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Coup Franc

22 April 12:01 de la tarde

Ça y est, c’est le grand soir ! Enfin, le premier de deux grands soirs. La finale aller de la Ligue des champions entre l’America Mexico et l’Impact de Montréal se joue aujourd’hui sur le coup de 21h00 (HE / 20h00 heure locale) au stade Azteca (direct TVA Sports 2, Sportsnet World, Fox Sports 2, Unimas).

Il ne faut pas se le cacher, les Mexicains sont les grandissimes favoris de cette finale. Et pour cause : depuis 2006 (et une victoire… de l’America), aucun club d’un autre pays n’a remporté la compétition de clubs phare de la Concacaf. L’équipe locale a de quoi faire peur, surtout pour ceux qui ont vu sa demi-finale retour contre Herediano. Mais elle s’est récemment inclinée 0-4 chez elle en championnat…

Ainsi, dans les rangs montréalais, on préfère ne pas s’emballer dans un sens ou dans l’autre, et rester concentrer sur son match. Une chose ressort nettement des déclarations des joueurs depuis leur arrivée au Mexique : il n’y a aucune raison de stresser, il faut y croire et savourer cette finale à sa juste valeur. Même si les pronostiqueurs les donnent battus, a fortiori pour ce match aller, les visiteurs ne veulent pas envisager la défaite, pas même si elle représente un « résultat positif » dans les esprits. En coulisses, ce discours n’est certes pas répété par tout le monde, mais il n’y fait aucun doute que l’ambiance est au beau fixe.

S’ils acceptent volontiers leur rôle de favori et parlent sans gêne déjà de la Coupe du monde des clubs (ce que certains joueurs de l’Impact avaient également fait après la demi-finale retour, ne l’oublions pas), les Mexicains respectent leur adversaire qui « n’est pas là par hasard » et savent qu’il y a une finale à gagner avant de composter son billet pour le Japon.

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D’ailleurs, de quoi aura l’air ce match sur le terrain d’un club au palmarès riche et regorgeant de vedettes ? Montréal doit-il jouer à onze derrière ? Quelles sont les stratégies offensives favorites de l’America Mexico ? Comment surprendre l’équipe locale de manière efficace ? Quels pièges les deux équipes peuvent-elles tendre à leur adversaire ? Axe du jeu et vitesse risquent d’être les maîtres mots de la soirée, mais une analyse détaillée des forces et faiblesses des protagonistes permet de mieux comprendre où et comment pourra se présenter le danger devant les deux buts.

Les conditions de jeu auront certainement aussi une influence sur le match. À ce sujet, le fait d’avoir joué non loin de là, à Pachuca, en quart de finale permet aux Montréalais d’avoir davantage de repères pour gérer l’altitude et la pollution. Et pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions possibles, le club n’a pas lésiné sur les moyens financiers.

Aussi bien préparés soient-ils, les joueurs découvriront le mythique stade Azteca, où près de 105 000 supporters locaux feront chauffer l’ambiance à blanc. Au milieu de cette foule, une soixantaine de Montréalais ayant effectué le déplacement. S’il n’y aura pas le moindre siège vide lors du match aller, ce sera aussi le cas dans une semaine puisque tous les billets pour le match retour sont déjà vendus.

À distance, Montréal aura évidemment ses supporters derrière lui, mais également l’appui de toute la MLS qui veut mettre fin à l’hégémonie continentale des clubs mexicains. Les deux équipes ont dû batailler ferme pour en arriver à ce stade de la compétition. Des milliers de clubs des pays de la Concacaf, ils étaient 524 en lice pour une place en Ligue des champions il y a deux ans. Ils ne sont aujourd’hui plus que deux. À plusieurs reprises, Montréal est passé par le chas de l’aiguille à quelques secondes près. Notamment grâce au but de Porter contre Pachuca, mais déjà en demi-finale de la Coupe du Canada, contre un club de D2. Comme quoi, cela tient à peu de choses…

Mais ceux qui regardent dans le passé dans les rangs des bleu-blanc-noir ont un rétroviseur qui réfléchit bien plus loin que ça. Des Québécois comme Patrice Bernier et Mauro Biello, présents dans l’équipe au début des années 2000 et même avant, se rendent compte des pas de géant effectués par le club depuis lors et de l’importance historique de ce match

21 April 12:30 de la tarde

Le match aller de la finale de la Ligue des champions se joue ce mercredi et l’émission de cette semaine (que vous pouvez également écouter ici) y est évidemment consacrée. Olivier Tremblay est en direct de Mexico, d’où il nous donne les dernières nouvelles du front, alors que vous connaîtrez également toutes les forces et faiblesses de l’adversaire de l’Impact de Montreal, l’America Mexico.

  • À quel point ce match est-il important dans l’histoire du club montréalais ?
  • Pourquoi le fameux stade Azteca est-il aussi mythique ?
  • Les Mexicains prennent-ils leur adversaire de haut ?
  • Dans quel état d’esprit les Montréalais sont-ils à quelques heures du match ?
  • Jouer à onze derrière, bonne stratégie ou gros risque pour l’Impact ?
  • Par où les attaques montréalaises doivent-elles passer pour aller jusqu’au bout ?
  • Comment Oduro et compagnie peuvent-il développer des contres efficaces ?
  • Y a-t-il un moment du match où Montréal pourrait exploiter une baisse de régime adverse ?
  • Dans quels pièges l’Impact doit-il faire attention de ne pas tomber ?
  • Quels choix offensifs Frank Klopas va-t-il effectuer ?
  • Qui sera dans le onze de départ de l’Impact ?
  • Quelle est la stratégie offensive favorite de l’America Mexico ?
  • Doit-on s’attendre à un départ en trombe de l’équipe locale, comme contre Herediano ?
  • Quelles sont les individualités à surveiller, et pourquoi ?
  • Qu’attendre des phases arrêtées, des deux côtés du terrain ?
  • Où regarder le match si vous êtes à Montréal ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

20 April 11:39 de la mañana

Les deux premiers du classement restaient sur deux rencontres pénibles, mais Vancouver et Dallas ont retrouvé leur niveau : les premiers en allant infliger à Salt Lake sa première défaite de la saison, les seconds en battant Toronto à l’issue d’une soirée interminable. Seule équipe toujours invaincue, New York a une nouvelle fois confirmé son bon début de saison.

Le sommet indéniable de la journée opposait Salt Lake, une des deux seules formations qui n’avait pas encore perdu cette saison, à Vancouver, premier du classement qui venait cependant de prendre un point sur six. Mais le leader a gardé la maîtrise de ses nerfs, contrairement à son adversaire, qui a fini à neuf. Premier exclu, alors que le score était toujours vierge, Saucedo assumait sa responsabilité dans la défaite. Néanmoins, avant cela, son équipe n’avait pas réussi à prendre l’avance face à des visiteurs qui ont appliqué avec grand sérieux les nouvelles consignes de leur entraîneur avant de profiter de leur supériorité numérique pour porter le coup de grâce.

Autre équipe du haut du classement qui tournait au ralenti, Dallas a retrouvé la position de l’accélérateur, sur lequel il a appuyé dès les premiers instants contre Toronto, puisque Castillo a inscrit après 29 secondes le but le plus rapide de l’histoire du club. Le marquoir affichait 3-0 à deux minutes de la mi-temps, moment où des éclairs ont forcé une interruption du match… longue de trois heures et demie. Malgré tout, on a joué trois minutes avant de refaire une pause d’un quart d’heure et de disputer une deuxième mi-temps qui a fini en trombe, avec deux buts de Toronto. Au coup de sifflet final, à près d’une heure du matin et devant une poignée de fidèles, les Texans étaient bien heureux d’avoir pris trois points dans des circonstances aussi difficiles.

La journée avait commencé vendredi soir par la victoire de New York 2-0 contre San José, débuts réussis d'une série de trois rencontres à domicile que les hommes de Jesse Marsch veulent conclure avec neuf points de plus en poche. Même s’ils sont les seuls de la compétition à ne toujours pas avoir perdu et malgré leur succès somme toute aisé, ils pointaient avant tout les progrès à accomplir, se montraient sévères envers eux-mêmes et déclaraient ne pas être encore à leur meilleur niveau. Tenus en échec chez eux par Houston, les joueurs de DC United maniaient également l’autocritique après un deuxième partage consécutif à domicile qui, selon eux, aurait dû se conclure en victoire.

New England remonte discrètement et s’est imposé à Philadelphie, où les mauvais résultats continuent de s’accumuler, à l’issue d’une soirée marquée par les retours, que ce soit celui au marquoir après avoir été mené au score, mais aussi celui de Woodberry sur un terrain. L’équipe reste à la même hauteur que deux autres favoris du début de saison : Seattle, où Martins a encore montré l’étendue de ses qualités techniques, et le LA Galaxy, qui doit ses trois points à Gonzalez rentré en toute fin de match pour marquer le but de la victoire contre Kansas City.

Notons également que Columbus semble avoir trouvé son rythme de croisière et a emmagasiné une bonne dose de confiance en battant Orlando, où Ramos est passé à côté de son sujet, alors que Portland a enfin fait preuve de pragmatisme pour s’imposer à New York City.

LES RÉSULTATS
New York RB - San José
DC United - Houston
Columbus - Orlando
Dallas - Toronto
Colorado - Seattle
Salt Lake - Vancouver
LA Galaxy - Kansas City
Philadelphie - New England
New York City - Portland

 
2-0
1-1
3-0
3-2
1-3
0-1
2-1
1-2
0-1

Classement général
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17 April 12:20 de la tarde

L’équipe de Montréal est arrivée au Mexique ce jeudi, afin de mieux préparer sa finale de Ligue des champions. Pour l’aider à briller sur la scène continentale, plusieurs de ses rencontres de championnat ont également été reportées. Est-ce vraiment si difficile que cela d’être performant sur les deux tableaux en même temps ?

Pour le savoir, regardons les chiffres et le passé. Le tout à partir des quarts de finale, toujours synonymes pour les clubs de MLS de début de nouvelle saison, mais aussi souvent d’état d’esprit différent au moment d’en découdre dans la compétition phare pour les clubs de la Concacaf. Entre 2011 et 2014, dix équipes de MLS ont dû jongler avec la combinaison championnat - Ligue des champions.

Leur calendrier a régulièrement été accommodé (notamment pour leur éviter de jouer entre le match aller et le match retour quand ceux-ci avaient lieu deux semaines consécutives). Elles ont disputé un total de 26 rencontres de MLS lors du week-end juste avant ou juste après un match de Ligue des champions. Le bilan est médiocre : 25 points sur une possibilité de 78 (de quoi terminer environ 16e sur 20 à la fin de la saison régulière). Ajoutons que quelques fois, le calendrier de la MLS était adapté pour mettre aux prises deux formations toujours présentes sur la scène continentale, donnant aux deux adversaires un handicap similaire. Ce fut encore le cas cette année avec DC United - Montréal.

De ces dix équipes, une est allée en finale (Salt Lake en 2011) et trois autres en demi-finale (Seattle et le LA Galaxy en 2013, Toronto en 2012). Cela a donc fait quinze tours de Ligue des champions à gérer. Mais de ces quinze possibilités entre 2011 et 2014, il n’est arrivé que quatre fois de voir une équipe exempte de championnat tant avant son match aller qu’avant son match retour. Toronto en a profité en quart de finale en 2012 et a éliminé le LA Galaxy, alors que ça n’a pas permis à Seattle d’écarter Santos Laguna au même stade de la compétition la même année. En 2011, Salt Lake a pu préparer sa demi-finale victorieuse contre Saprissa de la sorte, tout comme la finale face à Monterrey, perdue en jouant le match retour à domicile.

Autre question lancinante : après les émotions fortes continentales, est-il facile de se concentrer à nouveau sur le championnat ou la suite de la saison est-elle en péril ? Oublions les quarts de finalistes, qui n’ont pas eu à jouer sur les deux tableaux longtemps. La mémoire collective canadienne retient surtout le parcours catastrophique de Toronto en 2012, qui a lamentablement terminé dernier en MLS après avoir été en demi-finale de la Ligue des champions en début d’année. C’est toutefois davantage l’exception que la règle.

En effet, il y a deux ans, après avoir fait partie du carré d’as de la Concacaf, le LA Galaxy et Seattle ont respectivement terminé 5e et 6e (sur 19) du championnat à l’issue de la saison régulière. Et en 2011, Salt Lake, qui était jusqu’ici le seul finaliste de MLS de la Ligue des champions depuis qu’elle a été rebaptisée, a terminé 3e (sur 18). Il faut dire que l’équipe avait commencé le championnat en force : alors qu’elle jouait sur les deux tableaux en même temps, elle a pris 12 points sur 15. Elle a subi sa première défaite à Portland, quelques jours après sa finale continentale. Et la suite de son calendrier s’annonçait chargé, puisqu’à ce moment-là, elle comptait quatre rencontres de retard sur la plupart de ses concurrents.

15 April 11:32 de la mañana

La Major League Soccer a annoncé aujourd’hui que Tottenham Hotspur affrontera l’équipe des meilleurs joueurs de MLS dans le cadre du Match des étoiles (All-Star Game) AT&T de la MLS 2015 le 29 juillet à 21h00 (HE) à Dick’s Sporting Goods Park, domicile des Colorado Rapids.

Fondé en 1882, le Tottenham Hotspur Football Club, basé à Londres et affectueusement surnommé Spurs, cultive la tradition d’un football divertissant et offensif. Valeur sûre de l’élite anglaise, il dispose actuellement d’un talentueux effectif cosmopolite et vient de terminer cinq fois de suite parmi les six premiers de la Premier League. Champion d’Angleterre à deux reprises (1951 et 1961), il a également remporté plusieurs coupes nationales, dont la FA Cup qu’il a gagnée huit fois, et est régulièrement qualifié pour une des différentes coupes d’Europe.

« Nous aimerions remercier la Major League Soccer de nous avoir invités à participer au Match des Étoiles 2015, a déclaré l’entraîneur de Tottenham Hotspur, Mauricio Pochettino. Le fait qu’il s’agira de notre seul match de préparation en dehors de l’Europe en dit long sur la considération que nous lui portons. Nous avons apprécié les trois rencontres difficiles que nous avons disputées l’été dernier en Amérique du Nord, et la qualité du football en MLS continue de progresser d’année en année. La préparation de la saison est importante pour nous et nous nous réjouissons à l’idée d’être partie prenante d’un des plus grands évènements du calendrier footballistique américain. Nous savons que la les infrastructures seront de toute grande qualité et nous considérons cette rencontre face aux meilleurs joueurs de MLS comme une bonne préparation. »

Tottenham revendique plus de 400 millions de supporters sur la planète, avec des bases solides au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Chine, en Asie et en Afrique australe, ainsi que plus de 100 clubs de supporters officiels à travers le monde. Le club a inauguré récemment un centre d’entraînement flambant neuf à la pointe de la technologie et a des plans avancés de développement d’un nouveau stade de classe mondiale qui sera au cœur de la régénération du nord de Londres. Il a également mis sur pied une fondation très active par le biais de programmes d’éducation, d’emploi, de santé et d’insertion sociale.

Ce mercredi soir, la MLS et les Colorado Rapids organisent un évènement de bienvenue pour Tottenham, de concert avec le visionnement du match États-Unis - Mexique au Thirsty Lion, au centre-ville de Denver à partir 17h00 (heure locale). Des invités spéciaux seront présents, parmi lesquels le président et vice-commissaire de la MLS, Mark Abbott, la directrice générale de Tottenham Hotspur, Donna-Maria Cullen, et le président des Colorado Rapids, Tim Hinchey, en compagnie des entraîneurs et des joueurs des Rapids.

« Nous sommes enchantés d’accueillir Tottenham Hotspur à Dick’s Sporting Goods Park pour le Match des étoiles de la MLS. Il s’agit d’une des gloires de la Premier League anglaise et son effectif est rempli de joueurs internationaux de grande qualité », a déclaré Jim Martin, membre du conseil de direction des Colorado Rapids.

Pour la douzième fois de l’histoire du Match des étoiles de la MLS, vieux de 20 ans, un club étranger affrontera les meilleurs joueurs de MLS, qui comptent sept victoires, trois défaites et un nul lors de ces confrontations très compétitives et divertissantes. En plus d’honorer les meilleurs joueurs de MLS, ce match a vu se produire des clubs à succès renommés mondialement comme Manchester United (2010 et 2011), Everton (2009), Chelsea (2006 et 2012), l’AS Rome (2012) et, dernier en date, le Bayern Munich (2014).

« Le Match des étoiles AT&T de la MLS reste l’une des traditions les plus divertissantes et anticipées de notre Ligue et de notre sport en Amérique du Nord, a déclaré le président et vice-commissaire de la MLS, Mark Abbott. Nous nous réjouissons d’accueillir un autre adversaire de classe mondiale, Tottenham, et sommes enthousiastes à l’idée de ce match compétitif, point d’orgue d’une fantastique semaine d’évènements. Nous savons que les Colorado Rapids, un de nos premiers clubs, seront d’excellents hôtes et que Dick’s Sporting Goods Park impressionnera tant les supporters au stade que les téléspectateurs à travers le monde. »

La rencontre sera retransmise en direct sur FOX Sports 1, UniMás et Univision Deportes Network (UDN) aux États-Unis, sur TSN et RDS au Canada et dans plus de 100 pays à travers le monde, notamment sur Sky Sports au Royaume-Uni, mais aussi sur Eurosport, Globosat et sur les chaînes de l’Abu Dhabi Media Company.

« Nous sommes une fois de plus ravis de mobiliser la passion des supporters de soccer pour le Match des étoiles AT&T de la MLS, a déclaré Bill Moseley, directeur du marketing et des communications d’AT&T. Chaque année, le match met en valeur le meilleur du sport, et nous sommes impatients de partager le grand moment de cet été avec des spectateurs de partout. »

Pour davantage d’information sur la manière de réserver des places pour ce duel, mais aussi pour le Match Chipotle des joueurs de MLS formés par leur club, rendez-vous sur MLSsoccer.com/all-star.

14 April 3:41 de la tarde

Ces temps-ci, la Ligue des champions est souvent au cœur de l’émission, mais dans celle de cette semaine (également disponible ici), on se concentre davantage sur l’actualité quotidienne du championnat, en revenant notamment sur plusieurs rencontres de la dernière journée, mais aussi sur le passage de Cooper à Montréal.

Au menu, entre autres, le passionnant LA Galaxy - Seattle avec un tout grand match de Penedo (lisez aussi cet article au sujet de Lamar Neagle), la disgracieuse chute du leader Vancouver chez un San José appliqué, le réveil de Colorado à Dallas qui s’est effondré, l’inefficacité de Portland, les progrès d’Orlando, la blessure d’Opara.

Une partie de l’émission est aussi consacrée à Montréal, à son match à Houston, aux options tactiques qui posent question, au choix du onze de départ et des remplaçants, à la première titularisation de Bernier, à l’arrivée de Cooper, à son intégration dans le système de jeu et avec ses coéquipiers.

N’oubliez pas notre concours vous permettant de gagner le livre « On Level Terms ».

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13 April 11:59 de la mañana

Les deux équipes en tête du classement ont perdu : Vancouver s’est incliné à San José, auteur d’une bonne opération, alors que chez lui, Dallas a été laminé par Colorado qui a inscrit ses quatre premiers buts de la saison. Le LA Galaxy a gagné le sommet contre Seattle, Salt Lake et New York restent invaincus, alors que Philadelphie a remporté sa première victoire de la saison.

Dure journée pour les leaders. Tant en ce qui concerne le résultat que la manière. En déplacement à San José, Vancouver a été méconnaissable, jouant loin en-dessous de son niveau. Si un horaire plus chargé que l’adversaire pouvait expliquer une certaine fatigue, il ne peut excuser l’indigence offensive et le manque de liant entre les joueurs dans le camp adverse. Les Californiens n’ont pas mis longtemps à comprendre et ont effectué un très bon travail défensif pour réduire Vancouver au mutisme, s’imposer et réaliser une affaire juteuse au classement.

Que dire de Dallas ? Impressionnant pendant les trois premières journées de championnat, il a concédé sa deuxième défaite consécutive, s’inclinant 0-4 contre Colorado qui n’avait pas encore marqué le moindre but jusque-là. L’aveu d’impuissance est encore plus flagrant quand Oscar Pareja admet que son équipe n’avait pas de solutions pour répondre à son adversaire. Après 6 mois et 602 minutes sans marquer, cette victoire mais surtout ces buts ont enlevé un gros poids des épaules des visiteurs. Soulagement aussi à Philadelphie qui a remporté contre New York City sa première victoire de la saison grâce à un but de Nogueira qui a saisi la dernière chance de marquer du match.

Un des sommets de la journée opposait dimanche soir le LA Galaxy à Seattle. Même s’il n’y a eu qu’un but lors de la rencontre, en faveur de l’équipe locale, le match a tenu ses promesses avec beaucoup d’intensité et d’occasions. Le duel Neagle - Penedo a été particulièrement épique, tournant à l’avantage du gardien qui a sorti des ballons on ne peut plus chauds. Ses coéquipiers le remerciaient d’avoir gardé leur équipe dans le match et ses adversaires le félicitaient, déplorant d’avoir perdu leur meilleur match de l’année. Une journée de championnat difficile pour les équipes du Nord-Ouest Pacifique puisque Portland a également mordu la poussière, chez lui contre Orlando.

Il y avait aussi un sommet très alléchant dans l’Est. Longtemps, DC United pensait infliger à New York sa première défaite de la saison, mais a laissé filer la victoire en fin de match de manière « inacceptable ». Alors que son équipe était menée 2-0, Perrinelle, récemment élu Franco du mois de mars, l’a relancée en réduisant l’écart avant que Sam n’égalise. Les Red Bulls restent invaincus et leurs ambitions grandissent : pour leurs trois prochains duels, tous à domicile, ils ne visent rien de moins qu’un neuf sur neuf.

Salt Lake a également conservé son brevet d’invincibilité (ils ne sont plus que deux dans ce cas) en partageant l’enjeu après avoir installé un solide barrage à Kansas City, qui n’a pas marqué malgré une prestation encourageante en plusieurs points. À l’autre bout du classement, Montréal, qui va accumuler les matchs de retard, est la seule équipe à ne pas encore avoir gagné : samedi, elle a monopolisé le ballon et multiplié les erreurs pour s’incliner à Houston. Enfin, New England et Columbus n’ont pu ni se départager ni trouver le chemin des filets.

LES RÉSULTATS
Dallas - Colorado
New England - Columbus
Philadelphie - New York City
DC United - New York RB
Houston - Montréal
Kansas City - Salt Lake
San José - Vancouver
Portland - Orlando
LA Galaxy - Seattle

 
0-4
0-0
2-1
2-2
3-0
0-0
1-0
0-2
1-0

Classement général
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10 April 3:18 de la tarde

La semaine a été marquée par la qualification de Montréal pour la finale de la Ligue des champions. Matthias Van Halst et Olivier Tremblay étaient sur place et vous font partager tout ce qu’ils ont vécu à Alajuela dans l’émission de cette semaine (également disponible ici), lors de laquelle on parle aussi Franco du mois, équipes nationales de jeunes et décisions juridiques.

Principaux sujets concernant Montréal - Alajuelense :

  • L’accueil chaleureux dans la ville d’Alajuela
  • L’ambiance le jour du match et pendant celui-ci
  • Des supporters très chauds mais rarement agressifs
  • La qualification montréalaise tirée par les cheveux
  • Efficacité offensive et naissance d’automatismes
  • L’apport de Bernier après sa montée au jeu
  • Les commentaires des joueurs après la rencontre
  • Bush et Soumare ont joué avec le feu
  • S’arrêter de jouer ou tourner les dos : des erreurs à ne plus commettre
  • L’Importance de cette qualification pour l’Impact de Montréal
  • Quelques mots sur la finale contre l’America Mexico

Les autres sujets :

  • Dévoilement du franco du mois de mars (victoire de Damien Perrinelle)
  • Pas de jeune de l’Impact en équipe nationale U17 : les explications de Rudy Doliscat
  • Club de lecture : soccer et justice (gagnez le livre)

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08 April 12:50 de la tarde

Hier soir, Montréal a donc réussi à se qualifier pour la finale de la Ligue des champions. Battu à Alajuelense 4-2, il passe grâce à sa victoire 2-0 du match aller et ses deux buts marqués à l’extérieur.

Je ne vous raconterai pas le match en détails, vous pouvez en lire des résumés un peu partout, et vous l’avez, je l’espère, certainement vu ! Pour en savoir plus sur les prestations individuelles, consultez le bulletin de notes décerné par Patrick Leduc.

Les supporters des bleu, blanc, noir ont eu de fortes émotions en voyant leurs favoris passer dans des circonstances difficiles. Celles sur le terrain leur ont rappelé le cauchemar de Santos Laguna, et l’ont peut-être même effacé des antres de leur inconscient. Mais il y avait aussi une ambiance dans les tribunes avec laquelle peu de joueurs étaient familiers.

Parmi les exceptions, Laurent Ciman, qui a connu quelques enfers depuis le début de sa carrière, et a pu dispenser de judicieux conseils à ses coéquipiers. « Je leur ai dit de jouer leur football et de faire abstraction de l’extérieur. Et que s’ils sont là et si l’entraîneur leur fait confiance, c’est qu’ils ont des qualités », expliquait le défenseur belge.

Après la douche, la liesse s’était dissipée chez les vainqueurs. Oui, les joueurs étaient évidemment très heureux, mais ils étaient également marqués par un match difficile, et reconnaissaient d’ailleurs qu’il leur restait beaucoup de travail. « On est rentré, on a laissé dégager toute l’énergie qui restait en fin de match parce qu’on avait beaucoup de tension. Tout le monde était vraiment heureux », raconte Patrice Bernier, sur l’entrée au vestiaire juste après le match.

C’est que la rencontre a été faite de hauts et de bas pour l’Impact, qui a vacillé entre contrôle, énormes frayeurs et moments d’égarement qui auraient pu coûter cher. Comme les incessants gains de temps de Bush. Ou quand, à la demi-heure, Soumare a agrippé la tignasse de McDonald et l’a tirée fermement. « Quand vous venez ici, dans le jeu, vous prenez beaucoup de coups. Mais c’est à moi d’être intelligent. Je n’avais pas à faire ça », reconnaissait après coup l’arrière central.

Les Montréalais ont dû attendre la fin pour savoir si, de leur point de vue, les scènes qui se jouaient au stade Alejandro Morera Soto étaient celles d’un film d’horreur ou d’un thriller. Les frayeurs ont été nombreuses mais à la fin, c’est le vainqueur de la Coupe du Canada qui s’est imposé, devenant par la même occasion le premier représentant de son pays à atteindre la finale de la compétition.

« Ça fait vraiment plaisir, se réjouissait Soumare. On a l’impression qu’on ne s’en rend pas encore trop compte, mais on a fait quelque chose de gros. On sait que si on continue comme ça, on peut faire quelque chose de très spécial. » Ce quelque chose de très spécial, ce serait, dans un premier temps, devenir champion de la Concacaf. Un titre qui ne ferait pas tache malgré les déboires de l’équipe en championnat depuis un an et demi.

Un succès qui serait aussi le prélude à une nouvelle grande aventure. « La manière n’est pas toujours jolie, mais au moins on va en finale. Il y aura deux matchs… et on sait qu’on est proche de la Coupe du monde des clubs », déclarait ainsi Bernier. Il ne fait aucun doute que les joueurs se verraient bien aller au Japon en décembre prochain. À eux de valider leur billet, en battant le vainqueur du duel Herediano - America Mexico.

07 April 1:07 de la tarde

Le match retour de la demi-finale de la Ligue des champions entre Alajuelense et Montréal (22h00 HE, TVA Sports, Sportsnet, Fox Sports 2) est d’une importance capitale pour les deux équipes. Vainqueur 2-0 au match aller, le dernier représentant de MLS en lice dans la compétition tentera de devenir le premier club canadien de l’histoire à en atteindre la finale. Mais la réception sera très chaude.

D’ailleurs, les supporters locaux et l’ambiance au stade était les principaux sujets de conversation entre les Montréalais et les médias tant canadiens que costariciens. « Ce sera un superbe environnement de soccer, pour le genre de match que les joueurs attendent. Nous avons des joueurs très expérimentés qui ont vécu de grands moments et connaissent ce genre de situation. À Montréal, nous avons joué devant 48000 personnes », déclarait ainsi Frank Klopas à l’issue du dernier entraînement de ses hommes.

En 24 heures, trois équipes se sont en fait entraînées au stade Alejandro Morera Soto. Les deux qui seront en lice sur le terrain, évidemment, mais aussi les supporters locaux qui avaient organisé une réunion de motivation lors de laquelle ils ont donné beaucoup de voix. Il a été plus facile de pêcher des informations auprès d’eux que des deux clubs lors de ces entraînements. En effet, Alajuelense avait organisé sa conférence de presse avant sa séance, mais comme par hasard, les médias montréalais n’avaient que l’heure du début de l’entraînement. Ces derniers – pour des raisons d’heure de bouclage notamment – n’étaient guère nombreux à la séance de l’Impact, où seul Hassoun Camara a répondu à leurs questions, pendant que les journalistes locaux parlaient avec l’entraîneur visiteur et Dilly Duka. Heureusement, MLSsoccer.com a sympathisé les collègues ticos afin de vous fournir toutes les informations recueillies auprès des deux camps au cours de la journée.

Klopas leur a entre autres expliqué ne pas débarquer en terrain inconnu : « Je suis déjà venu voir Alajuelense et Herediano au Costa Rica, je connais ce genre d’ambiance, similaire à celle qu’il y a en Grèce, avec également la pression des médias et des supporters qui ont de grandes attentes. C’est d’autant plus important pour nous de bien jouer, car si on n’est pas dans le coup et qu’Alajuelense marque un ou deux buts, les supporters vont être encore plus dans le match et ce sera encore plus difficile pour nous. »

S’il ne souhaite pas trop élaborer au sujet de ce qu’il connaît de l’adversaire, l’entraîneur visiteur ne tarit cependant pas d’éloges à leur sujet. « Les joueurs costariciens qui viennent en MLS s’adaptent facilement car ils sont très bons techniquement et physiquement. On ne doit pas s’occuper d’un joueur en particulier », explique-t-il avant de se faire demander quel joueur d’Alajuelense il amènerait à Montréal. « J’en prendrais plus que ça. Oui, j’en amènerais quelques-uns ! »

Le 2-0 du match aller ne fait peur à personne, ici à Alajuela. La confiance règne chez les supporters, même ceux d’autres équipes du pays, souvent rivales. « 3-0 », nous dit l’un. « 4-1 », pronostique un autre quelques mètres plus loin. Celui au coin de la rue joue les mimes : après avoir dit Montréal, il montre l’intérieur de stade et fait trembler ses jambes comme les feuilles d’un arbre par grand vent.

Dans de telles circonstances, Montréal compte sur ses joueurs d’expérience afin que tout le monde garde la tête sur les épaules. Confinés dans un cadre luxueux depuis leur arrivée samedi, les joueurs ont découvert le stade et son environnement à peine 24 heures avant le match. L’un d’entre eux le connaissait déjà : Dilly Duka. « Je suis venu ici m’entraîner deux semaines avec l’équipe olympique des États-Unis et je sais ce que cette équipe signifie pour la ville, déclarait le dribbleur montréalais. Ce sera un match différent de celui à Montréal, ils pourront compter sur leurs supporters et ce sera difficile. Ce sera aussi plus compliqué qu’à Pachuca, tout simplement parce que c’est une demi-finale. »

Interrogés au sujet du terrain, les Montréalais ne se sont guère dits inquiets : tant sa dimension (« la même que celle du Stade olympique », dixit Klopas) que la surface artificielle en elle-même (« on a déjà joué sur ce genre de synthétique », rassure Duka) ne suscitent pas la moindre crainte. « Attention, ce qu’ils ont vu aujourd’hui ne reflète pas la réalité, nous prévient un journaliste qui suit l’équipe au quotidien. Avant la rencontre, le terrain sera arrosé : l’eau s’évapore rapidement, mais cela change quand même la nature de la surface qui sera bien plus rapide. »

Il nous parle aussi des principaux sujets de conversation autour de l’équipe locale. Il y a l’arbitre, M. Aguilar, un Salvadorien qui avait sifflé le match de Montréal à Atlante lors de la première épopée de l’Impact en Ligue des champions, mais surtout qui avait officié lors d’un match du Costa Rica aux États-Unis dans la neige et y avait suscité l’ire des ticos. L’autre point qui revient souvent, c’est la volonté de faire la différence dès les premières minutes.

Une donne dont Klopas est également bien conscient. « Alajuelense rentrera fort dans le match, encore plus avec l’appui de la foule. Nous devrons être concentrés pendant tout le match, mais encore plus au début. » Il a également pensé à la toute fin, et à des tirs au but éventuels. « Il faut parer à toutes les éventualités, alors nous nous sommes préparés pour la séance de tirs au but. J’espère que nous ne devrons pas nous rendre là, mais le cas échéant, les joueurs qui devront tirer sont prêts. »

Si tous les supporters que nous avons croisés se sont montrés éminemment sympathiques, à l’approche du match, et pendant celui-ci, une seule chose comptera à leurs yeux : tout faire pour pousser leurs favoris à la victoire. « Attention, demain leur comportement sera très différent, a prévenu un collègue local. Évitez de vous frotter à eux et arrivez au match trois heures à l’avance. » Les joueurs, eux, n’auront pas le choix et Evan Bush s’attend à être bombardé.

Il pourrait l’être doublement : tant par les supporters que par l’équipe d’Alajuelense, qui a prévu de mettre tout à l’attaque. Pas seulement parce qu’il faut rattraper deux buts de retard, mais aussi parce que, nous dit-on ici, l’entraîneur Oscar Ramirez veut prouver qu’il sait avoir des intentions offensives. Certes, son équipe a la deuxième meilleure attaque du championnat, mais cette donnée est faussée par le fait qu’elle a inscrit six buts à deux reprises contre des faire-valoir.

Il devrait ainsi y avoir quelques changements par rapport à l’équipe alignée à Montréal. Toujours selon nos collègues costariciens, Soto, qui ne donne pas satisfaction, sera mis à l’écart, tout comme Salvaterria, jugé trop défensif. Matarrita, habituellement dans l’entrejeu, est pressenti pour jouer derrière et monter beaucoup, tout comme l’autre arrière latéral, Gutierrez. Ils devront quand même s’acquitter avant tout de leurs tâches défensives, alors que les milieux de terrain et les avants ont reçu une mission : tout à l’attaque ! Avec un renfort de choix, Alonso, de retour de suspension.

Info ou intox ? Toujours est-il que cette attention focalisée sur l’adversaire et l’ambiance dans la deuxième ville du Costa Rica arrange bien Frank Klopas, qui lui aussi tente au mieux de cacher son jeu à l’ennemi. Les informations sont données avec parcimonie. Voilà ce que Camara répondait quand on lui demandait comment l’équipe gérerait l’équilibre entre la volonté de défendre deux buts d’avance et celle d’en marquer un pour obliger l’adversaire à en inscrire quatre : « Bonne question… Des fois, on a des envies et on prépare des choses, mais au bout du compte, il y a la réalité du match et une autre équipe qui voudra pousser elle aussi. Il va falloir être aussi rigoureux qu’eux défensivement. C’est une équipe qui développe du jeu, essaye de repartir de l’arrière et de trouver le milieu de terrain. On va tout faire pour bloquer ça et tenter de se créer des occasions avec Jack, Nacho ou celui qui jouera. »

Les joueurs montréalais sont toutefois conscients que ce qu’Alajuelense a montré au match aller n’est pas représentatif de son niveau. « Le match au Stade olympique a un petit peu biaisé les choses car on est vite entré dedans et ils étaient un peu déboussolés, ajoute le défenseur français. Il ne faut plus s’y fier mais arriver fort car ils ont les crocs et la volonté de prendre leur revanche. On doit regarder nos points forts et ne pas se concentrer sur l’adversaire pour éviter de commettre la même erreur qu’ils ont commise ce jour-là. »

Des deux côtés, les plans ont été peaufinés pour ce match ultra-important. Pas étonnant que les Montréalais aient choisi un cadre où règnent calme et concentration pour le préparer. Ce soir, la donne sera toutefois bien différente. Maintenant, place au match !