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Coup Franc

20 February 6:42 de la tarde

Montréal sera le premier club de MLS à jouer un match officiel en 2015, son quart de finale aller de Ligue des champions mardi prochain à Pachuca. L’émission de la semaine (que vous pouvez également écouter ici) préface ce duel, vous présente les Tuzos en détails, donne les dernières nouvelles du Mexique et tente de définir les atouts en faveur des Montréalais.

  • Que vaut Pachuca ?
  • Quelles sont ses forces et ses faiblesses ?
  • Qui est la vedette de l’équipe ?
  • Quel est le profil des titulaires habituels ?
  • Les Mexicains mettront-ils leur meilleur onze sur le terrain ?
  • Quel onze de départ pour Montréal ?
  • Qui risque de ne pas jouer ?
  • Comment exploiter les points faibles de l’adversaire ?
  • Quelles sont les options de Frank Klopas ?
  • À quel point ne pas avoir joué depuis octobre handicape Montréal ?
  • L’altitude et la pollution vont-elles peser dans la balance ?
  • Intimidation : quelle influence du public et du jeu physique ?
  • Comment faire mousser l’intérêt pour la Ligue des champions ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

19 February 1:42 de la tarde

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat (et moins d’une avant les quarts de finale de la Ligue des champions). Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 21 au 28 février)

TOURNOI DE PORTLAND (Portland, 22 au 28 février)

LES AUTRES

Rendez-vous ici pour l’état des lieux des équipes qui disputent actuellement la Desert Diamond Cup et le tournoi Suncoast Pro.

18 February 2:12 de la tarde

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat. Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

DESERT DIAMOND CUP (Tucson, 18 au 28 février)

TOURNOI SUNCOAST PRO (Floride, 18 au 28 février)

Demain, l’état des lieux des équipes joueront en Ligue des champions la semaine prochaine, de celles qui participent au tournoi de Portland ou à la Carolina Challenge Cup ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.

16 February 3:34 de la tarde

Fracture du tibia, bras cassé, ligament croisé déchiré : l’année 2014 a été dure pour quelques joueurs de MLS qui, d’ordinaire, passent le plus clair de leur temps sur le terrain, loin du banc et encore plus de l’infirmerie. Seront-ils aptes à jouer en début de saison ? Où en sont-ils de leur rééducation ? Comment vont-ils ? Voilà quelques nouvelles :

Diego Valeri : Fin octobre 2014, après un choc a priori anodin contre Dallas (Valeri n’a même pas été remplacé tout de suite), le verdict est sans appel : ligament croisé antérieur du genou déchiré, l’opération est inévitable, le maître à jouer de Portland sera indisponible pendant plusieurs mois. Aujourd’hui, il est environ à mi-chemin de sa rééducation (processus qu’il a trouvé jusque-là particulièrement ennuyeux) et est pressé de refaire des exercices plus actifs. Valeri pense pouvoir rejouer en mai, et souligne que les automatismes qu’il possède déjà dans l’équipe vont faciliter sa réintégration.

Will Johnson : Double fracture tibia-péroné de la jambe droite, voilà la manière douloureuse dont la saison 2014 de l’international canadien de Portland a pris fin à Toronto en septembre dernier. Après douze semaines d’immobilisation et une nouvelle opération au cours de l’hiver pour replacer des vis dans sa jambe, il a pu recommencer sa rééducation. Alors que la plupart de ses coéquipiers sont en pleine préparation, Johnson effectue des tours de terrain et se concentre sur le travail quotidien. À l’origine, son retour était prévu pour fin mars / début avril. Depuis lors, il n’a pas de nouvel échéancier mais il pense surtout à revenir à 100% de la première très grave blessure de sa carrière, qu’il craignait compromise.

Mike Magee : L’attaquant de Chicago s’est résolu à subir une opération à la hanche en septembre dernier, ce qui mettait fin à sa saison 2014. Actuellement, il n’est pas en stage en Angleterre avec son équipe et suit toujours un programme de rééducation strict. Il se sent bien mais est conscient de ne pas devoir trop forcer. Son objectif premier est de retrouver la forme. Le club espère compter sur lui rapidement mais ne lui a pas mis la pression et a transféré comme si Magee devait rester encore un bon moment sur le carreau.

Tally Hall : Victime d’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit, le gardien a vu sa saison 2014 se terminer début septembre. Depuis lors, il a quitté Houston pour Orlando, mais ne sera pas opérationnel en début de saison, ce qui a poussé son nouveau club à recruter Donovan Ricketts. Hall est encore en rééducation et ne s’est fixé aucune échéance de retour sur le terrain. Il a confié aux médias d’Orlando qu’en plus de se remettre sur pied, il comptait bien se servir de cette rééducation pour améliorer tant ses forces que ses faiblesses et revenir meilleur qu’avant sa blessure.

Chance Myers : La saison 2014 de l’arrière droit de Kansas City a été brève, puisqu’elle a pris fin quand il s’est déchiré le tendon d’Achille fin mai. Il a retrouvé le plaisir de gambader sur les terrains, puisqu’il est actif durant cette préparation, mais ne se mêle pas encore aux exercices avec le groupe, ce qui ne l’empêche toutefois pas de courir, de centrer, etc. Le style de jeu préconisé par Peter Vermes est astreignant physiquement pour les arrières latéraux, et l’entraîneur espère que Myers sera apte à commencer un match d’ici deux mois.

Chris Rolfe : Le milieu latéral de DC United s’est cassé le bras vers la fin de l’été dernier et n’a plus joué la moindre minute par la suite. Il est à nouveau pleinement opérationnel et a d’ailleurs marqué le seul but d’une victoire de son club en match amical contre Dallas dimanche dernier.

Jeff Parke : Le défenseur de DC United a perdu sa place au profit de Steve Birnbaum après une blessure au pied, a souffert de graves migraines et a dû se faire opérer de l’oreille interne. Son club a décidé de ne pas le conserver. Il n’a plus joué une seule minute depuis fin mai dernier et, à 33 ans, le compteur pourrait s’arrêter après 254 matchs en MLS.

Ignacio Piatti : Arrivé à Montréal durant le dernier mercato estival, le milieu de terrain gaucher n’a pas été victime de grosse fracture ou de déchirure, comme la plupart des autres joueurs de cette liste, mais une tendinite lancinante au genou gauche l’a incité à subir une bursectomie à l’issue de la saison. Si lors des premiers jours de la préparation, il s’est contenté de tours de terrain, il a rapidement rejoint le groupe et rattrape assez vite son retard de condition.

12 February 1:31 de la tarde

Le débat fait rage en ce moment sur les réseaux sociaux et les forums de supporters de divers clubs : y a-t-il un point faible qui mine les chances de l’équipe ? Ou, pour le dire autrement : est-ce possible de terminer en ordre utile quand un des titulaires n’a pas fait ses preuves ou n’a pas a priori l’allure d’un titulaire indiscutable en début de saison ? On dit souvent que la force d’une chaîne est celle de son maillon le plus faible.

En 2014, sur quel joueur de chaque club ayant atteint la phase finale les supporters auraient hésité à parier le moindre kopek en début de saison pour se dire que, finalement, il faisait très bien l’affaire ? Ne sont pris en compte ici que les 11 joueurs ayant disputé le plus de minutes pour leur équipe, avec un choix très subjectif du « maillon faible ».

Seattle : Lamar Neagle. Vraiment, parce qu’il faut citer un nom et que les choix sont plus que limités à Seattle. En 2013, cette étiquette lui aurait mieux collé, après une saison fantomatique à Montréal. Sigi Schmid a compris comment l’utiliser, sa complicité avec Martins fait merveille et désormais, certains l’appellent « Neagoal ».

LA Galaxy : Dan Gargan. Après une année difficile à San José, il a pris avec bonheur la place laissée vacante par Sean Franklin sur le côté droit de la défense du LA Galaxy. En 2014, Gargan disputait sa neuvième saison en MLS, dans un sixième club différent : jamais n’a-t-il joué autant, en outre pour l’équipe qui a remporté la Coupe MLS.

DC United : Steve Birnbaum. Les joueurs issus du SuperDraft représentent souvent un point d’interrogation en début de saison, même si certains leur accordent une grande confiance. Birnbaum a eu besoin de quelques mois pour trouver ses marques, avant de ne plus quitter l’équipe et d’être élu Recrue de l’année.

Salt Lake : Luke Mulholland. Après la D3 en 2011, puis la D2 en 2012 et 2013, le milieu de terrain anglais est arrivé en MLS au début de l’année 2014. Des débuts réussis puisqu’il est devenu titulaire et, malgré un penchant offensif, a bien travaillé défensivement. Certains dans l’Utah le comparent à Grabavoy, parti cet hiver à New York City et dont il pourrait être le successeur.

New England : Scott Caldwell. Capitaine dans les équipes de jeunes du club, ce box-to-box dont on vante la technique et la vision s’est imposé dans l’entrejeu de son équipe dès 2013 mais faisait face à une difficile saison de la confirmation qu’il a, comme la plupart des jeunes qui évoluent à ses côtés, réussie avec brio.

Dallas : Victor Ulloa. Alors qu’il avait joué seulement 9 minutes au cours de ses trois premières saisons au club, Ulloa en a été le quatrième joueur le plus utilisé en 2014. Un excellent rapport qualité/prix puisqu’il touchait à peine plus que le salaire minimum. Le retour d’Oscar Pareja lui a permis de recevoir sa chance et de prouver qu’il était le médian défensif tant recherché depuis plusieurs années.

Columbus : Ethan Finlay. Après deux saisons où il recevait régulièrement une pincée de minutes en fin de match, cet ailier droit qui aime rentrer dans le jeu et s’infiltrer a gagné ses galons de titulaire à 24 ans et a fini meilleur réalisateur de l’équipe en 2014 avec 11 buts, tout en offrant autant de passes décisives qu’Higuain.

New York : Chris Duvall. Après sa sélection au deuxième tour du SuperDraft, l’objectif de Duvall était simplement de prouver qu’il méritait un contrat en équipe première. Finalement, il a supplanté Eckersley et Kimura pour devenir titulaire au poste d’arrière droit, rapidement après son premier match en mai et jusqu’à sa baisse de forme en septembre.

Vancouver : Erik Hurtado. Il fait partie des jeunes à qui Carl Robinson accorde confiance : milieu offensif ou attaquant, l’Américain a été régulièrement aligné lors de sa deuxième saison professionnelle, marquant entre autres cinq buts dont un contre le rival Seattle, considéré comme le plus beau de son club en 2014.

Kansas City : Lawrence Olum. Ellis ou Igor Juliao méritent peut-être davantage le qualificatif de « maillon faible » mais de ces trois titulaires inattendus, Olum est celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu. Propre, sobre et polyvalent, il a accepté sans rechigner diverses tâches en fonction des nombreuses indisponibilités de ses coéquipiers.

10 February 6:13 de la tarde

RDS et TSN, diffuseurs officiels de la MLS au Canada, ont dévoilé aujourd’hui leur calendrier de diffusion pour la 20e saison régulière de MLS. TSN retransmettra 64 rencontres de saison régulière, chacune d’entre elles impliquant au moins un club canadien. RDS, qui entame sa quatrième année de partenariat avec la MLS, retransmettra en français 33 rencontres à l’échelle nationale.

Il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir à la télévision à un choc entre rivaux canadiens, puisque TSN lancera sa couverture de la saison 2015 le samedi 7 mars avec le duel Vancouver - Toronto (18h00 HE), marquant les grands débuts de l’Italien Sebastian Giovinco qui évoluera aux côtés des internationaux américains Jozy Altidore et Michael Bradley. Toujours le samedi 7 mars, RDS retransmettra le premier match de la saison de Montréal lors duquel les hommes de Frank Klopas se déplaceront sur le terrain de l’équipe qui avait terminé 2014 en tête de la Conférence Est, DC United (15h00 HE).

En plus de son premier match de la saison à Vancouver, TSN retransmettra quatre autres duels 100% canadiens, à savoir Montréal - Vancouver le 3 juin, Toronto - Montréal le 24 juin et le 29 août, ainsi que Montréal - Toronto, le 25 octobre, « Jour décisif » lors duquel TSN diffusera également le dernier match de la saison régulière de Vancouver, face à Houston.

TSN retransmettra sept rencontres très attendues des nouvelles équipes de 2015, New York City et Orlando. Les supporters de Vancouver seront heureux d’apprendre qu’ils pourront également y regarder les six sommets opposant leur équipe à ses rivaux du Nord-Ouest Pacifique, Seattle et Portland.

TSN et RDS offriront la couverture exclusive des séries éliminatoires de la MLS, de la Coupe MLS 2015 ainsi que du Match des étoiles AT&T de la MLS 2015 le 29 juillet à Dick’s Sporting Goods Park, domicile des Colorado Rapids.

Les rencontres de MLS sur TSN, TSN2, RDS et RDS2 peuvent être regardées en direct sur TSN GO et RDS GO.

Pour consulter le calendrier complet des rencontres retransmises sur TSN et RDS, rendez-vous sur http://www.mlssoccer.com/tv et sélectionnez l’onglet du diffuseur de votre choix. Les calendriers peuvent également être consultés directement sur les sites des clubs - Montréal, Toronto, et Vancouver.

10 February 2:08 de la tarde

Les renforts de choix continuent d’affluer en MLS et si la folie de fin janvier s’est atténuée, il y a eu suffisamment de signatures intéressantes au cours des derniers jours pour faire un nouveau point de la situation.

La francophonie a (encore) un représentant de plus en MLS depuis que l’ancien Marseillais Benoît Cheyrou a signé à Toronto, où il sera associé à Michael Bradley dans l’entrejeu. Mais aussi à Sebastian Giovinco puisque l’Italien, qui devait seulement rallier le club lors du mercato estival, a quitté la Juventus prématurément et jouera dès le début de la saison à Toronto, où il a été accueilli en grandes pompes.

Autre arrivée qui a fait grand bruit, le retour de Juan Agudelo à New England après une aventure en Europe qui ne s’est pas passée comme espéré par l’attaquant. Si les supporters qui se rendront à Foxborough verront des visages familiers dans un vieux stade, ce sera l’inverse pour ceux de San José. La nouvelle enceinte (qui nous promet le plus grand bar à ciel ouvert des États-Unis) accueillera une équipe remodelée, et dont la dernière pierre ajoutée à l’édifice est l’attaquant suisse Innocent Emeghara, qui aura le statut de joueur désigné.

Du neuf, rien que du neuf dans le noyau de New York City, avec l’arrivée de l’international slovaque Adam Nemec. Cet attaquant expérimenté au grand gabarit (1,90 m) évoluait à l’Union Berlin (D2 allemande). L’entrejeu de l’équipe a également été renforcé par le Colombien Javier Calle, prêté pour un an par l’Independiente Medellin. De l’autre côté du fleuve Hudson, on a acté un départ attendu, celui de Tim Cahill vers Shanghai.

Si vous avez suivi la dernière Coupe d’Afrique des nations, vous avez peut-être vu à l’œuvre le dernier renfort de Columbus, l’ailier gauche Cedrick Mabwati, qui s’est rendu jusqu’en demi-finale avec la République démocratique du Congo. Et si vous suivez la MLS depuis plusieurs années, vous connaissez le visage d’Eric Avila, que Santos Laguna a prêté à Orlando. Autres prêts, celui du milieu de terrain argentin Lucas Pittinari de Belgrano à Colorado, et celui de l’arrière central canado-portugais Steven Vitoria de Benfica à Philadelphie.

09 February 2:17 de la tarde

La table ronde de Joey Saputo la semaine dernière a fait des vagues et continue d’alimenter les conversations. Les déclarations du président montréalais sont évidemment au centre de notre première émission de l’année. Vous découvrirez au fil des semaines de nouvelles rubriques, et nous tenterons cette saison le concept de baser chaque émission sur les questions que vous vous posez. Cette semaine :

  • Un joueur peut-il à lui tout seul ramener du monde au stade ?
  • Un gros salaire fait-il inévitablement du joueur un grand nom qui attire du public ?
  • La gestion de Toronto est-elle davantage synonyme de progrès ou de danger ?
  • Qui apportera le plus à son club : Ciman ou Giovinco ?
  • Quand un joueur devient-il une vedette aux yeux des supporters ?
  • Faut-il forcément être joueur désigné pour faire partie des grands de MLS ?
  • Les changements hivernaux à Montréal, une garantie de succès ?
  • Montréal est-il un marché de soccer ?
  • Joey Saputo s’est-il vraiment apitoyé ?
  • Peut-on parler d’une prise de conscience encourageante ?
  • Le départ de Karl Ouimette était-il inévitable ?
  • L’imbroglio Oyongo : que penser des positions des clubs et du joueur ?

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05 February 4:37 de la tarde

Les fédérations américaine et canadienne ont annoncé plus tôt cette semaine la formule de leur coupe nationale pour l’année 2015. Il y a quelques changements par rapport à la saison dernière.

Nouveauté dévoilée il y a déjà plusieurs mois, le vainqueur de la compétition au Canada sera, à l’instar de son homologue au sud de la frontière, qualifié pour la Ligue des champions qui commencera un an plus tard (donc l’édition de la saison 16/17). L’autre modification, c’est le calendrier, puisque la finale aura lieu, cette année, en août (match aller le 12, retour le 26). Les tours précédents se joueront, eux, toujours au printemps (alors que bien du monde s’attendait à voir la compétition commencer en été). Dès la fin avril, Ottawa et Edmonton se mesureront lors d’un tour préliminaire. Le vainqueur affrontera Vancouver en demi-finale, alors que dans le même temps (les 6 et 13 mai), Montréal et Toronto en découdront.

Aux États-Unis, la compétition commencera plus au moins au même moment, pour se terminer un mois plus tard (finale le 29 ou le 30 septembre). Il y aura un total de 91 participants, et ceux qui seront en lice dès le départ devront franchir 9 tours pour soulever le trophée (détails ici). Outre les formations évoluant au sein des trois premières divisions américaines (sauf un absent, jouant en NASL), d’autres des niveaux inférieurs (sans qu’aucune division ne soit représentée par tous ses clubs) seront de la partie. Les équipes réserves et les satellites de certains clubs pros peuvent également prendre part à la compétition.

Les 17 clubs américains de MLS effectueront leur entrée dans le tournoi au stade des seizièmes de finale (quatrième tour). C’est là qu’entrent en jeu quelques spécificités de la Coupe des États-Unis et les nouveautés de cette année. Comme par le passé, ils auront une protection lors de ce tour, mais comme ils sont plus de 16, deux d’entre eux s’affronteront quand même.

Le tirage au sort sera fortement orienté, puisque les rencontres seront déterminées en fonction de critères géographiques. Toutefois, les équipes réserves et les satellites des clubs pros seront versés dans la moitié de tableau opposée à celle de l’équipe première du club, de façon à ce que leur seul affrontement possible soit en finale. L’autre nouveauté, c’est que le tableau complet sera déterminé au même moment que les seizièmes de finale : dès cet instant, les 32 derniers clubs en lice connaîtront leur parcours potentiel jusqu’à l’apothéose offrant au vainqueur une prime de victoire de 250 000 $ et une place en Ligue des champions.

Si vous vous intéressez aux coupes nationales et voulez en connaître certaines spécificités ailleurs sur la planète et lire quelques anecdotes sympathiques, consultez ces articles qui parlent d’elles en Europe et dans le reste du monde.

04 February 5:30 de la tarde

La formule est de plus en plus populaire : après le commissaire de la MLS, Don Garber, avant la finale de la Coupe MLS 2014, ce fut au tour du président de l’Impact de Montréal, Joey Saputo, de convier les journalistes à une table ronde, et de répondre aux questions en vrac. Avec autant de succès. Vous lirez certainement dans vos médias locaux ses réponses aux nombreux sujets qui concernaient uniquement le club. Mais il a également abordé un point qui touche la MLS dans son ensemble : les dépenses à la hausse de certains clubs pour attirer de grands noms.

« Quand les équipes dépensent beaucoup d’argent pour amener de gros joueurs, la MLS aime ça, a expliqué Saputo. C’est malheureux pour nous car l’équipe qui a dépensé le plus est notre plus grande rivale. J’espère que tous les mouvements que les équipes de MLS ont effectués vont amener cette ligue à un autre niveau. Comme je l’ai dit l’année passée, nous devons continuer de bâtir une équipe sans dépenser l’argent que nous n’avons pas. »

Ceux qui suivent le club montréalais et son président depuis longtemps savent qu’il est adepte d’une gestion saine. C’est entre autres ce qui lui a permis de l’amener en MLS alors qu’il l’avait repris en quasi-faillite en 2002. Mais s’y tenir n’est pas toujours simple, surtout quand les rivaux n’ont pas les mêmes méthodes… « Est-ce que les dépenses de Toronto nous influencent ? Non, mais ça nous met plus de pression. On a un plan, il faut continuer de l’appliquer. La seule chose que ça change, c’est que si amener un joueur d’Italie faisait partie de notre plan, il est certain que maintenant, le joueur pense qu’en Amérique du Nord, il y a de l’or dans les rues et qu’il va commencer à demander des sommes d’argent qui n’ont pas de sens. »

Une tendance qui, visiblement, ne plaît pas à Saputo, ce qu’il n’a pas manqué de faire savoir à Don Garber. « J’ai donné mon opinion au commissaire au sujet des dépenses qui sont faites. Je ne cache pas que je lui ai dit que c’est peut-être bien pour la Ligue en ce moment, mais qu’à long terme, ça va lui faire mal. Avec le temps, seulement quelques équipes vont dépenser : il va y avoir Los Angeles, Toronto, New York devant, puis tout le reste. À court terme, c’est bon pour la Ligue, car ça lui amène de la crédibilité. Mais à long terme, et je l’ai déjà dit au commissaire, j’ai peur que ça fasse mal. »

À la fin de la discussion, les deux hommes ne semblaient pas du même avis. « On ne partage pas la même opinion, a poursuivi Saputo. Pour lui, il est important que la MLS devienne une compétition de choix aux yeux des joueurs. C’est sûr, ça sera le cas si tu dépenses des sommes folles ! Mais pour moi, ce n’est pas la meilleure façon de faire. Son but est de s’assurer que la Ligue ait une certaine notoriété. Pour l’instant, ça marche. À long terme, je ne sais pas… »

Le président du club montréalais n’exclut pas pour autant d’attirer des joueurs renommés. Mais pas à n’importe quel prix. « Je ne veux pas courir derrière un joueur parce que les autres équipes courent derrière des joueurs. Je ne veux pas dépenser huit millions de dollars pour en gagner deux, ça n’a pas de sens. »

Il a d’ailleurs mis les choses au clair au sujet de deux noms qui ont circulé avec insistance ces dernières semaines : Alberto Gilardino et Antonio Di Natale. « On a fait une offre à Gilardino, qu’il a acceptée et qui était bien plus basse que celle que Toronto lui a faite l’an passé. Sauf qu’on n’a pas trouvé d’accord avec son club en Chine. Et à la dernière minute, la Fiorentina a fait une offre au joueur et au club, que les deux ont acceptée. »

Le cas de l’attaquant de l’Udinese est moins reluisant. « Di Natale utilise la MLS pour avoir un meilleur contrat à l’Udinese. Je vous le dis clairement et honnêtement : personne en MLS n’a fait d’offre de contrat à quatre millions de dollars pendant deux ans à Di Natale. Le problème, c’est que de plus en plus de gens se servent de la MLS et de l’argent qui y circule à de telles fins, et il faut être extrêmement prudent. »

Un autre sujet était cependant sur les lèvres de tous les journalistes à l’issue de la rencontre avec Saputo : sa déception sur la capacité du club à attirer un large public après trois saisons en MLS. Il a d’ailleurs étonné bien du monde en parlant de la situation actuelle de la vente des billets pour le match contre Pachuca. « Je sens que le buzz n’est plus là. Pas seulement pour le match de Ligue des champions, mais bien pour l’Impact dans son ensemble. Le slogan pour le match de Ligue des champions est “Marquons l’histoire”, mais je pense qu’on va marquer l’histoire négativement car il n’y aura pas beaucoup de monde au stade. En ce moment, nous avons vendu 15 000 billets et si on regarde la tendance de 2009 et qu’on la compare à celle de cette année, nous serons heureux d’arriver à 30 000. Ça m’inquiète énormément. Pas seulement pour ce match. »

Plus que la situation actuelle, c’est l’évolution des recettes à la billetterie saison par saison qui le préoccupe. « Quand je regarde où on était et où on s’en va… Par exemple, en 2012, on était le troisième club de la Ligue en vente de billets. L’an dernier, on était onzième. Si la tendance se maintient, cette année, on sera treizième sur vingt. C’est très inquiétant. On dit toujours que c’est difficile d’amener des joueurs à Montréal. Mais jouer devant des gradins vides, pour un joueur, ça pèse au moment de choisir. »

Pas de quoi, néanmoins, tirer les conclusions les plus alarmistes. « C’est décevant mais je ne veux pas qu’on commence à dire qu’on pense à vendre l’équipe. Je ne dis pas ça ! Ce que je dis, c’est qu’en tant que président, quand je regarde où on était et où on est, après trois ans en MLS, je vois que la tendance commence à aller dans l’autre sens. J’espère qu’elle va changer. On est là et on va continuer d’être là. C’est dur mais c’est réaliste. »

Un constat encore plus parlant chiffres à l’appui. « C’est la réalité quand je me présente à la Ligue. Nous y sommes tous partenaires, donc je connais les chiffres des autres équipes et je peux comparer nos prévisions et nos résultats financiers. Si je prends par exemple la vente de billets, nous avons manqué notre coup de deux millions de dollars. Au total, il y avait un manque à gagner de trois millions de dollars pour la Ligue, dont deux venant de l’Impact de Montréal. »

Il y a évidemment plusieurs manières de lire le discours du président de l’Impact. Certains le teintent de pessimisme. D’autres se disent qu’il a les pieds sur terre et que dans de telles circonstances, les chances d’avoir d’heureuses surprises génératrices d’engouement sont bien plus élevées que lorsque les attentes sont fixées bien trop haut, comme ce fut le cas par le passé. Il est toutefois clair que la saison 2014 a été lourde de conséquences, et pas seulement sportives.