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Coup Franc

11 June 12:01 de la tarde

À la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde, voici la deuxième partie de nos portraits des joueurs de MLS qui seront au Brésil. Après les dix Américains, Coup Franc s’intéresse aujourd’hui à ceux qui défendent les couleurs d’autres équipes nationales.

Boniek Garcia (Honduras - Houston, 90 sélections) : Prénommé en l’honneur de l’international polonais Zbigniew Boniek, ce polyvalent milieu de terrain s’est contenté du banc en Afrique du Sud en 2010. Autrefois testé par le Paris SG, il a finalement quitté Olimpia pour Houston, où il a rapidement acquis un rôle important, ce qui lui a permis de devenir titulaire indiscutable sous son maillot national.

Victor Bernardez (Honduras - San José, 77 sélections) : À 32 ans, ce cadre de l’équipe nationale, dont il fait déjà partie depuis 12 ans, a été le joueur hondurien le plus utilisé lors des éliminatoires. Il a connu le seul faux pas de sa carrière en ne réussissant ni à Anderlecht, ni au Lierse à qui il avait été prêté. Puissant et autoritaire, il est aujourd’hui l’un des meilleurs défenseurs centraux de MLS.

Jerry Bengtson (Honduras - New England, 44 sélections) : Déjà auteur de 19 buts pour son pays, dont il a été le réalisateur le plus prolifique lors des éliminatoires de cette Coupe du monde, cet attaquant de 27 ans a combiné technique et vitesse pour devenir trois fois meilleur buteur du championnat du Honduras. Il ne montre pas ces qualités à New England, où son temps de jeu est limité malgré son statut de joueur désigné.

Marvin Chavez (Honduras - Chivas USA, 42 sélections) : Format de poche (1,56 m) âgé de 30 ans qui peut évoluer sur l’aile ou dans l’axe, il est redoutable en raison de sa vitesse, de ses infiltrations ou de la précision de ses centres. En MLS, il a déjà défendu les couleurs de Dallas, San José, Colorado et Chivas USA. En équipe nationale, il joue peu ces derniers temps car ses jeunes concurrents directs ont séduit le sélectionneur.

Roy Miller (Costa Rica - New York, 47 sélections) : Quand il signe à New York en 2010, cet arrière gauche qui aura bientôt 30 ans en est alors à son cinquième club professionnel. Depuis lors, il semble y avoir trouvé la stabilité, mais sa carrière a régulièrement été freinée par des blessures. International depuis les équipes de jeunes, il n’avait cependant pas été retenu pour la Coupe du monde 2006.

Giancarlo Gonzalez (Costa Rica - Columbus, 35 sélections) : Milieu défensif de 26 ans qui peut aussi jouer dans l’axe de la défense, il a conquis trois titres de champion dans son pays avant d’être transféré à Valerenga, en Norvège. Ce grand gabarit y a rendu d’excellents services et s’est fait remarquer par Gregg Berhalter, qui entraînait alors en Suède et lui a offert de l’accompagner à Columbus après y avoir signé.

Waylon Francis (Costa Rica - Columbus, 1 sélection) : Avant de quitter son pays natal, l’arrière gauche de 23 ans avait déjà défendu les couleurs de trois de ses grands clubs - Saprissa, Brujas et Herediano - que ce soit lors de sa formation ou de ses débuts professionnels. Remarqué en Ligue des champions par Columbus, il y est arrivé en début de saison et a déjà gagné ses galons de titulaire.

Julio Cesar (Brésil - Toronto, 80 sélections) : Le gardien de but des auriverde a commencé sa carrière à Flamengo, où il faisait parti des chouchous du public. Il se révèle sur la scène internationale lors de la Copa America 2004 et est transféré à l’Inter quelques mois plus tard. Il y succède à Francesco Toldo. Sur la pente descendante, il quitte l’Italie en 2012 pour les Queens Park Rangers qui l’ont prêté à Toronto en début de saison.

Tim Cahill (Australie - New York, 69 sélections) : Aussi à l’aise à gauche de l’entrejeu qu’à l’attaque ou derrière l’attaquant, ce petit gabarit (1,78 m) de 34 ans est redoutable dans le jeu aérien, comme le prouvent ses 9 buts inscrits de la tête en championnat la saison dernière. Auteur du premier but australien en phase finale de Coupe du monde,  il a porté les couleurs de Millwall et d’Everton avant de signer à New York en 2012.

Steven Beitashour (Iran - Vancouver, 6 sélections) : Né aux États-Unis de parents iraniens, cet arrière droit de 27 ans intéressait les deux équipes nationales et a finalement répondu à l’appel de Carlos Queiroz. Il a longtemps arpenté le flanc droit de San José, le rendant solide défensivement tout en envoyant des centres sur la tête de ses coéquipiers, avant de rejoindre Vancouver cet hiver.

10 June 6:58 de la tarde

Le coup d’envoi de la Coupe du monde sera donné ce jeudi et l’émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici) y est totalement consacrée. Matthias Van Halst, Olivier Tremblay et Patrick Leduc vous offrent un tour d’horizon complet des forces en présence :

  • Présentation des 32 équipes et des 8 groupes
  • Les forces et faiblesses de tous les protagonistes
  • Les favoris, les surprises et les faire-valoir
  • Ceux qui assureront le spectacle
  • Les individualités connues et méconnues à surveiller
  • Les conditions de jeu, la météo, les distances, la pression, etc.

Puisque l’émission est assez longue, voilà le moment où nous commençons à parler de chacun des groupes, et un morceau choisi pour chacun d’entre eux :

  • Groupe A : 3’53 - « Le Brésil manque de créativité en milieu de terrain »
  • Groupe B : 16’50 - « Peut-être que Casillas et Xavi ne sont plus à leur meilleur »
  • Groupe C : 30’48 - « Les Japonais vont prendre la 1re place du groupe à la Côte d’Ivoire »
  • Groupe D : 41’23 - « Qui fait la différence à Liverpool ? Un Uruguayen, Luis Suarez »
  • Groupe E : 54’00 - « La France sera la meilleure équipe au Brésil… lors du premier tour »
  • Groupe F : 1h03’40 - « Messi a besoin de se lâcher dans ce tournoi, en tentant de s’amuser »
  • Groupe G : 1h18’27 - « Les États-Unis peuvent croire de façon réaliste en leurs chances »
  • Groupe H : 1h35’19 - « Il y a tant de talent en Belgique, trop d’options pour l’entraîneur »

Pendant la Coupe du monde, Coup Franc vous fixe également un rendez-vous quotidien, puisqu’il y aura une émission tous les jours !

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09 June 11:39 de la mañana

À l’aube de la trêve estivale due à la Coupe du monde (deux rencontres seront encore jouées mercredi soir), Seattle a creusé un écart énorme en tête du classement. Peu de ses poursuivants directs ont gagné, ce qui permet à Toronto et à Kansas City de réaliser une relativement bonne opération.

32 buts, 32 points, 10 victoires : le bilan de Seattle après 15 rencontres est tout bonnement celui d’un champion en puissance, d’autant que derrière, personne n’est capable de suivre le rythme. Les hommes de Sigi Schmid se sont imposés 2-3 à Chicago à l’issue d’une rencontre pour le moins animée. Auteur d’un doublé puis ensuite exclu pour un geste qui a échappé aux caméras mais pas à l’arbitre, Obafemi Martins a été dans l’œil du cyclone. Avant cela, Hurtado avait été expulsé pour l’équipe locale suite à une faute dans le rectangle : si son entraîneur et ses coéquipiers déploraient la « double peine », ils se montraient aussi sévères envers eux-mêmes.

Une semaine après sa première défaite de la saison, Salt Lake a de nouveau courbé l’échine et en est à quatre rencontres de suite sans victoire. Mais après cet échec à domicile contre Portland, les deuxièmes du classement (à sept points du leader) préféraient tirer le bilan positif de cette première partie de compétition. Grâce à leur victoire, les visiteurs sont, pour la première fois de l’année, en milieu de tableau, même s’ils demeurent du « mauvais côté de la ligne rouge ». Ils viennent de remporter un troisième succès consécutif en déplacement et peuvent remercier leur nouveau pivot Fanendo Adi, auteur de deux buts qui ont permis à Portland de battre Salt Lake pour la première fois en onze rencontres, mais qui joue surtout un rôle important dans la remontée de son équipe au classement.

Troisième (avec un match de retard sur les deux premiers), New England ne détient plus sa forme étincelante d’avril et mai : après sa défaite à Montréal, il s'est incliné 0-2 contre New York, perdant pour la première fois de la saison à domicile où il n’avait encaissé qu’un but jusque-là : finalement, la pause sera la bienvenue pour recharger les batteries. Tenu en échec par Columbus, DC United a confirmé une tendance de ces dernières semaines : l’équipe marque peu et encaisse peu, mais cette fois, elle jette le blâme sur le terrain puisque si elle jouait à domicile, le match n’a cependant pas eu lieu au RFK Stadium.

Autre poursuivant qui a perdu des plumes, Colorado s’est fait jouer un vilain tour par son ancien entraîneur Carlos Pareja : malgré leurs deux buts au Texas, les joueurs des Rocheuses se sont inclinés 3-2 à Dallas en raison de laxisme et d’erreurs en défense. Vancouver aussi a encaissé trois buts mais a réussi à prendre un point à Philadelphie, et la trêve servira assurément à resserrer les rangs en défense.

Avant cette hécatombe parmi les équipes de tête, la journée avait pourtant bien commencé pour les formations bien classées puisque Kansas City s’était imposé 0-2 à Houston malgré des conditions difficiles : la chaleur, les blessures en cascade et l’exclusion rapide de Dovale. Une défaite dont Dominic Kinnear assumait l’entière responsabilité, notamment en raison de mauvais choix dans la composition de son équipe.

À l’heure du bilan avant cette pause estivale, certaines équipes auront du mal à entrer dans le jeu des comparaisons tant elles ont joué moins que les autres. C’est le cas de Toronto, calfeutré dans le ventre mou du classement mais avec plusieurs matches de retard. Un penalty converti par Defoe lui a permis de battre San José et de conserver le rythme mais le jeu développé était tout sauf chatoyant. Au moins, les points sont là : le LA Galaxy, qui a également beaucoup moins joué que les autres, a une fois de plus dilapidé son crédit, en « perdant 1-1 » contre Chivas USA.

LES RÉSULTATS
Houston - Kansas City
Toronto - San José
DC United - Columbus
Philadelphie - Vancouver
Chicago - Seattle
Dallas - Colorado
Salt Lake - Portland
New England - New York
LA Galaxy - Chivas USA

 
0-2
1-0
0-0
3-3
2-3
3-2
1-3
0-2
1-1

Classement général
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05 June 3:48 de la tarde

Les sélections définitives pour la Coupe du monde ont été officialisées plus tôt cette semaine. La MLS y sera représentée par 20 joueurs : 10 Américains et 10 étrangers. Coup Franc vous en dresse le portrait en commençant par ceux appelés par Jürgen Klinsmann.

Clint Dempsey (Seattle, 104 sélections) : le capitaine des États-Unis sera le deuxième joueur le plus capé de sa formation au Brésil, derrière DaMarcus Beasley (Puebla). Revenu en MLS la saison dernière, cet attaquant de 31 ans est aussi le meilleur buteur des 23 sélectionnés. Appréciant quand son équipe presse l’adversaire, il a empilé les buts à Fulham et est aussi capable de donner la dernière passe.

Michael Bradley (Toronto, 85 sélections) : le général de l’entrejeu américain, où il est de loin l’élément le plus expérimenté, est revenu en MLS à 26 ans, sept ans après l’avoir quittée, transféré par le club néerlandais d’Heerenveen. Il a ensuite entre autres défendu les couleurs de Mönchengladbach et de l’AS Rome. Alliant efforts continus et intelligence de jeu, il marque aussi de temps à autre un but important.

Kyle Beckerman (Salt Lake, 36 sélections) : le milieu défensif de 32 ans est un des joueurs les plus efficaces de MLS pour fermer la porte devant une défense mais également pour relancer son équipe vers l’’avant. Ajoutez-y un beau coup de patte sur coup franc. Face à de plus grosses cylindrées au niveau international, il a souvent paru un peu court. Il a une Coupe du monde pour démontrer le contraire.

Graham Zusi (Kansas City, 22 sélections) : l’exemple parfait des progrès de la MLS, ce médian polyvalent de 27 ans fait preuve de beaucoup de mobilité dans le cours du jeu et sait comment envoyer un ballon arrêté droit sur la tête d’un de ses partenaires. Titulaire potentiel, il fait face à une rude concurrence mais a régulièrement réussi à séduire Klinsmann et à saisir la chance qui lui était offerte.

Chris Wondolowski (San José, 20 sélections) : s’il a 31 ans, cet attaquant s’est révélé sur le tard puisqu’il a éclaté en 2010 avec San José, inscrivant 18 buts cette saison-là. En 2012, il a égalé le record de 27 buts en une saison régulière de MLS. Capable de jouer dans plusieurs registres, il n’abandonne jamais et a l’art de se retrouver au bon endroit au bon moment, que ce soit dans les airs ou dans le dos de la défense.

Omar Gonzalez (LA Galaxy, 19 sélections) : défenseur central de 25 ans qui, pour le moment, n’a connu qu’un club professionnel dans sa carrière. Il y a grandi au point de décrocher un contrat de joueur désigné la saison dernière. Américain de parents mexicains, il pouvait défendre les couleurs des deux pays et a choisi les États-Unis. Du haut de ses 196 cm, il est le plus grand joueur de la sélection.

Matt Besler (Kansas City, 16 sélections) : figure emblématique de son club non seulement parce qu’il est un joueur du coin mais aussi en raison de ses prestations, il forme avec le Français Aurélien Collin une des paires de défenseurs centraux les plus solides du championnat. Quand Jürgen Klinsmann lui a donné sa chance, l’arrière de 27 ans l’a pleinement saisie au point de revendiquer une place de titulaire.

Brad Davis (Houston, 16 sélections) : milieu gauche de 32 ans considéré comme le meilleur joueur à son poste en MLS, il est le donneur de passes décisives le plus prolifique de la compétition si l’on en cumule les dernières saisons. Que ce soit dans le cours du jeu ou sur phases arrêtées, son pied gauche fait merveille, mais le reste de son jeu ne lui suffit pas pour être dans le onze de base en équipe nationale.

Nick Rimando (Salt Lake, 14 sélections) : ce gardien de but trapu de 34 ans est réputé en MLS pour la qualité de ses réflexes mais aussi, comme la plupart des portiers américains, son autorité auprès de ses défenseurs. Il a toujours joué aux États-Unis et sera le troisième choix de Klinsmann derrière Tim Howard et Brad Guzan, qui ont bien plus de vécu et d’expérience internationale.

DeAndre Yedlin (Seattle, 4 sélections) : l’arrière droit de 20 ans est un des petits jeunes du groupe puisque seul Julian Green, du haut des ses 18 printemps, est moins âgé. Pour ses débuts en MLS la saison dernière, Yedlin a fait forte impression, faisant de son flanc l’un des plus difficiles à passer tout en effectuant plusieurs montées dangereuses par match.

04 June 11:11 de la mañana

Clint Dempsey, milieu de terrain de Seattle, est le joueur le plus populaire de MLS si on se fie au nombre de maillots vendus. Le capitaine de l’équipe nationale américaine, qui portera le brassard à la Coupe du monde la semaine prochaine au Brésil, a bondi en tête de liste depuis sa signature à Seattle en août 2013.

Être international et participer à la prochaine Coupe du monde semble faire partie des critères privilégiés par les supporters, puisque neuf des quinze joueurs en tête de liste défendront les couleurs de leur pays lors du prochain mondial brésilien. Parmi eux, on retrouve huit américains (Dempsey, Bradley, Gonzalez, Zusi, Yedlin, Beckerman, Besler et Wondolowski), ainsi que l’Australien Tim Cahill.

Bien entendu, d’autres vedettes de MLS figurent en extrêmement bonne position dans ce classement particulier. Ainsi, Landon Donovan, meilleur buteur de tous les temps qui n’a toutefois pas été retenu par Jürgen Klinsmann, est le deuxième joueur dont le maillot se vend le mieux. Quant à Thierry Henry, champion du monde 1998 avec la France, il arrive quatrième de cette liste. Les autres membres du top 5 sont Michael Bradley (Toronto) et Tim Cahill (New York).

Les jeunes ont également de plus en plus la cote. Ainsi, DeAndre Yedlin (Seattle) et Diego Fagúndez (New England), deux produits formés par leur club actuel, figurent respectivement en 10e et 15e position de ce top 15. Sans surprise, les Américains y sont les plus nombreux (10), accompagnés par un Français, un Australien, un Irlandais, un Anglais et un Uruguayen.

Neuf clubs différents sont représentés dans le top 15, le LA Galaxy est le seul à y avoir trois de ses joueurs ; ils sont deux de Seattle, Toronto, New York et Kansas City, alors que Salt Lake, San José, Philadelphie et New England ont chacun un représentant dont le maillot est parmi les plus vendus de MLS.
 
Le classement est basé sur l’ensemble des ventes au détail sur MLSgear.com et MLSGearCanada.ca depuis le début de la saison 2014 de MLS.
 
LE TOP 15 (* sélectionné pour la Coupe du monde)
1. Clint Dempsey (Seattle)*
2. Landon Donovan (LA Galaxy)
3. Michael Bradley (Toronto FC)*
4. Thierry Henry (New York/Fra)
5. Tim Cahill (New York/Aus)*
6. Robbie Keane (LA Galaxy/Irl)
7. Jermain Defoe (Toronto/Ang)
8. Omar Gonzalez LA Galaxy)*
9. Graham Zusi (Kansas City)*
10. DeAndre Yedlin (Seattle)*
11. Kyle Beckerman (Salt Lake)*
12. Matt Besler (Kansas City)*
13. Chris Wondolowski San José)*
14. Maurice Edu (Philadelphie)
15. Diego Fagúndez (New England/Uru)

03 June 3:32 de la tarde

Équipe en forme du moment, New England attire l’attention de tout le monde, y compris celle de l’équipe de Coup Franc qui lui a consacré son émission de la semaine (à écouter ici) au cours de laquelle nous décortiquons le club, son jeu et de nombreux paradoxes apparents :

  • Les intérêts d’un propriétaire de longue date qui a surtout une excellente réputation en… NFL
  • Un club qui limite ses dépenses mais recrute des joueurs intéressants
  • Un jeu offensif tout en vitesse qui passe par l’axe, comme l’an dernier, mais n’a pas toujours été basé sur la contre-attaque
  • Les plaques tournantes de l’équipe : Nguyen, Rowe et Dorman
  • Fagundez, un joueur complet à la grande faculté d’adaptation, mais peut-être pas utilisé à son plein potentiel
  • La meilleure défense à domicile… et une des pires à l’extérieur
  • Les débuts de match catastrophiques en déplacement, un problème d’approche qui peut être résolu
  • Deux défenseurs qui impressionnent : Gonçalves et Farrell
  • Une équipe qui bénéficie actuellement de circonstances de jeu favorables
  • L’équilibre entre ne pas savoir subir le jeu tout en étant efficace offensivement en reconversion rapide
  • Des difficultés prévisibles à court terme, en raison de son modèle de jeu et de son bon classement, mais beaucoup de potentiel pour le futur

Tous les sujets abordés nous amènent à parler longuement du match de samedi entre Montréal et New England, en essayant d’adopter le point de vue de chacune des équipes. Frank Klopas a précisé les clefs du match à ses yeux : on vous détaille ses explications, on les replace dans le contexte du match mais aussi dans un contexte plus général et même dans celui de l’an dernier avec Montréal en haut de classement et New England au milieu. On compare la victoire montréalaise de cette semaine à celle, trompeuse, face à Houston en fin de saison passée. Notre angle pour les visiteurs concerne la manière dont leur façon de jouer samedi s’inscrivait dans leur modèle de jeu et l’attitude qu’ils ont adoptée pour trouver une solution aux problèmes que leur posait Montréal. 

Comme de coutume, l’émission se conclut par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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02 June 11:26 de la mañana

Ça y est, la liste des équipes invaincues cette saison est complètement rayée, et de quelle façon ! Après 12 rencontres consécutives sans défaite, Salt Lake s’est littéralement fait écraser à Seattle : 4-0 ! Les deux meilleures équipes depuis le début de la saison ne s’affrontaient pas à leur plein potentiel, puisqu’elles sont aussi deux des formations privées du plus d’internationaux. Dommage, mais ça n’a pas empêché le match d’être relevé et très serré jusqu’en fin de première mi-temps et l’ouverture du score sur un penalty contesté par les visiteurs. Au retour des vestiaires, Marco Pappa a inscrit son premier but en deux ans pour doubler l’avance des siens et définitivement plier le duel qui a ensuite été à sens unique.

La belle série de Salt Lake n’est pas la seule à avoir pris fin ce week-end. Après cinq victoires consécutives, New England est tombé en panne sèche à Montréal : après une entame ratée, le troisième du classement n’est jamais arrivé à rentrer dans son match face à un adversaire affamé qui n’a rien lâché. Frank Klopas était particulièrement satisfait de voir ses joueurs museler le duo Rowe - Nguyen.

Autre chute, celle de Portland à domicile où il n’avait pas encore perdu cette saison. Dans un match complètement fou, les joueurs locaux ont longtemps semblé largués, concédant entre autres deux buts sur penalty. S’ils ne contestent pas ces décisions arbitrales, ils ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas eu droit à la même faveur dans des circonstances similaires. Toujours est-il que le marquoir affichait 1-4 après quelques minutes en deuxième mi-temps mais qu’il s’en est fallu de peu pour que les deux équipes se quittent dos-à-dos. Au coup de sifflet final, le soulagement était palpable à Vancouver où Morales a encore sorti un grand match qui a permis aux siens de faire la différence.

Il y a aussi des séries en cours qui se prolongent, parfois étonnantes. Ainsi, Kansas City est l’équipe qui attend une victoire depuis le plus longtemps : sa défaite à DC United constituait un cinquième match de suite sans gagner, à l’issue duquel les Ciel et Marine étaient aussi voire plus frustrés des décisions arbitrales que de la perte d’Aurélien Collin. Quant à l’équipe de la capitale américaine, qui en est à sept rencontres consécutives sans s’incliner à domicile, elle doit une fière chandelle à son buteur malade Fabian Espindola, qui a plus facilement débouché la défense adverse que ses voies nasales obstruées. De son côté, Chicago a ouvert la marque pour une sixième fois d'affilée devant ses supporters, ce qui ne l'a pas empêché de concéder le nul contre le LA Galaxy, où l'on aimerait ne plus jouer en plein soleil.

Toujours en haut de classement, Colorado a sèchement battu Houston grâce à sa « prestation la plus aboutie de la saison ». On notera aussi que Toronto s’est imposé in extremis contre Columbus alors que pendant de longs moments, l’équipe canadienne n’en avait pas touché une. Ça lui permet de se retrouver en milieu de classement, avec plusieurs rencontres de retard. Opération identique pour San José qui a battu Dallas, alors que Philadelphie a gagné à Chivas USA le duel des mal lotis.

LES RÉSULTATS
Montréal - New England
Toronto - Columbus
DC United - Kansas City
Dallas - San José
Seattle - Salt Lake
Chivas USA - Philadelphie
Colorado - Houston
Chicago - LA Galaxy
Portland - Vancouver

 
2-0
3-2
1-0
1-2
4-0
0-3
3-0
1-1
3-4

Classement général
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30 May 10:54 de la mañana

Comme chaque année, la MLS a publié des statistiques géographiques sur la provenance de ses joueurs. On peut dire qu’il y a de la diversité, puisque les 543 joueurs actuellement dans les divers effectifs sont nés dans 57 pays différents.

Parmi eux, 335 sont nés aux États-Unis ou au Canada. Ce sont d’ailleurs les deux pays en tête de liste. Derrière les Américains, sans surprise les plus nombreux, on retrouve 22 joueurs ayant vu le jour au Canada, soit deux de moins que l’an dernier, ce qui n’empêche pas le pays de conserver sa deuxième place. Il faut dire qu’en un an, quelques Brésiliens sont partis, et ils ne sont plus que 18 cette saison, contre 23 en 2013, ce qui leur vaut de partager la troisième place du podium avec les Argentins, de plus en plus courtisés par nos clubs. Juste derrière, on retrouve 17 Anglais et 17 Jamaïcains. La Colombie (11) et la France (10) ont, elles aussi, vu naître au moins 10 joueurs actuels de MLS, total que n’atteint plus le Mexique. 60 joueurs viennent d’Amérique du Sud, 54 du reste de la Concacaf, 51 d’Europe, 36 d’Afrique et 7 d’Asie ou d’Océanie.

Certains clubs ont ce qu’on pourrait appeler des filières : ils font confiance à au moins trois joueurs originaires du même pays. Cela se produit notamment lorsque l’un d’entre eux y réussit et ouvre la voie aux autres. Ainsi, encouragé par les prestations de Diego Valeri, Portland compte désormais quatre Argentins en ses rangs, et ils sont tout aussi nombreux à Chivas USA. Les joueurs nés au Brésil sont, de leur côté, en vogue au LA Galaxy (4), à Philadelphie (4) et à Toronto (3). Le club de la métropole canadienne fait également confiance à 3 Anglais, imité en ce sens par Vancouver et New York. Le seul autre pays européen à avoir 3 représentants dans un même club est l’Espagne, à Kansas City. À Dallas, on se tourne plutôt vers la Colombie (3 joueurs), Houston dénombre 3 membres de son effectif nés en Jamaïque, alors que Columbus compte 3 Costariciens en ses rangs.

Intéressant : les trois Costariciens de Columbus sont internationaux pour leur pays, même si seuls deux d’entre eux sont assurés d’aller à la Coupe du monde. C’est qu’une partie de ces joueurs venus d’un peu partout sur la planète font partie des meilleurs dans leur pays d’origine. À la Coupe du monde qui commencera dans deux semaines, la MLS aura ainsi des joueurs dans six sélections différentes : les États-Unis, le Costa Rica, le Honduras, le Brésil, l’Australie et l’Iran. Et tout cela sans compter les internationaux de pays qui ne se sont pas qualifiés pour le Mondial.

La plupart des joueurs nés au Canada évoluent dans un des trois clubs de leur pays. DC United est la seule équipe américaine à en compter deux en ses rangs, alors qu’il y en a également un à Dallas, au LA Galaxy, à Portland et à New England.

Le portrait permet aussi d’en savoir plus sur les États américains et les provinces canadiennes de naissance des joueurs (pour l’exercice, les uns et les autres sont sur le même pied). La Californie est très fertile en footballeurs professionnels, puisque pas moins de 71 joueurs actuels de MLS y sont nés. C’est loin devant le Texas (32) et l’Ohio (23). Arrivent ensuite New York, la Floride, le Missouri, le New Jersey, l’Ontario, la Pennsylvanie, Washington et la Géorgie, où 10 joueurs ou plus ont vu le jour.

Je me suis amusé à regarder les États / provinces dans lesquels les clubs jouaient et leurs représentants, tant dans les clubs en question que dans l’ensemble de la MLS. Tous ont vu naître au moins un joueur de MLS, mais il n’y en a qu’un venant de l’Oregon (surprise tant l’engouement pour le soccer y est important), de la Colombie-Britannique et de l’Utah. Si les deux premiers jouent respectivement à Portland et Vancouver, Salt Lake est, avec DC United, le seul club à ne compter aucun joueur ayant vu le jour dans son État. Notons aussi que le Québec est le seul autre territoire n’exportant personne, puisque les quatre Québécois de MLS jouent à Montréal.

Sans surprise, les clubs californiens s’approvisionnent bien sur leur territoire : 9 joueurs du LA Galaxy, 8 de San José et de Chivas USA viennent de l’État américain le plus peuplé. Excellente note aussi pour Columbus, qui compte en ses rangs 8 des 23 joueurs nés dans l’Ohio. Avec 7 Ontariens, Toronto est le club canadien à la saveur la plus locale. 6 des 10 joueurs qui ont vu le jour dans l’État de Washington défendent les couleurs de Seattle.

Si l’on regarde la carte, il n’y a que quelques États / provinces qui ne fournissent aucun joueur, avec un trou gigantesque au nord-ouest des États-Unis allant de l’Idaho au Nebraska. En revanche, plusieurs États sans club ont été le berceau de nombreux joueurs : si la situation de la Floride et de la Géorgie va changer bientôt, et que celle du Missouri est particulière avec Kansas City (idem avec le duo New York / New Jersey), ils sont au moins 8 à être nés en Arizona, dans le Michigan, en Caroline du Nord et en Virginie.

Les chiffres fournis permettent également de comparer la MLS et les quatre autres compétitions principales de sports collectifs aux États-Unis. La MLS est celle où le plus de pays différents sont représentés, devant la NBA. La NFL est quasiment une chasse gardée avec à peine 2,5% de joueurs qui ne sont nés ni aux États-Unis ni au Canada. Le championnat de base-ball est, après la MLS, celui comptant la plus grande proportion de joueurs nés à l’étranger mais, des cinq, est celui où le nombre de pays représentés est le moins nombreux, juste devant la LNH.

Pour voir une carte du monde des joueurs de MLS par lieu de naissance, RENDEZ-VOUS ICI
Pour voir la liste des joueurs nés à l’étranger, RENDEZ-VOUS ICI.
Pour voir une carte des joueurs de MLS nés aux États-Unis et au Canada, RENDEZ-VOUS ICI.
Pour voir la liste de ces joueurs nés aux États-Unis et au Canada, RENDEZ-VOUS ICI.

29 May 11:41 de la mañana

On a beaucoup parlé du record de Landon Donovan en ce début de semaine, mais ceux qui ne suivent pas la MLS depuis ses débuts ne connaissent pas forcément aussi bien les autres joueurs qui occupent la tête de ce classement perpétuel des buteurs. Je vous invite donc à les (re)découvrir.

Landon Donovan, 158 buts (136 en saison régulière + 22 en phase finale) : Originaire d’Ontario (pas la province canadienne mais la ville californienne), Donovan a été formé dans un club de sa région et, à 15 ans, est tombé dans l’œil des équipes nationales de jeunes. Il y a empilé les buts et a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde des -17 ans 1999, ce qui lui a valu un contrat à Leverkusen. Il se produisait avec l’équipe réserve, avant d’être prêté à San José en 2001 (quelques mois après sa première sélection en équipe nationale A) où, dès sa première saison, il s’est imposé parmi les grands, marquant notamment en finale de la Coupe MLS. Que ce soit sur la scène nationale ou avec les États-Unis, il n’a jamais baissé de régime par la suite. Il a soulevé cinq fois la Coupe MLS, remporté les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur du championnat, est le meilleur buteur (57 réalisations) et le meilleur passeur de son équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde à trois reprises. Ses tentatives de s’épanouir en Europe n’ont pas toujours été fructueuses, puisque ses passages à Leverkusen, au Bayern et à Everton n’ont guère duré longtemps. C’est en Californie qu’il se sent le mieux : après San José, c’est le LA Galaxy qui, depuis 2005, bénéficie de sa vista et de son sens du but.

Jaime Moreno, 145 buts (133 + 12) : En 1991, le Bolivien a effectué ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans faisant partie d’une jeune génération qui a permis à Blooming, club basé à Santa Cruz, de retrouver sa gloire passée l’espace de quelques saisons. Cela a valu à Moreno (photo, à droite) d’être transféré en 1994 coup sur coup à l’Independiente Santa Fe et à Middlesbrough, devenant le premier Bolivien à jouer en D1 anglaise. Sans réel succès. Mais la MLS avait remarqué ses capacités et lui a offert un contrat, l’envoyant à DC United en août 1996. Après une demi-saison d’adaptation, il a mis le canon en marche, devenant meilleur buteur du championnat la saison suivante et continuant d’empiler les buts par la suite. Hormis un passage aux MetroStars en 2003, il est resté fidèle à DC United jusqu’à la fin de sa carrière, en 2010. Avec le club de la capitale américaine, il a remporté quatre fois la Coupe MLS et une fois la Coupe des champions. Il compte 75 sélections et 9 buts en équipe nationale, avec qui il a disputé la Coupe du monde 1994 aux États-Unis.

Jeff Cunningham, 139 buts (134 + 5) : Né en Jamaïque, Cunningham (photo, à gauche) a déménagé en Floride à l’âge de 14 ans et a pris la nationalité américaine 10 ans plus tard. La fin de sa formation est donc typique d’un joueur américain, avec une arrivée en MLS suite au recrutement annuel des joueurs évoluant avec une université. C’était à Columbus, en 1998, l’année de ses 22 ans. Malgré un statut de remplaçant, il a trouvé le fond des filets 8 fois dès sa première saison, ce qui lui a permis de gagner ses galons de titulaire. Ça ne l’a pas empêché d’alterner les hauts et les bas d’une année à l’autre. Après une saison 2004 décevante, il part pour Colorado qui l’enverra à Salt Lake en 2006, où il terminera meilleur buteur du championnat avant de connaître une nouvelle période difficile, à Salt Lake, puis Toronto et enfin Dallas, où il signe en 2008. En 2009, il retrouve ses meilleures sensations et marque 17 fois pour les Texans, ce qui lui offre un second titre de meilleur buteur. Il joue une autre saison à Dallas avant de revenir aux sources, disputant sa dernière saison à Columbus en 2011. Il a joué un match amical pour la Jamaïque avant de devenir Américain et de choisir l’équipe nationale des États-Unis, pour laquelle il compte 14 sélections.

Ante Razov, 125 buts (114 + 11) : Dès les débuts de la MLS en 1996, Razov, qui avait alors 22 ans, faisait partie de l’effectif de Los Angeles, mais il ne jouait presque jamais. En 1998, il part pour un club qui vient de naître, Chicago, et s’y épanouit : 10 buts lors sa première saison, puis 14 lors de la suivante, puis 18 en 2000. Il décide alors de tenter sa chance en Espagne, plus précisément au Racing Ferreol, en D2 avec qui il marque 7 buts en 19 rencontres avant de revenir à Chicago, où il retrouve sa moyenne de 14 buts par saison. Mais 2004 se passe mal : il marque peu et se brouille avec son entraîneur. Après la saison, il est envoyé à Columbus, où il ne reste pas longtemps puisqu’il finit l’année 2005 sous le maillot des MetroStars avant de signer à Chivas USA. Il y débute en marquant son chiffre fétiche de 14 buts en saison régulière, puis y joue deux autres saisons avant de raccrocher les crampons. Auteur de 6 buts en 25 sélections avec l’équipe nationale américaine.

Jason Kreis, 112 buts (108 + 4) : Né en 1972, Kreis était prêt à évoluer dans les rangs professionnels avant la naissance de la MLS. Ainsi, il jouait en USL avant de signer un contrat avec la MLS et d’être recruté par Dallas lors du processus qui a permis aux clubs de choisir leurs joueurs pour la saison 1996. Il a marqué le premier but de l’histoire du club texan. 1999 a été sa meilleure saison : meilleur buteur du championnat avec 18 réalisations, il a aussi délivré 15 passes décisives, devenant le premier joueur à atteindre le chiffre 15 pour ces deux statistiques lors de la même saison. Cela lui a valu le titre de meilleur joueur du championnat cette saison-là, et Kreis est devenu le premier Américain à remporter cet honneur. Quelques mois après l’annonce de l’arrivée d’un club à Salt Lake en 2005, il a été le premier joueur à y signer un contrat, quittant donc Dallas après 9 saisons de fidélité. Quelques mois plus tard, il devenait le premier joueur de MLS à atteindre la barre des 100 buts en saison régulière. Début 2007, il arrête de jouer pour remplacer son entraîneur John Ellinger, à 34 ans à peine. Habitué des records de précocité, il devient en 2009 le plus jeune entraîneur à remporter la Coupe MLS. Quelques mois après l’annonce de l’arrivée de New York City, Kreis y a signé pour en devenir le premier entraîneur : le club effectuera ses débuts en MLS l’an prochain.

Dwayne De Rosario : 108 buts (105 + 3) : Né à Scarborough, De Rosario a effectué ses débuts professionnels en 1997 dans le club de ce niveau le plus près de chez lui, le Toronto Lynx, qui évoluait alors en A-League (USL). Il part néanmoins en cours de saison à Zwickau, en D2 allemande, où il reste malgré la relégation en fin de championnat. Mais le club ne remonte pas, et De Rosario reprend la direction des USL, signant à Richmond. Après une première année difficile, il marque 15 buts à sa deuxième saison. Déjà international canadien, il n’échappe pas au regard de son compatriote Frank Yallop, qui l’attire lorsqu’il devient entraîneur de San José en 2001. S’il ne joue pas énormément, il se débrouille plutôt bien et se fait découvrir du grand public en marquant le but décisif qui offre la Coupe MLS à son club. Il prend du galon l’année suivante, se blesse sérieusement en 2003 et doit attendre 2005 pour, enfin, devenir titulaire indiscutable. À la fin de l’année, De Rosario suit l’équipe à Houston, où elle a été relocalisée par la MLS. Il est un pion important de l’équipe qui remporte la Coupe MLS en 2006 et 2007. Considéré comme un des meilleurs joueurs du championnat, il est convoité par Toronto qui se dit que l’enfant du pays pourrait permettre à l’équipe de s’améliorer. Mais les attentes sont grandes et le TFC continue de décevoir : De Rosario prend la direction de New York en cours de saison 2011 avant de signer à DC United au milieu de la même année… qu’il termine avec les titres de meilleur buteur et meilleur joueur du championnat ! Après une saison 2013 calamiteuse, DC United fait le ménage et De Rosario retourne à Toronto, dont il défend les couleurs aujourd’hui. Il est à ce jour le meilleur buteur de l’équipe nationale canadienne avec 20 buts, et le quatrième joueur le plus capé, la dernière de ses 77 sélections remontant à novembre dernier.

Les autres membres du top 10 : Taylor Twellman, qui après des débuts dans l’équipe réserve de Munich 1860 a passé toute sa carrière à New England et a été meilleur buteur et meilleur joueur de la MLS en 2005 ; Carlos Ruiz, international guatémaltèque qui a marqué 55 buts en 104 sélections et a surtout empilé les buts pour le LA Galaxy et Dallas entre 2002 et 2007 mais a aussi joué ailleurs en MLS, en Grèce, au Honduras, au Mexique et finit aujourd’hui sa carrière au Guatemala ; Edson Buddle, actuellement à Colorado, dont les deux meilleures périodes ont été ses passages à Columbus (2001-2005) et au LA Galaxy (2007-2010) ; Roy Lassiter, un Américain qui avait passé quatre saisons pro au Costa Rica avant la création de la MLS dont il a été le premier meilleur buteur avec Tampa Bay (27 buts, record égalé il y a deux ans par Chris Wondolowski) puis a brillé sous le maillot de DC United.

27 May 2:32 de la tarde

Dans notre émission de la semaine (à écouter ici), nous parlons abondamment de Landon Donvan, qui a été au centre des débats, avec entre autres les sujets suivants :

  • Ce que représente son record
  • L’estime que ça lui vaut aux États-Unis et à l’étranger
  • Sa non-sélection pour la Coupe du monde et le choc que ça a suscité
  • Ce que ça change dans l’ambiance autour de l’équipe nationale américaine
  • La polémique autour de la pause qu’il a prise en début de saison dernière
  • Le changement de garde que voudrait imposer Jürgen Klinsmann
  • L’utilité d’amener des joueurs inexpérimentés à la Coupe du monde

Tout ça nous pousse à parler de l’avenir, et des joueurs qui évoluent actuellement en MLS et pourraient entrer en ligne de compte pour la Coupe du monde 2018, en nous basant également sur les changements des quatre dernières années qui devraient se confirmer à l’avenir. Venez voir nos choix et faites-nous part des vôtres. Incertitudes, choix de carrière et naturalisations entrent également dans le débat.

L’autre dossier qui a fait couler beaucoup d’encre en championnat cette semaine, ce sont les points perdus par les trois équipes canadiennes qui avaient toutes des reproches à formuler aux arbitres. À tort ou à raison ? Y a-t-il plus de penalties en MLS qu’ailleurs ? Quelle influence ces décisions ont-elles eu sur les résultats ? On se demande si, après sa défaite à Colorado, Montréal peut encore terminer en ordre utile au classement, s’il doit jouer le tout pour le tout en Coupe du Canada ou doit remettre de l’ordre au plus vite pour préparer la saison prochaine.

Et comme d’habitude, on boucle avec nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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