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Match Lookahead

29 April 12:58 de la tarde

Le grand jour est arrivé (prise 2, on disait déjà ça la semaine dernière). Ce soir, Montréal reçoit l’America Mexico lors du match retour de la finale de la Ligue des champions (20h00, HE / direct TVA Sports, Sportsnet One, Fox Sports 2, Unimas). Forts de leur partage 1-1 au match aller, les Québécois partent en position favorable puisqu’au moment du coup d’envoi, ils seront virtuellement lauréats de la compétition.

Mais avant de soulever le trophée et de composter son billet pour le Japon, il faudra jouer 90 minutes, voire 120, d’un match qui s’annonce aussi difficile que passionnant. Le contexte, déjà historique, a été chargé par de nombreuses péripéties autour de la rencontre, de la suspension de Bush aux déclarations tapageuses de son vis-à-vis mexicain. De quoi encore faire monter la température…

D’ailleurs, paradoxalement, peu de conversations tournent autour du jeu et du terrain. On parle davantage de l’ambiance, de l’enjeu, de l’importance du match, de sa couverture médiatique, de la pression, du feuilleton du gardien de but montréalais ou encore de l’état d’esprit que de la composition des équipes, du jeu qu’elles comptent développer ou de leurs stratégies pour surprendre l’adversaire. Certes, les entraîneurs veulent préserver certains mystères, mais l’émission Coup Franc de la semaine tente de prévoir leurs plans. D’ailleurs, si vous voulez connaître en détails la façon de jouer de l’America Mexico, celle de la semaine dernière est encore on ne peut plus pertinente.

Maintenant que le cas du gardien est réglé, avec l’arrivée de Nicht qui regardait le match aller seul dans un bar la semaine passée à Indianapolis, deux incertitudes demeurent dans la composition du onze montréalais : le poste d’arrière droit, où Cabrera est indisponible et Camara incertain (ce qui pourrait se répercuter au milieu défensif), et celui d’attaquant, où McInerney et Cooper font de la concurrence à Oduro qui a cependant très bien rempli sa mission la semaine dernière.

Ce qui ne changera pas – en apparence du moins – par rapport au match aller, c’est la mentalité des joueurs montréalais : ils ne semblent pas être submergés par la pression, mais davantage concentrés sur un match dont ils mesurent la portée, qui doit constituer un élément davantage mobilisateur qu’intimidant. Parmi les éléments particulièrement motivés, Ignacio Piatti a enfin la chance de jouer la finale retour d’une compétition continentale, alors qu’il avait dû quitter San Lorenzo pour Montréal juste avant l’apothéose de la Copa Libertadores 2014.

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En face également, il y a deux points d’interrogation majeurs : Peralta, sur le banc au début du match aller puis épargné en championnat contre Chivas, ainsi que Sambueza dont la présence est douteuse depuis sa sortie sur blessure dimanche. Les joueurs de l’America croient fermement à la victoire, et si pour certains d’entre eux, leur équipe aurait dû s’imposer largement la semaine dernière, ça ne les empêche pas de respecter leur adversaire.

Malgré le résultat du match aller, il ne faut pas cacher que de nombreux observateurs neutres considèrent encore les visiteurs comme favoris. C’est compréhensible, puisque ceux-ci comptent confirmer la large domination mexicaine en Ligue des champions. Malgré tout, l’entraîneur Matosas déplore le manque de soutien de la Liga MX, tout en contrastes avec la MLS qui appuie Montréal de toutes les manières possibles, entre le report de matchs de championnat et l’envoi de messages en français par le compte Twitter officiel de la ligue, d’ordinaire en anglais.

Utilisé parfois à tort et à travers, le mot historique sera bel et bien pertinent aujourd’hui à Montréal, où les 61 000 places du Stade olympique ont très vite trouvé preneur. Le club invite les supporters à arriver au stade tôt, afin d’encourager leurs favoris dès l’échauffement, de dévoiler un tifo lorsque les joueurs monteront sur la pelouse avant le coup d’envoi et de ne rien manquer de ce match qui, quoi qu’il arrive, marquera les esprits. Un engouement chez les supporters du club et les amateurs de soccer qui, étonnamment, n’est pas relayé à sa juste valeur par les médias locaux. Chiffres à l’appui, une importante firme de surveillance médiatique explique ainsi qu’au Québec, on parle 60 fois plus de l’équipe montréalaise de hockey que de l’Impact, alors que dans le reste du monde, c’est bel et bien le soccer qui est à l’avant-plan et contribue à la renommée de la ville !

Cela n’empêche pas ceux qui aiment le soccer depuis longtemps, journalistes ou supporters, de raconter comment ils sont tombés sous le charme du ballon rond et de partager les histoires souvent magnifiques qui font qu’aujourd’hui, l’Impact de Montréal occupe la première place sportive dans leur cœur. Et, non, ces réussites sportives et populaires n’ont rien d’une anomalie.

Après le nul 1-1 du match aller, les cas de figure pour déterminer le vainqueur de la Ligue des champions à l’issue du duel de ce soir sont assez simples. Le vainqueur de la rencontre, après 90 ou 120 minutes, remporte le trophée et la place à la Coupe du monde des clubs. En cas de match nul 0-0, Montréal s’impose grâce à la règle des buts à l’extérieur. En cas de partage 2-2 ou plus, l’America Mexico gagne, en raison de la même règle. Si le marquoir affiche 1-1 après 90 minutes, on dispute une prolongation. Durant celle-ci, la règle des buts à l’extérieur n’est plus en vigueur. Donc, si les deux équipes sont toujours à égalité à l’issue de 120 minutes, on procède à la séance de tirs au but. Le suspense est intenable…

28 April 12:05 de la tarde

À l’approche du match retour de la finale, l’excitation est à son comble et l’émission de la semaine (également disponible ici) est évidemment consacrée au duel Montréal - America Mexico. On l’aborde sous toutes ses coutures, sportives et extra-sportives, tout en revenant sur le match aller avec les impressions d’Olivier Tremblay qui était sur place.

  • Après le 1-1 de l’aller, Montréal doit-il ou va-t-il jouer pour le 0-0 ?
  • Peut-on dire que l’équipe qui marquera en premier va gagner ?
  • La physionomie du match retour sera-t-elle semblable à celle de l’aller ?
  • Que penser des nombreux épisodes du feuilleton du gardien de but montréalais ?
  • Que doit faire Frank Klopas si Cabrera et Camara sont indisponibles ?
  • Dans quel état physique et moral sont les joueurs de l’America Mexico ?
  • Ce match va-t-il faire franchir un pas à l’Impact au Québec et à la MLS ?
  • Quelles prestations individuelles nous ont marqués au match aller ?
  • Y avait-il hors-jeu sur le but annulé de l’America ?
  • La faute sur Oduro : l’arbitre avait-il un bon argument pour ne pas sortir de carton rouge ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

22 April 12:01 de la tarde

Ça y est, c’est le grand soir ! Enfin, le premier de deux grands soirs. La finale aller de la Ligue des champions entre l’America Mexico et l’Impact de Montréal se joue aujourd’hui sur le coup de 21h00 (HE / 20h00 heure locale) au stade Azteca (direct TVA Sports 2, Sportsnet World, Fox Sports 2, Unimas).

Il ne faut pas se le cacher, les Mexicains sont les grandissimes favoris de cette finale. Et pour cause : depuis 2006 (et une victoire… de l’America), aucun club d’un autre pays n’a remporté la compétition de clubs phare de la Concacaf. L’équipe locale a de quoi faire peur, surtout pour ceux qui ont vu sa demi-finale retour contre Herediano. Mais elle s’est récemment inclinée 0-4 chez elle en championnat…

Ainsi, dans les rangs montréalais, on préfère ne pas s’emballer dans un sens ou dans l’autre, et rester concentrer sur son match. Une chose ressort nettement des déclarations des joueurs depuis leur arrivée au Mexique : il n’y a aucune raison de stresser, il faut y croire et savourer cette finale à sa juste valeur. Même si les pronostiqueurs les donnent battus, a fortiori pour ce match aller, les visiteurs ne veulent pas envisager la défaite, pas même si elle représente un « résultat positif » dans les esprits. En coulisses, ce discours n’est certes pas répété par tout le monde, mais il n’y fait aucun doute que l’ambiance est au beau fixe.

S’ils acceptent volontiers leur rôle de favori et parlent sans gêne déjà de la Coupe du monde des clubs (ce que certains joueurs de l’Impact avaient également fait après la demi-finale retour, ne l’oublions pas), les Mexicains respectent leur adversaire qui « n’est pas là par hasard » et savent qu’il y a une finale à gagner avant de composter son billet pour le Japon.

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D’ailleurs, de quoi aura l’air ce match sur le terrain d’un club au palmarès riche et regorgeant de vedettes ? Montréal doit-il jouer à onze derrière ? Quelles sont les stratégies offensives favorites de l’America Mexico ? Comment surprendre l’équipe locale de manière efficace ? Quels pièges les deux équipes peuvent-elles tendre à leur adversaire ? Axe du jeu et vitesse risquent d’être les maîtres mots de la soirée, mais une analyse détaillée des forces et faiblesses des protagonistes permet de mieux comprendre où et comment pourra se présenter le danger devant les deux buts.

Les conditions de jeu auront certainement aussi une influence sur le match. À ce sujet, le fait d’avoir joué non loin de là, à Pachuca, en quart de finale permet aux Montréalais d’avoir davantage de repères pour gérer l’altitude et la pollution. Et pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions possibles, le club n’a pas lésiné sur les moyens financiers.

Aussi bien préparés soient-ils, les joueurs découvriront le mythique stade Azteca, où près de 105 000 supporters locaux feront chauffer l’ambiance à blanc. Au milieu de cette foule, une soixantaine de Montréalais ayant effectué le déplacement. S’il n’y aura pas le moindre siège vide lors du match aller, ce sera aussi le cas dans une semaine puisque tous les billets pour le match retour sont déjà vendus.

À distance, Montréal aura évidemment ses supporters derrière lui, mais également l’appui de toute la MLS qui veut mettre fin à l’hégémonie continentale des clubs mexicains. Les deux équipes ont dû batailler ferme pour en arriver à ce stade de la compétition. Des milliers de clubs des pays de la Concacaf, ils étaient 524 en lice pour une place en Ligue des champions il y a deux ans. Ils ne sont aujourd’hui plus que deux. À plusieurs reprises, Montréal est passé par le chas de l’aiguille à quelques secondes près. Notamment grâce au but de Porter contre Pachuca, mais déjà en demi-finale de la Coupe du Canada, contre un club de D2. Comme quoi, cela tient à peu de choses…

Mais ceux qui regardent dans le passé dans les rangs des bleu-blanc-noir ont un rétroviseur qui réfléchit bien plus loin que ça. Des Québécois comme Patrice Bernier et Mauro Biello, présents dans l’équipe au début des années 2000 et même avant, se rendent compte des pas de géant effectués par le club depuis lors et de l’importance historique de ce match

21 April 12:30 de la tarde

Le match aller de la finale de la Ligue des champions se joue ce mercredi et l’émission de cette semaine (que vous pouvez également écouter ici) y est évidemment consacrée. Olivier Tremblay est en direct de Mexico, d’où il nous donne les dernières nouvelles du front, alors que vous connaîtrez également toutes les forces et faiblesses de l’adversaire de l’Impact de Montreal, l’America Mexico.

  • À quel point ce match est-il important dans l’histoire du club montréalais ?
  • Pourquoi le fameux stade Azteca est-il aussi mythique ?
  • Les Mexicains prennent-ils leur adversaire de haut ?
  • Dans quel état d’esprit les Montréalais sont-ils à quelques heures du match ?
  • Jouer à onze derrière, bonne stratégie ou gros risque pour l’Impact ?
  • Par où les attaques montréalaises doivent-elles passer pour aller jusqu’au bout ?
  • Comment Oduro et compagnie peuvent-il développer des contres efficaces ?
  • Y a-t-il un moment du match où Montréal pourrait exploiter une baisse de régime adverse ?
  • Dans quels pièges l’Impact doit-il faire attention de ne pas tomber ?
  • Quels choix offensifs Frank Klopas va-t-il effectuer ?
  • Qui sera dans le onze de départ de l’Impact ?
  • Quelle est la stratégie offensive favorite de l’America Mexico ?
  • Doit-on s’attendre à un départ en trombe de l’équipe locale, comme contre Herediano ?
  • Quelles sont les individualités à surveiller, et pourquoi ?
  • Qu’attendre des phases arrêtées, des deux côtés du terrain ?
  • Où regarder le match si vous êtes à Montréal ?

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07 April 1:07 de la tarde

Le match retour de la demi-finale de la Ligue des champions entre Alajuelense et Montréal (22h00 HE, TVA Sports, Sportsnet, Fox Sports 2) est d’une importance capitale pour les deux équipes. Vainqueur 2-0 au match aller, le dernier représentant de MLS en lice dans la compétition tentera de devenir le premier club canadien de l’histoire à en atteindre la finale. Mais la réception sera très chaude.

D’ailleurs, les supporters locaux et l’ambiance au stade était les principaux sujets de conversation entre les Montréalais et les médias tant canadiens que costariciens. « Ce sera un superbe environnement de soccer, pour le genre de match que les joueurs attendent. Nous avons des joueurs très expérimentés qui ont vécu de grands moments et connaissent ce genre de situation. À Montréal, nous avons joué devant 48000 personnes », déclarait ainsi Frank Klopas à l’issue du dernier entraînement de ses hommes.

En 24 heures, trois équipes se sont en fait entraînées au stade Alejandro Morera Soto. Les deux qui seront en lice sur le terrain, évidemment, mais aussi les supporters locaux qui avaient organisé une réunion de motivation lors de laquelle ils ont donné beaucoup de voix. Il a été plus facile de pêcher des informations auprès d’eux que des deux clubs lors de ces entraînements. En effet, Alajuelense avait organisé sa conférence de presse avant sa séance, mais comme par hasard, les médias montréalais n’avaient que l’heure du début de l’entraînement. Ces derniers – pour des raisons d’heure de bouclage notamment – n’étaient guère nombreux à la séance de l’Impact, où seul Hassoun Camara a répondu à leurs questions, pendant que les journalistes locaux parlaient avec l’entraîneur visiteur et Dilly Duka. Heureusement, MLSsoccer.com a sympathisé les collègues ticos afin de vous fournir toutes les informations recueillies auprès des deux camps au cours de la journée.

Klopas leur a entre autres expliqué ne pas débarquer en terrain inconnu : « Je suis déjà venu voir Alajuelense et Herediano au Costa Rica, je connais ce genre d’ambiance, similaire à celle qu’il y a en Grèce, avec également la pression des médias et des supporters qui ont de grandes attentes. C’est d’autant plus important pour nous de bien jouer, car si on n’est pas dans le coup et qu’Alajuelense marque un ou deux buts, les supporters vont être encore plus dans le match et ce sera encore plus difficile pour nous. »

S’il ne souhaite pas trop élaborer au sujet de ce qu’il connaît de l’adversaire, l’entraîneur visiteur ne tarit cependant pas d’éloges à leur sujet. « Les joueurs costariciens qui viennent en MLS s’adaptent facilement car ils sont très bons techniquement et physiquement. On ne doit pas s’occuper d’un joueur en particulier », explique-t-il avant de se faire demander quel joueur d’Alajuelense il amènerait à Montréal. « J’en prendrais plus que ça. Oui, j’en amènerais quelques-uns ! »

Le 2-0 du match aller ne fait peur à personne, ici à Alajuela. La confiance règne chez les supporters, même ceux d’autres équipes du pays, souvent rivales. « 3-0 », nous dit l’un. « 4-1 », pronostique un autre quelques mètres plus loin. Celui au coin de la rue joue les mimes : après avoir dit Montréal, il montre l’intérieur de stade et fait trembler ses jambes comme les feuilles d’un arbre par grand vent.

Dans de telles circonstances, Montréal compte sur ses joueurs d’expérience afin que tout le monde garde la tête sur les épaules. Confinés dans un cadre luxueux depuis leur arrivée samedi, les joueurs ont découvert le stade et son environnement à peine 24 heures avant le match. L’un d’entre eux le connaissait déjà : Dilly Duka. « Je suis venu ici m’entraîner deux semaines avec l’équipe olympique des États-Unis et je sais ce que cette équipe signifie pour la ville, déclarait le dribbleur montréalais. Ce sera un match différent de celui à Montréal, ils pourront compter sur leurs supporters et ce sera difficile. Ce sera aussi plus compliqué qu’à Pachuca, tout simplement parce que c’est une demi-finale. »

Interrogés au sujet du terrain, les Montréalais ne se sont guère dits inquiets : tant sa dimension (« la même que celle du Stade olympique », dixit Klopas) que la surface artificielle en elle-même (« on a déjà joué sur ce genre de synthétique », rassure Duka) ne suscitent pas la moindre crainte. « Attention, ce qu’ils ont vu aujourd’hui ne reflète pas la réalité, nous prévient un journaliste qui suit l’équipe au quotidien. Avant la rencontre, le terrain sera arrosé : l’eau s’évapore rapidement, mais cela change quand même la nature de la surface qui sera bien plus rapide. »

Il nous parle aussi des principaux sujets de conversation autour de l’équipe locale. Il y a l’arbitre, M. Aguilar, un Salvadorien qui avait sifflé le match de Montréal à Atlante lors de la première épopée de l’Impact en Ligue des champions, mais surtout qui avait officié lors d’un match du Costa Rica aux États-Unis dans la neige et y avait suscité l’ire des ticos. L’autre point qui revient souvent, c’est la volonté de faire la différence dès les premières minutes.

Une donne dont Klopas est également bien conscient. « Alajuelense rentrera fort dans le match, encore plus avec l’appui de la foule. Nous devrons être concentrés pendant tout le match, mais encore plus au début. » Il a également pensé à la toute fin, et à des tirs au but éventuels. « Il faut parer à toutes les éventualités, alors nous nous sommes préparés pour la séance de tirs au but. J’espère que nous ne devrons pas nous rendre là, mais le cas échéant, les joueurs qui devront tirer sont prêts. »

Si tous les supporters que nous avons croisés se sont montrés éminemment sympathiques, à l’approche du match, et pendant celui-ci, une seule chose comptera à leurs yeux : tout faire pour pousser leurs favoris à la victoire. « Attention, demain leur comportement sera très différent, a prévenu un collègue local. Évitez de vous frotter à eux et arrivez au match trois heures à l’avance. » Les joueurs, eux, n’auront pas le choix et Evan Bush s’attend à être bombardé.

Il pourrait l’être doublement : tant par les supporters que par l’équipe d’Alajuelense, qui a prévu de mettre tout à l’attaque. Pas seulement parce qu’il faut rattraper deux buts de retard, mais aussi parce que, nous dit-on ici, l’entraîneur Oscar Ramirez veut prouver qu’il sait avoir des intentions offensives. Certes, son équipe a la deuxième meilleure attaque du championnat, mais cette donnée est faussée par le fait qu’elle a inscrit six buts à deux reprises contre des faire-valoir.

Il devrait ainsi y avoir quelques changements par rapport à l’équipe alignée à Montréal. Toujours selon nos collègues costariciens, Soto, qui ne donne pas satisfaction, sera mis à l’écart, tout comme Salvaterria, jugé trop défensif. Matarrita, habituellement dans l’entrejeu, est pressenti pour jouer derrière et monter beaucoup, tout comme l’autre arrière latéral, Gutierrez. Ils devront quand même s’acquitter avant tout de leurs tâches défensives, alors que les milieux de terrain et les avants ont reçu une mission : tout à l’attaque ! Avec un renfort de choix, Alonso, de retour de suspension.

Info ou intox ? Toujours est-il que cette attention focalisée sur l’adversaire et l’ambiance dans la deuxième ville du Costa Rica arrange bien Frank Klopas, qui lui aussi tente au mieux de cacher son jeu à l’ennemi. Les informations sont données avec parcimonie. Voilà ce que Camara répondait quand on lui demandait comment l’équipe gérerait l’équilibre entre la volonté de défendre deux buts d’avance et celle d’en marquer un pour obliger l’adversaire à en inscrire quatre : « Bonne question… Des fois, on a des envies et on prépare des choses, mais au bout du compte, il y a la réalité du match et une autre équipe qui voudra pousser elle aussi. Il va falloir être aussi rigoureux qu’eux défensivement. C’est une équipe qui développe du jeu, essaye de repartir de l’arrière et de trouver le milieu de terrain. On va tout faire pour bloquer ça et tenter de se créer des occasions avec Jack, Nacho ou celui qui jouera. »

Les joueurs montréalais sont toutefois conscients que ce qu’Alajuelense a montré au match aller n’est pas représentatif de son niveau. « Le match au Stade olympique a un petit peu biaisé les choses car on est vite entré dedans et ils étaient un peu déboussolés, ajoute le défenseur français. Il ne faut plus s’y fier mais arriver fort car ils ont les crocs et la volonté de prendre leur revanche. On doit regarder nos points forts et ne pas se concentrer sur l’adversaire pour éviter de commettre la même erreur qu’ils ont commise ce jour-là. »

Des deux côtés, les plans ont été peaufinés pour ce match ultra-important. Pas étonnant que les Montréalais aient choisi un cadre où règnent calme et concentration pour le préparer. Ce soir, la donne sera toutefois bien différente. Maintenant, place au match !

18 March 1:04 de la tarde

Deuxième club canadien de l’histoire à disputer les demi-finales de la Ligue des champions, Montréal souhaite devenir le premier à en atteindre l’apothéose. Sa mission contre Alajuelense, club costaricien qui en est à ce stade de la compétition pour la deuxième saison consécutive, commence ce soir au Québec (20h00 HE).

Tous les espoirs sont évidemment permis pour un club qui a réussi à éliminer une équipe mexicaine, fait ô combien rare depuis la mise en place de cette Ligue des champions. Cependant, si l’adversaire n’a pas une figure d’ogre, il a un style tout en contrastes avec Pachuca, et Montréal devra faire la preuve qu’il est capable de s’en sortir en appliquant un autre plan de match.

D’ailleurs, n’allez pas dire à Frank Klopas que l’obstacle actuel est plus facile à franchir que le précédent. L’entraîneur pense au contraire qu’Alajuelense offrira une opposition encore plus redoutable, grâce à ses qualités en possession de balle et à son intelligence de jeu. Il faudra aussi composer avec un milieu de terrain très chargé et qui pourrait profiter de l’avantage du nombre.

Ajoutez à cela que, cette fois, il n’y a pas de favori évident et que Montréal doit jouer le match aller à domicile pour comprendre que le détenteur de la Coupe du Canada ne pourra pas se contenter de laisser toutes les responsabilités offensives à son adversaire. Il compte au contraire profiter de l’avantage du terrain pour chercher à se mettre à l’abri. Cependant, le tombeur de DC United ne changera pas ses habitudes et sera très offensif, avec l’intention de marquer le fameux but à l’extérieur.

Pas question non plus de se dire qu’en secouant un peu les joueurs d’Alajuelense, il y aura moyen de les impressionner et de calmer leurs ardeurs : le jeu physique ne fait pas peur aux Costariciens. Et par physique, on parle autant de duels musclés que d’endurance. Ceux qui ont vu l’équipe nationale à la Coupe du monde s’en souviennent certainement… et ils devraient reconnaître Johnny Acosta, titulaire au Brésil pour les Ticos, qui avaient atteint les quarts de finale.

S’il ne fait aucun doute que le dernier représentant de la MLS dans la compétition conservera son 4-2-3-1 habituel, la composition de l’équipe est loin d’être sûre. Il faudra remplacer Mapp, blessé, mais ce n’est pas la seule incertitude quant aux onze joueurs qui seront sur le terrain au moment du coup d’envoi. Certains aimeraient y voir Patrice Bernier, mais l’entraîneur ne compte pas se laisser influencer.

En finale, le vainqueur de ce duel affrontera soit Herediano soit l’America Mexico. Les supporters Costariciens rêvent d’un match entre deux de leurs clubs, et le premier en lice a réussi un véritable exploit en s’imposant 3-0 ce mardi contre un adversaire redoutable, mais qui a rapidement été réduit à dix et s’est ensuite écroulé sous les coups de boutoir.

05 March 1:49 de la tarde

La qualification de Montréal pour les demi-finales de la Ligue des champions est le sujet phare de l’émission de la semaine (également disponible ici), mais on parle aussi des duels incontournables de la première journée de championnat et on vous présente certaines de nos nouveautés pour 2015.

MLS FANTASY – JOUEZ AVEC NOUS

  • Que retenir du match entre Montréal et Pachuca ?
  • Le plan de match de Frank Klopas était-il trop frileux ?
  • Mallace et Porter, les héros : leurs montées au jeu étaient-elles prévisibles ?
  • L’attaque Montréalaise a-t-elle suffisamment de poids ?
  • Qui a joué le meilleur match : Reo-Coker ou Donadel ?
  • Que du positif dans la défense de Montréal ?
  • Y aurait-il eu plus d’ambiance au stade Saputo ?
  • Alajuelense, plus ou moins fort que Pachuca ?
  • Quel est LE match à ne pas rater de la première journée de championnat ?
  • Quels sont les matchs au sommet ?
  • Quels sont ceux qui vont permettre de mieux jauger certaines équipes ?
  • Quelles nouveautés dans l’émission en 2015 ?

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04 March 12:59 de la tarde

Montréal est le premier club qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions, après un partage 1-1 acquis de haute lutte face à Pachuca, et arraché dans les arrêts de jeu (résumé vidéo). Au tour suivant, il sera opposé au vainqueur de DC United - Alajuelense, qui sera joué ce soir.

Les supporters montréalais sont passés par toutes les émotions en 90 minutes : au moment du coup d’envoi, leur équipe était virtuellement qualifiée grâce au 2-2 du match aller. Une situation qui a perduré pendant 80 minutes supplémentaires, jusqu’à ce que Pachuca convertisse un penalty. Pour la première fois de ce quart de finale, les Québécois devaient courir après le score.

En outre, ils avaient peu de temps pour marquer. Mais à la toute fin des arrêts de jeu, le jeune Porter a fait exploser le stade de joie d’un but qui en a fait le héros de toute une ville, alors qu’il était inconnu il y a quelques semaines à peine. Mais ses coéquipiers n’ont pas mis longtemps à discerner ses points forts, et ont su qu’il allait reproduire en match le genre d’action qu’il montre à l’entraînement. De son côté, l’attaquant a suivi les conseils des joueurs expérimentés au moment de conclure. Des vétérans qui lui étaient très reconnaissants après le coup de sifflet final…

DC United, l’autre club de MLS engagé en quart de finale, a besoin de marquer trois buts contre Alajuelense ce soir (20h00, Fox Sports 2) après sa défaite 5-2 au match aller. Cela peut ressembler à une lapalissade, mais le discours des joueurs américains est d’y aller « un but à la fois ». Pour accomplir cette mission, ils seront encore privés de quelques blessés mais récupéreront Hamid, leur gardien titulaire.Ce retour est plus que le bienvenu pour une formation qui devra faire preuve de plus de solidité défensive qu’au Costa Rica.

Offensivement, les espoirs reposent sur Espindola, mais toute l’équipe devra être au diapason, et pour espérer remonter un tel retard, elle devra commencer par ne pas rater son début de match puis par être capable d’imposer le rythme des échanges.

Des deux autres quarts de finale, celui avec le moins de suspense se jouera ce soir (22h00 HE) entre l’America Mexico et Saprissa. Les Mexicains ont un pied et demi dans le carré d’as après leur victoire 0-3 au Costa Rica. Dans l’autre duel (demain 20h00 HE), les Costariciens d’Herediano partiront en position favorable chez eux, après leur partage 1-1 à Olimpia (Honduras) la semaine dernière.

03 March 12:45 de la tarde

Le Stade olympique de Montréal sera en ébullition ce soir à l’occasion du quart de finale retour de Ligue des champions entre Montréal et Pachuca (20h00 HE, TVA Sports, Sportsnet One, Sportsnet World, Fox Sports 2). Après le partage 2-2 à l’aller, les Québécois sont en position favorable.

Il suffit d’assister à un entraînement pour se rendre compte que la bonne humeur est installée dans un groupe où la confiance règne. Le contraste avec l’an dernier est encore plus net depuis le résultat au Mexique : il y a 12 mois, dès que la réalité du terrain a rattrapé les beaux discours de façade, l’édifice s’est écroulé. Cette fois, le premier match a surpassé les attentes, donnant davantage de crédit au travail effectué durant la préparation.

Malgré tout, l’obstacle est de taille face à un adversaire qui n’est pas le premier venu et ne manque pas d’atouts. Quelle approche adopter pour une équipe qui, chez elle, voudra séduire ses supporters, mais devra avant tout se montrer réaliste et se dire qu’au moment du coup d’envoi, elle sera dans la position du qualifié ? « Garder le zéro derrière mais ne pas jouer pour le 0-0 » : voilà le discours qui revient le plus souvent dans la bouche des joueurs. Dès lors, la recette appliquée au match aller devrait être reproduite.

Frank Klopas a toutefois insisté sur deux points depuis mardi dernier et a demandé à ses joueurs de concéder moins de phases arrêtées et de gagner davantage de « deuxièmes ballons ». Ils ne devront pas non plus se préoccuper d’éviter une possession de balle stérile : d’ordinaire, avoir le ballon pour ne rien en faire est problématique, mais dans une telle situation, cela permettra de faire courir le chronomètre… et l’adversaire. Pour se montrer dangereux, les joueurs locaux miseront avant tout sur leurs milieux latéraux.

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L’équipe devra évidemment aussi contrer les forces de son adversaire, connues de longue date, et que l’on a une nouvelle fois pu observer lors du match aller où, malgré les deux buts encaissés, les défenseurs montréalais ont fait belle figure. Ainsi, ils devront encore priver les ailiers mexicains d’espaces mais aussi de solutions. En revanche, l’axe de l’entrejeu va-t-il encore laisser l’adversaire manœuvrer ou le trio Reo-Coker - Donadel - Piatti souhaitera-t-il maîtriser davantage le ballon ?

Pachuca a en tout cas clairement annoncé ses couleurs. Habituée à encaisser, l’équipe est avant tout une machine à marquer des buts, et son parcours en Ligue des champions montre qu’elle ne se laisse pas impressionner en déplacement. Dès lors, il n’y a rien de surprenant à entendre son entraîneur parler d’intentions résolument offensives. Toutefois, en championnat, elle peine à trouver le fond des filets depuis le début de l’année. L’absence de l’attaquant de pointe Nahuelpan a été préjudiciable : de retour de blessure, il n’est pas sûr de commencer le match ce soir, mais s’il est sur le terrain, il y sera habité d’un sentiment de revanche, comme tous ses coéquipiers.

Les conditions de jeu seront également particulières : le Stade olympique de Montréal est couvert, donc la météo hivernale n’aura aucune influence. Les joueurs de Pachuca ont quand même pris un certain plaisir à s’amuser dans la neige. En revanche, le gazon artificiel est capricieux : le terrain est très dur et les rebonds peuvent être surprenants. Les Montréalais ont l’avantage de mieux le connaître, puisqu’ils se sont entraînés dessus pendant deux semaines avant de partir au Mexique, et depuis leur retour. En revanche, il est relativement grand, et qui dit plus de surface dit plus d’espaces, ce qui avantage les joueurs de Pachuca… mais aussi les reconversions rapides montréalaises.

27 February 5:41 de la tarde

Quelques jours après le match au Mexique et quelques jours avant le duel au Stade olympique, l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) fait la part belle au quart de finale de Ligue des champions entre Pachuca et Montréal : hommes et batailles clefs du match aller, évaluations individuelles, ambiance, mais aussi nos prévisions pour le match retour, que ce soit le onze sur le terrain ou le scénario de la rencontre :

  • Qui a été l’homme du match pour Montréal ?
  • Quelle équipe a gagné la bataille dans l’axe de l’entrejeu (lisez aussi les duels secteur par secteur) ?
  • Comment expliquer que Bush a eu peu de grosses interventions à effectuer ?
  • En quoi la présence d’Oduro était-elle plus judicieuse que celle de McInerney ?
  • Le match de Piatti à Pachuca : irritant ou utile ?
  • Comment était l’ambiance dans le berceau du soccer mexicain ?
  • Quel onze de départ pour le match retour ?
  • Avec quelles intentions Montréal doit-il commencer ce match ?
  • Le scénario sera-t-il différent de celui du match aller ?
  • Que surveillerons-nous sur le terrain mardi ?
  • Que s’est-il passé lors d’Alajuelense - DC United ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).