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Coup Franc

04 May 11:59 de la mañana

Entre les classiques printanières et les grands tours, on est en pleine saison cycliste et si l’on devait comparer le début de saison de MLS à une course en ligne, on dirait que les échappés matinaux Dallas et Vancouver se sont fait rejoindre par la tête du peloton, causant un beau regroupement à l’avant de la course. Mais l’info du week-end, c’est la chute de New York, qui a dû laisser filer ses adversaires.

Après avoir roulé à plat juste après le départ, New England a passé le grand braquet, a rejoint la tête et assure désormais le train à un rythme élevé. L’équipe en forme du moment a appliqué à la perfection les plans mis au point tant avant le match que dans le vestiaire à la mi-temps pour infliger à New York sa première défaite de la saison. L’équipe de Sacha Kljestan a regardé le TGV adverse lui passer devant dès les premières minutes, s’est retrouvée au sol et n’a jamais été en mesure de rejoindre son adversaire. Encaisser en premier, une mauvaise habitude dont l’équipe devra se défaire puisque c’était déjà la cinquième fois que ça lui arrivait cette saison (avec, à la clef, quatre nuls avant la défaite de samedi).

Malgré son bon départ, DC United laissait perplexe : les chiffres reflétaient-ils la réalité ? Le test contre Columbus, qui semblait avoir trouvé son rythme de croisière, était idéal pour donner des éléments de réponse, et a été brillamment réussi, notamment grâce à Espindola, qui apporte une plus-value supplémentaire après son retour de suspension qui lui avait fait manquer les six premières journées de championnat. Malgré l’égalité de points, DC United est virtuellement en tête puisqu’il a joué un match de moins que ses compagnons d’échappée (et même deux de moins que Vancouver). Après la défaite, Gregg Berhalter n’a pas tardé à déceler le manquement de ses hommes : les errements lors de petits moments qui font une grande différence.

Échappé matinal qui sentait déjà le souffle de ses rivaux dans son cou, Dallas n’avait pas le droit à l’erreur pour rester dans le groupe de tête et s’est imposé de brillante manière à Houston, une nouvelle fois grâce à un Mauro Diaz des grands soirs. Owen Coyle, qui assumait la défaite des siens, reconnaissait la classe des gestes de Diaz mais martelait : « Le problème, ce n’est pas ce qu’il a fait, mais qu’on l’ait laissé en position de le faire. » Inspirant.

Leader avant le début de la journée écoulée, Vancouver a donc vu la tête du peloton le rejoindre. Avançant par à-coups, l’équipe de l’ouest du Canada a quand même obtenu un bon résultat en allant partager l’enjeu 0-0 à Portland : un nul que son entraîneur explique par la familiarité entre les deux équipes. Bien que déçus d’avoir perdu deux points supplémentaires, la Timbers Army et tous les supporters locaux se réjouissaient néanmoins surtout du retour sur le terrain de Diego Valeri.

Le quatuor de tête (DC United, Dallas, New England, Vancouver / tous 17 points) est en point de mire de Seattle, qui compte 16 unités et est allé s’imposer 1-3 à New York City grâce à son duo magique Martins - Dempsey. C’était aussi la première défaite par deux buts d’écart de l’histoire des Citizens de MLS, qui font du surplace depuis quelques semaines : « Je ne me rendais pas compte que ce serait aussi difficile », admet Jason Kreis.

Le parcours d’un championnat de soccer est différent de celui d’une course cycliste (je sais, je ne vous apprends rien) aussi dans la mesure où tout le monde n’arpente pas les mêmes routes en même temps. Toronto a commencé par les étapes les plus ardues, avec sept déplacements consécutifs : ce départ hors-catégorie s’est terminé avec un bilan de neuf points, dont les trois derniers ce week-end à Philadelphie offerts par Giovinco et son gabarit de grimpeur. Le début de saison de l’Union ressemble davantage au parcours d’un routier-sprinter massif sur un col de haute montagne : l’effort est au rendez-vous mais l’équipe pédale dans le vide et peine même à accompagner le gruppetto.

Notons encore le premier but de la tête de la carrière de Nagamura qui a permis à Kansas City de battre Chicago, le trois cent cinquante millième (au moins) but de Gordon après être monté au jeu permettant au LA Galaxy de sauver un point contre Colorado, et la nouvelle contre-performance de Salt Lake, tenu en échec chez lui par San José.

LES RÉSULTATS
Houston - Dallas
Salt Lake - San José
Philadelphie - Toronto
DC United - Columbus
New England - New York RB
LA Galaxy - Colorado
Portland - Vancouver
Kansas City - Chicago
New York City - Seattle

 
1-4
1-1
0-1
2-0
2-1
1-1
0-0
1-0
1-3

Classement général
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30 April 2:49 de la tarde

Ce mercredi, l’America Mexico s’est donc imposé à Montréal 2-4 et a remporté la Ligue des champions 2015, après le partage 1-1 lors du match aller de cette finale. Cela n’a pas empêché Montréal de vivre une soirée magique, dont voici cinq aspects marquants d’ordres très divers.

1. Le match

L’essentiel, évidemment. Il se résume assez facilement. En première mi-temps, Montréal a fait beaucoup mieux que se défendre en ouvrant la marque via Romero, en menant des contres dangereux et en muselant un adversaire qui, malgré une archi-domination en possession de balle, peinait à se trouver et à se montrer menaçant. En deuxième mi-temps, l’équipe locale s’est effondrée : il a fallu cinq minutes aux visiteurs pour égaliser et, voyant que leur adversaire ne se relevait pas, ils ont porté le coup de grâce en 60 secondes à peine un quart d’heure plus tard, avant de planter une quatrième rose. En fin de match McInerney a réduit l’écart et offert une bonne note finale aux supporters locaux. Malgré tout, ce fut une soirée très riche en émotions. Pour la revivre de bout en bout, lisez ce compte-rendu détaillé. Si vous souhaitez vous contenter des buts et des occasions les plus dangereuses, regardez-en les faits saillants.

2. Le « lieu du crime »

Lors de la présentation de l’America Mexico dans Coup Franc la semaine dernière, on avait épinglé quelques caractéristiques évidentes de cette équipe. Parmi elles, le fait qu’elle aime jouer dans l’axe et que même ses joueurs excentrés préfèrent rentrer dans le jeu plutôt que d’aller tutoyer la ligne de touche. On avait aussi expliqué qu’elle aime faire circuler le ballon et envoyer des passes tranchantes qui déstabilisent la défense, avec une zone d’action privilégiée pour ces passes entre la sortie du grand rectangle et le rond central.

Regardez la photo ci-dessous, elle représente la passe à l’origine des quatre buts des visiteurs (soit la dernière, soit l’avant-dernière). Il y a plusieurs choses édifiantes.

Ces quatre passes ont de nombreux points communs. À commencer par l’endroit d’où elles ont été effectuées. Si l’on devait dessiner un quadrilatère entre les quatre points, il recouvrirait 3% du terrain, et encore… (en plus, le 1-3 fait au moins quintupler sa taille). Si tout est parti de cette zone d’action, les similitudes se sont poursuivies : le passeur en question (souvent, d’ailleurs, un latéral rentré dans le jeu) a toujours donné le ballon vers sa gauche, et trois fois sur quatre en direction du poteau à la droite de Nicht. On connaît la conclusion.

Plus étonnant encore : on retrouve une situation similaire sur les deux autres actions les plus dangereuses de l’America (photo ci-dessous), soit la reprise de Benedetto sur la transversale (qui, contrairement aux autres, partait cependant d’un coup franc, donc il pouvait y difficilement y avoir du monde autour de l’auteur de la passe) et la tête de Peralta qui a failli donner l’avance à ses couleurs peu avant l’heure de jeu.

Si les qualités des joueurs de l’America Mexico ont sans aucun doute un rapport avec cette stupéfiante constatation, il va sans dire que les Montréalais ont laissé une situation presque identique se reproduire trop souvent et devront travailler pour éviter qu’elle se reproduise à l’avenir.

3. Les réactions

Dans le camp local, elles allaient toutes dans le même sens. Quand on leur parlait du match, les Montréalais mettaient en exergue le flagrant contraste entre les deux mi-temps. Malgré les absences et la réorganisation de l’équipe, personne ne cherchait d’excuses, tout en stigmatisant la fatigue et la désorganisation qui ont provoqué l’effondrement fatal. Une déception d’autant plus forte qu’elle était empreinte du sentiment d’avoir tout donné jusqu’au bout et d’être passé tellement près de l’exploit. Un état d’esprit qui a envahi tout le soccer montréalais hier soir, à un tel point qu’entre les lignes de certaines analyses, on devinait le chagrin de l’auteur. Chez les supporters également, le contraste était de mise, entre les espoirs d’avant-match et la déception du résultat.

Du côté des vainqueurs, c’était évidemment bien différent, et on sait que les joies sont encore plus intenses quand on évite la catastrophe. Sans forfanterie, ils parlaient de différence de qualité entre les deux équipes, mais tenaient quand même à insister sur les mérites de leur adversaire. Les propos du gardien Muñoz résumaient bien l’état d’esprit de son équipe au sujet des 180 minutes de cette finale : « Montréal a été excellent lors des deux rencontres, mais ici nous avons fait ce que nous n’avions pas réussi à Mexico. »

4. La portée du match et de ce qui a précédé

Il semble bien loin le temps où Montréal jouait devant moins de 5000 personnes taiseuses dans un stade  anonyme, mais quand même plus connu des Québécois que l’équipe elle-même, passée par une faillite en 2001. Sur le terrain, dans les bureaux et dans les tribunes, ils n’étaient qu’une poignée à voir le grand potentiel sous leurs yeux, mais même les plus déterminés, comme le président Joey Saputo, n’auraient pas imaginé dans leurs rêves les plus fous une soirée comme celle de ce mercredi, et un tel parcours sur la scène internationale.

Cette finale, devant 61 000 personnes, avec un tifo et une ambiance probablement historiques pour la ville, étaient l’apothéose d’une grande aventure. Il faut espérer qu’elle ait porté ses fruits dans les diverses strates du paysage sportif montréalais. Parmi les novices qui ont découvert l’équipe, certains ont dû tomber sous le charme. Parmi les amateurs de sport aimant le soccer, l’Impact a certainement gagné quelques places dans la hiérarchie des passions. Et chez les autres ? Et dans les médias ? Et que se passera-t-il lors du retour aux réalités quotidiennes, notamment si les résultats sont décevants ? De nombreux observateurs extérieurs des milieux du soccer au Canada et aux États-Unis ont posé la même question après le match : « Le buzz va-t-il continuer ? »

Ce qu’il y a de plus paradoxal là-dedans, c’est que si à Montréal, certains rechignent à donner au soccer la place qu’il mérite, dans le monde, on parle plus de l’Impact que des Canadiens, le club de hockey local. Ce qui me rappelle des discussions au Costa Rica, où les gens me disaient « Oui, on a une culture de soccer, mais même les gens qui s’y intéressent moins l’aiment car c’est grâce à lui que notre pays a une visibilité internationale. »  Bien entendu, la place de sport national du hockey n’est en rien menacée au Canada, mais s’affirmer face à lui, ce n’est pas le dénigrer et il serait temps que le soccer, qui a la maturité nécessaire, prenne sa place et cesse d’être le petit de maternelle qui suit son grand frère partout avec une admiration aveugle.

5. Que manque-t-il pour gagner la Ligue des champions ?

Une question posée au sujet de Montréal mais aussi, voire surtout, des équipes de MLS en général. L’entraîneur visiteur Gustavo Matosas insistait sur l’importance de la formation des jeunes, et ce qu’ils peuvent apporter à long terme. Certains Montréalais, pas forcément devant les micros, avançaient que le niveau des onze joueurs était plus homogène dans l’autre équipe.

La question a été posée à Patrice Bernier, qui a fait un parallèle entre la MLS et la Premier League. « Comme en Europe, la Ligue des champions, c’est autre chose que le championnat local. En MLS, on est un peu comme les Anglais : on est basé sur un jeu très athlétique qui utilise les espaces. Les autres, y compris les petites équipes d’Amérique centrale, ont beaucoup de qualités techniques. Il faut être adroit avec le ballon, car quand on ne le garde pas, on le paye cash et on fait des erreurs de concentration. Il nous manque encore une petite coche pour être à la hauteur de ces équipes-là, et ça fait la différence dans l’exécution. »

Dans nos contrées depuis peu, Laurent Ciman peut amener un regard frais et expérimenté sur la question et a aussi été interrogé à ce sujet : « Ils ont l’habitude de jouer ces grands matches, les clubs de MLS peut-être moins. Je viens d’arriver mais par rapport à ce que j’ai vu de l’Impact, c’est juste de la concentration et de la rigueur. »

Depuis le coup d’envoi du quart de finale aller à Pachuca, Montréal a passé énormément de temps à subir le jeu. L’équipe a été efficace défensivement et opportuniste devant : si cela peut permettre des miracles l’une ou l’autre année, ce n’est néanmoins pas comme ça que les clubs de MLS vont devenir les meilleurs de la Concacaf (lisez la toute fin de l’article « One last thing »).

29 April 12:58 de la tarde

Le grand jour est arrivé (prise 2, on disait déjà ça la semaine dernière). Ce soir, Montréal reçoit l’America Mexico lors du match retour de la finale de la Ligue des champions (20h00, HE / direct TVA Sports, Sportsnet One, Fox Sports 2, Unimas). Forts de leur partage 1-1 au match aller, les Québécois partent en position favorable puisqu’au moment du coup d’envoi, ils seront virtuellement lauréats de la compétition.

Mais avant de soulever le trophée et de composter son billet pour le Japon, il faudra jouer 90 minutes, voire 120, d’un match qui s’annonce aussi difficile que passionnant. Le contexte, déjà historique, a été chargé par de nombreuses péripéties autour de la rencontre, de la suspension de Bush aux déclarations tapageuses de son vis-à-vis mexicain. De quoi encore faire monter la température…

D’ailleurs, paradoxalement, peu de conversations tournent autour du jeu et du terrain. On parle davantage de l’ambiance, de l’enjeu, de l’importance du match, de sa couverture médiatique, de la pression, du feuilleton du gardien de but montréalais ou encore de l’état d’esprit que de la composition des équipes, du jeu qu’elles comptent développer ou de leurs stratégies pour surprendre l’adversaire. Certes, les entraîneurs veulent préserver certains mystères, mais l’émission Coup Franc de la semaine tente de prévoir leurs plans. D’ailleurs, si vous voulez connaître en détails la façon de jouer de l’America Mexico, celle de la semaine dernière est encore on ne peut plus pertinente.

Maintenant que le cas du gardien est réglé, avec l’arrivée de Nicht qui regardait le match aller seul dans un bar la semaine passée à Indianapolis, deux incertitudes demeurent dans la composition du onze montréalais : le poste d’arrière droit, où Cabrera est indisponible et Camara incertain (ce qui pourrait se répercuter au milieu défensif), et celui d’attaquant, où McInerney et Cooper font de la concurrence à Oduro qui a cependant très bien rempli sa mission la semaine dernière.

Ce qui ne changera pas – en apparence du moins – par rapport au match aller, c’est la mentalité des joueurs montréalais : ils ne semblent pas être submergés par la pression, mais davantage concentrés sur un match dont ils mesurent la portée, qui doit constituer un élément davantage mobilisateur qu’intimidant. Parmi les éléments particulièrement motivés, Ignacio Piatti a enfin la chance de jouer la finale retour d’une compétition continentale, alors qu’il avait dû quitter San Lorenzo pour Montréal juste avant l’apothéose de la Copa Libertadores 2014.

– ÉCOUTEZ L’ÉMISSION SPÉCIALE DE COUP FRANC CONSACRÉE À LA FINALE –

En face également, il y a deux points d’interrogation majeurs : Peralta, sur le banc au début du match aller puis épargné en championnat contre Chivas, ainsi que Sambueza dont la présence est douteuse depuis sa sortie sur blessure dimanche. Les joueurs de l’America croient fermement à la victoire, et si pour certains d’entre eux, leur équipe aurait dû s’imposer largement la semaine dernière, ça ne les empêche pas de respecter leur adversaire.

Malgré le résultat du match aller, il ne faut pas cacher que de nombreux observateurs neutres considèrent encore les visiteurs comme favoris. C’est compréhensible, puisque ceux-ci comptent confirmer la large domination mexicaine en Ligue des champions. Malgré tout, l’entraîneur Matosas déplore le manque de soutien de la Liga MX, tout en contrastes avec la MLS qui appuie Montréal de toutes les manières possibles, entre le report de matchs de championnat et l’envoi de messages en français par le compte Twitter officiel de la ligue, d’ordinaire en anglais.

Utilisé parfois à tort et à travers, le mot historique sera bel et bien pertinent aujourd’hui à Montréal, où les 61 000 places du Stade olympique ont très vite trouvé preneur. Le club invite les supporters à arriver au stade tôt, afin d’encourager leurs favoris dès l’échauffement, de dévoiler un tifo lorsque les joueurs monteront sur la pelouse avant le coup d’envoi et de ne rien manquer de ce match qui, quoi qu’il arrive, marquera les esprits. Un engouement chez les supporters du club et les amateurs de soccer qui, étonnamment, n’est pas relayé à sa juste valeur par les médias locaux. Chiffres à l’appui, une importante firme de surveillance médiatique explique ainsi qu’au Québec, on parle 60 fois plus de l’équipe montréalaise de hockey que de l’Impact, alors que dans le reste du monde, c’est bel et bien le soccer qui est à l’avant-plan et contribue à la renommée de la ville !

Cela n’empêche pas ceux qui aiment le soccer depuis longtemps, journalistes ou supporters, de raconter comment ils sont tombés sous le charme du ballon rond et de partager les histoires souvent magnifiques qui font qu’aujourd’hui, l’Impact de Montréal occupe la première place sportive dans leur cœur. Et, non, ces réussites sportives et populaires n’ont rien d’une anomalie.

Après le nul 1-1 du match aller, les cas de figure pour déterminer le vainqueur de la Ligue des champions à l’issue du duel de ce soir sont assez simples. Le vainqueur de la rencontre, après 90 ou 120 minutes, remporte le trophée et la place à la Coupe du monde des clubs. En cas de match nul 0-0, Montréal s’impose grâce à la règle des buts à l’extérieur. En cas de partage 2-2 ou plus, l’America Mexico gagne, en raison de la même règle. Si le marquoir affiche 1-1 après 90 minutes, on dispute une prolongation. Durant celle-ci, la règle des buts à l’extérieur n’est plus en vigueur. Donc, si les deux équipes sont toujours à égalité à l’issue de 120 minutes, on procède à la séance de tirs au but. Le suspense est intenable…

28 April 12:05 de la tarde

À l’approche du match retour de la finale, l’excitation est à son comble et l’émission de la semaine (également disponible ici) est évidemment consacrée au duel Montréal - America Mexico. On l’aborde sous toutes ses coutures, sportives et extra-sportives, tout en revenant sur le match aller avec les impressions d’Olivier Tremblay qui était sur place.

  • Après le 1-1 de l’aller, Montréal doit-il ou va-t-il jouer pour le 0-0 ?
  • Peut-on dire que l’équipe qui marquera en premier va gagner ?
  • La physionomie du match retour sera-t-elle semblable à celle de l’aller ?
  • Que penser des nombreux épisodes du feuilleton du gardien de but montréalais ?
  • Que doit faire Frank Klopas si Cabrera et Camara sont indisponibles ?
  • Dans quel état physique et moral sont les joueurs de l’America Mexico ?
  • Ce match va-t-il faire franchir un pas à l’Impact au Québec et à la MLS ?
  • Quelles prestations individuelles nous ont marqués au match aller ?
  • Y avait-il hors-jeu sur le but annulé de l’America ?
  • La faute sur Oduro : l’arbitre avait-il un bon argument pour ne pas sortir de carton rouge ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

27 April 12:40 de la tarde

Des buts, du spectacle, plusieurs sommets qui ont tenu leurs promesses, des victoires cinglantes et j’en passe : le week-end dernier a été marqué par les défaites des leaders qui voient quelques adversaires remonter au classement à pas de géant.

Vancouver était en tête vendredi et l’est toujours aujourd’hui, mais a joué plus que presque tout le monde et livré une nouvelle contre-performance à domicile. Il recevait DC United, toujours en haut de tableau mais qui avait perdu le contact suite à deux partages sur son terrain. Le match a débuté en fanfare puisqu’après à peine 70 secondes, Morales ouvrait la marque pour l’équipe locale, avant que Boswell n'égalise 7 minutes plus tard. La rencontre a finalement tourné à l’avantage des visiteurs, avec l’exclusion de Laba juste avant la mi-temps et le but de Rolfe peu après l’heure de jeu offrant l’avance au club rouge et noir qui a tenu bon avec Worra, son troisième gardien, dans le but.

La seule équipe encore invaincue de la compétition face au tenant du titre : difficile de faire plus alléchant que New York - LA Galaxy. Un sommet qui a tenu ses promesses, et dont un de ses principaux animateurs gagne sûrement à se faire connaître : le jeune Jamieson (18 ans) a ouvert la marque pour les visiteurs en imitant son coéquipier Robbie Keane. Après le coup de sifflet final, l’équipe locale se désolait d’avoir vu son adversaire marquer sur sa seule occasion. Les hommes de Jesse Marsch ont pressé, égalisé par Felipe et maintenu un rythme élevé au match pour tenter de s’imposer, mais ils ont dû se contenter d’un point.

Autre incontournable du week-end – comme chacun des affrontements entre les deux équipes –, Seattle - Portland fut haut en couleurs sur le terrain et dans les tribunes. Et comme cela devient une habitude, Dempsey a marqué. Ce fut le seul but de la rencontre, et si l’international américain a certainement hanté le sommeil des visiteurs la nuit suivante, il a dû être accompagné par le flagrant manque de réalisme offensif de Portland, qui a rendu caduque une prestation défensive plus qu’acceptable.

Remontons tout en haut du classement, où Dallas n’a pas profité de l’échec de Vancouver, puisque les Texans, qui avaient ouvert la marque, n’ont pas tenu le coup après l’exclusion de Perez à l’heure de jeu et ont été contraints au partage à Colorado, où l’entraîneur Mastroeni a dû pousser une gueulante à la mi-temps. Les formations de tête sont irrégulières ? Tout profit pour New England, équipe en forme du moment qui remonte le classement en quatrième vitesse et y est allé d’une démonstration offensive contre Salt Lake passé tellement à côté de son match que la seule satisfaction était le gardien Attinella qui a évité une dégelée plus sévère encore.

Autre formation qui enchaîne les bons résultats ces temps-ci, Chicago a remporté une troisième victoire de suite et a eu vendredi dernier une autre raison de se réjouir puisque son joueur désigné Accam commence à trouver ses sensations : il a marqué le seul but du match contre New York City, dont le bilan d’une victoire, trois nuls et quatre défaites par un but d’écart commence à peser sur le moral, tout comme les blessures qui s’accumulent. L’autre club disputant sa première saison dans la compétition, Orlando, ne va guère mieux en ce moment, et a peut-être disputé son plus mauvais match de la saison contre Toronto dont le plan ultra-défensif a parfaitement marché.

Défensif n’était cependant pas le maître-mot de la journée écoulée, tout au contraire. Et particulièrement lors de Houston - Kansas City, un 4-4 on ne peut plus spectaculaire. Si les regards neutres ont été ravis de ce feu d’artifice, le mécontentement dominait néanmoins dans les deux camps : Houston râlait d’avoir laissé filer son avance et suite à l’exclusion de Taylor, pendant que Peter Vermes déclarait que son équipe ne méritait pas de repartir avec un point. Quatre buts, c’est aussi l’addition que Columbus, emmené par un Finlay auteur d'un doublé, a infligé à Philadelphie où le mot inacceptable traduit non seulement cette défaite mais bien d’autres errements depuis le début de la saison. 

LES RÉSULTATS
Chicago - New York City
Colorado - Dallas
New England - Salt Lake
Columbus - Philadelphie
Houston - Kansas City
Vancouver - DC United
New York RB - LA Galaxy
Orlando - Toronto
Seattle - Portland

 
1-0
1-1
4-0
4-1
4-4
1-2
1-1
0-2
1-0

Classement général
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23 April 12:05 de la tarde

Montréal a réalisé un exploit ce mercredi soir au stade Azteca en tenant l’America Mexico en échec 1-1 lors du match aller de la finale de la Ligue des champions. Suspense, but surprise en début de rencontre, grosse pression, polémiques d’arbitrage et même plus : tous les ingrédients ont été rassemblés pour rendre la soirée mythique.

Alors qu’on s’attendait à un début en trombe de l’équipe locale, on a rapidement compris que malgré la confiance qui l’habitait, elle respectait son adversaire. Et après un quart d’heure, elle s’est fait surprendre par un but de Piatti, parachèvement d’un beau travail collectif dans lequel Ciman, Camara, Oduro et Duka ont également été impliqués. Par la suite, il a fallu défendre, beaucoup défendre, et les arrières se sont particulièrement illustrés comme en témoigne ce bulletin de notes individuelles.

Car l’ouverture du score a bien entendu réveillé les joueurs de l’America, qui, dès lors, ont poussé 75 minutes durant. Les attaques s’enchaînaient comme des vagues incessantes, mais tantôt la défense, tantôt le gardien, tantôt la maladresse locale, tantôt la chance permettaient à l’Impact de conserver son avance. Jusqu’à ce que la tête de Peralata ne prolonge au fond des filets un coup franc à l’avant-dernière minute du temps réglementaire. Une égalisation qui n’était pas volée, au vu du bombardement en règle subi par l’Impact durant 90 minutes : 25 tirs à 3 et 16 corners à 2, ce sont des chiffres qui en disent long.

C’était, à vrai dire, le deuxième but de la soirée inscrit par l’équipe locale, mais celui d’Arroyo en première mi-temps avait été annulé pour un hors-jeu très limite. Les deux équipes ont eu droit à leur polémique puisque juste avant la pause, alors qu’il s’apprêtait à tenter de dribbler le gardien Munoz sorti à sa rencontre, Oduro s’est fait retenir par le maillot par Martinez. Tout Montréal souhaitait l’exclusion du fautif, mais l’arbitre n’a pas jugé l’occasion de but assez manifeste et s’est contenté de lui donner un carton jaune.

Ce n’est pas le seul bristol jaune controversé de la soirée, puisque en toute fin de rencontre, Evan Bush a gardé le ballon en mains pour empêcher un adversaire de s’en emparer, avant de le dégager sur Paul Aguilar. Cela a quelque peu échappé aux caméras, mais les journalistes sur place ont vu la sanction infligée par l’arbitre, qui ne susciterait pas autant de réactions si elle ne provoquait pas la suspension du gardien montréalais pour le match retour. Son second, Eric Kronberg, ne peut pas jouer en Ligue des champions avec Montréal car il y a déjà pris part avec Kansas City. Le club fait donc face à un casse-tête monumental, et a décidé d’essayer de faire annuler le carton jaune.

À la sortie des vestiaires, les décisions arbitrales étaient au cœur des réactions des Montréalais, qui s’estimaient floués à plus d’un titre même si pendant le match, ils ont tenté d’y penser le moins possible. Certains préféraient tout de même ne pas emprunter la voie de la polémique. Et puis, il y avait bien entendu aussi beaucoup de choses à dire sur le match et son superbe résultat : fierté, grand jour et confiance en soi revenaient souvent dans des propos où s’entremêlaient la hauteur  de l’exploit de la soirée et la conscience qu’il faudra confirmer tout cela dans une semaine.

Les Montréalais vivent plus qu’un rêve, un petit miracle est à leur portée. Si les 59020 personnes ayant acheté un billet se présentent toutes au Stade olympique le 29 avril, ils auront déjà remporté une première bataille puisque l’America Mexico a annoncé 56783 entrées payantes hier. Mais ce qu’ils convoitent, c’est évidemment le trophée remis au vainqueur de la Ligue des champions et la place en Coupe du monde des clubs. Ils n’en sont plus qu’à 90 ou peut-être 120 minutes… mais elles n’auront rien d’une promenade de santé.

22 April 12:01 de la tarde

Ça y est, c’est le grand soir ! Enfin, le premier de deux grands soirs. La finale aller de la Ligue des champions entre l’America Mexico et l’Impact de Montréal se joue aujourd’hui sur le coup de 21h00 (HE / 20h00 heure locale) au stade Azteca (direct TVA Sports 2, Sportsnet World, Fox Sports 2, Unimas).

Il ne faut pas se le cacher, les Mexicains sont les grandissimes favoris de cette finale. Et pour cause : depuis 2006 (et une victoire… de l’America), aucun club d’un autre pays n’a remporté la compétition de clubs phare de la Concacaf. L’équipe locale a de quoi faire peur, surtout pour ceux qui ont vu sa demi-finale retour contre Herediano. Mais elle s’est récemment inclinée 0-4 chez elle en championnat…

Ainsi, dans les rangs montréalais, on préfère ne pas s’emballer dans un sens ou dans l’autre, et rester concentrer sur son match. Une chose ressort nettement des déclarations des joueurs depuis leur arrivée au Mexique : il n’y a aucune raison de stresser, il faut y croire et savourer cette finale à sa juste valeur. Même si les pronostiqueurs les donnent battus, a fortiori pour ce match aller, les visiteurs ne veulent pas envisager la défaite, pas même si elle représente un « résultat positif » dans les esprits. En coulisses, ce discours n’est certes pas répété par tout le monde, mais il n’y fait aucun doute que l’ambiance est au beau fixe.

S’ils acceptent volontiers leur rôle de favori et parlent sans gêne déjà de la Coupe du monde des clubs (ce que certains joueurs de l’Impact avaient également fait après la demi-finale retour, ne l’oublions pas), les Mexicains respectent leur adversaire qui « n’est pas là par hasard » et savent qu’il y a une finale à gagner avant de composter son billet pour le Japon.

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D’ailleurs, de quoi aura l’air ce match sur le terrain d’un club au palmarès riche et regorgeant de vedettes ? Montréal doit-il jouer à onze derrière ? Quelles sont les stratégies offensives favorites de l’America Mexico ? Comment surprendre l’équipe locale de manière efficace ? Quels pièges les deux équipes peuvent-elles tendre à leur adversaire ? Axe du jeu et vitesse risquent d’être les maîtres mots de la soirée, mais une analyse détaillée des forces et faiblesses des protagonistes permet de mieux comprendre où et comment pourra se présenter le danger devant les deux buts.

Les conditions de jeu auront certainement aussi une influence sur le match. À ce sujet, le fait d’avoir joué non loin de là, à Pachuca, en quart de finale permet aux Montréalais d’avoir davantage de repères pour gérer l’altitude et la pollution. Et pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions possibles, le club n’a pas lésiné sur les moyens financiers.

Aussi bien préparés soient-ils, les joueurs découvriront le mythique stade Azteca, où près de 105 000 supporters locaux feront chauffer l’ambiance à blanc. Au milieu de cette foule, une soixantaine de Montréalais ayant effectué le déplacement. S’il n’y aura pas le moindre siège vide lors du match aller, ce sera aussi le cas dans une semaine puisque tous les billets pour le match retour sont déjà vendus.

À distance, Montréal aura évidemment ses supporters derrière lui, mais également l’appui de toute la MLS qui veut mettre fin à l’hégémonie continentale des clubs mexicains. Les deux équipes ont dû batailler ferme pour en arriver à ce stade de la compétition. Des milliers de clubs des pays de la Concacaf, ils étaient 524 en lice pour une place en Ligue des champions il y a deux ans. Ils ne sont aujourd’hui plus que deux. À plusieurs reprises, Montréal est passé par le chas de l’aiguille à quelques secondes près. Notamment grâce au but de Porter contre Pachuca, mais déjà en demi-finale de la Coupe du Canada, contre un club de D2. Comme quoi, cela tient à peu de choses…

Mais ceux qui regardent dans le passé dans les rangs des bleu-blanc-noir ont un rétroviseur qui réfléchit bien plus loin que ça. Des Québécois comme Patrice Bernier et Mauro Biello, présents dans l’équipe au début des années 2000 et même avant, se rendent compte des pas de géant effectués par le club depuis lors et de l’importance historique de ce match

21 April 12:30 de la tarde

Le match aller de la finale de la Ligue des champions se joue ce mercredi et l’émission de cette semaine (que vous pouvez également écouter ici) y est évidemment consacrée. Olivier Tremblay est en direct de Mexico, d’où il nous donne les dernières nouvelles du front, alors que vous connaîtrez également toutes les forces et faiblesses de l’adversaire de l’Impact de Montreal, l’America Mexico.

  • À quel point ce match est-il important dans l’histoire du club montréalais ?
  • Pourquoi le fameux stade Azteca est-il aussi mythique ?
  • Les Mexicains prennent-ils leur adversaire de haut ?
  • Dans quel état d’esprit les Montréalais sont-ils à quelques heures du match ?
  • Jouer à onze derrière, bonne stratégie ou gros risque pour l’Impact ?
  • Par où les attaques montréalaises doivent-elles passer pour aller jusqu’au bout ?
  • Comment Oduro et compagnie peuvent-il développer des contres efficaces ?
  • Y a-t-il un moment du match où Montréal pourrait exploiter une baisse de régime adverse ?
  • Dans quels pièges l’Impact doit-il faire attention de ne pas tomber ?
  • Quels choix offensifs Frank Klopas va-t-il effectuer ?
  • Qui sera dans le onze de départ de l’Impact ?
  • Quelle est la stratégie offensive favorite de l’America Mexico ?
  • Doit-on s’attendre à un départ en trombe de l’équipe locale, comme contre Herediano ?
  • Quelles sont les individualités à surveiller, et pourquoi ?
  • Qu’attendre des phases arrêtées, des deux côtés du terrain ?
  • Où regarder le match si vous êtes à Montréal ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

20 April 11:39 de la mañana

Les deux premiers du classement restaient sur deux rencontres pénibles, mais Vancouver et Dallas ont retrouvé leur niveau : les premiers en allant infliger à Salt Lake sa première défaite de la saison, les seconds en battant Toronto à l’issue d’une soirée interminable. Seule équipe toujours invaincue, New York a une nouvelle fois confirmé son bon début de saison.

Le sommet indéniable de la journée opposait Salt Lake, une des deux seules formations qui n’avait pas encore perdu cette saison, à Vancouver, premier du classement qui venait cependant de prendre un point sur six. Mais le leader a gardé la maîtrise de ses nerfs, contrairement à son adversaire, qui a fini à neuf. Premier exclu, alors que le score était toujours vierge, Saucedo assumait sa responsabilité dans la défaite. Néanmoins, avant cela, son équipe n’avait pas réussi à prendre l’avance face à des visiteurs qui ont appliqué avec grand sérieux les nouvelles consignes de leur entraîneur avant de profiter de leur supériorité numérique pour porter le coup de grâce.

Autre équipe du haut du classement qui tournait au ralenti, Dallas a retrouvé la position de l’accélérateur, sur lequel il a appuyé dès les premiers instants contre Toronto, puisque Castillo a inscrit après 29 secondes le but le plus rapide de l’histoire du club. Le marquoir affichait 3-0 à deux minutes de la mi-temps, moment où des éclairs ont forcé une interruption du match… longue de trois heures et demie. Malgré tout, on a joué trois minutes avant de refaire une pause d’un quart d’heure et de disputer une deuxième mi-temps qui a fini en trombe, avec deux buts de Toronto. Au coup de sifflet final, à près d’une heure du matin et devant une poignée de fidèles, les Texans étaient bien heureux d’avoir pris trois points dans des circonstances aussi difficiles.

La journée avait commencé vendredi soir par la victoire de New York 2-0 contre San José, débuts réussis d'une série de trois rencontres à domicile que les hommes de Jesse Marsch veulent conclure avec neuf points de plus en poche. Même s’ils sont les seuls de la compétition à ne toujours pas avoir perdu et malgré leur succès somme toute aisé, ils pointaient avant tout les progrès à accomplir, se montraient sévères envers eux-mêmes et déclaraient ne pas être encore à leur meilleur niveau. Tenus en échec chez eux par Houston, les joueurs de DC United maniaient également l’autocritique après un deuxième partage consécutif à domicile qui, selon eux, aurait dû se conclure en victoire.

New England remonte discrètement et s’est imposé à Philadelphie, où les mauvais résultats continuent de s’accumuler, à l’issue d’une soirée marquée par les retours, que ce soit celui au marquoir après avoir été mené au score, mais aussi celui de Woodberry sur un terrain. L’équipe reste à la même hauteur que deux autres favoris du début de saison : Seattle, où Martins a encore montré l’étendue de ses qualités techniques, et le LA Galaxy, qui doit ses trois points à Gonzalez rentré en toute fin de match pour marquer le but de la victoire contre Kansas City.

Notons également que Columbus semble avoir trouvé son rythme de croisière et a emmagasiné une bonne dose de confiance en battant Orlando, où Ramos est passé à côté de son sujet, alors que Portland a enfin fait preuve de pragmatisme pour s’imposer à New York City.

LES RÉSULTATS
New York RB - San José
DC United - Houston
Columbus - Orlando
Dallas - Toronto
Colorado - Seattle
Salt Lake - Vancouver
LA Galaxy - Kansas City
Philadelphie - New England
New York City - Portland

 
2-0
1-1
3-0
3-2
1-3
0-1
2-1
1-2
0-1

Classement général
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17 April 12:20 de la tarde

L’équipe de Montréal est arrivée au Mexique ce jeudi, afin de mieux préparer sa finale de Ligue des champions. Pour l’aider à briller sur la scène continentale, plusieurs de ses rencontres de championnat ont également été reportées. Est-ce vraiment si difficile que cela d’être performant sur les deux tableaux en même temps ?

Pour le savoir, regardons les chiffres et le passé. Le tout à partir des quarts de finale, toujours synonymes pour les clubs de MLS de début de nouvelle saison, mais aussi souvent d’état d’esprit différent au moment d’en découdre dans la compétition phare pour les clubs de la Concacaf. Entre 2011 et 2014, dix équipes de MLS ont dû jongler avec la combinaison championnat - Ligue des champions.

Leur calendrier a régulièrement été accommodé (notamment pour leur éviter de jouer entre le match aller et le match retour quand ceux-ci avaient lieu deux semaines consécutives). Elles ont disputé un total de 26 rencontres de MLS lors du week-end juste avant ou juste après un match de Ligue des champions. Le bilan est médiocre : 25 points sur une possibilité de 78 (de quoi terminer environ 16e sur 20 à la fin de la saison régulière). Ajoutons que quelques fois, le calendrier de la MLS était adapté pour mettre aux prises deux formations toujours présentes sur la scène continentale, donnant aux deux adversaires un handicap similaire. Ce fut encore le cas cette année avec DC United - Montréal.

De ces dix équipes, une est allée en finale (Salt Lake en 2011) et trois autres en demi-finale (Seattle et le LA Galaxy en 2013, Toronto en 2012). Cela a donc fait quinze tours de Ligue des champions à gérer. Mais de ces quinze possibilités entre 2011 et 2014, il n’est arrivé que quatre fois de voir une équipe exempte de championnat tant avant son match aller qu’avant son match retour. Toronto en a profité en quart de finale en 2012 et a éliminé le LA Galaxy, alors que ça n’a pas permis à Seattle d’écarter Santos Laguna au même stade de la compétition la même année. En 2011, Salt Lake a pu préparer sa demi-finale victorieuse contre Saprissa de la sorte, tout comme la finale face à Monterrey, perdue en jouant le match retour à domicile.

Autre question lancinante : après les émotions fortes continentales, est-il facile de se concentrer à nouveau sur le championnat ou la suite de la saison est-elle en péril ? Oublions les quarts de finalistes, qui n’ont pas eu à jouer sur les deux tableaux longtemps. La mémoire collective canadienne retient surtout le parcours catastrophique de Toronto en 2012, qui a lamentablement terminé dernier en MLS après avoir été en demi-finale de la Ligue des champions en début d’année. C’est toutefois davantage l’exception que la règle.

En effet, il y a deux ans, après avoir fait partie du carré d’as de la Concacaf, le LA Galaxy et Seattle ont respectivement terminé 5e et 6e (sur 19) du championnat à l’issue de la saison régulière. Et en 2011, Salt Lake, qui était jusqu’ici le seul finaliste de MLS de la Ligue des champions depuis qu’elle a été rebaptisée, a terminé 3e (sur 18). Il faut dire que l’équipe avait commencé le championnat en force : alors qu’elle jouait sur les deux tableaux en même temps, elle a pris 12 points sur 15. Elle a subi sa première défaite à Portland, quelques jours après sa finale continentale. Et la suite de son calendrier s’annonçait chargé, puisqu’à ce moment-là, elle comptait quatre rencontres de retard sur la plupart de ses concurrents.