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Recap
Sun. Dec 7th at 3:00pm EST · ESPN · UniMas · UDN · TSN1 · RDS2
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Final

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Coup Franc

22 September 10:11 de la mañana

« En rang deux par deux, et tenez-vous la main ! » Cette rengaine tant entendue à l’école semble l’adage du moment quand on regarde le classement en MLS, où les couples se forment. Mais il y a de la discorde dans les rangs puisque tout le monde veut faire en pas en avant pour devancer son voisin.

Longtemps seul en première place et tout auréolé de sa victoire en Coupe des États-Unis, Seattle avait laissé ses meilleurs éléments à la maison et a, surtout, oublié d’avancer au moment où la cloche a sonné à New York. La sanction a été sans appel, dispensée par le brillant élève Wright-Phillips, plus que jamais en course pour battre le record de 27 buts en saison régulière (il est à 24).

Du coup, un peu comme en F1, ils sont désormais deux en première ligne : la victoire du LA Galaxy lui permet en effet de revenir à égalité de points en tête (mais avec un match de plus au compteur), une fois de plus grâce à la contribution de Gordon, que Bruce Arena se félicite sûrement d’avoir attiré dans sa classe alors qu’il se morfondait de l’autre côté du couloir, à San José. Plutôt que de panser les plaies de la défaite, Dallas y voit un bon cas d’étude de ses solutions de rechange.

Semaine après semaine, l’écart se creuse lentement mais sûrement entre le duo de tête et ses deux plus proches poursuivants, qui eux-mêmes prennent leurs distances sur le binôme derrière eux (Dallas, qui  a donc perdu, et Kansas City, qui ne jouait pas). Salt Lake a rempli sa mission, en assommant son voisin Colorado 5-1, avec cinq buteurs différents, à commencer par Plata qui a reçu l’essentiel des éloges. De son côté, DC United a arraché un point à Chicago grâce à un autre ancien Torontois : Luis Silva, qui a osé prendre ses responsabilités. Mike Magee a vu tout ça de loin mais ne s’est pas gêné de qualifier la pelouse de son club de « terrain de merde ».

Plus loin dans le rang - vous savez, là où le prof pose plus difficilement les yeux - fini d’être bien alignés deux par deux : ils sont cinq pour… trois places dans l’Est. D’ailleurs, Philadelphie se plaint que l’arbitre n’a rien vu quand Nogueira s’est fait faucher dans le rectangle dans les dernières minutes d’un match sans but contre Houston. En meilleure position pour le moment, New England a vu sa série de victoires prendre fin à Columbus, qui a remporté ce match à six points grâce à un bel effort collectif. Et Toronto, pas mal bousculé depuis quelques semaines, s’est enfin imposé, prenant le dessus sur un de ses congénères les plus faibles, Chivas USA. « Chaque point est tellement important », martelaient Bradley et ses coéquipiers.

Il y a davantage d’ordre dans la section ouest, où ils ne sont que deux à se battre pour être au-dessus de la ligne rouge : Portland et Vancouver, qui se sont affrontés ce week-end. Les Américains se sont largement imposés, 3-0, grâce à leur expérience et leur maturité, affirment-ils, et ont dépassé leur adversaire du jour, désabusé et dont la maigre consolation était de dire que l’équipe en moins bonne position avait moins de pression… Il y a aussi une lutte à distance entre les équipes canadiennes pour une place en Ligue des champions l’an prochain. Elle ne sera pas pour Montréal, qui a néanmoins quitté la dernière place en championnat grâce à sa victoire contre l'antépénultième, San José, coïncidant toutefois avec l’officialisation mathématique de sa non-participation à la phase finale de la Coupe MLS.

LES RÉSULTATS
Salt Lake - Colorado
Portland - Vancouver
Philadelphie - Houston
Columbus - New England
Montréal - San José
New York - Seattle
Chicago - DC United
LA Galaxy - Dallas
Toronto - Chivas USA

 
5-1
3-0
0-0
1-0
2-0
4-1
3-3
2-1
3-0

Classement général
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18 September 11:56 de la mañana

L’année prochaine, la MLS va entrer dans sa vingtième saison. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis ses débuts, on entend même souvent parler, par analogie avec l’informatique, de MLS 2.0 voire 3.0.

Il est à la fois bien lointain, mais quand même relativement proche, le temps où des clubs aux noms et aux logos « cartoonesques » évoluaient dans des stades pas adaptés au soccer pour disputer un match avec certains règlements insolites devant un public qui ne comprenait pas vraiment tout ce qu’il voyait. L’évolution a été rapide : le commissaire Don Garber a mis le pied sur l’accélérateur à son arrivée, et l’initiative « Place au jeu » en 2007 a fait passer la MLS à la vitesse supérieure.

Ce n’était encore rien comparé aux 18 derniers mois : annonces de plusieurs nouveaux clubs, de nouveaux stades dédiés au soccer, nouvel accord à long terme pour les droits TV représentant des sommes record pour la MLS. Ça, c’est en dehors du terrain. Dessus, on voit de plus en plus de joueurs de qualité : des étrangers méconnus avant qui apportent une plus-value au championnat, des vedettes mondiales renommées, des internationaux américains qui reviennent au pays, et des valeurs sûres de la compétition qui reçoivent des offres suffisamment intéressantes pour résister aux sirènes européennes.

Du changement d’image de Kansas City - bel exemple de l’évolution et de sa réussite - aux foules record à Seattle en passant par le nombre de joueurs de MLS en huitième de finale de la dernière Coupe du monde avec l’équipe nationale ou le nombre croissant de contrats prolongés avec un statut de joueur désigné : si les progrès étaient prévisibles, peu de monde aurait parié il y a trois ou quatre ans à peine qu’ils seraient aussi fulgurants.

Si vous êtes curieux et vous posez souvent la question « Quel est le prochain ? », vous avez certainement été enthousiastes quand sont arrivés, en rafale, les noms du prochain grand joueur à signer en MLS, de la prochaine vedette à décider d’y rester au lieu de s’enrichir ailleurs, du prochain stade dédié au soccer qui serait construit, du prochain club à être annoncé, du prochain accord qui vous permettra de suivre de plus près la compétition sur vos médias favoris tout en offrant aux clubs des moyens financiers supplémentaires afin d’être plus compétitifs sur la scène internationale, de la prochaine fois où l’on parlera de la MLS à l’étranger en termes élogieux, ce qui est de plus en plus fréquent.

La MLS change, la MLS évolue, et c’est tant mieux. La perception que s’en fait le public est bien différente de celle d’il y a 20 ans, et même de celle d’il y a 8 ans. Les dirigeants de la ligue souhaitent une évolution de l’image de marque de la Major League Soccer. Sa première représentation, que l’on retrouve partout, est son logo qui, lui, avait à peine changé en 20 ans, avec les fameux ballon et chaussure à crampons, souvent cibles des critiques, et trahissant facilement son âge. Il fallait adapter cela à une nouvelle réalité : exit le logo, place à un écusson plus moderne qui doit mieux traverser les époques, place à une nouvelle identité visuelle de la marque MLS.

« Nous avons franchi aujourd’hui une nouvelle étape vers notre futur – une apogée des nombreux changements monumentaux qui nous ont permis d’atteindre une croissance rapide, a ainsi déclaré Howard Handler, directeur commercial de la MLS. Au cours des 18 derniers mois, nous avons annoncé de nouvelles équipes, de nouveaux stades dédiés au soccer, un partenariat de huit ans portant sur les droits médiatiques valant des millions de dollars, et nos propriétaires ont effectué d’importants investissements pour engager des sportifs de classe mondiale. Réunis, ces éléments nous ont fait réaliser que notre image de marque actuelle ne représentait plus réellement la ligue que nous sommes et ce que nous voulons devenir. »

Inspiré de ce qui fait la tradition du soccer à travers le monde, le nouvel écusson de la MLS est sobre et épuré, divisé en deux parties égales par un sillon : l’une avec l’inscription « MLS » et trois étoiles, l’autre laissant place à un espace blanc ouvert… certainement signe de l’avenir qui offre d’infinies perspectives. Sa conception graphique a pour objectif de dire « soccer » sans l’utilisation prosaïque du ballon et de la chaussure à crampons que l’on retrouvait précédemment.

Ses couleurs rendent hommage aux nations représentées en MLS, le Canada et les États-Unis. Ou plutôt, ses couleurs de base. Car cet écusson et cette identité visuelle présentent une originalité peu commune : le fait de pouvoir être déclinés aux couleurs de chacun des clubs. Chaque club dispose donc d’une version de l’écusson de la ligue qui ne remplace pas celui du club, mais reflète son identité, ses couleurs et son marché local.

L’objectif est clair : la création d’un écusson flexible. Cela se remarquera certainement aussi dans d’autres utilisations futures, notamment dans les environnements mobiles et numériques tout comme dans les retransmissions télévisées, les publicités, sur les manches des maillots et sur les ballons. Mais les trois axes prioritaires de l’engagement de la MLS sont explicites : clubs, pays et communauté.

Cette nouvelle identité visuelle va commencer à apparaître graduellement : aucun changement n’aura lieu pour ce qui concerne la saison 2014, mais tout ce qui touche 2015 portera la nouvelle image. Ainsi, on la verra entre autres cette année lors du dévoilement des maillots d’Orlando et de New York City, mais aussi au cas où, par exemple, adidas devait présenter un nouveau ballon pour la saison prochaine. Et elle devrait être omniprésente à partir du SuperDraft 2015. Les 19 clubs actuels proposeront les maillots avec le nouvel écusson à partir de la Semaine des maillots qui aura lieu en prélude à la saison prochaine.

En fait, la première utilisation pratique du nouvel écusson est incessante, puisqu’il est incorporé dans le jeu FIFA 15, que certains possesseurs chanceux de Xbox One ont déjà pu télécharger aujourd’hui, et qui sera vendu partout à travers le monde à partir de la semaine prochaine. Quant au site Internet de la MLS et aux autres supports mobiles et numériques, ils doivent évidemment être mis à jour avec la nouvelle identité visuelle, et un gros travail va être accompli afin que tout soit prêt pour le lancement de la vingtième saison de la compétition.

Pour avoir encore plus de détails sur l’écusson, la signification de chacune de ses composantes, le télécharger et voir ses déclinaisons aux couleurs de tous les clubs, rendez-vous ICI.

17 September 12:15 de la tarde

Si la période des transferts internationaux a officiellement pris fin le mois dernier, ce n’est qu’en ce début de semaine que tombait la date de fixation de la liste des joueurs, c’est-à-dire le moment à partir duquel les clubs ne peuvent plus toucher à leur effectif. Entre les deux, les clubs ont quelques possibilités intéressantes et ne se sont pas privés de s’en servir cette saison, attirant au passage quelques joueurs qui devraient hausser le niveau de la MLS.

Mais commençons avec les façons les plus prévisibles d’apporter des changements durant cette période : le transfert interne et l’échange standard. C’est-à-dire, tout simplement, recruter un nouveau joueur dans un autre club de MLS. Chivas USA est allé chercher Jhon Kennedy Hurtado à Chicago, et a envoyé Mauro Rosales à Vancouver en échange de Nigel Reo-Coker. À ce moment-là de la saison, deux objectifs semblent se dégager de ces transactions : apporter une nouvelle dynamique dans une équipe qui ne tourne pas aussi bien que prévu, et se donner de l’air financièrement en allégeant la masse salariale ou en obtenant une allocation monétaire.

Autre manière prévisible (voire souhaitable) d’ajouter de nouveaux joueurs dans son effectif : faire signer des jeunes du club. En effet, les règlements de la MLS obligent les clubs à fournir une liste de maximum 30 joueurs, qui sont les seuls autorisés à jouer en championnat. Si en fin de saison, moment idéal pour cela, un club veut récompenser un de ses jeunes prometteurs en lui offrant quelques escapades avec l’équipe première, il n’a pas d’autre choix que de l’ajouter à la liste en question. C’est ce qu’a entre autres fait Montréal avec Louis Béland-Goyette : deux jours après, il était déjà sur le terrain à New England. Les clubs canadiens semblent avoir envie de récompenser leurs pépites, puisque Toronto et Vancouver ont également promu des joueurs qu’ils ont formés.

Et puis, il y a ceux qui ont sillonné le marché international à la quête de joueurs sans contrat, et donc libres de signer en dehors des périodes de transfert. Plusieurs raisons expliquent les différentes arrivées, mais les joueurs cités ci-dessous ont tous un CV intéressant.

Le moins connu d’entre tous est certainement l’arrière droit Pablo Pintos, dernier renfort en date de San José. Depuis le départ de Steven Beitashour à Vancouver, les Californiens du nord étaient à la recherche d’une valeur sûre pour le poste. Ils ont d’abord jeté leur dévolu sur Andy Gorlitz, mais sa saison a pris fin en mai suite à une blessure au genou. Brandon Barklage, Ty Harden et Shaun Francis se sont relayés au back droit, mais le club voulait y trouver un titulaire fixe au plus vite. Il a donc recruté l’Uruguayen, revenu au Defensor Sporting, son club d’origine, après des passages en Argentine, en Espagne et en Turquie.

Le joueur de talent qui cherche encore la bonne voie pour sa carrière. C’est clairement ainsi que l’on peut identifier Samuel Inkoom. Ce nom vous dit sans aucun doute quelque chose, puisque l’arrière droit a souvent brillé sous le maillot ghanéen. Mais vous êtes certainement bien moins nombreux à connaître son parcours en club. Et pour cause : il est assez chaotique. Le potentiel est là, reste à trouver la stabilité. C’est le pari commun qu’on fait le joueur et DC United en signant le contrat qui les lie.

Le remplacement d’urgence. La MLS attire de plus en plus le regard des grands championnats. Génial ! Mais vu que son calendrier est différent, ses périodes de transfert aussi. Et quand le mercato estival est fini ici, les clubs européens peuvent encore attirer des joueurs pour leur début de saison. C’est comme cela que Columbus a vu son international costaricien Giancarlo Gonzalez, auteur d’une brillante Coupe du monde, prendre la direction de Palerme. Réaction immédiate dans l’Ohio : lui trouver un remplaçant d’un niveau au moins comparable. Le choix s’est porté sur Emanuel Pogatetz, international autrichien de 31 ans qui compte plus de 60 sélections, a joué en Premier League et en Bundesliga, mais que Nuremberg ne souhaitait pas conserver à l’issue de la saison dernière.

Toutes ces raisons… et d’autres encore. Voilà comment on peut parler du transfert de Florent Sinama-Pongolle à Chicago. Un joueur intéressé à venir en MLS et séduit par le discours de son entraîneur, mis à l’essai par un club qui n’était pas forcément pressé de l’embaucher en pensait peut-être attendre au début de la saison prochaine. Un joueur qui revient d’une grave blessure qui l’a mis sur une voie de garage dans son ancien club, Rostov, en Russie, mais n’a pas un lourd passé l’ayant laissé hors des terrains. Un attaquant qui présente un CV intéressant, avec entre autres des passages à Liverpool et l’Atletico Madrid, ainsi qu’une sélection en équipe nationale. Et puis, une opération, celle de Mike Magee, qui accélère le mouvement et permet la signature du Français avant la date de fixation de la liste des joueurs 2014.

On espère évidemment, tant pour les joueurs que pour leurs clubs et pour la MLS, que tous seront de grandes réussites. L’avenir, plus ou moins proche, nous apprendra qui parviendra à avoir un impact immédiat, qui profitera de cette signature en fin de saison pour s’adapter à un nouvel environnement avant d’éclater la saison prochaine et qui tombera rapidement dans l’anonymat à la recherche d’une nouvelle étape à sa carrière.

15 September 10:33 de la mañana

Le match nul était à l’honneur lors de la dernière journée de championnat, ce qui a permis aux rares vainqueurs du week-end de se démarquer encore plus par rapport à leurs concurrents directs.

À commencer par le leader, Seattle, vainqueur 3-2 de Salt Lake à l’issue d’un match spectaculaire, riche en beaux buts, et dont le but décisif est tombé dans les derniers instants, gracieuseté de Rose, remplaçant de luxe qui rapporte une fois de plus des points importants. « Des détails ont fait la différence », se lamentaient les battus, convaincus d’avoir fait jeu égal avec leur adversaire.

En plus de prendre ses distances sur un concurrent direct, Seattle a vu son actuel dauphin, le LA Galaxy, perdre deux points précieux à San José. Coupable désigné : Robbie Keane, qui a raté un penalty à 0-1 en faveur des siens. C’était le cinquième penalty raté par l’équipe cette saison, et ils constituent un important manque à gagner. Après une défaite à New York en milieu de semaine, DC United était au repos ce week-end, et a donc lui aussi vu grandir l’écart avec la première place.

En méforme depuis plusieurs semaines, Kansas City a profité de sa visite à Chivas USA pour retrouver le bon chemin : une victoire nette lors de laquelle Dwyer a inscrit son 19e but de l’année, record chez les Ciel et Marine en une saison régulière. Autre bien classé à s’imposer, Dallas a loué le retour de Blas Perez, qui a tracé la voie vers la victoire contre Vancouver, qui aurait bien aimé que le héros du jour reste en équipe nationale quelques jours de plus. Une défaite qui aurait pu être plus lourde de conséquence si Portland n’avait pas été tenu en échec à Colorado, après avoir ouvert la marque mais aussi après avoir remonté un retard d’un but. Samedi, Portland accueille Vancouver…

Ah, cette cinquième place dans l’Ouest qui ressemble à une lutte à deux. Tout le contraire du portrait dans l’Est, où les nombreux partages du jour sont autant d’occasions gâchées pour les uns et de soupirs de soulagement pour les autres. Mais commençons par le seul protagoniste à avoir gagné : New England a battu Montréal et s’est imposé pour la troisième fois de suite après avoir été mené au score. C’est aussi un des grands bénéficiaires du week-end.

Chicago pensait se relancer dans la course en battant Toronto : ce fut vrai jusque dans les tout derniers instants, mais l’équipe « a encore trouvé le moyen de faire match nul quand elle devait gagner », dixit Frank Yallop, qui ne cherchait aucune excuse. Et encore, ce 15e partage de la saison aurait pu être transformé en défaite si le but de Gilberto dans les arrêts de jeu n’avait pas été annulé pour une raison que « seul l’arbitre a vue », se désolait Greg Vanney.

Autre formation à courir pour remonter au-dessus de la ligne rouge, Houston a laissé filer une avance de deux buts en dix minutes contre Columbus, fier de sa réaction après avoir été dos au mur. New York a également perdu deux points, dans les arrêts de jeu suite à une décision arbitrale controversée : une faute dans le rectangle que Sekagya jure ne pas avoir commise, mais sanctionnée d’un penalty. Une unité d’autant plus précieuse pour Philadelphie que plusieurs titulaires étaient au repos en prévision de la finale de la Coupe des États-Unis.

LES RÉSULTATS
Seattle - Salt Lake
Chivas USA - Kansas City
Philadelphie - New York
New England - Montréal
Chicago - Toronto
Dallas - Vancouver
Houston - Columbus
Colorado - Portland
San José - LA Galaxy

 
3-2
0-4
2-2
2-1
1-1
2-1
2-2
2-2
1-1

Classement général
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11 September 3:20 de la tarde

La rentrée des classes a coïncidé avec celle des équipes nationales un peu partout à travers le monde. Les États-Unis ont remporté un match amical en Tchéquie, le Canada a battu la Jamaïque, la Coupe d’Amérique centrale a lieu en ce moment, les éliminatoires de l’Euro 2016 ont commencé, ceux de la Coupe d’Afrique des nations se poursuivent. Dans le même temps, le président de la Concacaf, Jeffrey Webb, a exprimé le respect croissant dont bénéficie la confédération au sein de l’arène mondiale du soccer, notamment grâce à la bonne Coupe du monde de ses représentants.

L’un des vœux les plus chers de la Concacaf est d’avoir davantage de représentants à la Coupe du monde. Pour le moment, elle bénéficie de trois places « et demie » sur trente-deux. La « demie » étant un match de barrage contre une équipe d’une autre confédération logée à la même enseigne. Lors du Mondial brésilien, la répartition était la suivante : treize places pour l’Europe, cinq et demie pour l’Amérique du Sud (dont une exceptionnelle car le tournoi se jouait au Brésil), cinq pour l’Afrique, quatre et demie pour l’Asie et une demie pour l’Océanie.

Je me suis donc demandé si cette répartition, situant la Concacaf en avant-dernière position, était juste. Pour cela, j’ai chiffré la situation de diverses manières possibles, histoire d’avoir une multiplicité de points de vue et de comparaison. Pour commencer, la réflexion la plus basique : et si on prenait les 32 meilleurs pays au classement Fifa pour aller à la Coupe du monde ? Si on se fie à celui publié juste après le dernier Mondial, on retrouverait 20 pays européens en Russie, pour 7 nations d’Amérique du Sud, 3 de la Concacaf, 2 d’Afrique et aucun d’Asie ni d’Océanie. On conviendra que le raisonnement est trop simpliste, dénué de sens et pas en adéquation avec l’universalité du soccer.

Certains plaident pour la récompense au mérite, que l’on peut élaborer de manière élaborée avec des coefficients. C’est ainsi, notamment, que l’UEFA détermine le nombre de places par nation dans les diverses coupes d’Europe. J’ai donc fait les calculs nécessaires en attribuant deux points pour une victoire, un pour un nul, un bonus de deux points aux pays sortant de leur groupe, d’un point à ceux qui se qualifiaient pour le tour suivant lors de la phase à élimination directe et de deux points au champion du monde. Après, comme pour le coefficient UEFA, il faut diviser le total par le nombre de participants de la confédération en question. En chiffres, cela donne ceci :

 

1998

2002

2006

2010

2014

Total

AmSud

7,600

6,600

7,250

8,400

9,167

39,017

Europe

7,333

5,867

8,214

6,154

6,154

33,722

Concacaf

2,667

6,000

2,000

5,000

6,250

21,917

Afrique

2,800

3,400

2,200

2,667

2,800

13,867

Asie

1,000

4,500

1,500

3,750

0,750

11,500

Océanie

0,000

0,000

5,000

3,000

0,000

8,000

Un tel système ne peut pas être appliqué pour déterminer le nombre de places dans l’absolu, car il défavorise les confédérations qui ont beaucoup de participants et peut être très volatil pour celles en ayant très peu (voir l’Océanie). Son utilité, en revanche, est de comparer la Concacaf avec ses concurrents directs, si on peut les appeler ainsi, et le résultat est tout à son avantage.

À l’issue de chaque Coupe du monde, la Fifa classe également les participants, du premier au trente-deuxième. En utilisant ce classement (avec 32 points pour le champion du monde, 31 pour son dauphin, etc. jusqu’à 1 pour le dernier classé - total encore une fois divisé par le nombre de pays de la zone) pour établir un coefficient, cela peut corriger certains déséquilibres, mais au bout du compte, la vue d’ensemble est la même. On voit aussi que depuis trois éditions du Mondial, l’Asie est en net recul et la Concacaf fait mieux que jeu égal avec l’Afrique. Cette dernière est cependant plus régulière.

 

2006

2010

2014

Total

AmSud

22,750

26,400

24,833

73,983

Europe

21,286

16,846

18,077

56,209

Concacaf

8,500

14,333

17,000

39,833

Afrique

11,200

11,333

11,400

33,933

Océanie

17,000

11,000

0,000

28,000

Asie

8,500

13,750

4,500

26,750

Ces coefficients restent complexes et peu réalistes dans l’ensemble (imaginez-vous sérieusement davantage d’équipes d’Amérique du Sud que d’Europe à la Coupe du monde ?) Mais il est facile d’imaginer des systèmes plus simples. Par exemple, en tenant compte de l’édition précédente : les 24 premiers garantissent une place à leur confédération, et les huit autres sont attribuées en bonus aux confédérations des quarts de finalistes. Problème : si une confédération n’a aucun pays dans le top 24, les portes de la Coupe du monde se referment sur elle sans possibilité de réouverture.

Néanmoins, c’est à nouveau un intéressant critère d’évaluation et de comparaison. En plus, il donne moins de poids à l’élite absolue des confédérations, contrairement aux coefficients. En suivant ce système, l’Europe aurait 16 représentants en Russie, l’Amérique du Sud 9, la Concacaf 4, l’Afrique 3, mais l’Asie et l’Océanie n’auraient personne. Pour comparer objectivement, il ne faut pas regarder qu’une seule édition. Selon cette clef, au Brésil, la Concacaf aurait été la deuxième confédération la moins bien représentée cet été, avec seulement 2 nations, contre 3 à l’Asie, 4 à l’Afrique, 9 à l’Amérique du Sud et 13 à l’Europe, pour une seul à l’Océanie. En 2010, notre confédération n’aurait eu qu’un seul représentant, à l’instar de l’Océanie et de l’Asie, pour 4 à l’Afrique, 6 à l’Amérique du Sud et 19 à l’Europe.

Pour éviter ce problème de porte fermée et rester équitable dans l’esprit de la Coupe du monde, on pourrait par exemple distribuer 22 places fixes (9 pour l’Europe, 1 pour l’Océanie, 3 pour les autres), une à la confédération du pays organisateur, une à celle du champion du monde et les huit autres aux quarts de finaliste de l’édition précédente. En appliquant cette logique, dans quatre ans en Russie, la compétition mettrait aux prises quinze pays européens, six sud-américains, quatre de la Concacaf, trois d’Afrique et d’Asie, un d’Océanie. Ces deux dernières n’ont donc aucun bonus, et elles n’en auraient pas eu lors des deux éditions précédentes, tout comme la Concacaf, alors que l’Afrique aurait chaque fois eu un quatrième représentant. L’Amérique du Sud tournait entre 5 et 8 qualifiés, l’Europe entre 13 et 16.

Mais là encore, on retombe dans le problème de l’élitisme : ce qui rend une Coupe du monde intéressante, ce n’est pas le fait d’avoir huit équipes extraordinaires, mais bien 32 équipes compétitives. Sans insulter personne, avoir cette année la Suède d’Ibrahimovic au lieu d’un Cameroun qui n’en a pas touché une, ou il y a 4 ans l’Égypte au sommet de son art au lieu de la Corée du Nord qui a fait de la figuration, ça aurait davantage pimenté le tournoi.

Alors, j’ai regardé de quelles confédérations venaient les équipes qui « n’ont pas joué avec » au cours des trois dernières éditions, c’est-à-dire celles qui n’ont jamais été dans le coup pour passer au tour suivant ni même pour malmener les principaux adversaires de leur groupe. L’Afrique en a toujours une ou deux, tout comme la Concacaf : cela confirme que les participants des deux confédérations ont un niveau similaire, et supérieur à l’Asie dont, cette année, les quatre représentants étaient hors du coup (pour un il y a quatre ans et deux il y a huit ans). En 2006 et en 2010, un pays européen a chaque fois également eu un rôle de faire-valoir. Les nations d’Amérique du Sud, elles, ont toutes toujours été compétitives.

Oui mais voilà, ne se baser que là-dessus pour changer la répartition des participants ne tient pas compte des éliminatoires de la compétition : un pays qui ne brille pas en phase finale peut s’être qualifié facilement, et inversement. Donc, on peut regarder aussi le comportement du « dernier qualifié » de chaque confédération. Le déterminer est facile pour les gagnants des « demi-places », mais ça peut être plus subjectif quand il y a des barrages ou de nombreux groupes, mais j’ai essayé de faire les estimations les plus justes possibles (et je me suis servi du classement Fifa quand je n’arrivais pas à départager). C’est un critère très important pour tenir compte de la force globale d’une confédération, et cela élimine le déséquilibre important causé par les locomotives derrière lesquelles il n’y a pas vraiment de pays compétitif.

Là encore, l’Asie fait figure de parent pauvre : la 17e place de la Corée du Sud en 2006 a l’air d’un bon résultat comparé à la dernière de son voisin du nord quatre ans plus tard et à la 30e de l’Australie cet été. Ce n’est guère mieux du côté de la Concacaf, avec Trinité-et-Tobago 27e il y a huit ans et le Honduras 30e en Afrique du Sud, les problèmes du Mexique - 10e au Brésil mais en panne durant les éliminatoires - constituant l’exception. Le Ghana avait peiné à se qualifier il y a quatre ans avant d’échouer aux portes des demi-finales, battu par l’Uruguay, lui aussi arrivé en phase finale par la peau des dents. Les Européens qui sortent de leur zone par le chas de l’aiguille peuvent aussi être compétitifs, il n’y a qu’à voir la France cette année.

Quel bilan peut-on donc tirer si on part de la question de base : la Concacaf peut-elle revendiquer une place supplémentaire à la Coupe du monde ? Et si oui, au détriment de qui ? L’Europe et l’Océanie sont intouchables : l’une parce qu’elle n’a presque rien reçu lors du passage de la Coupe du monde de 24 à 32 équipes, l’autre parce qu’elle n’a presque rien.

En observant les différents modes de calcul ci-dessus (qui ne sont en rien des propositions de réattribuer les places, mais juste des réflexions pour comparer les confédérations), on se rend compte que la Concacaf est difficile à situer. Tirée principalement par les États-Unis et le Mexique, elle s’en tire bien quand on se base sur les performances de l’élite, faisant même mieux que jeu égal avec l’Afrique. Mais si on se base sur la compétitivité générale et le niveau de ses qualifiés les plus faibles, le portrait est beaucoup moins glorieux. L’Afrique est bien plus régulière, quel que soit le critère d’observation, ce qui témoigne d’une plus grande richesse globale de la confédération. En revanche, l’Asie fait au mieux jeu égal avec la Concacaf, mais ses meilleurs représentants ne rivalisent plus du tout avec l’élite de la moitié nord du continent américain.

L’autre enseignement de ces calculs, c’est que peu importe l’angle duquel on aborde la question, l’Amérique du Sud est de plus en plus forte. C’est là que se pose un problème pratique : il est difficilement envisageable de donner un nombre excessif de places à une confédération qui ne compte que dix membres.

Pour diverses raisons, la Concacaf a des airs de parent pauvre qui a du mal à se faire entendre, même si elle monte en puissance. Son voisin du sud, en raison de son petit nombre de pays, ne peut avoir des ambitions démesurées. Les deux veulent grandir, les deux en ont les moyens. Et si c’était en s’unissant pour former une confédération forte qu’elles y parvenaient ? Ne me parlez pas des distances, les 9000 km séparant Montréal de Santiago ne sont rien comparés au 14000 entre Sydney et Damas. Revendiquer neuf voire dix places (au lieu de huit) pour une puissante confédération des Amériques semble plus concevable que gratter les demi-places dans la peine chacun de son côté. Mais ça, c’est un autre débat.

09 September 10:56 de la mañana

Montréal a présenté d’ambitieux plans sportifs et extra-sportifs. Dans l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), l’équipe de Coup Franc prend le temps de les décortiquer en se penchant sur les thèmes suivants :

  • L’annonce qui a le plus d’intérêt
  • Utilités pratiques d’un centre d’entraînement au jour le jour
  • L’Impact, de plus en plus présent dans le quotidien de son quartier
  • L’apport potentiel et la réputation des nouveaux vice-présidents
  • L’image de marque, sur le terrain et en dehors
  • L’équipe réserve en USL Pro : utilité et gestion
  • Le danger de cannibalisation de la division USL Pro
  • Le rôle et les compétences de Richard Legendre pour diriger les opérations soccer
  • La mise en place d’une identité de jeu
  • Le développement des relations internationales
  • Ce que peut apporter un partenariat avec un club étranger

Tout cela saupoudré en fin d’émission de nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

08 September 11:04 de la mañana

La journée s’est ouverte par le match qui représentait on ne peut mieux la tendance du moment : le LA Galaxy a enchaîné une cinquième victoire consécutive, s’imposant sur un cinglant 6-0 contre Colorado qui perdait pour la septième fois de suite. Un match chargé d’émotion en raison du décès, la veille, de l’enfant d’AJ DeLaGarza, âgé d’une semaine. Grâce à cette victoire, le LA Galaxy se retrouve à deux points du leader Seattle, au repos ce week-end.

En battant Dallas, Salt Lake s’est repositionné en candidat sérieux dès l’instant où, après quelques mois d’absence, Alvaro Saborio a marqué le but de la victoire peu après sa montée au jeu. Oscar Pareja trouvait néanmoins cette défaite « plus positive » que celle subie une semaine plus tôt à Chicago. Seule équipe de l’est dans le quatuor de tête, DC United ne se positionne pas comme un prétendant au Supporters Shield et se satisfait de son partage blanc à Vancouver qui le rapproche de son seul objectif avoué : une participation à la phase finale. Le raisonnement est différent en Colombie-Britannique, où on ne pense pas tant au point pris qu'aux 411 minutes qui séparent l’équipe de son dernier but.

Néanmoins, le bilan chiffré du week-end est au neutre dans le duel qui oppose Vancouver à Portland, puisque ce dernier a été tenu en échec chez lui par San José alors que, selon son entraîneur, l’équipe aurait pu marquer dix buts. Même si elle a tiré tous azimuts, elle a dû courir après le score à plusieurs reprises mais a réussi à sauver un point au grand dam de Chris Wondolowski.

Si ces résultats confirment une course à deux pour la cinquième place dans l’ouest derrière un quatuor qui peut quasiment déjà penser à novembre, la situation est tout autre dans la conférence est. Des équipes en bonne posture il y a peu s’effondrent complètement, d’autres qui semblaient mal embarquées se sentent pousser des ailes. Ainsi, Kansas City vient d’enchaîner quatre défaites consécutives pour la première fois depuis 2011, s’inclinant 2-1 à New York où Thierry Henry était une nouvelle fois dans un grand soir.

Les Ciel et Marine avaient, heureusement pour eux, un viatique leur permettant de voir venir. On ne peut pas en dire autant de Toronto, où il ne fut pas question de choc psychologique après le congédiement de Ryan Nelsen puisque l’équipe s’est inclinée contre Philadelphie deux fois en quelques jours et la frustration y est de plus en plus palpable. La courbe de forme de l’Union est complètement opposée, et on s’y satisfait d’associer la manière aux résultats.

Le sentiment est identique du côté de New England qui, en battant Chicago, a remporté une quatrième rencontre de suite et confirmé qu’il pouvait remporter un match lors duquel il encaissait le premier but. Face à Montréal, Houston a retourné en sa faveur une situation comprimse, se montrant fier d’avoir su « garder la tête haute » contre un adversaire auquel il se « savait supérieur ». Emmené par un Justin Meram qui fait du tir enroulé sa marque de fabrique, Columbus a réalisé une bonne opération en écartant Chivas USA.

LES RÉSULTATS
LA Galaxy - Colorado
Toronto - Philadelphie
New York - Kansas City
Houston - Montréal
Salt Lake - Dallas
Vancouver - DC United
Columbus - Chivas USA
Portland - San José
New England - Chicago

 
6-0
0-2
2-1
3-2
2-1
0-0
3-0
3-3
2-1

Classement général
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04 September 1:58 de la tarde

Un nouveau centre d’entraînement, une nouvelle équipe qui évoluera en USL Pro, trois nouveaux vice-présidents pour le volet affaires du club et des changements au faîte de l’organigramme sportif : l’Impact de Montréal a enchaîné les annonces ce jeudi.

« Après trois ans en MLS, le moment est opportun pour faire le point », a expliqué Joey Saputo, président du club, qui a stigmatisé les résultats cette saison et les affluences en baisse, tout en expliquant qu’il ne s’agissait pas de l’élément déclencheur des mesures annoncées.

Tout au long de la conférence de presse, ses déclarations ont montré l’importance à ses yeux de former des jeunes qui intégreront un jour l’équipe première. Et de faire des diverses équipes du club un ensemble qui se tient. « L’objectif est de jouer un style compétitif et constant des U8 à l’équipe première. Notre philosophie de jeu doit être plus cohérente à tous les niveaux, notre identité doit être mieux définie : ce sera notre priorité pour 2015. »

« Je ne veux pas m’avancer », a cependant répondu prudemment Saputo lorsqu’on lui a demandé de préciser l’identité en question. « Les gens du secteur technique, tant de l’équipe première que des équipes de jeunes, travaillent ensemble sur qui on veut être. Cela ouvrira la porte sur le style de joueurs qu’on va amener », a-t-il ajouté par ailleurs.

Pour ce faire, plusieurs hommes forts en place ont été confirmés dans leur rôle. Notamment l’entraîneur Frank Klopas, qui conserve les responsabilités accrues et précisées à la fin du mois de juillet dernier. « La stabilité de l’entraîneur : c’est pour ça que je ne voulais pas changer, mais donner la chance à Frank de bâtir son équipe », a aussi déclaré le président en répondant à une question sur l’image du club auprès des supporters reflétée par ses entraîneurs successifs. Klopas sera secondé par Matt Jordan, qui conserve son poste de directeur technique, alors que Philippe Eullaffroy est confirmé à la tête de l’école de jeunes du club.

Pour contribuer à l’harmonie entre les équipes de toutes les catégories d'âge, mais également leur offrir des infrastructures de haut niveau afin « d’améliorer l’environnement d’entraînement quotidien », le club a annoncé qu’il aurait un nouveau centre d’entraînement opérationnel en 2015. Il sera situé dans le même arrondissement que les bureaux du club, à un peu plus de trois kilomètres de là, ce qui ne nuira certainement pas au sentiment d’identification. On y retrouvera quatre terrains – deux naturels et deux synthétiques – que se partageront les diverses équipes du club. Les clubs locaux auront aussi accès à l’un des synthétiques.

Les coûts des travaux, pour les terrains et le bâtiment, s’élèveront à dix millions de dollars canadiens. Si l’arrondissement en donne l’autorisation, un des terrains synthétiques sera aussi bâti de façon à accueillir un dôme l’hiver pour permettre de s’y entraîner durant la saison froide.

Les jeunes côtoieront donc de plus près les joueurs de l’équipe première avec pour objectif d’un jour les y rejoindre. « Nous devons leur offrir un meilleur encadrement pour que la transition soit plus facile avec la MLS », a expliqué Saputo, annonçant une des autres mesures phare de la journée : la création du FC Montréal, qui commencera à jouer en USL Pro en 2015. « Ce n’est pas une décision d’affaires, pas pour vendre des billets, mais pour le développement des joueurs », a insisté le numéro un du club.

« L’équipe sera composée en majorité de jeunes Québécois venant de nos équipes U23 et U18. La MLS n’aura plus de division réserves dès la saison prochaine. En vertu de l’accord MLS - USL, nous avions le choix entre nous affilier à un club existant ou avoir notre propre équipe. Nous avons opté pour le second : c’est mieux pour développer nos joueurs, ça permet à nos entraîneurs de mieux les suivre. » Dans un premier temps, le FC Montréal jouera au stade Saputo (sur le terrain principal ou le terrain annexe), mais à plus long terme, l’objectif est qu’il joue au centre Claude Robillard.

Pour diriger toutes les opérations soccer, la construction du nouveau centre, la création de la nouvelle équipe et la gestion administrative du département sportif, Richard Legendre, vice-président exécutif du club, voit son titre précisé de la charge des opérations soccer. Ses missions : assurer que tous les membres du département technique travaillent ensemble, être le représentant du club auprès des diverses fédérations (québécoise, canadienne et américaine) et assumer la responsabilité des finances et de l’administration de tout le département sportif. On a déjà un exemple concret de ses nouvelles tâches, puisque c’est lui qui pilote les réunions qui servent à définir l’identité sportive du club.

Un autre objectif du club est de nouer des liens avec des clubs étrangers pour échanger des stratégies. Ce sera le nouveau rôle de Nick De Santis, qui devient directeur du développement des affaires internationales. « Il a comme responsabilité de travailler avec les contacts que le club a déjà à l’étranger, d’en nouer de nouveaux et de forger des ententes avec des clubs ciblés à travers le monde. » Il assumera aussi un rôle de représentant du club auprès de joueurs et d’agents à l’étranger. De Santis a expliqué qu’il aurait désormais le temps nécessaire pour prendre tous les renseignements voulus sur les joueurs que le club convoite à l’étranger : leur façon de jouer, évidemment, mais aussi leur comportement ou leur potentiel – pour savoir, par exemple, si le club peut songer à garder un joueur toute sa carrière ou à le revendre avec une plus-value quelques années plus tard.

Si l’aspect sportif a été au centre de l’attention médiatique, Saputo avait commencé sa conférence de presse en parlant affaires. « Nous voulons que le club soit rentable, a-t-il expliqué. Notre volet affaires demeure un grand défi et nous allons prendre des mesures pour redresser la situation. » D’où l’annonce de l’embauche de trois nouveaux vice-présidents aux tâches définies et au CV bien garni : Marc Bourassa, qui a œuvré dans le marketing et la publicité pour d’importants journaux canadiens, sera en charge des ventes et des partenariats, Hugues Léger, passé entre autres par le brasseur InBev, sera en charge du marketing, et André Côté, un ancien du Cirque du Soleil, s’occupera du développement stratégique. « Nous avons décidé d’ajouter de l’expérience dans l’administration. Ils auront des mandats de croissance, de transparence et de rapprochement. »

Sport, organisation, affaires, infrastructures. Les annonces du jour ont touché des sujets très divers, avec toujours un point commun : le développement, tant du club que des talents locaux, de façon à ce que l’Impact de Montréal soit « plus compétitif, plus efficace et plus créatif », pour conclure avec les mots de Joey Saputo.

02 September 9:17 de la tarde

Deux sujets principaux sont au cœur de notre émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), sans aucun lien entre l’un et l’autre, ce qui nous permet de quitter un peu le terrain pour vous emmener dans les coulisses d’un club instable et auprès des amateurs des sports collectifs et individuels les plus populaires des États-Unis.

Ryan Nelsen et son staff technique ont été limogés au Toronto FC, Greg Vanney reprenant les rênes de l’équipe. Surprise pour les uns, décision attendue par les autres, ce choix semble davantage la conséquence d’un jeu de coulisses qu’une décision sportive. On tente d’en exposer les tenants et aboutissants, sur le terrain mais surtout en dehors, et de se mettre à la place des supporters, ce qui nous amène aussi à discuter du syndrome des jeunes entraîneurs et du non-transfert de Defoe.

Comment le public du soccer se compare-t-il à celui des autres sports en Amérique du Nord ? De nombreuses études exhaustives sont effectuées sur les profils sociaux-économiques des amateurs de sport. Le magazine The Atlantic nous fournit des données que nous avons analysées pour vous, en fonction de l’âge, du genre, de l’origine ethnique et des revenus des adeptes des compétitions les plus populaires aux États-Unis. Quel sport, individuel ou collectif, a le public le plus vieux, touche le plus de femmes, est celui des riches par excellence ou touche très peu de communautés ethniques ? Quels sont ceux qui réunissent des amateurs venus de tous les horizons ? Vous saurez tout, et connaîtrez la place du soccer dans ce contexte. Faites-nous savoir ce que ça vous dit sur le potentiel de croissance de la MLS !

On anticipe brièvement les nouvelles qui seront annoncées ce jeudi par Montréal lors d’une conférence de presse, en les agrémentant de réflexions sur certaines des 20 pensées de « Fred Lord le jovialiste ». Comme de coutume, nous vous donnons aussi nos conseils pour le jeu MLS Fantasy (voici d’ailleurs la liste des absents en raison d’une sélection en équipe nationale).

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01 September 10:54 de la mañana

Le top six clairement établi la semaine dernière s’est scindé en deux trios alors qu’en milieu de tableau, le classement s’est resserré et la nervosité augmente, notamment à Toronto où l’entraîneur Ryan Nelsen et son staff technique sont passés à la trappe.

Aucun des équipes en lutte pour le Supporters Shield n’avait, a priori, de mission insurmontable ce week-end. Une semaine après sa victoire à Portland, le leader Seattle n’est pas tombé dans le piège tendu par Colorado et se félicitait d’avoir remporté deux victoires consécutives contre des adversaires aux styles très différents. En « déplacement » à Chivas USA, le LA Galaxy n’a eu aucune peine à s’imposer grâce à son impressionnant rouleau compresseur offensif composé du trio Keane - Donovan - Zardes, inscrivant des buts plus beaux les uns que les autres.

Face à une tâche théoriquement un peu plus compliquée, DC United a terminé de belle manière un mois d’août surchargé en s’imposant devant ses supporters contre New York, qui a une fois de plus payé très cher ses erreurs individuelles.

Il y a quelques semaines à peine, recevoir Houston aurait été synonyme de victoire facile pour Kansas City, qui a pourtant trébuché une fois de plus en encaissant trois buts. Miné par les absences, Dallas a vu sa série de 10 rencontres sans défaite prendre fin à Chicago qui vient de remporter quatre points sur six grâce aux buts d’Earnshaw. Tenu en échec à San José, Salt Lake lâche un peu prise avec le trio de tête mais pense avant tout à gagner son prochain match contre Dallas de façon à distancer un rival direct.

Dans le ventre mou du classement, pour le moins chargé cette saison, la règle était simple : la plupart des équipes qui avaient un avantage ont perdu des points, alors que celles qui avaient du retard se sont imposées. Les positions se resserrent, ce qui fait monter la tension. L’exemple le plus flagrant est la défaite 0-3 de Toronto contre New England, où Jermaine Jones a réussi ses débuts. Quelques heures plus tard, le TFC annonçait le limogeage de Ryan Nelsen et de quasiment tout son staff technique. Il est remplacé par Greg Vanney, ancien international américain qui en sera à sa première expérience de T1 et souhaite voir plus d’agressivité et moins d’erreurs de la part de ses joueurs. Pour encore lui compliquer un peu la tâche, il pourrait bientôt voir Jermaine Defoe partir sous d’autres cieux.

Columbus avait les cartes en mains pour réaliser une bonne opération mais s’est incliné dans un match-piège sur le terrain de la lanterne rouge Montréal : sportifs, les vaincus soulignaient qu’ils étaient passés à côté de leur sujet mais ne manquaient pas non plus de donner du mérite à leurs adversaires.

Dans l’Ouest, il semble de plus en plus clair qu’il reste une place à distribuer « au-dessus de la ligne rouge » entre Vancouver et Portland qui, hasard du calendrier, s’affrontaient samedi en Colombie-Britannique. Après avoir chassé des ombres pendant 90 minutes, dixit son entraîneur, l’équipe locale s’est inclinée 0-3 contre un adversaire qui a disputé son meilleur match de la saison au meilleur moment possible.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Houston
Seattle - Colorado
Toronto - New England
Montréal - Columbus
Chicago - Dallas
San José - Salt Lake
Vancouver - Portland
DC United - New York
Chivas USA - LA Galaxy

 
1-3
1-0
0-3
2-0
1-0
1-1
0-3
2-0
0-3

Classement général
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