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Coup Franc

30 March 11:55 de la mañana

Dallas perd ses premiers points mais reste en tête, Vancouver remporte une troisième victoire de suite, le nombre de clubs invaincus chute drastiquement tout comme celui de clubs sans victoire, et Colorado collectionne les 0-0 : voilà le bilan de la quatrième journée de championnat.

Auteur d’un sans faute après trois semaines de compétition, Dallas avait une tâche ardue en recevant Seattle, et elle s’est encore compliquée suite à l’exclusion d’Acosta après moins de 20 minutes. L’auteur a reconnu sa faute mais, comme ses équipiers, a été surpris par le carton rouge car l’arbitre avait laissé l’avantage. Une supériorité numérique dont n’ont pas profité les visiteurs, privés de plusieurs joueurs importants, mais heureux d’avoir pris un point contre un adversaire dont le style de jeu n’est guère affecté suite à une exclusion, dixit Sigi Schmid.

Toujours en tête du classement, les Texans voient se rapprocher d’eux deux des bonnes surprises de ce début de saison. En battant Portland, Vancouver a remporté une troisième victoire consécutive, à nouveau dans les toutes dernières minutes, cette fois grâce à Earnshaw qui venait de monter au jeu et a signé au club il y a quelques jours à peine. Les visiteurs ne comprenaient pas comment ils n’avaient pas gagné un match à l’issue duquel les statistiques traduisaient leur domination. Il n’empêche, Portland a concédé sa première défaite de la saison et attend encore sa première victoire.

Avec sept points en trois rencontres, New York réussit un début de championnat dépassant les espérances. Les hommes de Jesse Marsch étaient non seulement fiers de leur succès mais aussi d’avoir contrôlé le rythme du match à Columbus, pointé parmi les favoris en début de saison. Les vaincus reconnaissaient sportivement les mérites de leurs adversaires du jour, qui ont joué de telle façon à les sortir de leur match.

Outre Dallas et New York, deux équipes sont toujours invaincues. Salt Lake a remporté sa première victoire de l’année grâce au jeune Allen, d’autant plus heureux qu’une blessure avait mis fin prématurément à sa première saison pro. Quelques instants avant ce but, Toronto avait égalisé et était donc d’autant plus frustré de cette défaite dans les derniers instants. En partageant sur un nul blanc à Houston, qui a peiné à se créer des occasions, Colorado est certes toujours en panne offensive mais reste invaincu avec ce troisième 0-0 de suite en autant de rencontres cette saison.

Il s’en est fallu de peu pour que le LA Galaxy conserve son brevet d’invincibilité mais le détenteur de la Coupe MLS s’est incliné de manière « ridicule » en toute fin de match à DC United grâce à un but de Pontius qui a enfin marqué après avoir galvaudé de nombreuses occasions. Première défaite de la saison également pour New York City, qui avait pourtant parlé toute la semaine des phases arrêtées mais a été puni par un but d’Opara suite à une longue touche de Besler, offrant trois points à Kansas City qui avait d’autant plus travaillé cet aspect du jeu qu’il le considérait important sur un terrain aussi étroit que celui du Yankee Stadium.

Comme Salt Lake et Kansas City, Chicago et New England ont remporté leur première victoire de la saison. Les hommes de Frank Yallop se sont imposés par le plus petit écart contre Philadelphie lors d’un match qui n’a guère volé haut mais permis à Shipp de mettre en valeur ses qualités face à un adversaire en flagrant manque de créativité. Les pensionnaires de Foxborough espèrent pour leur part que leurs deux premiers buts de la saison, tous deux signés Rowe, ouvriront les vannes, alors que San José, leur victime du jour, déplore un début de match raté. Quelques instants d’inattention peuvent coûter très cher : en encaissant deux buts évitables en deux minutes, Montréal a laissé Orlando revenir dans un match qui semblait hors de sa portée contre un adversaire emmené par Kaka mais privé de nombreux titulaires et qui devait s’ajuster à une nouvelle disposition tactique.

LES RÉSULTATS
New England - San José
Montréal - Orlando
DC United - LA Galaxy
New York City - Kansas City
Columbus - New York RB
Vancouver - Portland
Dallas - Seattle
Houston - Colorado
Chicago - Philadelphie
Salt Lake - Toronto

 
2-1
2-2
1-0
0-1
1-2
2-1
0-0
0-0
1-0
2-1

Classement général
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27 March 12:10 de la tarde

L’annonce de l’arrivée de Minnesota en MLS en 2018 confirme une tendance lourde depuis des années : les clubs qui font leur entrée en MLS sont de plus en plus rarement créés de toutes pièces à cette fin. Ils existent déjà depuis plusieurs années au moment de l’annonce, et leur supporters apprennent donc, en quelque sorte, leur promotion officielle parmi l’élite du soccer canado-américain quelques années à l’avance. Durant ce laps de temps, leur équipe continue-t-elle d’être performante ? Et cela constitue-t-il un avantage au moment d’entrer en MLS ? C’est ce que j’ai voulu vérifier.

Saison Division Class. Points Phase finale Spectateurs
           
NOUVEAUX CLUBS
           
TORONTO (annonce en novembre 2005)
2007 MLS 13/13 25/90 non 20120
           
SAN JOSÉ (annonce en juillet 2007)
2008 MLS 14/14 33/90 non 13713
Cette situation est particulière car à l’issue de la saison 2005, les San Jose Earthquakes ont déménagé à Houston. Le club qui a vu le jour en 2008 en a repris le nom et le palmarès, mais était quand même, à peu de choses près, une nouvelle entité.
           
PHILADELPHIE (annonce en février 2008)
2010 MLS 14/16 31/90 non 19254
           
NEW YORK CITY (annonce en mai 2013)
2015 MLS en cours
           
Les deux clubs qui commenceront à jouer en MLS en 2017 (Atlanta et Los Angeles FC) seront également des nouveaux clubs.
           
CLUBS EXISTANTS
           
SEATTLE (annonce en novembre 2007)
2007 USL (D2) 1/12 54/84 champion 3396
2008 USL (D2) 6/11 40/90 ¼ de finale 3386
2009 MLS 4/15 47/90 ¼ de finale 30897
           
VANCOUVER (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 7/11 42/90 finale 5312
2010 D2 5/12 45/90 ½ finale 5152
2011 MLS 18/18 28/102 non 20153
           
PORTLAND (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 1/11 58/90 ½ finale 9734
2010 D2 4/12 49/90 ¼ de finale 10727
2011 MLS 12/18 42/102 non 18827
           
MONTRÉAL (annonce en mai 2010)
2010 D2 6/12 43/90 demi-finale 11464
2011 NASL (D2) 7/8 35/84 non 11554
2012 MLS 12/19 42/102 non 22772
           
ORLANDO (annonce en novembre 2013)
2013 USL Pro (D3) 2/13 54/78 champion 8053
2014 USL Pro (D3) 1/14 62/84 ¼ de finale 4743
2015 MLS en cours
           
MINNESOTA (annonce en mars 2015)
Les supporters du Minnesota United FC devront être patients puisque l’annonce de leur entrée en MLS est faite trois ans avant les débuts du club parmi l’élite, ce qui constitue une première pour un club déjà existant. Ils se consoleront en se disant que leurs prédécesseurs ont généralement connu de bonnes saisons de transition dans les divisions inférieures et ont, surtout, souvent mieux réussi leurs débuts en MLS que les clubs partant de zéro.

25 March 12:08 de la tarde

L’élargissement de la Major League Soccer se poursuit : dès 2018, une nouvelle équipe viendra garnir les rangs de la MLS et jouera ses rencontres dans un stade flambant neuf construit au centre-ville de Minneapolis. L’annonce en a été faite par Don Garber, commissaire de la MLS, ce mercredi.

Emmené par le propriétaire de l’actuel Minnesota United FC, le Dr Bill McGuire, le groupe de propriétaires de la nouvelle équipe de MLS est sur le point d’être complété, et sera entre autres composé d’investisseurs du Minnesota dont Robert Pohlad, Jim Pohlad, Wendy Carlson Nelson et Glen Taylor. McGuire, médecin, philanthrope et ancien directeur général du groupe UnitedHealth, est impliqué activement dans la communauté du soccer au Minnesota depuis qu’il a acheté les Minnesota Stars (aujourd’hui Minnesota United FC) en novembre 2012.

« Nous sommes fiers d’accueillir Minnesota en Major League Soccer, a déclaré le commissaire Garber. L’engagement du groupe de propriétaires envers le soccer et la collectivité, la croissance de la population de la génération Y dans les environs et la grande tradition régionale de supporter le soccer de tous les niveaux au Minnesota sont des indicateurs clefs qu’il s’agit du marché adéquat. Les supporters de soccer passionnés du Minnesota auront bientôt au stade de soccer de classe mondiale au centre-ville, qui sera le domicile de la nouvelle équipe de MLS et deviendra la destination de grands évènements sportifs internationaux. »

La proposition de construire un stade extérieur centralisé et accessible en transports en commun a été un élément clef de l’offre du nouveau club. Le stade proposé serait situé dans le quartier du Farmers Market, à l’ouest du Target Field (domicile des Minnesota Twins) et adjacent à l’autoroute I-94. Le club travaille à la finalisation des plans du nouveau stade afin qu’ils soient prêts pour le 1er juillet.

« Je veux remercier le commissaire de la MLS, Don Garber, et les propriétaires de la ligue de nous avoir aidés à amener la Major League Soccer au Minnesota, a déclaré McGuire. Pour notre groupe de Minnésotains qui aimons cet État et nous sommes engagés à concrétiser cette vision, il s’agit d’une journée capitale que nous attendions tous. »

Seizième plus grand marché des États-Unis, comptant près de quatre millions d’habitants, les Twin Cities sont le siège de 19 entreprises classées au Fortune 500 – plus que n’importe quelle autre communauté urbaine d’une taille comparable. La région compte une croissance de population de la génération Y parmi les plus importantes au pays, le nombre de jeunes adultes ayant augmenté de près de 25 pour cent au cours des sept dernières années.

Le soccer est une tradition de longue date au Minnesota : déjà dans les années 1970, les Minnesota Kicks attiraient régulièrement plus de 40 000 personnes dans l’ancienne North American Soccer League. Récemment, le Minnesota United FC, emmené par l’international américain Miguel Ibarra, a terminé en tête de la saison régulière 2014 de l’actuelle NASL. L’État compte également plus de 70 000 joueurs de soccer affiliés.    

« En tant qu’ancienne joueuse de tennis universitaire et professionnelle, je crois de tout cœur en l’impact positif du sport sur le développement des jeunes, la création d’un collectif et le “nivellement du terrain” permettant à tous de participer, a déclaré Wendy Carlson Nelson, membre du conseil d’administration de Carlson, philanthrope et membre du groupe de propriétaires de la nouvelle franchise. La possibilité d’amener le plus haut niveau de soccer dans notre ville, d’inspirer nos jeunes, de nous réunir autour d’une fierté collective : c’est une grande victoire pour le Minnesota. Nous avons une communauté diversifiée et le soccer est le sport le plus populaire de la planète, joué sur tous les continents : je pense qu’il va rapprocher les unes des autres ces composantes “diverses” du Minnesota. Ce cadeau va fleurir et s’épanouir en dehors du terrain, alors réunissons-nous pour qu’il en soit ainsi. »

« La grande popularité du soccer et le fait qu’il cible les jeunes sont tellement forts qu’amener chez nous ce sport, à son meilleur niveau, est une occasion formidable, a déclaré Robert Pohlad, président de Pohlad Companies et membre du groupe de propriétaires de la nouvelle franchise. Notre famille pense que le soccer dans cette partie du centre-ville de Minneapolis peut aussi être un catalyseur de développement. Nous nous réjouissons à l’idée d’entrer dans la famille de la MLS. »

Les abonnés actuels et les individus qui achèteront un abonnement pour la saison 2015 du Minnesota United FC auront la priorité lors du choix des sièges pour la saison 2018 du club en MLS. Appelez le 763-4-SOCCER ou rendez-vous sur www.mnunitedfc.com pour les détails.

Avec l’ajout de Minnesota, la MLS compte un total de 13 nouveaux clubs depuis 2005, concrétisant une vision d’élargissement qui a transformé le paysage du soccer professionnel en Amérique du Nord.

24 March 9:15 de la tarde

L’émission Coup Franc de cette semaine (que vous pouvez également écouter ici) prend une machine à voyager dans le temps, pour se plonger dans les éditions 2022 voire 2026 de la Coupe du monde mais aussi dans les premiers pas du soccer au Québec au XIXe siècle, avec un détour par le présent et les sélections nationales qui joueront dans les prochains jours.

  • Une Coupe du monde en novembre / décembre : quelles conséquences, particulièrement en MLS ?
  • Un lien entre la démesure d’un projet et son héritage ?
  • Dans quel état physique seront les joueurs lors du Mondial au Qatar ?
  • Une Coupe du monde en hiver va-t-elle changer la façon de la regarder à l’étranger ?
  • Le Canada peut-il sérieusement organiser la Coupe du monde 2026 ?
  • Moins de joueurs sans club en équipe nationale canadienne : une bonne nouvelle ?
  • Aucun joueur de Montréal en équipe nationale -17 ans : un scandale ?
  • De plus en plus d’internationaux en MLS : comment respecter les dates Fifa ?
  • Comment le soccer est-il né et s’est-il implanté au Québec ?

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23 March 11:22 de la mañana

Après trois journées de championnat, seul Dallas compte encore le maximum des points alors que seul Chicago n’en a pas encore pris un seul. Ce week-end, les défenses ont été plus inspirées que les attaques.

Les semaines se suivent et se ressemblent pour Dallas, seule équipe à avoir tout gagné depuis le début de la compétition. Pourtant, Philadelphie a bien contenu les Texans pendant une mi-temps, jusqu’à l’exclusion de Pfeffer suite à un coup de coude à Diaz – involontaire selon son auteur. Les visiteurs en ont profité pour mettre encore plus de poids offensif et faire rompre leur adversaire.

Victorieux lors de la première journée et au repos lors de la deuxième, DC United n’a pas réussi à confirmer son succès initial. On avait pourtant lu partout leur motivation à s’imposer à New York, mais les hommes de Ben Olsen sont passés à côté de leur sujet, tout profit pour la bande à Bradley Wright-Phillips qui a poursuivi son opération séduction auprès des supporters.

Deux équipes se partagent actuellement la deuxième place du classement. Contre Chicago, San José a confirmé sa victoire à Seattle et surtout inauguré l’Avaya Stadium de la meilleure manière qui soit. Avec, il faut l’avouer, l’aide de l’adversaire puisque deux boulettes de Johnson ont permis aux Californiens de rapidement prendre une avance confortable contre l’actuel dernier de classe. Autre formation comptant six points sur neuf, Vancouver a reproduit un scénario connu : marquer le seul but du match en toute fin de rencontre, grâce à Rivero. La victime de la semaine, Orlando, doit en tirer les leçons et notamment apprendre à jouer plus simple.

Un autre duo suit juste derrière, composé de deux équipes tenues en échec lors de cette troisième journée. Une réelle contre-performance pour le LA Galaxy qui avait rapidement ouvert la marque avant d’encaisser un but stupide contre Houston et de voir ensuite ses principales forces neutralisées par son adversaire. De son côté, New York City a encore compté sur un grand Saunders pour aller chercher un point à Colorado, dernière équipe à ne pas encore avoir encaissé cette saison et où Powers semble avoir retrouvé ses meilleures sensations.

Toujours invaincu, Portland a réalisé un troisième nul en autant de rencontres : un bilan chiffré décevant malgré la satisfaction d’avoir tenu en échec trois très bons adversaires et de ne pas avoir perdu malgré un calendrier difficile. Un partage dont Kansas City retirait également les points positifs. Autre match sans but, celui entre New England et Montréal a permis aux deux équipes de prendre leur premier point de la saison, mais l’équipe locale s’inquiète de ne toujours pas avoir marqué cette année alors que les visiteurs pleurent la grave blessure de Cameron Porter.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - Dallas
New England - Montréal
Colorado - New York City
Orlando - Vancouver
Kansas City - Portland
LA Galaxy - Houston
New York RB - DC United
San José - Chicago

 
0-2
0-0
0-0
0-1
0-0
1-1
2-0
2-1

Classement général
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20 March 1:25 de la tarde

Ce dimanche, San José inaugurera son nouveau stade : une enceinte dont il sera le principal occupant, bâtie en fonction de ses besoins et dédiée au soccer. Ces fameux soccer specific stadiums, comme on les appelle en anglais, ont changé le visage de la MLS et eu de nombreux bienfaits pour leurs clubs. Des vingt clubs actuels, San José est le dixième à déménager en quittant un domicile pas vraiment adapté pour s’installer dans un véritable chez lui. Mais les affluences et les résultats se sont-ils automatiquement améliorés pour tout le monde ? Tour d’horizon.

Houston
Le club a une histoire particulière puisque toute la structure de San José y a déménagé en 2006… sans son palmarès qui a été repris par San José lorsque le club a pour ainsi dire ressuscité deux ans plus tard. Le club texan, lui, a continué de vivre et de jouer au stade Robertson, enceinte multifonctions de 32 000 places. L’année suivante, le club décide d’avoir son propre stade : il ouvre en 2012, et est deux fois moins loin du centre ville (à une vingtaine de minutes de transports en commun) que le précédent. Cette inauguration est un franc succès : les affluences, déjà bonnes, augmentent de 20% et le club y aligne une série de 36 rencontres sans défaite à domicile, record de l’histoire de la MLS.

Kansas City
Le changement d’image de Kansas City est certainement celui à la réussite la plus spectaculaire en MLS. Le club abandonne une dénomination (Wizards), des couleurs et tout un attirail qui lui donnent une image tout sauf adaptée à son sport et à son époque, et déserte du même coup le stade de NFL qu’il occupait et où il remplissait à grand peine 10 000 des 80 000 sièges disponibles. Du coup, en 2011, le club quitte la ville de Kansas City dans le Missouri pour… la ville de Kansas City dans le Kansas, et s’installe au Sporting Park, avec dès la première année une augmentation des affluences de plus de 70%, pour rapidement jouer dans un stade où il n’y a plus un siège de libre. Quant aux résultats, ils sont à l’avenant, avec une Coupe MLS, une Coupe des États-Unis et un siège bien ancré en haut du classement.

New York
En 2006, Red Bull achète les MetroStars et entreprend une refonte complète du club : changement de nom, de couleurs et de logo. Parmi les autres décisions importantes, celle de lui construire son propre stade. Le déménagement a finalement lieu début 2010, année de fermeture du Giants Stadium, stade de NFL de 80 000 places. Le club longe la rivière Hackensack vers le sud et reste dans le New Jersey pour s’installer à la Red Bull Arena, qui n’est ni plus ni moins accessible que son prédécesseur. Mais les supporters se déplacent au stade en plus grand nombre, et malgré des résultats pas toujours conformes aux attentes élevées, l’équipe montre aussi des progrès sportifs constants après le déménagement.

Salt Lake
Dès que le club a commencé à jouer en 2005, il savait qu’il ne tarderait pas à déménager. Son premier stade, le Rice-Eccles Stadium (45 000 places), était donc considéré comme temporaire quasiment dès le départ, ce qui fait que sa situation est différente des autres. Il l’a quitté à la fin de la saison 2008 pour son stade actuel. Les affluences n’ont pas changé drastiquement au début, mais ont crû de manière régulière, parallèlement aux résultats en progrès d’une équipe qui, au fil des ans, s’est installée en haut de classement.

Colorado
En 2000, le stade de NFL dans lequel joue aussi l’équipe de soccer ferme ses portes, et cette dernière suit le principal tenancier dans sa nouvelle enceinte. Le club de MLS souhaite se doter à terme de son propre stade, et choisit ainsi de quitter le centre de Denver pour s’installer à l’orée d’un parc naturel situé à Commerce City (ne me demandez pas comment les deux notions sont arrivées dans la même phrase). Le nouveau stade ouvre en 2007, et si les affluences sont meilleures que de 2004 à 2006, elles ne parviennent jamais à retrouver le niveau atteint entre 2001 et 2003. Quant aux résultats, hormis une Coupe MLS due à la glorieuse incertitude du système de playoffs en 2010, ils n’ont jamais volé très haut.

Chicago
Longtemps, le club a évolué à Soldier Field, stade de NFL de 61 500 places où certaines rencontres de la Coupe du monde 1994 avaient eu lieu et situé un peu à l’écart du centre. Il souhaite avoir son propre stade, et l’installe à Bridgeview, banlieue à une grosse heure de transports en commun au sud-ouest du centre d’une ville pourtant très bien desservie. Du coup, après l’inauguration en 2006, il n’a jamais atteint à nouveau la moyenne de 17 200 spectateurs qu’il avait eue lors des deux saisons régulières avant son déménagement. Quant aux résultats, ils n’ont pas changé drastiquement au cours des premières saisons qui ont suivi.

Dallas
En 2005, le club entreprend de grands changements. Il délaisse sa dénomination Burn pour devenir FC Dallas et quitte l’énorme Cotton Bowl, enceinte très bien située mais qui avec ses 90 000 places paraît bien vide puisque l’équipe peine à attirer 10 000 spectateurs. Direction Frisco, banlieue éloignée à plus de 40 kilomètres de Dallas, et un stade de 20 000 sièges. S’il est rempli aux trois-quarts pendant deux saisons, grâce aussi aux meilleurs résultats, les moyennes baissent par la suite pour retomber dans les 10 000 en 2010. Il a fallu attendre 2013 pour retrouver les chiffres des premières années.

LA Galaxy
En 2003, le club quitte le fameux Rose Bowl de Pasadena, stade qui avait accueilli la finale de la Coupe du monde 1994. Situé à 3 km d’une station de métro, ce mastodonte qui peut accueillir près de 100 000 personnes paraissait vide avec des moyennes pourtant honorables d’un peu moins de 20 000 spectateurs. Le club franchit cette barre en s’établissant dans l’actuel StubHub Center, à proximité d’un campus universitaire de Carson, loin du métro mais relativement bien desservi en bus. Sur le terrain, le déménagement n’a pas forcément porté chance immédiatement, puisque l’équipe a connu quelques premières saisons difficiles dans son nouveau stade avant de redevenir une puissance. Ce qui n’a pas empêché les affluences d’augmenter d’environ 40%.

Columbus
En 1999, le club fait figure de pionnier en devenant le premier aux États-Unis à jouer dans un stade dédié au soccer. C’était une promesse de longue date et on savait depuis belle lurette que l’Ohio Stadium et ses 90 000 sièges, à une quarantaine de minute du centre-ville en transport en commun, ne seraient qu’un domicile temporaire. Alors que la moyenne de spectateurs était en chute libre, le déménagement au Columbus Crew Stadium, situé un petit peu plus loin du centre que son prédécesseur, relance l’intérêt, même si le public reste quand même très volatil, le club attirant des moyennes oscillant entre 12 000 et 17 000 spectateurs selon les années. Équipe du subtop avant son déménagement, Columbus y est resté dans les saisons qui ont suivi.

San José
C’est donc désormais au tour de San José de changer de domicile, délaissant le stade Buck Shaw pour l’Avaya Stadium. Contrairement à bien d’autres, l’équipe ne quitte pas un stade de NFL trop grand, mais bien un stade de soccer exigu et, surtout, qui ne correspond plus aux normes actuelles de la MLS. Les deux stades sont proches l’un de l’autre même s’il faut un peu plus longtemps (une dizaine de minutes) pour accéder au nouveau si on n’a pas de voiture. Ça ne devrait toutefois pas repousser un grand nombre de supporters. Reste désormais à voir si la magie d’un nouveau stade opérera sur les résultats…

18 March 1:04 de la tarde

Deuxième club canadien de l’histoire à disputer les demi-finales de la Ligue des champions, Montréal souhaite devenir le premier à en atteindre l’apothéose. Sa mission contre Alajuelense, club costaricien qui en est à ce stade de la compétition pour la deuxième saison consécutive, commence ce soir au Québec (20h00 HE).

Tous les espoirs sont évidemment permis pour un club qui a réussi à éliminer une équipe mexicaine, fait ô combien rare depuis la mise en place de cette Ligue des champions. Cependant, si l’adversaire n’a pas une figure d’ogre, il a un style tout en contrastes avec Pachuca, et Montréal devra faire la preuve qu’il est capable de s’en sortir en appliquant un autre plan de match.

D’ailleurs, n’allez pas dire à Frank Klopas que l’obstacle actuel est plus facile à franchir que le précédent. L’entraîneur pense au contraire qu’Alajuelense offrira une opposition encore plus redoutable, grâce à ses qualités en possession de balle et à son intelligence de jeu. Il faudra aussi composer avec un milieu de terrain très chargé et qui pourrait profiter de l’avantage du nombre.

Ajoutez à cela que, cette fois, il n’y a pas de favori évident et que Montréal doit jouer le match aller à domicile pour comprendre que le détenteur de la Coupe du Canada ne pourra pas se contenter de laisser toutes les responsabilités offensives à son adversaire. Il compte au contraire profiter de l’avantage du terrain pour chercher à se mettre à l’abri. Cependant, le tombeur de DC United ne changera pas ses habitudes et sera très offensif, avec l’intention de marquer le fameux but à l’extérieur.

Pas question non plus de se dire qu’en secouant un peu les joueurs d’Alajuelense, il y aura moyen de les impressionner et de calmer leurs ardeurs : le jeu physique ne fait pas peur aux Costariciens. Et par physique, on parle autant de duels musclés que d’endurance. Ceux qui ont vu l’équipe nationale à la Coupe du monde s’en souviennent certainement… et ils devraient reconnaître Johnny Acosta, titulaire au Brésil pour les Ticos, qui avaient atteint les quarts de finale.

S’il ne fait aucun doute que le dernier représentant de la MLS dans la compétition conservera son 4-2-3-1 habituel, la composition de l’équipe est loin d’être sûre. Il faudra remplacer Mapp, blessé, mais ce n’est pas la seule incertitude quant aux onze joueurs qui seront sur le terrain au moment du coup d’envoi. Certains aimeraient y voir Patrice Bernier, mais l’entraîneur ne compte pas se laisser influencer.

En finale, le vainqueur de ce duel affrontera soit Herediano soit l’America Mexico. Les supporters Costariciens rêvent d’un match entre deux de leurs clubs, et le premier en lice a réussi un véritable exploit en s’imposant 3-0 ce mardi contre un adversaire redoutable, mais qui a rapidement été réduit à dix et s’est ensuite écroulé sous les coups de boutoir.

17 March 12:18 de la tarde

Une fois n’est pas coutume, Frédéric Lord et Olivier Tremblay sont en duo pour cette émission en deux volets (que vous pouvez également écouter ici) : la présentation de la demi-finale aller de Ligue des champions entre Montréal et Alajuelense, et un retour sur quelques-unes des rencontres de la deuxième journée de championnat.

LIGUE DES CHAMPIONS

  • Alajuelense, un adversaire tout en contrastes par rapport à Pachuca ?
  • Les milieux axiaux, joueurs clefs du match ? Donadel et Reo-Coker joueront-ils ?
  • Qui pour remplacer Mapp sur le flanc droit ?
  • Quelle solution en pointe ? Porter peut-il revendiquer une place de titulaire ?
  • Camara est-il en train de perdre son poste d’arrière droit ?
  • Que penser des exclusions à répétition de Frank Klopas ?
  • L’entraîneur de Montréal est-il susceptible ou a-t-il raison de s’offusquer de certaines questions à répétition ?

2e JOURNÉE DE CHAMPIONNAT

  • Deric de héros à zéro ?
  • Vancouver, une des équipes les plus agréables à regarder ?
  • L’exclusion de Morrow, sévère en elle-même ou à cause des hésitations de l’arbitre ?
  • Philadelphie est-il largement sous-estimé ?
  • David Villa, le nouveau roi de New York ?
  • En l’absence de Johnson et Valeri, Nagbe prend-il l’équipe de Portland en mains ?

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16 March 11:20 de la mañana

La compétition n’est vieille que de deux semaines, et il n’y a déjà plus que deux équipes au parcours sans faute : DC United, qui ne jouait pas ce week-end, et Dallas, dès lors seul auteur d’un six sur six jusqu’à présent. En bas de classement, Chicago et New England sont les deux seules formations à avoir perdu deux fois de suite.

Depuis quelques années, les débuts de saison sont enchanteurs à Dallas, et 2015 ne fait pas exception à la règle. Les Texans ont remporté leur second succès consécutif grâce à un doublé de Perez qui fêtait de belle manière son 34e anniversaire. Le deuxième but de cette victoire 3-1 contre Kansas City était toutefois entaché d’un hors-jeu immanquable qui rend la défaite dure à avaler pour les visiteurs.

L’autre évènement de cette deuxième journée fut le premier match à domicile de New York City : dans un Yankee Stadium métamorphosé, Villa a réussi ses débuts devant son nouveau public, avec un but et une passe décisive pour offrir à ses couleurs une victoire 2-0 contre New England, qui peine décidément à trouver le fond des filets en début de saison. Ce succès était aussi une réponse à distance à Orlando qui, vendredi, avait savouré le premier succès de son histoire en MLS, à Houston qui a encaissé un but gag mais a surtout pris de mauvaises décisions en zone de finition.

De justesse, le LA Galaxy fait encore partie de la liste des clubs invaincus grâce à une réplique immédiate au but de Portland dans les arrêts de jeu : plus que la déception d’avoir perdu deux points in extremis, Caleb Porter se réjouissait d’avoir vu son équipe faire jeu égal avec le champion en titre lors d’une des meilleures rencontres depuis le début de la saison. Beaucoup de buts et de suspense aussi à Salt Lake - Philadelphie, deux équipes qui restent sur deux partages consécutifs : la première se réjouit de ne pas avoir baissé les bras, la seconde déplore le penalty concédé en fin de match.

Impressionnant par moments la semaine dernière, Toronto s’est incliné à Columbus et maudit un carton rouge sur lequel l’équipe en veut autant à l’arbitre d’avoir exclu Morrow qu’à elle-même pour avoir laissé filer Finlay. Alors que Meram plaidait sa cause dans une équipe où la concurrence est forte en inscrivant le premier but, Kamara a célébré de façon théâtrale après avoir marqué le second.

La surprise du jour est venue de Seattle, où Evans a passé une soirée très difficile dans l’axe de la défense face à San José et particulièrement Wondolowski, heureux de retrouver la confiance en offrant aux siens la victoire sur le terrain d’un des grands favoris. Auteur du seul but du match, Rivero a montré qu’il était bien plus qu’un simple buteur lors de la victoire de Vancouver à Chicago, satisfait des progrès accomplis malgré la défaite.

LES RÉSULTATS
Houston - Orlando
Chicago - Vancouver
Columbus - Toronto
Dallas - Kansas City
Salt Lake - Philadelphie
Seattle - San José
New York City - New England
Portland - LA Galaxy

 
0-1
0-1
2-0
3-1
3-3
2-3
2-0
2-2

Classement général
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13 March 10:12 de la mañana

Samedi dernier à Kansas City, Damien Perrinelle a fêté sa première titularisation en MLS. Arrivé à New York durant le dernier mercato estival, il avait certes commencé plusieurs duels de Ligue des champions en 2014 mais avait dû se contenter de miettes en championnat. Cette fois, l’aventure est lancée pour de bon.

Une aventure qui se passe en partie en français : en défense centrale, il a évolué aux côtés de son compatriote Ronald Zubar, qui a disputé une petite centaine de rencontres sous le maillot de Marseille. La langue de Molière leur est venue naturellement au moment de communiquer sur le terrain. « Les situations de jeu l’imposent, explique Perrinelle. Nous avons des codes dans la langue qui rendent ça plus simple, nous avons un même langage footballistique dans le jeu mais aussi dans les mots. Les décisions qui doivent se prendre le plus rapidement se prennent en français. Mais dans les moments plus collectifs, on parle anglais pour que tout le monde puisse comprendre. »

Au bord du terrain, leur entraîneur, Jesse Marsch, n’est pas complètement perdu. Les supporters de Montréal se souviennent de sa dernière entrevue télévisée, lors de laquelle il maniait plutôt bien le français. « Quand on le parle avec Ronald Zubar et Karl Ouimette, il tend l’oreille pour savoir s’il le comprend encore bien », s’amuse l’arrière né à Suresnes, en région parisienne.

Il faut dire que la venue de Marsch lui donne le sourire puisque depuis son arrivée, il a progressé dans la hiérarchie à son poste. Alors que sous Mike Petke, il se demandait parfois ce qu’il faisait là. « Nous étions cinq défenseurs centraux en tout ! Ce n’est pas simple, quand on est autant, de faire une rotation à ce poste. L’ancien entraîneur, qui avait pourtant validé mon transfert, avait déjà ses deux titulaires et son numéro trois : il allait plus difficilement faire confiance à quelqu’un arrivé en cours de saison alors que d’autres savaient davantage comment il voulait jouer. »

Cela n’a pas facilité sa tâche au moment de discuter de sa situation pour 2015. « En fin de saison, j’ai eu un entretien avec Andy Roxborough : il souhaiter me garder, mais pas lever l’option au tarif prévu par celle-ci. Je lui ai dit que j’étais d’accord de revoir mon salaire à la baisse et de faire mes preuves. Ma priorité était de rester en MLS, si possible à New York. »

Le changement d’entraîneur et les nombreux transferts lui permettent pour ainsi dire de repartir à zéro. « Je ne parlerai pas du passé, ça ne va pas apporter grand-chose. Jesse Marsch a une approche et une gestion du groupe différentes. Il est ouvert et il parle beaucoup avec les joueurs. Il y a eu beaucoup de mouvements dans l’effectif. C’est un nouveau projet dont je suis fier de faire partie. »

Quand on lui dit que ça lui a donné une demi-saison pour s’adapter à la MLS, Perrinelle répond que c’est un championnat taillé sur mesure pour lui. « Il y a beaucoup de rythme et beaucoup de duels. Ça ne me change pas beaucoup de ce que j’ai vécu lors de mon passage en Ligue 1 avec Boulogne, où on essayait d’imposer ça à l’adversaire… ce que j’aimais bien. En plus, en MLS, tout est fait pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions. Moi, j’étais le même il y a six mois. La seule différence, c’est le choix du coach. J’avais la même rigueur et la même envie aux entraînements. Je ne me suis pas transformé en six mois ! Surtout à 31 ans. »

Il a quand même profité de ces six mois pour côtoyer Thierry Henry au quotidien. « J’ai vu devant ma télévision son penalty en 1998 contre l’Italie. Seize ans plus tard, je partageais un vestiaire avec lui. Si vous me demandez le conseil que je retiens de lui, je ne pourrais pas n’en citer qu’un. Et puis, ce n’est pas quelqu’un qui a besoin d’en donner : il suffisait de regarder sa rigueur à l’entraînement ou de parler foot avec lui, et cela valait bien une séance complète ! »

Perrinelle a passé l’essentiel de sa carrière en D2 française (appelée Ligue 2), notamment à Clermont et à Boulogne. À ses yeux, les contrastes avec la MLS sont nombreux. « Ici, il n’y a aucune relâche aux entraînements, tout le monde se donne toujours à 10 000 %. En match, il n’y a pas un instant de répit. Impossible de se dire : “Je vais gérer tranquille.” Même fatigué, un adversaire va quand même tout donner jusqu’au bout. C’est la mentalité anglo-saxonne. Je suis aussi agréablement surpris par la qualité technique et la philosophie de jeu de certaines équipes. Columbus m’a entre autres fait très bonne impression l’an dernier. »

L’ambiance générale de la MLS le motive particulièrement. On pourrait presque dire qu’elle lui a rendu le plaisir de jouer. « Quand je joue, je m’éclate vraiment. Le professionnalisme autour de l’équipe et les infrastructures permettent de s’épanouir. Lors du premier match cette saison à Kansas City, on a vu du monde et de l’ambiance au stade. Ça donne envie de se donner à 100%. Il ne faut pas chercher une motivation tout au fond de soi-même, comme c’était devenu mon cas quand je jouais en Ligue 2 en France. »

Dans l’absolu, le salaire peut constituer le point négatif de la comparaison… si on ne s’intéresse qu’au montant déboursé par le club. « Avant impôts, financièrement, on est nettement perdant aux États-Unis, explique le défenseur central. Mais c’est compensé par le confort, les infrastructures, les conditions des déplacements. Et l’imposition est plus lourde en France. Donc, oui, on s’y retrouve même s’il y a des sacrifices à faire. J’ai moins gagné que si j’étais resté en France mais je joue dans des stades pleins, pour une équipe de renommée mondiale et je m’entraîne avec le sourire dans des infrastructures exceptionnelles. Ça compense largement ! »

Perrinelle aime vivre aux États-Unis, et il veut en ouvrir les portes à des jeunes grâce à son sport. « En France, je suis actionnaire du club du Touquet qui dispose d’excellentes infrastructures. Avec un ami, nous voulions monter un projet social pour les jeunes du Nord et leur permettre de découvrir l’université aux États-Unis grâce à des bourses d’études. Nous avons, avec l’aide de Jérôme Meary, mis sur pied un système de prospection où des entraîneurs viennent des États-Unis pour détecter des jeunes. L’an dernier, une vingtaine d’entre eux a pu bénéficier du système scolaire américain. » Le projet est avant tout académique : le soccer n’est pas une fin mais bien un moyen d’intégrer une université américaine. « L’objectif est de former des hommes au-delà du foot. Et s’il vient en plus par la suite, c’est tout bénéfice. » D’ailleurs, pour pouvoir traverser l’Atlantique, les jeunes doivent remplir des critères académiques et réussir un test standardisé d’anglais dans un contexte universitaire (connu sous le nom de Toefl).

Un esprit sain dans un corps sain… et esthétique : la version enrichie de cette célèbre formule convient à Perrinelle qui a troqué à quelques reprises les terrains de soccer pour les parades de mode. De quoi donner envie à Aurélien Collin de le débaucher ? « Mannequin, j’ai fait ça pour une fois ou deux pour rendre service à des amis, rigole le principal intéressé. Je connais Aurélien Collin depuis très longtemps, mais il ne m’a pas appelé pour ça. »

Pour le moment, sa carrière sur le terrain est sa préoccupation première. S’il ne fait pas le moindre doute que Perrinelle est très heureux de s’y retrouver, certains supporters ont pu grincer des dents quand ils ont vu qu’un joueur qui n’avait quasiment pas droit au chapitre l’an dernier était titulaire. « Dans beaucoup de clubs, des remplaçants se révèlent après un changement d’entraîneur. Je ne dis pas que ce sera facile et que tout est devenu rose pour moi ! Mais c’est le début du projet d’un nouveau staff, avec un nouvel entraîneur qui pose un regard neuf sur moi. Il a fait ses choix, tant à mon poste qu’aux autres, et ce qu’on a montré au premier match laisse penser qu’ils sont bons. »