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Coup Franc

07 December 6:16 de la tarde

Le LA Galaxy a battu le New England Revolution 2-1 après prolongation pour remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire. La délivrance est venue de Robbie Keane à la 111e minute, alors que le marquoir affichait 1-1 après 90 minutes suite à des buts de Gyasi Zardes et Chris Tierney.

Après à peine plus de 60 secondes, un beau slalom de Robbie Rogers lui permettait de se créer la première occasion du match, un tir contré puis repoussé juste devant la ligne par Scott Caldwell. Cela donnait le ton d’un LA Galaxy dominateur, mais rarement dangereux. Keane l’illustra bien après 20 minutes : disposant de tout le temps nécessaire pour contrôler le ballon et frapper, il a envoyé un tir de loin droit sur Bobby Shuttleworth.

Passant le plus clair du temps dans son camp, New England misait sur les contre-attaques, mais les défenseurs du LA Galaxy posaient toujours le geste nécessaire, parfois spectaculaire, pour barrer la route menant à Jaime Penedo. Un tir à côté de Zardes après un beau travail de Landon Donovan n’empêcha pas les deux équipes de regagner les vestiaires sur le score de 0-0.

La donne a rapidement changé en deuxième mi-temps. À la 52e minute, Stefan Ishizaki envoyait un centre de la droite vers Zardes qui, du petit rectangle et malgré les deux adversaires devant lui, a placé un tir croisé au fond des filets (1-0).

Un peu plus d’un quart d’heure après le but d’ouverture, Keane, lancé en contre, aurait pu doubler l’avance des siens mais a hésité au moment de conclure et envoyé le ballon sur Shuttleworth. La réplique des visiteurs n’a pas tardé : quelques instants plus tard, un tir brossé de Kelyn Rowe échouait peu à côté.

Il restait un peu plus de 10 minutes au temps réglementaire quand le remplaçant Patrick Mullins était lancé sur la gauche et glissait un petit ballon en retrait à Tierney qui contrôlait pour effacer Leonardo et enchaînait par un tir qui trompait Penedo (1-1).

Déjà médusé, le stade a failli tomber dans la stupéfaction totale quand Teal Bunbury, sur la gauche du rectangle, a envoyé un ballon piqué qui ressemblait à un centre-tir et s’est écrasé sur la barre transversale. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager après 90 minutes, il a fallu recourir à la prolongation.

Malgré quelques sueurs froides, notamment sur un tir croisé de Mullins repoussé par Penedo, le LA Galaxy a fini par émerger quand Marcelo Sarvas a accéléré le jeu et surpris toute la défense de New England en envoyant un long ballon de la ligne médiane vers Keane qui s’est retrouvé seul face à Shuttleworth et a gagné son face à face pour fixer les chiffres à 2-1. Un but qui a également valu à l’Irlandais de recevoir le trophée de Joueur du match.

Cette victoire permet au LA Galaxy de remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire, après ses victoires en 2002, 2005, 2011 et 2012. Landon Donovan, qui disputait le dernier match de sa carrière professionnelle, a fêté ses adieux en soulevant le trophée pour une sixième fois : il a participé aux quatre derniers succès en date du LA Galaxy, après avoir remporté la Coupe MLS avec San José en 2001 et en 2003.

05 December 1:27 de la tarde

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera le LA Galaxy à New England ce dimanche 7 décembre à partir de 15h00 (HE - 12h00 locales, 21h00 dans la plupart des pays d’Europe occidentale). Une rencontre qui sera diffusée un peu partout sur la planète, notamment sur RDS2, TSN, ESPN, Univision Deportes et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Il ne faut pas s’en cacher : le LA Galaxy part avec les faveurs des pronostics. Les spécialistes de MLSsoccer.com ont décortiqué les deux équipes ligne par ligne, et n’ont jamais donné l’avantage aux visiteurs. Même sur le banc, ce sont les Californiens qui émergent. Évidemment, leur trio de vedettes offensives Donovan - Keane - Zardes fait peur, mais New England se dit parfaitement prêt à affronter ce « cauchemar ». Gonçalves et ses coéquipiers pourront prendre exemple sur Seattle, qui les avait bien muselés au tour précédent. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à mettre hors d’état de nuire : impliqués, appliqués et précis dans leurs services, Sarvas et Juninho constituent le moteur de l’entrejeu du LA Galaxy.

Conscients de leur statut, les favoris de cette rencontre n’en prennent pas pour autant la grosse tête et sont loin de sous-estimer leurs adversaires, qu’ils ont pourtant écrasés 5-1 à Carson en juillet dernier. Depuis lors, bien des choses ont cependant changé, et pas seulement parce que les deux formations déploraient de nombreux absents ce jour-là. Ainsi, les Galactiques se méfient d’une équipe très équilibrée et qui a su élever son niveau de jeu pour être, à leurs yeux, la meilleure de la compétition en fin de saison.

Malgré tout, même en grande forme, New England a souvent peiné en déplacement, alors que le LA Galaxy a été maître chez lui où sa seule défaite de l’année en championnat remonte au 8 mars, soit à la première journée de compétition. Si dans l’absolu, la balance penche déjà en sa faveur, l’avantage du terrain la déséquilibre encore beaucoup plus.

Il ne serait pas étonnant de voir un LA Galaxy aussi à l’aise dans le jeu au sol que dans les airs déjà faire le nécessaire pour prendre ses distances avant la mi-temps. L’équipe est difficile à contrer quand elle s’installe entre le rond central et le rectangle adverse, où elle est capable d’être efficace tant en imposant un rythme constant que des accélérations soudaines. Si New England serre les rangs, son adversaire va passer par les côtés. Le bloc défensif visiteur aura intérêt à bien se placer pour ne pas laisser les membres du trio infernal s’approcher trop près du but, sans toutefois trop reculer et laisser de l’espace pour tirer de loin.

Mission difficile, vous dites ? Et ce n’est que celle de la défense ! Certes, Jones et consorts ne manquent pas d’atouts offensifs, mais l’arrière-garde dirigée par Omar Gonzalez a été impériale sur ses terres toute l’année. Elle semble parée pour faire face aux contres et aux tirs de loin dont la bande à Nguyen s’est fait une spécialité cette saison. Seule petite faiblesse, l’attrait des arrières latéraux vers l’avant laisse de la place pour centrer, mais ce n’est pas l’exercice préféré de New England, friand du jeu au sol dans l’axe. Sauf que les deux buts de son dernier match contre New York sont venus des côtés… Il y a donc de l’espoir.

Outre le soccer à l’état pur, de nombreuses histoires gravitent autour de cette finale, à commencer par le scénario hollywoodien qui pourrait couronner la fin de carrière de Landon Donovan, dont ce sera le dernier match. Une fête qui n’occupe absolument pas l’esprit de ses adversaires, qui préfèrent ne pas y penser. Il faut dire que pour certains d’entre eux, l’émotion sera d’un tout autre ordre : Chris Tierney et Scott Caldwell étaient tous les deux au stade lors de la finale qui a opposé les deux équipes à Foxborough en 2002, perdue par leurs favoris. Aujourd’hui, ils représentent sur le terrain ceux qu’ils encourageaient hier. Un rêve se réalise.

La rencontre aura aussi une saveur particulière pour Matt Reis, mythique portier de New England dont il a défendu les filets durant onze saisons, et aujourd’hui entraîneur des gardiens du LA Galaxy. Sur le banc, on aura droit au duel entre un maître et un élève. D’un côté, Bruce Arena qui tentera d’enrichir encore un palmarès qui ne manque pas de lettres de noblesses ; de l’autre, Jay Heaps, qu’a priori tout oppose à celui qui est de 25 ans son aîné.

Ah, la jeunesse de New England, on en a tant et tant parlé… Mais c’est une encore plus prime jeunesse qui tisse les liens dans les rangs du LA Galaxy : 11 joueurs viennent d’être papas ou le seront sous peu ! Des liens qui ont été encore renforcés lors des malheurs vécus par AJ DeLaGarza, dont le fils Luca est décédé à l’âge d’une semaine en raison d’une malformation cardiaque congénitale. Le défenseur a pris le dessus et continué de jouer à un excellent niveau. Une blessure aux ischio-jambiers l’a privé du match à Seattle mais il devrait être rétabli pour la finale. Autre joueur revenu de loin, Kevin Alston a surmonté une forme rare de leucémie en 2013, et devrait participer à l’apothéose comme il a participé aux quatre rencontres précédentes de son équipe durant cette phase finale.

Il ne fait donc aucun doute que sport de haut niveau et émotions fortes seront au rendez-vous de cette Coupe MLS 2014, qui sera arbitrée par Mark Geiger. Pour avoir encore plus de détails au sujet de la rencontre, écoutez l’émission Coup Franc et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Bon match !

04 December 5:07 de la tarde

Les jours qui précèdent la finale de la Coupe MLS font toujours la part belle aux remises de récompenses individuelles. Vous avez sans doute suivi tout ça de près, mais je voulais toutes les regrouper sur la même page, histoire d’être sûr que les passionnés de manquent rien et que ceux qui suivent ses trophées d’un regard moins intéressé (ce qui peut aussi se comprendre) puissent avoir tous les lauréats en un clin d’œil.

Ces trophées sont décernés suite à un vote des médias, des joueurs de MLS et des dirigeants des clubs de MLS sur base des prestations durant la saison régulière si celles-ci peuvent entrer en ligne de compte (ce n’est par exemple pas le cas pour le prix humanitaire annuel). Quant aux trophées de l’esprit sportif, Ce ils sont décernés par la MLS sur base de critères objectifs comme le plus petit nombre de fautes commises et de cartons reçus, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité. Le but et l’arrêt de l’année sont, eux, choisis par les supporters.

Joueur de l’année : Robbie Keane

Keane a disputé sa saison la plus prolifique sous le maillot du LA Galaxy. En 29 rencontres, il a marqué 19 buts et donné 14 passes décisives, deux sommets de sa carrière en MLS. Cela fait de lui le troisième meilleur buteur de la compétition, le deuxième meilleur pourvoyeur ex-æquo, et le joueur désigné irlandais arrive en tête quand on additionne le total de buts et de passes décisives. Depuis qu’il a signé au Galaxy au cours de la deuxième moitié de la saison 2011, cet attaquant emblématique a inscrit 53 buts et délivré 35 passes décisives en 84 rencontres de saison régulière. Suite à la retraite internationale de Miroslav Klose, Keane est devenu le joueur en activité à avoir inscrit le plus de buts en équipe nationale.

But de l’année : Obafemi Martins

Pas besoin de détailler cette réalisation spectaculaire du Nigerian marquée tôt dans le match du 18 mai de Seattle contre San José, les images parlent d’elles-mêmes.

Nouveau venu de l’année : Pedro Morales

Le milieu de terrain chilien a rallié Vancouver avec le statut de joueur désigné en mars 2014, en provenance du club espagnol de Malaga. Le joueur de 29 ans est immédiatement devenu un rouage primordial de l’attaque vancouvéroise, atteignant des sommets dans son équipe avec 10 buts et 12 passes décisives. Lorsque Morales a marqué ou donné une passe décisive en 2014, Vancouver a un bilan de 10 victoires, une défaite et 4 nuls. Morales a également hérité du brassard de capitaine suite à la retraite du défenseur vétéran Jay DeMerit en juillet, et il a aidé les Whitecaps à atteindre le première tour de la phase finale de la Coupe MLS 2014.

Entraîneur de l’année : Ben Olsen

Entraîneur principal de D.C. United pour une quatrième saison complète, Ben Olsen a permis au club de réaliser le plus grand retournement de situation d’une saison sur l’autre dans l’histoire de la compétition. Ses changements opportuns en cours de match ont permis à D.C. United de terminer invaincu tant lorsque l’équipe marquait le premier but que lorsqu’elle menait à la mi-temps. Le bilan est sans appel : 16 victoires et un nul après avoir ouvert la marque, 14 victoires et un nul après avoir regagné les vestiaires avec un avantage. D.C. United est également l’équipe qui a encaissé le moins de buts à domicile durant la saison régulière (12) et termine meilleure défense ex-æquo.

Défenseur de l’année : Chad Marshall

Chad Marshall, qui en était à sa première saison à Seattle, a prouvé sa valeur inestimable au centre d’une défense qu’il a solidifiée, aidant le club à remporter son premier Supporters Shield et la quatrième Coupe des États-Unis de son histoire. La stature imposante de Marshall, qui mesure 1,96 m, a posé des problèmes aux équipes adverses des deux côtés du terrain, puisque le Californien a inscrit un but et donné trois passes décisives en 31 rencontres – toutes en tant que titulaire – pour le club de l’État de Washington. Sa domination dans le jeu aérien, sa vision et son sang-froid ont contribué aux succès des Sounders en 2014.

Gardien de l’année : Bill Hamid

En 2014, Bill Hamid, qui en était à sa cinquième saison en équipe première du club, a passé un cap entre les perches de D.C. United. Hamid fut l’un des éléments clefs de l’impressionnant retour au sommet de D.C. United. Cette année, Hamid a battu plusieurs records personnels au cours d’une même saison régulière, en jouant 2700 minutes, en préservant ses filets à 10 reprises et en effectuant 110 arrêts. Le natif de l’État de Virginie est le deuxième gardien à avoir terminé le plus de rencontres sans encaisser, trois de moins que le portier de Vancouver David Ousted. Les succès d’Hamid ne sont pas passés inaperçus, puisqu’il a obtenu sa deuxième sélection en équipe nationale américaine.

Arrêt de l’année : Luis Robles

Réaliser un arrêt-réflexe, ce n’est pas toujours simple, en réaliser deux de suite avec peu de temps pour se relever, c’est toujours spectaculaire et généralement très difficile. Le portier de New York en a récolté les fruits le 20 septembre dernier en ayant sa part dans la victoire 4-1 des siens face à Seattle, et en est encore récompensé aujourd’hui par ce trophée.

Recrue de l’année : Tesho Akindele

Chasseur de buts courant à la vitesse de l’éclair, Tesho Akindele a fait sentir sa présence lors de la campagne 2014 du FC Dallas. L’attaquant néo-professionnel a effectué 26 apparitions, dont 18 comme titulaire, ce qui lui a permis de jouer 1748 minutes, et il n’en a pas manqué une seule en phase finale. Le joueur de 22 ans a inscrit sept buts et donné trois passes décisives durant la saison régulière, ce à quoi il faut ajouter un but contre Vancouver en phase finale de la Coupe MLS. Akindele a été nommé Joueur de la semaine de la MLS lors de la 23e semaine de compétition après avoir réussi son premier triplé lors de la victoire des siens 0-5 le 16 août aux San Jose Earthquakes.

Retour de l’année : Rodney Wallace

Rodney Wallace, milieu de terrain de Portland, a réussi un retour remarquable cette année après avoir raté les 16 premières rencontres de la saison 2014 suite à une opération au genou subie durant l’intersaison. Wallace a ensuite inscrit cinq buts et donné une passe décisive en 17 rencontres, dont 12 comme titulaire. Le Costaricien a effectué son retour à la compétition le 27 juin dernier contre Kansas City après avoir été victime d’une blessure au genou le 24 novembre 2013 lors de la finale de la Conférence Ouest contre Salt Lake.

Arbitre de l’année : Mark Geiger – Arbitre assistant de l’année : Paul Scott

Geiger a eu une année remarquable, lors de laquelle il a participé à la Coupe du monde 2014 au Brésil. Geiger y a été arbitre central du premier match du groupe C, entre la Colombie et la Grèce, de même que lors de la rencontre opposant l’Espagne au Chili. Le natif du New Jersey a écrit une page d’histoire en devenant le premier Américain à arbitrer un match à élimination directe, celui opposant la France au Nigeria. Geiger a aussi joué divers seconds rôles, en étant quatrième officiel lors du match de groupe entre l’Italie et l’Uruguay, lors duquel a eu lieu la tristement célèbre morsure de Suarez, et lors de la demi-finale entre le Brésil et l’Allemagne.

Prix individuel de l’Esprit sportif : Michael Parkhurst

Pour son retour en MLS, Parkhurst a étalé ses qualités de gentleman sur le terrain tout en accumulant les prestations défensives pleines de cran pour Columbus. Michael Parkhurst a rallé le club avant le début de la saison 2014, lors de laquelle il n’a commis que onze fautes et n’a eu qu’un carton jaune en disputant pourtant 2806 minutes en 33 rencontres. Durant aucune de ses cinq saisons en MLS, ce joueur natif du Rhode Island n’a commis plus de douze fautes ou été puni de plus de deux cartons jaunes. Parkhurst est le deuxième joueur de l’histoire de la MLS à remporter trois fois cette récompense.

Prix d’équipe de l’Esprit sportif : Philadelphie

L’Union est l’équipe qui a écopé du moins de cartons en MLS en 2014, avec 37 cartons jaunes et 5 rouges tout au long de la saison. En outre, les 413 fautes commises par Philadelphie constituaient le cinquième total le moins élevé de la compétition. C’est la première fois que le club remporte ce prix.

Prix humanitaire annuel MLS W.O.R.K.S. : AJ DeLaGarza

Élément clef des succès du LA Galaxy, l’international guamien n’hésite pas à donner bénévolement de son temps à la collectivité à Los Angeles, participant à des activités de Camps for Kids, visitant l’Hôpital pour enfants de Los Angeles (CHLA) et inaugurant un nouveau terrain de soccer dans South Los Angeles.

Plus tôt cette année, la MLS et le monde du sport ont entouré de leur mieux DeLaGarza et sa famille alors qu’une malformation cardiaque congénitale avait été diagnostiquée à son fils Luca avant même sa naissance. Vaillant, DeLaGarza a immédiatement pensé aux autres familles souffrant du même malheur et a transféré tout le soutien financier qu’il recevait au Centre cardiaque du CHLA, récoltant plus de 25000 $ US.

03 December 2:16 de la tarde

La MLS a annoncé son Onze idéal hier et, comme très souvent, sa composition (détaillée dans la vidéo ci-dessus) est loin de faire l’unanimité. Les vedettes ont été privilégiées et tous les postes ne sont pas forcément comblés, ce qui laisse beaucoup de place à d’autres compositions plus équilibrées, comme celles de mon collègue Matthew Doyle. De mon côté aussi, comme chaque année, je me suis livré à l’exercice, loin d’être facile il faut le reconnaître.

Mon Onze idéal : Clark, Franklin, Gonzalez, Boswell, Rogers, Beckerman, Donovan, Henry, Martins, Keane, Wright-Phillips

J’aimerais évidemment connaître la composition de votre équipe de rêve 2014 : les joueurs que vous considérez indispensables, ceux qui sont surestimés ou sous-estimés. Parmi les miens, vous retrouvez évidemment plusieurs de mes choix pour les trophées de fin de saison.

Sans surprise, Steve Clark est mon gardien titulaire, lui qui est non seulement spectaculaire mais aussi, et surtout, efficace. Incontournable derrière, l’arrière droit Sean Franklin, qui a rendu son flanc aussi étanche qu’un imperméable breton. De l’autre côté, Robbie Rogers a quasiment fait aussi bien : son replacement en défense est une véritable réussite à un poste où il est, en revanche, difficile de confirmer. Le LA Galaxy et DC United ont eu les deux meilleures défenses en saison régulière, et ont chacun deux joueurs dans mon arrière-garde idéale de l’année. Dans l’axe, Omar Gonzalez a pris du galon depuis son retour de la Coupe du monde, qui lui a permis de passer un cap. À ses côtés, j’ai finalement choisi Bobby Boswell, même si ce fut ma décision la plus difficile, Michael Parkhurst et Matt Hedges entrant, entre autres, en ligne de compte.

Devant la défense, les choix sont restreints avec une composition offensive, puisqu’on a souvent des duos qui jouent les balayeurs (je tiens d’ailleurs à souligner les mérites de la paire Koffie - Laba), et qu’il faut se limiter à un nom. Sans surprise, ma préférence pour celui qui arrive à bloquer l’axe à lui tout seul tout en ayant une bonne relance se porte, encore, sur Kyle Beckerman. Il est le seul à figurer dans mon Onze idéal pour une troisième saison consécutive.

Dans la moitié offensive de mon équipe, cinq joueurs à disposer un peu comme vous le souhaitez, ce qui n’est pas toujours évident. Devenu roi de la passe décisive en MLS, Landon Donovan est certainement le mieux placé pour occuper le poste de meneur de jeu. Thierry Henry peut être positionné sur le flanc gauche, vu que c’est celui qu’il a occupé avec beaucoup de bonheur en fin de saison. Notez que je n’ai pas succombé à la mode Lee Nguyen, ce qui ne m’empêche pas de reconnaître son talent et ses mérites comme je reconnaissais ceux de Mike Magee il y a 12 mois.

Autres joueurs aussi bien capables de passer et de marquer, Obafemi Martins et Robbie Keane peuvent jouer soit derrière les attaquants soit à l’attaque, avec peut-être une préférence pour l’Irlandais dans la position la plus avancée des deux. Le premier a une propension incroyable à accélérer le jeu, le second peut faire mal à tout moment, quelle que soit la situation de jeu et la position du ballon sur le terrain. Mais la place à la pointe de l’attaque ne peut revenir à personne d’autre que Bradley Wright-Phillips, qui a montré tout au long de la saison à quel point il aimait jouer très haut et était attiré vers le but dans lequel il parvient à glisser les ballons avec une grande facilité.

Il faut évidemment un entraîneur pour huiler cette machine, et la manière dont il a permis au LA Galaxy d’atteindre un excellent niveau ne laisse planer aucun doute sur mon choix de Bruce Arena, d’autant qu’avec quatre joueurs, son équipe est la mieux représentée dans ce Onze idéal dont les joueurs viennent de six clubs différents.

02 December 4:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

01 December 11:19 de la mañana

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera la LA Galaxy au New England Revolution ce dimanche 7 décembre. Vainqueurs 1-0 à l’aller, les Californiens ont réussi à inscrire un but important à Seattle, qui leur permet de se qualifier malgré leur défaite 2-1. Contre un New York très accrocheur, New England est revenu deux fois à la marque, et le partage 2-2 suffit à son bonheur puisqu’il s’était imposé 1-2 à l’aller.

Le duel entre Seattle et le LA Galaxy (résumé vidéo) était une finale avant la lettre. Disputé dans un froid de canard, il a tenu toutes ses promesses en matière de suspense. Il y a quand même eu de longs temps morts, comme la moitié initiale de la première mi-temps : habituée des départs lents et s’attendant à voir un adversaire qui penserait avant tout à défendre, l’équipe locale semblait assoupie mais a surtout endormi son adversaire qui n’arrivait plus à sortir du faux rythme qui lui avait suffi pour dominer jusqu'alors. Le réveil a été pour le moins soudain : deux accélérations et deux buts en 7 minutes. La qualification avait changé de camp.

À la pause, Bruce Arena a su trouver les mots qu’il fallait pour réorganiser sa formation. L’axe de l’entrejeu, qui s’était fait manger tout cru dès le réveil de Seattle, a dès lors cadenassé le terrain et, moins de 10 minutes après la reprise, Juninho faisait oublier son match très moyen jusque-là en reprenant victorieusement un corner. Avec Sarvas, ils ont ensuite fermé la porte devant la défense, et Seattle n’est jamais parvenu à trouver de solution pour menacer Penedo. Le vainqueur du Supporters Shield est donc éliminé, avec un sentiment de déception au bout d’une saison très réussie. Quant à Landon Donovan, il disputera le dernier match de sa carrière devant ses supporters, avec un trophée à la clef. Il y pensait déjà, et tenait des propos lucides en déclarant : « Nous n’avons encore rien gagné. »

Pour soulever la Coupe MLS, le LA Galaxy devra se défaire d’une tenace équipe de New England qui, contre New York, a été davantage poussée dans ses derniers retranchements que ce que les observateurs prévoyaient (résumé vidéo). Mike Petke était au pied du mur : privé de Wright-Phillips, il avait aligné en pointe un Cahill souvent irrégulier cette saison. L’Australien a toutefois parfaitement suppléé son coéquipier en ponctuant victorieusement une accélération et une sublime passe d’Henry. Mais juste avant la pause, Davies égalisait suite à un corner joué en deux temps.

Dès le retour des vestiaires cependant, New England a plié et a semblé au bord de la rupture lorsque Luyindula a profité d’un centre de Sam mal contrôlé par Farrell pour donner l’avantage à ses couleurs, et rétablir l’égalité parfaite au total des deux rencontres. L’équipe locale n’avait toutefois pas abdiqué, loin de là : un ballon relâché par Robles lui a permis de développer une nouvelle action, lors de laquelle un centre de Tierney trouvait la tête de Davies, qui égalisait. Cinq ans après l’accident qui a failli lui coûter la vie, l’ancien attaquant de Sochaux a retrouvé les sommets. En reprenant l’avance, New York aurait été qualifié : il a tout fait pour gagner, mais n’a pas réussi à trouver le fond des filets. Cette élimination a été suivie des adieux de Thierry Henry, qui a officiellement annoncé son départ du club.

28 November 11:59 de la mañana

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ouvriront le match retour des finales de conférence en position avantageuse, mais leurs adversaires ont encore bon espoir de disputer la finale de la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

New England semble être l’équipe dont les chances de qualification sont les plus grandes, lors d’un match dont le coup d’envoi sera donné à 15h00 ce samedi. Non seulement elle fait preuve de solidité défensive sur son terrain, mais en outre New York peine en déplacement. Il lui faudra pourtant marquer au moins deux buts, et ce sans Wright-Phillips dont la suspension hante toujours les esprits et a été évoquée sur Twitter par Mike Petke lors d’une séance de questions-réponses improvisée ce jeudi.

New York devra donc prendre des risques. Mais comment ? New England ne s’attend à rien de très original, et pense qu’il lui suffira de contrôler un adversaire qui jettera toutes ses forces à l’attaque. De quoi évidemment réjouir ces amoureux de la reconversion offensive, qui veulent aussi passer par les ailes grâce à Bunbury. Mais New York devrait modifier son système de jeu pour tenter de déstabiliser son adversaire : établir et appliquer un plan de match totalement inhabituel pour eux cette saison, voilà certainement la seule chance de salut pour Mike Petke et ses joueurs.

Seattle aussi doit gagner, mais sera chez lui dans un stade plein à ras-bord certainement bien avant le coup d’envoi prévu pour 21h20 (HE) dimanche. Sa mission n’est cependant pas simple : avec la règle des buts à l’extérieur, s’il encaisse un but, il devra trouver le fond des filets à trois reprises en 90 minutes. Pour tenir le fort derrière, il comptera donc sur Chad Marshall, fraîchement élu Défenseur de l’année et particulièrement touché d’avoir été plébiscité par les joueurs. Devant, le duo Dempsey - Martins devra une fois de plus faire preuve de complicité pour tromper la solide arrière-garde californienne. Si Neagle rentre dans le jeu, il pourrait leur prêter main forte afin d’amorcer des accélérations tranchantes.

Dans l’autre camp, les vedettes offensives seront également observées de près : Zardes, Keane et Donovan ne sont toutefois pas seuls à pouvoir apporter la menace. On l’a vu lors du seul but du match aller, dessiné par DeLaGarza et conclu par Sarvas, mais depuis quelques semaines, Ishizaki a aussi pris une nouvelle dimension dans l’équipe. Avec un adversaire qui doit prendre des risques, le LA Galaxy pourrait miser sur la qualité de passes et la vitesse pour envoyer des ballons dans l’axe et dans le dos de la défense : cela ferait inévitablement penser à la période, pas si lointaine, où David Beckham était dans une équipe qui a pourtant bien évolué depuis le départ de l’Anglais, il y a deux ans à peine.

28 November 9:00 de la mañana

L’hiver dernier, deux Français au sommet de leur art ont quitté leur club formateur et la Ligue 1 pour la Major League Soccer.

Il faut parfois faire des sacrifices pour saisir une occasion. Pour une aventure en Amérique, Vincent Nogueira et Jean-Baptiste Pierazzi sont partis des clubs qui les avaient aidés, eux, garçons du coin, non seulement à se rendre en première division, mais aussi à y exceller. Après 293 matchs de Ligue 1, ils ont quitté leurs clubs chéris, imprimés dans la fibre de leurs êtres, pour l’inconnu : Philadelphie et San José.

À 26 ans, Nogueira était cadre au Football Club Sochaux-Montbéliard. Né à Besançon, à une heure du Stade Auguste Bonal, il était adolescent lorsqu’il a intégré le centre de formation de Sochaux. Au moment de son départ vers la MLS, cinq saisons de régularité avaient fait de lui le métronome que tentait de dérégler l’adversaire.

Pierazzi avait 28 ans lorsqu’il a quitté son île méditerranéenne, la Corse. Son soccer, il l’a joué sur la principale ville de l’île, Ajaccio – bien connue à titre de lieu de naissance de l’empereur Napoléon Bonaparte et moins célèbre à titre de lieu de naissance de la chanteuse Alizée. Dévoué à la cause de l’AC Ajaccio, Pierazzi en est devenu le capitaine au cours de la saison 2011-2012, quelque 15 ans après s’être joint à l’ACA.

Sochaux et Ajaccio sont tous deux descendus en Ligue 2 quelques mois après le départ de ces deux hommes en MLS. En vérité, le mal était fait : ensemble, Sochaux et Ajaccio n’ont gagné que trois rencontres de Ligue 1 dans la dernière demi-saison qu’y ont passé Nogueira et Pierazzi.

Comme d’autres avant eux, le duo a suivi les traces du tout premier représentant de l’Hexagone en MLS, Youri Djorkaeff, champion du monde en 1998 et pilier de l’équipe de New York en 2005 et 2006. Certains, comme Djorkaeff, se sont promenés avant de rejoindre la MLS – les Thierry Henry, Aurélien Collin et autres Peter Luccin. D’autres, comme Sébastien Le Toux et Hassoun Camara, n’avaient connu que le foot français.

Nogueira et Pierazzi ont connu un nouveau départ.

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Vincent Nogueira pourrait être canadien : « Je suis vraiment, vraiment désolé ! »

Malheureusement pour les partisans des Rouges, il ne l’est pas. Il m’explique poliment que son ordinateur recevait mes appels Facetime à la place de son téléphone, ce qui a retardé notre rendez-vous. L’attente en vaut la peine. Nogueira revient de quelques jours dans les Alpes ; il s’exprime bien, il est drôle, et il est honnête.

Pierrazi, pour sa part, prend du bon temps dans le sud de la Californie. Quelques semaines encore le séparent d’un retour en Corse, qu’il appelle « l’une des plus belles îles du monde », mais il cache bien son impatience. Il ne peut s’empêcher d’échapper un petit rire de temps à autre au cours de cette conversation avec un reporter francophone, ce qui ne lui est probablement pas arrivé depuis un certain temps.

« Vincent, je le connais en tant qu’adversaire. Il y a un grand respect entre nous. Chaque fois que mon équipe jouait contre Sochaux, il a toujours été le joueur auquel nous devions faire attention. Il a beaucoup de talent. C’est toujours un plaisir de jouer contre lui. J’espère qu’il ne nous fera pas trop de misères en 2015, parce que c’est vraiment un bon joueur ! » Jean-Baptiste Pierazzi

Ils méritent leur congé. Ni l’un ni l’autre n’a vraiment pris de repos entre la France et ce déménagement aux États-Unis.

Avec une demi-saison dans les jambes, les deux joueurs ont filé jusqu’à la préparation de leurs équipes respectives pour quelque 10 mois de soccer. Pierazzi s’est vite fait mal au pied et a joué malgré la douleur jusqu’en avril. Nogueira a senti son corps – ses adducteurs tout particulièrement – le supplier de ralentir au cours de l’été, lorsque la saison prend fin en Europe.

Ils ont joué pendant 18 mois sans vraiment s’arrêter. Mais la fatigue n’allait pas leur donner le mal du pays.

« Je m’étais dit que je voulais faire toute ma carrière dans mon club formateur, se rappelle Pierazzi. Mon rêve le plus fou était de porter mon club formateur dans une Coupe d’Europe. Après, c’était un choix de vie. J’ai eu la possibilité de réaliser des rêves grâce à mon métier. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que je passe à côté. On ne vit qu’une fois. »

Nogueira est du même avis.

« J’ai fait preuve d’un peu d’impatience, parce que la plupart des joueurs viennent en MLS un petit peu plus tard car on estime que le niveau est un peu moins bon et que c’est plutôt un choix de fin de carrière, concède-t-il. Mais ça commence à être un petit peu différent. Je voulais voir autre chose, et j’ai pris l’aspect vie personnelle un peu plus en considération que l’aspect sportif. En un rien de temps, on se retrouve à l’autre bout du monde, mais on fait quand même le sport qu’on aime. C’est génial.

« C’est de la découverte. C’est un pays attractif comme on en voit peu dans le monde. C’est un pays immense où on peut vivre des choses géniales. »

Mais il fallait d’abord jouer au soccer. Le style de jeu de la MLS ne les a pas déstabilisés, mais Nogueira, naturellement porté à jouer plus en retrait, a dû faire quelques compromis. La présence des Amobi Okugo, Maurice Edu, Brian Carroll et Michael Lahoud sur l’effectif de l’Union a replacé Nogueira en numéro 10 pour de nombreux matchs.

Nogueira se souvient d’avoir joué « à tous les postes possibles au milieu de terrain ». Il n’en a donc pas fait de cas, même s’il accepterait volontiers une place régulière de numéro 6.

« Je fais des performances un peu plus complètes en étant plus numéro 6 que numéro 10, soutient-il. C’est le poste que j’affectionne le plus. Et c’est le poste où je pense être le plus performant.

« Le patron, c’est l’entraîneur. Il me met où il veut, et je n’ai rien à dire. Il m’a fait jouer un petit peu plus haut. C’était son choix. S’il l’a fait, c’est qu’il estimait que c’était la meilleure solution pour l’équipe. »

Un poste de milieu en retrait, voilà aussi la préférence de Pierazzi. Dossier prioritaire de l’entre-saison de l’ancien entraîneur en chef des Quakes, Mark Watson, Pierazzi a assumé de grandes responsabilités, surtout défensives, au milieu. Il se rappelle avec bonheur de récupérations de balle ayant directement mené à des buts. Il a aussi marqué un sacré but sur la pelouse du FC Dallas (« Je ne sais même pas si je vais en marquer un autre comme ça un jour. »)

« Jean-Baptiste, je l’ai rencontré une ou deux fois en professionnel quand il jouait à Ajaccio. J’ai joué à Ajaccio peu de temps après qu’il soit parti, une semaine avant que je signe à Philadelphie. C’est son club formateur, il était capitaine, et il y avait une grande banderole pour lui. J’ai trouvé ça très touchant. Il est Corse, et il faut savoir que les Corses sont vraiment très attachés à leur île, à leur ville. C’est encore plus dur pour lui d’avoir quitté Ajaccio et la Corse. Je trouve ça étonnant qu’il ne joue pas tous les matchs comme titulaire à San José. » Vincent Nogueira

 

Mais pour Pierazzi comme pour Nogueira, la notion de réussite passe par les partenaires. Hélas, leurs deux équipes ont raté la phase finale. La dernière victoire des San Jose Earthquakes remonte à début août. Ils ont terminé bons derniers de l’Ouest, derrière des Rapids en reconstruction et une équipe qui n’existe même plus. Les Earthquakes, eux, continueront d’exister dans un nouveau stade.

Le Philadelphia Union de Nogueira a frôlé les séries, ce qui rend le tout plus cruel encore. Sixièmes de l’Est, ils ont aussi perdu la finale de la Coupe des États-Unis. « Ce sont les deux places qui ne servent à rien, en fait, ajoute Nogueira en rigolant. Elles ne sont pas trop mal, mais elles ne servent à rien. C’est difficile, comme compétiteur, d’avaler ça. »

Les ratés ont mené à l’inévitable : un changement d’entraîneur. Nogueira a vu John Hackworth perdre son emploi en juin. Avec Jim Curtin à la barre, Philadelphie a presque repris la bonne direction – presque.

« C’est un échec par rapport à ça, et tout le monde est concerné, tout le monde est coupable, moi le premier, admet Nogueira. C’est regrettable quand même qu’il y ait eu autant de changement pour, au final, ne pas atteindre nos objectifs. »

San José a relevé Mark Watson de ses fonctions à deux journées avant la fin de la saison régulière, ce qui a mis des bâtons dans les roues de Pierazzi. L’entraîneur par intérim, Ian Russell, l’a exclu de la liste des 18 pour la première de ces journées et l’a laissé sur le banc pour la seconde. Sans rancune, maintient Pierazzi, qui ajoute que sa relation avec Russell est intacte.

« Ian a fait ses choix. Il avait deux matchs pour sa nouvelle carrière d’entraîneur. Il a fait des choix qu’il pensait être bons. Après, je n’ai pas à discuter de ces choix-là. Je n’ai pas eu de blessure ou quoi que ce soit. »

Pierazzi n’a pu discuter que brièvement avec le nouvel entraîneur des Earthquakes, Dominic Kinnear. Il ignore pour l’instant les plans de ce dernier, mais une chose est sûre : Pierazzi a un contrat en poche pour 2015. Nogueira aussi, à Philadelphie.

Tous deux voulaient vivre cette aventure américaine un jour. Aucun ne savait quand ça arriverait. Aucun ne sait quand ça se terminera.

« Je ne sais pas du tout combien de temps j’y resterai, confie Nogueira. C’est une chose à laquelle je n’ai pas envie de réfléchir. C’est pour ça que je suis arrivé en MLS ; si je ne raisonnais pas comme ça, je ne serais pas en MLS. »

« J’espère y rester le plus longtemps possible et réaliser ce rêve de gagner le championnat, ajoute Pierazzi. Ce serait magnifique. En tant que Corse, je serais peut-être le premier Corse à gagner un championnat aux États-Unis dans un sport collectif. Ce serait un moment magique. »

26 November 6:06 de la tarde

Cette année, deux championnats importants ont vu tomber leur record de buts toutes saisons confondues : la MLS, grâce à Landon Donovan, et, il y a quelques jours à peine, la Liga espagnole, par l’entremise de l’incontournable Lionel Messi. Cela m’a donné l’idée de vous dresser le portrait de certains des meilleurs buteurs perpétuels de grandes compétitions nationales à travers la planète. Des totaux qu’il faut relativiser, puisque les championnats nationaux n’ont pas tous commencé au même moment.

Landon Donovan (MLS / 169 buts  - 144 en saison régulière + 25 en phase finale) : Originaire d’Ontario (pas la province canadienne mais la ville californienne), Donovan a été formé dans un club de sa région et, à 15 ans, est tombé dans l’œil des équipes nationales de jeunes. Il y a empilé les buts et a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde des -17 ans 1999, ce qui lui a valu un contrat à Leverkusen. Il se produisait avec l’équipe réserve, avant d’être prêté à San José en 2001 (quelques mois après sa première sélection en équipe nationale A) où, dès sa première saison, il s’est imposé parmi les grands, marquant notamment en finale de la Coupe MLS. Que ce soit sur la scène nationale ou avec les États-Unis, il n’a jamais baissé de régime par la suite. Il a soulevé cinq fois la Coupe MLS, remporté les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur du championnat, est le meilleur buteur (57 réalisations) et le meilleur passeur de son équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde à trois reprises. Ses tentatives de s’épanouir en Europe n’ont pas toujours été fructueuses, puisque ses passages à Leverkusen, au Bayern et à Everton ont été d’assez courte durée. C’est en Californie qu’il se sent le mieux : après San José, c’est le LA Galaxy qui, depuis 2005, bénéficie de sa vista et de son sens du but.

Archie Stark (États-Unis / 253 buts) : Si Donovan occupe la tête des buteurs de l’histoire de la MLS, il est néanmoins cinquième du classement général comprenant l’ensemble des les championnats américains de D1 qui se sont succédé à travers les ères. Le lauréat toutes catégories se nomme Archibald McPherson Stark, né à Glasgow en 1897 avant d’arriver aux États-Unis à l’âge de 13 ans. Il s’est rapidement illustré sur les terrains avant de servir l’armée américaine durant la Première Guerre mondiale. Il était dans la fleur de l’âge en 1921, lors du lancement du premier championnat reconnu comme une D1, où il a empilé les buts, tour à tour en tant qu’ailier droit avec le New York Field Club, puis comme avant-centre de Bethleem Steel, et enfin Newark en fin de carrière. Son record de 67 buts lors de la saison 1924/25 tient toujours. Pour diverses raisons, il n’a joué que deux fois en équipe nationale américaine, avec laquelle il a inscrit cinq buts. Il a notamment décliné sa sélection pour la Coupe du monde 1930.

Lionel Messi (Espagne / 253 buts) : Le petit prodige né à Rosario n’a joué en Argentine que jusqu’à l’âge de 13 ans. Déjà tout petit, il attire les regards par ses prouesses techniques, ce qui lui vaut de signer dans le célèbre centre de formation de Barcelone. Il a un peu plus de 17 ans quand il effectue ses débuts en équipe première. En fin de saison, il inscrit son premier but chez les pros et fête sa première apparition sous son maillot national. Après avoir permis à l’Argentine de remporter la Coupe du monde des -20 ans 2005, Messi a de plus en plus de temps de jeu à partir de l’automne pour rapidement devenir un cadre du Barça. Entouré tour à tour par de grandes vedettes internationales, puis par de plus en plus de joueurs formés au club, c’est avec eux, à partir de 2008, qu’il commence à affoler les statistiques. Il bat les records les uns après les autres. Parmi eux, celui du nombre de buts en une saison, toutes compétitions confondues, avec 73 réalisations en 2011/12, ce qui lui permet de devancer… Archie Stark. Messi a également remporté le Ballon d’or à quatre reprises, fini trois fois meilleur buteur du championnat d’Espagne dont il a été élu cinq fois meilleur joueur, et remporté une kyrielle de trophées avec Barcelone.

Gerd Müller (Allemagne / 365 buts) : C’est dans sa ville natale de Nördlingen que Müller développe son talent de buteur et dispute ses premières rencontres en équipe première. Mais après avoir marqué 51 buts en une saison dans une division inférieure bavaroise, il attire inévitablement le regard du grand Bayern voisin. Pas aussi grand qu’aujourd’hui, puisqu’en 1964/65, les Munichois étaient en D2 allemande. Les 33 buts de Müller à sa première saison contribuent largement à leur montée en Bundesliga. Il reste au Bayern 14 autres saisons, lors desquelles il termine sept fois meilleur buteur du championnat, et mène le Bayern à quatre titres de champion d’Allemagne, quatre coupes d’Allemagne, une Coupe des Coupes et trois Coupes des Champions. Surnommé Der Bomber, Müller brille tout autant en équipe nationale, avec laquelle il termine meilleur buteur de la Coupe du monde 1970, devient champion d’Europe en 1972 (tournoi dont il est aussi le meilleur réalisateur) et champion du monde en 1974. C’est lui qui inscrit le but décisif de la finale contre les Pays-Bas, rendant légendaire son maillot blanc floqué du numéro 13 accompagné d’un short noir. À 34 ans, il répond aux sirènes de la NASL et joue trois saisons pour Fort Lauderdale.

Jimmy Greaves (Angleterre / 357 buts) : Il signe à Chelsea à l’âge de 15 ans et y effectue ses débuts en équipe première deux ans plus tard. En quatre saisons, il a déjà inscrit la bagatelle de 124 buts en championnat, soit une moyenne de 31 par saison, dont 41 lors de la quatrième, en 1960/61. Mais la défense de Chelsea est aussi perméable que Greaves est prolifique et le club a besoin d’argent : il vend son prodige à l’AC Milan où, malgré ses buts, il est malheureux et ne supporte pas l’entraîneur. Il n’y reste même pas une demi-saison, et part à Tottenham, où il retrouve la joie de jouer… et de marquer. Il y reste 9 ans, et inscrit 220 buts en 321 rencontres de championnat. Sur l’ensemble de sa carrière, Greaves a terminé six fois meilleur buteur du championnat d’Angleterre. Il marque aussi régulièrement en équipe nationale, y réussissant entre autres six triplés (ce qu’aucun autre Anglais n’a encore réussi). Il est toutefois sur le banc lors de la victoire de l’Angleterre à la Coupe du monde 1966. Après son départ de Tottenham, Greaves dispute la saison 1970/71, la dernière de sa carrière parmi l’élite, à West Ham. La suite de sa vie est moins rose, marquée par de graves problèmes d’alcoolisme.

Silvio Piola (Italie / 274 buts) : Piola a effectué ses débuts à 16 ans à Pro Vercelli, grand club italien du premier quart du XXe siècle, qui était déjà sur le déclin en 1930, avant de longtemps tomber dans l’oubli puis de remonter jusqu’en Serie B aujourd’hui. Piola est toutefois le meilleur buteur de l’histoire du club parmi l’élite, même si après avoir battu certains records de précocité, il le quitte au bout de quatre ans pour la Lazio. Il y trouve régulièrement le chemin des filets pendant neuf saisons, termine deux fois meilleur buteur du championnat, mais quitte Rome pour Turin pendant la Seconde Guerre mondiale. Le conflit fausse les compétitions durant trois ans, durant lesquelles elles n’ont pas de reconnaissance officielle. Quand elles sont relancées, Piola joue encore une saison à la Juventus, avant de partir pour Novare, où il se produit de 1947 à 1954, mettant alors fin à sa carrière à près de 41 ans et après 25 ans au plus haut niveau. Piola a aussi inscrit 30 buts en 34 sélections pour l’Italie, dont deux lors de la finale victorieuse de la Coupe du monde 1938.

Delio Onnis (France / 299 buts) : Né en Italie, il grandit en Argentine où ses parents ont déménagé alors qu’il avait deux ans. Formé à Almagro, il y effectue ses débuts en D2 avant d’être transféré au niveau supérieur, au Gimnasia y Esgrima La Plata où il est repéré par le club français de Reims. Malgré une petite quarantaine de buts en deux saisons, la lune de miel est brève et Onnis prend la direction de Monaco, où il devient une légende du club. Non seulement parce qu’il y empile les buts, mais en plus parce que, malgré son statut, il reste au club quand celui-ci est relégué en D2 : il contribue à la faire remonter immédiatement puis à lui offrir le titre de champion de France dès son retour en D1 ! En raison d’une mésentente avec les dirigeants monégasques, il signe à Tours à l’âge de 32 ans : Onnis est au sommet du classement des buteurs deux saisons de suite, aidant un petit club à se maintenir parmi l’élite. L’année suivante, il est blessé et le club chute en D2. Onnis ne l’y accompagne pas mais signe à Toulon où, malgré le poids des années, il devient meilleur buteur du championnat de France pour cinquième et dernière fois.

25 November 2:38 de la tarde

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

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