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Coup Franc

03 August 11:42 de la mañana

41 buts en 10 rencontres : la dernière journée de championnat a été spectaculaire, avec quelques scores fleuves et certaines prestations impressionnantes, notamment celles des deux premiers du classement, DC United, qui a trouvé six fois le fond des filets, et Vancouver, qui s’est imposé à Seattle avec autorité. Plusieurs premières ont accompagné cette pluie de buts pour rendre le week-end encore plus historique.

Dix buts, dont sept en deuxième mi-temps, cinq d’entre eux en l’espace d’un quart d’heure seulement, chacune des deux équipes avec deux buts d’avance à un moment du match : DC United - Salt Lake a été on ne peut plus animé. « Le match le plus fou auquel j’ai participé », résumait d’ailleurs Chris Rolfe, auteur de deux des six roses de l’équipe locale. On n’en pensait pas moins dans le camp adverse où, quand même, on se demandait comment il avait été possible de perdre en marquant quatre fois, en outre sur le terrain du leader.

Lors des huit rencontres de samedi soir, une seule équipe avait réussi l’exploit de ne pas encaisser : Vancouver. Impressionnant d’aisance à Seattle, il s’est imposé 0-3 suite à une prestation aboutie de bout en bout : tant du coup d’envoi au coup de sifflet final, que d’un bout à l’autre du terrain, les deux buts du défenseur Kah en étant la parfaite illustration. En méforme complète, Seattle a compris que le seul retour de Dempsey ne résoudrait pas tous les problèmes.

Équipe en forme du moment, Dallas a été surpris à Chicago. Les Texans n’ont jamais trouvé leur rythme mais, malgré la défaite, ils n’étaient pas plus inquiets que cela. « On ne peut pas tout gagner » et « Ça nous remet les pieds sur terre » revenaient souvent dans les échos du vestiaire. L’autre rencontre de dimanche, San José - Portland, est la seule de la journée écoulée à s’être soldée sur un nul blanc.

En plus des 41 buts, quelques données ont été remarquées par les amateurs de statistiques ce week-end. On notera ainsi la première victoire en déplacement du LA Galaxy cette saison, 1-3 à Colorado, un soulagement après 11 mois de disette. Toujours le chiffre 11, mais dans un sens plus positif cette fois : Larin a égalé le record de buts inscrits par un néo-professionnel, alors qu’on vient à peine de dépasser la mi-saison, offrant la victoire à Orlando contre un Columbus on ne peut plus décevant.

Tout cela vient jeter un peu d’ombre aux premiers pas de Frank Lampard en MLS, mais pas autant que la défaite de New York City contre Montréal, qui a parfaitement géré les faiblesses de son adversaire pour le mettre hors de portée. De bon augure pour les Québécois avant de recevoir l’autre équipe de New York, victorieuse à Philadelphie grâce aux frères Wright-Phillips associés pour la première fois. Notons enfin deux contre-performances d’équipes bien cotées : Toronto, battu à New England après l’exclusion d’Altidore qui a perdu son sang-froid, et Kansas City, tenu en échec par Houston et qui s’accrochait à un penalty non sifflé en fin de match.

LES RÉSULTATS
New York City - Montréal
Philadelphie - New York RB
DC United - Salt Lake
Orlando - Columbus
New England - Toronto
Kansas City - Houston
Colorado - LA Galaxy
Seattle - Vancouver
San José - Portland
Chicago - Dallas

 
2-3
1-3
6-4
5-2
3-1
1-1
1-3
0-3
0-0
2-0

Classement général
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30 July 7:46 de la tarde

Après l’avoir vu et acclamé à l’aéroport ce mercredi et en attendant son premier match sous son nouveau maillot, les supporters montréalais ont pu entendre Didier Drogba pour la première fois ce jeudi lors de sa présentation officielle au stade Saputo.

Un grand nombre de questions des nombreux journalistes présents tournaient autour de ses raisons de choisir Montréal. L’attaquant les a résumées ainsi : « Plusieurs clubs de MLS m’ont approché et j’étais en discussion avec eux. Mais les discussions avec le président, les échos de mes anciens coéquipiers et l’avis de mes amis sur la ville ont fait pencher la balance. »

Drogba a trouvé « très simple et très chaleureux » le discours de Joey Saputo, l’homme fort du club montréalais. « Il m’a parlé de Nesta et de Di Vaio qui avaient joué ici. J’ai d’ailleurs discuté avec Nesta avant de signer. J’ai été séduit par la mission du président de redonner à la communauté par l’entremise du football. Ça ressemble à ce que je fais avec ma fondation. C’est parfait. »

Ses anciens coéquipiers de Chelsea ont pu lui parler en détails des installations du club, puisqu’ils s’y sont entraînés au cours des dernières semaines. Le complexe d’entraînement flambant neuf (encore en travaux à certains endroits, et même pas encore inauguré officiellement) a déjà fait son effet ! « Les joueurs de Chelsea ont pas mal influencé mon choix. Je les ai tous eus, ainsi que le coach, et ils m’ont parlé des installations. J’ai été emballé ! »

Enfin, il y a la ville, qui l’attire davantage que d’autres destinations. « Il y a, en plus, le fait que Montréal soit francophone. Cette diversité culturelle est importante. J’ai envie de découvrir la ville. Mes enfants sont bilingues et je sais qu’il y a de très bonnes écoles ici, ça a pesé dans mon choix. »

Et le club dans tout ça ? Drogba le connaissait, grâce à son épopée fabuleuse en Ligue des champions au début de l’année. « J’ai vu le parcours extraordinaire de l’Impact en Ligue des champions. C’est le genre d’expérience que j’ai envie de vivre. Je suis un homme de défis et il y en a un beau devant moi. »

Affichant un large sourire, Saputo ne cachait évidemment pas son bonheur et sa fierté, et pointait également le parcours continental de son équipe comme un des atouts ayant séduit sa nouvelle vedette. « C’est un grand moment pour l’Impact, la ville de Montréal et la MLS, se félicitait le président du club. C’est un grand honneur d’accueillir Didier à l’Impact de Montréal. Je suis fier qu’il ait décidé de poursuivre son aventure ici, au stade Saputo. Nos succès sur la scène internationale ont ouvert la porte à l’arrivée de joueurs comme Didier. Une nouvelle page de notre histoire a été écrite au cours des derniers jours. La suite de notre aventure en MLS s’annonce très excitante. »

Il tenait toutefois aussi à lancer un message de fidélité au public. « J’espère que les supporters sont heureux de la signature de Didier, mais notre pertinence dans notre marché est primordiale. Cette pertinence ne se limite pas à un évènement isolé, elle consiste à se soucier du club jour après jour. Nous avons davantage besoin de vous quand nous perdons que quand nous gagnons. »

Loin de ces considérations, Drogba va bientôt découvrir la MLS. Il ne pense pas arriver dans l’inconnu. « Il y a eu des pionniers comme Beckham, et maintenant les Lampard, Gerrard et Villa qui donnent une valeur ajoutée au championnat. Avec cette force européenne, la MLS a plus de visibilité. Beaucoup de matchs en sont diffusés. On sait où on met les pieds. »

Ce vendredi, il fera la connaissance de ses nouveaux coéquipiers. Il y a quelques années, certains d’entre eux n’auraient jamais imaginé côtoyer une telle vedette internationale. Drogba ne voit cependant pas les choses comme ça. « Être une superstar, ça ne dépend que de la manière dont les gens vous regardent. Mais dans le vestiaire, nous sommes tous pareils », insiste l’Ivoirien.

Il n’a pas non plus l’intention de révolutionner sa nouvelle équipe. « J’ai pu construire ma carrière avec des résultats. Je veux m’en servir pour tirer l’équipe vers le haut. Je ne vais pas changer la façon de jouer des joueurs. Je ne vais pas changer le système, c’est le problème du coach. »

Un coach ravi du nouveau renfort qui s’offre à lui. « Il a fait une grande différence dans tous les clubs où il a été, il en a fait des champions, a déclaré Frank Klopas. Quand, au début de chaque année, on bâtit notre équipe, on regarde les qualités que l’on recherche chez les joueurs : la première est le niveau sur le terrain, mais la personne, les qualités humaines, viennent immédiatement après. Avec Didier, nous avons été chercher une belle personnalité. Sportivement, il a encore beaucoup à donner. Il va aider notre équipe sur le terrain et notre club à grandir. »

À 37 ans révolus, Drogba n’a aucun doute qu’il a encore de bonnes jambes. « Si je me sentais cramé, je n’aurais jamais relevé ce défi. On a vu la saison dernière que je répondais présent quand le coach avait besoin de moi. Mais il y avait cette envie pressante de passer plus de temps sur le terrain, d’où mon départ (de Chelsea). »

L’envie de jouer est palpable. D’ailleurs, interrogé au sujet de son premier match, il a répondu du tac au tac : « Si ça ne dépend que de moi, j’effectue le voyage avec l’équipe ce vendredi. » Puis il a précisé, plus sérieux : « Ça fait deux mois et demi que je n’ai pas joué. Il faudra voir ça avec le coach. Je veux apporter un plus à l’équipe, pas être un boulet, et pour ça, je dois être prêt. »

À en croire leur nombre et leur enthousiasme, les supporters montréalais, eux, sont on ne peut plus prêts à voir leur nouvelle idole sur le terrain.

30 July 12:43 de la mañana

Les vedettes de la MLS ont remporté le Match des étoiles AT&T de la MLS 2015 en s’imposant 2-1 contre le club anglais de Tottenham au Dick’s Sporting Goods Park de Commerce City, dans le Colorado.

Kaka, sur penalty, et David Villa leur ont donné deux buts d’avance avant qu’Harry Kane ne réduise l’écart juste avant la mi-temps. Nick Rimando, auteur d’arrêts spectaculaires en première période, et une défense très solide au retour des vestiaires ont également joué un rôle important dans cette victoire

Même si les joueurs de MLS ont tenté de presser leur adversaire dès le coup d’envoi, l’équipe anglaise a pris la direction des opérations. Rimando a réalisé un premier arrêt important en déviant une reprise de Kane qui s’était présenté seul face à lui.

À la 20e minute, Nacer Chadli a sauté les bras écartés et touché le ballon de la main au cœur du rectangle : M. Elfath n’a pas hésité à siffler penalty. Kaka l’a placé à droite de Michel Vorm, qui avait pourtant choisi le bon côté (1-0).

Les joueurs de Tottenham ont accéléré et il a fallu un superbe réflexe de Rimando pour repousser du genou une reprise à bout portant de Kane suite à un centre de la gauche signé Chadli.

Sur le contre, Gyasi Zardes a tenté de centrer pour Clint Dempsey : le ballon est finalement arrivé à Kaka, qui a trouvé Villa au cœur du rectangle. L’Espagnol a montré son sens du but d’une reprise en un temps qui a porté les chiffres à 2-0.

Alors que Kane ne cessait de buter sur Rimando, il a profité d’une passe en retrait mal ajustée de Matt Besler pour partir du rond central et envoyer un tir de loin imparable pour le gardien (2-1).

Avec un onze complètement différent au retour des vestiaires, l’équipe représentative de la MLS a reculé mais sa défense tenait bien le coup. Seul Chadli a réussi à se montrer menaçant avant que son entraîneur n’effectue à son tour de nombreux changements. Tottenham a poursuivi sa domination stérile et Josh Onomah a raté une occasion en or après avoir été placé en bonne position suite à un beau mouvement de ses coéquipiers plein axe.

Plus les minutes passaient, moins Tottenham était dangereux. Fabian Castillo provoquait même quelques situations chaudes devant le but anglais. Le travail de David Ousted en fin de match s’est limité à dévier un centre-tir de DeAndre Yedlin. Altidore a même failli creuser l’écart dans les arrêts de jeu, sa reprise de la tête sur un très bon ballon de Laurent Ciman filant un rien à côté.

Les 18671 spectateurs présents ont non seulement savouré la victoire de leurs favoris, mais ils ont également apprécié un match de qualité, au rythme élevé et riche en occasions.

29 July 3:02 de la tarde

Un évènement a fait la une en MLS et partout sur la planète ces derniers jours : la signature de Didier Drogba à Montréal. L’émission de cette semaine (également disponible ici), avec le trio Frédéric Lord, Olivier Tremblay et Olivier Brett, est évidemment consacrée à l’arrivée de l’Ivoirien. Comme de coutume, nous abordons le sujet sous forme de questions pertinentes :

  • Quel rôle aura-t-il sur le terrain et dans le collectif ?
  • À quel point va-t-il changer le jeu de l’équipe ?
  • Quel sera son impact dans le vestiaire ?
  • Oui mais, ce n’est pas d’encaisser moins dont Montréal a surtout besoin ?
  • Peut-il avoir autant d’influence que Di Vaio ?
  • Le club peut-il désormais viser plus bas que la victoire en Coupe MLS ?
  • Que faire pour qu’il laisse un plus grand héritage sportif que Di Vaio et Nesta ?
  • Frank Klopas et Richard Legendre ne semblaient pas invités à la fête : malaise ?
  • Avec les arrivées de Drogba et Venegas, des départs sont obligatoires. Lesquels ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

22 July 8:22 de la tarde

On vient de passer la moitié du championnat, et notre émission de la semaine (également disponible ici) dresse les bilans à la mi-saison. On parle d’abord du championnat dans son ensemble avant de se concentrer sur Montréal. Lisez cet article pour voir le classement après 17 rencontres pour tous et les résultats confrontés aux pronostics de début d’année.

BILANS EN MLS

  • Qui sont les bonnes surprises et les déceptions ?
  • Quelles sont les tendances à venir pour les prochains mois ?
  • Y a-t-il des équipes dont les résultats ne correspondent pas à la qualité du jeu ?
  • Le LA Galaxy a-t-il raté sa première moitié de saison ?
  • Salt Lake : mauvaise passe temporaire ou avenir sombre en perspective ?
  • Quels débuts en MLS pour Orlando et New York City ?

BILANS DE MONTRÉAL

  • Comment qualifier la première moitié de saison de l’équipe ?
  • Les observateurs et les supporters sont-ils trop sévères ?
  • Le recrutement hivernal a-t-il été bon ou raté ?
  • Parmi les nouveaux, qui sont les bons et les mauvais coups ?
  • Quelles différences entre les intentions et la réalité ?
  • Qu’attendre de la deuxième moitié de saison ?

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21 July 11:28 de la mañana

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2015, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de celle fin 2014 et des pronostics des observateurs en début de saison (dont vous pouvez retrouver une synthèse ici). Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser. Ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2015 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Kansas City 17 30 O1
2. Vancouver 17 29 O2
. Seattle 17 29 O3
4. DC United 17 28 E1
5. Dallas 17 26 O4
6. San José 17 25 O5
. Portland 17 25 O6
8. Toronto 17 24 E2
. New England 17 24 E3
10. New York RB 17 23 E4
. Orlando 17 23 E5
12. LA Galaxy 17 22 O7
13. Montréal 17 21 E6
. Columbus 17 21 E7
. Salt Lake 17 21 O8
16. Houston 17 20 O9
17. Chicago 17 18 E8
18. New York City 17 17 E9
19. Philadelphie 17 15 E10
. Colorado 17 15 O10

San José : Qui pensait que l’équipe serait virtuellement qualifiée pour la phase finale à la mi-saison après une fin 2014 calamiteuse et avec un groupe fragile ? Malgré du sérieux et de l’efficacité, la tâche restera quand même difficile dans une Conférence Ouest très relevée.

Vancouver : Tout le monde s’attendait à voir l’équipe en milieu de tableau comme la saison dernière, elle fait jeu égal avec les meilleurs. Rivero apporte du poids devant, mais le jeu en vitesse et la contribution offensive diversifiée permettent de jouer le haut du classement malgré des résultats décevants à domicile.

Kansas City : Non seulement les résultats sont meilleurs que la saison dernière, mais en outre avec une kyrielle d’absents, notamment dans la moitié défensive de l’équipe. Depuis le mois de mai, c’est toutefois devenu une forteresse derrière avec des tours devant qui dominent le jeu aérien.

DC United : Après une remontée spectaculaire en 2014, la mission difficile était de confirmer, et ce sans vedette sortant du lot (d’ailleurs, personne n’a été sélectionné pour le Match des étoiles). À domicile, l’équipe s’installe dans le camp adverse, fait le jeu, prend des points et efface les doutes qui pesaient sur elle en début de saison.

Portland : La prudence était de mise, douze mois après un début de saison raté alors que les attentes étaient élevées. En plus, Valeri et Will Johnson étaient blessés. Après des premières semaines compliquées, l’équipe a trouvé son rythme, mais elle ne pourra le conserver qu’avec un buteur régulier.

Montréal : Sept points de plus tant que lors de la première que de la deuxième moitié de la saison 2014, avec une place en finale de la Ligue des champions et un calendrier théoriquement plus facile à venir. Le départ de Di Vaio a été compensé collectivement, l’axe défensif de l’entrejeu prend encore souvent l’eau mais l’équipe déjoue les pronostics qui la voyaient végéter en fond de classement.

Toronto : Cela peut paraître étonnant, mais l’équipe compte moins de points que l’an dernier à la mi-saison… mais surtout beaucoup moins de doutes et beaucoup plus de cordes à son arc. Ça va aussi vite qu’avec Defoe, mais c’est bien plus diversifié. Giovinco régale et la défense, malgré de gros ratés, est en progrès.

Orlando : Les attentes ne sont jamais élevées pour une première saison. Dans les tribunes, c’est une franche réussite. Sur le terrain, on avait peur que les joueurs entourant Kaka manquent de planches. Les Mauves s’en sortent bien et peuvent toujours rêver d’une place en phase finale.

New York : Un bilan mi-figue mi-raisin, entre un superbe départ et une panne sèche par la suite. Mais Jesse Marsch avait la lourde tâche de gérer l’après-Henry et rares sont ceux qui attendaient l’équipe aussi bien placée. Quand elle arrive à faire le jeu, elle est souvent séduisante.

Seattle : Bien entendu, quand on est habitué à jouer les premiers rôles, on se doit de le confirmer. Six défaites en 17 rencontres, c’est trop pour une équipe de ce standing, que tout le monde ou presque voyait archi-dominatrice cette saison. Loin des attentes pour le moment, mais elles étaient très élevées.

Dallas : Après une fin de saison 2014 en trombe, tout le monde disait des Texans que… personne ne croyait en eux, à tort. Sauf qu’en fin de compte, les observateurs en faisaient un favori. Rang qu’ils ont tenu en début de championnat avant un gros passage à vide à la fin du printemps. Leur regain de forme récent est après la mi-saison.

Houston : Ni bien ni mal car les attentes étaient très peu élevées après une saison décevante et une préparation pleine de points d’interrogation. Un des objectifs était de ne pas être largué avant l’arrivée de Torres. Il n’est pas tout à fait atteint, mais l’espoir subsiste. Point encourageant : campée devant son but, la défense semble bien en place.

New England : Sans être exécrable (sauf ces dernières semaines), l’équipe est loin de sa fin 2014 tonitruante. Offensivement, elle veut souvent trop bien faire, sans succès. Défensivement, elle semble manquer de repères. Il reste une demi-saison pour démontrer que les exploits de l’an dernier n’étaient pas un concours de circonstances.

Chicago : Dans la lignée de la saison dernière… Avec moins de partages mais à peu près le même nombre de points, insuffisant. Les nombreux changements et les joueurs désignés ne suscitaient guère d’optimisme, et leur apport au cours des premiers mois fut insuffisant.

Colorado : Dernier de classe, certes, mais bien moins largué qu’au cours de la deuxième moitié de la saison dernière alors que personne ne s’attendait à voir cette équipe compétitive. Elle est dure à battre et solide derrière mais n’arrive pas à gagner. En continuant comme ça, elle peut viser le record de nuls de Chicago en 2014.

Columbus : On a parfois dit que c’était l’équipe qui produisait le plus beau jeu de la compétition. Dans ses beaux jours, c’est vrai. Mais il s’agit également de celle qui défend le plus mal et le plus naïvement. Malheureusement, c’est cela qui pèse le plus dans la balance quand on dresse les comptes à la mi-saison. Dommage, Finlay et Kamara nous régalent tellement…

New York City : Villa n’était pas tant la raison des attentes que Jason Kreis, un entraîneur chevronné, et son recrutement de joueurs connaissant la MLS. Ils ont éprouvé énormément de peine à trouver leurs marques et ont commencé le championnat trois mois après tout le monde.

Salt Lake : C’est étrange de voir cet habitué du haut du tableau se battre pour une place en phase finale, dont il est virtuellement écarté. Changement de système, pannes offensives, difficultés derrière quand l’adversaire a le ballon et Beckerman moins brillant que d’habitude : ça fait beaucoup…

Philadelphie : Une des rares formations à passer de « pas terrible » à « encore moins bien ». Par moments, l’équipe produit du beau jeu. Mais elle n’a pas été compétitive tant sa défense manquait de solidité et de discipline face aux adversaires faisant bien circuler le ballon.

LA Galaxy : On est habitué de voir le détenteur de la Coupe MLS partir lentement, mais cette année, tout le monde pensait l’équipe rôdée, avec la place de Gerrard gardée bien au chaud. L’été a sonné un réveil tonitruant, mais avant cela, il y eut de très étonnants moments de passivité. D’ailleurs, si on s’était arrêté à la mi-saison, la phase finale se serait jouée sans le tenant du titre !

20 July 11:40 de la mañana

Le classement de la MLS ressemble à un accordéon. Les écarts se creusent puis se resserrent, avec une régularité qui contraste avec les résultats des équipes de tête alternant forme et méforme. Alors qu’il avait une belle avance, DC United vient de se faire souffler la première place par Dallas, son bourreau du week-end revenu en grâce après une période creuse. Seattle n’en finit plus de glisser pendant que le LA Galaxy (où Gerrard a réussi ses débuts) et Kansas City s’approchent du sommet.

Longtemps en tête du classement mais rentré dans le rang suite à un 6/18 entre la mi-mai et la mi-juin, Dallas, qui restait sur trois victoires consécutives, avait l’occasion de retrouver le premier rang en battant DC United, en tête depuis plusieurs semaines. Dominants durant 90 minutes, les Texans ont ouvert la marque mais cru qu’ils seraient tenus en échec après avoir concédé le but égalisateur à un quart d’heure du terme. Castillo leur a offert la victoire dans les arrêts de jeu : une défaite difficile à avaler pour les visiteurs, qui reconnaissaient toutefois que la meilleure équipe avait gagné.

En cas de victoire, Vancouver pouvait revenir à égalité avec les équipes précitées et former un trio de tête à 35 points. La mission était toutefois difficile sur le terrain de Portland, rival en forme qui ne comptait pas se laisser faire. Malgré l’ouverture du score par l’équipe locale, Vancouver s’est ressaisi, a plié mais n’a pas rompu et a réussi à arracher l’égalisation. Un score juste mais une occasion ratée, se morfondait Caleb Porter qui soulignait aussi que les deux équipes avaient marqué à un moment du match où elles ne jouaient pas très bien.

Autre formation qui avait la possibilité de rejoindre la tête du classement, Seattle recevait Colorado et avait surtout une occasion en or de se requinquer le moral après une cascade de mauvais résultats. Mais en l’absence de Dempsey et Martins, l’attaque manque de poids et la défense prend tout le match sur ses épaules. Elle a craqué en fin de rencontre, ravivant les mauvais souvenirs des dernières semaines. D’autres équipes compensent mieux l’absence de leurs joueurs désignés. Si à Toronto, Giovinco est dans une forme étincelante, Delgado a chaussé les souliers de Bradley pour contribuer à une nette victoire contre Philadelphie.

Alors que l’équipe est dans une forme éclatante depuis quelques semaines, le LA Galaxy présentait une autre attraction de la journée, avec les débuts de Steven Gerrard en MLS. Il n’a pas mis longtemps à trouver ses marques et sa complicité avec Keane : après sa victoire 5-2 contre San José, le détenteur de la Coupe MLS fait à nouveau figure d’ogre. Sans tous ces grands noms (et les salaires qui les accompagnent), et avec pas mal de jeunes, Kansas City est encore plus en forme, et se crée ses propres vedettes : d’ailleurs, après la victoire contre Montréal, Dom Dwyer était comparé à Thierry Henry.

À l’image de Dallas, New York avait commencé en fanfare avant de connaître un creux mais a retrouvé la forme depuis quelques semaines. L’instruction donnée à Sacha Kljestan d’être plus offensif à payé, puisque l’ancien Anderlechtois a marqué et tracé la route du succès des siens à Orlando, qui a écopé d’un carton rouge pour la troisième fois consécutive et commence à se questionner sur l’arbitrage. Avec deux victoires en deux rencontres cette semaine, chaque fois face à Chicago (une en déplacement, l’autre à domicile), Columbus a réalisé une bonne opération mais ne fait pas pour autant preuve de suffisance. Enfin, New England a retrouvé le chemin de la victoire contre New York City et Salt Lake a séduit pour une rare fois cette saison en s’imposant contre Houston.

LES RÉSULTATS
LA Galaxy - San José
Toronto - Philadelphie
Orlando - New York RB
New England - New York City
Kansas City - Montréal
Dallas - DC United
Salt Lake - Houston
Seattle - Colorado
Portland - Vancouver
Columbus - Chicago

 
5-2
2-1
0-2
1-0
2-1
2-1
2-0
0-1
1-1
3-1

Classement général
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16 July 3:15 de la tarde

Kansas City est une des équipes en forme du moment. Comptant actuellement la meilleure moyenne de points par match de toute la MLS, elle tourne à un rythme surprenant tant elle déplore d’absences de joueurs importants. Mais la relève est on ne peut plus prête ! Parmi les découvertes de ces dernières semaines, l’international haïtien Soni Mustivar.

Il est particulièrement tombé dans l’œil de certains collègues de MLSsoccer.com cette semaine. Alors que son équipe est en tête du baromètre hebdomadaire, on y souligne que depuis qu’il est titulaire, le Sporting a pris 20 points sur 27. Quand à Matthew Doyle, il le qualifie carrément de « monstre » en récupération de balle, chiffres impressionnants à l’appui (voir le point 3).

Interrogé sur ce que lui demande l’entraîneur, le principal intéressé ne fait pas de cachotteries, mais répond en toute modestie : « Ma mission est de stabiliser l’entrejeu, de couvrir les espaces dès qu’il y a un trou pour assurer une bonne cohésion. C’est le rôle de tout milieu défensif. »

Avant de boucher les trous sur le terrain, encore fallait-il qu’il y trouve sa place. Transféré alors que la préparation battait déjà son plein, Mustivar a dû rattraper un retard de condition physique et s’habituer au jeu de son nouveau club. Jusqu’au jour où Servando Carrasco a été suspendu, début mai. C’était l’occasion de se montrer… mais il n’était pas considéré comme un bouche-trou. « Avant le match, l’entraîneur m’a dit que même sans ça, il comptait me donner ma chance rapidement. »

Parfois, les circonstances font bien les choses. Peter Vermes ne regrette pas d’avoir offert sa première titularisation à Mustivar puisque depuis lors, il a commencé chaque match. « Il me dit qu’il est satisfait de mes prestations, et particulièrement impressionné par la manière dont je couvre le terrain et récupère le ballon. Mais c’est un perfectionniste, et il trouve toujours des points que je dois améliorer ! Je dois travailler mon positionnement pour l’utilisation du ballon, pour le recevoir et mes choix de passes. »

Cela faisait toutefois un bail que l’entraîneur de Kansas City savait de quoi son joueur était capable. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Mustivar a quitté Ploiesti, club roumain où il jouait depuis trois ans, et traversé l’Atlantique quand son agent lui a fait part de l’intérêt des Ciel et Marine. « Quand je lui ai dit que ça pourrait me plaire, il m’a mis en contact avec Peter Vermes. En parlant avec ce dernier, j’ai compris qu’il me voulait vraiment. Il me connaissait et avait vu plusieurs de mes matchs. Ça m’a fait prendre ma décision. Il m’a aussi dit : “Si tu viens, ce n’est pas pour te la couler douce aux États-Unis, mais pour travailler ! Notre club est ambitieux, nous voulons gagner.” »

Cela a permis à Mustivar de savoir, un peu, à quoi s’attendre. Mais il n’en savait guère plus et a effectué un grand plongeon dans l’inconnu. « Je ne connaissais rien de la MLS avant de venir, sauf les noms des équipes et de certains grands joueurs. Le style est agressif, il n’y a pas beaucoup de temps morts. Chaque équipe a de bonnes individualités et toutes sont plus ou moins du même niveau. Il n’y a pas de gros écarts entre les meilleures et les moins bonnes. Par rapport à l’image qu’on en a en Europe, le niveau est très élevé. Et il y a beaucoup d’engouement du public. Ce n’est pas “le sport que personne ne veut voir” : les Américains aiment le foot ! »

Et Mustivar aime les États-Unis, qu’il découvre aussi. « J’y étais déjà venu une fois, en vacances à Las Vegas… ce qui ne reflète pas vraiment les États-Unis. Après quelques mois ici, je trouve ça génial. J’adore la mentalité, les gens sont sympas et relax. Notamment les supporters. Et puis, pour ce genre d’ambiance détendue, je suis bien tombé dans une ville comme Kansas City. »

Il est aussi bien tombé dans un groupe de joueurs qui l’a vite adopté. « Rapidement, je me suis rendu compte que mes coéquipiers m’avaient intégré dans le groupe. Il n’y a pas eu d’effort particulier à effectuer, tout s’est passé très naturellement : ils sont tous sympas, et ne m’ont pas laissé dans mon coin parce que j’étais nouveau, mais se sont comportés avec moi comme si j’étais là depuis longtemps. »

Il s’y sent tellement bien qu’il ne regrette pas plus que cela de ne pas être de la belle aventure haïtienne à la Gold Cup en ce moment. « À choisir entre être ici ou avec eux, à vrai dire, je ne peux pas dire que j’ai une préférence… Je félicite Haïti, qui a bien joué et que je continue de suivre. Mais en ce moment, je suis bien à Kansas City. »

Ses propos laissent transparaître son bonheur et sa plénitude dans son nouvel environnement. « On travaille bien à l’entraînement, l’ambiance est au top et tout le monde poursuit les mêmes objectifs. Je me sens épanoui dans cette équipe, je prends beaucoup de plaisir à jouer chaque match. Ma saison sera réussie si on gagne un trophée et si mes prestations sont bonnes… mais aussi si celles de l’équipe le sont. Je suis quelqu’un qui valorise beaucoup le collectif : si l’équipe va bien, je vais bien. »

Ce samedi lui offrira peut-être un clin d’œil du destin. Formé dans la région parisienne, Mustivar a joué ses premières minutes chez les grands à Bastia, en D2 française, où il était le coéquipier d’Hassoun Camara, défenseur de Montréal, qui se déplace à Kansas City lors de la prochaine journée. « Je lui ai déjà parlé du match. Il revient de blessure et ce n’est pas sûr qu’il soit du voyage. On s’entendait super bien, c’est un mec génial. Mais l’anecdote à retenir, c’est que pour mon premier match chez les pros, je suis monté au jeu car il s’était blessé après une demi-heure. »

Âgé de 25 ans, Mustivar a déjà connu beaucoup d’aléas dans sa carrière. International avec l’équipe de France des -20 ans, il a vécu des moments difficiles qui ont mis fin à ses rêves de jouer pour les Bleus et lui ont fait prendre la direction de la Roumanie. « J’ai toujours le même agent depuis mes débuts, c’est quelqu’un que je connais depuis que j’ai 12 ou 13 ans. Je ne jouais pas dans mon club en France, et je ne me sentais pas bien. Il m’a proposé d’aller ailleurs. Mais la Roumanie ? J’étais sceptique mais aventurier. Il m’a conseillé d’essayer six mois, j’y suis resté trois ans ! »

Il y a connu plusieurs entraîneurs et a tapé dans l’œil de certains d’entre eux au point de recevoir le brassard de capitaine, malgré son âge et malgré le fait qu’il soit étranger. À cause d’un charisme hors du commun et d’une âme de leader ? « Pas vraiment ! Je ne suis pas une grande gueule dans le vestiaire, mais davantage quelqu’un qui montre l’exemple à suivre en raison de mon attitude et de mon professionnalisme sur le terrain. Mais si tu es respecté pour ça, tu seras forcément aussi davantage écouté dans le vestiaire. »

Nul doute que dans un groupe qui bouge peu et composé de nombreux joueurs établis comme celui de Kansas City, avec les Zusi, Feilhaber et autre Besler, un jeune venu d’ailleurs qui veut gagner le respect ne doit pas commencer par parler fort mais bien par montrer qu’il est un vrai plus pour l’équipe. Avec ses prestations de ces dernières semaines, Mustivar est sur la bonne voie.

14 July 6:37 de la tarde

Le débat est à la mode en ce moment, et encore accentué par les récentes prestations de Giovinco sous le maillot de Toronto : peut-on gagner en MLS avec peu de joueurs désignés, voire aucun ? C’est donc le principal sujet de notre émission de cette semaine (également disponible ici), abordé sous les angles suivants :

  • Joueur désigné : une étiquette qui veut tout dire sur le talent du joueur ?
  • Les joueurs désignés du LA Galaxy sont-ils la seule raison de ses succès ?
  • Peut-on “s’acheter” une Coupe MLS avec trois joueurs désignés ?
  • Doivent-ils forcément être des éléments offensifs capables de faire la différence à eux seuls ?
  • Quelles alternatives pour les équipes au plus petit budget ?
  • Où trouver des joueurs qui ont le niveau d’un joueur désigné mais pas le salaire ?
  • Comment des clubs comme Salt Lake, Columbus ou Kansas City ont attiré et intégré d’excellents joueurs ?
  • Lisez la chronique de Fred pour alimeter la discussion.
  • Le débat dévie aussi sur le recrutement de Montréal en MLS cet hiver et la philosophie de club.

On parle également des 13 premiers joueurs sélectionnés pour le Match des étoiles.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

13 July 12:49 de la tarde

Alors que cinq des sept premiers n’ont pas pris de point (soit parce qu’ils ont perdu, soit parce qu’ils ne jouaient pas), Dallas et Kansas City ont intégré le peloton de tête à l’issue d’un week-end marqué par le festival de buts entre New York City et Toronto.

Le Yankee Stadium a vécu un véritable feu d’artifice, et les absences de Lampard, Pirlo, Bradley et Altidore n’ont pas empêché un grand spectacle qui s’est soldé sur le score de 4-4. Les retournements de situation n’ont pas manqué, les deux équipes ont mené à la marque pour finalement se quitter dos-à-dos. À l’issue des débats, les éloges étaient pour Giovinco, premier joueur à réussir un triplé dans l’histoire du Toronto FC, un « hat trick parfait » qui plus est (c’est-à-dire trois buts consécutifs dans la même mi-temps, sans être interrompu ni par un partenaire, ni par un adversaire). « C’est un joueur fantastique, mais lui offrir de tels espaces est incompréhensible », relativisait-on dans le camp local.

Le véritable sommet, au regard du classement, opposait toutefois Vancouver, deuxième, à Kansas City, leader virtuel en considérant les rencontres de retard et le nombre de points par match. Un véritable exploit quand on voit la liste des joueurs indisponibles chez les Ciel et Marine depuis plusieurs semaines. Mais Dia, Ellis, Mustivar et consorts ont apporté la preuve qu’ils pouvaient être performants lors des grands rendez-vous en jouant un rôle important dans la victoire 0-1 de leur équipe en Colombie-Britannique. De quoi susciter l’ire des supporters locaux, mécontents de voir leur équipe bien moins performante à domicile qu’en déplacement.

DC United n’en a pas profité pour prendre ses distances, puisqu’il ne jouait pas ce week-end, tout comme le LA Galaxy (qui disputait, lui, un match amical). Seattle fait du surplace et se demande comment gagner sans ses vedettes, après une défaite dans les derniers instants à Chicago qui voit un énième espoir d’enfin lancer sa saison. En pleine forme depuis quelques semaines, Portland s’est écrasé après avoir encaissé le premier but à Philadelphie.

Du coup, en plus de Kansas City, Dallas réalise la bonne opération du week-end en s’imposant à Orlando : ces deux équipes sont les deux seules à avoir gagné parmi les sept premiers du classement, alors qu’aucune des autres n’a pris le moindre point. Une victoire d’autant plus savoureuse pour les Texans qu’ils n’avaient plus gagné à l’extérieur depuis le 1er mai. Un succès incontestable pour les Floridiens, dont l’entraîneur déclarait : « Nous avons eu ce que nous méritions : rien ».

Dans une conférence Est toujours aussi serrée, et au classement illisible en raison du nombre très inégal de rencontres disputées par chacune des équipes, Montréal a réalisé une excellente opération en battant Columbus 3-0 : la réjouissance d’avoir gardé pour une rare fois le zéro derrière passait au second rang tant tout le monde n’avait d’yeux que pour le but supersonique de Donadel. Sentiments opposés à New England (pourtant la seule équipe à ne pas avoir de joueur absent en raison de la Gold Cup), qui a explosé à New York et concédé une cinquième défaite consécutive.

Dans la conférence Ouest, un trou commence à se former entre les six premiers et les quatre derniers, qui s’affrontaient tous ce week-end. Les résultats ont contribué à accentuer cet écart, avec la défaite de San José chez lui contre Houston, et la victoire de Colorado face à Salt Lake.

LES RÉSULTATS
San José - Houston
Philadelphie - Portland
New York RB - New England
Orlando - Dallas
Montréal - Columbus
Chicago - Seattle
Colorado - Salt Lake
New York City - Toronto
Vancouver - Kansas City

 
0-2
3-0
4-1
0-2
3-0
1-0
3-1
4-4
0-1

Classement général
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