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Coup Franc

03 January 4:19 de la tarde

Rares sont les clubs qui peuvent se permettre de laisser filer trois de leurs meilleurs joueurs, de ne pas transférer de gros calibre tout en réussissant à rester performants. Salt Lake y est parvenu de main de maître, à la surprise générale (même son entraîneur ne s’attendait pas à une aussi belle saison) et mérite bien de tutoyer les sommets des satisfactions de l’année.

2. Un rouleau compresseur qui ne manque pas de sel
Bien du monde prévoyait qu’après avoir laissé partir Jamison Olave, Will Johnson et Fabian Espindola, Salt Lake vivrait une saison de transition, et le début de championnat allait d’ailleurs en ce sens. Mais sur les bords du Grand Lac Salé, tout le monde a trouvé ses marques rapidement et l’équipe s’est transformée en véritable rouleau compresseur. Sans imposer un rythme fou, cette formation s’installe très haut dans le camp de son adversaire, pose son jeu et frappe. Une fois qu’elle vous prend à la gorge, il est très difficile de s’en sortir : demandez-le à Portland !

Bien protégée par Beckerman, sa défense ne joue ni trop haut ni trop bas mais n’aime pas trop quand l’autre équipe construit patiemment (on l’a notamment vu en finale). Alors, Salt Lake tente dans la mesure du possible de jouer en déplacement comme à domicile, avec les risques que cela comporte. Si Morales et Saborio ont les rôles principaux, Jason Kreis a bien préparé tout le monde à participer : 16 joueurs ont été titulaires au moins 10 fois en saison régulière et l’équipe en a récolté les dividendes.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

01 January 5:32 de la tarde

Alors que la période des transferts bat son plein, voilà un rappel qui semble évident : mal évaluer son effectif, ses besoins ou ses renforts voire, pire, avoir un club où les joueurs entrent et sortent comme dans un moulin est souvent une des causes de déceptions en cours de saison. Plusieurs clubs peuvent en témoigner.

2. Des campagnes de transfert ratées
Même si l’équipe a remporté la Coupe des États-Unis, le titre de plantage en beauté de la saison peut difficilement revenir à un autre club que DC United. Si un tel effondrement était difficilement imaginable, une importante glissade était tout de même prévisible. Les joueurs partis l’hiver dernier étaient bien plus importants que ce que certains ne le croyaient. L’attaque a perdu de sa diversité, le poids du jeu s’est retrouvé sur les épaules d’une défense déjà frêle et l’édifice s’est écroulé. Cela mérite une palme dans la catégorie « mauvaise évaluation de son effectif ».

D’autres évaluations ratées : à San José (qui a mal jugé la richesse de son noyau et payé les absences au prix fort), à Montréal (qui a certes conservé ses joueurs importants mais mal estimé les renforts nécessaires) et à Columbus (où les problèmes avaient été bien ciblés mais où les prétendus renforts ont métamorphosé l’étalon de fin 2012 en cheval de trait).

Et puis, il y a ceux qui ont fait le grand ménage avec peu de succès. Car quand on se lance dans une telle entreprise, il faut savoir où balayer. Bons exemples : New York (malgré l’exception Juninho) et Portland. Par contre, Toronto et Chivas USA ont ressemblé à des moulins où les joueurs entraient et sortaient sans arrêt, sans trop qu’on ne sache si leur passage était bien nécessaire. Et pour 2014, on y repart encore à zéro !

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
3. Les tares défensives du LA Galaxy
4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

27 December 8:56 de la tarde

Voilà le dernier résumé des bilans de la saison écoulée club par club effectués par les journalistes de MLSsoccer.com qui les suivent au quotidien : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Ils concernent le top 5, où figurent de nombreuses agréables surprises.

Rien d’étonnant cependant à y retrouver le LA Galaxy, qui n’a pas remporté la Coupe MLS pour une troisième année de suite notamment en raison de problèmes défensifs sur les phases arrêtées et en fin de match. Rappelons toutefois qu’il y a douze mois, David Beckham prenait sa retraite, alors que Landon Donovan a commencé à préparer sa saison longtemps après tout le monde. L'année a été marquée par l’éclosion de quelques jeunes, et pour retrouver la tête du classement, l’équipe devra gagner en maturité la saison prochaine.

Le mot reconstruction était sur toutes les lèvres à Salt Lake l’hiver dernier et après le départ de pions majeurs, même ses dirigeants les plus ambitieux se seraient satisfaits d’une qualification de justesse pour la phase finale. On connaît la suite : une saison convaincante, avec des places en finale de la Coupe MLS et de la Coupe des États-Unis. L’objectif sera de confirmer en 2014, avec un groupe qui ne devrait guère changer mais à la tête duquel Jeff Cassar relaiera Jason Kreis. La pression sera également plus forte, notamment sur les jeunes qui se sont révélés cette année.

Portland est sûrement le club qui a reçu le plus d’éloges cette saison. Même s’il a raté de peu tant le Supporters Shield qu’une place en finale de la Coupe MLS, son recrutement, sa manière de jouer et sa série de rencontres sans défaite ont marqué les esprits, valant entre autres le titre d’entraîneur de l’année à Caleb Porter. Si l’équipe compte plusieurs vedettes, on y a aussi retrouvé de nombreux titulaires qui ne font pas partie des tout meilleurs de la MLS. Sans casser le collectif, Portland pourrait donc être plus performant la saison prochaine s’il va chercher des renforts aux bonnes positions.

Après avoir été toujours placé mais jamais gagnant durant plusieurs années, Kansas City a remporté la Coupe MLS en battant entre autres Houston, son bourreau habituel sur le chemin de la gloire. Le Sporting a réussi à conserver intacte la défense la plus solide du championnat mais a quand même dû procéder à de nombreux essais pour trouver la bonne formule offensive. Les attentes sont élevées pour la saison prochaine, mais on peut s'attendre à voir la politique de stabilité se poursuivre, accompagnée de retouches aux postes nécessaires, comme celui de gardien de but.

En remportant le Supporters Shield, New York a enfin garni sa vitrine de trophées : s'il est difficile de considérer la saison comme négative, ceux qui suivent le club de près rappellent qu'elle a été faite de hauts et de bas, avec par exemple le transfert raté de Juninho. Mais il y a aussi, et surtout, eu un Olave qui a consolidé la défense, un Cahill qui a pris une nouvelle dimension grâce à ses buts et à son travail, ainsi que les débuts réussis de l'entraîneur Mike Petke. L'objectf est désormais de construire un noyau avec plus de solutions de rechange tout en tenant compte des contraintes salariales.

Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

22 December 6:12 de la mañana

Nous voilà dans le carré d’as de mes réjouissances de la saison, où s’accumulent les bonnes surprises, à commencer aujourd’hui par des défenseurs qui méritent plus de visibilité et la force offensive du vainqueur du Supporters Shield.

4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
On parle moins d’eux que des attaquants, mais ils ont eu un apport essentiel à leur équipe cette saison : des arrières latéraux modernes, à la fois solides défensivement mais aussi productifs offensivement. En plus de rendre leur flanc difficile à passer, ils ont quelques passes décisives à leur actif. À droite, DeAndre Yedlin (Seattle), qui a été au Match des étoiles, et Kofi Sarkodie (Houston), qui met l’adversaire à terre les rares fois où il est battu. À gauche, Chris Klute (Colorado), qui a franchi sans mal le pas depuis la D2, et Seth Sinovic (Kansas City), qui avait déjà été très solide la saison dernière au sein de la meilleure défense de la compétition. Ces joueurs ont de l’avenir : le dernier nommé a 26 ans, les trois autres 23 ans ou moins.

3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
De tous les clubs évoluant en MLS depuis la saison inaugurale de la compétition en 1996, New York était le seul à ne pas avoir remporté de trophée officiel. Il a mis fin à cette disette en s’adjugeant le Supporters Shield grâce à une saison qui, sans être étincelante, a été plus que probante. Le tout sous la direction de Mike Petke, qui effectuait ses débuts d’entraîneur. C’est notamment son attaque qui a brillé : très complète, elle était certainement la seule de la compétition à n’avoir aucune faiblesse. Parmi ses forces, la domination sur les flancs mais surtout dans les airs, grâce à un majestueux Tim Cahill, auteur de 12 buts, dont 9 de la tête. La défense n’a pas toujours été aussi convaincante, notamment quand elle se repliait dans ses 20 derniers mètres, où Houston lui a assené le coup de grâce en phase finale.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

19 December 10:48 de la mañana

Montréal a fait coup double hier, puisqu’il a annoncé l’embauche de Frank Klopas au poste d’entraîneur et l’a présenté aux médias mais également à quelque 600 abonnés réunis en assemblée.

Le verdict est donc tombé, Marco Schällibaum n’entraîne plus le club québécois. « Dans les moments difficiles, nous n’avons pas été capables de nous en sortir », a déclaré le directeur sportif Nick De Santis pour expliquer ce qui avait coûté sa place au technicien suisse. Le club a également décidé de procéder à une importante restructuration technique.

Il ne se lance pas totalement dans l’inconnu avec Klopas, puisque De Santis a expliqué que les deux hommes se connaissaient déjà avant le passage de Montréal en MLS et avaient eu de nombreuses discussions ces dernières années. Il trouve que l’ancien entraîneur de Chicago allie « le meilleur des deux mondes » : il correspond à la philosophie du club (dévouement pour son succès, caractère, la victoire comme objectif premier) tout en ayant un bagage d’expérience en MLS.

De son côté, Klopas, qui a signé un contrat de trois ans, n’a pas été avare d'éloges sur le groupe à sa disposition : « Une très bonne équipe en possession de balle, capable de garder le ballon au sol, d’utiliser la largeur et la profondeur du terrain. Elle a été construite pour jouer d’une certaine manière, qui correspond au soccer que je veux jouer. » Il souhaite en priorité renforcer la défense, qui a encaissé trop de buts en 2013. Il a également promis de s’adapter à la ville et d’essayer d’apprendre le français.

Après la conférence de presse, les hommes forts du club ont rencontré environ 600 supporters, réunis dans un grand hôtel de Montréal, pour une assemblée prévue de longue date lors de laquelle ils ont expliqué la restructuration technique (qui ne se limite pas à l’équipe première puisque le club va désormais accueillir les joueurs dès l’âge de 7 ans), passé de nombreux remerciements, présenté les résultats d’un sondage effectué auprès des abonnés et répondu à leurs questions.

18 December 5:11 de la tarde

Ce n’est pas encore l’hiver et de toute façon, en MLS, l’hibernation n’existe pas. Si certains clubs sont plus discrets que d’autres, la campagne des transferts est toujours animée, et la semaine écoulée n’a pas fait exception à la règle.

Le summum a été atteint ce mercredi avec la deuxième étape du Processus de repêchage, qui a vu entre autres les passages de Fabian Espindola et Brandon Barklage (New York) respectivement à DC United et San José, ainsi que le retour de Dwayne De Rosario à Toronto.

Plus tôt dans la journée, Montréal a annoncé que le couperet était tombé sur Marco Schällibaum et que Frank Klopas entraînerait désormais le club qui a du même coup procédé à une importante restructuration technique. Lundi dernier, à l’autre bout du pays, Vancouver a également désigné son entraîneur : Carl Robinson.

Le bal des gardiens a aussi été animé : Kansas City a été chercher Andy Gruenebaum, solide portier de Columbus, pour pallier la retraite de Jimmy Nielsen. Les jaune et noir ne sont pas restés longtemps sans dernier rempart, puisqu’ils ont recruté Steve Clark, actif à Honefoss, en D1 norvégienne. Ils ont aussi attiré Daniel Paladini (Chicago).

Le gros transfert de la semaine est néanmoins celui d’Eddie Johnson à DC United. Cela confirme l’importante activité de ce dernier sur le marché et le dégraissage qui se poursuit à Seattle. L’équipe de Sigi Schmid lui a quand même déjà trouvé un remplaçant : Kenny Cooper, qui arrive de Dallas pendant qu’Adam Moffat effectue le trajet dans le sens inverse.

Ça a aussi beaucoup bougé à Toronto, qui a engagé un joueur désigné : Gilberto, attaquant brésilien de 24 ans provenant de Portuguesa. Le club a également renforcé sa défense avec Justin Morrow (San José) et a laissé partir Bobby Convey à New York.

Voilà pour les principaux transferts de la semaine, mais il y a eu beaucoup d’activité ailleurs aussi : rendez-vous ici pour voir la liste complète des arrivées et départs depuis la fin de la saison.

17 December 10:07 de la tarde

Place à la suite des bilans de la saison écoulée club par club effectués par les journalistes de MLSsoccer.com qui les suivent au quotidien : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Voici un bref résumé de ce qui a été écrit.

Vainqueur du Supporters Shield en 2012, San José a connu une saison semée d’embûches. Blessures, suspensions, manque d’efficacité tant derrière que devant et même perte d’identité de l’équipe ont provoqué le départ de Frank Yallop. Malgré un redressement par la suite, ce ne fut pas suffisant pour se qualifier pour la phase finale. Le scénario fut inverse à Montréal, avec un départ en fanfare et même une qualification pour la Ligue des champions, avant de terminer à bout de souffle. Alors qu’on ne sait pas encore qui entraînera l’équipe en 2014, la liste des besoins, elle, s’allonge.

Colorado a sans nul doute été une des agréables surprises de l’année, notamment grâce à ses jeunes joueurs. L’équipe a trouvé son style, et avec des solutions de rechange de meilleure qualité tant devant que derrière, elle a le potentiel pour réussir sa difficile saison de la confirmation. Le bilan est sans doute identique à New England, qui a vécu une véritable renaissance sur le terrain et a déjà la tête à 2014. Le club souhaite cibler très précisément les renforts nécessaires, ce qui lui a bien réussi l’hiver dernier.

La saison de Houston a été en dents de scie et, surtout, ne s’est pas terminée par une place en finale de la Coupe MLS comme les deux précédentes. Pour éviter autant d’inconstance l’année prochaine, le club cherche du renfort devant, sur les ailes et en défense centrale. Atteindre la finale et la jouer à domicile : tel était l’objectif avoué de Seattle en début de championnat, mais un départ laborieux et un crash final l’ont fait partir en fumée. Malgré les très bonnes choses montrées entre temps et le maintien de Sigi Schmid au poste d’entraîneur, l’équipe est révisée de fond en comble en vue de 2014.

Je recommencerai cet exercice une dernière fois lorsque le tour d’horizon de tous les clubs sera terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

16 December 1:20 de la tarde

Retour aujourd'hui sur mes bilans de saison : on atteint le dernier carré du flop 10, avec deux équipes qui avaient de nombreux atouts pour aller jusqu'au bout mais ont vu leur route s'arrêter en raison d'un point faible récurrent tout au long de la saison.

4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
Portland a émerveillé bien du monde cette saison, et je fais partie de ceux qui sont conquis (vous le verrez plus tard dans la rubrique « Pleine lucarne »). Cette équipe sait tout faire ou presque. On pourrait même dire qu’elle n’a qu’un défaut… Mais quel défaut ! Dès que son adversaire bénéficie d’une phase arrêtée, il faut rester attentif car il y a des chances que ça se termine en but. Corner, coup franc, touche : tout est source de danger pour le but de Ricketts, gardien de MLS qui s’est le plus souvent retourné suite à de telles situations. On peut même dire que ce fut fatal à l’équipe, qui a encaissé deux buts sur corner en finale de Conférence à Salt Lake. Si vous cherchez une explication à cela, on en a discuté dans l’émission Coup Franc qui faisait un gros plan sur Portland.

3. Les tares défensives du LA Galaxy
Le LA Galaxy avait la troisième meilleure défense de la compétition. Et pourtant, celle-ci avait d’immenses travers, qui lui ont coûté très cher. Ainsi, aucune arrière-garde en MLS n’a plus mal défendu son petit rectangle et aucune ne fut plus friable dans le jeu de tête que celle emmenée par Omar Gonzalez. Vous n’avez qu’à penser aux deux buts encaissés lors de son élimination à Salt Lake. Sur les phases arrêtées, ce n’était pas terrible non plus. Et que dire des fins de rencontre, avec près de la moitié des buts encaissés cette saison tombés dans le dernier quart d’heure. Une accumulation de défauts trop importante pour briguer une troisième Coupe MLS consécutive.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

13 December 12:01 de la tarde

Depuis quelques jours, les journalistes de MLSsoccer.com dressent le bilan de la saison écoulée club par club : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Voici un bref résumé de ce qui a déjà été écrit.

La saison de DC United a été la pire de son histoire, avec quelques records négatifs, mais fut sauvée par une victoire en Coupe des États-Unis. Entre les problèmes de finition et les erreurs défensives, les déceptions se sont accumulées et le club doit se renforcer pour être prêt à jouer en Ligue des champions. Chivas USA avait bien commencé avec trois victoires en cinq rencontres puis s’est effondré et a changé d’entraîneur. Pour remonter la pente, il lui faut trouver un homme de confiance et des joueurs d’expérience qui connaissent la MLS.

À Toronto, on parlait de transition et on a eu une (nouvelle) année de turbulences, l’équipe changeant beaucoup en cours de saison. Quelques jeunes pointent le bout du nez mais ça manque d’expérience et de flair devant le but. Pour 2014, on annonce des joueurs désignés de renom. Loin devant ce trio de cancres, Columbus a vécu la fin d’une époque de manière décevante, ayant de rares satisfactions parmi lesquelles Dominic Oduro. Mais les nouveaux dirigeants du club comptent faire table rase du passé récent, dont plus personne ne parle dans l’Ohio.

La chute la plus spectaculaire fut pour Dallas, leader au début de l’été – notamment grâce aux coups de pieds arrêtés de Michel Garbini – avant de terminer 15e du classement général. De gros changements se produiront au club cet hiver, avec entre autres l’arrivée d’un nouvel entraîneur dont on ne connaît pas encore l’identité. Après une préparation désastreuse, Philadelphie a longtemps agréablement surpris mais était encore trop léger pour tenir sur la longueur. John Hackworth doit trouver les pièces manquantes au puzzle pour faire de son équipe un prétendant plus sérieux à la phase finale en 2014.

Vancouver a raté de peu la victoire en Coupe du Canada et une place en phase finale. Drôle d’équipe, capable du meilleur et d’inscrire de beaux buts, mais souvent craintive et terne. L’entraîneur Martin Rennie n’a pas résisté aux résultats inférieurs aux attentes. À Chicago, tout le monde parle de l’avant et de l’après Mike Magee : en fond de classement à son arrivée, l’équipe a effectué une remontée fantastique mais insuffisante pour terminer en ordre utile. Pour 2014, les attentes sont grandes avec l’arrivée de Franck Yallop qui a déjà annoncé qu’il adaptera le style de jeu aux hommes à sa disposition.

Je recommencerai cet exercice à quelques reprises dans les prochains jours jusqu’à ce que le tour d’horizon de tous les clubs soit terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

12 December 5:39 de la tarde

Moins d’une semaine s’est écoulée depuis la finale de la Coupe MLS, mais le marché des transferts est déjà en pleine effervescence. Entraîneurs, gardiens, joueurs de renom, départs, retraites, échanges et j’en passe : voilà un point de la situation.

Deux postes sont susceptibles de provoquer une cascade de dominos au moindre changement important quelque part : ceux de gardien et d’entraîneur. Il y aura pas mal de nouveaux visages la saison prochaine à la tête des clubs, mais personne n’a été « voler » le coach d’un concurrent. Pour 2014 du moins, puisque Jason Kreis a quitté Salt Lake pour prendre la direction de New York City, qui fera son entrée dans la compétition en 2015. L’entraîneur des finalistes malheureux a expliqué que pour une fois dans sa carrière, il ne voulait pas faire le choix de la facilité.

Kansas City, le champion en titre, est touché par la valse des portiers puisque Jimmy Nielsen a annoncé sa retraite. Il y a donc une place à prendre. Ce n’est pas le cas à New England, où Matt Reis raccroche lui aussi les crampons (pour devenir entraîneur des gardiens du LA Galaxy), puisque le club a immédiatement embauché Brad Knighton (Vancouver) qui sera en concurrence avec Bobby Shuttlweorth, longtemps titulaire cette saison. Seattle n’a pour sa part pas levé l’option sur Michael Gspurning, très solide pendant un an avait de connaître une fin de saison 2013 particulièrement difficile. Là aussi, le poste a été rapidement comblé puisque Stefan Frei quitte Toronto pour rejoindre les bords du Pacifique. Parmi les joueurs de champ, Pablo Mastroeni (Colorado) s’est joint à la liste des retraités sur laquelle figuraient déjà Brian Ching (Houston) et Ramiro Corrales (San José).

La campagne des transferts a été lancée par Toronto, qui a été chercher Jackson à Dallas, club qui annonce un grand ménage. À Seattle aussi, il devrait y avoir beaucoup de changement. Le transfert le plus marquant pour le moment est celui de Mauro Rosales à Chivas USA. Tristan Bowen effectue le chemin inverse et Sigi Schmid a aussi attiré l’arrière central Chad Marshall (Columbus). Autre mouvement notable : le passage du capitaine de Montréal, Davy Arnaud, à DC United. Le club de la capitale américaine a continué de se renforcer ce jeudi, profitant de la première étape du Processus de repêchage pour aller chercher Sean Franklin (LA Galaxy) et Bobby Boswell (Houston) pendant que Portland mettait le grappin sur Steve Zakuani (Seattle). Quelques heures plus tôt, l’équipe de Caleb Porter avait effectué un échange Jorge Vallafaña - Andrew Jean-Baptiste avec Chivas USA et avait appris que le Bayern Munich affronterait les vedettes de la MLS lors du Match des étoiles 2014 à Jeld-Wen Field.

Rendez-vous ici pour avoir la liste complète des transferts déjà effectués en vue de la saison prochaine mais aussi des joueurs que les clubs ne souhaitent pas conserver.