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05 December 2:10 de la tarde

La finale Kansas City - Salt Lake est évidemment le sujet de discussion principal de notre émission de la semaine (à écouter ici) lors de laquelle on discute aussi du discours sur l’état de la Ligue – avec des débats sur les sujets les plus chauds – et on présente notre Onze idéal de la saison.

Qui gagnera la Coupe MLS ? En plus de nos pronostics, on compare Kansas City et Salt Lake ligne par ligne, on décrit les forces et faiblesses de chacun des protagonistes, l’animation du jeu préférée des deux équipes, on tente de prévoir le scénario de la rencontre, on évoque les points d’interrogations et les cartes cachées des deux équipes, on parle des deux entraîneurs, de leur état d’esprit et des choix qu’ils ont à faire.

Le discours sur l’état de la Ligue a mis en avant les points chauds concernant l’avenir de la MLS. D’où viendront les nouvelles équipes, qui sont les candidats et quelle est leur situation ? Calendrier : avantages théoriques et difficultés pratiques du passage de l’année scolaire à l’année civile. Comment s’assurer d’avoir un match phare à date fixe pour obtenir des droits TV plus rémunérateurs ? Formation : Don Garber a demandé à la NCAA de s’adapter.

L’émission se termine avec le dévoilement du Onze idéal de l’émission Coup Franc avec, eh oui, des arrières latéraux, mais aussi les choix des animateurs pour des catégories originales : « le secret le mieux gardé » et « le meilleur joueur sur Twitter ».

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

03 December 7:11 de la tarde

Le calendrier, les nouveaux clubs potentiels et la formation ont été les principaux centres d’intérêt du discours sur l’état de la Ligue (à voir ici), tenu comme chaque année à pareille époque par le commissaire Don Garber.

Ainsi, le passage à un calendrier qui suivrait l’année scolaire plutôt que l’année civile a été évoqué. « Nous y avons réfléchi plus que jamais auparavant et, en tant que ligue, avons eu des discussions approfondies sur la possibilité d’y passer dans le futur. Mais ce ne sera pas à court terme », a expliqué Garber qui, par ailleurs, a félicité le Sporting Kansas City pour avoir rempli son stade dans des conditions hivernales, ajoutant que tout le monde n’était pas encore prêt à réaliser cela immédiatement.

Ce qui pourrait se produire plus rapidement, c’est de voir une grande quantité de matchs de la dernière journée de saison régulière se jouer au même moment. Autre sujet étroitement lié au calendrier : la télévision. « Pour augmenter les audiences, il faut augmenter le nombre de supporters. Un bon horaire, une bonne promotion et un bon marketing déboucheraient sur une programmation qui serait une priorité tant pour le diffuseur que pour les supporters. Avoir un match de la semaine à un horaire constant nous permettrait de faire un bon bout du chemin. »

Un horaire à 19 équipes, puis 21… mais peut-être pas 22 à si court terme, même si on sent qu’une nouvelle équipe devrait voir le jour à Miami. « Mais il reste encore beaucoup de travail, a insisté Garber. Nous ne pouvons pas y aller sans bonne solution pour le stade. » Parmi les autres villes candidates, Atlanta où « les discussions progressent et nous espérons finaliser la situation ». Le commissaire a aussi lancé les noms de Minneapolis, San Antonio, Austin et Saint-Louis. L’emplacement du stade, de préférence au cœur de la ville, sera un des critères importants lors du processus de sélection.

Après avoir promis plus de transparence au sujet de certains règlements, Garber a également parlé de formation des joueurs. « Nous espérons que les universités commencent à chercher à s’adapter un peu pour que nous puissions collectivement mieux développer le soccer américain afin de gagner la Coupe du monde un jour », a-t-il répondu lorsqu’interrogé sur cet acteur dont le rôle ailleurs dans le monde est quasi-inexistant. D’ailleurs, les investissements de la MLS en matière de formation sont de plus en plus importants et atteignent désormais 20 millions de dollars américains par an. « Il faut déployer le plus de connaissance et d’expérience possible, pour que notre pays s’améliore, que notre équipe nationale s’améliore et puisse un jour remporter la Coupe du monde. »

Si le fait que Don Garber voit grand pour la Major League Soccer, qu’il compte installer parmi les meilleurs championnats au monde endéans les 10 ans, est désormais connu de tous, nombreux sont ceux qui ont appris aujourd’hui que parmi ses grandes ambitions, il y a aussi un titre de champion du monde pour les américains. Et il est conscient qu’un championnat national en bonne santé est un outil important à cette fin.

26 November 12:15 de la tarde

L’émission de cette semaine (à écouter ici) fait la part belle aux trois clubs en fête ces derniers jours : Kansas City et Salt Lake, évidemment en raison de leur qualification pour la finale de la Coupe MLS, mais aussi Orlando, qui effectuera son entrée dans la compétition en 2015.

Au menu de la discussion sur les finales de conférence :

  • Les mérites des deux vainqueurs
  • L’influence de la météo du match le plus froid de l’histoire de la MLS
  • Le rôle de Feilhaber dans la victoire de Kansas City
  • Dwyer devant Bieler dans la hiérarchie des attaquants de Peter Vermes
  • À quel point les absences de Bruin et Clark ont été préjudiciables aux Texans.
  • Les choix étonnants de Caleb Porter
  • Le manque de fraîcheur physique de Portland
  • L’influence de la pause de deux semaines entre le match aller et le match retour
  • Une finale de Coupe MLS alléchante ? Même pour les pontes de la MLS ?

L’annonce de l’arrivée d’Orlando en 2015 a été l’autre évènement de la semaine écoulée. Cela nous amène à parler du risque que la Floride constitue une peau de banane, de la santé financière de la MLS, du climat, du niveau de la compétition et du bassin de joueurs ainsi que de l’obligation de gagner et du nombre plus élevé d’équipes qui finiront la saison sans prix.

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25 November 12:31 de la tarde

Salt Lake disputera la finale de la Coupe MLS 2013 à Kansas City : vainqueur 4-2 à l’aller, il a conservé son avance de main de maître en remportant 0-1 le match retour de sa finale de conférence à Portland (résumé vidéo).

À vrai dire, l’équipe de Caleb Porter n’est jamais complètement rentrée dans son match et a peiné à inquiéter Rimando. Essayant de jouer au sol dans l’axe, elle trouvait toujours un pied adverse pour la contrer. Ses principales menaces ont été sur phases arrêtées, deux d’entre elles se terminant même par un but, à chaque fois annulé. S’il y avait clairement hors-jeu sur le deuxième, l’entraîneur local ne comprend pas le coup de sifflet sur le premier, tournant du match à ses yeux. Il pourrait aussi invoquer les blessures de Piquionne et Wallace, l’obligeant à remplacer deux joueurs avant même la mi-temps.

Pendant ce temps, Salt Lake tenait parole et ne se recroquevillait pas devant son but. Au contraire, Beckerman et ses coéquipiers faisaient tout pour maîtriser l’entrejeu. Dans un duel entre deux équipes qui aiment jouer loin dans le camp de l’adversaire, cela ne débouchait pas sur de nombreuses occasions. Un scénario rêvé pour les visiteurs, qui ont fait preuve d’efficacité quand un dégagement de Rimando a fini dans les pieds de Gil dont le tir à distance était mal maîtrisé par Ricketts : Findley, à l’affût, n’en demandait pas tant pour inscrire un autre but très important. Ce fut le seul du match, dont Portland passa la suite à chercher la clef, en vain. Salt Lake est sa bête noire, mais même les vainqueurs ont du mal à en expliquer la raison.

Malgré une déception évidente, les supporters locaux ont soutenu leurs joueurs jusqu’au bout. Ces derniers ne cachaient pas leur peine tout en soulignant la très belle saison du club, où s’est installée la culture de la victoire. Sportifs, les visiteurs n’ont pas manqué de souligner les mérites d’un adversaire coriace. Avant de fêter la qualification qui couronne une saison qui a largement surpassé les attentes. Ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, mais bien soulever la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

24 November 11:35 de la mañana

C’est à Kansas City qu’il faudra se rendre le samedi 7 décembre pour assister à la finale de la Coupe MLS. Meilleure équipe de la saison régulière encore en lice, le Sporting local s’est en effet qualifié en battant Houston 2-1 (résumé vidéo) alors que les deux équipes s’étaient quittées sur un nul vierge au match aller de leur finale de conférence.

Le match le plus froid de l’histoire de la MLS avait pourtant commencé de la meilleure manière qui soit pour les Texans : après avoir récupéré le ballon à 25 mètres de leur but, ils ont filé dans le camp adverse, profité d’un dégagement approximatif et ouvert la marque dès la troisième minute par l’entremise de Boniek Garcia. Le spectacle était lancé pour une rencontre très agréable à regarder.

L’homme du match a, sans le moindre doute, été Benny Feilhaber. Généralement brillant contre des équipes friables défensivement dans l’axe, il s’en est donné à cœur-joie contre Houston, et a grandement aidé Kansas City à remporter la bataille de l’entrejeu. Il a aussi été à la base de l’égalisation, au quart d’heure, se faufilant entre plusieurs adversaires avant d’envoyer une passe que Boswell a malencontreusement prolongée dans les pieds de Sapong, qui a trompé Hall sans peine. Le score à la pause (1-1) aurait pu être bien plus élevé mais les attaquants ont multiplié les ratés.

Le début de la deuxième mi-temps a certainement été le moment le moins animé de la rencontre. Et celui, après l’ouverture du score, lors duquel l’équipe locale semblait la plus prenable. Mais privé de Clark et de Bruin, Houston n’a pas été en mesure d’en profiter. Et peu après l’heure de jeu, Feilhaber, encore, a superbement pris la mesure de l’axe de l’entrejeu adverse pour envoyer une magnifique passe vers Dwyer qui a donné l’avance aux siens d’un but tout aussi beau. En l’espace de quelques semaines, l’attaquant se muait en héros pour un deuxième club différent.

Dans le dernier quart d’heure, Houston a tenté d’enfoncer son adversaire mais il est vraiment très difficile de manœuvrer face à la défense de Kansas City une fois qu’elle est en place. On en eut encore une belle démonstration, et le score ne bougea plus. Le public local, déjà en feu, avait une raison de plus de se réjouir : pour la première fois de l’histoire, Kansas City accueillera la finale de la Coupe MLS. Contre Portland ou Salt Lake ? Réponse ce dimanche soir.

23 November 11:26 de la mañana

On connaîtra le nom du second finaliste de la Coupe MLS dimanche à l’issue de Portland - Salt Lake, dont le coup d’envoi est prévu à 21h00 et qu’il sera possible de suivre à la télévision sur ESPN et ESPN Deportes. Un match haut en couleurs en perspective, l’équipe locale devant combler le déficit de sa défaite 4-2 à l’aller.

La mission s’annonce périlleuse pour Portland, puisqu’il n’est jamais parvenu à battre Salt Lake cette saison. Et pourtant, Caleb Porter ne prévoit aucun changement tactique pour retourner la situation : « Nous jouons toujours bien à domicile, même contre eux », insiste l’entraîneur local. En fait, pour lui, le principal danger est de voir son équipe rouillée après deux semaines sans match : avoir plus de temps pour se préparer, c’est bien, mais Porter aime aussi avoir l’occasion de mettre ses préceptes en application.

Avec la Timbers Army qui jouera son rôle habituel de douzième homme, les visiteurs s’attendent à un match difficile mais ne sont pas impressionnés par la foule, qui « ne donne pas seulement de l’énergie à l’équipe locale ». Décourager Salt Lake n’est pas simple, et ce n’est pas l’absence de Saborio et Wingert, deux titulaires habituels, qui va inquiéter la troupe de Jason Kreis. Après tout, leur attaquant vedette n’était pas là au match aller non plus…

S’il y a une faille psychologique dans leur chef, elle pourrait venir des regrets suite au but de Piquionne en fin de match il y a deux semaines, qui a réduit leur avance de trois à deux buts et ravive d’inquiétants souvenirs. Et remonter deux buts, c’est tout à fait possible : Jack Jewsbury, héros d’un tel renversement lorsqu’il portait le maillot de Kansas City, peut en témoigner.

Quoi qu’il en soit, un affrontement entre ces deux équipes, deux des plus agréables à regarder cette saison, est bien plus qu’une bataille mentale, le jeu y prend toujours le dessus. Surtout quand on a sur le terrain Diego Valeri et Javier Morales, deux des meilleurs régisseurs du championnat. Même s’il sait que son adversaire doit protéger son avance, Portland s’attend à ce que Salt Lake ne change pas son approche offensive habituelle. Le discours d’avant-match des visiteurs est d’ailleurs clair : « Quand on reste derrière à attendre l’adversaire, généralement, on joue mal », disent-ils. Pas de doute : pour eux, la meilleure défense, c’est l’attaque.

Deux équipes spectaculaires qui monteront sur le terrain avec des intentions offensives : il y a de quoi s’en régaler d’avance !

22 November 12:34 de la tarde

On connaîtra ce samedi soir le nom du premier finaliste de la Coupe MLS 2013, à l’issue du match Kansas City - Houston, dont le coup d’envoi est prévu à 19h30 et qui sera diffusé sur RDS2, TSN2, NBCSN et Univision Deportes. À l’aller, les deux équipes s’étaient quittées sans avoir inscrit le moindre but.

Houston pourrait devenir le troisième club de l’histoire à disputer une troisième finale consécutive, après DC United (1996-1999) et New England (2005-2007). Beaucoup d’observateurs s’attendent à un match serré entre des équipes dirigées par des entraîneurs qui ont peu de secrets l’un pour l’autre. Il n’y aura en tout cas pas de surprise dans le jeu des Texans : c’est en ne jouant que sur leurs points forts, sans essayer de choses pour lesquelles ils sont moins doués, qu’ils arrivent à être bons, expliquent eux-mêmes les joueurs.

Il n’empêche, malgré la patte de lapin de Dominic Kinnear en phase finale, c’est bel et bien Kansas City qui partira favori de cet affrontement. En cas de victoire, il jouerait chez lui sa première finale depuis son rebranding complet il y a quelques années, incluant le déménagement dans un stade où il n’a plus à rougir de la comparaison avec les succès des autres équipes de la ville. Malgré tout, il y a été moins souverain cette saison et doit trouver le chemin des filets. Qui va marquer les buts ? Les supporters réclament Claudio Bieler, le plus efficace à leurs yeux.

Les Ciel et Marine devront aussi bien défendre : ne pas trop reculer (pour ça, on peut compter sur eux) et mettre sous l’éteignoir les créatifs adverses, Brad Davis et Boniek Garcia, qui sera à coup sûr tenu de très près. À cette fin, ils misent sur les valeurs sûres d’une défense qui, à l'instar de Chance Myers, retrouve ses meilleures sensations. Ils devront aussi se méfier des joueurs qui font moins d’étincelles mais sont tout aussi utiles, à l’image d’un Ricardo Clark dont la présence sur le terrain est synonyme de meilleurs résultats pour Houston.

Durant la pause internationale, les deux équipes ont pu travailler sereinement et quasiment au complet, puisqu’un seul joueur de chaque camp a été convoqué par son équipe nationale. Pendant que Garcia jouait pour le Honduras, Soony Saad vivait de grosses frayeurs au Liban suite à l’attentat contre l’ambassade d’Iran la veille du match opposant les deux nations. Il va sans dire que ce samedi, le joueur remplacerait volontiers ce souvenir par une émotion aussi intense, mais 100% positive, comme celle de marquer le but synonyme de qualification.

19 November 11:50 de la mañana

À quelques jours de l’annonce des finalistes prétendant aux récompenses individuelles remises en fin de saison, les animateurs de l’émission Coup Franc font part de leurs choix dans l'émission de la semaine (à écouter ici).

Recrue de l’année : Trois noms se détachent, ceux de Powers, Brown et Yedlin. Lequel a eu le plus d’influence ? Est-ce plus facile de se faire remarquer à un poste offensif ? Qui est parmi les meilleurs à son poste en MLS ?

Défenseur de l’année : Qui peut faire concurrence à Gonçalves ? Quels défenseurs de Kansas City et Portland – les deux meilleures défenses de la compétition – peuvent entrer en considération ? Y a-t-il plus de mérite à faire progresser une nouvelle défense qu’à faire partie d’une ligne arrière solide mais déjà établie ?

Retour de l’année : Un joueur de MLS qui en était parti et est revenu en 2013 s’est-il illustré suffisamment ? Faut-il privilégier des critères sportifs ou extra-sportifs dans cette catégorie ? L’histoire de Kevein Alston.

Entraîneur de l’année : Caleb Porter est favori, pour l’ensemble de son œuvre à Portland. Mais d’autres candidats entrent très sérieusement en considération : Mike Petke pour avoir mené New York au premier trophée de son histoire, Oscar Pareja pour avoir créé d’agréables surprises à Colorado et Jason Kreis pour avoir transformé une saison de transition en année au sommet.

Gardien de l’année : Faut-il se fier aux statistiques ? Aux réflexes spectaculaires ? Aux erreurs commises ? Un gardien doit-il payer parce qu’il a une mauvaise défense devant lui ou tirer les bénéfices d’une ligne arrière qui lui évite beaucoup de travail ? Quel crédit les animateurs basés à Montréal donnent-ils à Ricketts et à Perkins ?

Nouveau venu de l’année : Valeri ou Gonçalves, Gonçalves ou Valeri ? Régulièrement, les candidats à ce trophée sont considérés comme « les nouvelles vedettes de la MLS » : à quel point le statut de ces joueurs, souvent des étrangers peu connus ailleurs, contribue-t-il à la reconnaissance de la MLS ?

Joueur de l’année : Qui a vraiment été au-dessus du lot d’un bout à l’autre de la saison ? Le choix est vraiment difficile… et les noms des trois meilleurs buteurs reviennent le plus souvent. Est-ce légitime, et qui a le plus de mérite entre Magee, Di Vaio et Camilo ? Sinon, Cahill, qui s’est élevé au sens propre comme au figuré pour mener New York au Supporters Shield ? Keane, pour sa belle saison et son match en MLS 24 heures après un match en Irlande ? Valeri, pour symboliser la saison de Portland ?

On finit avec quelques petits bonus, et on se demande si les prestations effectuées en fin d’année pèsent plus dans la balance que celles du début de saison, avec une suggestion pour y remédier.

Selon vous, qui mérite de remporter ces trophées ? N’hésitez pas à nous faire part de vos choix ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

L'émission Coup Franc est aussi disponible sur Stitcher et iTunes.

18 November 12:45 de la tarde

La MLS annoncera jeudi les noms des finalistes prétendant aux divers trophées qu’elle remettra à la fin de la saison. Ces récompenses individuelles seront aussi le sujet de notre émission Coup Franc de la semaine, qui sera en ligne à partir de ce mardi. Voici mes choix, en guise d’apéritif et pour ouvrir le débat.

RECRUE DE L’ANNÉE
DeAndre Yedlin (Seattle) :
Formé au club, cet arrière droit de 20 ans y a signé son premier contrat pro cette saison et est d’emblée devenu incontournable, au sens figuré mais aussi au sens propre. En plus, il aime se porter vers l’avant et a été sélectionné au Match des étoiles. Deshorn Brown a également disputé une superbe saison, et m’a fait un peu hésiter.

DÉFENSEUR DE L’ANNÉE
José Gonçalves (New England) :
Arrivé l’hiver dernier de Sion (Suisse), il s’est immédiatement adapté à la MLS et a fait de la défense de New England une des meilleures de la compétition, particulièrement dans l’axe central, où il évolue. Ce meneur d’hommes expérimenté et complet a fait preuve d’une constance de tous les instants et n’a en outre pas raté la moindre minute cette saison.

RETOUR DE L’ANNÉE
Kevin Alston (New England) :
Les critères d’évaluation sont nombreux pour cette catégorie, mais aucun joueur qui a quitté la MLS pour y revenir cette saison n’a brillé de mille feux (même si Findley a été plutôt bon). Alston, lui, a connu un éloignement bien différent et plus effrayant : un diagnostic d’une forme de leucémie rare, mais guérissable, en avril dernier. Fin juillet, il rejouait en championnat.

ENTRAÎNEUR DE L’ANNÉE
Caleb Porter (Portland) :
S’il y avait un prix de métamorphose de l’année, il reviendrait sans aucun doute à Portland. Et il la doit principalement à son entraîneur, qui n’en est qu’à sa première saison à ce niveau. Cette équipe sait presque tout faire : une défense solide dans le jeu, sans réelle vedette ; un entrejeu qui sait créer et contrer ; une efficacité offensive avec une contribution de tout le monde. Si ce collectif est aussi beau à voir, son entraîneur n’y est pas pour rien.

GARDIEN DE L’ANNÉE
Raul Fernandez (Dallas) :
Il semble être tombé dans l’oubli en raison de la deuxième moitié de campagne désastreuse de son équipe, reste qu’il a accumulé les bonnes interventions (dont pas mal d’arrêts spectaculaires) d’un bout à l’autre de la saison sans commettre de grosses erreurs. Tout le monde ne peut pas en dire autant… Seul Penedo m’a fait une aussi bonne impression, mais il n’a pas joué assez pour que je le prenne en considération.

NOUVEAU VENU DE L’ANNÉE
Diego Valeri (Portland) :
Avec Gonçalves, il est l’autre super transfert de l’hiver. Inconnu ici en début de saison, il est devenu incontournable : créatif, il sait orienter le jeu en gardant le ballon au sol et délivrer des passes décisives sur la tête de ses partenaires. Aussi efficace quand son équipe pose le jeu que quand elle part en contre, il a en outre le sens du but. Ses adversaires ont beau le cibler, il reste debout et c’est lui qui dicte le rythme des échanges.

JOUEUR DE L’ANNÉE
Diego Valeri (Portland) :
Mike Magee est archi-favori (les jeux semblent même faits d’avance), mais je ne m’inscris pas dans cette lignée. On en discutera sûrement abondamment dans l’émission Coup Franc de cette semaine ! Keane, Di Vaio, Cahill, Beckerman et Camilo ont aussi beaucoup de mérite et il est difficile de déterminer quelqu’un qui sort du lot cette saison. Mon choix se porte sur un joueur qui fait partie d’un excellent collectif, joue bien mais fait aussi mieux jouer les autres.

28 October 11:14 de la mañana

De tous les clubs évoluant en MLS depuis la saison inaugurale de la compétition en 1996, un seul n’avait pas encore remporté de trophée officiel : New York. Cette disette est révolue puisque l’équipe vient de mettre la main sur le Supporters Shield à l'issue d'une lutte aussi chaude que celles pour les dernières places en phase finale et pour le titre de meilleur buteur.

Tout a commencé samedi, alors que Lawrence Olum jouait les héros pour propulser Kansas City en tête du classement général, scellant par la même occasion l’élimination de Philadelphie où régnait un profond sentiment de gaspi. Du côté de Montréal, le stress prenait le dessus : pendant le match à Toronto, où l’équipe s’est inclinée, et après puisqu’elle devait désormais attendre 24 heures pour être fixée sur son sort. En soirée, un Valeri des grands soirs permettait à Portland d’atomiser Chivas USA et de prendre la première place de la Conférence Ouest, alors que San José bouclait sa saison par une victoire en révélant que Wondolowski avait joué avec une fracture au pied durant une partie de l’année.

Dimanche matin, les données étaient claires. New York devait battre Chicago pour remporter le Supporters Shield, sans quoi il serait pour Kansas City. Les cinq qualifiés de l’Ouest connus, il restait trois places pour quatre équipes dans l’Est – Montréal, Houston, New England et Chicago. Les Texans ont assuré leur qualification en gagnant sans convaincre à DC United, mais savent que désormais tout peut arriver. New England s’est imposé à Columbus et malgré sa qualification qui en étonne plus d’un, ne célèbre pas mais pense à son prochain match.

New York - Chicago serait donc décisif sur les deux tableaux. Quand Magee a ouvert la marque après 5 minutes, les supporters locaux ont craint la malédiction, leurs collègues montréalais étaient dans leurs petits souliers. Mais Thierry Henry a sorti le grand jeu pour amener les siens vers une victoire éclatante 5-2. La longue attente prenait fin pour les supporters et les joueurs pouvaient savourer leur succès.

Dans le camp d’en face, c’était évidemment la désolation, avec l’impression d’avoir essayé mais d’avoir été submergé. Maigre consolation potentielle, le but de Magee pouvait lui permettre de finir meilleur buteur. Mais même ça, ils ne l’auront pas : le triplé de Camilo plus tard dans la soirée permet au Brésilien de Vancouver de se chausser d’or. Tout s’est terminé par un LA Galaxy - Seattle plus loin des feux des projecteurs que d’habitude, qui a quand même vu Dempsey marquer son premier but depuis son retour, et a aussi donné sa forme définitive aux classements.

La phase finale commencera mercredi, avec le déplacement de Colorado à Seattle. Le gagnant jouera contre Portland au tour suivant, alors que l’autre match mettra aux prises Salt Lake et le LA Galaxy. Dans la Conférence Est, le premier tour verra Houston accueillir Montréal jeudi soir. Le vainqueur de ce duel aura la lourde tâche de se mesurer à New York au tour suivant, pendant que New England fera face à Kansas City.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - Kansas City
Toronto - Montréal
San José - Dallas
Chivas USA - Portland
DC United - Houston
Columbus - New England
New York - Chicago
Vancouver - Colorado
Seattle - LA Galaxy

 
1-2
1-0
2-1
0-5
1-2
0-1
5-2
3-0
1-1

Classement général final
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