blog

Coup Franc

02 March 2:40 de la tarde

Le championnat reprend ses droits dans quatre jours, et tous les clubs sont prêts à prendre place sur la ligne de départ. Qui s’est bien renforcé, qui mise sur la continuité, quelles attentes pour les nouvelles équipes, quelles individualités se mettront en valeur ? Les réponses à vos questions se trouvent dans le guide officiel 2015 de MLSsoccer.com.

Une 21e équipe est également prête pour le coup d’envoi. C’est d’ailleurs elle qui le donnera officiellement : celle des arbitres. Chaque saison, l’Organisation professionnelle des arbitres (PRO, pour Professional Referee Organization) informe les clubs des points de règlement qui ont changé en quelques mois. Souvent, ce sont, en apparence, des détails. Des petites choses qui peuvent néanmoins rendre les supporters (et quelques journalistes…) complètement dingues s’ils ne sont pas au courant. Il est donc important de vous informer des messages qui ont été passés.

En 2015, les arbitres de MLS se montreront beaucoup plus stricts lors de l’application de la loi 12 des Lois du Jeu, baptisée « fautes et incorrections », et plus particulièrement pour deux points qui, sur le moment, semblent anodins, mais lorsqu’ils sont récurrents, peuvent complètement casser le rythme d’un match. Deux points pour lesquels « nous avons rappelé aux arbitres leurs devoirs d’application du règlement », a expliqué Peter Walton, le directeur général de la PRO.

Ainsi, un de leurs objectifs est de réduire le nombre de protestations véhémentes de joueurs suite à leurs décisions. Le règlement stipule que « manifester sa désapprobation en paroles ou en actes » est passible d’avertissement, tant pour les joueurs sur le terrain que pour ceux sur le banc. Il va sans dire que les arbitres dégaineront plus facilement lors de ce genre de situations, même si certains plus fins psychologues tenteront d’abord de faire passer le message aux joueurs. Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas ou sont précédés d’une fâcheuse réputation de protestataires chroniques…

L’autre objectif de l’année et de ne plus permettre de casser le jeu. Ainsi, un joueur qui « enfreint avec persistance les Lois du Jeu » est passible d’avertissement. Vous savez, le type qui ne commet jamais de faute méchante : un petit croche-pied par-ci, un maillot retenu par-là, loin du but donc sans danger immédiat… mais qui n’arrête pas et provoque coup franc sur coup franc. Selon les Lois du Jeu, il doit être puni d’un carton jaune, et les arbitres de MLS ont reçu l’ordre d’appliquer avec rigueur ce point de règlement en 2015.

Ces décisions s’inscrivent dans la continuité de celles prises la saison dernière, alors que la PRO avait souligné l’importance du rôle des arbitres pour assurer un « flux continu » aux rencontres. Un de leurs objectifs était de réduire le temps pris par les joueurs pour frapper un coup de pied arrêté. Ils souhaitaient aussi réduire les coups et tirages de maillot dans le grand rectangle, particulièrement lors des corners et des coups francs, et avaient dit qu’ils se montreraient particulièrement sévères envers les joueurs qui empêcheraient leur adversaire de jouer le ballon. Peut-être l’avez-vous remarqué sur le terrain en 2014. En tout cas, les fautes sanctionnées d’un penalty ont été très nombreuses, reste à voir si ce fut suite à ce genre de situations.

Au cours de l’hiver, les arbitres discutent également entre eux et avec la Fifa afin de siffler de la manière la plus cohérente possible. Durant leur préparation, ils se sont notamment attardés sur le hors-jeu, afin d’éviter des décisions différentes d’un match à l’autre pour des faits de jeu similaires. Que faire lorsqu’un ballon est dévié, qui tire avantage d’une situation, quand doit-on considérer qu’un joueur qui ne touche pas au ballon a une influence ? Pour répondre à ces questions, des situations concrètes de match de MLS ont été utilisées : ces exemples, pas toujours évidents à juger à première vue, permettent désormais à tous les arbitres d’avoir des lignes directrices claires, explications à l'appui.

27 February 4:41 de la tarde

Quelques jours après le match au Mexique et quelques jours avant le duel au Stade olympique, l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) fait la part belle au quart de finale de Ligue des champions entre Pachuca et Montréal : hommes et batailles clefs du match aller, évaluations individuelles, ambiance, mais aussi nos prévisions pour le match retour, que ce soit le onze sur le terrain ou le scénario de la rencontre :

  • Qui a été l’homme du match pour Montréal ?
  • Quelle équipe a gagné la bataille dans l’axe de l’entrejeu (lisez aussi les duels secteur par secteur) ?
  • Comment expliquer que Bush a eu peu de grosses interventions à effectuer ?
  • En quoi la présence d’Oduro était-elle plus judicieuse que celle de McInerney ?
  • Le match de Piatti à Pachuca : irritant ou utile ?
  • Comment était l’ambiance dans le berceau du soccer mexicain ?
  • Quel onze de départ pour le match retour ?
  • Avec quelles intentions Montréal doit-il commencer ce match ?
  • Le scénario sera-t-il différent de celui du match aller ?
  • Que surveillerons-nous sur le terrain mardi ?
  • Que s’est-il passé lors d’Alajuelense - DC United ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

26 February 11:47 de la mañana

Le dernier match aller des quarts de finale de la Ligue des champions opposera ce soir Alajuelense, un des trois clubs costariciens toujours présents à ce stade de la compétition, à DC United, dernier club américain encore en lice (20h00, HE / Fox Sports 2).

À l’instar de Montréal avant-hier, DC United jouera son premier match officiel de l’année dans un contexte difficile, face à un adversaire en pleine saison. La forme de match est donc bien différente de part et d’autre, mais les Québécois ont démontré que ça n’empêchait pas d’obtenir un bon résultat en déplacement.

Les deux clubs se sont toutefois préparés de manière différente : pas de stage de deux semaines dans le pays de l’adversaire pour les Américains, qui ont posé le pied au Costa Rica seulement trois jours avant leur match. Dès leur descente de l’avion, l’international local Jairo Arrieta y a été accueilli comme un héros.

Ils ont découvert des conditions de jeu qui pourraient être hostiles, avec un terrain synthétique très bondissant, et des supporters qui n’ont rien d’enfants de chœur. Les joueurs non plus apparemment, puisque deux d’entre eux sont suspendus pour le match. DC United devra aussi composer avec des absences, notamment celles d’Halsti et Johnson en raison de pépins physiques, alors que Birnbaum revient de blessure.

Cette année, DC United dispute la Ligue des champions car il a remporté la Coupe des États-Unis 2013. Depuis lors, l’équipe - qui avait alors atteint des abysses en championnat - a beaucoup changé, et reste sur une saison 2014 très positive. D’ailleurs, il n’y eut guère de bouleversements dans l’effectif cet hiver. La préparation a donc été facilitée par le fait qu’il ne faille pas développer de nouveaux automatismes.

Le moment est peut-être relativement bon pour affronter Alajuelense, puisque l’équipe costaricienne est en méforme ces dernières semaines malgré une deuxième place en championnat et que des dissensions ont été affichées au sein du groupe. Ça ne l’empêche pas d’être un adversaire redoutable, avec une défense réputée très solide à domicile. Marquer un but là-bas serait donc une victoire en soi, c’est d’ailleurs un des objectifs de DC United qui prend ce match très au sérieux, conscient qu’un quart de finale de Ligue des champions est une occasion qui ne se présente pas souvent.

Toujours en lice dans la compétition, le club phare du Costa Rica, Saprissa, a perdu 0-3 contre l’America Mexico lors de son quart de finale aller hier soir, et ses chances sont compromises. On ne peut pas en dire autant du troisième représentant tico, puisque Herediano est allé chercher le nul 1-1 à Olimpia (Honduras).

25 February 12:14 de la tarde

Montréal a réalisé un excellent résultat à Pachuca, un nul 2-2 qui le place en position de force avant le match retour mardi prochain. Les résumés de la rencontre ne manquent pas (ici sur MLSsoccer.com en anglais, ici en français ailleurs, et à bien d’autres endroits encore). Alors plutôt que d’en écrire un autre, j’ai voulu comparer les grands duels de la soirée entre les deux équipes à différents endroits du terrain.

Evan Bush n’a, finalement, pas eu autant de travail que prévu, et pas grand-monde ne s’en plaindra à Montréal. Il a cependant dû se montrer solide sur une frappe de Cano d’un angle fermé en toute fin de première mi-temps et a effectué un beau plongeon pour écarter un tir à distance de De Buen alors que Pachuca était déjà revenu à 2-2. Il ne peut pas grand-chose sur le coup franc d'Olvera, mais paye le manque d'automatismes avec Ciman lors de sa sortie sur le but égalisateur.

Les défenseurs centraux constituent la toute grande satisfaction montréalaise. Soumare et Ciman ont dominé leur secteur de jeu de la tête et des épaules. Cela explique en partie la soirée relativement tranquille passée par leur gardien. S’ils ont été très bons, Pachuca a beaucoup manqué de présence dans les parages de Bush. Cano fut égal à ce qu’il montre en championnat depuis le début de l’année en ne pesant pas assez sur le jeu, et il a en plus beaucoup décroché (ce qui lui a quand même permis de provoquer le coup franc du 1-2). Derrière lui, les trois médians axiaux se regardaient souvent afin de savoir qui devait s’infiltrer. Le duo central montréalais ne leur a jamais laissé le temps de s’organiser, et dès que les Mexicains prenaient une bonne décision, l'exécution avortait quand Ciman ou Soumare arrivait premier sur le ballon. La montée de Nahuelpan a amené du poids à l'attaque de Pachuca, c’est d’ailleurs lui qui a égalisé et s’est retrouvé le plus souvent en position menaçante.

Face aux poisons que sont Damm et Lozano, Toia et Cabrera ont beaucoup souffert en début de match. L’excellente réaction montréalaise après le but d’ouverture leur a facilité la tâche : il y avait moins d’espaces pour les adversaires, et les arrières latéraux visiteurs ont pu serrer les ailiers locaux de plus près. Dès cet instant, ils se sont acquittés de leurs tâches avec beaucoup d’aplomb, ce qui était loin d’être gagné d’avance. Damm est capable de faire la différence à lui tout seul de beaucoup de manières différentes, et Toia a réussi à le mettre sous l’éteignoir. Il a confirmé les bonnes dispositions défensives montrées à Chivas USA, et a en plus un pied (très important) dans le premier but. Cabrera a constitué une très belle surprise, s’est beaucoup impliqué mais était cuit après une heure. Lozano a profité de sa fatigue pour poser les bases du but égalisateur. La montée de Camara a contribué à refermer la brèche.

Devant la défense, Donadel et Reo-Coker n’ont pas eu la vie facile face au trio De Buen - Guiterrez - Sornoza. L’Italien, qui fait partie des joueurs ayant été malades au Mexique, a été particulièrement souvent débordé. Les visiteurs étaient régulièrement en infériorité numérique dans cette partie de terrain, se contentant de regarder leur adversaire se passer le ballon. Toutefois, quand on pense de manière pragmatique, ce n’était pas plus mal. Les trois Mexicains avaient du mal à définir leurs rôles respectifs, notamment en raison de l’absence d’Hernandez (d’habitude De Buen reprend le rôle de Sornoza en fin de match). Ils avaient presque tout le poids de la construction sur leurs épaules, et poser le jeu n’est pas leur fort. L’infériorité numérique montréalaise était compensée ailleurs, ce qui limitait les solutions des joueurs de Pachuca. Et une fois que les espaces ont, eux aussi, été réduits, ils ont éprouvé toutes les peines du monde à développer des actions génératrices d’occasions. Le coup franc menant à l’égalisation est toutefois venu de là, après un service de Gutierrez à Cano, victime d’une faute à 20 mètres du but. Sur les contres montréalais, Reo-Coker se montrait fort disponible pour constituer un relais entre la défense et les joueurs offensifs.

Les conditions étaient très ingrates pour les milieux latéraux montréalais Mapp et Duka, qui savaient dès avant le coup d’envoi que leurs occasions de s’exprimer seraient limitées et qu’ils allaient beaucoup devoir défendre. Ils avaient cependant dans leur manche les principaux atouts pour surprendre Pachuca : rentrer dans le jeu et tirer de loin. De un, pour donner du travail aux arrières latéraux et limiter l’aide qu’ils pouvaient apporter offensivement. De deux, parce que Pachuca laisse beaucoup frapper à distance et qu’il y avait une belle carte à jouer. Mapp et Duka s’en sont tiré de superbe manière. Le deuxième nommé particulièrement, puisqu’il est l’auteur des deux buts des siens. Mapp a effectué tout le travail préparatoire sur le second. Chaque fois, ils sont rentrés dans le jeu, et c’est dans l’axe qu’ils ont fait mal. Il faut aussi souligner qu’ils n’ont pas rechigné à leurs tâches défensives, ce qui a causé des maux de tête supplémentaires à l’équipe locale.

L’axe défensif est un des points faibles de Pachuca, notamment dans la zone entre le grand rectangle et le rond central, et ça s’est vu. Encore là, la répartition aléatoire des tâches entre les trois milieux axiaux n’a pas aidé la cause mexicaine, et les défenseurs centraux ne leur ont pas prêté main forte. Sur le premier but, il suffit d’un petit coup de rein bien placé de Duka pour mettre Herrera dans le vent, avant de tirer victorieusement. Sur le second, Mapp se joue de Mosquera et le marquage sur Duka, seul juste devant le gardien Perez, est déficient. Piatti s’est aussi enfoncé comme dans du beurre plein axe à quelques reprises, mais s’est montré trop personnel, alors qu’Oduro, par sa vitesse, a baladé les défenseurs adverses, ouvrant des espaces encore plus béants à ses coéquipiers.

Ainsi, même si Pachuca a monopolisé le ballon pendant près des trois-quarts du match, a été plus précis dans ses passes et a remporté plus de duels, c’est souvent Montréal qui prenait le dessus lors des moments clefs. Plus efficaces défensivement et offensivement, les visiteurs ont pu arracher un résultat pour lequel ils auraient volontiers signé avant le coup d’envoi.

24 February 12:29 de la tarde

Plus de deux mois et demi après la finale de la Coupe MLS 2014, l’attente prend fin ce soir puisque Montréal jouera le premier match officiel de l’année impliquant un club de MLS, son quart de finale aller de Ligue des champions à Pachuca (22h00 HE, TVA Sports, Sportsnet One, Sportsnet World, Fox Sports 2).

Ce sera la première occasion de découvrir une équipe montréalaise métamorphosée, avec pas moins de 14 arrivées et 12 départs depuis l’automne dernier. Si presque tout le monde s’entend pour dire que l’effectif a été renforcé en qualité et aux emplacements où c’était nécessaire, il faut le temps que la mayonnaise prenne, et la préparation a été pour le moins de courte durée.

Pour encore davantage compliquer les conditions de jeu des Montréalais, Pachuca est en altitude (2400 mètres) et l’air, déjà rare, peut être pour le moins irrespirable. Afin de s’habituer à ces conditions, les joueurs ont pris la direction du Mexique il y a deux semaines. Ce n’était pas un luxe, car plusieurs ont été malades, mais ils ont eu le temps de reprendre des forces. La rencontre se jouant en soirée, la chaleur ne devrait pas constituer un handicap supplémentaire.

Toutefois, le principal obstacle pour Montréal sera évidemment son adversaire. Affronter un club mexicain en Ligue des champions n’est simple pour personne mais si l’histoire récente montre que ce sont des ogres, elle laisse toutefois transparaître quelques lueurs d’espoir. Seattle a montré l’exemple il y a quelques années en sortant Tigres UANL au même stade de la compétition, et l’expérience sur la scène internationale de joueurs comme Piatti et Ciman constituera un plus indéniable pour les Montréalais.

Si actuellement Pachuca est dans la colonne de droite du classement du championnat du Mexique, l’équipe se porte mieux depuis quelques semaines : le onze de base ne change plus tellement, et elle reste sur un 7/9. La dernière émission Coup Franc en a décortiqué les forces et les faiblesses, et mis en lumière quelques atouts montréalais susceptibles de déstabiliser l’adversaire.

Connaître l’adversaire est un avantage : tant les supporters que Frank Klopas et son staff ont été renseignés en profondeur sur Pachuca. L’inverse n’est pas vrai, et la tâche des Mexicains a été d’autant plus compliquée que les bleu-blanc-noir ont changé de visage depuis la fin de la saison dernière. Un petit avantage stratégique dont compte tirer profit l’entraîneur montréalais qui cache ses cartes tant que possible.

On sait toutefois que Romero, blessé, est rentré à Montréal. Kronberg et Alexander ne peuvent pas jouer, puisqu’ils ont déjà pris part à la compétition cette saison sous le maillot d’un autre club. Camara a été hors-circuit pendant une partie de la préparation et devrait être relayé par Cabrera au poste d’arrière droit. Donadel, qui a fait partie des joueurs malades, a sans doute récupéré suffisamment pour être fidèle au poste, ce qui reléguerait Bernier sur le banc. En pointe, Oduro et McInerney présentent tous deux des avantages et des inconvénients en fonction des forces et faiblesses de Pachuca : le premier nommé semble jouir des faveurs pour être sur le terrain au coup d’envoi, laissant le champ libre à Mapp sur le flanc droit.

Le onze de départ est une chose, le choix des principes de jeu à appliquer en est une autre. Le message n’est pas tant de gagner aujourd’hui que de préserver les chances de qualification en vue du match retour, la semaine prochaine à Montréal. Casser le rythme, éviter les accélérations des ailiers rapides et profiter des hésitations dans l’axe sont trois directives qui sont revenues souvent aux oreilles des joueurs montréalais au cours des derniers jours.

Ils ont aussi vu et revu leur adversaire. Auront-ils la surprise de découvrir de nouveaux visages sur le terrain ? Le palmarès de Pachuca permet de croire que ce club prend les compétitions internationales au sérieux, lui qui a déjà remporté la Ligue des champions à plusieurs reprises. Mais quel que soit le onze aligné par l’équipe locale ce soir, il partira favori et pourrait sous-estimer son adversaire. Cependant, à Montréal, on ne veut pas montrer de complexe d’infériorité, certains affichant ouvertement l’ambition de participer à la Coupe du monde des clubs.

Pour cela, il faut gagner la Ligue des champions. La première étape passe par une qualification pour les demi-finales. Ensuite, d’autres adversaires seront au rendez-vous. Jeudi soir, le dernier club américain encore en lice, DC United, se déplace à Alajuelense (Costa Rica). Les deux autres quarts de finale opposent Olimpia (Honduras) à Herediano (Costa Rica) et Saprissa (Costa Rica) à l’America Mexico, respectivement ce mardi soir à 20h00 et demain à 21h00.

23 February 3:43 de la tarde

Montréal et DC United joueront cette semaine leur match aller en quarts de finale de la Ligue des champions : le vainqueur de la Coupe du Canada 2014 se déplacera chez les Mexicains de Pachuca, alors que la lauréat de la Coupe des États-Unis 2013 jouera à Alajuelense, au Costa Rica.

Si le passé n’est pas garant de l’avenir et qu’il faut remettre chaque rencontre dans son contexte, voilà néanmoins quelques données tirées des dernières phases à élimination directe (donc pas de feu le tour préliminaire) depuis que la Coupe des champions est devenue Ligue des champions en 2008.

On en est à la septième saison de cette formule, où il y a donc eu 42 duels à élimination directe, puisque ceux-ci commencent au stade des quarts de finale, tous joués en matchs aller-retour, y compris les finales. Des 48 équipes encore en lice à ce moment-là, 22 étaient mexicaines, 12 américaines, 3 costariciennes, 3 honduriennes, 2 canadiennes, 2 panaméennes, 2 guatémaltèques, 1 salvadorienne et 1 caribéenne. Ont franchi ce tour pour se retrouver dans le carré d’as, 17 représentants du Mexique, trois des États-Unis, deux du Costa Rica, un du Canada et un des Caraïbes. Quant aux 42 duels, ils se sont terminés par 34 qualifications mexicaines, quatre américaines, deux costariciennes, une canadienne et une caribéenne.

C’est dire si la domination mexicaine est imposante. Des chiffres qui auraient pu être encore plus impressionnants si en 2011, les Mexicains ne s’étaient pas éliminés entre eux, puisqu’ils se sont tous affrontés en quarts de finale, avant que les rescapés n’en décousent en demi-finale, laissant l’autre moitié de tableau complètement libre à leurs adversaires des autres pays. Un an plus tôt, c’était le contraire : les quatre clubs mexicains en lice en quart de finale s’y étaient alors déjà débarrassés de tous leurs concurrents étrangers dès ce moment-là.

Au total, il aurait pu y avoir 24 équipes mexicaines en quarts de finale. Elles n’étaient donc que deux à ne pas avoir franchi le premier tour avant cette saison. Premiers à avoir réussi l’exploit de barrer la route à un mastodonte, les guatémaltèques de Xelajù il y a deux ans avaient terminé en tête de leur groupe à égalité de points avec Guadalajara, qu’ils avaient battu 1-0 et où ils avaient perdu 2-1. L’an dernier, Alajuelense (adversaire de DC United jeudi) avait fait mieux encore en battant l’America Mexico 1-0 et en allant y gagner 0-1. Cette saison, pour la première fois, deux clubs mexicains ont chuté en phase de groupe, et leurs tombeurs sont deux clubs costariciens : Alajuelense a fini devant le tenant du titre Cruz Azul (avec qui il a partagé l’enjeu 1-1 à deux reprises) et Herediano a devancé Leon (qu’il a battu 2-1 et où il a partagé 1-1).

Le reste du temps, les Mexicains se sont généralement éliminés entre eux. En fait, en six saisons, il n’y a eu qu’une seule exception : lors de la saison 12/13, Seattle a sorti Tigres UANL en quart de finale (photo). Après avoir perdu 1-0 au Mexique, les hommes de Sigi Schmid se sont imposés 3-1 au retour. Les Mexicains étaient bien partis en championnat et ont joué le match aller, chez eux, avec leur équipe-type quasiment au complet. À Seattle, ils ont en revanche aligné un seul titulaire habituel, trois joueurs aux portes du onze de base, et une moitié d’équipe composée d’éléments ayant à peine joué en championnat. Ça ne les avait pas empêchés d’ouvrir la marque. Mais, réduits à dix juste avant la pause, ils ont encaissé trois buts en deuxième mi-temps.

Outre cet exploit, les trois autres qualifications américaines ont été celles du LA Galaxy contre Herediano il y a deux ans, ainsi que le beau parcours de Salt Lake en 2011, avec des victoires contre Columbus en quart de finale puis contre Saprissa en demi-finale. Au tour précédent, les Costariciens avaient éliminé Olimpia (Honduras). Un deuxième club du Costa Rica s’est hissé en demi-finale : Alajuelense, après avoir éliminé Arabe Unido (Panama) en quart de finale, s’est fait barrer la route de la finale par Toluca l’an dernier. Le bilan États-Unis - Costa Rica est nettement en faveur des Américains, qui se sont imposés deux fois, en jouant une fois le match retour à domicile, l’autre en déplacement.

Quant au parcours printanier des Canadiens, il est composé de deux volets : l’élimination de Montréal par Santos Laguna il y a six ans en quart de finale, et celle, par le même adversaire, de Toronto en demi-finale trois ans plus tard, non sans avoir sorti le LA Galaxy au tour précédent en gagnant le match retour sur le terrain de l’équipe de David Beckham.

Le duel entre Pachuca et Montréal sera donc le troisième affrontement canado-mexicain après l’hiver. Le club mexicain, qui jouait chaque fois le match retour à domicile, s’est toujours imposé. Les Mexicains ont aussi rencontré douze fois une équipe américaine de MLS. La seule qui est arrivée à causer une surprise est donc Seattle. En raison des résultats des tours précédents, les clubs du sud du Rio Grande avaient aussi réussi à se mettre en bonne position leur permettant de jouer le match retour à domicile. Il n’y eut que deux exceptions : le match Tigres UANL - Seattle, ainsi que la finale 2011 entre Monterrey et Salt Lake. L’aller s’est terminé par un partage 1-1 chez une équipe de Monterrey qui alignait son cinquième match de suite sans victoire. Une série qui s’est arrêtée à sept, avant que les Mexicains ne s’imposent 0-1 dans l’Utah pour remporter la Ligue des champions. Lors d’aucun des deux matches, Monterrey n’avait laissé ses titulaires au repos.

L’avantage du terrain semble souvent jouer un rôle indéniable. Les chiffres confirment cette impression : des 42 duels, 30 ont été remportés par l’équipe qui jouait le match retour à domicile. Il y a donc 12 exceptions. Pour la moitié d’entre elles, ce sont des clubs mexicains qui se sont éliminés entre eux. Parmi les autres clubs à jubiler devant les supporters adverses, nous avons déjà évoqué Salt Lake à Saprissa, Monterrey à Salt Lake et Toronto au LA Galaxy. Les trois derniers sont les Puerto Rico Islanders (à Marathon), Saprissa (à Olimpia) et Alajuelense (à Arabe Unido). Cela revient à dire que seulement six clubs ont émergé en jouant le match retour à l’étranger (en 27 occasions puisqu’il faut évidemment éliminer les duels entre formations du même pays). Le bilan des 84 rencontres est aussi sans appel : 49 victoires de l’équipe jouant chez elle, 20 succès visiteurs et 15 nuls.

Il est difficile de juger quel résultat au match aller est suffisant pour se mettre à l’abri tant il y a des divergences de niveau et tant les Mexicains ont pu retourner des situations à leur avantage chez eux. Cependant, jamais en six ans et 42 rencontres, le match retour ne semblait futile, sauf peut-être lorsque les Mexicains commençaient par gagner sur le terrain d’un adversaire étranger. Un seul match aller s’est terminé par trois buts d’écart, la victoire 3-0 de Monterrey contre Pumas en 2011. Il convient aussi de dire qu’il y a généralement peu de buts à l’aller. Lors des deux dernières saisons, on a eu un match avec quatre buts, un autre avec trois, un partage 1-1, sept victoires par le plus petit écart et quatre nuls blancs.

Il y a donc des chances pour que Montréal réussisse le meilleur résultat d’un club canadien au Mexique lors de la phase à élimination directe, après sa défaite douloureuse 5-2 à Santos Laguna (il avait gagné 2-0 à l’aller) et celle 6-2 de Toronto au même endroit (après un nul 1-1 en Ontario). Et penser que les espoirs de qualification des Québécois seront encore élevés mercredi matin n’a rien d’utopique. L’ampleur de la tâche DC United est bien différente, même si aucun club américain n’a encore gagné au Costa Rica dans ces rencontres cruciales, puisque le LA Galaxy a partagé l’enjeu 0-0 à Herediano alors que Salt Lake s’est incliné 2-1 à Saprissa. Les deux représentants de MLS se sont toutefois qualifiés grâce à leur victoire chez eux.

L’issue des chapitres précédents de l’histoire nous donne une idée des difficultés qui attendent les deux clubs de MLS en lice cette semaine et la semaine prochaine. Toutefois, ce sont Montréal, DC United et leurs adversaires respectifs qui écriront les prochains. Ils s’annoncent passionnants, ne les manquez pas !

20 February 5:42 de la tarde

Montréal sera le premier club de MLS à jouer un match officiel en 2015, son quart de finale aller de Ligue des champions mardi prochain à Pachuca. L’émission de la semaine (que vous pouvez également écouter ici) préface ce duel, vous présente les Tuzos en détails, donne les dernières nouvelles du Mexique et tente de définir les atouts en faveur des Montréalais.

  • Que vaut Pachuca ?
  • Quelles sont ses forces et ses faiblesses ?
  • Qui est la vedette de l’équipe ?
  • Quel est le profil des titulaires habituels ?
  • Les Mexicains mettront-ils leur meilleur onze sur le terrain ?
  • Quel onze de départ pour Montréal ?
  • Qui risque de ne pas jouer ?
  • Comment exploiter les points faibles de l’adversaire ?
  • Quelles sont les options de Frank Klopas ?
  • À quel point ne pas avoir joué depuis octobre handicape Montréal ?
  • L’altitude et la pollution vont-elles peser dans la balance ?
  • Intimidation : quelle influence du public et du jeu physique ?
  • Comment faire mousser l’intérêt pour la Ligue des champions ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

19 February 12:42 de la tarde

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat (et moins d’une avant les quarts de finale de la Ligue des champions). Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 21 au 28 février)

TOURNOI DE PORTLAND (Portland, 22 au 28 février)

LES AUTRES

Rendez-vous ici pour l’état des lieux des équipes qui disputent actuellement la Desert Diamond Cup et le tournoi Suncoast Pro.

18 February 1:12 de la tarde

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat. Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

DESERT DIAMOND CUP (Tucson, 18 au 28 février)

TOURNOI SUNCOAST PRO (Floride, 18 au 28 février)

Demain, l’état des lieux des équipes joueront en Ligue des champions la semaine prochaine, de celles qui participent au tournoi de Portland ou à la Carolina Challenge Cup ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.

16 February 2:34 de la tarde

Fracture du tibia, bras cassé, ligament croisé déchiré : l’année 2014 a été dure pour quelques joueurs de MLS qui, d’ordinaire, passent le plus clair de leur temps sur le terrain, loin du banc et encore plus de l’infirmerie. Seront-ils aptes à jouer en début de saison ? Où en sont-ils de leur rééducation ? Comment vont-ils ? Voilà quelques nouvelles :

Diego Valeri : Fin octobre 2014, après un choc a priori anodin contre Dallas (Valeri n’a même pas été remplacé tout de suite), le verdict est sans appel : ligament croisé antérieur du genou déchiré, l’opération est inévitable, le maître à jouer de Portland sera indisponible pendant plusieurs mois. Aujourd’hui, il est environ à mi-chemin de sa rééducation (processus qu’il a trouvé jusque-là particulièrement ennuyeux) et est pressé de refaire des exercices plus actifs. Valeri pense pouvoir rejouer en mai, et souligne que les automatismes qu’il possède déjà dans l’équipe vont faciliter sa réintégration.

Will Johnson : Double fracture tibia-péroné de la jambe droite, voilà la manière douloureuse dont la saison 2014 de l’international canadien de Portland a pris fin à Toronto en septembre dernier. Après douze semaines d’immobilisation et une nouvelle opération au cours de l’hiver pour replacer des vis dans sa jambe, il a pu recommencer sa rééducation. Alors que la plupart de ses coéquipiers sont en pleine préparation, Johnson effectue des tours de terrain et se concentre sur le travail quotidien. À l’origine, son retour était prévu pour fin mars / début avril. Depuis lors, il n’a pas de nouvel échéancier mais il pense surtout à revenir à 100% de la première très grave blessure de sa carrière, qu’il craignait compromise.

Mike Magee : L’attaquant de Chicago s’est résolu à subir une opération à la hanche en septembre dernier, ce qui mettait fin à sa saison 2014. Actuellement, il n’est pas en stage en Angleterre avec son équipe et suit toujours un programme de rééducation strict. Il se sent bien mais est conscient de ne pas devoir trop forcer. Son objectif premier est de retrouver la forme. Le club espère compter sur lui rapidement mais ne lui a pas mis la pression et a transféré comme si Magee devait rester encore un bon moment sur le carreau.

Tally Hall : Victime d’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit, le gardien a vu sa saison 2014 se terminer début septembre. Depuis lors, il a quitté Houston pour Orlando, mais ne sera pas opérationnel en début de saison, ce qui a poussé son nouveau club à recruter Donovan Ricketts. Hall est encore en rééducation et ne s’est fixé aucune échéance de retour sur le terrain. Il a confié aux médias d’Orlando qu’en plus de se remettre sur pied, il comptait bien se servir de cette rééducation pour améliorer tant ses forces que ses faiblesses et revenir meilleur qu’avant sa blessure.

Chance Myers : La saison 2014 de l’arrière droit de Kansas City a été brève, puisqu’elle a pris fin quand il s’est déchiré le tendon d’Achille fin mai. Il a retrouvé le plaisir de gambader sur les terrains, puisqu’il est actif durant cette préparation, mais ne se mêle pas encore aux exercices avec le groupe, ce qui ne l’empêche toutefois pas de courir, de centrer, etc. Le style de jeu préconisé par Peter Vermes est astreignant physiquement pour les arrières latéraux, et l’entraîneur espère que Myers sera apte à commencer un match d’ici deux mois.

Chris Rolfe : Le milieu latéral de DC United s’est cassé le bras vers la fin de l’été dernier et n’a plus joué la moindre minute par la suite. Il est à nouveau pleinement opérationnel et a d’ailleurs marqué le seul but d’une victoire de son club en match amical contre Dallas dimanche dernier.

Jeff Parke : Le défenseur de DC United a perdu sa place au profit de Steve Birnbaum après une blessure au pied, a souffert de graves migraines et a dû se faire opérer de l’oreille interne. Son club a décidé de ne pas le conserver. Il n’a plus joué une seule minute depuis fin mai dernier et, à 33 ans, le compteur pourrait s’arrêter après 254 matchs en MLS.

Ignacio Piatti : Arrivé à Montréal durant le dernier mercato estival, le milieu de terrain gaucher n’a pas été victime de grosse fracture ou de déchirure, comme la plupart des autres joueurs de cette liste, mais une tendinite lancinante au genou gauche l’a incité à subir une bursectomie à l’issue de la saison. Si lors des premiers jours de la préparation, il s’est contenté de tours de terrain, il a rapidement rejoint le groupe et rattrape assez vite son retard de condition.