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Coup Franc

15 May 1:35 de la tarde

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.

13 May 1:48 de la tarde

Avec les arrivées des vedettes Michael Bradley, Jermain Defoe et Julio Cesar mais aussi du joueur désigné Gilberto, le Toronto FC affiche de grande ambitions cette saison. Si les progrès sont notables, les résultats restent mi-figue mi-raisin. Nous avons donc décidé d’analyser cette équipe de plus près dans notre émission de la semaine (à écouter ici), en compagnie de Christian Schaekels. Voici quelques-uns des sujets que nous avons développés :

  • Toronto a-t-il les moyens de ses ambitions et a-t-il le profil d’une équipe du top ?
  • La recette offensive appliquée depuis le début de saison et son efficacité en MLS
  • La Defoe-dépendance devant et le modèle de jeu à développer autour de lui
  • Le rôle et l’apport de Michael Bradley ainsi que le manque de créativité au milieu
  • La mise en place défensive en nette amélioration
  • Pas de grande vedette chez les défenseurs, mais un recrutement efficace
  • Travail d’entraînement, opportunisme et dispositions psychologiques de l’équipe
  • Les difficultés du Toronto FC à domicile
  • Les tâches à accomplir par Ryan Nelsen (ce qui permet de parler un peu de la situation à Montréal)
  • Les perspectives d’avenir pour la suite de la saison

Comme de coutume, l’émission se conclut par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

12 May 1:49 de la tarde

La Major League Soccer et la Fédération américaine de soccer (U.S. Soccer) ont conclu un nouveau partenariat portant sur les droits de télévision et médiatiques avec ESPN, FOX Sports et Univision Deportes, trouvant un accord de huit ans pour téléviser aux États-Unis les rencontres de MLS et de la Fédération américaine jusqu’à la fin de 2022. L’annonce a été effectuée aujourd’hui par Don Garber, commissaire de la MLS, Dan Flynn, PDG d’U.S. Soccer, John Skipper, président d’ESPN, Inc. et co-président de Disney Media Networks, Eric Shanks, directeur général et directeur de l’exploitation de FOX Sports 1 et FOX Sports 2, et Juan Carlos Rodriguez, président d’Univision Deportes.

Pour la première fois dans l’histoire de la Major League Soccer, les trois télévisions partenaires auront leur match de la semaine exclusif, offrant aux fans de soccer à travers le pays un jour et une heure précis pour regarder chaque réseau. La famille de réseaux d’Univision retransmettra un match de la semaine le vendredi soir ― généralement sur UniMás ― et une émission de résumés le dimanche. Ces rencontres du vendredi soir sur la chaîne de la famille de réseaux d’Univision constituent une première pour une soirée de diffusion exclusive par un réseau télévisé hispanophone d’une des principales compétitions sportives professionnelles aux États-Unis.

Chaque dimanche, les supporters se réjouiront de pouvoir regarder deux rencontres coup sur coup puisque ESPN et FOX Sports 1 retransmettront deux duels de MLS consécutifs, respectivement à 17h00 et 19h00 (HE). Plus de 125 rencontres seront télévisées annuellement sur les trois réseaux.

Ces nouveaux accords comprennent aussi du soutien commercial et promotionnel étendu de la part de tous les réseaux partenaires, y compris du soutien pour une campagne commerciale ciblée et de la promotion croisée entre les trois réseaux pour les matchs de MLS et d’U.S. Soccer au programme. En outre, ESPN, FOX Sports et Univision Deportes développeront des initiatives multiplateformes afin de bâtir l’image des joueurs de MLS et d’U.S. Soccer, avec notamment des publicités en ondes, du contenu numérique et de la programmation d’avant et d’après-match, ainsi que du marketing sur les média sociaux et l’intégration des vedettes de la MLS et d’U.S. Soccer dans des émissions importantes des réseaux comme les ESPYS ou Premio Lo Nuestro.

ESPN diffuse des rencontres de MLS depuis les débuts de la compétition et 1996 et le nouvel accord permettra à ce partenariat entre ESPN et la ligue d’atteindre les 27 saisons. Fox Sports revient à la MLS après en avoir diffusé des rencontres de 2003 à 2011. Le nouvel accord entre Univision et la MLS permettra à la relation entre le réseau hispanique numéro un au pays et la ligue d’atteindre les 20 saisons.

« Nous sommes honorés de nous associer à ESPN, FOX et Univision pour former le partenariat de droits médiatiques le plus complet aux États-Unis dans l’histoire du soccer au pays, a déclaré le commissaire Garber. L’engagement des télévisions qui sont nos partenaires en termes de structure, de durée et d’ampleur est sans précédent, et ces nouveaux partenariats constituent un nouvel indicateur fort de la croissance continue de la Ligue et de l’intérêt général manifesté par les supporters pour notre sport. »

Le bouquet hors-marché de la Major League Soccer, actuellement proposé via les offres MLS Live et MLS Direct Kick, sera disponible pour un plus large public via ESPN3, le réseau multi-écrans en direct d’ESPN auquel 92 millions de foyers accèdent actuellement, et WatchESPN, disponible pour les supporters dont l’abonnement vidéo ou Internet vient d’un fournisseur affilié. Comprenant plus de 200 rencontres de MLS chaque année, le bouquet hors-marché de la MLS sera également disponible via des services indépendants comme Google Play, iTunes Apple TV, Roku et d’autres.

Avec des retransmissions télévisées nationales fixées au vendredi et au dimanche, les clubs de MLS auront l’exclusivité sur le samedi, ce qui donnera davantage de flexibilité dans la composition de l’horaire. Toutes les rencontres de MLS disputées le samedi seront disponibles sur le nouveau bouquet hors-marché sur ESPN3 et WatchESPN.

Les trois réseaux diffuseront les rencontres des équipes nationales américaines masculine et féminine. ESPN et FOX Sports 1 se diviseront les retransmissions en anglais de l’équipe nationale masculine, ce qui représente environ 10 matchs par an, et se partageront le calendrier de l’équipe nationale féminine. Univision Deportes est le domicile hispanophone exclusif d’U.S. Soccer et retransmettra chaque année pour la durée du contrat toutes les rencontres de l’équipe nationale américaine masculine et un minimum de quatre matchs de l’équipe nationale féminine.

« Nous sommes très satisfaits d’avoir prolongé nos partenariats avec ESPN, FOX Sports et Univision, a déclaré le président d’U.S. Soccer, Sunil Gulati. L’engagement de nos partenaires télévisuels à diffuser un éventail aussi large et une quantité aussi importante de rencontres démontre la croissance de la demande du soccer dans notre pays et offre à nos supporters de plus en plus nombreux un support afin de suivre de près tant leur club que leur pays. »

Réseaux ESPN

  • Minimum de 34 rencontres de saison régulière en exclusivité le dimanche à 17h00 (HE), principalement sur ESPN2.
  • ESPN et FOX Sports se partageront les rencontres de la phase finale de la Coupe MLS en dehors des deux matchs d’Univision.
  • La Coupe MLS sera diffusée en alternance, un an sur deux, par ESPN et FOX Sports 1.
  • Le Match des Étoiles AT&T de la MLS sera diffusé en alternance, un an sur deux, par ESPN et FOX Sports 1.
  • ESPN et FOX Sports se diviseront les rencontres d’U.S. Soccer.
  • ESPN3 se chargera des matchs du bouquet hors-marché de la MLS.
  • Les réseaux ESPN Radio et ESPN Deportes Radio disposent des droits pour diffuser des rencontres de MLS.
  • ESPN se voit octroyer les droits numériques sur toutes les plateformes et tous les appareils pour les rencontres qu’il diffuse à la télévision.

« ESPN conserve son engagement ferme envers le soccer de classe mondiale et cet accord souligne notre conviction qu’il s’agit d’une propriété sportive croissante, a déclaré Skipper. Nous sommes fiers de poursuivre notre relation de longue date avec la MLS et U.S. Soccer et le large éventail de droits médiatiques que nous avons acquis, y compris les droits numériques, sera bénéfique pour toutes nos plateformes. »

FOX Sports

  • Minimum de 34 rencontres de saison régulière en exclusivité le dimanche à 19h00 (HE), principalement sur FOX Sports 1. 
  • FOX Sports 1 et ESPN se partageront les rencontres de la phase finale de la Coupe MLS en dehors des deux matchs d’Univision.
  • La Coupe MLS sera diffusée en alternance, un an sur deux, par FOX Sports 1 et ESPN.
  • Le Match des Étoiles AT&T de la MLS sera diffusé en alternance, un an sur deux, par FOX Sports 1 et ESPN.
  • FOX Sports se voit octroyer les droits numériques sur toutes les plateformes et tous les appareils pour les rencontres qu’il diffuse à la télévision, y compris son application mobile FOX Sports GO et FOXSportsGO.com pour les ordinateurs.
  • FOX Sports obtient les droits numériques des résumés des matchs du bouquet hors-réseau de la MLS via ses plateformes numériques FOX Sports.
  • ESPN et FOX Sports 1 se diviseront les rencontres d’U.S. Soccer.
  • Le réseau FOX Sports Radio a la possibilité de diffuser des rencontres de MLS.

« Cet accord novateur constitue un pas de géant dans l’engagement envers le soccer et pour son exposition aux États-Unis, a déclaré Eric Shanks, président, directeur de l’exploitation et producteur exécutif de FOX Sports. Non seulement, nous nous engageons financièrement de manière significative, mais nous planifions aussi la mobilisation d’importantes ressources promotionnelles de FOX afin de faire grandir la base de supporters et de mieux faire connaître le principal championnat de soccer et les équipes nationales du pays. »

Univision

  • Minimum de 34 rencontres de saison régulière en exclusivité le vendredi soir, généralement à 19h00 (HE) ou à 23h00 (HE), principalement sur UniMás.
  • Deux rencontres du premier tour de la phase finale de la Coupe MLS par saison en exclusivité.
  • Le Match des Étoiles AT&T de la MLS et la Coupe MLS, en exclusivité hispanophone sur Univision.
  • Toutes les rencontres de l’équipe nationale américaine masculine et un minimum de quatre matchs de l’équipe nationale féminine par an pour la durée du contrat.
  • Les rencontres de MLS en exclusivité sur les réseaux Univision auront une deuxième piste audio, qui permettra aux téléspectateurs de suivre les rencontres en anglais. Le son en anglais sera également disponible pour les matchs télévisés retransmis par les plateformes numériques d’Univision.
  • Univision Deportes Network (UDN), le réseau sportif 24h/24 d’Univision, diffusera durant 5 à 7 vendredis consécutifs en mai et juin deux rencontres de suite encadrée par deux heures de programmation annexe au sujet de la MLS.
  • UDN diffusera une émission de résumés hebdomadaire le dimanche et une version condensée du match de la semaine de la MLS.
  • Univision se voit octroyer les droits numériques sur toutes les plateformes et tous les appareils pour les rencontres qu’il diffuse à la télévision.

« Le soccer est le sport numéro un pour les Américains hispanophones et nous sommes fiers de poursuivre nos partenariats de longue date avec la MLS et U.S. Soccer, a déclaré Rodriguez. Nous sommes enthousiastes à l’idée de rassembler l’auditoire hispanophone autour de ce sport fait de passion. Je suis optimiste quant au fait que ce partenariat complet accélérera encore davantage la croissance du soccer au cours de la prochaine décennie. »

12 May 10:57 de la mañana

Le leader qui se prend une claque magistrale, quelques autres humiliations, un match avec neuf buts, un joueur qui réussit à lui seul autant de passes que l’équipe adverse, des exclusions en début de match, des buts de dernière minute, des triplés, etc. Ce week-end a été complètement fou !

Seattle occupe la tête du classement général et compte une confortable avance sur ses poursuivants. Cela ne s’est pas vu ce dimanche, avec une défaite sur un score de forfait (5-0) à New England. Fagundez a été un des héros de la journée et ses coéquipiers ont trouvé la faille pour mettre à mal Yedlin. Mais il serait injuste de blâmer le seul arrière droit tant toute son équipe a raté la plupart de ses gestes et s’est naïvement exposée au contre, une des forces des pensionnaires de Foxborough.

Deuxième, Salt Lake est toujours invaincu et s’est imposé largement à Houston. Il doit une grande partie de cette victoire à Morales, qui a ouvert la marque dans les premières secondes et a réussi un triplé. Mais les Texans ont joué à dix, avec une exclusion rapide qui illustrait bien leur début de match raté. Malgré la défaite, ils ont tout donné et longtemps fait douter leur adversaire avant de s’effondrer physiquement dans les dernières minutes.

Cela contrastait nettement avec le triste spectacle offert par Montréal contre Kansas City la veille dans des conditions identiques, à savoir avec un homme de moins rapidement dans la partie. Les Québécois n’ont ensuite pas eu voix au chapitre, leurs supporters chantaient le nom de l’ancien entraîneur (Schällibaum) et le président Joey Saputo a promis du changement. Les Ciel et Marine ont eu des statistiques de possession de balle digne de Barcelone ou du grand Ajax (plus de 78%) et Uri Rosell a réussi 160 bonnes passes à lui tout seul, soit plus… que ses 14 adversaires réunis !

Jouer à 11 contre 10 tôt dans le match ne garantit pas le succès. Dallas n’a pas pu profiter de cet avantage à San José et s’y est incliné 2-1. Les Texans sont sur une pente descendante. Le mentor montréalais Frank Klopas n’est pas le seul dont la tête est réclamée par les supporters : les huées ont fusé lors de la défaite de Philadelphie contre DC United et ont été accompagnées de chants « Virez Hackworth ».

Une des surprises du jour est venue de Colorado où, sous la neige, l’équipe locale est passée à côté de son sujet et s’est inclinée contre Chivas USA où Marvin Chavez a réussi ses débuts. À Columbus, Vancouver a remporté sa première victoire en déplacement de la saison et, emmené par le duo d’attaque Hurtado - Manneh, a confirmé son visage plus offensif par rapport aux années précédentes.

Parlant d’offensive, New York - Chicago a été un véritable feu d’artifice : neuf buts ! Les visiteurs ont remporté leur première victoire de la saison sur le score de 4-5 grâce entre autres au jeune Shipp, auteur de trois buts, une menace que Mike Petke n’avait pas vu venir. On notera aussi le très intéressant 1-1 entre Portland, qui semble retrouver ses assises défensives malgré le but ridicule encaissé en fin de match, et le LA Galaxy, qui a privé Portland de ballon, ce qui n’est pas toujours simple, et où le nom de Frank Lampard circule à nouveau.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - DC United
Montréal - Kansas City
New York - Chicago
Columbus - Vancouver
San José - Dallas
Portland - LA Galaxy
Colorado - Chivas USA
New England - Seattle
Houston - Salt Lake

 
0-1
0-3
4-5
0-1
2-1
1-1
1-3
5-0
2-5

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

09 May 12:08 de la tarde

Cette semaine, les clubs canadiens de MLS ont effectué leur entrée dans leur coupe nationale, alors que le coup d’envoi de la Coupe des États-Unis 2014 a été donné. Cinq clubs participent à la première, quatre-vingts à la seconde. Et ailleurs, comment ça marche ? Il y a des tendances générales mais pas de règle universelle prédéterminée, et de nombreuses coupes nationales se distinguent par une spécificité importante. Je vous invite donc à aller voir comment ça se passe aux quatre coins du monde. Deuxième épisode de la série aujourd’hui : l’Europe. Pour les pays non-européens, dont ceux sous nos latitudes, relisez le premier épisode.

La plus célèbre coupe nationale est celle d’Angleterre, connue sous le nom de FA Cup. C’est aussi la doyenne des compétitions de soccer, sa première édition ayant eu lieu en 1871. Seuls les clubs des huit premières divisions anglaises y sont automatiquement admis. Pour les autres (il y a une vingtaine de divisions en Angleterre, les dix premières étant généralement représentées en coupe), c’est du cas par cas, et ils sont un peu moins de 750 au coup d’envoi chaque année. Les clubs de D1 commencent à jouer en 32e de finale. On y retrouve quelques règlements stricts, comme l’heure du coup d’envoi, obligatoirement 15h00 pour les rencontres jouées le samedi ou le dimanche. À aucun stade de la compétition, il n’y a de match aller-retour. La particularité de la Coupe d’Angleterre est le replay : en cas d’égalité après les 90 minutes du match, on ne joue pas de prolongation mais on en rejoue un autre sur le terrain des visiteurs. Depuis une vingtaine d’années, il y a possibilité de prolongation et tirs au but éventuels après le deuxième match, mais auparavant, on rejouait ainsi jusqu’à trouver un vainqueur. Ce replay n’existe plus à partir du stade des demi-finales, disputées sur terrain neutre, autre particularité de cette Coupe d’Angleterre. Quant à la finale, elle est indissociable du mythique stade de Wembley. Le prestige de la compétition est tel qu’on a longtemps dit qu’un club anglais préférait la gagner qu’être champion national… ou même que gagner une Coupe d’Europe (c’est moins vrai depuis qu’il y a de gros sous en jeu).

La Coupe de France est un modèle du genre. L’équipe première de tous les clubs du pays peut y participer et celle qui commence dès le début de la compétition doit franchir 13 ou 14 tours pour se rendre au bout. Elles étaient ainsi plus de 8500 à la briguer cette saison ! Les clubs de D1 entrent en lice en 32e de finale. Pour les premiers stades de la compétition, le tirage au sort est régionalisé. Chaque département / territoire d’Outre-Mer (de la Martinique à Tahiti) a aussi un participant, qui commence à partir des 128es de finale. C’est aussi à ce stade qu’entre en vigueur une règle intéressante : s’il y a deux divisions d’écart entre les clubs, on joue d’office sur le terrain du « plus petit », peu importe l’ordre du tirage. Car en France, le parcours des petits a beaucoup d’importance. Un partenaire commercial de la compétition attribue même un trophée « Petit poucet » depuis quelques années. Ça se reflète également au palmarès avec les finales récemment disputées par Quevilly (D3) ou Calais (D4), la victoire de Guingamp lorsqu’il était en D2 et la présence régulière de clubs de divisions inférieures en demi-finales. Avec toute la gloire qui accompagne de tels exploits.

Les Pays-Bas sont parfois très américains dans leur organisation du sport. En soccer, par exemple, il y a une séparation très hermétique entre les deux premières divisions, professionnelles, et les autres, de niveau amateur (les amateurs du samedi et les amateurs du dimanche - ce n’est pas une blague, c’est leur nom officiel). Mais elles sont réunies lors de la Coupe des Pays-Bas, née en 1899, à laquelle prennent part les 34 clubs pros et 48 clubs amateurs descendant jusqu’à la D6. Il y a en tout 7 tours, tous à élimination directe (alors que longtemps, il y a eu une phase de groupes), et on tente autant que possible au cours des premiers de faire jouer les amateurs du samedi contre ceux du dimanche. Les formations de l’élite (baptisée Division d’Honneur aux Pays-Bas) entrent en lice en 32e de finale, soit le deuxième tour. Lors de ce tour uniquement, les clubs évoluant en Coupe d’Europe sont tête de série (et donc sûrs de ne pas s’affronter) et un club amateur a la garantie de jouer à domicile s’il doit affronter un adversaire professionnel. Jusqu’en 2009/10, les deux premiers du championnat des réserves étaient aussi qualifiés pour la Coupe, alors que désormais, même les équipes réserves qui jouent en D2 (la vraie, pas celle du championnat des réserves) ne peuvent plus s’inscrire en Coupe. En 2002, la réserve de l’Ajax n’avait été éliminée qu’en demi-finales par Utrecht qui avait dû aller jusqu’aux tirs au but pour gagner son billet pour la finale face… à l’équipe première de l’Ajax !

La Coupe d’Allemagne, appelée en allemand DFB-Pokal (Coupe de la DFB, nom de la fédération allemande de soccer) réunit seulement 64 équipes qui commencent toutes dès le premier tour de la compétition. On retrouve les clubs des deux premières divisions, les quatre premiers de D3 ainsi que les vainqueurs des différentes coupes régionales (et un représentant supplémentaire pour les trois grosses régions) provenant parfois de D5 ou D6. Lors du tirage au sort des deux premiers tours, les équipes sont divisées en deux chapeaux : un avec les clubs de D1 et de D2 (sauf les promus), le second avec les autres. Quand un club amateur tombe sur un adversaire professionnel, il joue à domicile. Il est intéressant de noter que ces deux règlements ont été combinés non pas avec l’objectif de protéger les grands clubs mais avec celui d’offrir aux petits de belles affiches devant leur public. Jusqu’en 2008, l’équipe réserve de certains clubs jouait en D3 (ils ne peuvent pas monter plus haut que la D4 depuis la création d’une D3 nationale cette année-là), ce qui permettait à certains clubs d’avoir deux équipes en Coupe. Il y a eu un malaise en 2000/01 quand le sort a prévu un match entre celles du VfB Stuttgart au second tour…

En Belgique, il y a 10 tours à la compétition et un total de 294 clubs y prennent part, soit à peine plus de 15% des clubs du royaume. Cela représente tous les clubs des quatre premières divisions (nationales) et 160 clubs des divisions provinciales. Mais en principe, tout le monde peut se qualifier via la coupe de sa province. Les formations de Division 1 n’entrent en lice qu’au stade des seizièmes de finale. Auparavant, elles commençaient la compétition au tour précédent, mais ce changement fait partie des diverses mesures (controversées) mises en place en leur faveur depuis 20 ans, comme la garantie de s’éviter lors du premier tour auquel elles prennent part. Pour un petit club, il est de plus en plus difficile de se mesurer à un ténor et encore plus de se rendre loin dans la compétition.

La Coupe d’Italie est loin d’être celle qui rassemble le plus de clubs : ils ne sont que 78 à la briguer chaque saison, tous ceux des deux premières divisions ainsi que quelques-uns des trois suivantes. Il y a un total de huit tours et assez peu de rencontres. Les équipes de Serie A (nom de la D1 italienne) ne font pas toutes leur entrée ensemble : les 8 mieux classées du championnat précédent sont qualifiées d’office pour les huitièmes de finale, les autres disputent deux tours de plus (arrivant donc dès le troisième tour). Si les demi-finales en aller-retour sont une des spécificités de longue date de la compétition, la véritable particularité de la Coupe d’Italie est son tirage au sort intégralement effectué avant le début de la compétition, à l’image d’un tournoi de tennis, alors qu’ailleurs, le tirage a généralement lieu entre chaque tour. Chacun connaît donc très tôt ses adversaires potentiels et le parcours à effectuer. Le détenteur du trophée peut aussi apposer sur son équipement une cocarde aux couleurs du drapeau italien durant les mois qui suivent son succès.

Comme certains autres pays, l’Espagne a eu une coupe nationale avant un championnat. Officiellement appelée Copa del Rey (Coupe du Roi), elle jouit d’une association royale depuis toujours puisque son ancêtre avait été organisée pour souligner le couronnement d’un nouveau roi au début du siècle dernier. Mais le nom actuel a été adopté à la chute de la dictature franquiste, le roi Juan Carlos remettant depuis lors le trophée au lauréat chaque année. C’est, avec sa longue histoire, une des raisons du prestige de cette compétition qui compte assez peu de participants : 83 depuis quelques années, soit les clubs des deux premières divisions et les mieux classés en D3 et en D4. Il y a un total de 8 tours, mais très peu de matchs. Les clubs de D1 commencent à jouer en 16e de finale, stade à partir duquel les confrontations sont systématiquement aller-retour jusqu’à la finale, disputée, elle, sur un seul match. Lors des tours précédents, on joue d’office sur le terrain du club dans la division la plus basse. Les particularités régionales de l’Espagne font que, contrairement à d’autres pays, la finale de sa coupe nationale ne se joue pas toujours au même endroit. Si elle a le plus souvent lieu dans la capitale, Madrid, elle a par exemple été disputée à Valence, Barcelone, Elche, Séville ou Saragosse dans le passé récent.

J’espère que ce tour du monde vous a plu. Quelles idées appliquées dans d’autres pays aimeriez-vous voir entrer en vigueur pour votre coupe nationale ?

07 May 12:00 de la tarde

Les clubs canadiens de MLS effectuent cette semaine leur entrée dans leur coupe nationale, alors que le premier tour de la Coupe des États-Unis se joue aujourd’hui - les clubs de MLS y effectueront leur entrée bien plus tard. Cinq clubs participent à la première, quatre-vingts à la seconde. Et ailleurs, comment ça marche ? Il y a des tendances générales mais pas de règle universelle prédéterminée, et de nombreuses coupes nationales se distinguent par une spécificité importante. Je vous invite donc à aller voir comment ça se passe aux quatre coins du monde. Une série en deux épisodes, que nous allons ouvrir avec les pays non-européens.

Pour commencer, un petit rappel des différences pour ceux qui ne les connaissent pas encore : un championnat, c’est une compétition dans laquelle chaque club affronte chacun de ses adversaires un nombre déterminé de fois et dont celui qui a le plus de points à la fin est champion ; une coupe, c’est une compétition à élimination directe qui se termine par une finale pour en déterminer le vainqueur. Beaucoup de pays organisent aussi une Supercoupe qui oppose le champion au vainqueur de la coupe. Remporter la coupe nationale est généralement qualificatif pour une compétition continentale (pas forcément la Ligue des champions, ça dépend des continents).

Pour ouvrir le bal, restons ici avec la coupe du Canada qui est donc bel et bien coupe, même si son nom officiel est Championnat canadien Amway. La compétition compte cinq clubs : trois de MLS, deux de l’étage inférieur. Ces derniers s’affrontent lors d’un tour préliminaire dont le vainqueur rejoint les trois autres en demi-finale. Chaque stade de la compétition se joue en aller-retour, ce qui est peu commun mais garantit à tout le monde de voir son équipe au moins une fois à domicile. Je n’ai pas eu le temps de faire un tour du monde complet des coupes nationales, mais celle du Canada est probablement la plus petite de la planète avec ses cinq participants. C’est en tout cas moins que des pays à la très faible population comme le Luxembourg (une cinquantaine de participants) et Andorre (20) ou aussi peu densément peuplés que la Namibie (32), la Mauritanie (32) ou le Kazakhstan (30).

La Coupe des États-Unis est la seule compétition de soccer nationale à avoir traversé les âges au pays de l’Oncle Sam. Elle existe depuis 1914 (elle fête donc ses 100 ans) et a eu lieu chaque année depuis lors. Fait on ne peut plus rare, puisque dans bien d’autres pays, il y a eu interruption en raison des guerres mondiales. La Coupe des États-Unis a donc connu l’ère des premiers clubs professionnels dans les années 1920 (dont le grand Bethleem Steel, auquel Philadelphie fait aujourd’hui référence avec son troisième maillot), la NASL de Pele et, aujourd’hui, la MLS, mais a continué de vivre lors des moments plus difficiles. Longtemps, toutefois, tous les clubs de MLS n’y participaient pas, puis ils étaient obligés de s’éliminer entre eux dans un premier temps. Cette anomalie a été corrigée en 2012 et cette saison, 80 équipes sont sur la ligne de départ : toutes celles des trois premières divisions, et d’autres des deux niveaux inférieurs (ou de leurs déclinaisons, car il n’y a pas de hiérarchie claire dans le soccer américain). Le premier tour se joue cette semaine, il y en aura 8 en tout et les clubs de MLS entreront en lice en 16e de finale mais avec un tirage au sort fortement orienté, puisqu’ils s’éviteront et leur adversaire sera déterminé par des critères géographiques. Il n’y a pas si longtemps que ça, le lieu des rencontres était, à chaque tour, déterminé par la règle du plus offrant, ce qui a été aboli en 2012 suite à de nombreuses protestations. Particularité de la Coupe des États-Unis (associée depuis 1999 au nom de Lamar Hunt) : la finale se joue chaque année sur le terrain d’un des deux finalistes.

Si la création de la Coupe du Mexique remonte à 1907, la compétition a été interrompue en 1997 pour ressusciter en 2012 sous son nom actuel, Copa MX. Ce n’était pas la première fois qu’elle s’arrêtait pour plusieurs années, souffrant régulièrement d’un manque de prestige. Désormais, elle se joue deux fois par an, à l’image du championnat divisé en une saison d’ouverture et une saison de clôture. Le nombre de participants est faible, environ 25 équipes des seules deux premières divisions, et variable. En outre, tous les clubs n’y prennent pas part, ceux qui participent à des compétitions internationales étant par exemple exempts. Elle commence par une phase de groupes (6 groupes de 4 lors de l’édition la plus récente) avant une phase à élimination directe à partir des quarts de finale. Les vainqueurs des deux finales de la même saison s’affrontent ensuite pour une place en Copa Libertadores, version sud-américaine de la Ligue des champions.

Après un essai infructueux il y a une cinquantaine d’années, l’Argentine s’est aussi dotée de sa coupe nationale depuis 2011. On n’y fait pas les choses à moitié, puisque les équipes des 4 premières divisions y prennent toutes part, plus celle de la Primera D (D5 composée d’équipes de la région de Buenos Aires), ce qui donne un total de plus de 250 prétendants. Ceux qui entrent en lice dès le départ ont un total de douze tours à franchir pour soulever le trophée. Les équipes de D1 font leur entrée en 16e de finale. Lors des tours précédents, les équipes sont divisées en groupes régionaux lors du tirage au sort afin d’éviter les trop longs déplacements.

La Coupe du Brésil met aux prises 86 équipes : le champion national, les participants à la Copa Libertadores et les 10 meilleurs clubs selon le classement de la fédération brésilienne (établi de manière similaire au coefficient UEFA en Europe) sont qualifiés d’office, les 70 autres en fonction du classement de leur championnat d’État (même les meilleurs clubs du pays jouent une partie de la saison en championnat national et l’autre en championnat d’État). Chaque État, selon son niveau, a un nombre prédéterminé de qualifiés. Règle particulière lors des deux premiers tours, disputés en matchs aller-retour : si les visiteurs gagnent le match aller par au moins deux buts d’écart, ils sont qualifiés d’office et le match retour est annulé. La compétition, qui n’existe que depuis 1989, est qualificative pour la Copa Libertadores et la Copa Sudamericana.

Le continent américain est celui où les coupes nationales sont les moins fréquentes. Car même s’il n’y en a pas une dans tous les pays, cette compétition est largement répandue ailleurs sur le globe. Ce bref tour du monde ne suffit évidemment pas pour aborder leur fonctionnement aux quatre coins de la planète, mais voici quelques autres exemples. La Coupe du Japon (modestement appelée Coupe de l’Empereur) réunit les 40 clubs des deux premières divisions, le meilleur club amateur et les vainqueurs des 47 coupes territoriales. Née en 1921, elle offre à son vainqueur un ticket pour la Ligue des champions asiatique. En Afrique, les vainqueurs de leur coupe nationale ne vont pas en Ligue des champions mais plutôt en Coupe de la confédération africaine. En Algérie par exemple, tout le monde a la chance de prendre part à la compétition, professionnels comme amateurs, et les clubs de D1 effectuent leur entrée en 32e de finale.

Plus tard cette semaine, je vous présenterai différentes coupes nationales en Europe. Au programme : la plus vieille compétition au monde, un tirage au sort orienté en faveur des grands clubs, des mesures pour favorises les petits, des participants qui parcourent plusieurs milliers de kilomètres pour un match, un fonctionnement qui ressemble à celui du tennis, des affrontements entre des équipes du même club ou encore des amateurs du samedi et du dimanche.

06 May 1:37 de la tarde

L’équipe de Coup Franc a fait le plein de MLS ce week-end : la dixième émission de la saison (à écouter ici) revient donc sur plusieurs rencontres de championnat très intéressantes, met également la table pour les demi-finales de la coupe du Canada et poursuit le débat autour de la Copa America du centenaire.

Ce qui a retenu notre attention ce week-end :

  • La défaite contre New England nous dit-elle que Toronto n’est pas si bon que ça ? Et que les jeunes du Massachusetts vont confirmer leur bonne saison 2013 ?
  • La première victoire de la saison de Portland, son manque de diversité et de solutions offensives malgré les trois buts marqués.
  • La victoire propre mais sans éclat de New York à Dallas qui, rapidement réduit à dix, s’est néanmoins bien défendu.
  • Déjà de la chaleur accablante au Texas : l’influence de la canicule sur la santé des joueurs et la qualité du spectacle.

Les clubs de MLS entrent en lice cette semaine en coupe du Canada (Championnat canadien Amway, de son nom officiel). Toronto et Vancouver vont-ils jouer avec leurs titulaires, leurs remplaçants ou une équipe mixte ? A priori, la tâche la plus facile est pour Montréal, qui affrontera Edmonton tombeur d’Ottawa au premier tour. Frank Klopas a déclaré qu’il alignerait l’équipe la plus forte possible. Il y a cependant un « mais… » qu’Olivier Tremblay nous explique en détails. Contradictoire ou cohérent ? Ce n’est en tout cas pas clair et ça provoque le débat. On éclaircit aussi celui qui entoure les nombreux entraînements montréalais à huis clos programmés au cours des prochaines semaines.

On a officiellement annoncé les détails de la Copa America du centenaire, qui regroupera des équipes des deux confédérations du continent américain. On évoque la participation éventuelle du Canada et le handicap dont il pâtit pour se qualifier, l’impact que pourrait avoir la compétition en Amérique du Nord et l’idée d’une fusion entre la Concacaf et la Conmebol.

Comme de coutume, l’émission se termine par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy, avec une attention particulière à porter aux équipes qui joueront deux fois en une semaine.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

05 May 12:13 de la tarde

Ça y est, Seattle est seul en tête du championnat. Sa série victorieuse se poursuit, mais contrairement aux succès précédents, lors desquels les attaquants ont reçu tous les compliments, celui contre Philadelphie a permis au défenseur Chad Marshall de se distinguer en marquant et en sauvant deux buts à même la ligne. Co-leader la semaine dernière, Dallas a confirmé son ralentissement - peut-être prélude à une passe difficile - lors d’une défaite contre New York où Thierry Henry a fait parler sa vista même s’il souffrait de la chaleur.

Salt Lake est désormais deuxième mais est passé bien près de sa première défaite de la saison à Chicago, qui croyait bien remporter sa première victoire depuis le début de la compétition. Menés 2-0, les visiteurs ont gardé leur calme et pris les risques nécessaires pour finalement s’imposer 2-3, au grand dam de Frank Yallop qui ne mâchait pas ses mots au sujet de la défense et de la volonté de son équipe. Seul club à ne pas avoir gagné, Chicago est désormais dernier du classement général… alors que seul son adversaire du jour a perdu moins que lui cette saison !

Autre équipe qui courait encore derrière sa première victoire, Portland l’a enfin attrapée en battant DC United dans les tout derniers instants, peut-être inspiré par l’équipe de NBA de la ville qui avait gagné dans des circonstances similaires la veille au soir. « Nous avons géré le match comme des amateurs », se lamentait Ben Olsen avant de déclarer « en deuxième mi-temps, nous nous sommes rendu compte que nous étions de bons joueurs ». Reste à savoir s’il s’inclut parmi les joueurs et/ou les mauvais gestionnaires…

Dans un match a priori difficile et précédé d’une cérémonie pour honorer son succès en Coupe MLS l’an dernier, Kansas City est resté concentré sur son sujet pour venir à bout de Columbus, qui a sportivement reconnu que son adversaire lui était supérieur.

Les deux équipes portées par leurs jeunes l’an dernier réussissent un bon début de saison. Avec 14 points en 8 rencontres, Colorado compte le troisième meilleur bilan depuis l’entame du championnat, confirmé par une victoire contre le LA Galaxy acquise grâce à un de ses vétérans. New England, de son côté, a remporté trois points précieux à Toronto et un nouveau jeune s’est imposé dans l’arène. Notons également le plantureux succès remporté par Houston à Chivas USA et la victoire de Vancouver contre San José après un départ tonitruant.

LES RÉSULTATS
Toronto - New England
Vancouver - San José
Chicago - Salt Lake
Colorado - Los Angeles
Seattle - Philadelphie
Chivas USA - Houston
Portland - DC United
Dallas - New York
Kansas City - Columbus

 
1-2
3-2
2-3
1-0
2-1
1-4
3-2
0-1
2-0

Classement général
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02 May 10:24 de la mañana

Il y a une quarantaine d’années, l’écrivain autrichien Peter Handke publiait le roman « L’angoisse du gardien de but au moment du penalty ». Une angoisse qui, à Montréal, peut s’étendre à toutes les phases arrêtées. En effet, les Québécois ont le triste honneur d’être les seuls en MLS à avoir déjà encaissé sur coup franc direct, indirect, touche, penalty et corner cette saison. Nous en avons donc parlé avec Troy Perkins, qui est aux premières loges, pour avoir son opinion sur cette situation peu enviable.

Avant tout, le portier commence par nous expliquer comment il vit les phases arrêtées et quelles sont les qualités nécessaires - aussi bien pour lui que pour les joueurs de champ - afin de bien les appréhender. « Il faut de la vitesse, de l’organisation, trouver ses marques le plus rapidement possible et être sur le qui-vive. C’est une situation très dangereuse défensivement car tout peut arriver, le ballon peut rebondir sur n’importe qui. Quand t’as environ vingt types, aussi bien des défenseurs que des attaquants, qui courent droit vers le but, c’est une zone dangereuse. Il faut donc être sur le qui-vive et toujours s’attendre au pire. »

Sauf qu’à Montréal, le pire se produisait assez rarement depuis l’échange de gardiens avec Portland qui, en août 2012, avait amené Perkins sur les bords du Saint-Laurent et envoyé Donovan Ricketts sur ceux du Pacifique. Lors de l’émission Coup Franc qui détaillait le jeu de Portland la saison dernière, Christian Schaekels nous avait d’ailleurs fourni des chiffres sans équivoque à ce sujet. Alors, qu’est-ce qui a bien pu changer à Montréal en un hiver ?

« Nous avons simplement baissé la garde et nous nous endormons un peu, estime le gardien qui compte sept sélections en équipe nationale américaine. Je pense qu’à part sur le coup franc direct (à Dallas, NdlA), aucun but que nous avons encaissé sur phase arrêtée n’a été marqué à la première reprise qui a suivi l’envoi du ballon. Ah, si, celui contre Seattle. Mais nous avons tout simplement décroché par la suite : quand il y a un deuxième voire un troisième ballon, on le perd. Nous devons améliorer notre instinct, notre désir de sortir le ballon de la zone dangereuse, et c’est certain qu’on y travaille. »

Si l’essentiel de l’effectif montréalais n’a quasiment pas bougé depuis la saison dernière, les Bleu-Blanc-Noir ne peuvent néanmoins plus compter sur les services d’Alessandro Nesta. Est-ce que la retraite de l’ancien champion du monde italien a une incidence lors des phases arrêtées ? « Oui et non… Notre approche est différente maintenant. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce qu’une seule personne se charge des directives et place les joueurs là où ils doivent se trouver. Nous devons tous assumer nos responsabilités pour prendre ça en charge. C’est sûr que désormais, les rôles sont davantage partagés, mais je ne pense pas non plus que le changement est drastique. »

L’autre nouveauté notable à Montréal, c’est évidemment le changement d’entraîneur. Frank Klopas a pris les rênes de l’équipe et a, bien entendu, amené ses méthodes. Que valent-elles dans la situation qui nous intéresse ? « Le travail défensif effectué sur les phases arrêtées à l’entraînement est bon, répond Perkins. Ce n’est pas nécessairement de la mise en place sur phases arrêtées, mais plus du travail sur la mentalité : ne pas devenir inattentif si le ballon vous passe au-dessus de la tête, s’assurer de prendre son homme rapidement et se mettre aux positions où on peut défendre ensemble au lieu de s’installer dans une zone où on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Ce sont des points que l’on regarde beaucoup sur vidéo et dont on discute. Les jours où on les travaille à l’entraînement, on se donne à 100% et on partage tous nos opinions. »

D’ailleurs, il n’est pas rare que les joueurs montréalais passent de nombreuses minutes derrière un écran avant de fouler la pelouse. « Certains jours, on commence à 10h00 et le temps d’arriver sur le terrain, il est déjà 11h00 voire 11h15. On travaille beaucoup avec la vidéo, ce qui est bien car on voit nos erreurs et on ne peut pas rester passif à pointer un autre du doigt en disant “ce n’est pas de ma faute” : elles sont là, noir sur blanc. Il y a toujours des enseignements à tirer des séances vidéo. Ce n’est pas une question d’ego ou de malmener les joueurs, mais bien d’apprendre pour s’améliorer. Et c’est certainement ce dont a envie chaque joueur pour atteindre son meilleur niveau possible. Mais pour y parvenir, il faut se regarder jouer. »

Il va néanmoins sans dire que Troy Perkins et ses coéquipiers espèrent que les images qu’ils analyseront suite aux phases arrêtées contre eux cette saison se terminent moins souvent par un but, et que disparaisse l’angoisse d’aller chercher ce ballon immobile au fond des filets.

Réalisé avec la collaboration d’Olivier Tremblay

30 April 2:31 de la tarde

À 100 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde des filles de moins de 20 ans, qui se jouera au Canada, la Concacaf a émis l’idée d’accorder l’organisation de la Gold Cup à un autre pays que les États-Unis. Quelle place le Canada peut-il trouver dans ce paysage ? C’est le sujet principal de notre émission de la semaine, à écouter ici.

On commence évidemment par se demander si l’idée d’organiser la Gold Cup serait bonne pour le Canada, et on parle ensuite de son prestige, de l’influence du Canada dans la Concacaf, de marketing, de l’intérêt d’un championnat continental pour les dirigeants et les supporters et d’autres compétitions internationales qui pourraient être organisées au Canada comme le Mondial des clubs. Avec en toile de fond cette question lancinante (à laquelle on tente de répondre) : est-ce réaliste de croire que le Canada peut organiser la Coupe du monde 2026 ?

Parmi nos autres sujets de conversation, la première victoire de Montréal cette saison et ses aspects positifs, les recettes gagnantes, les bonnes prestations de Ouimette, mais aussi la situation de Jeb Brovsky qui a mis au jour un discours apparemment contradictoire de Frank Klopas avant le match et après (Olivier Tremblay nous donne des détails très intéressants). On conclut par une entrevue avec Patrick Leduc, qui parle de la sélection baptisée « Les Québécois », des ambitions de celle-ci et du documentaire qui a été réalisé à son sujet.

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