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Coup Franc

26 November 6:06 de la tarde

Cette année, deux championnats importants ont vu tomber leur record de buts toutes saisons confondues : la MLS, grâce à Landon Donovan, et, il y a quelques jours à peine, la Liga espagnole, par l’entremise de l’incontournable Lionel Messi. Cela m’a donné l’idée de vous dresser le portrait de certains des meilleurs buteurs perpétuels de grandes compétitions nationales à travers la planète. Des totaux qu’il faut relativiser, puisque les championnats nationaux n’ont pas tous commencé au même moment.

Landon Donovan (MLS / 169 buts  - 144 en saison régulière + 25 en phase finale) : Originaire d’Ontario (pas la province canadienne mais la ville californienne), Donovan a été formé dans un club de sa région et, à 15 ans, est tombé dans l’œil des équipes nationales de jeunes. Il y a empilé les buts et a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde des -17 ans 1999, ce qui lui a valu un contrat à Leverkusen. Il se produisait avec l’équipe réserve, avant d’être prêté à San José en 2001 (quelques mois après sa première sélection en équipe nationale A) où, dès sa première saison, il s’est imposé parmi les grands, marquant notamment en finale de la Coupe MLS. Que ce soit sur la scène nationale ou avec les États-Unis, il n’a jamais baissé de régime par la suite. Il a soulevé cinq fois la Coupe MLS, remporté les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur du championnat, est le meilleur buteur (57 réalisations) et le meilleur passeur de son équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde à trois reprises. Ses tentatives de s’épanouir en Europe n’ont pas toujours été fructueuses, puisque ses passages à Leverkusen, au Bayern et à Everton ont été d’assez courte durée. C’est en Californie qu’il se sent le mieux : après San José, c’est le LA Galaxy qui, depuis 2005, bénéficie de sa vista et de son sens du but.

Archie Stark (États-Unis / 253 buts) : Si Donovan occupe la tête des buteurs de l’histoire de la MLS, il est néanmoins cinquième du classement général comprenant l’ensemble des les championnats américains de D1 qui se sont succédé à travers les ères. Le lauréat toutes catégories se nomme Archibald McPherson Stark, né à Glasgow en 1897 avant d’arriver aux États-Unis à l’âge de 13 ans. Il s’est rapidement illustré sur les terrains avant de servir l’armée américaine durant la Première Guerre mondiale. Il était dans la fleur de l’âge en 1921, lors du lancement du premier championnat reconnu comme une D1, où il a empilé les buts, tour à tour en tant qu’ailier droit avec le New York Field Club, puis comme avant-centre de Bethleem Steel, et enfin Newark en fin de carrière. Son record de 67 buts lors de la saison 1924/25 tient toujours. Pour diverses raisons, il n’a joué que deux fois en équipe nationale américaine, avec laquelle il a inscrit cinq buts. Il a notamment décliné sa sélection pour la Coupe du monde 1930.

Lionel Messi (Espagne / 253 buts) : Le petit prodige né à Rosario n’a joué en Argentine que jusqu’à l’âge de 13 ans. Déjà tout petit, il attire les regards par ses prouesses techniques, ce qui lui vaut de signer dans le célèbre centre de formation de Barcelone. Il a un peu plus de 17 ans quand il effectue ses débuts en équipe première. En fin de saison, il inscrit son premier but chez les pros et fête sa première apparition sous son maillot national. Après avoir permis à l’Argentine de remporter la Coupe du monde des -20 ans 2005, Messi a de plus en plus de temps de jeu à partir de l’automne pour rapidement devenir un cadre du Barça. Entouré tour à tour par de grandes vedettes internationales, puis par de plus en plus de joueurs formés au club, c’est avec eux, à partir de 2008, qu’il commence à affoler les statistiques. Il bat les records les uns après les autres. Parmi eux, celui du nombre de buts en une saison, toutes compétitions confondues, avec 73 réalisations en 2011/12, ce qui lui permet de devancer… Archie Stark. Messi a également remporté le Ballon d’or à quatre reprises, fini trois fois meilleur buteur du championnat d’Espagne dont il a été élu cinq fois meilleur joueur, et remporté une kyrielle de trophées avec Barcelone.

Gerd Müller (Allemagne / 365 buts) : C’est dans sa ville natale de Nördlingen que Müller développe son talent de buteur et dispute ses premières rencontres en équipe première. Mais après avoir marqué 51 buts en une saison dans une division inférieure bavaroise, il attire inévitablement le regard du grand Bayern voisin. Pas aussi grand qu’aujourd’hui, puisqu’en 1964/65, les Munichois étaient en D2 allemande. Les 33 buts de Müller à sa première saison contribuent largement à leur montée en Bundesliga. Il reste au Bayern 14 autres saisons, lors desquelles il termine sept fois meilleur buteur du championnat, et mène le Bayern à quatre titres de champion d’Allemagne, quatre coupes d’Allemagne, une Coupe des Coupes et trois Coupes des Champions. Surnommé Der Bomber, Müller brille tout autant en équipe nationale, avec laquelle il termine meilleur buteur de la Coupe du monde 1970, devient champion d’Europe en 1972 (tournoi dont il est aussi le meilleur réalisateur) et champion du monde en 1974. C’est lui qui inscrit le but décisif de la finale contre les Pays-Bas, rendant légendaire son maillot blanc floqué du numéro 13 accompagné d’un short noir. À 34 ans, il répond aux sirènes de la NASL et joue trois saisons pour Fort Lauderdale.

Jimmy Greaves (Angleterre / 357 buts) : Il signe à Chelsea à l’âge de 15 ans et y effectue ses débuts en équipe première deux ans plus tard. En quatre saisons, il a déjà inscrit la bagatelle de 124 buts en championnat, soit une moyenne de 31 par saison, dont 41 lors de la quatrième, en 1960/61. Mais la défense de Chelsea est aussi perméable que Greaves est prolifique et le club a besoin d’argent : il vend son prodige à l’AC Milan où, malgré ses buts, il est malheureux et ne supporte pas l’entraîneur. Il n’y reste même pas une demi-saison, et part à Tottenham, où il retrouve la joie de jouer… et de marquer. Il y reste 9 ans, et inscrit 220 buts en 321 rencontres de championnat. Sur l’ensemble de sa carrière, Greaves a terminé six fois meilleur buteur du championnat d’Angleterre. Il marque aussi régulièrement en équipe nationale, y réussissant entre autres six triplés (ce qu’aucun autre Anglais n’a encore réussi). Il est toutefois sur le banc lors de la victoire de l’Angleterre à la Coupe du monde 1966. Après son départ de Tottenham, Greaves dispute la saison 1970/71, la dernière de sa carrière parmi l’élite, à West Ham. La suite de sa vie est moins rose, marquée par de graves problèmes d’alcoolisme.

Silvio Piola (Italie / 274 buts) : Piola a effectué ses débuts à 16 ans à Pro Vercelli, grand club italien du premier quart du XXe siècle, qui était déjà sur le déclin en 1930, avant de longtemps tomber dans l’oubli puis de remonter jusqu’en Serie B aujourd’hui. Piola est toutefois le meilleur buteur de l’histoire du club parmi l’élite, même si après avoir battu certains records de précocité, il le quitte au bout de quatre ans pour la Lazio. Il y trouve régulièrement le chemin des filets pendant neuf saisons, termine deux fois meilleur buteur du championnat, mais quitte Rome pour Turin pendant la Seconde Guerre mondiale. Le conflit fausse les compétitions durant trois ans, durant lesquelles elles n’ont pas de reconnaissance officielle. Quand elles sont relancées, Piola joue encore une saison à la Juventus, avant de partir pour Novare, où il se produit de 1947 à 1954, mettant alors fin à sa carrière à près de 41 ans et après 25 ans au plus haut niveau. Piola a aussi inscrit 30 buts en 34 sélections pour l’Italie, dont deux lors de la finale victorieuse de la Coupe du monde 1938.

Delio Onnis (France / 299 buts) : Né en Italie, il grandit en Argentine où ses parents ont déménagé alors qu’il avait deux ans. Formé à Almagro, il y effectue ses débuts en D2 avant d’être transféré au niveau supérieur, au Gimnasia y Esgrima La Plata où il est repéré par le club français de Reims. Malgré une petite quarantaine de buts en deux saisons, la lune de miel est brève et Onnis prend la direction de Monaco, où il devient une légende du club. Non seulement parce qu’il y empile les buts, mais en plus parce que, malgré son statut, il reste au club quand celui-ci est relégué en D2 : il contribue à la faire remonter immédiatement puis à lui offrir le titre de champion de France dès son retour en D1 ! En raison d’une mésentente avec les dirigeants monégasques, il signe à Tours à l’âge de 32 ans : Onnis est au sommet du classement des buteurs deux saisons de suite, aidant un petit club à se maintenir parmi l’élite. L’année suivante, il est blessé et le club chute en D2. Onnis ne l’y accompagne pas mais signe à Toulon où, malgré le poids des années, il devient meilleur buteur du championnat de France pour cinquième et dernière fois.

25 November 2:38 de la tarde

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

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24 November 11:31 de la mañana

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ont pris une option sur une place en finale de la Coupe MLS après le match aller des finales de conférence.

Même s’il n’y a eu qu’un but, le match au sommet a tenu toutes ses promesses (résumé vidéo). Comme le prévoyaient Donovan et ses coéquipiers, Seattle a pensé avant tout à défendre. On a donc eu, durant de longues minutes, un siège du but de Frei mais l’arrière-garde emmenée par Marshall a mis les vedettes californiennes sous l’éteignoir. Elles ont néanmoins réussi à se créer de nombreuses possibilités, mais seul un centre à ras-de-terre de De La Garza repris par Sarvas a pu être transformé en but. Malgré les occasions ratées, les vainqueurs du jour pensent que leur avance est suffisante. Leur tâche aurait été facilitée si Scott, averti en fin de première mi-temps, n’avait pas échappé à un deuxième carton jaune suite à une de ses nombreuses fautes à la limite de la correction.

Jouer la plupart du temps dans son camp n’a pas empêché Seattle de menacer le but de Penedo à quelques reprises. Il faut souligner les bonnes interventions du gardien et des défenseurs du LA Galaxy, mais cela accentue les questions au sujet d’une équipe qui n’a marqué qu’un seul but en 270 minutes. Ce constat n’inquiète guère une formation qui devra être plus prolifique si elle compte inverser la tendance au match retour dans une semaine, où elle devrait récupérer Alonso et Neagle, deux pions importants absents ce dimanche.

Plus tôt dans la journée, New England a posé les jalons de se qualification en s’imposant à New York (résumé vidéo) grâce à ses armes favorites : les tirs de loin et la contre-attaque, origines respectivement de son premier et de son deuxième but. Auteur de ce dernier, Jones a fait preuve d’une compétitivité de tous les instants, parfois à la limite de la sportivité, mais il a tiré ses nombreux jeunes coéquipiers dans le sillage de son engagement. Parmi eux, Bunbury, impliqué dans les deux buts, a eu un rôle crucial grâce à son efficacité.

Mené à la marque, New York avait égalisé et semblait en mesure de prendre le dessus. Cependant, l’équipe a souvent péché par précipitation, oubliant de faire courir son adversaire après le ballon (ce que New England déteste) pour frapper au bon moment. Son seul but était pourtant un bon exemple de la tactique à adopter. Il doit désormais marquer au moins deux buts au match retour, et ce, sans Wright-Phillips, suspendu pour abus de cartons jaunes suite à un avertissement stupide : le buteur a avoué ne pas connaître le règlement et ne pas avoir su ce qui lui pendait au nez. Carton jaune au délégué qui a oublié de l’avertir… Henry sera bel et bien présent, ce qui était incertain vu que le joueur français n'a jamais disputé la moindre rencontre sur le terrain synthétique de Foxborough.

21 November 12:03 de la tarde

Ils ne sont plus que quatre à briguer la Coupe MLS et ils vont commencer à en découdre ce dimanche. Sur la côte Pacifique, le LA Galaxy recevra Seattle sous les coups de 14h00 heure locale (17h00 HE). Avant cela, à l’autre bout des États-Unis, New York aura affronté New England, match dont le coup d’envoi est prévu pour 13h30.

Le duel entre les deux premiers du classement général à l’issue de la saison régulière a des allures de finale avant la lettre. On peut légitimement espérer un match très offensif entre un LA Galaxy impérial chez lui, contre une équipe de Seattle dont la défense souffre beaucoup à l’extérieur mais qui possède de très loin l’attaque la plus prolifique en dehors de ses bases. Un scénario que réfutent toutefois les Californiens, qui s’attendent à voir leur adversaire jouer très défensivement.

Une éventualité confirmée par Clint Dempsey qui, quand il parle du match, n’évoque pas les moyens de battre Penedo mais bien de contenir Keane et Donovan… L’état d’esprit de Seattle ne changera pas malgré l’incertitude entourant Osvaldo Alonso, même si les chances de voir jouer le pare-chocs défensif sont relativement grandes. La comparaison ligne par ligne des protagonistes donne un avantage au LA Galaxy, qui a tout intérêt à profiter de l’avantage du terrain avant le match retour. Seattle pourra compter sur ses fidèles supporters, qui enchantent jusqu’en Angleterre. Autre sujet magazine à lire, celui sur Landon Donovan et les problèmes de santé mentale des joueurs de haut niveau.

Le duel entre New York et New England ne sera pas moins alléchant. Les supporters l’ont bien compris : il n’y a plus aucun billet disponible dans une Red Bull Arena qui peine pourtant souvent à faire le plein. Les supporters visiteurs seront en nombre, puisque 20 autocars effectueront le déplacement. Il faut dire que leurs joueurs partent favoris, et recueillent aussi les faveurs des pronostics des observateurs comparant les deux équipes ligne par ligne. Même à New York, on ne parle pas tant des prouesses potentielles d’Henry et Wright-Phillips que de la manière de contenir le trio infernal de l’entrejeu visiteur.

Tous les yeux seront rivés sur Lee Nguyen, hyper motivé après avoir retrouvé l’équipe nationale et grillé la politesse au meilleur buteur de la compétition pour faire partie des finalistes au titre de Joueur de l’année. Il est le joueur le plus emblématique d’une équipe qui vise les sommets après une reconstruction de trois ans, et d’un rajeunissement illustré par le fait que le joueur le plus utilisé soit Andrew Farrell, qui n’en est qu’à se deuxième saison professionnelle. Pendant que New England vit dans l’insouciance, New York se pose des questions au sujet du poste d’arrière gauche, entre la suspension de Miller et le retour tardif d’Oyongo suite à ses obligations internationales.

20 November 10:44 de la mañana

La Major League Soccer a annoncé les noms des finalistes prétendant aux divers trophées qu’elle remettra à la fin de la saison 2014. Les lauréats de chacun de ces trophées seront dévoilés au cours des prochaines semaines.

Les finalistes, classés ci-dessous par ordre alphabétique pour chacun des trophées, ont reçu le plus de votes lors d’un scrutin mené auprès de trois groupes :

  • Les joueurs actuels de MLS
  • Les clubs de MLS (entraîneurs, directeurs techniques, directeurs des affaires commerciales et relations publiques/communautaires)
  • Représentants des médias qui ont assuré une couverture régulière de la MLS en 2014

Le trophée de Joueur de l’année 2014 Volkswagen de la MLS sera remis le mercredi 3 décembre. Pour la première fois depuis 2010, tous les candidats au titre de Joueur de l’année peuvent encore soulever la Coupe MLS au moment de l'annonce des finalistes, puisque Robbie Keane, Obafemi Martins et Lee Nguyen participeront tous trois aux finales de Conférence qui commencent ce dimanche.

Sigi Schmid pourrait remporter le trophée d’Entraîneur de l’année pour la troisième fois, ce qui placerait l’entraîneur de Seattle à égalité avec son homologue du LA Galaxy, Bruce Arena. La concurrence sera toutefois rude, avec Gregg Berhalter (Columbus) et Ben Olsen (DC United).

Les actions individuelles les plus remarquables de la saison 2014 seront récompensées le jeudi 4 décembre lors de l’annonce du But de l’année AT&T et de l’Arrêt de l’année. Les votes pour le But et pour l’Arrêt de l’année se déroulent sur MLSsoccer.com. N'oubliez pas de soumettre vos choix !
 
Finalistes des trophées 2014 de la Major League Soccer
(Classés par ordre alphabétique du nom de famille pour chacun des trophées)
 
Joueur de l’année Volkswagen - Finalistes
Robbie Keane (LA Galaxy)
Obafemi Martins (Seattle Sounders FC)
Lee Nguyen (New England Revolution)
 
Recrue de l’année AT&T - Finalistes
Tesho Akindele (FC Dallas)
Steven Birnbaum (D.C. United)
Harrison Shipp (Chicago Fire)
 
Défenseur de l’année - Finalistes
Bobby Boswell (D.C. United)
Omar Gonzalez (LA Galaxy)
Chad Marshall (Seattle Sounders FC)
 
Entraîneur de l’année - Finalistes
Gregg Berhalter (Columbus Crew SC)
Ben Olsen (D.C. United)
Sigi Schmid (Seattle Sounders FC)
 
Retour de l’année - Finalistes
Charlie Davies (New England Revolution)
Stefan Frei (Seattle Sounders FC)
Rodney Wallace (Portland Timbers)
 
Gardien de l’année Allstate - Finalistes
Steve Clark (Columbus Crew SC)
Bill Hamid (D.C. United)
Nick Rimando (Real Salt Lake)
 
Nouveau venu de l’année - Finalistes
Stefan Ishizaki (LA Galaxy)
Jermaine Jones (New England Revolution)
Pedro Morales (Vancouver Whitecaps FC)
 
Prix humanitaire annuel MLS WORKS - Finalistes
Diego Chara (Portland Timbers)
AJ DeLaGarza (LA Galaxy)
Zach Loyd (FC Dallas)
 
Prix individuel de l’Esprit sportif Xbox - Finalistes*
Darlington Nagbe (Portland Timbers)
Michael Parkhurst (Columbus Crew SC)
Harrison Shipp (Chicago Fire)
 
* Choisis par la MLS sur base de critères objectifs comme le nombre de fautes commises et de cartons reçus, de minutes et de matchs joués, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité.
 
Prix d’équipe de l’Esprit sportif Xbox - Finalistes*
LA Galaxy
Philadelphia Union
Real Salt Lake
 
* Choisis par la MLS sur base de critères objectifs comme le plus petit nombre de fautes commises et de cartons reçus, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité.
 
Arbitre de l’année - Finalistes
Mark Geiger
Jair Marrufo
Alan Kelly
 
Arbitre assistant de l’année - Finalistes
Peter Manikowski
Paul Scott
Adam Wienckowski
 
Calendrier de dévoilement des lauréats :
Calendrier sujet à modifications

24 novembre : Recrue de l’année AT&T, Prix individuel et Prix d’équipe annuels de l’Esprit sportif Xbox
25 novembre : Défenseur de l’année de la MLS, Prix humanitaire annuel MLS WORKS, Arbitre et Arbitre assistant de l’année
2 décembre : Entraîneur de l’année, Retour de l’année et Onze idéal de la MLS
3 décembre : Gardien de l’année Allstate, Nouveau venu de l’année et Joueur de l’année Volkswagen de la MLS
4 décembre : But de l’année AT&T, Arrêt de l’année de la MLS

19 November 4:59 de la tarde

La Major League Soccer a organisé aujourd’hui un repêchage de dissolution pour les anciens joueurs de Chivas USA suite à l’arrêt des activités du club le mois dernier. Sept joueurs faisant partie de l’effectif ont été rassurés sur leur avenir, puisqu’ils savent désormais de quel club ils porteront le maillot en 2015.

Le premier choix revenait au FC Dallas, qui a recruté le gardien de but Dan Kennedy. Si Kennedy semblait le joueur de Chivas USA le plus convoité, rien ne garantissait qu’il serait choisi en premier, puisque Dallas dispose déjà de plusieurs portiers de très bonne qualité. À 32 ans, il est également le joueur le plus âgé à avoir été repêché, et de loin.

L’attaquant Thomas McNamara, qui prendra la direction de DC United, est le deuxième plus vieux joueur de la liste… et il ne compte que 23 printemps. Il s’était fait remarquer par quelques prestations éclatantes en début de championnat, mais a vu sa saison prendre fin après six rencontres seulement suite à une blessure au genou.

Le New York City FC, qui commencera à jouer en 2015, a continué d’enrichir son effectif en y ajoutant Matthew Dunn, un milieu de terrain de 20 ans qui a obtenu du temps de jeu en fin de saison. Les deux joueurs formés par Chivas USA qui faisaient partie de l’effectif ont été repêchés : l’attaquant Caleb Calvert et le milieu de terrain Marco Delgado ont respectivement été sélectionnés par les Colorado Rapids et le Toronto FC.

Montréal, qui peine depuis plusieurs saisons à trouver l’arrière gauche qu’il se cherche, a jeté son dévolu sur Donny Toia, joueur de 22 ans qui a fait bonne impression en étant solide sur son flanc et disputant 24 des 27 dernières rencontres de la saison. Enfin, Kristopher Tyrpak ira à l’autre bout de la Californie, à San José.

Le repêchage de dissolution s’est déroulé sous forme d’une conférence téléphonique en présence de représentants des 20 clubs de MLS. Chaque équipe avait une minute pour procéder à son choix. La séance a pris fin après une abstention de chaque club de MLS au moment d’effectuer une sélection. Ce qui signifie que les clubs qui avaient choisi un joueur avaient le loisir d’en choisir un deuxième mais y ont tous renoncé.

Les clubs de MLS ayant recruté des joueurs lors du repêchage de dissolution doivent engager les joueurs en respectant pleinement les conditions budgétaires prévues pour eux pour 2015 et lever les options éventuelles, y compris tout transfert ou prêt y étant rattaché. Les joueurs n’ayant pas été repêchés lors du repêchage de dissolution d’aujourd’hui pourront trouver preneur grâce au processus de repêchage (12 et 18 décembre), s’ils y sont admissibles, ou sinon lors du repêchage des joueurs disponibles le 10 décembre.

Choix Club Joueur Position
1 FC Dallas Dan Kennedy G
2 New York City FC Matthew Dunn M
3 Sporting KC Abstention  
4 D.C. United Thomas McNamara M/A
5 New England Revolution Abstention  
6 Montreal Impact Donny Toia D
7 Orlando City SC Abstention  
8 Colorado Rapids Caleb Calvert A
9 San Jose Earthquakes Kristopher Tyrpak A
10 Real Salt Lake Abstention  
11 Houston Dynamo Abstention  
12 Portland Timbers Abstention  
13 Chicago Fire Abstention  
14 Toronto FC Marco Delgado M
15 Columbus Crew SC Abstention  
16 LA Galaxy Abstention  
17 Philadelphia Union Abstention  
18 New York Red Bulls Abstention  
19 Seattle Sounders FC Abstention  
20 Vancouver Whitecaps FC Abstention  

 

18 November 1:45 de la tarde

Dans l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), les animateurs de l’émission Coup Franc se penchent sur les récompenses individuelles et font part de leurs choix (qu'ils expliquent évidemment) pour les trophées de recrue, défenseur, retour, entraîneur, gardien, nouveau venu et joueur de l’année. Serez-vous d’accord avec eux ?

Recrue de l’année : Harrison Shipp et Steve Birnbaum sont les deux néo-professionnels à s’être mis le plus en valeur, et il est vraiment difficile de les départager. D’autant qu’ils jouent à des postes différents : un joueur offensif pour qui il est facile de faire ressortir des statistiques individuelles, un défenseur qui faisait partie d’un collectif solide derrière.

Défenseur de l’année : Cette catégorie fait souvent émerger un défenseur central, mais un arrière latéral pourrait-il sortir du lot cette saison ? Si Bobby Boswell part favori, les animateurs plébiscitent davantage un de ses coéquipiers. Un défenseur de Seattle peut-il être pris en considération alors que l’équipe a beaucoup encaissé ? À moins qu’Omar Gonzalez ne vienne mettre tout le monde d’accord.

Entraîneur de l’année : Faut-il tenir compte du travail de recrutement dans l’attribution du prix ou seulement du travail de terrain ? Un entraîneur qui dispose d’énormément de talent dans son équipe a-t-il forcément moins de mérite qu’un collègue qui tire la quintessence de joueurs théoriquement moins doués ? Les critères sont nombreux… tout comme les candidats au trophée.

Retour de l’année : Première chose à savoir : d’où revient le joueur ? De l’étranger après avoir joué précédemment en MLS ? D’une grave blessure ? D’une saison difficile sportivement ? Cela n’empêche pas que peu de noms ressortent de la discussion.

Gardien de l’année : Nick Rimando est l’éternel favori… qui n’a jamais remporté ce trophée. Cette année encore, il est en tête de liste des prétendants. Le fait d’avoir raté une partie de la saison va-t-il lui porter préjudice ? Par qui pourrait-il se faire coiffer au poteau cette fois-ci ? Ou alors, va-t-on décider de lui donner ce trophée aussi pour l’ensemble de sa carrière ?

Nouveau venu de l’année : Un nom fait l’unanimité, celui de Pedro Morales, le milieu offensif de Vancouver. Des joueurs comme Giancarlo Gonzalez ou Jermaine Jones, qui n’ont joué qu’une demi-saison, peuvent-ils entrer en ligne de compte ?

Joueur de l’année : Est-ce que Robbie Keane et Obafemi Martins ont été tellement au-dessus du lot qu’aucun autre nom n’est à considérer ? Sinon, on pourrait ajouter ceux de Nguyen, Donovan ou Wright-Phillips. Ensuite, comment départager les deux favoris : par la plus-value qu’ils ont apportée à leur équipe ou par leurs prestations globales ? Un excellent joueur d’une équipe extraordinaire pâtit-il du fait qu’il se démarque moins qu’un très bon joueur qui, à lui seul, rend une bonne équipe meilleure ?

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17 November 3:04 de la tarde

La relâche du week-end dernier en MLS sera l’occasion idéale pour l’émission Coup Franc de cette semaine de se pencher sur les diverses récompenses individuelles qui seront remises en fin de saison. En attendant l’enregistrement, voici mes choix en guise d’apéritif et pour ouvrir le débat. De votre côté, n'hésitez pas à dire qui vous auriez récompensé et pourquoi !

Recrue de l’année : Harrison Shipp (Chicago). Shipp ou Birnbaum ? Birnbaum ou Shipp ? Honnêtement, j’ai quasiment choisi en tirant à pile ou face. Le rôle plus offensif du joueur de Chicago lui a davantage permis de faire parler de lui, notamment grâce à quelques jours de grâce comme lorsqu’il a inscrit un triplé lors de la victoire des siens à New York, et il a passé plus de temps sur le terrain. Il marque et distille aussi des passes décisives. L’arrière de DC United a gagné sa place de titulaire après un bon tiers de la saison, dans une des meilleures défenses de la compétition : sa part dans cette réussite est réelle, même si plus difficile à chiffrer.

Défenseur de l’année : Sean Franklin (DC United). En voilà encore un qui a contribué à la solidité de la défense de DC United. Alors que le LA Galaxy n’avait pas prolongé son contrat à la fin de la saison dernière, Franklin a été un des nombreux joueurs engagés par DC United grâce au processus de repêchage. Ben Olsen a eu le nez fin, son arrière droit a complètement fermé la porte sur son flanc, l’un des moins perméables du championnat, et prouvé que s’il avait été titulaire plusieurs saisons dans un club toujours ambitieux, ce n’était pas pour rien.

Retour de l’année : Michael Parkhurst (Columbus). Sur une voie de garage à Augsburg la saison dernière, l’arrière central a parfaitement relancé sa carrière dans l’Ohio. Solide et régulier, il a permis à son équipe d’avoir une des défenses les moins perméables de MLS malgré quelques obstacles de taille. L’arrière-garde avait pourtant été presque complètement renouvelée en début de saison. Parkhurst n’a pas non plus connu de contrecoup suite à sa non-sélection pour la Coupe du monde (alors qu’il avait été présélectionné) ni au départ de Giancarlo Gonzalez. Et il a même dépanné quelques fois comme arrière droit.

Entraîneur de l’année : Bruce Arena (LA Galaxy). Les candidats sont nombreux, et les débats toujours animés quant à déterminer les mérites de l’entraîneur et ceux des joueurs. Mais quand une équipe offre un jeu aussi abouti que celui déployé par les Californiens, il y a beau y avoir beaucoup de talent, celui qui arrive à harmoniser le tout mérite des éloges. Le LA Galaxy est très complet tant offensivement que défensivement, certains parlant quasiment du plus beau jeu de l’histoire de la MLS. Ça n’enlève pas de mérite à Sigi Schmid, qui a relevé le double défi de mener son équipe à un trophée en MLS et de faire bien jouer Dempsey et Martins ensemble, à Gregg Berhalter, qui a fait accomplir d’énormes progrès à Columbus, ou à Oscar Pareja, qui a permis à Dallas d’obtenir des résultats agréablement surprenants.

Gardien de l’année : Steve Clark (Columbus). Voilà un joueur que pas grand-monde ne connaissait en début de saison, et qui avait en outre la lourde tâche de prendre la succession d’Andy Gruenebaum derrière une défense composée de nombreux nouveaux visages. Après avoir figuré dans le onze de l’année du championnat de Norvège lors de son passage à Honefoss, il mérite sa place dans celui de MLS cette saison : il est sûr, commet peu d’erreurs et a des réflexes étourdissants, ce qui en fait un portier spectaculaire et efficace. Rimando aussi a eu une excellente saison, même s’il en a manqué un tiers en raison de sa présence à la Coupe du monde. J’ai également apprécié les progrès de Robles et de Johnson.

Nouveau venu de l’année : Pedro Morales (Vancouver). Le pied droit du maître à jouer chilien a sans doute permis à son équipe de terminer la saison régulière du bon côté de la ligne rouge. Joueur complet faisant preuve de beaucoup de disponibilité, il a un don pour distiller des passes décisives dans diverses circonstances de jeu, est aussi bien capable de combiner au sol que de centrer pour la tête d’un partenaire. S’il aime jouer près du but adverse, ça ne l’empêche pas de se montrer aussi décisif quand il est plus bas sur le terrain. Il marque aussi de temps à autre, notamment sur penalty. Clark est aussi entré en ligne de compte dans ma réflexion, davantage que Jones arrivé trop tard dans la saison.

Joueur de l’année : Robbie Keane (LA Galaxy). Oh, que le choix a été difficile ! Obafemi Martins a remporté le Supporters Shield avec Seattle et sa plus-value pour son équipe est indéniable. Mais après réflexion, je n’ai pas pu me résoudre à choisir quelqu’un d’autre que Keane tant la saison de celui-ci a été aboutie à tous les niveaux. Aussi décisif près du but qu’à distance, il a l’art de se démarquer mais aussi de servir sur un plateau ses partenaires en embuscade devant le but adverse. Certes, mes deux finalistes peuvent en dire autant, mais l’Irlandais a, à mes yeux, davantage montré à quel point il était incroyablement complet, marquant et donnant des passes décisives dans des circonstances parfois très différentes. Peu importe l'emplacement du ballon sur le terrain, Keane pouvait être une menace une fraction de seconde plus tard.

14 November 12:03 de la tarde

Après les flops hier, j'inaugure aujourd'hui le classement « Pleine lucarne », mon top 10 de la saison.

10. Philadelphie : à l’abordage !

Quelques semaines après son arrivée à Montréal, Jack McInerney se plaignait de voir trop peu de joueurs de son équipe en zone de finition. Si on ne peut pas lui donner tort, il ne doit pas s’attendre non plus à retrouver la situation qu’il a connue à Philadelphie, où la tendance était complètement opposée. En effet, John Hackworth puis Jim Curtin, qui se sont succédé à la tête de l’équipe, ont misé sur un système où, en possession de balle, l’Union tentait de développer son jeu le plus près possible du but adverse.

Ce ne fut pas toujours couronné de succès, et en perte de balle, la défense a passablement souffert. Mais de l’autre côté du terrain, quand Philadelphie arrivait à s’installer, ses supporters étaient enchantés de ses intentions offensives. Il y avait toujours des joueurs disponibles pour les ballons envoyés en zone dangereuse, pas seulement pour y conclure des actions mais également pour en être à la base. Maidana, malheureusement assez inconstant, y était un atout majeur dans ses bons jours : présent sur toute la largeur du terrain, il distillait de très bonnes passes, tant au sol que dans les airs.

9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé

Columbus avait bien commencé sa saison, avec trois victoires consécutives, mais ça s’est rapidement compliqué. L’équipe de Gregg Berhalter n’a gagné qu’une seule de ses 16 rencontres suivantes. Elle éprouvait toutes les peines du monde à construire des actions dangereuses dans le cours du jeu. Et surtout, il manquait cruellement d’un joueur à la conclusion. Encore plus après le départ du rapide Oduro à Toronto.

Mais l’entraîneur a su trouver la parade, et a justement moins basé son jeu sur la vitesse. Des joueurs plus près les uns des autres, davantage de combinaisons, d’implication et de mouvement : la transformation a pris et s’est matérialisée en deuxième moitié de saison, avec un bilan de 32 points sur 51. Des éléments peu connus ont pris de l’importance, comme Meram, spécialiste pour surgir dans le dos des défenses, ou Finlay, roi du tir enroulé.

On a aussi apprécié les montées de l’arrière gauche Francis, qui laissait toutefois de l’espace dans son dos. Une lacune à corriger pour la saison prochaine, tout comme cette propension générale à se faire surprendre en contre-attaque. Un défaut qui a été payé au prix fort en phase finale contre New England. Malgré tout, si le « Nouveau Columbus » avec son nouvel écusson et sa nouvelle image est programmé pour la saison prochaine, on peut légitimement dire que sur le terrain, il est arrivé avec quelques mois d’avance.

13 November 12:06 de la tarde

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.