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Coup Franc

02 September 9:17 de la tarde

Deux sujets principaux sont au cœur de notre émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), sans aucun lien entre l’un et l’autre, ce qui nous permet de quitter un peu le terrain pour vous emmener dans les coulisses d’un club instable et auprès des amateurs des sports collectifs et individuels les plus populaires des États-Unis.

Ryan Nelsen et son staff technique ont été limogés au Toronto FC, Greg Vanney reprenant les rênes de l’équipe. Surprise pour les uns, décision attendue par les autres, ce choix semble davantage la conséquence d’un jeu de coulisses qu’une décision sportive. On tente d’en exposer les tenants et aboutissants, sur le terrain mais surtout en dehors, et de se mettre à la place des supporters, ce qui nous amène aussi à discuter du syndrome des jeunes entraîneurs et du non-transfert de Defoe.

Comment le public du soccer se compare-t-il à celui des autres sports en Amérique du Nord ? De nombreuses études exhaustives sont effectuées sur les profils sociaux-économiques des amateurs de sport. Le magazine The Atlantic nous fournit des données que nous avons analysées pour vous, en fonction de l’âge, du genre, de l’origine ethnique et des revenus des adeptes des compétitions les plus populaires aux États-Unis. Quel sport, individuel ou collectif, a le public le plus vieux, touche le plus de femmes, est celui des riches par excellence ou touche très peu de communautés ethniques ? Quels sont ceux qui réunissent des amateurs venus de tous les horizons ? Vous saurez tout, et connaîtrez la place du soccer dans ce contexte. Faites-nous savoir ce que ça vous dit sur le potentiel de croissance de la MLS !

On anticipe brièvement les nouvelles qui seront annoncées ce jeudi par Montréal lors d’une conférence de presse, en les agrémentant de réflexions sur certaines des 20 pensées de « Fred Lord le jovialiste ». Comme de coutume, nous vous donnons aussi nos conseils pour le jeu MLS Fantasy (voici d’ailleurs la liste des absents en raison d’une sélection en équipe nationale).

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

01 September 10:54 de la mañana

Le top six clairement établi la semaine dernière s’est scindé en deux trios alors qu’en milieu de tableau, le classement s’est resserré et la nervosité augmente, notamment à Toronto où l’entraîneur Ryan Nelsen et son staff technique sont passés à la trappe.

Aucun des équipes en lutte pour le Supporters Shield n’avait, a priori, de mission insurmontable ce week-end. Une semaine après sa victoire à Portland, le leader Seattle n’est pas tombé dans le piège tendu par Colorado et se félicitait d’avoir remporté deux victoires consécutives contre des adversaires aux styles très différents. En « déplacement » à Chivas USA, le LA Galaxy n’a eu aucune peine à s’imposer grâce à son impressionnant rouleau compresseur offensif composé du trio Keane - Donovan - Zardes, inscrivant des buts plus beaux les uns que les autres.

Face à une tâche théoriquement un peu plus compliquée, DC United a terminé de belle manière un mois d’août surchargé en s’imposant devant ses supporters contre New York, qui a une fois de plus payé très cher ses erreurs individuelles.

Il y a quelques semaines à peine, recevoir Houston aurait été synonyme de victoire facile pour Kansas City, qui a pourtant trébuché une fois de plus en encaissant trois buts. Miné par les absences, Dallas a vu sa série de 10 rencontres sans défaite prendre fin à Chicago qui vient de remporter quatre points sur six grâce aux buts d’Earnshaw. Tenu en échec à San José, Salt Lake lâche un peu prise avec le trio de tête mais pense avant tout à gagner son prochain match contre Dallas de façon à distancer un rival direct.

Dans le ventre mou du classement, pour le moins chargé cette saison, la règle était simple : la plupart des équipes qui avaient un avantage ont perdu des points, alors que celles qui avaient du retard se sont imposées. Les positions se resserrent, ce qui fait monter la tension. L’exemple le plus flagrant est la défaite 0-3 de Toronto contre New England, où Jermaine Jones a réussi ses débuts. Quelques heures plus tard, le TFC annonçait le limogeage de Ryan Nelsen et de quasiment tout son staff technique. Il est remplacé par Greg Vanney, ancien international américain qui en sera à sa première expérience de T1 et souhaite voir plus d’agressivité et moins d’erreurs de la part de ses joueurs. Pour encore lui compliquer un peu la tâche, il pourrait bientôt voir Jermaine Defoe partir sous d’autres cieux.

Columbus avait les cartes en mains pour réaliser une bonne opération mais s’est incliné dans un match-piège sur le terrain de la lanterne rouge Montréal : sportifs, les vaincus soulignaient qu’ils étaient passés à côté de leur sujet mais ne manquaient pas non plus de donner du mérite à leurs adversaires.

Dans l’Ouest, il semble de plus en plus clair qu’il reste une place à distribuer « au-dessus de la ligne rouge » entre Vancouver et Portland qui, hasard du calendrier, s’affrontaient samedi en Colombie-Britannique. Après avoir chassé des ombres pendant 90 minutes, dixit son entraîneur, l’équipe locale s’est inclinée 0-3 contre un adversaire qui a disputé son meilleur match de la saison au meilleur moment possible.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Houston
Seattle - Colorado
Toronto - New England
Montréal - Columbus
Chicago - Dallas
San José - Salt Lake
Vancouver - Portland
DC United - New York
Chivas USA - LA Galaxy

 
1-3
1-0
0-3
2-0
1-0
1-1
0-3
2-0
0-3

Classement général
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29 August 2:37 de la tarde

De nombreux gardiens de but se sont illustrés lors de la dernière Coupe du monde. Parmi eux, Raïs M’Bohli, qui a défendu avec brio les filets de l’Algérie. Quelques semaines plus tard, il a signé à Philadelphie où il a effectué ses débuts officiels dimanche dernier, ouvrant un nouveau chapitre d’une carrière qui l’a mené un peu partout sur la planète.

Après avoir évolué en Europe de l’Ouest, en Europe de l’Est et en Asie, l’international algérien découvre l’Amérique du Nord. Avons-nous là un voyageur dans l’âme ? « Ce sont plutôt des circonstances de carrière, explique le portier formé au RC Paris et à Marseille. J’aurais pu m’installer quelque part, ça m’aurait procuré plus de stabilité, mais ce sont les aléas du football. Maintenant, j’espère m’établir à Philadelphie pour un long moment. »

France, Écosse, Grèce, Japon, Russie, Bulgarie : son parcours est parsemé de destinations exotiques. La dernière en date, le CSKA Sofia, dans la capitale d’un pays où il a signé son premier contrat en 2009 et qui semble le laisser circonspect. « Que dire au sujet de la Bulgarie… ? Elle m’a aidé à me faire connaître, si je peux dire ça comme ça. J’y ai vécu de bonnes et de mauvaises expériences, et j’en avais fait le tour. C’était juste un passage dans ma carrière et je souhaitais vivre autre chose rapidement. »

Et quelle meilleure scène pour se mettre en valeur et vivre de nouvelles émotions fortes que la plus grande compétition sportive de la planète ? Au Brésil, l’Algérie a atteint les huitièmes de finale, où l’Allemagne, future championne du monde, a eu toutes les peines à l’éliminer. Lors de chaque match des Fennecs, notamment en raison de ses arrêts, de ses sorties ou de son entente avec ses défenseurs, M’Bolhi a mené la vie dure aux attaquants adverses. Il a défendu avec honneur les couleurs d’un des trois pays pour lesquels il pouvait être international, puisqu’il est né en France d’un père congolais et d’une mère algérienne. Ça, c’est la théorie. Car en pratique, à ses yeux, il n’y avait pas la moindre hésitation possible. « Je n’ai grandi qu’avec ma mère, et pour moi, en fait, il n’y avait pas de choix à faire : c’était comme ça, la question ne se posait même pas. »

Si bien du monde croit que ces brillantes prestations à la Coupe du monde ont attiré l’attention de son nouveau club, le principal intéressé précise que les discussions datent en fait d’il y a bien plus longtemps que cela. Et on comprend dans ses propos que dès les premiers pourparlers, il était confiant de rejoindre la Pennsylvanie tôt ou tard.  « Je suivais l’équipe depuis 7 mois car nous étions en contact depuis ce moment-là. Je me suis intéressé au championnat, j’ai découvert des ambiances dignes de l’Europe ainsi que des joueurs de qualité. Dans le futur, il faudra compter avec la MLS, elle grandit rapidement. Ce sont les gens qui s’occupent de moi qui ont tout réglé. Quand ils m’ont dit que Philadelphie pouvait être intéressé, de mon côté, j’ai immédiatement été intéressé également. Ensuite, ils se sont occupé de tout avec Nick (Sackiewicz), le président. »

Le 30 juillet dernier, tout était réglé. Mais en raison de problèmes de visa, notamment de lenteurs en France, et d’un petit accident de circulation sans gravité, il a fallu attendre dimanche dernier pour le voir à l’œuvre pour la première fois en match officiel, lors du succès de Philadelphie contre San José. S’il a dû se retourner deux fois sur de belles réalisations des visiteurs, il a beaucoup apprécié son baptême du feu sous ses nouvelles couleurs. « Ça s’est très bien passé, surtout avec la victoire, se réjouit le néo-unioniste. Le stade était plein, il y avait une super ambiance, c’était une bonne première expérience. »

Contrairement à d’autres joueurs étrangers qui découvrent les États-Unis en signant en MLS, M’Bolhi y était déjà venu plusieurs fois avant de s’y installer pour jouer. Une des raisons qui, selon lui, va faciliter son adaptation. Mais ce n’est pas la seule. « C’est un pays qui m’a toujours attiré. Je n’arrivais donc pas dans l’inconnu. Avec les joueurs, tout se passe très bien, je parle anglais donc il n’y a pas de problème de communication. On apprend à se connaître et on s’entend bien. De toute façon, le football est un langage universel, et il n’est pas toujours nécessaire de maîtriser une langue étrangère pour le parler. On parle tous le même langage : celui du terrain. Mais il faut quand même aussi s’adapter et apprendre la langue du pays, et c’est ce que j’ai fait dans le passé. J’ai donc par exemple appris le Bulgare. C’est bien de découvrir de nouveaux endroits et d’apprendre une nouvelle langue, ça enrichit ! »

Certes, mais chaque ligne de défense a ses préférences, chaque gardien a son propre style. Et il faut marier les deux. « Mais il n’y a pas besoin d’adaptation, le football est un langage universel, insiste-t-il. Il faut y ajouter un travail quotidien : avec les entraînements, nous allons apprendre à mieux nous connaître. Les défenseurs sauront que quand Raïs joue, que quand Zac (McMath) joue ou que quand Andre (Blake) joue, il faut plus ça, ça ou ça, car chacun ne joue pas de la même façon. Mais tout le monde doit s’adapter : pas seulement les défenseurs au gardien, pas seulement le gardien aux défenseurs. C’est un travail d’équipe. »

Parmi les tâches qui incomberont au nouveau dernier rempart de l’Union, il y aura certainement celle d’empêcher les adversaires de marquer de la tête, puisque son équipe est particulièrement friable défensivement dans cet aspect du jeu. « Ce sont des faits de jeu qui arrivent, que ce soit sur coup de pied arrêté ou dans le cours du jeu. C’est un point à améliorer », se contente de préciser celui qui s’était pourtant fait remarquer par ses bonnes sorties aériennes durant la Coupe du monde.

Oui mais voilà, demander à Raïs M’Bohli de vanter ses forces est un exercice pour le moins périlleux. « Je n’aime pas parler de mes qualités. J’essaye de faire mon travail, et ce n’est pas à moi de les dire… À la limite, je suis plus à l’aise de parler de mes défauts. Je suis un garçon rarement satisfait de moi-même, un perfectionniste qui porte plus attention à ses erreurs qu’à ce qu’il fait bien. J’ai encore beaucoup de choses à travailler, mais les gardiens ont généralement une longue carrière alors j’ai le temps devant moi. »

Et quand on tente de le rendre quelque peu plus loquace en parlant des bonnes choses qu’on a vues de lui pendant la Coupe du monde, il baisse la voix et répond : « Euh, bon, merci, mais c’est vous qui le dites, pas moi. » (Et encore, j'ai été sage pendant l'entrevue, je n'en ai pas dit autant que pendant l'émission Coup Franc après Algérie - Allemagne, où je le voyais d'ailleurs déjà très bien en MLS. Ça commence à 9'40.)

Une de ces choses frappantes pendant le Mondial, c’était sa communication fréquente avec ses défenseurs (ce qui est de bon augure pour son passage en MLS, car les gardiens américains sont réputés pour parler beaucoup avec leurs coéquipiers) sans toutefois leur hurler dessus à tout bout de champ. « Sur le terrain, un gardien doit montrer une image positive pour que le prochain fait de jeu se déroule bien. Ça ne sert à rien d’engueuler ses défenseurs au risque des les paralyser pour l’action suivante. Pour moi, un gardien doit faire preuve de sérénité et la transmettre à ses défenseurs. »

Cette sérénité semble bien nécessaire à Philadelphie cette saison, alors que l’équipe alterne les hauts et les bas, est dirigée par un entraîneur intérimaire dans une ambiance qui, de l’extérieur, flaire la transition à plein nez. De l’intérieur, en revanche, l’optimisme semble de rigueur. « Mon premier ressenti en arrivant dans l’équipe a été qu’on y retrouvait de nombreux jeunes avec des qualités et que tout le monde s’entendait très bien. C’est dommage qu’il manque des résultats, mais avec une aussi bonne ambiance dans le groupe, ils ne peuvent qu’arriver à un moment ou l’autre. »

Si en championnat, ils sont encore en dents de scie, l’équipe s’est récemment qualifiée pour la finale de la Coupe des États-Unis. « La gagner est un de nos objectifs de fin de saison, tout comme accrocher les play-offs. J’espère qu’on va y arriver », conclut le gardien, qui ne cache pas son bonheur de jouer à Philadelphie. « Je suis très heureux d’être ici et de découvrir un championnat pareil. Tout le monde, y compris les supporters, m’a accueilli à bras ouvert, et je les remercie. »

Nul doute que ce merci, Raïs M’Bolhi souhaiterait le matérialiser en contribuant activement à la conquête du premier trophée officiel du club et à une première qualification pour la Ligue des champions. Ce qui lui permettrait aussi de se produire encore dans de nouveaux pays.

27 August 12:33 de la tarde

Après chaque Coupe du monde, la Fifa publie un rapport technique : récapitulatif du tournoi, analyses techniques, tendances tactiques, arbitrage, santé des joueurs et statistiques sont au rendez-vous de ce volumineux dossier de 284 pages, rédigé en anglais, français, allemand et espagnol. Quoi ? C’est trop long ? Bon, d’accord, je vais tenter de faire ressortir ici quelques points intéressants.

Le groupe d’étude technique de la Fifa, auteur du document, souligne à de nombreuses reprises la qualité du jeu offensif pratiqué durant la Coupe du monde. Organisation et flexibilité étaient les clefs de la réussite, tout comme le fait de n’aligner qu’un seul médian à vocation purement défensive et de ne pas jouer qu’avec un seul attaquant. On a vu beaucoup de jeu au sol, peu de longs ballons et de régulières montées des arrières latéraux permettant aux ailiers d’apporter le surnombre dans l’axe. De nombreux buts sont venus de centres, mais l’efficacité en reconversion rapide et les joueurs capables de repartir vite balle au pied en couvrant beaucoup de terrain ont également porté fruit. En proportion, les attaquants ont marqué davantage de buts qu’il y a quatre ans.

Autre différence notable avec le Mondial sud-africain : la possession de balle n’était plus essentielle, on pouvait plus facilement garder le ballon plus longtemps que l’adversaire mais quand même perdre le match. L’important était de progresser efficacement dans le camp adverse, en posant son jeu ou en se reconvertissant rapidement dès la récupération du ballon. À partir de la phase à élimination directe, les phases arrêtées sont aussi devenues cruciales.

Malgré le grand nombre de buts marqués, les gardiens ont été exceptionnels, aussi bien grâce à leurs arrêts que grâce à leur participation au jeu. C’est le résultat d’une formation plus moderne et spécifique dont bénéficient les portiers depuis plusieurs années, et qu'il faudrait généraliser à tous les niveaux.

La condition physique était un aspect essentiel, comme en témoigne le nombre de buts inscrits en fin de rencontre. C’est à ce moment que les équipes prenaient le plus de risques, mais certaines le faisaient déjà plus tôt dans la partie : celles qui possédaient des joueurs capables d’occuper temporairement un autre poste parvenaient à déséquilibrer leur système de jeu avec plus de bénéfices que de périls. Les équipes ayant ouvert la marque n’avaient pas fait le plus difficile : beaucoup d’entre elles ont perdu, de nombreuses autres souffert jusqu’au coup de sifflet final. Autre point qui avait marqué les esprits durant le tournoi : les remplaçants ont inscrit 32 buts, battant le record de 23 établi en 2006.

Selon le groupe d’étude technique de la Fifa, cette Coupe du monde a montré que la technique devait être enseignée aux jeunes très tôt, puis sans tarder la vitesse, la puissance, la force et la lucidité, de même que la coordination. Avec un message clair : le talent ne suffit plus, il doit être orienté vers le travail d’équipe et la cohésion.

Chaque équipe a également une fiche individuelle, avec des statistiques, mais également quelques mots sur ses joueurs clefs et ses principales forces. Quatre individualités se sont démarquées au sein de l’équipe nationale américaine : le gardien Tim Howard et ses arrêts décisifs lors de chaque match, Jermaine Jones (qui vient de signer à New England) décrit comme agressif mais réfléchi et bien positionné, Michael Bradley (Toronto) qui donnait le rythme du jeu dont il a une bonne lecture, ainsi que Clint Dempsey (Seattle) au gros volume de jeu et à la grande détermination. Collectivement, la discipline de la défense, l’utilisation des côtés dans le jeu offensif, ainsi que l’endurance et la volonté des joueurs sont entre autres soulignées.

On notera aussi que l’Algérie avait un gardien de but décisif (Rais M’Bolhi, qui a depuis lors signé à Philadelphie), que l’activité en attaque et la contrôle de balle sous pression de Tim Cahill (New York) ont été vantés tout comme son jeu de tête (ce qui n’est pas un scoop), que le rapport souligne la discipline de la défense costaricienne dont l’élément central était Giancarlo Gonzalez (alors à Columbus avant de signer à Palerme il y a quelques jours à peine) et que Jerry Bengtson (l’attaquant de New England prêté à Belgrano) constituait un danger permanent pour la défense adverse.

Les arbitres, qui avaient participé avant la compétition à un séminaire avec les sélectionneurs et des officiels des 32 pays qualifiés, ont de plus reçu une formation pour arriver à mieux lire le jeu de chacune des équipes en lice. Les joueurs, eux, ont pris part à une session illustrant divers aspects des Lois du Jeu et présentant les instructions données aux arbitres. Massimo Busacca, ancien arbitre international et auteur de cette partie du rapport, insiste sur l’esprit sportif qui a prévalu durant le tournoi et les bonnes notes remises aux arbitres par leurs évaluateurs. Autres points positifs, et plus visibles : le spray pour faire respecter la distance réglementaire sur les coups francs et la technologie sur la ligne de but. Un chapitre du rapport est même consacré à cette dernière, expliquant sa genèse et son utilisation, illustrations à l’appui.

Le bref bilan médical dressé par Jiri Dvorak, médecin en chef de la Fifa, montre un nombre de blessures par match en constante baisse depuis 2002, sans toutefois en analyser la nature. Il explique également les procédures de contrôle anti-dopage, tous négatifs alors que tous les joueurs ont été contrôlés, et que des tests d’urine, de sang et des profilages biologiques ont été effectués.

Je ne m’étendrai pas sur les nombreuses statistiques en tous genres concernant le tournoi que l’on retrouve dans le rapport. Mais sachez que l’âge moyen des joueurs était de 27 ans et 4 mois, que le Ghana avait l’effectif le plus jeune, que l’Argentine était l’équipe la plus vieille, que la Suisse est celle qui a aligné le plus de joueurs de moins de 23 ans (8) et qu’Angleterre - Italie a été le match où il y a eu le plus de temps de jeu effectif alors qu’il était pourtant joué à Manaus, ville où les conditions climatiques étaient les plus hostiles durant la compétition. En plus de ces nombreux chiffres répartis un peu partout, vous y retrouverez le passage en revue de chaque match, avec un résumé et une fiche technique, la liste des prix individuels remis au cours du tournoi, les classements des buteurs et des passeurs ou encore de nombreuses statistiques historiques.

Si je vous ai mis l’eau à la bouche et que vous souhaitez en savoir plus, la brique est ici.

26 August 11:39 de la mañana

Le transfert de Jermaine Jones à New England a rouvert un débat sur les règlements en MLS et leur transparence. L’équipe de Coup Franc ne manque pas d’y mettre son grain de sel dans l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici).

Les critiques n’ont pas manqué au moment de l’annonce - dont on évoque aussi l’aspect sportif - et elles sont bien résumées dans ce texte, dont nous reprenons certains points pour les expliquer, voire les réfuter. Cela nous amène à approfondir les sujets suivants :

  • L’évolution fulgurante de la MLS qui provoque de nouvelles situations
  • En quoi le cas de Jones diffère de celui de Bradley
  • La ligue doit-elle rendre d’urgence ces mécanismes plus transparents ?
  • On réexplique certains règlements (disponibles en français ici)
  • Le passage d’un fonctionnement de « Ligue fermée nord-américaine » à la réalité mondialisée du soccer
  • Les joueurs et les supporters trouvent-ils la situation problématique ?
  • Les traitements de faveur que recevraient certains clubs
  • L’influence des salaires perçus par les internationaux américains qui reviennent en MLS

Si vous voulez voir le tifo de Portland contre Seattle dont on parle en fin d’émission, il est ici. Et le programme se termine comme de coutume par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

25 August 11:11 de la mañana

Il reste entre 9 et 11 rencontres à jouer à chaque équipe d’ici la fin de la saison régulière, et six formations ont creusé l’écart en tête du classement. Il devient difficile de concevoir que le vainqueur du Supporters Shield ne s’y trouve pas. Et il est tout aussi difficile de prévoir qui va émerger d’ici deux mois et demi.

Toujours premier à ce jour, Seattle a vu son avance en tête fondre comme neige au soleil en quelques semaines mais a repris des couleurs, comme en témoigne sa plantureuse victoire à Portland qui coïncide - et ce n’est certainement pas un hasard - avec les sensations retrouvées du duo Dempsey - Martins. Quant à la réaction dans le camp des vaincus, elle traduit le découragement

Ce week-end ne manquait pas de sommets puisque, en plus de ce duel de voisins toujours très chaud, on avait droit à deux confrontations directes entre équipes de tête. Et leur résultat a provoqué le resserrement du classement… Habituellement solide, la défense de Kansas City a volé en morceaux chez elle, retombant dans certains de ses (rares) travers de la saison dernière, face à DC United qui, malgré son bon classement, était toujours à la recherche d’un succès convaincant face à un ténor. Voilà qui est fait.

Seule formation invaincue lors de ses six dernières sorties, Dallas a confirmé son statut d’équipe en forme du moment en faisant la différence contre Salt Lake en deuxième mi-temps, à dix contre onze : les mots caractère et émotions revenaient souvent dans les déclarations des Texans à l’issue de la rencontre. La désolation était de mise chez les vaincus, d’autant plus frustrés qu’ils savaient comment leur adversaire marquait mais se sont quand même fait berner.

Sixième du peloton de tête, le LA Galaxy compte un ou deux duel(s) de retard sur tous ses devanciers et a bouclé sa semaine de deux rencontres par une victoire contre Vancouver, synonyme de 6/6. Tout lui réussit en ce moment, comme le prouvent les ratés de Keane… qui ont mené à deux buts ! Malgré la défaite, Rosales se montrait positif après son premier match sous ses nouvelles couleurs. Cependant, chaque point est précieux dans une Conférence Ouest où quatre équipes sont loin devant les autres. Il ne semble y rester qu’une place pour la phase finale, Portland et Vancouver étant les prétendants les plus sérieux. Colorado n’est pas loin mais n’avance plus, et ça ne va guère mieux à San José et Chivas USA, tous deux battus ce week-end.

Dans l’Est, c’est bien plus serré, puisque derrière DC United et Kansas City, la bataille fait rage entre sept équipes pour trois places (si vous pensez que Montréal est encore dans la course, allez consulter votre psy). Chez eux, Philadelphie et New England ont réussi une bonne opération en battant les Californiens mal en point. Malade, Wenger a inscrit deux buts contre San José et semble prendre ses marques au poste de milieu gauche. Dans la banlieue lointaine de Boston, on savourait autant la victoire contre les rojiblancos que la signature de l’international américain Jermaine Jones.

Le joueur était aussi convoité par Chicago, qui l’a quasiment perdu sur un pile ou face, mais Frank Yallop se montrait bon perdant malgré tout. Maintenant qu’il n’a plus besoin d’énergie pour tenter d’attirer ce renfort, il va peut-être la mettre à la recherche d’arguments en faveur du retour de la victoire à deux points : ses joueurs ont partagé l’enjeu pour la quatorzième fois en 24 rencontres (!) cette saison, et ce même si Earnshaw a fêté son retour en MLS par un but sur le terrain de son ancien club, Toronto, davantage inquiété par la perte de deux défenseurs importants que par celle de deux points.

Les duos offensifs renommés ont été en grande forme cette semaine : Dempsey / Martins avec Seattle, Keane / Donovan avec le LA Galaxy, mais aussi Henry / Wright-Phillips avec New York. Le Français a inscrit deux buts contre Montréal, tout comme le meilleur buteur actuel du championnat, qui devient du coup le premier joueur de son club à inscrire 20 buts en saison régulière. Columbus revient aussi dans le coup : des conflits dans le vestiaire ont été réglés et depuis lors, l’équipe plante but sur but. Houston est la dernière victime en date.

LES RÉSULTATS
Dallas - Salt Lake
New York - Montréal
Toronto - Chicago
Columbus - Houston
New England - Chivas USA
Kansas City - DC United
LA Galaxy - Vancouver
Portland - Seattle
Philadelphie - San José

 
2-1
4-2
2-2
3-0
1-0
0-3
2-0
2-4
4-2

Classement général
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20 August 12:16 de la tarde

Arrivé à New York quelques semaines avant le début de la saison, Ambroise Oyongo a effectué ses débuts en équipe première le 27 juin dernier, cinq jours après avoir fêté ses 23 ans. Depuis lors, l’arrière gauche n’a raté que quatre minutes en raison d’un remplacement en fin de match. Même le retour du titulaire du poste, Roy Miller, ne l’a pas délogé du terrain : Mike Petke préfère réorganiser son onze afin de faire jouer son jeune talent camerounais.

« Quand je ne jouais pas, j’ai gardé un bon état d’esprit et travaillé pour attendre ma chance et la saisir, explique Oyongo. Je suis fier d’avoir pu jouer un match, j’en remercie le Seigneur. Avoir réussi à garder ma place m’encourage à aller chercher plus loin, à travailler encore. »

Travailler : quand on parle de son métier avec ce jeune lion indomptable, il est difficile de compter le nombre de fois qu’il répète ce verbe, sous toutes ses déclinaisons possibles. On ressent aussi un grand sens de l’abnégation. On en a un bel exemple ces dernières semaines : si son poste de prédilection est celui d’arrière gauche, il ne rechigne pas à jouer dans l’entrejeu à la demande de son entraîneur. « S’il souhaite me faire jouer avant-centre, je vais le faire. D’ailleurs, lors d’un match de l’équipe réserve, on s’est retrouvé sans gardien et j’ai pris place dans le but. Il faut savoir se rabaisser, sinon ce sont les autres qui vont vous rabaisser. Ça va vous permettre de progresser. Je donne toujours le meilleur de moi-même. Toujours. »

Cette envie d’être sur le terrain s’explique facilement par son état d’esprit. « Quand vous êtes jeune, il faut tout donner, être ouvert à tout ce qu’on vous dit, peu importe ce que c’est. Le football est un jeu, alors l’essentiel, c’est de jouer et de prendre du plaisir. »

Tout en donnant satisfaction à l’entraîneur, bien entendu. Pour cela, Oyongo peut compter sur ses qualités… même quand il est dans un mauvais jour. « Mes forces sont ma vitesse, ma qualité de centre et ma technique. J’aime aller face au jeu, dribbler et centrer. Quand je suis bien - ce qui est souvent le cas -, j’exploite ma technique, mais quand je suis moins bien, je parviens malgré tout à montrer mes qualités pour quand même arriver à aider l’équipe. »

Le défenseur est également conscient de ses points faibles, qu’il cherche à bonifier… tout autant que ses forces. « Je dois améliorer ma vision du jeu et je la travaille. Surtout quand je suis plus avancé dans le jeu, ce qui arrive souvent ces derniers temps, je dois travailler mon jeu en un temps et mon contrôle de balle. Je me sens plus à l’aise de jouer derrière, avec le jeu devant moi. Mais même dans les domaines où ça va bien, il faut toujours travailler, chercher tous les jours à être meilleur. Sinon, des grands joueurs comme Thierry Henry ou Lionel Messi n’auraient plus besoin de s’entraîner ! On apprend tous les jours, dans tous les domaines. »

Déjà au Cameroun, il affichait cette même mentalité, et cela a porté fruit. Ambroise Oyongo a vu le jour à 200 kilomètres de la capitale Yaoundé, plus précisément à Ndikiniméki, lieu d’affectation de son père, gardien de prison. C’est à Moussango, club de ses débuts évoluant en D3 camerounaise et situé à Yaoundé, que sa carrière s’est accélérée alors qu’il était sélectionné en équipe nationale juniors. « Elle jouait un tournoi de qualification à Garoua, dans le stade de Coton Sport, club dont les dirigeants ont vu en moi un jeune prometteur pour le futur. Le président m’a engagé pour commencer en équipe juniors, mais l’entraîneur n’était pas là et il m’a ensuite fait passer des tests pendant une semaine. À la fin, après un match amical, on m’a proposé un contrat de trois ans. » Après en avoir parlé à sa famille, notamment à son grand frère qui s’occupait de tout pour lui à l’époque, il s’engageait pour le club situé à l’autre bout du Cameroun, à plus de 1000 kilomètres de chez lui.

Et là, se produit un scénario avec lequel ceux qui ne suivent sa carrière que depuis son arrivée en MLS sont déjà quelque peu familiers. « Je me suis vite retrouvé en équipe première où l’arrière gauche était… le capitaine. Je me suis donné à fond et j’ai finalement joué toute la saison comme arrière droit, sauf quand il n’était pas là. Cela a continué lors de ma deuxième saison. Le capitaine est parti et lors de la troisième, je me suis retrouvé titulaire au poste d’arrière gauche. » Là, ce n’était plus en D3 mais avec un club de l’élite camerounaise, régulièrement champion ces dernières années.

Oyongo a consolidé sa place en équipe nationale juniors, a disputé la Coupe du monde de cette catégorie d’âge en 2011 et a été appelé en équipe nationale A. Avec Coton Sport, il disputait la Ligue des champions africaine. En 2013, les Camerounais ont atteint les demi-finales, jouées en octobre dernier. Ils s'y sont inclinés aux tirs au but contre le puissant club égyptien d’Al Ahly, futur vainqueur de la compétition. « Mais c’est là que j’ai été repéré. Ils ont fait appel à mon agent », explique Oyongo quand on lui demande comment on passe directement du championnat du Cameroun à la MLS.

Une transition directe assez rare et qui, de prime abord, peut paraître abrupte mais qui ne modérait en rien l’enthousiasme du principal intéressé. Que du contraire ! « Dans l’avion, j’étais fier de moi. En plus, j’allais en MLS, un championnat qui est en train de grandir, et dans un grand club, New York. J’avais hâte d’arriver. J’aurais voulu que le vol ne dure qu’une heure et quart tellement j’étais excité. Et j’ai découvert une nouvelle vie. Je suis arrivé dans l’inconnu. Mais j’avais un compatriote camerounais dans l’équipe, Marius Obekop, avec qui je parlais déjà avant de venir et à qui j’ai pu demander comment ça se passait. »

Personne ne sera surpris des premiers verbes utilisés par Oyongo quand il nous parle de ses premiers mois en MLS. « J’ai beaucoup appris tactiquement et travaillé mentalement. J’étais le meilleur arrière gauche en quittant le Cameroun, et ici j’ai dû me rabaisser car en MLS, j’ai trouvé plus fort que moi. La MLS, c’est très professionnel, et il y a les exigences qui vont avec. On bénéficie de bon repos, d’une bonne nutrition, on est à l’abri de ce qui est mauvais. La très grande différence avec le Cameroun, c’est qu’il faut faire attention à ne pas faire de trucs inutiles. Au Cameroun, tu peux t’amuser avec n’importe qui, tu peux quasiment amener ton frère s’entraîner avec l’équipe, on t’excuse facilement si tu t’écartes des règles. Ici, il faut les respecter, sinon tu te fais prendre, ce qui n’est pas bon pour toi et pour ton avenir. »

Sur le terrain, ce n’est pas pareil non plus. « La MLS, c’est bon tactiquement et techniquement, les infrastructures sont parfaites pour s’améliorer et grandir. La plus grosse différence avec le Cameroun est la vitesse d’exécution. Et si tu n’es pas prêt tactiquement, tu te fais bouffer ! Il y a aussi beaucoup d’enjeu, il faut tout donner. Au Cameroun, on recherche avant tout les trois points, peu importe la manière dont on marque. Mais à la fin, c’est le même ballon et les mêmes terrains… enfin, ils sont de la même taille. »

S’il préfère la qualité des infrastructures américaines, Oyongo a évidemment, comme tout expatrié, laissé au pays des gens et des choses auxquelles il tient. « Ma famille, mes amis et la nourriture me manquent. Mais j’ai choisi d’aller ailleurs. Il ne faut pas penser à ces manquements. Après la saison, je pourrai aller au pays et savourer ces plats. »

Il y rencontrera certainement aussi des joueurs intéressés à jouer en MLS. Quels conseils va-t-il leur donner ? « Il faut travailler, se donner à fond. Ça ne va pas arriver comme ça quand tu te lèves un matin. Tu dois faire parler de toi, être le meilleur pour qu’on aille te chercher. » Le message est clair et traduit parfaitement sa mentalité. « La distance rend difficile d’aller superviser les joueurs en Afrique, tempère ensuite Oyongo. Être plus rapproché de l’Amérique, comme en Europe, aide. Mais si tu travailles, ton CV va arriver aux États-Unis car tu es le meilleur buteur ou le meilleur joueur, et là on viendra te chercher, peu importe où tu es. Ce sera alors à toi de saisir ta chance. »

Le joueur qui compte une sélection en équipe nationale camerounaise évoque la distance, mais il ne craint pas que celle-ci joue contre lui pour la suite de sa carrière avec les Lions indomptables, dont beaucoup de joueurs évoluent en Europe. « Quand je ne jouais pas, je me disais que je devais jouer. Mais une fois sur le terrain, tu as de la visibilité. Les gens suivent les matches en Afrique - pas en direct, à cause du décalage horaire -, et parlent de la MLS. Alors si tu joues, on te voit : un Camerounais qui joue dans son club et qui est bon, on viendra le chercher. »

En attendant sa prochaine convocation, Oyongo se concentre sur sa saison à New York. Le détenteur du Supporters Shield alterne les hauts et les bas : comment un nouveau venu ressent-il cela dans le groupe ? « Je n’étais pas là l’année dernière, mais l’ambiance est restée la même - toujours bonne - depuis mon arrivée, avant le début de la saison. C’est le football : la bataille est rude, les équipes évoluent et être premier ne donne pas la garantie de le rester. Nous avons la tête à la qualification pour les play-offs et là, pourquoi ne pas les gagner ? Quant à la Ligue des champions… Rien n’est à sous-estimer, sinon autant ne pas jouer ! Toutes les compétitions sont à prendre au sérieux, et il faut tout donner. »

Il va sans dire qu’après avoir atteint avec bonheur les demi-finales de l’édition africaine avec Coton Sport il y a quelques moins, Oyongo aimerait récidiver pour sa première saison de l’autre côté de l’Atlantique.

19 August 11:16 de la mañana

De Marco Di Vaio (moins ?) proche de la retraite aux filles qui disputent actuellement la Coupe du monde des -20 ans, votre heure en notre compagnie cette semaine (émission que vous pouvez aussi écouter ici) vous fera passer d’un bout à l’autre de la pyramide des âges du soccer de haut niveau.

Montréal a donc retrouvé le chemin de la victoire, mais aussi célébré les débuts d’Ignacio Piatti : on évoque le premier match du nouveau joueur désigné devant son public et son entente avec Di Vaio qu’il voudrait convaincre… de retarder sa retraite. On débat aussi des objectifs de fin de saison du club, qui ne semblent pas clairs pour tout le monde, entre autres en raison de déclarations contradictoires de Frank Klopas. La discussion porte aussi sur la gestion de l’effectif, le « sacrifice » de matchs et le plaisir de jouer.

Une fois n’est pas coutume, on parle aussi de soccer féminin, dont la Coupe du monde des moins de 20 ans se joue au Canada. Le niveau de jeu continuellement à la hausse nous enthousiasme, le fait que les pays de la Concacaf perdent leur avance nous inquiète. On se demande ce que le Canada et les États-Unis devraient faire pour rester au sommet. L’organisation du tournoi fait également partie de nos sujets de discussion tout comme le Stade olympique de Montréal.

Comme de coutume, l’émission se termine par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

18 August 11:13 de la mañana

Quatre équipes ont marqué au moins quatre buts ce week-end faisant certaines victimes prestigieuses pendant que Salt Lake s’imposant dans le sommet contre Seattle, provoquant un nouveau resserrement des rangs en tête.

Meilleur buteur de Salt Lake cette saison, Joao Plata a de quoi avoir le sourire : du haut de ses 157 cm, il a marqué de la tête contre Seattle et ouvert la voie la victoire à son équipe dans ce duel des géants. Absences, conditions de jeu et qualité de l’adversaire : tous des facteurs combinés qui ont fait qu’au bout du compte, Clint Dempsey et ses coéquipiers n’ont pas été en mesure de tenir le rythme imposé par l’équipe locale. Avec un bilan de 6 points lors de leurs 6 dernières rencontres, ils ont quand même certaines raisons de s’inquiéter.

Quand on regarde le classement ce lundi matin, la première place est occupée par Kansas City - à égalité de points mais avec une victoire de plus que Salt Lake. La dernière en date, un 4-1 bien tassé contre Toronto, pour qui ce fut néanmoins tout sauf un match à sens unique. Malgré ces quatre buts, ce ne sont pas les atouts offensifs des Ciel et Marine qui font parler, mais plutôt son troisième gardien, le produit local Joe Kempin qui a empêché le 2-2 grâce à un superbe arrêt.

Le calendrier étant ce qu’il est, les deux équipes de tête pourraient légitimement se faire dépasser par DC United, qui compte deux points de moins mais un match de retard (et aussi par Seattle, qui n’est qu’à une unité de la première place avec deux rencontres de retard). Privée d’Eddie Johnson suspendu, l’équipe de la capitale américaine a réalisé un des autres cartons de la semaine, 4-2 contre Colorado, grâce au duo Silva - Espindola, deux attaquants qui s’entendent comme larrons en foire.

Autre gros score, la victoire 0-5 de Dallas à San José. Les Texans, dans une forme étincelante, en sont à neuf rencontres consécutives sans défaite et disposent actuellement de la meilleure attaque de la compétition, grâce entre autres à Castillo qui est moins prévisible et meilleur sans ballon que la saison dernière. Alors que l’entraîneur Mark Watson ne comprenait toujours pas ce qui était arrivé, le gardien Busch répétait son embarras à qui voulait l’entendre, ajoutant : « Ils nous ont botté le cul de la première à la dernière minute ».

Le succès par des chiffres plantureux le moins attendu est certainement le 4-1 de Columbus contre le LA Galaxy. Une victoire qui arrive à point nommé, sous les yeux d’Andy Loughnane, nouveau responsable du département commercial du club et qui planche déjà sur deux dossiers très importants : la modernisation des installations et de l’image de marque. En se regardant dans le miroir, les Californiens disaient qu’ils ne s’étaient même pas donné la chance de gagner en terres ohioaines.

Auteurs d’un nul lors de deux déplacements abordables respectivement à New England et Chivas USA, Portland et Vancouver déplorent tous deux la perte de deux points importants. Caleb Porter pointait deux coupables à l’échec de son équipe : lui-même, pour la mauvaise première mi-temps, et l’arbitre, pour un but annulé après la pause. Privés de Morales, les Canadiens résumaient leur sortie par une bonne prestation défensive mais un manque de réalisme offensif.

Les deux derniers du classement à l’aube de la journée se sont imposés. Houston a simplifié son jeu en deuxième mi-temps pour battre Philadelphie et grappiller quelques places. Montréal restera lanterne rouge au moins quelques semaines encore, mais avait beaucoup de raisons de sourire après sa victoire contre Chicago : la fin d’une série de sept défaites consécutives, les débuts d’Ignacio Piatti et la possibilité de voir Marco Di Vaio retarder sa retraite.

LES RÉSULTATS
Houston - Philadelphie
Montréal - Chicago
Salt Lake - Seattle
Columbus - LA Galaxy
New England - Portland
Kansas City - Toronto
Chivas USA - Vancouver
San José - Dallas
DC United - Colorado

 
2-0
1-0
2-1
4-1
1-1
4-1
0-0
0-5
4-2

Classement général
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14 August 12:35 de la tarde

La deuxième période des transferts a officiellement pris fin la semaine dernière. Qu’est-ce que ça veut dire, en pratique ? Vous avez été nombreux à me poser énormément de questions et à demander des précisions ces derniers jours, j’ai donc eu l’idée de synthétiser le tout en un article.

D’abord, un peu d’histoire pour remettre le tout en contexte et comprendre l’esprit de ces règlements. Traditionnellement, les championnats de soccer voient chaque club affronter chacun de ses adversaires deux fois (une à domicile, l’autre à l’extérieur). Et le calendrier fait en sorte qu’ils jouent d’abord une fois contre tout le monde (ce qu’on appelle le premier tour), puis la seconde (le deuxième tour) avec généralement, entre les deux, une trêve de quelques semaines. C’est important de garder ça en tête pour la suite.

Afin de favoriser l’intégrité de la compétition, sa parité (chère à la MLS) et son intérêt, des règlements ont été mis en place à différentes périodes du siècle dernier, variant selon les pays et la culture. On s’est quand même rapidement rendu compte que les clubs plus offrants tiraient profit de la liberté des joueurs en allant chercher les meilleurs chez leurs concurrents. Afin d’éviter cela, ils ont dû donner une compensation au club qui perdait son joueur, généralement une indemnité de transfert. Par ailleurs, dans de nombreux championnats, les équipes devaient être constituées avant le premier match, de façon à affronter chaque adversaire avec le même effectif de joueurs. On pouvait y apporter des retouches (rien de majeur, mais plutôt un nombre limité de transferts entrants et/ou sortants) à la mi-championnat, de façon à avoir à nouveau un effectif identique pour affronter chaque adversaire pour la deuxième fois de la saison. Dans certains pays de tradition plus libérale, les règles étaient plus souples, mais bouleverser l’effectif en cours de saison n’était quand même pas dans les mœurs.

À l’époque, l’indemnité de transfert était aussi due lorsque le joueur était en fin de contrat, et son montant variait au bon vouloir des dirigeants des clubs. Si cela protégeait les clubs et la compétition à certains égards, cela allait à l’encontre des droits des individus. Le joueur Jean-Marc Bosman en a été victime et a intenté un procès, qu’il a gagné. En décembre 1995, en a résulté l’arrêt Bosman qui, pour généraliser, a permis aux joueurs en fin de contrat de partir gratuitement et a aussi mis fin à la limite du nombre de joueurs étrangers par club. Cette dérégulation a ouvert de nombreuses portes et mis fins aux traditions, qui ont été remplacées par des règlements allant un peu dans tous les sens. Au tournant du siècle, la Fifa a tenté d’harmoniser le tout et c’est ce qui donne la situation actuelle, présentée ici.

Cette harmonisation vaut pour les transferts internationaux. Et ce que je vous explique ici, ce sont les grandes lignes qui concernent les joueurs professionnels et majeurs (il y a des règles particulières pour les amateurs et les mineurs). Pour les transferts nationaux (entre deux clubs du même pays), chaque fédération édicte ses propres règlements, qui doivent inclure des dispositions pour protéger les joueurs, la stabilité contractuelle et un système pour indemniser les clubs qui investissent dans la formation, tout en respectant le droit national et les conventions collectives.

En fait, chaque joueur est enregistré auprès de la fédération nationale du pays où se trouve son club. Et un joueur enregistré auprès d’une association ne peut être enregistré auprès d’une nouvelle association que lorsque celle-ci a reçu un Certificat International de Transfert (CIT) établi par l’ancienne association, qui doit également en envoyer une copie à la Fifa. La procédure de CIT doit exclusivement être réalisée via TMS, un système centralisé de régulation des transferts mis au point par la Fifa.

Ces enregistrements ne peuvent se faire qu’à certains moments précis. On est revenu au principe de départ : au début de la saison et au milieu de celle-ci. Voilà ce que dit exactement le règlement de la Fifa : « La première période d’enregistrement commence après la fin de la saison et s’achève, en principe, avant le début de la nouvelle saison. Cette période ne doit pas excéder douze semaines. La deuxième période d’enregistrement doit en principe se situer au milieu de la saison et ne doit pas excéder quatre semaines. » Ce sont les fédérations nationales qui choisissent les dates exactes de ces périodes, mais il y a quand même certaines harmonisations, notamment entre pays voisins.

Vous aurez remarqué que le texte ci-dessus précise qu’en principe, les transferts doivent être terminés avant le début de la saison. En pratique, ce n’est cependant pas le cas. Ainsi, en MLS, la première période de transferts s’étalait du 18 février au 12 mai, alors que le premier match de championnat a été joué le 8 mars. Idem en Europe de l’Ouest, où les clubs peuvent transférer jusque fin août même si de nombreux championnats ont déjà repris. Cela change la donne en début de compétition. C’est un peu pareil à la mi-championnat, avec une seconde période qui allait du 8 juillet au 6 août en MLS, et qui s’étale sur tout le mois de janvier en Europe de l’Ouest.

Ce n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, Arsène Wenger, l’entraîneur d’Arsenal, s’en est offusqué, citant en exemple Newcastle qui avait transféré à l’envi durant l’hiver 2013. « Il est injuste que des équipes ne doivent plus jouer contre Newcastle et que d’autres doivent affronter une formation avec six ou huit nouveaux joueurs. Ils ne joueront pas contre la même équipe. Je pense que le nombre de joueurs qu’on peut acheter devrait être limité », a déclaré le Français, proposant que l’on mette fin aux transferts de mi-saison, ou qu’on les limite à un maximum de deux arrivées. Ce genre de réflexion, portant sur l’intégrité de la compétition et l’esprit du jeu, se fait malheureusement de plus en plus rare.

Les dates ci-dessus (vous pouvez consulter la liste complète par pays ici) concernent les transferts entrants. Cela veut dire par exemple que la Fédération américaine ne pouvait enregistrer un joueur venu de l’étranger que jusqu’au 6 août. Par contre, la Fédération anglaise peut le faire jusqu’au 1er septembre. C’est la raison pour laquelle un joueur de MLS peut toujours partir à l’étranger, mais personne ne peut effectuer le chemin inverse. Les anciens coéquipiers d’Ignacio Piatti qui ont joué la finale retour de la Copa Libertadores ce 13 août ne peuvent donc plus signer en MLS mais ont toujours la possibilité de quitter San Lorenzo pour l’Europe.

Ces transferts doivent être notifiés de manière électronique - via le système TMS ou par courrier électronique - avant 23h59 le jour de la date limite. C’est pourquoi on apprend parfois un transfert après cette date. Certains clubs qui ont effectué toutes les formalités dans les temps choisissent occasionnellement d’attendre avant d’effectuer l’annonce. Il arrive aussi parfois (c’est très rare mais pas exceptionnel) que certains clubs effectuent les démarches administratives en retard. Le transfert n’entre alors en vigueur qu’au début de la période suivante, et le joueur doit attendre avant de pouvoir jouer pour son nouveau club, ce qui peut s’avérer fâcheux.

En MLS, la situation est quelque peu particulière, puisqu’on y trouve des clubs de deux pays différents. Dans beaucoup de cas, un joueur qui passe des États-Unis au Canada doit se conformer à ces procédures de réenregistrement limitées aux deux périodes de transfert. Pas en MLS. En voilà la raison expliquée droit depuis les bureaux de la ligue à New York, suite à une question sur le passage d'un club canadien à un club américain (ou inversement) en dehors des périodes d'enregistrement : « Il n’y a pas besoin de Certificat International de Transfert (CIT) car le Canada n’a pas de championnat de Division 1 – raison pour laquelle des clubs canadiens sont autorisés à jouer en MLS. Cependant, s’il y avait une D1 canadienne, un joueur aurait besoin de son CIT pour aller de celle-ci en MLS (dans laquelle il n’y aurait alors pas de club canadien). »

Une fois ces limites de date passées, les règlements varient d’un championnat à un autre. Dans certains, on ne peut plus faire aucun transfert national non plus, ailleurs on ne peut engager que des joueurs sans contrat, d’autres permettent de transférer des joueurs du pays jusqu’à une certaine date. C’est le cas en MLS, où la date de fixation de la liste des joueurs (roster freeze en anglais) est, cette saison, le 15 septembre 2014 à 17h00, heure de New York. D’ici-là, les clubs peuvent engager des joueurs d’autres clubs s'il n'y a pas besoin de CIT, effectuer des échanges ou ajouter des jeunes du crû à l’effectif de leur équipe première. Lisez ici les règlements de la MLS en français.

Que ce soit dans un seul pays ou plusieurs, un joueur peut être enregistré auprès de trois clubs au maximum au cours d’une même saison. Durant cette période, le joueur ne peut être qualifié pour jouer en matches officiels que pour deux clubs - trois si les saisons se chevauchent (lors par exemple d’un passage de la MLS à l’Europe de l’Ouest). Un joueur ne peut pas non plus signer de contrat avec deux clubs en même temps (sauf si l’un le prête à l’autre). Sinon, il subira des sanctions sportives (une suspension de plusieurs mois). Le dernier contrat qu’il a signé est théoriquement celui qui est valide, mais il peut y avoir exception si le club l’a incité à rompre l’autre contrat.

Il y a des joueurs qui signent illégalement plusieurs contrats… et il y en a d’autres qui n’en ont plus. Ces joueurs considérés comme sans emploi sont ceux dont le contrat a expiré (ou a été rompu par consentement mutuel) avant la fin d’une période d’enregistrement. Ils ont le droit de signer dans un nouveau club après les périodes réglementaires de transfert, à condition que ce soit prévu dans le règlement national, ce qui n’est pas obligatoire, chaque championnat déterminant ses propres règles pour ce cas de figure et devant avant tout veiller à l’intégrité de la compétition.

Que le joueur soit en fin de contrat ou non, il y a aussi des règles d’éthique à respecter par les clubs qui les convoitent. Un club désirant signer un contrat avec un joueur professionnel est tenu d’en informer le club du joueur par écrit avant d’entamer toute négociation. Un joueur n’est libre de conclure un contrat avec un autre club que si son contrat a expiré ou expirera dans les six mois. Et si le joueur n’arrive pas en fin de contrat, certains pays se basent sur le principe qu’on ne fait pas aux autres ce qu’on ne veut pas que les autres nous fassent. Ce n’est pas toujours efficace, alors plusieurs fédérations obligent le club qui veut négocier à obtenir un accord signé par le club à qui appartient le joueur.

Si un joueur sous contrat passe d’un club à un autre, il doit y avoir une compensation, qui est généralement une indemnité de transfert. Sauf exceptions précisées dans le règlement de la Fifa (par exemple un joueur qui n’est pas payé pendant plus de trois mois), une résiliation unilatérale de contrat en dehors des périodes d’enregistrement réglementaires s’accompagne de sanctions sportives (interdiction de jouer ou de transférer) pour le joueur ou le club.

Depuis plusieurs années, le travail de formation est également récompensé sous deux formes : l’indemnité de formation et le mécanisme de solidarité. La première est payée lorsqu’un joueur signe son premier contrat professionnel et lors de chaque transfert jusqu’à la saison de son 23e anniversaire. Tous les clubs qui l’ont formé à partir de l’âge de 12 ans touchent entre 2000 et 125 000 dollars par saison de formation, selon un barème préétabli. Si le club a disparu entre temps, la somme qu’il devait recevoir va à la fédération nationale, qui doit la réinvestir dans le développement des jeunes. Cette indemnité de formation doit être payée que le transfert ait lieu pendant ou à la fin du contrat du joueur.

La contribution de solidarité, elle, ne doit être payée que lorsqu’un joueur professionnel est transféré avant l’échéance de son contrat. Dès lors, 5% du montant de l’indemnité de transfert versée à l’ancien club est répartie entre tous les clubs pour lesquels le joueur a évolué entre ses 12 et ses 23 ans. Imaginons qu’un jeune qui a joué au FC Verdun de sa petite enfance jusqu’à ses 23 ans soit transféré cinq ans plus tard du Real Madrid à Arsenal pour 50 millions, le FC Verdun verra ses caisses se remplir de 2,5 millions…

Je ne m’étendrai pas sur les prêts, mais il est quand même important de savoir que la période minimum de prêt doit correspondre à la période comprise entre deux périodes d’enregistrement. Un prêt est en fait considéré comme un transfert (avec évidemment des conditions particulières à cette situation dans le contrat) pour une durée déterminée (il est d’ailleurs aussi appelé aussi transfert temporaire), donc les même règles s’appliquent, notamment le payement d’indemnités de formation et de solidarité ou encore le respect des dates durant lesquelles on peut transférer.

Autre précision intéressante : les suspensions dans le championnat national n'accompagnent pas un joueur transféré à l’étranger, sauf si elles sont de plus de quatre rencontres ou de trois mois, auquel cas le joueur doit terminer de les purger dans le nouveau championnat où il joue.

On m’a aussi souvent demandé ce qu’il en était en Ligue des champions. Tous les règlements ci-dessus s’appliquent évidemment. En Concacaf, un club doit fournir une liste de maximum 30 joueurs sept jours avant le début de la compétition. Il peut y ajouter des joueurs jusqu’à 48 heures avant un match, du moment que la limite de 30 ne soit pas atteinte, et ne peut retirer personne, même les joueurs ayant quitté le club. Une autre liste est donnée avant les quarts de finale (après la période de transferts hivernale), selon le même principe. Un même joueur ne peut pas participer à la compétition pour deux clubs différents. En Europe, c’est un peu plus compliqué et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ce document à partir de la page 29.

Voilà donc le tour de la question qui, je l’espère, répond à vos interrogations. Si vous souhaitez encore plus de détails, consultez le règlement officiel de la Fifa sur le statut et le transfert du joueur.