blog

Chicago Fire

02 February 3:00 de la tarde

Après leur longévité… leur jeunesse. Voici la photo des entraîneurs actuels des 20 clubs de MLS (liste complète ici), il y a de cela quelques années. Parvenez-vous à tous les reconnaître (franchement, ce n’est pas facile) ? Amusez-vous bien ! Je vous donnerai les réponses demain.

29 January 1:17 de la tarde

C’était prévisible : ça bouge beaucoup sur le marché des transferts. Certaines équipes ont déjà été chercher du renfort depuis la reprise des entraînements, pourtant toute fraîche.

C’est à New York et Montréal que ce fut le plus animé. Ces deux clubs ont d’ailleurs été impliqués conjointement dans un méga-échange leur permettant d’attirer des joueurs mais aussi d’ouvrir d’autres portes. Ainsi, Felipe quittait le Québec pendant qu’Alexander et Oyongo en prenaient la direction. Montréal obtenait aussi une place de joueur étranger et un montant d’allocation, de quoi attirer Oduro (Toronto).

De son côté, New York recevait la première place du classement d’allocation, qui permet, pour faire simple, de rapatrier un international américain ou un ancien de MLS (à l’exception des joueurs désignés de top niveau). L’objectif était clair : aller chercher Sacha Kljestan (Anderlecht), ancien coéquipier de Jesse Marsch. Un vœu que les New Yorkais ont exaucé au nez et à la barbe, entre autres, du LA Galaxy. Ce n’était pas tout, puisque le club annonçait peu après avoir engagé les défenseurs centraux Ronald Zubar et Andrew Jean-Baptiste, et prolongé le contrat de Perrinelle.

Autre club qui a beaucoup bougé ces derniers jours, même si son effectif était déjà bien garni, Orlando a transféré deux jeunes Colombiens, l’ailier Carlos Rivas et le milieu de terrain Cristian Hiuguita, et loué l’attaquant nord-irlandais Martin Paterson.

La semaine a également été très active à Toronto. Quelques jours avant le départ d’Oduro, l’équipe avait acté celui de Bekker pour Dallas. Les Ontariens ont également comblé un besoin en défense centrale en embauchant Damien Perquis, international polonais qui a passé les dernières saisons au Betis Séville. Autre arrivée derrière, celle de Zavaleta, qui portait le maillot de Chivas USA en 2013.

Lors de la reprise des entraînements, les supporters de Chicago avaient déjà pu découvrir quelques gros transferts, et ils en ont un autre à se mettre sous la dent depuis la signature de Shaun Maloney, un attaquant écossais venu de Wigan (D2 anglaise) qui sera joueur désigné. Le club a également attiré l’ancien gardien de San José Jon Busch, qui revient dans son ancien club pour aider le jeune international Sean Johnson à poursuivre sa progression.

Autre joueur méconnu pour lequel les attentes seront grandes, l’arrière droit Hernan Grana arrive à Columbus dans la force de l’âge après 10 saisons pros en Argentine. Visage plus familier, l’arrière central Kah tentera de se relancer à Vancouver qui avait bien besoin d’expérience dans ce secteur. Enfin, Carrasco passe de Houston à Kansas City et tentera cette saison, à bientôt 27 ans, de dépasser les 10 titularisations pour la deuxième fois de sa carrière.

28 January 1:37 de la tarde

Ça y est, les 20 clubs de MLS ont commencé leur préparation de la saison 2015. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

  • Chicago : Comment permettre au gardien Johnson de faire un pas supplémentaire dans sa carrière ? En allant chercher Jon Busch.
  • Colorado : La concurrence accrue pour le poste de gardien de but, au plus grand plaisir de l’entraîneur.
  • Columbus : L’acclimatation en MLS de deux hommes venus du froid, le Suédois Saeid et l’Islandais Steindorsson.
  • Dallas : L’arrivée d’un nouveau préparateur physique, Fabian Bazan, qui a travaillé en D1 mexicaine et avec l’équipe nationale vénézuélienne.
  • DC United : Le cas Eddie Johnson, absent trois semaines pour des raisons médicales non divulguées, et probablement forfait en Ligue des champions.
  • Houston : Les préceptes du nouvel entraîneur Owen Coyle, qui préconise la conservation du ballon peu importe la disposition de l’équipe sur le terrain.
  • Kansas City : Un effectif qui a beaucoup changé, à un point tel que Peter Vermes pourrait délaisser son traditionnel 4-3-3.
  • LA Galaxy : La retraite de Landon Donovan laisse une place à prendre, convoitée notamment par Jose Villarreal.
  • Montréal : Les supporters ne reconnaîtront pas beaucoup de titulaires dans l’équipe solidement renforcée, et seront heureux de la voir prendre un virage francophone.
  • New England : Le retour possible de Juan Agudelo, dont le passage en Europe ne se passe pas comme il l’espérait.
  • New York City : Mix Diskerud, un joueur qui veut mieux se faire connaître du grand public et prendre ses responsabilités pour progresser dans sa carrière.
  • New York RB : Le club est très actif sur le marché des transferts ces jours-ci, et les questions ne manquent pas (Marsch, Cahill, défense centrale, etc.)
  • Orlando : Tous les yeux sont tournés vers Kaka, y compris ceux de ses nouveaux coéquipiers admiratifs.
  • Philadelphie : L’entraîneur Jim Curtin rassure les supporters inquiets de la légèreté de l’effectif et annonce des renforts à venir bientôt.
  • Portland : Après une saison 2014 aussi riche en attentes qu’en déceptions, Caleb Porter dit qu’il a désormais appris à être efficace.
  • Salt Lake : Les malheurs de Joao Plata, qui s’est cassé le pied au premier entraînement et sera absent pendant trois ou quatre mois.
  • San José : Un nouvel entraîneur, un effectif méconnaissable et la décision du Gruenebaum de mettre un terme à sa carrière au lieu d’aller en Californie.
  • Seattle : Alors, cette Coupe MLS, c’est pour quand ? Sigi Schmid est optimiste.
  • Toronto : Qui sera le vrai leader dans le vestiaire ? Steven Caldwell doit-il garder le brassard de capitaine ?
  • Vancouver : Une préparation entamée dans de meilleures conditions que l’an dernier, mieux planifiée et avec 22 joueurs qui étaient déjà dans l’effectif en 2014.

22 January 2:23 de la tarde

Ça y est, c’est reparti ! Certains clubs de MLS ont repris le chemin des terrains ce jeudi, pour leur premier entraînement de l’année. Afin de mieux suivre qui fera quoi au cours des prochaines semaines, voilà le programme de chacun des clubs, selon les informations qu’ils ont communiquées.

CHICAGO
Reprise des entraînements :
dimanche 25 janvier (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : 1er au 13 février, à Norwich et Londres (Angleterre)
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

COLORADO
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

COLUMBUS
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : Floride, du 24 janvier au 6 février
Tournois de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février ; tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

DALLAS
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Floride, du 1er au 8 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

DC UNITED
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stages : Floride, du 24 janvier au 6 février ; Dallas, du 16 au 22 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 26 février, Alajuelense - DC United (Ligue des champions)

HOUSTON
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Tucson, du 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

KANSAS CITY
Reprise des entraînements :
23 janvier
Stages : Tucson, du 25 janvier au 10 février et du 15 février au 1er mars
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

LA GALAXY
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stage : Irlande et Suède, du 11 au 22 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

MONTRÉAL
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : Mexique, à partir du 8 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 24 février, Pachuca - Montréal (Ligue des champions)

NEW ENGLAND
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Casa Grande (Arizona), du 26 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

NEW YORK CITY
Reprise des entraînements :
samedi 24 février
Stage : Floride, du 24 février au 2 février ; Manchester (Angleterre), du 6 au 16 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

NEW YORK RB
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Orlando, 26 janvier au 6 février ; Brandeton (Floride), 16 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

ORLANDO
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : aucun
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

PHILADELPHIE
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Clearwater (Floride), 2 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

PORTLAND
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Tucson, du 28 janvier au 11 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SALT LAKE
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Californie, 3 au 12 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SAN JOSÉ
Reprise des entraînements :
25 janvier
Stage : Arizona, du 2 au 10 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

SEATTLE
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Californie, du 29 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

TORONTO
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

VANCOUVER
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Tucson, 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

20 January 4:45 de la tarde

Les 20 clubs de MLS entameront leur préparation de la saison 2015 à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine. Si plusieurs d’entre eux seront encore actifs sur le marché des transferts d’ici le coup d’envoi de la saison début mars, voilà un premier état des troupes à quelques jours de la reprise. Pour commencer, les équipes qui ont terminé à la queue du classement la saison dernière et ont donc une importante pente à remonter.

Montréal déploie les grands moyens pour ne plus terminer lanterne rouge de la compétition. Tant l’axe de l’entrejeu (Donadel, Reo-Coker) que celui de la défense (Soumare, Cabrera et probablement Ciman) ont reçu du renfort. Dans le même temps, Ferrari, Pearce, Perkins (remplacé numériquement par Kronberg) et Di Vaio sont partis. McInerney pourrait reprendre le rôle du joueur désigné italien, mais le club cherche au moins une solution de rechange devant. L’arrière gauche Toia est pour le moment le seul nouveau venu sur les flancs.

Pour se relancer, San José a misé jusqu’à présent sur deux cartes principales : un changement d’entraîneur, avec l’arrivée de Dominic Kinnear, et le repêchage de joueurs que les autres clubs ne souhaitaient pas conserver (Gruenebaum, Wynne, Sanna Nyassi). Ajoutons-y l’arrivée de jeunes et du créatif Barrera (ex-Chivas USA), alors que les principales pertes sont celles de Busch et Harris. Cela paraît léger mais le staff semble vouloir évaluer son effectif avant de voir s’il y a besoin d’autres renforts.

La donne sera d’autant plus compliquée que la Conférence Ouest a l'air particulièrement relevée cette année. On peut tenir le même raisonnement en regardant les changements effectués par Colorado jusqu’à présent. Sarvas sera un réel renfort, les autres (Cronin, MacMath, Burling, Imbongo, Harrington) doivent à nouveau prouver leur capacité à améliorer une équipe en difficulté, qui a en outre perdu du beau monde avec LaBrocca, Wynne, Klute, Piermayr et José Mari.

Roi du nul en 2014, Chicago ne lésine pas sur les moyens pour retrouver le chemin de la victoire. L’équipe de Frank Yallop a beaucoup recruté à l’étranger, avec les arrivées des attaquants Igboananike et Accam (tous deux à titre de joueur désigné) et Do Prado, de l’international trinidadien Joevin Jones, de l’arrière central bourlingueur Adailton, sans oublier le retour au bercail de Michael Stephens et l’arrivée de Gehrig qui a contribué à la bonne deuxième moitié de saison 2014 de Columbus. Les emplettes ne sont pas terminées, comme en témoigne l’intérêt pour l’ailier écossais Shaun Maloney. De quoi rapidement faire oublier les départs de Segares, Alex et Soumare et permettre à Yallop d’imposer sa griffe à l’équipe.

Quand on parle de grandes manœuvres pour espérer finir du bon côté de la ligne rouge, il faut évidemment inclure Toronto dans l’équation. L’arrivée qui a fait couler le plus d’encre est celle d’Altidore, qui doit compenser le départ de Defoe. Confirmée, celle de Giovinco ne se matérialisera cependant que cet été. Le secteur offensif a été priorisé, comme en témoigne le recrutement de Robbie Findley. L’équipe doit cependant encore se solidifier derrière, surtout après les départs d’Orr et Henry ; le nom de Damien Perquis a été cité. De Rosario quitte aussi le club, mais il ne jouait presque plus.

Après avoir eu le même entraîneur depuis ses débuts en 2006, Houston entamera la dixième saison de son histoire en entrant dans une nouvelle ère marquée par l’arrivée d’un directeur sportif (Matt Jordan) et le remplacement de Dominic Kinnear par Owen Coyle. Malgré les départs de Driver, Cummings et Hall, le cœur du noyau reste intact, et reçoit même quelques renforts intéressants avec l’arrière droit Inkoom, le jeune milieu offensif argentin Miranda et l’arrière central espagnol Raul Rodriguez. Erick Torres, lui, n’arrivera que cet été.

C’est beaucoup plus calme pour le moment à Philadelphie, dont le renfort le plus sérieux à ce jour est CJ Sapong. S’il y a assez de gardiens de qualité pour compenser le départ de MacMath, Okugo n’a pas encore été remplacé en défense centrale. Casey pourrait lui aussi s’en aller. S’il n’y a pas d’autres renforts, ce ne sera guère rassurant pour les supporters d’une formation qui avait terminé à sept points de la dernière place qualificative pour la phase finale de la Coupe MLS 2014.

13 November 1:06 de la tarde

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.

02 October 1:32 de la tarde

Il ne reste que quatre semaines à ce qu’on peut appeler la phase classique de la compétition, et les luttes sont on ne peut plus serrées tant pour le Supporters Shield que pour les qualifications en phase finale, aussi bien dans la Conférence Ouest que dans la Conférence Est. Voilà donc le point de la situation et les programmes de chacun, histoire d’avoir une vue globale de la situation.

SUPPORTERS SHIELD
Seattle
(57 pts) : En tête actuellement grâce à ses 18 victoires (contre 16 au LA Galaxy), Seattle n’a aucun droit à l’erreur à Colorado (15e, qui reste sur 10 rencontres consécutives sans victoire) et contre Vancouver (11e et dans une chaude lutte contre Portland, mais battu lors de ses trois derniers déplacements, et sans victoire à l’extérieur depuis quatre mois) avant le double choc contre Donovan et consorts, d’abord à Los Angeles, ensuite à Seattle.

LA Galaxy (57) : La mission est claire : prendre un point de plus que Seattle lors des quatre dernières rencontres. Avant la double confrontation contre leur adversaire direct, les Californiens devront négocier deux duels théoriquement plus difficiles que celles de leur concurrent. Il y aura d’abord la visite de Toronto (10e, qui alterne les hauts et les bas), et ensuite un déplacement à Dallas (5e et surtout vainqueur de ses 7 dernières rencontres à domicile).

DC United (51) : Avec un maximum possible de 63 points, DC United n’a quasiment aucune chance de remporter le Supporters Shield, et doit espérer qu’aucun des deux leaders ne gagne plus d’un de ses quatre derniers duels. De son côté, il doit faire un sans-faute contre Kansas City (7e), à Houston (14e), contre Chicago (16e) et à Montréal (18e), ce qui reste dans la mesure du possible.

CONFÉRENCE OUEST
À toutes fins pratiques, Salt Lake (49) et Dallas (48) n’ont plus réellement d’espoir de terminer en tête du classement à l’issue de la saison régulière, mais il faudrait une véritable catastrophe pour que l’une de ces deux équipes passe en-dessous de la ligne rouge puisqu’à supposer que leurs poursuivants gagnent tout, il leur suffira de 52 points pour poursuivre leur saison. Le calendrier de Salt Lake est très favorable, avec un déplacement à Portland mais surtout la venue de San José et une double confrontation (un match à domicile, l’autre à l’extérieur) contre Chivas USA. Dallas aura un rôle d’arbitre à jouer puisqu’il se déplacera à Vancouver ce week-end et accueillera Portland lors de la dernière journée avec, entre temps, la venue du LA Galaxy et un déplacement à Colorado.

Vancouver (40) : Il reste deux équipes pour une place, et la formation canadienne est actuellement la mieux placée, avec un point d’avance sur son concurrent direct. Son calendrier commence par deux duels coriaces : un match contre Dallas (5e, mais battu lors de ses trois derniers déplacements) puis une visite au leader Seattle. La fin s’annonce théoriquement plus facile : un déplacement à San José (17e) et la visite de Colorado (15e et dont les deux victoires à l’extérieur ont été acquises début avril… lors de ses deux seuls déplacements de l’année au Canada).

Portland (39) : Avec un même nombre de victoires et une différence de buts légèrement favorable, Portland doit prendre au moins un point mais idéalement deux de plus que Vancouver. Il peut difficilement se permettre autre chose qu’un 6/6 lors de sa double confrontation avec San José (17e, un match sur le terrain de chaque équipe) avant de recevoir Salt Lake (4e, qui peine en déplacement depuis quelques semaines) et de se rendre à Dallas (5e, où plus personne n’a pris le moindre point depuis le mois de mai).

CONFÉRENCE EST
En prenant pour acquis que DC United est qualifié, il reste quatre places à distribuer. Cinq équipes semblent dans le feu de la bataille pour les décrocher : New England (45 pts), Kansas City (45), Columbus (43), New York (41) et Toronto (40, mais a joué un match de moins). Philadelphie (38) et Houston (36, un match de plus à jouer) demeurent en embuscade.

New England (45) : L’équipe reste sur un 22/30 et doit recevoir Columbus (8e, contre qui elle a perdu deux fois cette saison), se déplacer à Montréal (18e), puis à Houston (14e, invaincu chez lui depuis 7 rencontres) avant de boucler contre Toronto (10e, et battu lors de ses deux duels contre New England cette année).

Kansas City (45) : Il faut espérer pour eux que les Ciel et Marine soient requinqués par leur visite à la Maison Blanche, car ils restent sur 6 défaites en 8 rencontres et doivent affronter quatre adversaires qu’ils ont déjà rencontrés deux fois mais jamais battus cette saison : DC United (3e) et Philadelphie (13e) en déplacement, Chicago (6e) et New York (9e) à domicile.

Columbus (43) : Certes, il reste sur cinq victoires consécutives sur son terrain… mais ne doit plus y jouer qu’un match, contre Philadelphie (13e) où il doit également se déplacer (l’Union reste sur 8 rencontres sans défaite consécutives à domicile). Columbus doit également jouer à New England (6e, adversaire en forme mais qui lui a bien réussi cette année) et à New York (9e et vainqueur de ses 5 derniers duels à domicile).

New York (41) : Seule équipe à avoir marqué lors de chaque match à domicile, où elle a gagné ses cinq dernières confrontations, la formation de Thierry Henry a l’avantage de jouer trois de ses quatre dernières rencontres de saison régulière devant ses supporters : face à Houston (14e), Toronto (10e) et Columbus (8e), trois adversaires cependant accrocheurs à l’extérieur, avant de se déplacer à Kansas City (7e, mais plus du tout impérial sur ses terres).

Toronto (40/29 m.) : Même s’il leur reste cinq rencontres, les Ontariens n’ont pas un programme des plus faciles. Ils commenceront au LA Galaxy (2e, invaincu depuis 9 rencontres et qui a concédé sa seule défaite à domicile lors de la 1re journée), avant d’accueillir Houston (14e, mais en gain de forme), de se rendre à New York (9e et qui gagne tout chez lui depuis deux mois), de recevoir Montréal (18e, qui a juré de lui mener la vie dure) et de terminer à New England (6e et très en forme en ce moment).

Philadelphie (38) : L’Union n’a plus tout à fait son sort en mains, mais elle peut aider à favoriser sa tournure car, après un match à domicile contre Chicago (16e), elle affronte plusieurs concurrents directs : d’abord Columbus (8e) chez elle, avant d’accueillir Kansas City (7e, plus fringant en déplacement qu’à domicile ces derniers temps) avant de retrouver Columbus, cette fois à l’extérieur.

Houston (36/29) : Avec un match de plus à jouer, les Texans pourront caresser tous les espoirs s’ils négocient bien leurs deux premiers duels, des déplacements respectifs à New York (9e, dont on a déjà évoqué la forme à domicile) et Toronto (10e et capable du meilleur comme du pire). Ensuite, ils accueilleront DC United (3e, qui peine en déplacement depuis peu) et New England (6e, en toute grande forme) avant d’aller à Chicago (16e).

Alors que Montréal et Chivas USA sont déjà officiellement éliminés, la saison de Colorado, Chicago et San José ne devrait pas se prolonger au-delà du 26 octobre, sauf retournement de situation on ne peut plus spectaculaire. Ces équipes peuvent déjà songer à l’avenir, mais ont également un important rôle d’arbitre à jouer, notamment dans le chef de San José qui doit affronter deux fois Portland et une fois Vancouver.

17 September 1:15 de la tarde

Si la période des transferts internationaux a officiellement pris fin le mois dernier, ce n’est qu’en ce début de semaine que tombait la date de fixation de la liste des joueurs, c’est-à-dire le moment à partir duquel les clubs ne peuvent plus toucher à leur effectif. Entre les deux, les clubs ont quelques possibilités intéressantes et ne se sont pas privés de s’en servir cette saison, attirant au passage quelques joueurs qui devraient hausser le niveau de la MLS.

Mais commençons avec les façons les plus prévisibles d’apporter des changements durant cette période : le transfert interne et l’échange standard. C’est-à-dire, tout simplement, recruter un nouveau joueur dans un autre club de MLS. Chivas USA est allé chercher Jhon Kennedy Hurtado à Chicago, et a envoyé Mauro Rosales à Vancouver en échange de Nigel Reo-Coker. À ce moment-là de la saison, deux objectifs semblent se dégager de ces transactions : apporter une nouvelle dynamique dans une équipe qui ne tourne pas aussi bien que prévu, et se donner de l’air financièrement en allégeant la masse salariale ou en obtenant une allocation monétaire.

Autre manière prévisible (voire souhaitable) d’ajouter de nouveaux joueurs dans son effectif : faire signer des jeunes du club. En effet, les règlements de la MLS obligent les clubs à fournir une liste de maximum 30 joueurs, qui sont les seuls autorisés à jouer en championnat. Si en fin de saison, moment idéal pour cela, un club veut récompenser un de ses jeunes prometteurs en lui offrant quelques escapades avec l’équipe première, il n’a pas d’autre choix que de l’ajouter à la liste en question. C’est ce qu’a entre autres fait Montréal avec Louis Béland-Goyette : deux jours après, il était déjà sur le terrain à New England. Les clubs canadiens semblent avoir envie de récompenser leurs pépites, puisque Toronto et Vancouver ont également promu des joueurs qu’ils ont formés.

Et puis, il y a ceux qui ont sillonné le marché international à la quête de joueurs sans contrat, et donc libres de signer en dehors des périodes de transfert. Plusieurs raisons expliquent les différentes arrivées, mais les joueurs cités ci-dessous ont tous un CV intéressant.

Le moins connu d’entre tous est certainement l’arrière droit Pablo Pintos, dernier renfort en date de San José. Depuis le départ de Steven Beitashour à Vancouver, les Californiens du nord étaient à la recherche d’une valeur sûre pour le poste. Ils ont d’abord jeté leur dévolu sur Andy Gorlitz, mais sa saison a pris fin en mai suite à une blessure au genou. Brandon Barklage, Ty Harden et Shaun Francis se sont relayés au back droit, mais le club voulait y trouver un titulaire fixe au plus vite. Il a donc recruté l’Uruguayen, revenu au Defensor Sporting, son club d’origine, après des passages en Argentine, en Espagne et en Turquie.

Le joueur de talent qui cherche encore la bonne voie pour sa carrière. C’est clairement ainsi que l’on peut identifier Samuel Inkoom. Ce nom vous dit sans aucun doute quelque chose, puisque l’arrière droit a souvent brillé sous le maillot ghanéen. Mais vous êtes certainement bien moins nombreux à connaître son parcours en club. Et pour cause : il est assez chaotique. Le potentiel est là, reste à trouver la stabilité. C’est le pari commun qu’on fait le joueur et DC United en signant le contrat qui les lie.

Le remplacement d’urgence. La MLS attire de plus en plus le regard des grands championnats. Génial ! Mais vu que son calendrier est différent, ses périodes de transfert aussi. Et quand le mercato estival est fini ici, les clubs européens peuvent encore attirer des joueurs pour leur début de saison. C’est comme cela que Columbus a vu son international costaricien Giancarlo Gonzalez, auteur d’une brillante Coupe du monde, prendre la direction de Palerme. Réaction immédiate dans l’Ohio : lui trouver un remplaçant d’un niveau au moins comparable. Le choix s’est porté sur Emanuel Pogatetz, international autrichien de 31 ans qui compte plus de 60 sélections, a joué en Premier League et en Bundesliga, mais que Nuremberg ne souhaitait pas conserver à l’issue de la saison dernière.

Toutes ces raisons… et d’autres encore. Voilà comment on peut parler du transfert de Florent Sinama-Pongolle à Chicago. Un joueur intéressé à venir en MLS et séduit par le discours de son entraîneur, mis à l’essai par un club qui n’était pas forcément pressé de l’embaucher en pensait peut-être attendre au début de la saison prochaine. Un joueur qui revient d’une grave blessure qui l’a mis sur une voie de garage dans son ancien club, Rostov, en Russie, mais n’a pas un lourd passé l’ayant laissé hors des terrains. Un attaquant qui présente un CV intéressant, avec entre autres des passages à Liverpool et l’Atletico Madrid, ainsi qu’une sélection en équipe nationale. Et puis, une opération, celle de Mike Magee, qui accélère le mouvement et permet la signature du Français avant la date de fixation de la liste des joueurs 2014.

On espère évidemment, tant pour les joueurs que pour leurs clubs et pour la MLS, que tous seront de grandes réussites. L’avenir, plus ou moins proche, nous apprendra qui parviendra à avoir un impact immédiat, qui profitera de cette signature en fin de saison pour s’adapter à un nouvel environnement avant d’éclater la saison prochaine et qui tombera rapidement dans l’anonymat à la recherche d’une nouvelle étape à sa carrière.

22 July 3:52 de la tarde

Ça y est, tous les clubs ont joué 17 rencontres, soit la moitié de leur programme en saison régulière. C’est donc le moment de faire un bilan à la mi-parcours, par rapport tant à l’évolution de chacune des équipes qu’aux pronostics de début de saison. Et aussi de les comparer dans des circonstances (plus) similaires, parce qu’un classement n’est pas franchement simple à lire quand le nombre de duels disputés par chacun est très aléatoire. Reste qu’il faut quand même prendre ces tableaux avec des pincettes, notamment en raison du déséquilibre entre les matchs joués à domicile et à l’extérieur, mais ils n’en demeurent pas moins des indicateurs très intéressants.

CLASSEMENT 2014 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts
1. Seattle 17 35
2. DC United 17 28
. Salt Lake 17 28
4. LA Galaxy 17 27
5. Kansas City 17 26
. Colorado 17 26
. Toronto 17 26
8. Vancouver 17 25
9. New England 17 23
10. Dallas 17 22
11. Portland 17 20
. New York 17 20
. Chivas USA 17 20
. Columbus 17 20
15. Chicago 17 19
16. Philadelphie 17 18
17. Houston 17 17
. San José 17 17
19. Montréal 17 14

J’avais aussi envie de voir à quel point les équipes en étaient par rapport au même stade il y a douze mois. J’ai donc comparé le classement ci-dessus avec celui de leurs 17 premiers duels l’an dernier pour voir leurs progressions / régressions respectives. On voit que les progressions majeures sont réalisées par le leader actuel, Seattle, et les trois cancres de l’an dernier. Outre la dégringolade montréalaise, deux équipes peuvent s’inquiéter : San José et Chicago, dont on déplorait le mauvais départ en 2013 et qui font encore moins bien cette année.

COMPARAISON 2014 / 2013 APRÈS 17 MATCHS
    J 2014 2013 Diff.
1. DC United 17 28 9 +19
2. Toronto 17 26 13 +13
3. Seattle 17 35 24 +11
4. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Colorado 17 26 20 +6
6. LA Galaxy 17 27 24 +3
7. Kansas City 17 26 26 =
. Columbus 17 20 20 =
9. Vancouver 17 25 26 -1
. New England 17 23 24 -1
. San José 17 17 18 -1
12. Salt Lake 17 28 30 -2
. Chicago 17 19 21 -2
14. New York 17 20 25 -5
15. Houston 17 17 23 -6
16. Dallas 17 22 30 -8
. Philadelphie 17 18 26 -8
18. Portland 17 20 30 -10
19. Montréal 17 14 31 -17

J’entends déjà certains rétorquer : « Oui mais, c’est bien beau de comparer avec le début de saison dernière, mais pour voir si les équipes ont poursuivi sur un élan, ce serait mieux de comparer avec la fin, non ? » D’accord ! Revoilà donc l’exercice précédent, mais avec les 17 derniers duels de la saison régulière 2013. Cela confirme le regain de forme des ex-cancres et de Seattle, mais aussi un réveil de Dallas, coutumier des bons débuts de saison. San José a de plus en plus de raisons de s’inquiéter, alors que l’on constate aussi des effondrements du côté de New York et de Houston. Alarmant aussi : Philadelphie et Montréal, qui avaient raté leur deuxième moitié d’année 2013, font encore moins bien lors de la première moitié de la saison actuelle.

COMPARAISON 2014 / FIN 2013 (17 MATCHS)
    J 2014 Fin 2013 Diff.
1. DC United 17 28 7 +21
2. Toronto 17 26 16 +10
3. Dallas 17 22 14 +8
4. Seattle 17 35 28 +7
. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Vancouver 17 25 22 +3
7. Salt Lake 17 28 26 +2
8. Columbus 17 20 21 -1
9. LA Galaxy 17 27 29 -2
. Philadelphie 17 18 20 -2
11. New England 17 23 27 -4
. Montréal 17 14 18 -4
13. Colorado 17 26 31 -5
14. Kansas City 17 26 32 -6
. Portland 17 20 27 -7
16. Chicago 17 19 28 -9
17. Houston 17 17 28 -11
18. New York 17 20 34 -14
19. San José 17 17 33 -16

Difficile évidemment de réaliser un tableau qui compare le classement actuel et les pronostics de début de saison de la plupart des spécialistes. Mais quand on fait le tour, on se rend compte qu’à ce stade-ci de la saison, les surprises sont nombreuses. À commencer par DC United, que personne ne voyait à pareille fête, et annoncé bien moins fort que ce qu’il montre jusqu’à présent, tout comme Chivas USA, Colorado et Vancouver voire, dans une moindre mesure, Seattle et Columbus. À l’inverse, les observateurs prévoyaient de bien meilleurs résultats pour Portland, Houston, New York, San José et Philadelphie. Kansas City ne caracole pas non plus en tête comme certains le croyaient. Par contre, ceux qui s’attendaient à une très mauvaise saison de Montréal avaient vu juste.

Le bilan de cette première moitié de saison est facile à tirer pour certains clubs, surtout ceux cités souvent plus haut dans ce texte. Mais je vais essayer de faire un tour complet, avec un bulletin basé à la fois sur les progrès chiffrés et les pronostics de début de saison des spécialistes. Les meilleures notes reviennent à DC United, Seattle et Chivas USA, juste devant Toronto car tout le monde en attendait une forte remontée. La satisfaction peut aussi être de mise à Vancouver, Colorado, Salt Lake voire Dallas. Sans être génial, ni dans la manière ni dans les chiffres, Columbus fait mieux que ce qui prédisaient bien des spécialistes qui le voyaient en fond de classement. Le LA Galaxy est peut-être l’équipe la plus conforme aux attentes et à son rythme de l’an passé. Quant à Kansas City, il avait tellement bien terminé 2013 et on en attendait tellement, qu’il n’a pas (encore) pu atteindre une barre très haut placée.

Tous les autres, sans exception, déçoivent et/ou inquiètent et n’ont donc pas la note de passage en milieu d’année. La situation est moins critique à Chicago (à qui bien du monde prévoyait une saison difficile) et New England (qui a eu de bons moments). Philadelphie et San José voulaient se relancer après une saison 2013 en dents de scie mais montrent encore leur plus triste visage de l’an dernier. Montréal ferme la marche avec moins de points que lors de sa déplorable fin de saison 2013 mais personne n’en attendait beaucoup mieux en dehors du Québec. New York est très loin de l’équipe qui a remporté le dernier Supporters Shield, Houston n’a plus rien d’un habitué du haut du tableau et Portland n’a pas du tout l’allure du favori que plusieurs voyaient en lui. Évidemment, les attentes étaient plus élevées pour ces clubs, mais ce sont les trois déceptions majeures de cette première moitié de saison.

Et vous, quelles sont vos satisfactions et vos déceptions à la mi-parcours ?

15 May 1:35 de la tarde

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.