, qui couronne une prestation impeccable de toute une équipe, dont un membre a eu une récompense particulière et attendue ce lundi matin, puisque Lee Nguyen a été convoqué en équipe nationale, sept ans après sa dernière sélection.