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Coup Franc

22 May 3:15 de la tarde

Quelle influence sur le championnat aura le fait qu’on jouera en MLS pendant la Coupe du monde ? C’est extrêmement difficile à dire. Si nous avons regardé la situation de différents clubs dans l’émission Coup Franc de cette semaine, il est impossible de comparer avec le passé tant les conditions de cette année sont inédites. Que s’est-il passé il y a quatre ans et comment la MLS a-t-elle réussi à arriver à la situation actuelle ?

En 2010, il y avait à peine 6 joueurs de MLS à la Coupe du monde. Un seul club y avait deux représentants : le LA Galaxy, avec Landon Donovan et Edson Buddle. Bob Bradley n’avait retenu que deux autres représentants de son championnat national : Jonathan Bornstein (Chivas USA) et Robbie Findley (Salt Lake). Deux autres nations avaient un joueur de MLS dans leur effectif : la Nouvelle-Zélande avec Andrew Boyens (New York) et le Honduras avec Roger Espinoza (Kansas City). Il convient d’ajouter, si on parle de l’influence de la Coupe du monde, que cinq autres Américains avaient été présélectionnés et ont participé à une partie de la préparation qui avait commencé le 18 mai 2010 : Sacha Kljestan (Chivas USA), Heath Pearce (Dallas), Brian Ching (Houston), Chad Marshall et Robbie Rogers (Columbus).

Il y a quatre ans, la MLS avait également pris deux semaines de pause pendant la Coupe du monde : entre le 11 et le 25 juin. La reprise a donc eu lieu à la veille du dernier match des États-Unis, battus en huitièmes de finale par le Ghana. Le Honduras et la Nouvelle-Zélande n’avaient pour leur part pas franchi le premier tour.

L’absence de la plupart des joueurs avait été à peine ressentie. Ching, qui avait très peu joué depuis le début de la saison, et Pearce n’ont manqué qu’une rencontre avant que Bob Bradley ne les renvoie dans leur club. Columbus a joué deux rencontres durant cette période, sans Marshall ni Rogers, mais a pris les six points en jeu. Encore moins problématique que l’absence des joueurs qui n’ont finalement pas été retenus parmi les 23 de leurs pays, celle de Boyens : il n’a pas disputé une seule minute pour New York durant toute la saison 2010.

Il ne reste donc que quatre clubs à avoir dû composer avec une absence prolongée. Espinoza a manqué cinq rencontres de Kansas City, durant lesquelles sont club a pris quatre points. C’est peu, mais avant son départ, l’équipe comptait 8 points sur 21 et restait sur un 2/15. Chivas USA avait également connu un début de saison lent, mais s’est effondré en l’absence de ses internationaux : quatre défaites consécutives sans Bornstein, dont une où il était aussi privé de Kljestan. À peine revenu, ce dernier a signé à Anderlecht, et le retour du défenseur n’a pas empêché l’équipe de finir en queue de peloton.

Pendant l’absence de Findley, Salt Lake est resté invaincu, prenant onze points en cinq duels. Dans le même laps de temps, privé de ceux qui étaient loin devant leurs coéquipiers son meilleur buteur (Buddle) et son meilleur pourvoyeur (Donovan), le LA Galaxy s’en est sorti avec un 10/15. Quelques points perdus qui n’ont pas empêché les Californiens d’occuper la tête du classement à l’issue de la saison régulière, devant Salt Lake.

Mais qu’est-ce qui a donc pu changer tant que ça en quatre ans, avec la présence attendue d’environ vingt-cinq joueurs de MLS - au lieu de six - à l’évènement sportif le plus important de la planète ? Le championnat a pris de l’importance, c’est évident. Mais comment et aux yeux de qui ?

Il y a tout d’abord les expatriés américains qui sont revenus au bercail. Parmi ceux qui étaient en Afrique du Sud et jouaient alors à l’étranger, Jay DeMerit, Benny Feilhaber, Ricardo Clark, Marcus Hahnemann, Clarence Goodson, Michael Bradley, Clint Dempsey et Maurice Edu défendent tous aujourd’hui les couleurs d’un club de MLS. Les quatre premiers n’ont pas été retenus par Jurgen Klinsmann, les quatre autres espèrent faire partie de la liste des 23 pour le Brésil. Il faut leur adjoindre le nom de Michael Parkhurst, présélectionné cette année mais pas dans le groupe en 2010, également de retour après un passage à l’étranger.

Si sélectionner des joueurs établis en MLS qui y sont restés toute leur carrière ou presque n’a rien de nouveau, ceux-ci sont également de plus en plus nombreux et leur place dans l’équipe prend de l’importance. En 2010, seuls Bornstein et Donovan comptaient plus de 10 sélections, même si Bob Bradley a aussi régulièrement fait confiance à Findley en Afrique du Sud. Aujourd’hui, l’emblématique joueur du LA Galaxy est entouré de Nick Rimando, Omar Gonzalez, Brad Evans, Matt Besler, Kyle Beckerman, Graham Zusi, Brad Davis et Chris Wondolowski, toutes des valeurs sûres de notre compétition où ils ont bâti leur entière réputation et gagné la confiance de leur sélectionneur qui les appelle régulièrement. Il faut leur adjoindre une valeur montante, DeAndre Yedlin.

Dans la même catégorie de joueurs, il y a le cas particulier de Steven Beitashour. Né aux États-Unis de parents iraniens, il a eu des touches avec les équipes nationales des deux pays et a choisi celle de ses ancêtres. Il fait également partie des valeurs sûres de la MLS, où il a passé toute sa carrière.

Il fait partie des 10 à 15 joueurs étrangers qui pourraient représenter la MLS sur la scène mondiale. Une différence encore plus nette, quand on compare avec les Américains, par rapport à il y a quatre ans. Il faut dire qu’en Afrique du Sud, on se retrouvait avec un obscur international néo-zélandais et un jeune Hondurien certes talentueux mais qui devait encore faire ses preuves.

Parmi ces internationaux aujourd’hui en MLS, des vedettes établies et mondialement connues, venues entre autres grâce à la règle du joueur désigné. S’il faut admettre qu’elles ne sont plus forcément dans la force de l’âge, il faut surtout préciser que les sélectionneurs ne sont pas fous et ne vont pas amener avec eux des joueurs qui n’ont plus le niveau. Dans cette catégorie, rangeons l’Australien Tim Cahill (New York), le Brésilien Julio César (Toronto) et son coéquipier Jermain Defoe, qui n’ira toutefois au Mondial qu’en cas d’indisponibilité d’un de ses compatriotes.

Tous les autres internationaux de MLS viennent d’Amérique latine, quasiment tous de la Concacaf. Il y a un double intérêt en jeu : les joueurs (et leurs agents) se rendent de plus en plus compte que la MLS est à la fois une étape intermédiaire intéressante entre leur pays et l’Europe mais aussi un championnat où il leur sera plus facile de s’adapter, alors que les clubs se rendent de plus en plus compte de leur apport tant à court qu’à moyen terme. Les exemples honduriens d’Espinoza mais aussi d’Andy Najar (ex-DC United aujourd’hui à Anderlecht) tendent à les conforter dans cette idée. Les qualifications conjointes du Costa Rica et du Honduras, deux pays qui ont de bons joueurs et de bonnes connections en MLS, aident également à la croissance du nombre de représentants de notre championnat au Brésil.

Les Ticos ont la cote à Columbus, qui avait déjà Jairo Arrieta en ses rangs, et s’est renforcé avec Waylon Francis et Giancarlo Gonzalez cet hiver. Ce dernier avait travaillé avec Gregg Berhalter en Norvège, alors que les deux autres jouaient dans leur pays auparavant. Après une expérience en Scandinavie, Roy Miller a signé à New York en 2010 et joue régulièrement au poste d’arrière gauche quand il n’est pas blessé. Le plus connu des Costariciens est toutefois Alvaro Saborio qui, après trois saisons en Suisse et une en D2 anglaise, a signé à Salt Lake en 2010 et figure régulièrement parmi les premières places du classement des buteurs. Si Francis est un novice et Arrieta est loin d’être incontournable, les trois autres sont des joueurs importants de leur équipe nationale.

Les Honduriens sont très prisés en MLS. Valeur sûre dans son pays, Oscar Boniek Garcia était à la Coupe du monde 2010 avant de signer à Houston deux ans plus tard et de rapidement en devenir un joueur important. Lui aussi présent en Afrique du Sud, Victor Bernardez portait à l’époque les couleurs d’Anderlecht mais son passage en Belgique ne fut pas une réussite : après un détour par le Mexique, il a signé en 2012 à San José et a été élu meilleur défenseur du championnat dès sa première saison. Marvin Chavez et Jerry Bengtson n’ont pas la même réputation ici. Passé directement de son pays à Dallas en 2009, le premier a disputé deux bonnes saisons en 2011 et 2012 mais n’a pas confirmé par la suite. San José l’a même laissé partir et il joue aujourd’hui à Chivas USA. Quant à Bengtson, arrivé à New England durant l’été 2012 comme joueur désigné, il ne fait guère honneur à son statut et est peu utilisé. Ça n’empêche pas ces deux joueurs de compter une quarantaine de sélections. Encore moins connus sur nos terres même s’ils y jouent, Johnny Leveron (Vancouver) et Alexander Lopez (Houston) sont sur la liste des joueurs susceptibles de rejoindre le Brésil en cas de blessure d’un de leurs coéquipiers. Statut identique pour le dernier latino-américain de MLS que l’on pourrait voir au Brésil, le médian défensif équatorien Osvaldo Minda qui a quitté son pays en 2012 pour signer à Chivas USA.

Si l’influence qu’aura la Coupe du monde sur les résultats en MLS, finalement plutôt minime en 2010, est très difficile à évaluer, c’est tout simplement parce qu’en quatre ans, notre championnat a bien changé avec le retour d’internationaux américains, la multiplication des valeurs sûres convoquées en équipe nationale, l’arrivée de vedettes étrangères toujours assez bonnes pour représenter leur pays et une recrudescence de joueurs de la Concacaf à la fois bénéfique pour eux et pour les clubs. La combinaison de ces diverses raisons a fait exploser le nombre de représentants au Mondial de notre championnat qui, ça c’est sûr, a nettement progressé en quatre ans.

21 May 11:54 de la mañana

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est très éclectique, puisqu’elle parle de l’équipe en forme du moment, New England, fait le tour de celles qui risquent de souffrir des absences durant la Coupe du monde, décortique l’échange de Warner contre Nakajima-Farran et évoque le nouveau contrat de droits TV signé par la MLS.

Les présélections pour la Coupe du monde ont été officialisées la semaine passée et les clubs de MLS ont commencé à être privés de leurs internationaux lors de la dernière journée (voyez la liste complète ici). On se demande quelle équipe souffrira le plus de ces absences. Celles que nous avons épinglées :

  • San José, dont deux défenseurs centraux - Goodson et Bernardez - et le buteur Wondolowski ont été convoqués
  • Houston, sans deux gros morceaux, Garcia et Davis… si celui-ci est dans les 23
  • Columbus, qui pourrait être le club de MLS le mieux représenté au Brésil
  • Le LA Galaxy, sans Gonzalez ni Donovan
  • Kansas City, qui vient déjà de passer une semaine très difficile
  • Toronto, qui perd Bradley et Julio Cesar, mais devrait conserver Defoe
  • Salt Lake, qui perd beaucoup de talent… ce qui n’inquiète pas grand-monde
  • New York, où les absences de Cahill et Miller ne paraissent pas insurmontables
  • Quant à Seattle, privé de plusieurs internationaux, il ne semble guère susciter de craintes

New England est l’équipe en forme du moment, ayant entre autres inscrit cinq buts pour le deuxième match consécutif. On parle de son effectif jeune (mais pas tant que ça) et bien bâti, de Lee Nguyen, un joueur qui plaît tant aux amateurs aguerris qu’aux profanes, des révélations de l'an dernier qui confirment, des nouveaux qui se sont bien intégrés et de la suite de la saison.

On évoque également l’échange de Collen Warner contre Issey Nakajima-Farran entre Montréal et Toronto : son côté surprenant (ou non), le désir de connaître la genèse de cette transaction, le côté éthique de ces échanges sans le consentement du joueur. Relisez aussi l’article sur les responsabilités des différents directeurs à Montréal.

Enfin, on parle du nouveau contrat de droits TV signé la semaine dernière, avec les matches à heure fixe, l’engagement à long terme de partenaires importants et ses implications au Canada. Sans oublier, évidemment, nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

19 May 12:08 de la tarde

Quelle influence aura la Coupe du monde sur le championnat ? La dernière journée a encore davantage brouillé les cartes, entre les vedettes non sélectionnées qui ont brillé sur nos terrains et les équipes privées de plusieurs joueurs qui ont bien réussi à combler ces absences.

Après la claque subie la semaine dernière, Seattle s’est relevé en battant San José par le plus petit écart grâce à un splendide but d’Obafemi Martins qui doit s’habituer à être orphelin de Clint Dempsey, sélectionné pour le Mondial comme plusieurs de ses coéquipiers, pendant que le Nigérian encouragera ses compatriotes de la maison.

Salt Lake doit également se passer de nombreux internationaux qui ont obtenu leur billet pour le Brésil. L’an dernier, les résidents de l’Utah nous avaient montré qu’ils pouvaient rester performants malgré l’absence de titulaires. Ils l’ont confirmé ce samedi contre Colorado, prolongeant à 11 rencontres leur série d’invincibilité et tenant le coup en fin de match, ce qu’ils n’avaient pas toujours réussi plus tôt dans la saison.

Sans son métronome Michael Bradley et après avoir fourni 120 minutes d’efforts mercredi à Vancouver, Toronto a très bien négocié la venue de New York, s’imposant grâce à deux buts de son duo d’attaque anglais, dont un de Jermain Defoe qui veut prouver à Roy Hodgson qu’il a eu tort de ne pas en faire un premier choix pour le Brésil. Sans Miller ni Cahill, les visiteurs sont retombés dans un de leurs travers de ce début de saison : encaisser tôt dans le match. Lui aussi négligé par son sélectionneur, Eddie Johnson a marqué le but permettant à DC United d’arracher un point in extremis contre Montréal.

Autre match entre équipes privées de quelques éléments importants pour les prochaines semaines, Houston - LA Galaxy a tourné en la faveur des Texans. C’est le moment pour les autres joueurs, qu'ils soient habituellement titulaires ou non, de se mettre en valeur. Le jeune Sherrod a délivré une passe décisive et l’arrière central Horst a fait le plein d’éloges. Si Bruce Arena pointe l’erreur défensive qui a coûté le seul but du match à son équipe, celle-ci a également été incapable de trouver le fond des filets.

Club de MLS qui pourrait être le mieux représenté à la Coupe du monde, Columbus a obtenu un point suite à un 3-3 spectaculaire à Portland, qui a joué une heure à dix. Mais tous les clubs qui seront déforcés parce qu’ils joueront pendant que leurs vedettes seront au Brésil n’ont pas passé une belle semaine. Celle-ci a même été exécrable pour Kansas City, battu mercredi par Philadelphie, perdant par la même occasion Collin sur blessure. Son remplaçant, Palmer-Brown, a été exclu à Chicago alors que l’équipe avait déjà encaissé deux buts sur penalty. Le Sporting s’est ensuite bien battu jusqu’au bout mais n’a pas pu éviter la défaite. Cela permet aux hommes de Frank Yallop d’obtenir un second succès d’affilée contre un ténor de la compétition. Si certains les croient lancés, leur entraîneur avertit qu’il faudra mieux défendre pour confirmer ces résultats.

Toujours est-il que Chicago fait partie des équipes qui ne pâtiront pas des sélections internationales. Être en forme à ce moment de l’année pourrait leur permettre de réaliser une bonne opération au classement. Avec le seul Bengtson - peu utilisé par Jay Heaps - sur le chemin du Brésil, New England est aussi sur cette liste. Et pour une deuxième semaine de suite, l’équipe a inscrit 5 buts, alors qu’après cinq journées, elle n’avait trouvé le fond des filets qu’à deux reprises. Il s’agit réellement de l’équipe en forme du moment, contrairement à Dallas, toujours en haut de classement mais qui perd des points semaine après semaine : cette fois, il a concédé un nul face à Chivas USA.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - New England
Toronto - New York
DC United - Montréal
Dallas - Chivas USA
Houston - LA Galaxy
Salt Lake - Colorado
Seattle - San José
Portland - Columbus
Chicago - Kansas City

 
3-5
2-0
1-1
1-1
1-0
2-1
1-0
3-3
2-1

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

15 May 1:35 de la tarde

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.

13 May 1:48 de la tarde

Avec les arrivées des vedettes Michael Bradley, Jermain Defoe et Julio Cesar mais aussi du joueur désigné Gilberto, le Toronto FC affiche de grande ambitions cette saison. Si les progrès sont notables, les résultats restent mi-figue mi-raisin. Nous avons donc décidé d’analyser cette équipe de plus près dans notre émission de la semaine (à écouter ici), en compagnie de Christian Schaekels. Voici quelques-uns des sujets que nous avons développés :

  • Toronto a-t-il les moyens de ses ambitions et a-t-il le profil d’une équipe du top ?
  • La recette offensive appliquée depuis le début de saison et son efficacité en MLS
  • La Defoe-dépendance devant et le modèle de jeu à développer autour de lui
  • Le rôle et l’apport de Michael Bradley ainsi que le manque de créativité au milieu
  • La mise en place défensive en nette amélioration
  • Pas de grande vedette chez les défenseurs, mais un recrutement efficace
  • Travail d’entraînement, opportunisme et dispositions psychologiques de l’équipe
  • Les difficultés du Toronto FC à domicile
  • Les tâches à accomplir par Ryan Nelsen (ce qui permet de parler un peu de la situation à Montréal)
  • Les perspectives d’avenir pour la suite de la saison

Comme de coutume, l’émission se conclut par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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12 May 1:49 de la tarde

La Major League Soccer et la Fédération américaine de soccer (U.S. Soccer) ont conclu un nouveau partenariat portant sur les droits de télévision et médiatiques avec ESPN, FOX Sports et Univision Deportes, trouvant un accord de huit ans pour téléviser aux États-Unis les rencontres de MLS et de la Fédération américaine jusqu’à la fin de 2022. L’annonce a été effectuée aujourd’hui par Don Garber, commissaire de la MLS, Dan Flynn, PDG d’U.S. Soccer, John Skipper, président d’ESPN, Inc. et co-président de Disney Media Networks, Eric Shanks, directeur général et directeur de l’exploitation de FOX Sports 1 et FOX Sports 2, et Juan Carlos Rodriguez, président d’Univision Deportes.

Pour la première fois dans l’histoire de la Major League Soccer, les trois télévisions partenaires auront leur match de la semaine exclusif, offrant aux fans de soccer à travers le pays un jour et une heure précis pour regarder chaque réseau. La famille de réseaux d’Univision retransmettra un match de la semaine le vendredi soir ― généralement sur UniMás ― et une émission de résumés le dimanche. Ces rencontres du vendredi soir sur la chaîne de la famille de réseaux d’Univision constituent une première pour une soirée de diffusion exclusive par un réseau télévisé hispanophone d’une des principales compétitions sportives professionnelles aux États-Unis.

Chaque dimanche, les supporters se réjouiront de pouvoir regarder deux rencontres coup sur coup puisque ESPN et FOX Sports 1 retransmettront deux duels de MLS consécutifs, respectivement à 17h00 et 19h00 (HE). Plus de 125 rencontres seront télévisées annuellement sur les trois réseaux.

Ces nouveaux accords comprennent aussi du soutien commercial et promotionnel étendu de la part de tous les réseaux partenaires, y compris du soutien pour une campagne commerciale ciblée et de la promotion croisée entre les trois réseaux pour les matchs de MLS et d’U.S. Soccer au programme. En outre, ESPN, FOX Sports et Univision Deportes développeront des initiatives multiplateformes afin de bâtir l’image des joueurs de MLS et d’U.S. Soccer, avec notamment des publicités en ondes, du contenu numérique et de la programmation d’avant et d’après-match, ainsi que du marketing sur les média sociaux et l’intégration des vedettes de la MLS et d’U.S. Soccer dans des émissions importantes des réseaux comme les ESPYS ou Premio Lo Nuestro.

ESPN diffuse des rencontres de MLS depuis les débuts de la compétition et 1996 et le nouvel accord permettra à ce partenariat entre ESPN et la ligue d’atteindre les 27 saisons. Fox Sports revient à la MLS après en avoir diffusé des rencontres de 2003 à 2011. Le nouvel accord entre Univision et la MLS permettra à la relation entre le réseau hispanique numéro un au pays et la ligue d’atteindre les 20 saisons.

« Nous sommes honorés de nous associer à ESPN, FOX et Univision pour former le partenariat de droits médiatiques le plus complet aux États-Unis dans l’histoire du soccer au pays, a déclaré le commissaire Garber. L’engagement des télévisions qui sont nos partenaires en termes de structure, de durée et d’ampleur est sans précédent, et ces nouveaux partenariats constituent un nouvel indicateur fort de la croissance continue de la Ligue et de l’intérêt général manifesté par les supporters pour notre sport. »

Le bouquet hors-marché de la Major League Soccer, actuellement proposé via les offres MLS Live et MLS Direct Kick, sera disponible pour un plus large public via ESPN3, le réseau multi-écrans en direct d’ESPN auquel 92 millions de foyers accèdent actuellement, et WatchESPN, disponible pour les supporters dont l’abonnement vidéo ou Internet vient d’un fournisseur affilié. Comprenant plus de 200 rencontres de MLS chaque année, le bouquet hors-marché de la MLS sera également disponible via des services indépendants comme Google Play, iTunes Apple TV, Roku et d’autres.

Avec des retransmissions télévisées nationales fixées au vendredi et au dimanche, les clubs de MLS auront l’exclusivité sur le samedi, ce qui donnera davantage de flexibilité dans la composition de l’horaire. Toutes les rencontres de MLS disputées le samedi seront disponibles sur le nouveau bouquet hors-marché sur ESPN3 et WatchESPN.

Les trois réseaux diffuseront les rencontres des équipes nationales américaines masculine et féminine. ESPN et FOX Sports 1 se diviseront les retransmissions en anglais de l’équipe nationale masculine, ce qui représente environ 10 matchs par an, et se partageront le calendrier de l’équipe nationale féminine. Univision Deportes est le domicile hispanophone exclusif d’U.S. Soccer et retransmettra chaque année pour la durée du contrat toutes les rencontres de l’équipe nationale américaine masculine et un minimum de quatre matchs de l’équipe nationale féminine.

« Nous sommes très satisfaits d’avoir prolongé nos partenariats avec ESPN, FOX Sports et Univision, a déclaré le président d’U.S. Soccer, Sunil Gulati. L’engagement de nos partenaires télévisuels à diffuser un éventail aussi large et une quantité aussi importante de rencontres démontre la croissance de la demande du soccer dans notre pays et offre à nos supporters de plus en plus nombreux un support afin de suivre de près tant leur club que leur pays. »

Réseaux ESPN

  • Minimum de 34 rencontres de saison régulière en exclusivité le dimanche à 17h00 (HE), principalement sur ESPN2.
  • ESPN et FOX Sports se partageront les rencontres de la phase finale de la Coupe MLS en dehors des deux matchs d’Univision.
  • La Coupe MLS sera diffusée en alternance, un an sur deux, par ESPN et FOX Sports 1.
  • Le Match des Étoiles AT&T de la MLS sera diffusé en alternance, un an sur deux, par ESPN et FOX Sports 1.
  • ESPN et FOX Sports se diviseront les rencontres d’U.S. Soccer.
  • ESPN3 se chargera des matchs du bouquet hors-marché de la MLS.
  • Les réseaux ESPN Radio et ESPN Deportes Radio disposent des droits pour diffuser des rencontres de MLS.
  • ESPN se voit octroyer les droits numériques sur toutes les plateformes et tous les appareils pour les rencontres qu’il diffuse à la télévision.

« ESPN conserve son engagement ferme envers le soccer de classe mondiale et cet accord souligne notre conviction qu’il s’agit d’une propriété sportive croissante, a déclaré Skipper. Nous sommes fiers de poursuivre notre relation de longue date avec la MLS et U.S. Soccer et le large éventail de droits médiatiques que nous avons acquis, y compris les droits numériques, sera bénéfique pour toutes nos plateformes. »

FOX Sports

  • Minimum de 34 rencontres de saison régulière en exclusivité le dimanche à 19h00 (HE), principalement sur FOX Sports 1. 
  • FOX Sports 1 et ESPN se partageront les rencontres de la phase finale de la Coupe MLS en dehors des deux matchs d’Univision.
  • La Coupe MLS sera diffusée en alternance, un an sur deux, par FOX Sports 1 et ESPN.
  • Le Match des Étoiles AT&T de la MLS sera diffusé en alternance, un an sur deux, par FOX Sports 1 et ESPN.
  • FOX Sports se voit octroyer les droits numériques sur toutes les plateformes et tous les appareils pour les rencontres qu’il diffuse à la télévision, y compris son application mobile FOX Sports GO et FOXSportsGO.com pour les ordinateurs.
  • FOX Sports obtient les droits numériques des résumés des matchs du bouquet hors-réseau de la MLS via ses plateformes numériques FOX Sports.
  • ESPN et FOX Sports 1 se diviseront les rencontres d’U.S. Soccer.
  • Le réseau FOX Sports Radio a la possibilité de diffuser des rencontres de MLS.

« Cet accord novateur constitue un pas de géant dans l’engagement envers le soccer et pour son exposition aux États-Unis, a déclaré Eric Shanks, président, directeur de l’exploitation et producteur exécutif de FOX Sports. Non seulement, nous nous engageons financièrement de manière significative, mais nous planifions aussi la mobilisation d’importantes ressources promotionnelles de FOX afin de faire grandir la base de supporters et de mieux faire connaître le principal championnat de soccer et les équipes nationales du pays. »

Univision

  • Minimum de 34 rencontres de saison régulière en exclusivité le vendredi soir, généralement à 19h00 (HE) ou à 23h00 (HE), principalement sur UniMás.
  • Deux rencontres du premier tour de la phase finale de la Coupe MLS par saison en exclusivité.
  • Le Match des Étoiles AT&T de la MLS et la Coupe MLS, en exclusivité hispanophone sur Univision.
  • Toutes les rencontres de l’équipe nationale américaine masculine et un minimum de quatre matchs de l’équipe nationale féminine par an pour la durée du contrat.
  • Les rencontres de MLS en exclusivité sur les réseaux Univision auront une deuxième piste audio, qui permettra aux téléspectateurs de suivre les rencontres en anglais. Le son en anglais sera également disponible pour les matchs télévisés retransmis par les plateformes numériques d’Univision.
  • Univision Deportes Network (UDN), le réseau sportif 24h/24 d’Univision, diffusera durant 5 à 7 vendredis consécutifs en mai et juin deux rencontres de suite encadrée par deux heures de programmation annexe au sujet de la MLS.
  • UDN diffusera une émission de résumés hebdomadaire le dimanche et une version condensée du match de la semaine de la MLS.
  • Univision se voit octroyer les droits numériques sur toutes les plateformes et tous les appareils pour les rencontres qu’il diffuse à la télévision.

« Le soccer est le sport numéro un pour les Américains hispanophones et nous sommes fiers de poursuivre nos partenariats de longue date avec la MLS et U.S. Soccer, a déclaré Rodriguez. Nous sommes enthousiastes à l’idée de rassembler l’auditoire hispanophone autour de ce sport fait de passion. Je suis optimiste quant au fait que ce partenariat complet accélérera encore davantage la croissance du soccer au cours de la prochaine décennie. »

12 May 10:57 de la mañana

Le leader qui se prend une claque magistrale, quelques autres humiliations, un match avec neuf buts, un joueur qui réussit à lui seul autant de passes que l’équipe adverse, des exclusions en début de match, des buts de dernière minute, des triplés, etc. Ce week-end a été complètement fou !

Seattle occupe la tête du classement général et compte une confortable avance sur ses poursuivants. Cela ne s’est pas vu ce dimanche, avec une défaite sur un score de forfait (5-0) à New England. Fagundez a été un des héros de la journée et ses coéquipiers ont trouvé la faille pour mettre à mal Yedlin. Mais il serait injuste de blâmer le seul arrière droit tant toute son équipe a raté la plupart de ses gestes et s’est naïvement exposée au contre, une des forces des pensionnaires de Foxborough.

Deuxième, Salt Lake est toujours invaincu et s’est imposé largement à Houston. Il doit une grande partie de cette victoire à Morales, qui a ouvert la marque dans les premières secondes et a réussi un triplé. Mais les Texans ont joué à dix, avec une exclusion rapide qui illustrait bien leur début de match raté. Malgré la défaite, ils ont tout donné et longtemps fait douter leur adversaire avant de s’effondrer physiquement dans les dernières minutes.

Cela contrastait nettement avec le triste spectacle offert par Montréal contre Kansas City la veille dans des conditions identiques, à savoir avec un homme de moins rapidement dans la partie. Les Québécois n’ont ensuite pas eu voix au chapitre, leurs supporters chantaient le nom de l’ancien entraîneur (Schällibaum) et le président Joey Saputo a promis du changement. Les Ciel et Marine ont eu des statistiques de possession de balle digne de Barcelone ou du grand Ajax (plus de 78%) et Uri Rosell a réussi 160 bonnes passes à lui tout seul, soit plus… que ses 14 adversaires réunis !

Jouer à 11 contre 10 tôt dans le match ne garantit pas le succès. Dallas n’a pas pu profiter de cet avantage à San José et s’y est incliné 2-1. Les Texans sont sur une pente descendante. Le mentor montréalais Frank Klopas n’est pas le seul dont la tête est réclamée par les supporters : les huées ont fusé lors de la défaite de Philadelphie contre DC United et ont été accompagnées de chants « Virez Hackworth ».

Une des surprises du jour est venue de Colorado où, sous la neige, l’équipe locale est passée à côté de son sujet et s’est inclinée contre Chivas USA où Marvin Chavez a réussi ses débuts. À Columbus, Vancouver a remporté sa première victoire en déplacement de la saison et, emmené par le duo d’attaque Hurtado - Manneh, a confirmé son visage plus offensif par rapport aux années précédentes.

Parlant d’offensive, New York - Chicago a été un véritable feu d’artifice : neuf buts ! Les visiteurs ont remporté leur première victoire de la saison sur le score de 4-5 grâce entre autres au jeune Shipp, auteur de trois buts, une menace que Mike Petke n’avait pas vu venir. On notera aussi le très intéressant 1-1 entre Portland, qui semble retrouver ses assises défensives malgré le but ridicule encaissé en fin de match, et le LA Galaxy, qui a privé Portland de ballon, ce qui n’est pas toujours simple, et où le nom de Frank Lampard circule à nouveau.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - DC United
Montréal - Kansas City
New York - Chicago
Columbus - Vancouver
San José - Dallas
Portland - LA Galaxy
Colorado - Chivas USA
New England - Seattle
Houston - Salt Lake

 
0-1
0-3
4-5
0-1
2-1
1-1
1-3
5-0
2-5

Classement général
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09 May 12:08 de la tarde

Cette semaine, les clubs canadiens de MLS ont effectué leur entrée dans leur coupe nationale, alors que le coup d’envoi de la Coupe des États-Unis 2014 a été donné. Cinq clubs participent à la première, quatre-vingts à la seconde. Et ailleurs, comment ça marche ? Il y a des tendances générales mais pas de règle universelle prédéterminée, et de nombreuses coupes nationales se distinguent par une spécificité importante. Je vous invite donc à aller voir comment ça se passe aux quatre coins du monde. Deuxième épisode de la série aujourd’hui : l’Europe. Pour les pays non-européens, dont ceux sous nos latitudes, relisez le premier épisode.

La plus célèbre coupe nationale est celle d’Angleterre, connue sous le nom de FA Cup. C’est aussi la doyenne des compétitions de soccer, sa première édition ayant eu lieu en 1871. Seuls les clubs des huit premières divisions anglaises y sont automatiquement admis. Pour les autres (il y a une vingtaine de divisions en Angleterre, les dix premières étant généralement représentées en coupe), c’est du cas par cas, et ils sont un peu moins de 750 au coup d’envoi chaque année. Les clubs de D1 commencent à jouer en 32e de finale. On y retrouve quelques règlements stricts, comme l’heure du coup d’envoi, obligatoirement 15h00 pour les rencontres jouées le samedi ou le dimanche. À aucun stade de la compétition, il n’y a de match aller-retour. La particularité de la Coupe d’Angleterre est le replay : en cas d’égalité après les 90 minutes du match, on ne joue pas de prolongation mais on en rejoue un autre sur le terrain des visiteurs. Depuis une vingtaine d’années, il y a possibilité de prolongation et tirs au but éventuels après le deuxième match, mais auparavant, on rejouait ainsi jusqu’à trouver un vainqueur. Ce replay n’existe plus à partir du stade des demi-finales, disputées sur terrain neutre, autre particularité de cette Coupe d’Angleterre. Quant à la finale, elle est indissociable du mythique stade de Wembley. Le prestige de la compétition est tel qu’on a longtemps dit qu’un club anglais préférait la gagner qu’être champion national… ou même que gagner une Coupe d’Europe (c’est moins vrai depuis qu’il y a de gros sous en jeu).

La Coupe de France est un modèle du genre. L’équipe première de tous les clubs du pays peut y participer et celle qui commence dès le début de la compétition doit franchir 13 ou 14 tours pour se rendre au bout. Elles étaient ainsi plus de 8500 à la briguer cette saison ! Les clubs de D1 entrent en lice en 32e de finale. Pour les premiers stades de la compétition, le tirage au sort est régionalisé. Chaque département / territoire d’Outre-Mer (de la Martinique à Tahiti) a aussi un participant, qui commence à partir des 128es de finale. C’est aussi à ce stade qu’entre en vigueur une règle intéressante : s’il y a deux divisions d’écart entre les clubs, on joue d’office sur le terrain du « plus petit », peu importe l’ordre du tirage. Car en France, le parcours des petits a beaucoup d’importance. Un partenaire commercial de la compétition attribue même un trophée « Petit poucet » depuis quelques années. Ça se reflète également au palmarès avec les finales récemment disputées par Quevilly (D3) ou Calais (D4), la victoire de Guingamp lorsqu’il était en D2 et la présence régulière de clubs de divisions inférieures en demi-finales. Avec toute la gloire qui accompagne de tels exploits.

Les Pays-Bas sont parfois très américains dans leur organisation du sport. En soccer, par exemple, il y a une séparation très hermétique entre les deux premières divisions, professionnelles, et les autres, de niveau amateur (les amateurs du samedi et les amateurs du dimanche - ce n’est pas une blague, c’est leur nom officiel). Mais elles sont réunies lors de la Coupe des Pays-Bas, née en 1899, à laquelle prennent part les 34 clubs pros et 48 clubs amateurs descendant jusqu’à la D6. Il y a en tout 7 tours, tous à élimination directe (alors que longtemps, il y a eu une phase de groupes), et on tente autant que possible au cours des premiers de faire jouer les amateurs du samedi contre ceux du dimanche. Les formations de l’élite (baptisée Division d’Honneur aux Pays-Bas) entrent en lice en 32e de finale, soit le deuxième tour. Lors de ce tour uniquement, les clubs évoluant en Coupe d’Europe sont tête de série (et donc sûrs de ne pas s’affronter) et un club amateur a la garantie de jouer à domicile s’il doit affronter un adversaire professionnel. Jusqu’en 2009/10, les deux premiers du championnat des réserves étaient aussi qualifiés pour la Coupe, alors que désormais, même les équipes réserves qui jouent en D2 (la vraie, pas celle du championnat des réserves) ne peuvent plus s’inscrire en Coupe. En 2002, la réserve de l’Ajax n’avait été éliminée qu’en demi-finales par Utrecht qui avait dû aller jusqu’aux tirs au but pour gagner son billet pour la finale face… à l’équipe première de l’Ajax !

La Coupe d’Allemagne, appelée en allemand DFB-Pokal (Coupe de la DFB, nom de la fédération allemande de soccer) réunit seulement 64 équipes qui commencent toutes dès le premier tour de la compétition. On retrouve les clubs des deux premières divisions, les quatre premiers de D3 ainsi que les vainqueurs des différentes coupes régionales (et un représentant supplémentaire pour les trois grosses régions) provenant parfois de D5 ou D6. Lors du tirage au sort des deux premiers tours, les équipes sont divisées en deux chapeaux : un avec les clubs de D1 et de D2 (sauf les promus), le second avec les autres. Quand un club amateur tombe sur un adversaire professionnel, il joue à domicile. Il est intéressant de noter que ces deux règlements ont été combinés non pas avec l’objectif de protéger les grands clubs mais avec celui d’offrir aux petits de belles affiches devant leur public. Jusqu’en 2008, l’équipe réserve de certains clubs jouait en D3 (ils ne peuvent pas monter plus haut que la D4 depuis la création d’une D3 nationale cette année-là), ce qui permettait à certains clubs d’avoir deux équipes en Coupe. Il y a eu un malaise en 2000/01 quand le sort a prévu un match entre celles du VfB Stuttgart au second tour…

En Belgique, il y a 10 tours à la compétition et un total de 294 clubs y prennent part, soit à peine plus de 15% des clubs du royaume. Cela représente tous les clubs des quatre premières divisions (nationales) et 160 clubs des divisions provinciales. Mais en principe, tout le monde peut se qualifier via la coupe de sa province. Les formations de Division 1 n’entrent en lice qu’au stade des seizièmes de finale. Auparavant, elles commençaient la compétition au tour précédent, mais ce changement fait partie des diverses mesures (controversées) mises en place en leur faveur depuis 20 ans, comme la garantie de s’éviter lors du premier tour auquel elles prennent part. Pour un petit club, il est de plus en plus difficile de se mesurer à un ténor et encore plus de se rendre loin dans la compétition.

La Coupe d’Italie est loin d’être celle qui rassemble le plus de clubs : ils ne sont que 78 à la briguer chaque saison, tous ceux des deux premières divisions ainsi que quelques-uns des trois suivantes. Il y a un total de huit tours et assez peu de rencontres. Les équipes de Serie A (nom de la D1 italienne) ne font pas toutes leur entrée ensemble : les 8 mieux classées du championnat précédent sont qualifiées d’office pour les huitièmes de finale, les autres disputent deux tours de plus (arrivant donc dès le troisième tour). Si les demi-finales en aller-retour sont une des spécificités de longue date de la compétition, la véritable particularité de la Coupe d’Italie est son tirage au sort intégralement effectué avant le début de la compétition, à l’image d’un tournoi de tennis, alors qu’ailleurs, le tirage a généralement lieu entre chaque tour. Chacun connaît donc très tôt ses adversaires potentiels et le parcours à effectuer. Le détenteur du trophée peut aussi apposer sur son équipement une cocarde aux couleurs du drapeau italien durant les mois qui suivent son succès.

Comme certains autres pays, l’Espagne a eu une coupe nationale avant un championnat. Officiellement appelée Copa del Rey (Coupe du Roi), elle jouit d’une association royale depuis toujours puisque son ancêtre avait été organisée pour souligner le couronnement d’un nouveau roi au début du siècle dernier. Mais le nom actuel a été adopté à la chute de la dictature franquiste, le roi Juan Carlos remettant depuis lors le trophée au lauréat chaque année. C’est, avec sa longue histoire, une des raisons du prestige de cette compétition qui compte assez peu de participants : 83 depuis quelques années, soit les clubs des deux premières divisions et les mieux classés en D3 et en D4. Il y a un total de 8 tours, mais très peu de matchs. Les clubs de D1 commencent à jouer en 16e de finale, stade à partir duquel les confrontations sont systématiquement aller-retour jusqu’à la finale, disputée, elle, sur un seul match. Lors des tours précédents, on joue d’office sur le terrain du club dans la division la plus basse. Les particularités régionales de l’Espagne font que, contrairement à d’autres pays, la finale de sa coupe nationale ne se joue pas toujours au même endroit. Si elle a le plus souvent lieu dans la capitale, Madrid, elle a par exemple été disputée à Valence, Barcelone, Elche, Séville ou Saragosse dans le passé récent.

J’espère que ce tour du monde vous a plu. Quelles idées appliquées dans d’autres pays aimeriez-vous voir entrer en vigueur pour votre coupe nationale ?

07 May 12:00 de la tarde

Les clubs canadiens de MLS effectuent cette semaine leur entrée dans leur coupe nationale, alors que le premier tour de la Coupe des États-Unis se joue aujourd’hui - les clubs de MLS y effectueront leur entrée bien plus tard. Cinq clubs participent à la première, quatre-vingts à la seconde. Et ailleurs, comment ça marche ? Il y a des tendances générales mais pas de règle universelle prédéterminée, et de nombreuses coupes nationales se distinguent par une spécificité importante. Je vous invite donc à aller voir comment ça se passe aux quatre coins du monde. Une série en deux épisodes, que nous allons ouvrir avec les pays non-européens.

Pour commencer, un petit rappel des différences pour ceux qui ne les connaissent pas encore : un championnat, c’est une compétition dans laquelle chaque club affronte chacun de ses adversaires un nombre déterminé de fois et dont celui qui a le plus de points à la fin est champion ; une coupe, c’est une compétition à élimination directe qui se termine par une finale pour en déterminer le vainqueur. Beaucoup de pays organisent aussi une Supercoupe qui oppose le champion au vainqueur de la coupe. Remporter la coupe nationale est généralement qualificatif pour une compétition continentale (pas forcément la Ligue des champions, ça dépend des continents).

Pour ouvrir le bal, restons ici avec la coupe du Canada qui est donc bel et bien coupe, même si son nom officiel est Championnat canadien Amway. La compétition compte cinq clubs : trois de MLS, deux de l’étage inférieur. Ces derniers s’affrontent lors d’un tour préliminaire dont le vainqueur rejoint les trois autres en demi-finale. Chaque stade de la compétition se joue en aller-retour, ce qui est peu commun mais garantit à tout le monde de voir son équipe au moins une fois à domicile. Je n’ai pas eu le temps de faire un tour du monde complet des coupes nationales, mais celle du Canada est probablement la plus petite de la planète avec ses cinq participants. C’est en tout cas moins que des pays à la très faible population comme le Luxembourg (une cinquantaine de participants) et Andorre (20) ou aussi peu densément peuplés que la Namibie (32), la Mauritanie (32) ou le Kazakhstan (30).

La Coupe des États-Unis est la seule compétition de soccer nationale à avoir traversé les âges au pays de l’Oncle Sam. Elle existe depuis 1914 (elle fête donc ses 100 ans) et a eu lieu chaque année depuis lors. Fait on ne peut plus rare, puisque dans bien d’autres pays, il y a eu interruption en raison des guerres mondiales. La Coupe des États-Unis a donc connu l’ère des premiers clubs professionnels dans les années 1920 (dont le grand Bethleem Steel, auquel Philadelphie fait aujourd’hui référence avec son troisième maillot), la NASL de Pele et, aujourd’hui, la MLS, mais a continué de vivre lors des moments plus difficiles. Longtemps, toutefois, tous les clubs de MLS n’y participaient pas, puis ils étaient obligés de s’éliminer entre eux dans un premier temps. Cette anomalie a été corrigée en 2012 et cette saison, 80 équipes sont sur la ligne de départ : toutes celles des trois premières divisions, et d’autres des deux niveaux inférieurs (ou de leurs déclinaisons, car il n’y a pas de hiérarchie claire dans le soccer américain). Le premier tour se joue cette semaine, il y en aura 8 en tout et les clubs de MLS entreront en lice en 16e de finale mais avec un tirage au sort fortement orienté, puisqu’ils s’éviteront et leur adversaire sera déterminé par des critères géographiques. Il n’y a pas si longtemps que ça, le lieu des rencontres était, à chaque tour, déterminé par la règle du plus offrant, ce qui a été aboli en 2012 suite à de nombreuses protestations. Particularité de la Coupe des États-Unis (associée depuis 1999 au nom de Lamar Hunt) : la finale se joue chaque année sur le terrain d’un des deux finalistes.

Si la création de la Coupe du Mexique remonte à 1907, la compétition a été interrompue en 1997 pour ressusciter en 2012 sous son nom actuel, Copa MX. Ce n’était pas la première fois qu’elle s’arrêtait pour plusieurs années, souffrant régulièrement d’un manque de prestige. Désormais, elle se joue deux fois par an, à l’image du championnat divisé en une saison d’ouverture et une saison de clôture. Le nombre de participants est faible, environ 25 équipes des seules deux premières divisions, et variable. En outre, tous les clubs n’y prennent pas part, ceux qui participent à des compétitions internationales étant par exemple exempts. Elle commence par une phase de groupes (6 groupes de 4 lors de l’édition la plus récente) avant une phase à élimination directe à partir des quarts de finale. Les vainqueurs des deux finales de la même saison s’affrontent ensuite pour une place en Copa Libertadores, version sud-américaine de la Ligue des champions.

Après un essai infructueux il y a une cinquantaine d’années, l’Argentine s’est aussi dotée de sa coupe nationale depuis 2011. On n’y fait pas les choses à moitié, puisque les équipes des 4 premières divisions y prennent toutes part, plus celle de la Primera D (D5 composée d’équipes de la région de Buenos Aires), ce qui donne un total de plus de 250 prétendants. Ceux qui entrent en lice dès le départ ont un total de douze tours à franchir pour soulever le trophée. Les équipes de D1 font leur entrée en 16e de finale. Lors des tours précédents, les équipes sont divisées en groupes régionaux lors du tirage au sort afin d’éviter les trop longs déplacements.

La Coupe du Brésil met aux prises 86 équipes : le champion national, les participants à la Copa Libertadores et les 10 meilleurs clubs selon le classement de la fédération brésilienne (établi de manière similaire au coefficient UEFA en Europe) sont qualifiés d’office, les 70 autres en fonction du classement de leur championnat d’État (même les meilleurs clubs du pays jouent une partie de la saison en championnat national et l’autre en championnat d’État). Chaque État, selon son niveau, a un nombre prédéterminé de qualifiés. Règle particulière lors des deux premiers tours, disputés en matchs aller-retour : si les visiteurs gagnent le match aller par au moins deux buts d’écart, ils sont qualifiés d’office et le match retour est annulé. La compétition, qui n’existe que depuis 1989, est qualificative pour la Copa Libertadores et la Copa Sudamericana.

Le continent américain est celui où les coupes nationales sont les moins fréquentes. Car même s’il n’y en a pas une dans tous les pays, cette compétition est largement répandue ailleurs sur le globe. Ce bref tour du monde ne suffit évidemment pas pour aborder leur fonctionnement aux quatre coins de la planète, mais voici quelques autres exemples. La Coupe du Japon (modestement appelée Coupe de l’Empereur) réunit les 40 clubs des deux premières divisions, le meilleur club amateur et les vainqueurs des 47 coupes territoriales. Née en 1921, elle offre à son vainqueur un ticket pour la Ligue des champions asiatique. En Afrique, les vainqueurs de leur coupe nationale ne vont pas en Ligue des champions mais plutôt en Coupe de la confédération africaine. En Algérie par exemple, tout le monde a la chance de prendre part à la compétition, professionnels comme amateurs, et les clubs de D1 effectuent leur entrée en 32e de finale.

Plus tard cette semaine, je vous présenterai différentes coupes nationales en Europe. Au programme : la plus vieille compétition au monde, un tirage au sort orienté en faveur des grands clubs, des mesures pour favorises les petits, des participants qui parcourent plusieurs milliers de kilomètres pour un match, un fonctionnement qui ressemble à celui du tennis, des affrontements entre des équipes du même club ou encore des amateurs du samedi et du dimanche.

06 May 1:37 de la tarde

L’équipe de Coup Franc a fait le plein de MLS ce week-end : la dixième émission de la saison (à écouter ici) revient donc sur plusieurs rencontres de championnat très intéressantes, met également la table pour les demi-finales de la coupe du Canada et poursuit le débat autour de la Copa America du centenaire.

Ce qui a retenu notre attention ce week-end :

  • La défaite contre New England nous dit-elle que Toronto n’est pas si bon que ça ? Et que les jeunes du Massachusetts vont confirmer leur bonne saison 2013 ?
  • La première victoire de la saison de Portland, son manque de diversité et de solutions offensives malgré les trois buts marqués.
  • La victoire propre mais sans éclat de New York à Dallas qui, rapidement réduit à dix, s’est néanmoins bien défendu.
  • Déjà de la chaleur accablante au Texas : l’influence de la canicule sur la santé des joueurs et la qualité du spectacle.

Les clubs de MLS entrent en lice cette semaine en coupe du Canada (Championnat canadien Amway, de son nom officiel). Toronto et Vancouver vont-ils jouer avec leurs titulaires, leurs remplaçants ou une équipe mixte ? A priori, la tâche la plus facile est pour Montréal, qui affrontera Edmonton tombeur d’Ottawa au premier tour. Frank Klopas a déclaré qu’il alignerait l’équipe la plus forte possible. Il y a cependant un « mais… » qu’Olivier Tremblay nous explique en détails. Contradictoire ou cohérent ? Ce n’est en tout cas pas clair et ça provoque le débat. On éclaircit aussi celui qui entoure les nombreux entraînements montréalais à huis clos programmés au cours des prochaines semaines.

On a officiellement annoncé les détails de la Copa America du centenaire, qui regroupera des équipes des deux confédérations du continent américain. On évoque la participation éventuelle du Canada et le handicap dont il pâtit pour se qualifier, l’impact que pourrait avoir la compétition en Amérique du Nord et l’idée d’une fusion entre la Concacaf et la Conmebol.

Comme de coutume, l’émission se termine par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy, avec une attention particulière à porter aux équipes qui joueront deux fois en une semaine.

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