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Coup Franc

10 June 2:05 de la tarde

Will Johnson et Michael Bradley, aujourd'hui vedettes en MLS, internationaux -20 ans en 2007

Le Coupe du monde des moins de 20 ans vient d’entrer dans sa phase à élimination directe. Quand on assiste à la compétition, on parle souvent des « vedettes de demain ». Mais à quel point est-ce le cas ? Combien de joueurs considérés parmi les meilleurs de leur pays à cet âge font ensuite carrière, et quel genre de carrière ?

Pour le savoir, il n’y a pas 36 000 solutions : il faut éplucher les effectifs présents lors d’une édition précédente et voir ce que sont devenus ces joueurs aujourd’hui. Voilà l’exercice avec quelques équipes présentes au Canada en 2007, composées de joueurs qui doivent donc avoir atteint le sommet de leur carrière aujourd’hui, mais aussi de certains éléments qui s’étaient démarqués lors des éditions 2005 et 2009.

À tout seigneur tout honneur : l’Argentine, championne du monde 2007, était emmenée par Agüero, aujourd’hui à Manchester City, qui était de l’effectif qui s’est rendu en finale de la dernière Coupe du monde en compagnie de Di Maria et du gardien Romero. Huit des dix-huit autres évoluent dans un grand championnat européen (Fazio, Benega, Yacob, Gomez, Moralez, Piatti, Insua et Zarate), et seuls deux d’entre eux n’ont pas beaucoup de temps de jeu. Sigali est titulaire au Dynamo Zagreb. Quatre joueurs sont des éléments importants de leur club en D1 argentine. Trois autres se cherchent dans diverses D1 sud-américaines. Les deux pour qui ça a le plus mal tourné sont le troisième gardien Centeno (aujourd’hui en D3 de son pays) et Matias Sanchez, qui a enchaîné trois clubs mais peu de minutes de jeu depuis son départ de Columbus fin 2013.

Si le bilan d’ensemble n’est pas de 100%, il est globalement positif, mais on parle là de l’équipe qui a remporté le titre mondial, et en plus d’un pays dont le championnat est parmi les meilleurs de sa zone continentale et dont les joueurs ont la cote à l’étranger. Qu’en est-il chez le vice-champion du monde, et pays européen le mieux classé, la Tchéquie ?

Le portrait est soudainement moins emballant. L’arrière central Suchy, qui joue à Bâle, est celui qui semble avoir le mieux réussi. Mazuch, titulaire l’an dernier mais moins utilisé cette saison, est à Dnipro, finaliste de l’Europa League 2015. Gecov tire les marrons du feu au Rapid Bucarest, Janda joue peu en Turquie. Pekhart vient de forcer la promotion en D1 allemande avec Ingolstadt. D’autres ont tenté leur chance dans des divisions inférieures en Europe mais y jouent peu. Ils ne sont que cinq en D1 tchèque. Après, il faut descendre en D2 pour retrouver la trace de certains joueurs présents au Mondial canadien, mais beaucoup d’autres ont disparu de la circulation après un parcours peu glorieux…

Et dans nos contrées, comment ça se passe ? Commençons par les États-Unis. Bradley et Altidore ont connu de belles années à l’étranger avant de revenir en MLS, tous deux à Toronto. Rogers (LA Galaxy), McCarty (New York) et Beltran (Salt Lake) font partie des valeurs sûres du championnat. Même s’ils jouent moins, Zizzo (New York), Sturgis (Houston) et Seitz (Dallas) sont des routiniers de la compétition. Après, c’est le vide. Wallace (New York) et Perk (LA Galaxy) passent le plus clair de leur temps en équipe réserve. Adu, actuellement en Finlande, tente de relancer sa carrière tous les six mois. Akpan n’a jamais percé et se cherche un club depuis que New England l’a laissé partir l’an dernier. Ward a disparu des radars depuis quelques années avant un essai infructueux à New York cet hiver. Szetela joue en NASL, Arguez en PDL. Quant à Igwe, Zimmerman, Ofori Sarkodie (le frère de Kofi), Julian Valentin (le frère de Zarek), Ferrari et Sandbo, leur carrière est terminée sans parfois même avoir commencé.

Vous trouvez ça plutôt moyen ? Attendez de voir ce qu’il en est des Canadiens. L’exception, tout d’abord : Will Johnson, pilier à Portland, un des meilleurs joueurs du pays et très apprécié en MLS. La règle, ensuite : 13 des 21 joueurs présents au Mondial des -20 ans en 2007 ont aujourd’hui disparu des radars du soccer de haut niveau (O’Connor, Beaulieu-Bourgault, Peters, Ayre, Lombardo, Lacoste-Lebuis, Lumley, Nuñez, Elliott, Gala, Owusu-Ansah, D'Agostino et Kalthoff), certains tentant se recycler dans le championnat de leur province. Pour le pays organisateur, qui devait profiter de cette compétition pour lancer une génération vers une brillante carrière, c’est un violent constat d’échec. Cela n’empêche pas Ricketts (Hapoel Haifa, D1 israélienne) de tirer son épingle du jeu, tout comme Jackson et Edgar, tous deux en D2 anglaise, respectivement à Coventry et Huddersfield. Toujours en Angleterre, le cas particulier Begovic, puisque le controversé gardien de Stoke a choisi de défendre les couleurs de la Bosnie. Haber joue à Crewe, en D3 anglaise, Attakora-Gyan à San Antonio, en NASL. Enfin, Monsalve a décidé de voyager en faisant son métier et est aujourd’hui deuxième gardien de l’America Cali (ancien grand club colombien aujourd’hui en D2).

Outre les Argentins Agüero et Moralez, dont nous avons déjà parlé, deux joueurs avaient tapé dans l’œil des observateurs lors du Mondial -20 ans 2007 : l’Espagnol Adrian, aujourd’hui remplaçant à Porto, et le Mexicain Giovani Dos Santos, brillant à Villarreal. Pas besoin de parler de la carrière de celui qui avait terminé meilleur buteur de la compétition deux ans plus tôt, Lionel Messi. L’Argentine s’était également imposée et son capitaine de l’époque, Biglia, porte aujourd’hui les couleurs de la Lazio. L’Espagnol Llorente, monté au jeu pour la Juventus durant la finale de la dernière Ligue des champions européenne, avait également souvent fait trembler les filets en 2005, tout comme l’Ukrainien Aliyev qui a fait une carrière en dents de scie en Russie et semble hors-circuit depuis le début de cette année.

En 2009, le Ghana avait créé la surprise en s’imposant. Son capitaine André Ayew est désormais un pilier tant en équipe nationale A qu’à Marseille. Meilleur buteur du tournoi dont il a été élu meilleur joueur, son compatriote Adiyiah n’a pas connu la même carrière et peine aujourd’hui à trouver le chemin des filets dans le championnat de Thaïlande. Également prolifiques avec les jeunes, le Hongrois Koman est revenu au pays après des passages sans gloire à l’étranger et l’Espagnol Aaron a enchaîné les clubs dans son pays en marquant aussi peu les esprits que de buts. Deux Brésiliens s’étaient aussi illustrés : aucun d’entre eux n’est international aujourd’hui, mais Alex Texiera (Shakhtar Donetsk) et Giuliano (Grêmio après Dnipro) sont des valeurs sûres de leur club. Idem pour le meilleur gardien de la compétition, le Costaricien Alvarado, titulaire à AZ qui joue le haut du classement aux Pays-Bas.

Ce tour d’horizon ne laisse planer aucun doute : si plusieurs futures vedettes disputent la Coupe du monde des moins de 20 ans, de nombreux joueurs prenant part à la compétition sont encore loin du graal, à savoir simplement gagner leur vie grâce au soccer. Presque aucun d’entre eux n’a à ce moment-là la garantie de mener une carrière professionnelle fructueuse. Leurs chances d’y arriver augmenteront grâce à leur talent, mais aussi à de bons choix et à un environnement de soccer propice dans leur pays leur permettant de s’épanouir.

09 June 11:34 de la mañana

Le Canada est à l’honneur dans l’émission de la semaine (également disponible ici), entre les bons résultats de Montréal, Toronto et Vancouver en MLS ce week-end, le début des éliminatoires de la Coupe du monde masculine, la décision d’Akindele et la phase finale du Mondial féminin qui se joue au pays.

  • Que retenir de la victoire de Montréal à Columbus ?
  • Quelle est la meilleure paire en défense centrale devant Evan Bush ?
  • Columbus, résolument offensif ou résolument naïf ?
  • Un match propice à ramener le public au stade Saputo ?
  • Giovinco, le meilleur joueur désigné de l’histoire de Toronto ?
  • Qu’a fait Vancouver pour donner une leçon à un LA Galaxy complaisant ?
  • Qui est le Franco du mois : un Montréalais, un Torontois… ou les deux ?
  • Qu’est-ce que « la bonne nouvelle Akindele » nous dit sur le soccer canadien ?
  • Coupe du monde féminine : quelles attentes envers le Canada ?
  • Qui sont les favorites pour remporter le titre mondial ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

08 June 12:03 de la tarde

De Kansas City en haut de tableau à Montréal en bas de classement en passant par Toronto ou Portland, les équipes ayant entamé une « opération remontée » il y a quelques semaines se sont imposées ce week-end, et pas toujours dans les conditions les plus faciles.

Ainsi, Toronto se déplaçait sur le terrain du leader, DC United. Les Américains ont ouvert la marque, se sont créé quelques occasions dangereuses et, dans l’ensemble, n’ont pas à rougir de leur match. Oui mais voilà, ils ont mal muselé Giovinco. Une seule mission ratée, qui leur coûte une défaite puisque le format de poche italien a fait la différence à lui tout seul en déstabilisant la défense locale pour marquer les deux buts de la victoire ontarienne.

Le duel entre Kansas City et Seattle opposait aussi une équipe en pleine remontée à un adversaire en tête depuis quelques semaines. Là encore, c’est la forme du moment qui a payé. Il a toutefois fallu un penalty très controversé en fin de match pour permettre au Sporting de s’imposer : une victoire attendue contre une bête noire qu’il n’avait plus battue depuis 2009 et d’autant plus impressionnante que son effectif est décimé.

Dans la plus grande discrétion, Portland, qui avait débuté la saison en mode mineur, s’installe dans le premier tiers du classement. Il reste sur un 9/9 avec une dernière victoire en date contre New England grâce à un doublé d’Adi prouvant que dans l’Oregon, les doutes ont cédé leur place à la confiance. Non loin de là, à Vancouver, les questions s’amoncelaient après quelques semaines en dent de scie. Elles ont été gommées par une prestation trois étoiles au LA Galaxy, qui restait sur 29 rencontres sans défaite à domicile, toutes compétitions confondues, et qui, pour la troisième fois de son histoire, n’a pas cadré un seul tir.

En championnat, Montréal restait, lui, sur 26 rencontres consécutives sans victoire en déplacement. Une série qui a pris fin à Columbus avec la joie non seulement du résultat attendu depuis longtemps, mais également d’avoir battu une très bonne équipe. Pour sa première saison, New York City était toujours en attente d’un premier succès hors de ses bases : c’est désormais fait avec une victoire à Philadelphie, de quoi retrouver le moral pour une équipe qui n’avait gagné aucune de ses 11 dernières rencontres.

Le week-end a été très difficile pour les clubs jouant chez eux. Seuls Kansas City, Portland et Houston se sont imposés devant leurs supporters. Les Texans ont retrouvé un Will Bruin au sens du but aiguisé pour battre New York où certains problèmes sont de plus en plus apparents. Dans un match marqué par trois exclusions, Dallas se mord les doigts d’avoir concédé deux points à San José. Quant à Orlando, il assure le spectacle depuis quelques semaines, et son attaque en pleine forme lui a permis de s’imposer à Chicago. À Salt Lake - Colorado, les buts sont en revanche restés aux abonnés absents.

LES RÉSULTATS
Houston - New York RB
DC United - Toronto
Philadelphie - New York City
Columbus - Montréal
Chicago - Orlando
Kansas City - Seattle
LA Galaxy - Vancouver
Portland - New England
Salt Lake - Colorado
San José - Dallas

 
4-2
1-2
1-2
1-2
2-3
1-0
0-1
2-0
0-0
0-0

Classement général
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05 June 11:13 de la mañana

Le tirage de la Ligue des champions 2015/16 a eu lieu cette semaine, et il est encore souvent difficile de déterminer la difficulté des groupes (dont la composition est ici) en fonction du pays dont font partie les clubs. On sait que les Mexicains et les Américains/Canadiens sont très forts, que le Costa Rica a des représentants costauds, mais après ? De qui se méfier ? Et quel est l’écart de niveau entre tout ce beau monde ? C’est une des raisons pour lesquelles je tiens à jour un « coefficient Concacaf » annuel, à l’image du coefficient UEFA qui détermine le nombre de places par pays dans les différentes coupes d’Europe. Voilà donc celui à l’issue de la dernière Ligue des champions, qui a vu l’America Mexico battre Montréal en finale.

Mes calculs ont été effectués avec les mêmes méthodes et avec un barème très proche de ce qui se fait en Europe. Une victoire vaut deux points, un match nul un point (la moitié pour feu le tour préliminaire), une participation à la phase de groupes rapporte un point. Il y a aussi des bonus : deux points en cas de sortie du groupe, un point pour une qualification lors des tours suivants et en cas de victoire en finale. Le total annuel des points d’un pays est divisé par le nombre de ses clubs en lice et le coefficient porte sur les cinq dernières saisons.

Ceux qui suivent ce classement (qui n’a rien d’officiel) depuis plusieurs années savent qu’il y a un biais : en raison de certaines particularités de la compétition, le calcul est quelque peu faussé pour le Canada par le fait qu’il n’a qu’un seul représentant, et que si celui-ci fait un beau parcours, il rapporte un énorme plein de points au pays. C’est arrivé cette année avec Montréal et cela a une conséquence importante sur le classement… puisque le Canada reprend la deuxième place aux États-Unis ! La reprend, car il les devance quand même pour la troisième fois en quatre ans, ce qui laisse sous-entendre que dans l’ensemble, le représentant du Canada fait mieux que la moyenne des clubs Américains.

Les États-Unis sont-ils en progrès ? Voilà une autre question qui mérite d’être posée. C’est la troisième année que le coefficient ne comprend que des saisons avec la Ligue des champions nouvelle mouture, et la troisième année de suite que le total de points des Américains est à la hausse… parce qu’ils avaient été plutôt mauvais lors des premières éditions de la compétition. En revanche, depuis les qualifications conjointes de Seattle et du LA Galaxy pour les demi-finales en 2013, la tendance est à un net recul. D’ailleurs, cette saison est leur pire en Ligue des champions depuis 2009/10. Un examen de conscience serait-il nécessaire ? Étaient-ils finalement plus à l’aise dans des groupes de quatre avec deux qualifiés que dans des groupes de trois dont seul le premier passe en quart de finale ?

En tête, on retrouve, évidemment, toujours le Mexique, dont un représentant a gagné la compétition pour la dixième année consécutive ! Néanmoins, son hégémonie est tout doucement en train de s’amenuiser. Alors qu’auparavant, les clubs mexicains s’éliminaient presque toujours uniquement entre eux, cette année, pour la première fois depuis très longtemps, ce n’est pas arrivé une seule fois. Le vainqueur est évidemment allé au bout sans chuter, mais avant cela, Pachuca avait été écarté par Montréal en quarts de finale, alors que Leon et Cruz Azul ne sont même pas sortis de leur groupe, devancés respectivement par Herediano et Alajuelense, deux clubs du Costa Rica.

Les Ticos sont d’ailleurs, derrière le Canada, ceux à avoir connu la meilleure saison 2014/15 sur la scène continentale. Trois représentants en quarts de finale, deux en demi-finale : personne n’a fait mieux. Il n’a pas manqué grand-chose à Alajuelense pour venir à bout de Montréal, alors que l’America Mexico a été sans pitié pour les deux autres. N’empêche, saison après saison, les Costariciens sont réguliers et leur bilan d’ensemble se rapproche de celui des Américains, alors que jusqu’à l’an dernier, il y avait un important écart. De quoi revendiquer plus que les deux places que le pays a obtenues pour l’édition 2015/16 ?

Désormais, on ne peut plus parler de trio de tête, mais bien de carré d’as. La Ligue des champions est dominée par les représentants de quatre pays, avec toujours une hégémonie mexicaine. Derrière, le trou est de plus en plus béant. Malgré la qualification d’Olimpia (futur adversaire de Vancouver et Seattle) pour les quarts de finale, le Honduras est encore devancé par le Guatemala, dont les représentants constituent toujours des trouble-fête en phase de groupe.

Très irréguliers, les clubs du Panama et du Salvador sont capables d’un coup d’éclat de temps à autre, mais ça ne les a pas empêchés de tous terminer derniers de leur groupe lors de la dernière édition de la compétition. Mais c’est dans les Caraïbes qu’il y a le plus de raisons de s’inquiéter, car les formations des îles ont de plus en plus souvent un rôle de faire-valoir et sont en nette régression. Le Nicaragua reste dernier de classe, même si avec deux partages et deux défaites, Esteli a réussi le meilleur parcours d’un club du pays.

  2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 TOTAL
Mexique 17,250   18,250   14,750   15,250   11,000   76,500  
Canada 8,500   17,000   5,000   5,000   17,000   52,500  
États-Unis 9,375   9,750   11,750   9,250   7,750   47,875  
Costa Rica 7,750   7,750   8,500   7,333   12,333   43,666  
Guatemala 3,750   3,500   7,000   5,000   5,000   24,250  
Honduras 6,166   2,666   4,500   3,500   7,000   23,832  
Salvador 2,500   6,000   2,333   5,000   1,500   17,333  
Panama 1,333   3,000   1,000   6,500   2,500   14,333  
Caraïbes 3,833   0,500   3,000   1,333   2,333   10,999  
Nicaragua 0,000   0,000   1,000   2,000   3,000   6,000  
Belize 0,000   0,000   0,000   0,000   0,000   0,000  

03 June 12:10 de la tarde

Après un mois de mai très chargé, le moment est venu d’annoncer les trois finalistes du Franco du mois. Vous commencez à connaître le système, qui est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. De nombreux joueurs francophones se sont distingués au cours des dernières semaines, et en choisir trois n’a pas été simple !

Les candidats au titre ce mois-ci sont Laurent Ciman (Montréal) et Benoît Cheyrou (Toronto), déjà respectivement finalistes en mars et en avril, ainsi que Damien Perquis (Toronto), qui obtient la chance de remporter cet honneur pour la première fois. Une chose est déjà certaine : le futur gagnant joue pour un club canadien ! Ce sera également un nouveau lauréat, puisque le vainqueur lors des deux premiers mois de la saison, Damien Perrinelle, n’est pas parmi les finalistes. Mentionnons aussi les noms d’Aurélien Collin, Soni Mustivar et Tony Tchani, qui sont entrés en considération mais n’ont finalement pas été retenus.

Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook. Seules les prestations en championnat au cours du mois de mai sont à prendre en compte au moment de voter. Vos choix s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Benoît Cheyrou
Le milieu de terrain français a continué sur sa lancée du mois dernier. Si cette fois, il n’a été impliqué dans aucun but des siens, il a fait preuve d’une grande régularité. Comme le collectif torontois, il trouve ses marques et ce n’est pas étranger aux progrès de l’équipe. Il récupère beaucoup de ballons dans l’entrejeu et s’est particulièrement distingué lors de la victoire 1-0 contre Portland par son incessant travail défensif face à des adversaires réputés pour leur bonne circulation de balle.

Laurent Ciman
Pour la première fois depuis longtemps, Montréal a remporté deux victoires consécutives et même quand l’attaque se distingue, les observateurs pointent le défenseur belge parmi les meilleurs joueurs de l’équipe. Il a ouvert la marque contre Salt Lake, inscrivant son premier but en MLS. Et même quand son équipe encaisse, son incessante activité fait le bonheur des supporters montréalais… mais aussi des joueurs de MLS Fantasy à qui cela rapporte de nombreux points de bonus.

Damien Perquis
Beaucoup pointent les vedettes offensives pour expliquer la récente forme et remontée au classement de Toronto, mais sa défense est aussi très solide depuis quelques semaines. L’arrière franco-polonais est le socle de cette arrière-garde. Il commet peu de fautes, ferme la porte à ses adversaires et n’hésite pas à faire le ménage lorsque c’est nécessaire. Parfois, on le trouve plus discret… mais on ne voit guère l’attaquant dans ses parages, ce qui montre que sa mission est accomplie.

02 June 7:15 de la tarde

La Fifa et ses dirigeants ont été dans l’œil du cyclone ces derniers jours. Dans l'émission de cette semaine (également disponible ici), on tente de vous apporter un éclairage sur les évènements des derniers jours et sur le fonctionnement de l’organisation qui chapeaute le soccer mondial, de contextualiser le tout et de mettre en avant des sujets rarement abordés.

  • Allégations de corruption : qui sont les accusés, et que leur reproche-t-on ?
  • Comment fonctionne l’élection du président de la Fifa ?
  • Quelle succession pour Joseph Blatter ? Quels écueils éviter ?
  • Quel poids ont les « petits » pays ?
  • Que faut-il changer : les individus ou la manière dont les responsables sont élus ?
  • Que nous disent les réactions sur la popularité du soccer aux États-Unis et au Canada ?

Notez que ce qui est dit au cours de cette émission ne représente pas l’avis officiel de la MLS au sujet des récents évènements à la Fifa. Vous pouvez retrouver cet avis au bas de ce texte.

Après deux belles victoires et une sévère défaite, Montréal est davantage enfoncé qu’encensé par les observateurs et les supporters :

  • Pourquoi les gens sont-ils si durs ?
  • Frank Klopas, principal fautif ou paratonnerre du staff au complet ?
  • Comment renforcer le secteur technique, et à quel poste ? Les rôles y sont-ils bien attribués ?
  • Quels points communs et quels paradoxes dans la gestion technique ces dernières années ?

C’est la première émission du mois, nous vous annonçons donc aussi la liste des finalistes pour le Franco de mai. Qui succédera à Damien Perrinelle ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

01 June 12:05 de la tarde

Seattle a bien profité du fait d’avoir deux rencontres cette semaine pour prendre six points et s’installer en tête du classement où Kansas City et Toronto mais aussi Portland effectuent une remontée intéressante, alors que New York City s’enfonce.

Le sommet de la journée opposait Seattle à New York et a tenu toutes ses promesses : suspense jusqu’à la dernière minute, retournements de situation et superbes buts étaient, entre autres, au rendez-vous. Sam a ouvert la marque pour les visiteurs, mais ceux-ci ont ensuite manqué de conviction lors des actions apparemment anodines, laissant ainsi leur adversaire mettre le match à sa main. Seattle n’en demandait pas tant et a remporté les trois points grâce à deux buts tout en finesse confirmant les qualités techniques de Pappa et Dempsey.

La journée s’était ouverte par un autre match voyant une équipe qui avait bien démarré la saison se déplacer sur le terrain d’un club en forme et effectuant une belle remontée. Par contre, là, pas question de suspense puisque Kansas City, emmené par un Graham Zusi à son meilleur niveau, a atomisé 4-0 une équipe de Dallas qui a cruellement manqué de maturité défensive.

Derrière le leader, la poursuite est actuellement menée par DC United, qui a éprouvé toutes les peines du monde à battre Philadelphie et doit son salut à ses arrières latéraux. Juste derrière, Vancouver a battu Salt Lake pour remporter sa première victoire en championnat depuis le 9 mai : le match a été marqué par trois très beaux buts, dont un de Koffie qui célébrait de belle manière son centième match de saison régulière en MLS.

Sur le terrain comme au classement, Toronto continue de progresser : Giovinco a trouvé ses marques et a eu un rôle crucial dans la victoire contre San José, qui concédait sa première défaite depuis le 17 avril et a éprouvé de grandes difficultés à se créer des occasions. Autre équipe en forme en train de remonter, Portland s’est imposé dans les tout derniers instants à Colorado grâce à un but de Jewsbury, son homme à tout faire.

Notons encore que les deux derniers finalistes de la Coupe MLS, New England et le LA Galaxy, n’ont pu se départager dans un match marqué par les blessures. Jones ne pourra honorer ses obligations internationales alors que la liste des blessés s’allonge en Californie puisque les trois joueurs remplacés s’y sont ajoutés ! Columbus a payé cher l’exclusion de Parkhurst en début de match et a perdu deux points à Orlando. Montréal a aussi joué longtemps à dix mais Chicago semblait bien parti pour gagner bien avant l’exclusion de Donadel. En fond de classement, rien ne va plus pour New York City, tenu en échec par Houston et qui en est à 11 rencontres consécutives sans victoire.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Dallas
Toronto - San José
Vancouver - Salt Lake
New York City - Houston
DC United - Philadelphie
Orlando - Columbus
Chicago - Montréal
Colorado - Portland
Seattle - New York RB
New England - LA Galaxy

 
4-0
3-1
2-1
1-1
2-1
2-2
3-0
1-2
2-1
2-2

Classement général
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29 May 1:19 de la tarde

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

28 May 3:03 de la tarde

Le Match des étoiles (All-Star Game) a été au centre de l’attention ces deux derniers jours, puisque la MLS a annoncé hier comment voter pour vos vedettes préférées afin de les voir jouer en juillet prochain, et a dévoilé aujourd’hui qu’en 2016, l’évènement serait organisé à San José.

Commençons par le choix des joueurs pour le match de cet été, le 29 juillet contre Tottenham. Des représentants des médias ont établi une présélection de 160 joueurs soumis au vote, et vous pouvez effectuer vos choix jusqu’au 3 juillet à 15h (heure de Montréal / New York) en ligne ICI. Vous pouvez également voter sur les médias sociaux (Twitter, Facebook et Instagram) avec le mot-clef #MLSAllStar et soit le nom complet du joueur – prénom et nom obligatoires, séparés ou non d’un espace (exemple : Kekuta Manneh ou KekutaManneh) –, soit son nom d’utilisateur Twitter ou Instagram (exemple : @Kekuta16). Ces votes permettront de former le Onze Populaire, dont la composition – un gardien de but, trois défenseurs, quatre milieux de terrain et trois attaquants – sera annoncée le 13 juillet.

Néanmoins, le 11e joueur – un attaquant – sera choisi d’une autre manière, plus originale. Vous avec la possibilité d’envoyer un attaquant au Match des étoiles en marquant des buts au jeu FIFA 15 sur Xbox One, PlayStation®4, Xbox 360® et PlayStation®3. L’attaquant qui obtiendra le plus de votes – un but équivalant à un vote – le 3 juillet obtiendra la dernière place d’attaquant dans le Onze Populaire.

L’entraîneur de l’équipe représentative de la MLS au Match des étoiles, Pablo Mastroeni (Colorado Rapids), sélectionnera l’effectif qui participera au match et le onze de départ pour affronter Tottenham Hotspur le 29 juillet à Dick’s Sporting Goods Park, stade des Colorado Rapids. Il pourra choisir parmi les joueurs du Onze Populaire, les deux choix du commissaire de la MLS Don Garber et les joueurs ayant obtenu un vote d’au moins deux joueurs.

EN 2016 À SAN JOSÉ

Dans un an, les vedettes de la compétition iront un peu plus à l’ouest, puisque le Match des étoiles 2016 aura lieu à San José (Californie). La ville a déjà accueilli l’évènement en 2001, année lors de laquelle le duel a opposé l’équipe des vedettes de la Conférence Est à celle des vedettes de la Conférence Ouest au Spartan Stadium et s’est terminé par un nul 6-6. En 2016, l’évènement sera joué dans le nouvel Avaya Stadium et Dominic Kinnear, entraîneur des Earthquakes, dirigera l’équipe des vedettes de la MLS. Le nom de l’adversaire qu’elle affrontera sera annoncé ultérieurement.

Ce match organisé annuellement sera le point d’orgue de journées riches en évènements annexes, comme des actions communautaires, des activités en présence de joueurs et des concerts. En outre, le Match Chipotle des joueurs formés aux clubs, auquel participeront les meilleurs joueurs de la ligue formés par leur club, sera joué en 2016 pour une troisième année consécutive.

L’Avaya Stadium a ouvert ses portes en mars 2015, devenant le 15e stade de MLS dédié au soccer. Il s’agit d’une enceinte de 18 000 places située non loin du centre-ville de San José, à côté de l’aéroport international de San José. Le bâtiment est la première infrastructure de MLS donnant accès à l’informatique en nuage et offrant aux supporters un accès Wi-Fi haut de gamme en plus d’écrans numériques interactifs dans les allées du stade. En outre, on retrouve dans la zone nord le plus grand bar extérieur d’Amérique du Nord, un espace supporters de 8000 m² ainsi qu’un marquoir vidéo double face.

Pour la treizième fois d’un évènement qui en sera à sa 21e édition, un club de l’élite internationale se frottera aux vedettes de la MLS, qui comptent sept victoires, trois défaites et un nul lors de ces confrontations. Leur adversaire de cette année, Tottenham, s’ajoute à la liste prestigieuse des clubs ayant participé à cette rencontre amicale, où figurent également Manchester United, Chelsea, l’AS Rome, Chivas Guadalajara ou encore le Bayern Munich.

26 May 4:30 de la tarde

DC United en tête du classement : logique sportive ou supercherie ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre dans notre émission de cette semaine (également disponible ici). Les avis sont très divisés sur les qualités de l’équipe de la capitale américaine, et on tente de comprendre pourquoi, de décortiquer son jeu, de voir si l’entraîneur Ben Olsen a une « patte » caractéristique, d’expliquer ses forces et faiblesses tant offensives que défensives, etc. Voici certaines de nos pistes de réflexion :

  • Pourquoi l’équipe ne fait-elle pas l’unanimité chez les observateurs et les « supporters neutres » ?
  • Y a-t-il eu beaucoup de changements depuis la saison dernière ?
  • Quel joueur incarne le mieux l’équipe ?
  • Peut-on voir une « patte » typique de Ben Olsen ?
  • Des joueurs qui forment un groupe homogène ou plutôt aux profils différents mais complémentaires ?
  • Quel est le facteur chance dans les buts marqués par DC United cette saison ?
  • Quels sont les points forts et les points faibles de sa défense ?
  • Davy Arnaud a-t-il été jugé trop sévèrement lors de son passage à Montréal ?
  • À quel point jouer au RFK Stadium est-il nuisible au club ?

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