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Recap
Sun. Dec 7th at 3:00pm EST · ESPN · UniMas · UDN · TSN1 · RDS2
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Final

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Coup Franc

07 November 11:27 de la mañana

Les membres du carré d’as de la phase finale de la saison 2014 seront dévoilés au compte-gouttes, avec un match retour des demi-finales de conférence samedi, deux autres dimanche, et Seattle - Dallas lundi. Quatre duels où les équipes sont toutes dans des positions assez différentes.

DC United - New York ouvrira le bal samedi à 14h30 (HE). Les joueurs locaux auront la lourde mission de remonter leur défaite 2-0 du match aller. Un but de New York, et ils devront en marquer quatre ! Mais ça ne les empêche pas de faire preuve de confiance et de ne pas être inquiets outre mesure. « On peut difficilement être plus mauvais que lors du match aller, et on les imagine mal mieux jouer que ce jour-là », clame-t-on à l’unisson à l’ombre de la Maison Blanche.

À la recherche du bon équilibre entre l’attaque et la défense, les hommes de Mike Petke se préparent à un affronter un adversaire qui amènera du monde à l’attaque. Ils devront résoudre les problèmes d’espace et de communication qui leur ont causé des soucis plus tôt dans la saison. New York pourra compter sur le soutien d’un millier de supporters qui effectueront le déplacement dans un stade qui, espère-t-on, sera bientôt remplacé par une enceinte davantage aux normes actuelles de la MLS. Le projet a récemment reçu des signes encourageants des élus du District de Columbia.

Le duel qui opposera New England à Columbus dimanche dès 17h (HE) sera a priori le plus déséquilibré, suite à la victoire 2-4 de Nguyen, Jones et compagnie au match aller dans l’Ohio. Un succès plantureux qui pousse certains à se demander si New England ne serait pas le grand favori de la Coupe MLS. Conscient que son équipe est passée à côté de son premier match, Gregg Berhalter tentera de lui faire retrouver ses sensations sans lui imposer de changements drastiques.

Une partie de l’aspect mental du discours à l’entraînement des deux équipes a été identique cette semaine : le match aller n’a jamais eu lieu ! À New England, on veut jouer comme s’il fallait repartir à zéro, afin d’éviter de s’asseoir sur ses lauriers. Du côté de Columbus, il sera quand même difficile de ne pas songer au résultat à obtenir pour passer au tour suivant, mais Meram et ses partenaires jurent qu’ils vont prendre tous les risques pour retourner la situation. Spectacle garanti !

Une fois ce duel terminé, il ne faudra pas attendre longtemps avant d’en voir un autre peut-être aussi riche en spectacle, et sûrement davantage en suspense : le coup d’envoi de LA Galaxy - Salt Lake sera donné à 19h30 (HE) et rien n’est dit après le 0-0 du match aller. Favoris chez eux, les Californiens ? C’est ce que voudrait la logique. Mais leur adversaire tente de semer le doute dans les esprits, et pas seulement en raison de la règle des buts à l’extérieur. Et Omar Gonzalez doit se défendre : « Non, nous ne sommes pas en méforme », après quatre rencontres sans victoire.

Alors que Jeff Cassar met en garde ses hommes de ne pas viser le nul avec buts, synonyme de qualification, ceux-ci sont partagés quand on leur demande sur qui est la pression. « Sur tout le monde », pense Grabavoy. « Sur leurs épaules », estime Luis Gil. Deux joueurs qui devront par ailleurs être départagés pour une place dans le onze de départ dimanche. Et pendant ce temps, à Los Angeles, on évoque les plans pour contrer Plata et éviter de commettre des fautes stupides. Peut-être pour mieux faire oublier à Salt Lake qu’il aura fort à faire pour défendre face au trio Donovan - Zardes - Keane ? Si le match n’a pas encore commencé, le duel psychologique, lui, est déjà bien entamé.

06 November 2:53 de la tarde

On est au plein cœur de la phase finale de la saison actuelle, mais les premières couleurs de la saison prochaine pointent déjà à l’horizon. Tout d’abord sous la forme de la présentation des maillots des deux nouvelles équipes. Orlando a ouvert le bal, avec un maillot tout mauve, couleur assez rarement portée par des clubs professionnels mais qui a quand même ses lettres de noblesse. Jeudi prochain, ce sera au tour de New York City, qui devrait sans surprise arborer le bleu ciel de son grand frère de Manchester. Ces deux maillots sont aussi les premiers à arborer le nouvel écusson de la MLS.

La ligue a par ailleurs confirmé les dates clefs menant à la reprise des entraînements en janvier prochain, notamment en matière de transferts, de recrutement et d’échanges, où il y aura encore plus d’animation qu’à l’accoutumée en raison de la fin des activités de Chivas USA et de l’arrivée des deux nouveaux clubs.

Pas le temps de prendre de vacances après la finale de la Coupe MLS le 7 décembre, puisque dès le lendemain, les clubs disposeront de quatre heures (entre 9h et 13h – toutes les heures ici sont HE, soit l’heure de New York et Montréal) afin d’effectuer des échanges et de prolonger les contrats de leurs propres joueurs. Avant cela (peut-être même avant la finale de la Coupe MLS), il y aura aussi eu le « repêchage de dissolution », une séance permettant aux autres clubs de recruter les joueurs de Chivas USA.

Dès 13h le lundi 8 décembre, commencera une période dite de black-out, durant laquelle il ne sera pas possible d’échanger de joueurs ni de prolonger de contrats. Elle se prolongera jusqu’au repêchage d’expansion, le 10 décembre. Celui-ci permettra aux deux nouvelles équipes, Orlando et New York City, de recruter des joueurs des autres équipes de MLS. Les détails n’ont pas encore été officialisés, mais si l’on se réfère à son organisation en 2011, elles pourront protéger 11 joueurs de leur effectif. S’y ajouteront les joueurs formés au club, les joueurs Génération adidas bénéficiant toujours de ce statut la saison prochaine et les joueurs désignés ayant dans leur contrat une clause de non-échange. Les joueurs arrivés en fin de contrat sont toujours considérés comme des joueurs du club, sauf s’ils ont annoncé leur retraite.

Dès la fin du repêchage d’expansion, les échanges seront à nouveau autorisés jusqu’au lendemain soir, soit le 11 décembre à 17h. Entre temps, le 10 décembre, aura lieu une séance de recrutement des éléments que les clubs ne souhaitent pas conserver et auront placés sur la liste des joueurs disponibles.

On passera ensuite aux deux phases du processus de repêchage, autre type de séance de recrutement, permettant cette fois aux joueurs ayant plusieurs années d’expérience en MLS, dont le contrat au club est arrivé à échéance et n’a pas été prolongé (avec certaines autres particularités, je vous passe les détails) d’être repêchés par un autre club de MLS et de ne pas rester à l’eau. La première étape aura lieu le 12 décembre, la seconde le 18. Entre temps, les échanges et négociations seront à nouveau possibles. Idem après la deuxième étape du repêchage.

Certains profiteront certainement de cette période pour prendre des vacances bien méritées, puisque dès début janvier, les prospecteurs auront beaucoup de travail de visionnage à effectuer. Du 2 au 5 janvier, aura lieu l’évaluation de joueurs des Caraïbes. Ensuite, du 9 au 13, ce sera l’Évaluation annuelle des espoirs. Tout cela culminera le 15 janvier avec le SuperDraft de la MLS, lors duquel les clubs recruteront des joueurs qu’ils auront vu à l’œuvre plus tôt dans le mois, généralement venus des rangs universitaires, dont les talents précoces ayant reçu un contrat Génération adidas leur permettant d’être recrutés avant la fin de leur études.

Il sera alors temps de reprendre les entraînements, avec des effectifs qui auront déjà pas mal évolué après les processus précités, sans oublier les transferts plus traditionnels, et seront encore appelés à le faire avec entre autres l’ouverture de la période des transferts internationaux en février.

04 November 1:16 de la tarde

Trois sujets sont au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) : le début de la phase finale qui n’a pas manqué de spectacle, un retour sur les débats concernant le leadership et la communication à Montréal, ainsi que la fin de Chivas USA et l’annonce de l’arrivée d’un nouveau club à Los Angeles.

La phase finale nous a déjà offert quelques rencontres de haut vol. En quoi la victoire de New York contre DC United est-elle surprenante : son résultat ou la prestation d’un des deux clubs ? Après le 0-0 au match aller, qui est en meilleure position entre Salt Lake et le LA Galaxy ? New England était-il trop fort ou Columbus est-il passé à côté de son match ? Ceux qui sont restés sur leur faim lors de Dallas - Seattle ont-ils raté quelque chose ?

Chivas USA a mis la clef sous la porte et sera remplacé sur le terrain par un autre club à Los Angeles en 2017. On parle de la manière dont ce dossier difficile a été géré et on se demande quelles sont les conditions de la réussite d’une rivalité fructueuse entre deux clubs dans la plus grande ville de Californie.

On revient sur la situation de Montréal, en abordant des aspects extra-sportifs : la communication, particulièrement celle venant des responsables techniques, les contradictions, ce que les joueurs ont voulu dire en parlant de problèmes de leadership et la manière dont ce dernier est géré, notamment par l’attribution des rôles. Sans oublier la conférence de presse de Matteo Ferrari.

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03 November 11:26 de la mañana

Une pluie de buts à Columbus, un sommet qui se termine sur un nul vierge mais nous offre peut-être le plus beau des spectacles, New York qui étouffe DC United et Seattle en bonne position avant le match retour : les demi-finales de conférence ont offert un visage bien différent les unes des autres, chacune présentant son intérêt particulier.

Le seul match sans but a peut-être été le plus haut en couleurs. Rimando et, surtout, Penedo n’ont pas chômé lors d’un Salt Lake - LA Galaxy haletant (résumé vidéo) où les occasions ont plu du début à la fin. La défense locale a confirmé son extrême solidité dans son stade et plus les minutes avançaient, plus on passait de temps devant le but californien. Mais le gardien visiteur, au prix de certains réflexes de haute voltige, a tout arrêté. Conscients d’être passés à côté de la montre en or, les joueurs de Salt Lake se consolent en disant qu’un nul avec buts suffira au match retour. Outre l’adversaire, le LA Galaxy a dû affronter l’altitude et, en deuxième mi-temps, le vent de face. Heureux d’avoir bien défendu, ses joueurs déclarent que gagner à domicile pour passer au tour suivant est bien la moindre des choses.

New York est la seule équipe jouant chez elle à s’être imposée, 2-0 contre DC United (résumé vidéo), un résultat qui lui ouvre de belles perspectives avant son déplacement à Washington. Il est la récompense de son match très abouti des deux côtés du terrain. Impliqué dans les deux buts, Thierry Henry s’est mis en évidence 90 minutes durant par des gestes qui ont surpris presque tout le monde, à commencer par ses adversaires, mais pas ses équipiers qui en ont profité. Au fout et au moulin, Sam, à la base du premier but, a réalisé un important travail de sape. Présents au bon endroit, au bon moment et avec le bon geste, Luyindula et Wright-Phillips ont parachevé leur travail de deux buts. En face, DC United, qui s’est désolé d’avoir joué son plus mauvais match au pire moment de la saison, n’avait presque aucune solution : il n’arrivait pas à s’installer dans le camp adverse, ses espaces de prédilection étaient fermés. Ça ne l’a pas empêché de tenter sa chance de loin assez souvent, exercice lors duquel il est généralement plutôt adroit, mais ce fut sans succès cette fois.

On attendait beaucoup de Dallas - Seattle, qui s’est soldé sur un partage 1-1 (résumé vidéo) paraissant contenter tout le monde. Comme à son habitude, le détenteur du Supporters Shield a commencé en douceur, ce qui a permis à Dallas de s’installer dans son camp. L’équipe reine des phases arrêtées s’est procuré celle la plus régulièrement couronnée de succès quand Pappa a accroché Escobar dans le rectangle : Michel, de son pied gauche impérial, n’a pas raté le penalty. Au retour des vestiaires, alors que les deux équipes semblaient encore s’observer, une faute d’inattention dans la défense texane a permis à Alonso de reprendre victorieusement un coup franc, un but sorti d’un peu nulle part très frustrant pour les joueurs locaux. En saison régulière, Seattle aurait certainement poussé pour aller chercher les trois points, qu’il a souvent conquis en fin de match, mais avec le match retour à l’horizon, il s’est satisfait de ce résultat, alors que Dallas était moins fringant même s’il a obligé Frei à sortir un grand réflexe dans les derniers instants.

Mettant aux prises deux équipes aimant la vitesse, tirer de loin et dans tous les sens, Columbus - New England avait les ingrédients d’un feu d’artifice, et on a vu une explosion de buts : 2-4 (résumé vidéo). Deux coups francs ont mis le feu aux poudres : le premier de Rowe repris victorieusement par la tête de Davies, le second envoyé directement dans le but par Tierney, donnant deux buts d’avance aux visiteurs face à une équipe médusée et incapable d’exécuter son plan de match. Columbus a poussé, est revenu au score grâce à Meram, mais, cherchant à égaliser, a permis à son adversaire de sortir ses contre-attaques explosives. Nguyen et Davies (auteur du premier doublé en phase finale de l’histoire du club) ont tour à tour trouvé le chemin des filets de superbe manière, avant qu’Higuain ne réduise sur penalty la sévérité des chiffres.

31 October 10:27 de la mañana

Ce jeudi soir, New York a battu Kansas City 2-1 grâce à un but inscrit à la toute dernière minute du temps réglementaire (résumé vidéo). À peine le premier tour terminé, place ce week-end aux demi-finales de conférence avec quatre duels qui s’annoncent serrés.

Si le score était toujours vierge à la pause hier dans le New Jersey, l’équipe locale semblait effectuer un bon travail de sape qui allait finir par payer, notamment sur le flanc droit où Sam était très actif. Mais elle a changé son plan au retour des vestiaires, Kansas City a bien défendu et a puni une approximation défensive d’un contre bien placé pour faire 0-1 par Dwyer. Mike Petke ne semblait pas trouver la solution avec les hommes présents sur le terrain, et ce sont ses remplaçants qui ont apporté la délivrance.

Luyindula a d’abord fait office de chaînon manquant pour à la fois libérer Henry et le servir à un endroit d’où il a pu envoyer un centre que Wright-Phillips a repris victorieusement (1-1). Le meilleur buteur de la compétition, célébré avant le match, a fait honneur à sa réputation en trouvant le fond des filets une deuxième fois suite à un centre de la droite d’Oyongo, bien lancé par Luyindula. Le tenant du titre est donc éliminé, son entraîneur Peter Vermes se dit à la fois déçu et fier.

« Nous n’avons encore rien fait », prévenait Thierry Henry après le coup de sifflet final, déjà concentré sur le match du tour suivant contre DC United (dimanche, 16h00). L’équipe de la capitale américaine s’y prépare dans le calme depuis une semaine, et compte sur des joueurs chevronnés pour décrocher la Coupe MLS.

L’autre rencontre de dimanche (21h00 HE) opposera Dallas à Seattle. Auréolés de leur victoire de mercredi contre Vancouver, les Texans vantent encore les mérites de jeune Akindele, pas seulement pour son but d’ouverture, mais aussi pour son match abouti, à la hauteur de celui joué par les vedettes de l’équipe. Être déjà dans une ambiance de duels à élimination directe est-il un avantage pour les équipes qui doivent passer par le 1er tour ? Certains le pensent. Le vainqueur du Supporters Shield ne se pose pas la question : Seattle dit déjà être dans l’élan menant à la Coupe MLS depuis deux semaines et sa double confrontation avec le LA Galaxy.

Ce week-end riche en suspense s’ouvrira en fait samedi dès 16h00 avec l’affrontement entre Columbus et New England, deux équipes discrètes mais qui ont réussi une superbe deuxième moitié de saison régulière (32 points chacun lors de leurs 17 dernières rencontres, seul le LA Galaxy a fait mieux). Ça ne les empêche pas de parler de l’adversaire, pour mieux lui mettre la pression, avant le match. Ainsi, les hommes en jaune soutiennent que le joueur à surveiller du côté de New England n’est pas Jermaine Jones mais bien Lee Nguyen. Alors que les résidents du Massachusetts estiment qu’un de leurs principaux avantages est la familiarité qu’ils ont avec leur adversaire.

La soirée de samedi offrira certainement le match au sommet de ces demi-finales de conférence : Salt Lake - LA Galaxy (20h00 HE). Dans le camp californien, tous les regards sont tournés vers un seul homme : Robbie Keane, qui a repris le chemin de l’entraînement, ce qui pousse à l’optimisme quant à sa présence sur le terrain. L’Irlandais a aussi prévenu qu’il répondra à l’appel de son équipe nationale à la mi-novembre. Les deux équipes s’affronteront pour une deuxième année de suite au même stade de la compétition. L’an dernier, cela avait tourné à l’avantage des pensionnaires des Rocheuses : les deux équipes se ressemblent, mais ils sont plus familiers avec l’altitude. Il est vrai qu’on aura droit à deux formations qui aiment poser leur jeu dans le camp de l’adversaire et ont beaucoup de qualité en possession de balle. Mais elles devront compter avec une donne nouvelle en MLS cette année : les buts à l’extérieur feront désormais la différence en cas d’égalité après 180 minutes.

30 October 2:42 de la tarde

Le commissaire de la MLS, Don Garber, a annoncé qu’une nouvelle équipe avait été attribuée à un groupe de propriétaires emmené Henry Nguyen, Peter Guber et Tom Penn. Il est prévu que le nouveau club effectue ses débuts en 2017 dans un nouveau stade de soccer qui sera construit spécialement pour l’équipe dans la communauté urbaine de Los Angeles.

« Nous sommes ravis d’accueillir Henry Nguyen, Peter Guber, Tom Penn et leurs associés propriétaires en Major League Soccer, a déclaré Garber. Ce groupe de propriétaires visionnaire tracera une voie qui va continuer d’amener le soccer à un niveau supérieur dans cette grande ville et, combinée à un nouveau stade ultramoderne, nous permettre de nous rapprocher plus vite de notre but de faire partie des meilleures compétitions de soccer au monde. »

« Los Angeles possède un marché diversifié et dynamique comptant des millions de supporters de soccer, et nous attendons avec impatience la rivalité qui opposera le Galaxy et le Los Angeles Football Club », a ajouté le commissaire par la suite.

Directeur général d’IDG Ventures Viêt-Nam, Nguyen est l’associé directeur du nouveau club de MLS. Né au Viêt-Nam, Nguyen était encore tout petit quand il s’est installé aux États-Unis. Diplômé de l’université Harvard, il est aussi titulaire d’un doctorat en médecine et d’une maîtrise en administration des affaires, décrochés respectivement à l’école de médecine de l’université Northwestern et à la Kellogg School of Management.

« Nous pensons que cette équipe peut devenir un des clubs les plus extraordinaires de Major League Soccer et une marque reconnue à travers le monde », a déclaré Nguyen. « Aujourd’hui, c’est le premier jour et le moment pour nous de nous concentrer sur la mise sur pied d’un stade de classe mondiale où le club pourra jouer et où les supporters pourront s’amuser. »

Faisant partie des entrepreneurs les plus respectés dans l’industrie des sports et des loisirs, Guber est président-directeur général du Mandalay Entertainment Group, propriétaire et co-président du conseil d’administration des Golden State Warriors évoluant en NBA et copropriétaire des Los Angeles Dodgers évoluant en Major League Baseball. Guber sera président du conseil d’administration du nouveau club de MLS.

« Faire des affaires dans les sports et les loisirs, c’est avant tout gagner sur le terrain et offrir un produit passionnant qui engendrera une base de supporters enthousiastes et loyaux, a déclaré Guber. Le marché de Los Angeles compte des millions de supporters de soccer, et nous savons que cette nouvelle équipe peut tenir une promesse de succès sur le terrain et offrir une expérience extraordinaire à ses supporters. »

Aux côtés de Nguyen, Guber et Penn, on retrouve un très grands nombre d’associés au sein du groupe de propriétaires. Parmi les plus connus, Earvin « Magic » Johnson, ancienne vedette de NBA, Vincent Tan, propriétaire de Cardiff City et du FK Sarajevo, ou encore Mia Hamm Garciaparra, figure marquante du soccer féminin aux États-Unis. Pour avoir plus d’informations sur l’équipe, baptisée Los Angeles Football Club (un nom qui pourrait changer, les supporters potentiels seront appelés à se prononcer à ce sujet, comme sur le logo et l’équipement), rendez-vous ici.

Avec l’ajout du nouveau club de Los Angeles, la MLS sera composée de 22 équipes en 2017 puisqu’une nouvelle équipe à Atlanta y effectuera également ses débuts la même année. Deux autres nouvelles équipes s’y joindront d’ici 2020.

30 October 11:21 de la mañana

Comme prévu, le duel entre Dallas et Vancouver (résumé vidéo) fut très serré et guère riche en occasions, ce qui n’a pas empêché le public d’assister à un match de bon niveau. Il a fallu un penalty très généreux, aux yeux de ceux qui l’ont concédé en tout cas mais aussi de beaucoup d’observateurs neutres, pour permettre à Dallas d’émerger en toute fin de match et de s’imposer 2-1.

Plus tôt dans la partie, les Texans avaient une première fois pris l’avance, profitant de la latitude laissée par les visiteurs à l’entrée de leur camp permettant à Diaz d’accélérer et d’offrir le premier but du match à Akindele. Tant son entraîneur que ses coéquipiers se félicitaient de la titularisation du meneur de jeu, malgré les interrogations au sujet de sa condition physique. Du côté de Vancouver, Morales, fatigué, n’a pu faire la différence alors qu’il avait en mains certaines clefs du succès. Cela n’a pas empêché ses équipiers d’égaliser avant que Dallas n’émerge sur le fameux penalty douteux. Mais les Texans avaient aussi pris le dessus dans le jeu.

L’autre rencontre du premier tour opposera New York à Kansas City ce soir sous le coup de 20h00. La saison des deux formations a pris un virage opposé depuis que les deux équipes se sont affrontées début septembre, quand Alexander a été recentré sur le terrain. Sa domination à domicile et la forme du moment font de New York le grand favori, ce qui ne l’empêche pas de respecter son adversaire. Quant aux joueurs européens de Kansas City, ils veulent saisir la chance de pouvoir quand même devenir champion après avoir terminé loin du premier au classement général.

29 October 2:21 de la tarde

Alors que les équipes éliminées font leurs bilans, pas le temps de respirer pour les prétendants à la Coupe MLS, principalement pour ceux qui doivent passer par le premier tour de la phase finale, qui commence aujourd’hui. Dallas accueille Vancouver ce mercredi soir à 21h00, alors que New York recevra Kansas City ce jeudi sous les coups de 20h00.

A priori, les deux équipes à domicile partent favorites : parce qu’elles ont l’avantage du terrain, mais aussi parce qu’elles ont terminé devant leur adversaire au classement. Mais ce n’est pas si simple : ainsi, Dallas reste sur une défaite chez lui contre Portland, alors que Vancouver respire la forme après cinq rencontres consécutives sans défaite. Tout cela grâce à une organisation défensive rigoureuse que les Canadiens comptent encore appliquer pour profiter des trous en défense que laisserait un adversaire qui aime attaquer.

Plusieurs joueurs ont bien grandi depuis l’arrivée d’Oscar Pareja au Texas, ce qui permet à l’entraîneur colombien d’avoir des options variées à ce moment-ci de la saison, et peut-être de semer le doute dans la tête de son vis-à-vis s’il cherche à connaître les titulaires au coup d’envoi. Les visiteurs s’attendent à un duel physique, ce qui est loin de leur déplaire. Avec deux équipes dont les points forts offensifs correspondent aux points forts défensifs de l’adversaire, on pourrait avoir un match plus serré voire plus fermé que prévu.

L’autre duel met aux prises le tenant du titre, Kansas City, et le vainqueur du Supporters Shield 2013, New York. Il est a priori plus déséquilibré : le détenteur de la Coupe MLS connaît un creux depuis plusieurs semaines, déplore plusieurs blessés, et a en outre perdu chez lui son dernier match de saison régulière contre son futur adversaire qui a, en s’imposant, remporté le droit de jouer le 1er tour chez lui.

New York pourra compter sur un Bradley Wright-Phillips archi-motivé, lui qui est quelque peu frustré d’avoir seulement égalé, et non battu, le record de buts en saison régulière. De plus, il récupérera probablement Thierry Henry, qui avait manqué le match du week-end dernier mais a recommencé à s’entraîner. Malgré tout, la défense de Kansas City tient mieux le coup à l’extérieur (elle a encaissé davantage de buts chez elle) et ses joueurs ont en tête leur parcours victorieux de l’an dernier. Peter Vermes parle d’expérience quand il insiste : à ce stade de la saison, tous les compteurs sont remis à zéro.

28 October 2:46 de la tarde

En dressant son propre bilan ce lundi, Montréal a insisté sur son besoin d’encore évaluer la saison. L’équipe de Coup Franc, renforcée par Christian Schaekels de Vision du Jeu, y est allée de ses propres évaluations pour l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), afin de comprendre pourquoi et comment l’Impact a terminé dernier du classement, se penchant entre autres sur les sujets suivants :

  • Le bilan fait par le club, sur le fond et sur la forme
  • « Travailler dur », un vrai plus ou un simple devoir professionnel ?
  • Une équipe qui a joué contre-nature et non en fonction des qualités de ses joueurs
  • Aucun but marqué sur phase arrêtée : à quel point est-ce consternant ?
  • Débuts de deuxième mi-temps catastrophiques : que se passe-t-il dans le vestiaire ?
  • La pertinence et les conséquences de l’éviction de Perkins
  • Un manque de leaders ou des leaders mal choisis et mal soutenus ?
  • Des discours remplis de paradoxes et de contradictions
  • Plusieurs impressions que nous vérifions avec des faits et des chiffres
  • Des joueurs qui se sentent perdus sur le terrain
  • Les approximations dans la gestion de l’effectif, et les pépins physiques des joueurs
  • Le jeu du « Qui reste, qui part ? »
  • Les (éternels) problèmes d’évaluation ne sont pas réglés

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27 October 4:45 de la tarde

Être entraîneur de l’équipe qui a terminé à la dernière place de classement et arriver devant les journalistes pour le bilan de la saison n’est pas un exercice simple. Frank Klopas s’y est livré ce lundi, et a, comme à son habitude, tenu un discours très lisse, lors d’une conférence de presse où il était accompagné de Richard Legendre, vice-président en charge des opérations sportives.

Question que se posent généralement tant les supporters que les observateurs d’un club qui finit lanterne rouge : pourquoi maintenir la confiance en l’entraîneur ? Elle a été posée directement à Klopas, qui y a largement répondu en vantant son bilan à Chicago et sa connaissance de la MLS.

« J’ai fait mes preuves en MLS, a-t-il répondu d’emblée. Après 5 bonnes années comme directeur sportif, je suis devenu entraîneur car j’ai senti que c’était le moment pour faire le pas à Chicago. On aurait pu changer tous les joueurs, mais c’était plus facile de mettre en place un entraîneur qui connaissait les joueurs et croyait en eux. J’ai pris une équipe en mauvaise posture et on a pris 50% des points. L’année suivante, nous avons gagné 17 matches et nous sommes qualifiés pour la phase finale. L’année passée, après un mauvais départ, nous avons fait une belle remontée en deuxième moitié de saison et n’avons raté la phase finale qu’à cause de la différence de buts avec Montréal. J’ai l’expérience de travailler dans la compétition, de connaître les contraintes du budget salarial, de connaître les joueurs. Comme entraîneur, en deux ans et demi, j’ai montré de la constance, j’ai montré que je savais gagner. »

Il n’a commencé à parler de son club actuel que dans la deuxième partie de sa réponse, contenant aussi un mea culpa et vantant avant tout la continuité. « Mais vous avez raison, et je ne suis pas du genre à blâmer tout le monde. Je suis l’entraîneur et je suis responsable. C’est très bien pour moi que l’organisation ait montré son engagement, car je crois fermement que la continuité est nécessaire pour avoir du succès. Pas seulement avec les joueurs, mais aussi avec le staff. C’est très difficile de changer chaque année. Mais nous sommes dans un domaine où il faut obtenir des résultats, et ils n’ont pas été au rendez-vous. J’en accepte entièrement la responsabilité. Maintenant que j’ai le soutien du club, j’ai la responsabilité de trouver les solutions et de prendre les bonnes décisions. Mais partout ailleurs dans le monde, vous avez raison : vous perdez cinq rencontres et vous n’avez plus de continuité. Elle est pourtant importante pour construire quelque chose. »

Klopas a aussi dû justifier certains problèmes récurrents de l’équipe cette saison, notamment son incapacité à marquer sur phase arrêtée. « Nous avons travaillé dessus mais parfois il faut la bonne personne pour faire la bonne passe. Nous avons fait des changements. Nous allons continuer de travailler, c’est une partie cruciale du jeu qui peut faire la différence. »

Il a aussi été interrogé sur l’incapacité de son équipe à conserver une avance. « Je ne peux pas blâmer les joueurs car en bout de ligne, c’est moi qui suis responsable de résoudre ces problèmes. Durant la deuxième moitié de saison, cela ne s’est plus produit souvent, nous avons davantage pris des points quand nous les méritions. Les changements que nous avons effectués, la mentalité différente et la continuité ont aidé. Cela reste un problème que nous devons évaluer sérieusement et auquel nous devons trouver des solutions pour qu’il ne se reproduise pas la saison prochaine. »

Avant de répondre aux questions des médias, l’entraîneur avait dressé son propre bilan, parlant évidemment d’une saison difficile, mais soulignant aussi quelques bons moments. Il est parfaitement résumé dans la déclaration suivante : « La victoire en Coupe du Canada et notre parcours en Ligue des champions sont des points très positifs. Mais le plus important est d’être constant, de disputer la phase finale et d’avoir la possibilité de gagner quelque chose. » Klopas a ajouté aussi que c’est dans les moments difficiles qu’on apprend et qu’on devient meilleur.

Outre le mot continuité, le terme évaluation est revenu très souvent dans son discours. « Il y aura beaucoup de travail durant l’entre-saison pour vraiment réaliser une évaluation de haut en bas : de l’équipe, de nous, du staff, afin de voir ce que nous avons mal fait, ce que nous pouvons apprendre afin d’effectuer les ajustements appropriés. L’important actuellement est d’évaluer toute la saison, les bons et mauvais points, l’effectif, où nous en sommes par rapport au budget salarial. Il n’y a que quatre joueurs en fin de contrat. Il y aura des changements, c’est certain, ils sont nécessaires pour que l’équipe s’améliore. Mais il faut aussi de la continuité. »

Parmi les joueurs en fin de contrat, le capitaine Patrice Bernier, que Klopas veut « évidemment voir encore faire partie de l’organisation » et le gardien Troy Perkins, « un bon gars, un pro, pour qui il faut évaluer la situation, notamment en ce qui concerne les questions de budget salarial, et avec qui il faut parler ». Si Bernier a déclaré qu’il n’avait « jamais eu en tête de ne pas être là l’an prochaine », Perkins, irrité, s’est demandé si le club le voulait vraiment : « Un jour c’est oui, un jour c’est non. Je ne mérite pas le blâme pour le mauvais début de saison, mais il m’est tombé dessus. » Les deux autres joueurs en fin de contrat sont Heath Pearce et Mamadou Danso.

Le seul départ officiellement acté à ce jour est celui du néo-retraité Marco Di Vaio. Klopas s’est évidemment fait interroger sur son remplacement. « Nous avons effectué le changement durant l’année en amenant un jeune attaquant, Jack McInerney, a répondu l’entraîneur qui porte aussi le titre de directeur du personnel des joueurs de l’équipe première. Il a marqué 9 buts sans jouer régulièrement. Les autres joueurs arrivés en cours de saison vont aider. Il ne faut pas concentrer toute l’attention sur un seul joueur, nous en avons quelques-uns capables d’être dangereux en zone de conclusion. Mais nous devons aussi chercher à augmenter nos options. »

De son côté, même s’il a été muté aux opérations sportives cet été, Richard Legendre a répondu aux questions sur l’administration, dont il s’occupait des dossiers depuis de nombreuses années. La grosse déception vient de la baisse de 15% des affluences. « On l’a notamment sentie durant la période estivale, durant les trois mois où, l’année dernière, le stade était quasiment plein à chaque match. »

Si selon lui, les résultats sont partiellement la cause de cette désaffection, il n’a pas caché que le club avait également d’autres responsabilités. Les abonnés seront consultés pour « amener de nouvelles manières de faire ». Agrandir le toit du stade pour mieux protéger les supporters de la pluie ne sera pas une des solutions mises sur pied, en raison du coût de tels travaux.

Si sur le terrain, la saison de l’Impact a rarement volé bien haut, dans les médias, on a eu droit aux montagnes russes, avec certaines périodes de très faible visibilité même si on était en pleine saison. « Il y a actuellement trois clubs professionnels à Montréal. Parfois, quand on vous lit et qu’on vous écoute, on n’a pas l’impression qu’il y en a trois, on a l’impression qu’il y en a un », a insisté Legendre, avant d’ajouter plus tard : « Je suis d’accord que de notre côté, il y a place à amélioration : comment on se comporte comme organisation, pas seulement côté administratif mais aussi technique. On se doit d’être extrêmement accessible. On a encore du développement à faire auprès des amateurs. Bien qu’on ait plus de 20 ans, c’est notre troisième année en MLS et il ne faut pas perdre de vue qu’on est encore tout jeune. Il faut qu’on fasse le maximum pour être irréprochable. On a des mea culpa à faire, des choses à améliorer. On va les améliorer et j’espère que ça va améliorer la couverture. »

Le club montréalais est conscient qu’il a du travail à faire tant sur le terrain qu’en dehors. Ses supporters espèrent de tout cœur qu’il identifiera les bonnes solutions afin de retrouver le chemin du succès au plus vite.