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Match Lookahead

05 December 1:27 de la tarde

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera le LA Galaxy à New England ce dimanche 7 décembre à partir de 15h00 (HE - 12h00 locales, 21h00 dans la plupart des pays d’Europe occidentale). Une rencontre qui sera diffusée un peu partout sur la planète, notamment sur RDS2, TSN, ESPN, Univision Deportes et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Il ne faut pas s’en cacher : le LA Galaxy part avec les faveurs des pronostics. Les spécialistes de MLSsoccer.com ont décortiqué les deux équipes ligne par ligne, et n’ont jamais donné l’avantage aux visiteurs. Même sur le banc, ce sont les Californiens qui émergent. Évidemment, leur trio de vedettes offensives Donovan - Keane - Zardes fait peur, mais New England se dit parfaitement prêt à affronter ce « cauchemar ». Gonçalves et ses coéquipiers pourront prendre exemple sur Seattle, qui les avait bien muselés au tour précédent. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à mettre hors d’état de nuire : impliqués, appliqués et précis dans leurs services, Sarvas et Juninho constituent le moteur de l’entrejeu du LA Galaxy.

Conscients de leur statut, les favoris de cette rencontre n’en prennent pas pour autant la grosse tête et sont loin de sous-estimer leurs adversaires, qu’ils ont pourtant écrasés 5-1 à Carson en juillet dernier. Depuis lors, bien des choses ont cependant changé, et pas seulement parce que les deux formations déploraient de nombreux absents ce jour-là. Ainsi, les Galactiques se méfient d’une équipe très équilibrée et qui a su élever son niveau de jeu pour être, à leurs yeux, la meilleure de la compétition en fin de saison.

Malgré tout, même en grande forme, New England a souvent peiné en déplacement, alors que le LA Galaxy a été maître chez lui où sa seule défaite de l’année en championnat remonte au 8 mars, soit à la première journée de compétition. Si dans l’absolu, la balance penche déjà en sa faveur, l’avantage du terrain la déséquilibre encore beaucoup plus.

Il ne serait pas étonnant de voir un LA Galaxy aussi à l’aise dans le jeu au sol que dans les airs déjà faire le nécessaire pour prendre ses distances avant la mi-temps. L’équipe est difficile à contrer quand elle s’installe entre le rond central et le rectangle adverse, où elle est capable d’être efficace tant en imposant un rythme constant que des accélérations soudaines. Si New England serre les rangs, son adversaire va passer par les côtés. Le bloc défensif visiteur aura intérêt à bien se placer pour ne pas laisser les membres du trio infernal s’approcher trop près du but, sans toutefois trop reculer et laisser de l’espace pour tirer de loin.

Mission difficile, vous dites ? Et ce n’est que celle de la défense ! Certes, Jones et consorts ne manquent pas d’atouts offensifs, mais l’arrière-garde dirigée par Omar Gonzalez a été impériale sur ses terres toute l’année. Elle semble parée pour faire face aux contres et aux tirs de loin dont la bande à Nguyen s’est fait une spécialité cette saison. Seule petite faiblesse, l’attrait des arrières latéraux vers l’avant laisse de la place pour centrer, mais ce n’est pas l’exercice préféré de New England, friand du jeu au sol dans l’axe. Sauf que les deux buts de son dernier match contre New York sont venus des côtés… Il y a donc de l’espoir.

Outre le soccer à l’état pur, de nombreuses histoires gravitent autour de cette finale, à commencer par le scénario hollywoodien qui pourrait couronner la fin de carrière de Landon Donovan, dont ce sera le dernier match. Une fête qui n’occupe absolument pas l’esprit de ses adversaires, qui préfèrent ne pas y penser. Il faut dire que pour certains d’entre eux, l’émotion sera d’un tout autre ordre : Chris Tierney et Scott Caldwell étaient tous les deux au stade lors de la finale qui a opposé les deux équipes à Foxborough en 2002, perdue par leurs favoris. Aujourd’hui, ils représentent sur le terrain ceux qu’ils encourageaient hier. Un rêve se réalise.

La rencontre aura aussi une saveur particulière pour Matt Reis, mythique portier de New England dont il a défendu les filets durant onze saisons, et aujourd’hui entraîneur des gardiens du LA Galaxy. Sur le banc, on aura droit au duel entre un maître et un élève. D’un côté, Bruce Arena qui tentera d’enrichir encore un palmarès qui ne manque pas de lettres de noblesses ; de l’autre, Jay Heaps, qu’a priori tout oppose à celui qui est de 25 ans son aîné.

Ah, la jeunesse de New England, on en a tant et tant parlé… Mais c’est une encore plus prime jeunesse qui tisse les liens dans les rangs du LA Galaxy : 11 joueurs viennent d’être papas ou le seront sous peu ! Des liens qui ont été encore renforcés lors des malheurs vécus par AJ DeLaGarza, dont le fils Luca est décédé à l’âge d’une semaine en raison d’une malformation cardiaque congénitale. Le défenseur a pris le dessus et continué de jouer à un excellent niveau. Une blessure aux ischio-jambiers l’a privé du match à Seattle mais il devrait être rétabli pour la finale. Autre joueur revenu de loin, Kevin Alston a surmonté une forme rare de leucémie en 2013, et devrait participer à l’apothéose comme il a participé aux quatre rencontres précédentes de son équipe durant cette phase finale.

Il ne fait donc aucun doute que sport de haut niveau et émotions fortes seront au rendez-vous de cette Coupe MLS 2014, qui sera arbitrée par Mark Geiger. Pour avoir encore plus de détails au sujet de la rencontre, écoutez l’émission Coup Franc et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Bon match !

02 December 4:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

28 November 11:59 de la mañana

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ouvriront le match retour des finales de conférence en position avantageuse, mais leurs adversaires ont encore bon espoir de disputer la finale de la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

New England semble être l’équipe dont les chances de qualification sont les plus grandes, lors d’un match dont le coup d’envoi sera donné à 15h00 ce samedi. Non seulement elle fait preuve de solidité défensive sur son terrain, mais en outre New York peine en déplacement. Il lui faudra pourtant marquer au moins deux buts, et ce sans Wright-Phillips dont la suspension hante toujours les esprits et a été évoquée sur Twitter par Mike Petke lors d’une séance de questions-réponses improvisée ce jeudi.

New York devra donc prendre des risques. Mais comment ? New England ne s’attend à rien de très original, et pense qu’il lui suffira de contrôler un adversaire qui jettera toutes ses forces à l’attaque. De quoi évidemment réjouir ces amoureux de la reconversion offensive, qui veulent aussi passer par les ailes grâce à Bunbury. Mais New York devrait modifier son système de jeu pour tenter de déstabiliser son adversaire : établir et appliquer un plan de match totalement inhabituel pour eux cette saison, voilà certainement la seule chance de salut pour Mike Petke et ses joueurs.

Seattle aussi doit gagner, mais sera chez lui dans un stade plein à ras-bord certainement bien avant le coup d’envoi prévu pour 21h20 (HE) dimanche. Sa mission n’est cependant pas simple : avec la règle des buts à l’extérieur, s’il encaisse un but, il devra trouver le fond des filets à trois reprises en 90 minutes. Pour tenir le fort derrière, il comptera donc sur Chad Marshall, fraîchement élu Défenseur de l’année et particulièrement touché d’avoir été plébiscité par les joueurs. Devant, le duo Dempsey - Martins devra une fois de plus faire preuve de complicité pour tromper la solide arrière-garde californienne. Si Neagle rentre dans le jeu, il pourrait leur prêter main forte afin d’amorcer des accélérations tranchantes.

Dans l’autre camp, les vedettes offensives seront également observées de près : Zardes, Keane et Donovan ne sont toutefois pas seuls à pouvoir apporter la menace. On l’a vu lors du seul but du match aller, dessiné par DeLaGarza et conclu par Sarvas, mais depuis quelques semaines, Ishizaki a aussi pris une nouvelle dimension dans l’équipe. Avec un adversaire qui doit prendre des risques, le LA Galaxy pourrait miser sur la qualité de passes et la vitesse pour envoyer des ballons dans l’axe et dans le dos de la défense : cela ferait inévitablement penser à la période, pas si lointaine, où David Beckham était dans une équipe qui a pourtant bien évolué depuis le départ de l’Anglais, il y a deux ans à peine.

25 November 2:38 de la tarde

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

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21 November 12:03 de la tarde

Ils ne sont plus que quatre à briguer la Coupe MLS et ils vont commencer à en découdre ce dimanche. Sur la côte Pacifique, le LA Galaxy recevra Seattle sous les coups de 14h00 heure locale (17h00 HE). Avant cela, à l’autre bout des États-Unis, New York aura affronté New England, match dont le coup d’envoi est prévu pour 13h30.

Le duel entre les deux premiers du classement général à l’issue de la saison régulière a des allures de finale avant la lettre. On peut légitimement espérer un match très offensif entre un LA Galaxy impérial chez lui, contre une équipe de Seattle dont la défense souffre beaucoup à l’extérieur mais qui possède de très loin l’attaque la plus prolifique en dehors de ses bases. Un scénario que réfutent toutefois les Californiens, qui s’attendent à voir leur adversaire jouer très défensivement.

Une éventualité confirmée par Clint Dempsey qui, quand il parle du match, n’évoque pas les moyens de battre Penedo mais bien de contenir Keane et Donovan… L’état d’esprit de Seattle ne changera pas malgré l’incertitude entourant Osvaldo Alonso, même si les chances de voir jouer le pare-chocs défensif sont relativement grandes. La comparaison ligne par ligne des protagonistes donne un avantage au LA Galaxy, qui a tout intérêt à profiter de l’avantage du terrain avant le match retour. Seattle pourra compter sur ses fidèles supporters, qui enchantent jusqu’en Angleterre. Autre sujet magazine à lire, celui sur Landon Donovan et les problèmes de santé mentale des joueurs de haut niveau.

Le duel entre New York et New England ne sera pas moins alléchant. Les supporters l’ont bien compris : il n’y a plus aucun billet disponible dans une Red Bull Arena qui peine pourtant souvent à faire le plein. Les supporters visiteurs seront en nombre, puisque 20 autocars effectueront le déplacement. Il faut dire que leurs joueurs partent favoris, et recueillent aussi les faveurs des pronostics des observateurs comparant les deux équipes ligne par ligne. Même à New York, on ne parle pas tant des prouesses potentielles d’Henry et Wright-Phillips que de la manière de contenir le trio infernal de l’entrejeu visiteur.

Tous les yeux seront rivés sur Lee Nguyen, hyper motivé après avoir retrouvé l’équipe nationale et grillé la politesse au meilleur buteur de la compétition pour faire partie des finalistes au titre de Joueur de l’année. Il est le joueur le plus emblématique d’une équipe qui vise les sommets après une reconstruction de trois ans, et d’un rajeunissement illustré par le fait que le joueur le plus utilisé soit Andrew Farrell, qui n’en est qu’à se deuxième saison professionnelle. Pendant que New England vit dans l’insouciance, New York se pose des questions au sujet du poste d’arrière gauche, entre la suspension de Miller et le retour tardif d’Oyongo suite à ses obligations internationales.

11 November 12:40 de la tarde

Il ne reste plus que quatre prétendants à la Coupe MLS : l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) revient sur les demi-finales de conférence – sans oublier les battus – et préface le prochain tour de la compétition.

En écartant DC United, New York a prouvé une fois de plus qu’il pouvait hausser son niveau de jeu. Henry a porté l’équipe, Luyindula a brillé et Wright-Phillips était encore au bon endroit au bon moment. Par contre, la défense n’a pas été des plus rassurantes. On se demande aussi si, après son élimination, DC United peut être satisfait ou déçu de sa saison.

New England a éliminé Columbus à l’issue de 180 minutes lors desquelles il n’y a guère eu de suspense. L’équipe la plus impressionnante offensivement en contre-attaque n’a fait qu’une bouchée de celle dont il s’agit de la principale carence défensive. On parle aussi des absents à Columbus et du recrutement.

On peut s’attendre à beaucoup de spectacle lors de New York - New England, avec une équipe capable de changements de rythmes soudains grâce à Henry (que tout le monde espère voir jouer sur synthétique) et Wright-Phillips face à la vitesse d’exécution de Nguyen et sa bande qui pourraient mettre à mal une défense fébrile.

Le LA Galaxy a donné une leçon à Salt Lake au match retour. La qualité du jeu des Californiens fait l’unanimité. Les vedettes offensives balaient leurs adversaires mais sont bien aidées par une défense qui tient le fort et des joueurs plus effacés qui apportent tous une importante pierre à l’édifice. Si Salt Lake a passé une soirée cauchemardesque, c’est aussi parce que son adversaire a parfaitement exploité ses faiblesses.

Seattle a éliminé Dallas grâce à la règle des buts à l’extérieur, qui a montré son utilité en animant le match retour, un 0-0 (résumé vidéo) qui, sans cela, aurait été encore moins spectaculaire. La défense a tenu le coup, emmenée par un Chad Marshall qui a pu se mettre en valeur face à un adversaire lui convenant parfaitement. Cela met fin à la saison de Dallas, parsemée de nombreuses bonnes surprises.

Le duel LA Galaxy - Seattle sera une finale avant la lettre. Malgré le résultat des deux dernières rencontres de saison régulière entre eux, le vainqueur du Supporters Shield ne part pas favori, surtout si Alonso, sorti sur blessure contre Dallas, n’est pas rétabli. La variété du jeu et des options mises en place par Bruce Arena offre un éventail de possibilités qui suscite l’unanimité dans les pronostics des animateurs de l’émission.

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10 November 11:55 de la mañana

New York, New England et le LA Galaxy sont les trois premiers membres du carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2014 et seront rejoints ce soir par Dallas ou Seattle. Les équipes en position favorable après le match aller se sont toutes qualifiées, sans énorme difficulté.

En s’imposant 5-0 contre Salt Lake (résumé vidéo), le LA Galaxy a fait très forte impression. Il faut dire que les visiteurs l’ont bien aidé, eux qui ont un incontrôlable désir de s’installer dans le camp adverse. Et quand Donovan a ouvert la marque après 10 minutes, l’obligation d’égaliser a encore fait croître la tentation. Sauf que devant la défense californienne parfaitement organisée, ils n’ont jamais réussi à faire circuler le ballon convenablement, multipliant les pertes de balle et subissant les contre-attaques les unes après les autres.

En outre, en mettant beaucoup de monde haut sur le terrain, ils permettaient au LA Galaxy, quand ce dernier était en possession de balle, de placer des accélérations fulgurantes. Les vedettes locales s’en sont donné à cœur-joie, Donovan (auteur d’un triplé) et Keane étant impliqués, seuls ou ensemble, dans tous les buts. Ce qui conforte la théorie que pour remporter la Coupe MLS, les meilleurs joueurs de l’équipe doivent être bons. Outre son triplé, Donovan a été intenable, ce qui lui a valu les éloges de ses coéquipiers. « Il m’a maltraité », sportivement parlant, se lamentait après la rencontre l’infortuné Beltran, l’arrière droit qui s’est retrouvé dans une zone où le danger revenait par vagues incessantes. Mais c’est toute son équipe qui a été submergée.

Au tour suivant, le LA Galaxy affrontera le vainqueur du duel Seattle - Dallas, qui se jouera ce soir à partir de 22h30 (HE). Après le partage 1-1 à l’aller, les Texans ont l’obligation de marquer pour éviter l’élimination, ce qui renforce la croyance qu’ils pourraient prendre des risques et s’exposer à des contre-attaques. Sigi Schmid a cependant parfaitement prévenu ses hommes du piège que cette idée constitue, et que la meilleure manière de se qualifier sera de jouer comme d’habitude.

Une attention particulière sera portée à Mauro Diaz, absent lors du match aller, mais à chaque coup de sifflet de l’arbitre en faveur de Dallas dans la moitié de terrain adverse, tous les regards se tourneront vers Michel Garbini, menace permanente sur les phases arrêtées. Toutefois, pour son entraîneur Oscar Pareja, une des clefs du match sera son efficacité dans le cours du jeu. En ajoutant aux noms précités ceux, entre autres, de Dempsey, Martins, Yedlin ou Castillo, ces deux équipes ont leur pléthore de vedettes. Mais si le héros du match était un joueur davantage dans l’ombre ? Comme le gardien Stefan Frei, qui a réalisé un arrêt crucial au match aller et n’a pas encore manqué la moindre minute en championnat cette saison ?

Seule équipe qualifiée à avoir perdu une de ses rencontres, New York s’est certes incliné 2-1 à DC United (résumé vidéo) mais n’a pas tremblé longtemps. Quelques jours après avoir gagné son premier (puis son deuxième) match de phase finale à la Red Bull Arena, New York a donc vaincu un autre signe indien, en éliminant DC United, sa bête noire à ce stade de la compétition. À vrai dire, la rencontre a longtemps été très stérile en occasions, jusqu’à ce que DeLeon n’ouvre la marque de la tête en fin de première mi-temps.

Si l’ouverture du score a relancé le suspense, il s’est arrêté peu avant l’heure de jeu, quand un centre d’Henry côté gauche était repris victorieusement par Luyindula. Un buteur dont Mike Petke s’était privé l’an dernier au même stade de la compétition : « Ma plus grande erreur », reconnaît aujourd’hui l’entraîneur. DC United devait donc marquer trois buts pour se qualifier, mais n’a trouvé le fond des filets qu’une fois en fin de match, par Franklin qui lui permettait de remporter une victoire pour l’honneur, ce qui a à peine atténué d’immenses regrets. Un but sans conséquence pour New York, contrairement à l’exclusion de Miller, qui manquera les deux rencontres du tour suivant.

Un tour suivant que New York jouera contre New England, qui a confirmé sa victoire du match aller en battant Columbus 3-1 (résumé vidéo). Obligés d’ouvrir la machine à marquer, les visiteurs avaient la tâche d’autant plus difficile qu’ils étaient privés de trois éléments offensifs. Le match pouvait partir dans tous les sens, mais a pris une tournure définitive quand l’inévitable Nguyen a ouvert la marque juste avant la mi-temps. Il prolongeait au fond des filets un centre de Bunbury : lui et Rowe avaient permuté de flanc quelques minutes plus tôt, un changement tactique dont Jay Heaps est particulièrement fier.

Par la suite, New England a marqué deux buts supplémentaires grâce à son arme favorite, la contre-attaque. Entre temps, Tchani avait prolongé victorieusement un coup franc plein axe pour atténuer la lourdeur des chiffres. Un résultat cependant sans appel, qui couronne une prestation impeccable de toute une équipe, dont un membre a eu une récompense particulière et attendue ce lundi matin, puisque Lee Nguyen a été convoqué en équipe nationale, sept ans après sa dernière sélection.

07 November 11:27 de la mañana

Les membres du carré d’as de la phase finale de la saison 2014 seront dévoilés au compte-gouttes, avec un match retour des demi-finales de conférence samedi, deux autres dimanche, et Seattle - Dallas lundi. Quatre duels où les équipes sont toutes dans des positions assez différentes.

DC United - New York ouvrira le bal samedi à 14h30 (HE). Les joueurs locaux auront la lourde mission de remonter leur défaite 2-0 du match aller. Un but de New York, et ils devront en marquer quatre ! Mais ça ne les empêche pas de faire preuve de confiance et de ne pas être inquiets outre mesure. « On peut difficilement être plus mauvais que lors du match aller, et on les imagine mal mieux jouer que ce jour-là », clame-t-on à l’unisson à l’ombre de la Maison Blanche.

À la recherche du bon équilibre entre l’attaque et la défense, les hommes de Mike Petke se préparent à un affronter un adversaire qui amènera du monde à l’attaque. Ils devront résoudre les problèmes d’espace et de communication qui leur ont causé des soucis plus tôt dans la saison. New York pourra compter sur le soutien d’un millier de supporters qui effectueront le déplacement dans un stade qui, espère-t-on, sera bientôt remplacé par une enceinte davantage aux normes actuelles de la MLS. Le projet a récemment reçu des signes encourageants des élus du District de Columbia.

Le duel qui opposera New England à Columbus dimanche dès 17h (HE) sera a priori le plus déséquilibré, suite à la victoire 2-4 de Nguyen, Jones et compagnie au match aller dans l’Ohio. Un succès plantureux qui pousse certains à se demander si New England ne serait pas le grand favori de la Coupe MLS. Conscient que son équipe est passée à côté de son premier match, Gregg Berhalter tentera de lui faire retrouver ses sensations sans lui imposer de changements drastiques.

Une partie de l’aspect mental du discours à l’entraînement des deux équipes a été identique cette semaine : le match aller n’a jamais eu lieu ! À New England, on veut jouer comme s’il fallait repartir à zéro, afin d’éviter de s’asseoir sur ses lauriers. Du côté de Columbus, il sera quand même difficile de ne pas songer au résultat à obtenir pour passer au tour suivant, mais Meram et ses partenaires jurent qu’ils vont prendre tous les risques pour retourner la situation. Spectacle garanti !

Une fois ce duel terminé, il ne faudra pas attendre longtemps avant d’en voir un autre peut-être aussi riche en spectacle, et sûrement davantage en suspense : le coup d’envoi de LA Galaxy - Salt Lake sera donné à 19h30 (HE) et rien n’est dit après le 0-0 du match aller. Favoris chez eux, les Californiens ? C’est ce que voudrait la logique. Mais leur adversaire tente de semer le doute dans les esprits, et pas seulement en raison de la règle des buts à l’extérieur. Et Omar Gonzalez doit se défendre : « Non, nous ne sommes pas en méforme », après quatre rencontres sans victoire.

Alors que Jeff Cassar met en garde ses hommes de ne pas viser le nul avec buts, synonyme de qualification, ceux-ci sont partagés quand on leur demande sur qui est la pression. « Sur tout le monde », pense Grabavoy. « Sur leurs épaules », estime Luis Gil. Deux joueurs qui devront par ailleurs être départagés pour une place dans le onze de départ dimanche. Et pendant ce temps, à Los Angeles, on évoque les plans pour contrer Plata et éviter de commettre des fautes stupides. Peut-être pour mieux faire oublier à Salt Lake qu’il aura fort à faire pour défendre face au trio Donovan - Zardes - Keane ? Si le match n’a pas encore commencé, le duel psychologique, lui, est déjà bien entamé.

31 October 10:27 de la mañana

Ce jeudi soir, New York a battu Kansas City 2-1 grâce à un but inscrit à la toute dernière minute du temps réglementaire (résumé vidéo). À peine le premier tour terminé, place ce week-end aux demi-finales de conférence avec quatre duels qui s’annoncent serrés.

Si le score était toujours vierge à la pause hier dans le New Jersey, l’équipe locale semblait effectuer un bon travail de sape qui allait finir par payer, notamment sur le flanc droit où Sam était très actif. Mais elle a changé son plan au retour des vestiaires, Kansas City a bien défendu et a puni une approximation défensive d’un contre bien placé pour faire 0-1 par Dwyer. Mike Petke ne semblait pas trouver la solution avec les hommes présents sur le terrain, et ce sont ses remplaçants qui ont apporté la délivrance.

Luyindula a d’abord fait office de chaînon manquant pour à la fois libérer Henry et le servir à un endroit d’où il a pu envoyer un centre que Wright-Phillips a repris victorieusement (1-1). Le meilleur buteur de la compétition, célébré avant le match, a fait honneur à sa réputation en trouvant le fond des filets une deuxième fois suite à un centre de la droite d’Oyongo, bien lancé par Luyindula. Le tenant du titre est donc éliminé, son entraîneur Peter Vermes se dit à la fois déçu et fier.

« Nous n’avons encore rien fait », prévenait Thierry Henry après le coup de sifflet final, déjà concentré sur le match du tour suivant contre DC United (dimanche, 16h00). L’équipe de la capitale américaine s’y prépare dans le calme depuis une semaine, et compte sur des joueurs chevronnés pour décrocher la Coupe MLS.

L’autre rencontre de dimanche (21h00 HE) opposera Dallas à Seattle. Auréolés de leur victoire de mercredi contre Vancouver, les Texans vantent encore les mérites de jeune Akindele, pas seulement pour son but d’ouverture, mais aussi pour son match abouti, à la hauteur de celui joué par les vedettes de l’équipe. Être déjà dans une ambiance de duels à élimination directe est-il un avantage pour les équipes qui doivent passer par le 1er tour ? Certains le pensent. Le vainqueur du Supporters Shield ne se pose pas la question : Seattle dit déjà être dans l’élan menant à la Coupe MLS depuis deux semaines et sa double confrontation avec le LA Galaxy.

Ce week-end riche en suspense s’ouvrira en fait samedi dès 16h00 avec l’affrontement entre Columbus et New England, deux équipes discrètes mais qui ont réussi une superbe deuxième moitié de saison régulière (32 points chacun lors de leurs 17 dernières rencontres, seul le LA Galaxy a fait mieux). Ça ne les empêche pas de parler de l’adversaire, pour mieux lui mettre la pression, avant le match. Ainsi, les hommes en jaune soutiennent que le joueur à surveiller du côté de New England n’est pas Jermaine Jones mais bien Lee Nguyen. Alors que les résidents du Massachusetts estiment qu’un de leurs principaux avantages est la familiarité qu’ils ont avec leur adversaire.

La soirée de samedi offrira certainement le match au sommet de ces demi-finales de conférence : Salt Lake - LA Galaxy (20h00 HE). Dans le camp californien, tous les regards sont tournés vers un seul homme : Robbie Keane, qui a repris le chemin de l’entraînement, ce qui pousse à l’optimisme quant à sa présence sur le terrain. L’Irlandais a aussi prévenu qu’il répondra à l’appel de son équipe nationale à la mi-novembre. Les deux équipes s’affronteront pour une deuxième année de suite au même stade de la compétition. L’an dernier, cela avait tourné à l’avantage des pensionnaires des Rocheuses : les deux équipes se ressemblent, mais ils sont plus familiers avec l’altitude. Il est vrai qu’on aura droit à deux formations qui aiment poser leur jeu dans le camp de l’adversaire et ont beaucoup de qualité en possession de balle. Mais elles devront compter avec une donne nouvelle en MLS cette année : les buts à l’extérieur feront désormais la différence en cas d’égalité après 180 minutes.

30 October 11:21 de la mañana

Comme prévu, le duel entre Dallas et Vancouver (résumé vidéo) fut très serré et guère riche en occasions, ce qui n’a pas empêché le public d’assister à un match de bon niveau. Il a fallu un penalty très généreux, aux yeux de ceux qui l’ont concédé en tout cas mais aussi de beaucoup d’observateurs neutres, pour permettre à Dallas d’émerger en toute fin de match et de s’imposer 2-1.

Plus tôt dans la partie, les Texans avaient une première fois pris l’avance, profitant de la latitude laissée par les visiteurs à l’entrée de leur camp permettant à Diaz d’accélérer et d’offrir le premier but du match à Akindele. Tant son entraîneur que ses coéquipiers se félicitaient de la titularisation du meneur de jeu, malgré les interrogations au sujet de sa condition physique. Du côté de Vancouver, Morales, fatigué, n’a pu faire la différence alors qu’il avait en mains certaines clefs du succès. Cela n’a pas empêché ses équipiers d’égaliser avant que Dallas n’émerge sur le fameux penalty douteux. Mais les Texans avaient aussi pris le dessus dans le jeu.

L’autre rencontre du premier tour opposera New York à Kansas City ce soir sous le coup de 20h00. La saison des deux formations a pris un virage opposé depuis que les deux équipes se sont affrontées début septembre, quand Alexander a été recentré sur le terrain. Sa domination à domicile et la forme du moment font de New York le grand favori, ce qui ne l’empêche pas de respecter son adversaire. Quant aux joueurs européens de Kansas City, ils veulent saisir la chance de pouvoir quand même devenir champion après avoir terminé loin du premier au classement général.