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D.C. United

26 May 4:30 de la tarde

DC United en tête du classement : logique sportive ou supercherie ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre dans notre émission de cette semaine (également disponible ici). Les avis sont très divisés sur les qualités de l’équipe de la capitale américaine, et on tente de comprendre pourquoi, de décortiquer son jeu, de voir si l’entraîneur Ben Olsen a une « patte » caractéristique, d’expliquer ses forces et faiblesses tant offensives que défensives, etc. Voici certaines de nos pistes de réflexion :

  • Pourquoi l’équipe ne fait-elle pas l’unanimité chez les observateurs et les « supporters neutres » ?
  • Y a-t-il eu beaucoup de changements depuis la saison dernière ?
  • Quel joueur incarne le mieux l’équipe ?
  • Peut-on voir une « patte » typique de Ben Olsen ?
  • Des joueurs qui forment un groupe homogène ou plutôt aux profils différents mais complémentaires ?
  • Quel est le facteur chance dans les buts marqués par DC United cette saison ?
  • Quels sont les points forts et les points faibles de sa défense ?
  • Davy Arnaud a-t-il été jugé trop sévèrement lors de son passage à Montréal ?
  • À quel point jouer au RFK Stadium est-il nuisible au club ?

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03 April 12:38 de la tarde

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous ferai un tour d’horizon similaire chaque mois. On recommence aujourd’hui !

06 March 2:32 de la tarde

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

04 March 12:59 de la tarde

Montréal est le premier club qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions, après un partage 1-1 acquis de haute lutte face à Pachuca, et arraché dans les arrêts de jeu (résumé vidéo). Au tour suivant, il sera opposé au vainqueur de DC United - Alajuelense, qui sera joué ce soir.

Les supporters montréalais sont passés par toutes les émotions en 90 minutes : au moment du coup d’envoi, leur équipe était virtuellement qualifiée grâce au 2-2 du match aller. Une situation qui a perduré pendant 80 minutes supplémentaires, jusqu’à ce que Pachuca convertisse un penalty. Pour la première fois de ce quart de finale, les Québécois devaient courir après le score.

En outre, ils avaient peu de temps pour marquer. Mais à la toute fin des arrêts de jeu, le jeune Porter a fait exploser le stade de joie d’un but qui en a fait le héros de toute une ville, alors qu’il était inconnu il y a quelques semaines à peine. Mais ses coéquipiers n’ont pas mis longtemps à discerner ses points forts, et ont su qu’il allait reproduire en match le genre d’action qu’il montre à l’entraînement. De son côté, l’attaquant a suivi les conseils des joueurs expérimentés au moment de conclure. Des vétérans qui lui étaient très reconnaissants après le coup de sifflet final…

DC United, l’autre club de MLS engagé en quart de finale, a besoin de marquer trois buts contre Alajuelense ce soir (20h00, Fox Sports 2) après sa défaite 5-2 au match aller. Cela peut ressembler à une lapalissade, mais le discours des joueurs américains est d’y aller « un but à la fois ». Pour accomplir cette mission, ils seront encore privés de quelques blessés mais récupéreront Hamid, leur gardien titulaire.Ce retour est plus que le bienvenu pour une formation qui devra faire preuve de plus de solidité défensive qu’au Costa Rica.

Offensivement, les espoirs reposent sur Espindola, mais toute l’équipe devra être au diapason, et pour espérer remonter un tel retard, elle devra commencer par ne pas rater son début de match puis par être capable d’imposer le rythme des échanges.

Des deux autres quarts de finale, celui avec le moins de suspense se jouera ce soir (22h00 HE) entre l’America Mexico et Saprissa. Les Mexicains ont un pied et demi dans le carré d’as après leur victoire 0-3 au Costa Rica. Dans l’autre duel (demain 20h00 HE), les Costariciens d’Herediano partiront en position favorable chez eux, après leur partage 1-1 à Olimpia (Honduras) la semaine dernière.

27 February 5:41 de la tarde

Quelques jours après le match au Mexique et quelques jours avant le duel au Stade olympique, l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) fait la part belle au quart de finale de Ligue des champions entre Pachuca et Montréal : hommes et batailles clefs du match aller, évaluations individuelles, ambiance, mais aussi nos prévisions pour le match retour, que ce soit le onze sur le terrain ou le scénario de la rencontre :

  • Qui a été l’homme du match pour Montréal ?
  • Quelle équipe a gagné la bataille dans l’axe de l’entrejeu (lisez aussi les duels secteur par secteur) ?
  • Comment expliquer que Bush a eu peu de grosses interventions à effectuer ?
  • En quoi la présence d’Oduro était-elle plus judicieuse que celle de McInerney ?
  • Le match de Piatti à Pachuca : irritant ou utile ?
  • Comment était l’ambiance dans le berceau du soccer mexicain ?
  • Quel onze de départ pour le match retour ?
  • Avec quelles intentions Montréal doit-il commencer ce match ?
  • Le scénario sera-t-il différent de celui du match aller ?
  • Que surveillerons-nous sur le terrain mardi ?
  • Que s’est-il passé lors d’Alajuelense - DC United ?

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26 February 12:47 de la tarde

Le dernier match aller des quarts de finale de la Ligue des champions opposera ce soir Alajuelense, un des trois clubs costariciens toujours présents à ce stade de la compétition, à DC United, dernier club américain encore en lice (20h00, HE / Fox Sports 2).

À l’instar de Montréal avant-hier, DC United jouera son premier match officiel de l’année dans un contexte difficile, face à un adversaire en pleine saison. La forme de match est donc bien différente de part et d’autre, mais les Québécois ont démontré que ça n’empêchait pas d’obtenir un bon résultat en déplacement.

Les deux clubs se sont toutefois préparés de manière différente : pas de stage de deux semaines dans le pays de l’adversaire pour les Américains, qui ont posé le pied au Costa Rica seulement trois jours avant leur match. Dès leur descente de l’avion, l’international local Jairo Arrieta y a été accueilli comme un héros.

Ils ont découvert des conditions de jeu qui pourraient être hostiles, avec un terrain synthétique très bondissant, et des supporters qui n’ont rien d’enfants de chœur. Les joueurs non plus apparemment, puisque deux d’entre eux sont suspendus pour le match. DC United devra aussi composer avec des absences, notamment celles d’Halsti et Johnson en raison de pépins physiques, alors que Birnbaum revient de blessure.

Cette année, DC United dispute la Ligue des champions car il a remporté la Coupe des États-Unis 2013. Depuis lors, l’équipe - qui avait alors atteint des abysses en championnat - a beaucoup changé, et reste sur une saison 2014 très positive. D’ailleurs, il n’y eut guère de bouleversements dans l’effectif cet hiver. La préparation a donc été facilitée par le fait qu’il ne faille pas développer de nouveaux automatismes.

Le moment est peut-être relativement bon pour affronter Alajuelense, puisque l’équipe costaricienne est en méforme ces dernières semaines malgré une deuxième place en championnat et que des dissensions ont été affichées au sein du groupe. Ça ne l’empêche pas d’être un adversaire redoutable, avec une défense réputée très solide à domicile. Marquer un but là-bas serait donc une victoire en soi, c’est d’ailleurs un des objectifs de DC United qui prend ce match très au sérieux, conscient qu’un quart de finale de Ligue des champions est une occasion qui ne se présente pas souvent.

Toujours en lice dans la compétition, le club phare du Costa Rica, Saprissa, a perdu 0-3 contre l’America Mexico lors de son quart de finale aller hier soir, et ses chances sont compromises. On ne peut pas en dire autant du troisième représentant tico, puisque Herediano est allé chercher le nul 1-1 à Olimpia (Honduras).

23 February 4:43 de la tarde

Montréal et DC United joueront cette semaine leur match aller en quarts de finale de la Ligue des champions : le vainqueur de la Coupe du Canada 2014 se déplacera chez les Mexicains de Pachuca, alors que la lauréat de la Coupe des États-Unis 2013 jouera à Alajuelense, au Costa Rica.

Si le passé n’est pas garant de l’avenir et qu’il faut remettre chaque rencontre dans son contexte, voilà néanmoins quelques données tirées des dernières phases à élimination directe (donc pas de feu le tour préliminaire) depuis que la Coupe des champions est devenue Ligue des champions en 2008.

On en est à la septième saison de cette formule, où il y a donc eu 42 duels à élimination directe, puisque ceux-ci commencent au stade des quarts de finale, tous joués en matchs aller-retour, y compris les finales. Des 48 équipes encore en lice à ce moment-là, 22 étaient mexicaines, 12 américaines, 3 costariciennes, 3 honduriennes, 2 canadiennes, 2 panaméennes, 2 guatémaltèques, 1 salvadorienne et 1 caribéenne. Ont franchi ce tour pour se retrouver dans le carré d’as, 17 représentants du Mexique, trois des États-Unis, deux du Costa Rica, un du Canada et un des Caraïbes. Quant aux 42 duels, ils se sont terminés par 34 qualifications mexicaines, quatre américaines, deux costariciennes, une canadienne et une caribéenne.

C’est dire si la domination mexicaine est imposante. Des chiffres qui auraient pu être encore plus impressionnants si en 2011, les Mexicains ne s’étaient pas éliminés entre eux, puisqu’ils se sont tous affrontés en quarts de finale, avant que les rescapés n’en décousent en demi-finale, laissant l’autre moitié de tableau complètement libre à leurs adversaires des autres pays. Un an plus tôt, c’était le contraire : les quatre clubs mexicains en lice en quart de finale s’y étaient alors déjà débarrassés de tous leurs concurrents étrangers dès ce moment-là.

Au total, il aurait pu y avoir 24 équipes mexicaines en quarts de finale. Elles n’étaient donc que deux à ne pas avoir franchi le premier tour avant cette saison. Premiers à avoir réussi l’exploit de barrer la route à un mastodonte, les guatémaltèques de Xelajù il y a deux ans avaient terminé en tête de leur groupe à égalité de points avec Guadalajara, qu’ils avaient battu 1-0 et où ils avaient perdu 2-1. L’an dernier, Alajuelense (adversaire de DC United jeudi) avait fait mieux encore en battant l’America Mexico 1-0 et en allant y gagner 0-1. Cette saison, pour la première fois, deux clubs mexicains ont chuté en phase de groupe, et leurs tombeurs sont deux clubs costariciens : Alajuelense a fini devant le tenant du titre Cruz Azul (avec qui il a partagé l’enjeu 1-1 à deux reprises) et Herediano a devancé Leon (qu’il a battu 2-1 et où il a partagé 1-1).

Le reste du temps, les Mexicains se sont généralement éliminés entre eux. En fait, en six saisons, il n’y a eu qu’une seule exception : lors de la saison 12/13, Seattle a sorti Tigres UANL en quart de finale (photo). Après avoir perdu 1-0 au Mexique, les hommes de Sigi Schmid se sont imposés 3-1 au retour. Les Mexicains étaient bien partis en championnat et ont joué le match aller, chez eux, avec leur équipe-type quasiment au complet. À Seattle, ils ont en revanche aligné un seul titulaire habituel, trois joueurs aux portes du onze de base, et une moitié d’équipe composée d’éléments ayant à peine joué en championnat. Ça ne les avait pas empêchés d’ouvrir la marque. Mais, réduits à dix juste avant la pause, ils ont encaissé trois buts en deuxième mi-temps.

Outre cet exploit, les trois autres qualifications américaines ont été celles du LA Galaxy contre Herediano il y a deux ans, ainsi que le beau parcours de Salt Lake en 2011, avec des victoires contre Columbus en quart de finale puis contre Saprissa en demi-finale. Au tour précédent, les Costariciens avaient éliminé Olimpia (Honduras). Un deuxième club du Costa Rica s’est hissé en demi-finale : Alajuelense, après avoir éliminé Arabe Unido (Panama) en quart de finale, s’est fait barrer la route de la finale par Toluca l’an dernier. Le bilan États-Unis - Costa Rica est nettement en faveur des Américains, qui se sont imposés deux fois, en jouant une fois le match retour à domicile, l’autre en déplacement.

Quant au parcours printanier des Canadiens, il est composé de deux volets : l’élimination de Montréal par Santos Laguna il y a six ans en quart de finale, et celle, par le même adversaire, de Toronto en demi-finale trois ans plus tard, non sans avoir sorti le LA Galaxy au tour précédent en gagnant le match retour sur le terrain de l’équipe de David Beckham.

Le duel entre Pachuca et Montréal sera donc le troisième affrontement canado-mexicain après l’hiver. Le club mexicain, qui jouait chaque fois le match retour à domicile, s’est toujours imposé. Les Mexicains ont aussi rencontré douze fois une équipe américaine de MLS. La seule qui est arrivée à causer une surprise est donc Seattle. En raison des résultats des tours précédents, les clubs du sud du Rio Grande avaient aussi réussi à se mettre en bonne position leur permettant de jouer le match retour à domicile. Il n’y eut que deux exceptions : le match Tigres UANL - Seattle, ainsi que la finale 2011 entre Monterrey et Salt Lake. L’aller s’est terminé par un partage 1-1 chez une équipe de Monterrey qui alignait son cinquième match de suite sans victoire. Une série qui s’est arrêtée à sept, avant que les Mexicains ne s’imposent 0-1 dans l’Utah pour remporter la Ligue des champions. Lors d’aucun des deux matches, Monterrey n’avait laissé ses titulaires au repos.

L’avantage du terrain semble souvent jouer un rôle indéniable. Les chiffres confirment cette impression : des 42 duels, 30 ont été remportés par l’équipe qui jouait le match retour à domicile. Il y a donc 12 exceptions. Pour la moitié d’entre elles, ce sont des clubs mexicains qui se sont éliminés entre eux. Parmi les autres clubs à jubiler devant les supporters adverses, nous avons déjà évoqué Salt Lake à Saprissa, Monterrey à Salt Lake et Toronto au LA Galaxy. Les trois derniers sont les Puerto Rico Islanders (à Marathon), Saprissa (à Olimpia) et Alajuelense (à Arabe Unido). Cela revient à dire que seulement six clubs ont émergé en jouant le match retour à l’étranger (en 27 occasions puisqu’il faut évidemment éliminer les duels entre formations du même pays). Le bilan des 84 rencontres est aussi sans appel : 49 victoires de l’équipe jouant chez elle, 20 succès visiteurs et 15 nuls.

Il est difficile de juger quel résultat au match aller est suffisant pour se mettre à l’abri tant il y a des divergences de niveau et tant les Mexicains ont pu retourner des situations à leur avantage chez eux. Cependant, jamais en six ans et 42 rencontres, le match retour ne semblait futile, sauf peut-être lorsque les Mexicains commençaient par gagner sur le terrain d’un adversaire étranger. Un seul match aller s’est terminé par trois buts d’écart, la victoire 3-0 de Monterrey contre Pumas en 2011. Il convient aussi de dire qu’il y a généralement peu de buts à l’aller. Lors des deux dernières saisons, on a eu un match avec quatre buts, un autre avec trois, un partage 1-1, sept victoires par le plus petit écart et quatre nuls blancs.

Il y a donc des chances pour que Montréal réussisse le meilleur résultat d’un club canadien au Mexique lors de la phase à élimination directe, après sa défaite douloureuse 5-2 à Santos Laguna (il avait gagné 2-0 à l’aller) et celle 6-2 de Toronto au même endroit (après un nul 1-1 en Ontario). Et penser que les espoirs de qualification des Québécois seront encore élevés mercredi matin n’a rien d’utopique. L’ampleur de la tâche DC United est bien différente, même si aucun club américain n’a encore gagné au Costa Rica dans ces rencontres cruciales, puisque le LA Galaxy a partagé l’enjeu 0-0 à Herediano alors que Salt Lake s’est incliné 2-1 à Saprissa. Les deux représentants de MLS se sont toutefois qualifiés grâce à leur victoire chez eux.

L’issue des chapitres précédents de l’histoire nous donne une idée des difficultés qui attendent les deux clubs de MLS en lice cette semaine et la semaine prochaine. Toutefois, ce sont Montréal, DC United et leurs adversaires respectifs qui écriront les prochains. Ils s’annoncent passionnants, ne les manquez pas !

19 February 1:42 de la tarde

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat (et moins d’une avant les quarts de finale de la Ligue des champions). Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 21 au 28 février)

TOURNOI DE PORTLAND (Portland, 22 au 28 février)

LES AUTRES

Rendez-vous ici pour l’état des lieux des équipes qui disputent actuellement la Desert Diamond Cup et le tournoi Suncoast Pro.

16 February 3:34 de la tarde

Fracture du tibia, bras cassé, ligament croisé déchiré : l’année 2014 a été dure pour quelques joueurs de MLS qui, d’ordinaire, passent le plus clair de leur temps sur le terrain, loin du banc et encore plus de l’infirmerie. Seront-ils aptes à jouer en début de saison ? Où en sont-ils de leur rééducation ? Comment vont-ils ? Voilà quelques nouvelles :

Diego Valeri : Fin octobre 2014, après un choc a priori anodin contre Dallas (Valeri n’a même pas été remplacé tout de suite), le verdict est sans appel : ligament croisé antérieur du genou déchiré, l’opération est inévitable, le maître à jouer de Portland sera indisponible pendant plusieurs mois. Aujourd’hui, il est environ à mi-chemin de sa rééducation (processus qu’il a trouvé jusque-là particulièrement ennuyeux) et est pressé de refaire des exercices plus actifs. Valeri pense pouvoir rejouer en mai, et souligne que les automatismes qu’il possède déjà dans l’équipe vont faciliter sa réintégration.

Will Johnson : Double fracture tibia-péroné de la jambe droite, voilà la manière douloureuse dont la saison 2014 de l’international canadien de Portland a pris fin à Toronto en septembre dernier. Après douze semaines d’immobilisation et une nouvelle opération au cours de l’hiver pour replacer des vis dans sa jambe, il a pu recommencer sa rééducation. Alors que la plupart de ses coéquipiers sont en pleine préparation, Johnson effectue des tours de terrain et se concentre sur le travail quotidien. À l’origine, son retour était prévu pour fin mars / début avril. Depuis lors, il n’a pas de nouvel échéancier mais il pense surtout à revenir à 100% de la première très grave blessure de sa carrière, qu’il craignait compromise.

Mike Magee : L’attaquant de Chicago s’est résolu à subir une opération à la hanche en septembre dernier, ce qui mettait fin à sa saison 2014. Actuellement, il n’est pas en stage en Angleterre avec son équipe et suit toujours un programme de rééducation strict. Il se sent bien mais est conscient de ne pas devoir trop forcer. Son objectif premier est de retrouver la forme. Le club espère compter sur lui rapidement mais ne lui a pas mis la pression et a transféré comme si Magee devait rester encore un bon moment sur le carreau.

Tally Hall : Victime d’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit, le gardien a vu sa saison 2014 se terminer début septembre. Depuis lors, il a quitté Houston pour Orlando, mais ne sera pas opérationnel en début de saison, ce qui a poussé son nouveau club à recruter Donovan Ricketts. Hall est encore en rééducation et ne s’est fixé aucune échéance de retour sur le terrain. Il a confié aux médias d’Orlando qu’en plus de se remettre sur pied, il comptait bien se servir de cette rééducation pour améliorer tant ses forces que ses faiblesses et revenir meilleur qu’avant sa blessure.

Chance Myers : La saison 2014 de l’arrière droit de Kansas City a été brève, puisqu’elle a pris fin quand il s’est déchiré le tendon d’Achille fin mai. Il a retrouvé le plaisir de gambader sur les terrains, puisqu’il est actif durant cette préparation, mais ne se mêle pas encore aux exercices avec le groupe, ce qui ne l’empêche toutefois pas de courir, de centrer, etc. Le style de jeu préconisé par Peter Vermes est astreignant physiquement pour les arrières latéraux, et l’entraîneur espère que Myers sera apte à commencer un match d’ici deux mois.

Chris Rolfe : Le milieu latéral de DC United s’est cassé le bras vers la fin de l’été dernier et n’a plus joué la moindre minute par la suite. Il est à nouveau pleinement opérationnel et a d’ailleurs marqué le seul but d’une victoire de son club en match amical contre Dallas dimanche dernier.

Jeff Parke : Le défenseur de DC United a perdu sa place au profit de Steve Birnbaum après une blessure au pied, a souffert de graves migraines et a dû se faire opérer de l’oreille interne. Son club a décidé de ne pas le conserver. Il n’a plus joué une seule minute depuis fin mai dernier et, à 33 ans, le compteur pourrait s’arrêter après 254 matchs en MLS.

Ignacio Piatti : Arrivé à Montréal durant le dernier mercato estival, le milieu de terrain gaucher n’a pas été victime de grosse fracture ou de déchirure, comme la plupart des autres joueurs de cette liste, mais une tendinite lancinante au genou gauche l’a incité à subir une bursectomie à l’issue de la saison. Si lors des premiers jours de la préparation, il s’est contenté de tours de terrain, il a rapidement rejoint le groupe et rattrape assez vite son retard de condition.

02 February 3:00 de la tarde

Après leur longévité… leur jeunesse. Voici la photo des entraîneurs actuels des 20 clubs de MLS (liste complète ici), il y a de cela quelques années. Parvenez-vous à tous les reconnaître (franchement, ce n’est pas facile) ? Amusez-vous bien ! Je vous donnerai les réponses demain.