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CCL

18 March 1:04 de la tarde

Deuxième club canadien de l’histoire à disputer les demi-finales de la Ligue des champions, Montréal souhaite devenir le premier à en atteindre l’apothéose. Sa mission contre Alajuelense, club costaricien qui en est à ce stade de la compétition pour la deuxième saison consécutive, commence ce soir au Québec (20h00 HE).

Tous les espoirs sont évidemment permis pour un club qui a réussi à éliminer une équipe mexicaine, fait ô combien rare depuis la mise en place de cette Ligue des champions. Cependant, si l’adversaire n’a pas une figure d’ogre, il a un style tout en contrastes avec Pachuca, et Montréal devra faire la preuve qu’il est capable de s’en sortir en appliquant un autre plan de match.

D’ailleurs, n’allez pas dire à Frank Klopas que l’obstacle actuel est plus facile à franchir que le précédent. L’entraîneur pense au contraire qu’Alajuelense offrira une opposition encore plus redoutable, grâce à ses qualités en possession de balle et à son intelligence de jeu. Il faudra aussi composer avec un milieu de terrain très chargé et qui pourrait profiter de l’avantage du nombre.

Ajoutez à cela que, cette fois, il n’y a pas de favori évident et que Montréal doit jouer le match aller à domicile pour comprendre que le détenteur de la Coupe du Canada ne pourra pas se contenter de laisser toutes les responsabilités offensives à son adversaire. Il compte au contraire profiter de l’avantage du terrain pour chercher à se mettre à l’abri. Cependant, le tombeur de DC United ne changera pas ses habitudes et sera très offensif, avec l’intention de marquer le fameux but à l’extérieur.

Pas question non plus de se dire qu’en secouant un peu les joueurs d’Alajuelense, il y aura moyen de les impressionner et de calmer leurs ardeurs : le jeu physique ne fait pas peur aux Costariciens. Et par physique, on parle autant de duels musclés que d’endurance. Ceux qui ont vu l’équipe nationale à la Coupe du monde s’en souviennent certainement… et ils devraient reconnaître Johnny Acosta, titulaire au Brésil pour les Ticos, qui avaient atteint les quarts de finale.

S’il ne fait aucun doute que le dernier représentant de la MLS dans la compétition conservera son 4-2-3-1 habituel, la composition de l’équipe est loin d’être sûre. Il faudra remplacer Mapp, blessé, mais ce n’est pas la seule incertitude quant aux onze joueurs qui seront sur le terrain au moment du coup d’envoi. Certains aimeraient y voir Patrice Bernier, mais l’entraîneur ne compte pas se laisser influencer.

En finale, le vainqueur de ce duel affrontera soit Herediano soit l’America Mexico. Les supporters Costariciens rêvent d’un match entre deux de leurs clubs, et le premier en lice a réussi un véritable exploit en s’imposant 3-0 ce mardi contre un adversaire redoutable, mais qui a rapidement été réduit à dix et s’est ensuite écroulé sous les coups de boutoir.

17 March 12:18 de la tarde

Une fois n’est pas coutume, Frédéric Lord et Olivier Tremblay sont en duo pour cette émission en deux volets (que vous pouvez également écouter ici) : la présentation de la demi-finale aller de Ligue des champions entre Montréal et Alajuelense, et un retour sur quelques-unes des rencontres de la deuxième journée de championnat.

LIGUE DES CHAMPIONS

  • Alajuelense, un adversaire tout en contrastes par rapport à Pachuca ?
  • Les milieux axiaux, joueurs clefs du match ? Donadel et Reo-Coker joueront-ils ?
  • Qui pour remplacer Mapp sur le flanc droit ?
  • Quelle solution en pointe ? Porter peut-il revendiquer une place de titulaire ?
  • Camara est-il en train de perdre son poste d’arrière droit ?
  • Que penser des exclusions à répétition de Frank Klopas ?
  • L’entraîneur de Montréal est-il susceptible ou a-t-il raison de s’offusquer de certaines questions à répétition ?

2e JOURNÉE DE CHAMPIONNAT

  • Deric de héros à zéro ?
  • Vancouver, une des équipes les plus agréables à regarder ?
  • L’exclusion de Morrow, sévère en elle-même ou à cause des hésitations de l’arbitre ?
  • Philadelphie est-il largement sous-estimé ?
  • David Villa, le nouveau roi de New York ?
  • En l’absence de Johnson et Valeri, Nagbe prend-il l’équipe de Portland en mains ?

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05 March 1:49 de la tarde

La qualification de Montréal pour les demi-finales de la Ligue des champions est le sujet phare de l’émission de la semaine (également disponible ici), mais on parle aussi des duels incontournables de la première journée de championnat et on vous présente certaines de nos nouveautés pour 2015.

MLS FANTASY – JOUEZ AVEC NOUS

  • Que retenir du match entre Montréal et Pachuca ?
  • Le plan de match de Frank Klopas était-il trop frileux ?
  • Mallace et Porter, les héros : leurs montées au jeu étaient-elles prévisibles ?
  • L’attaque Montréalaise a-t-elle suffisamment de poids ?
  • Qui a joué le meilleur match : Reo-Coker ou Donadel ?
  • Que du positif dans la défense de Montréal ?
  • Y aurait-il eu plus d’ambiance au stade Saputo ?
  • Alajuelense, plus ou moins fort que Pachuca ?
  • Quel est LE match à ne pas rater de la première journée de championnat ?
  • Quels sont les matchs au sommet ?
  • Quels sont ceux qui vont permettre de mieux jauger certaines équipes ?
  • Quelles nouveautés dans l’émission en 2015 ?

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04 March 12:59 de la tarde

Montréal est le premier club qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions, après un partage 1-1 acquis de haute lutte face à Pachuca, et arraché dans les arrêts de jeu (résumé vidéo). Au tour suivant, il sera opposé au vainqueur de DC United - Alajuelense, qui sera joué ce soir.

Les supporters montréalais sont passés par toutes les émotions en 90 minutes : au moment du coup d’envoi, leur équipe était virtuellement qualifiée grâce au 2-2 du match aller. Une situation qui a perduré pendant 80 minutes supplémentaires, jusqu’à ce que Pachuca convertisse un penalty. Pour la première fois de ce quart de finale, les Québécois devaient courir après le score.

En outre, ils avaient peu de temps pour marquer. Mais à la toute fin des arrêts de jeu, le jeune Porter a fait exploser le stade de joie d’un but qui en a fait le héros de toute une ville, alors qu’il était inconnu il y a quelques semaines à peine. Mais ses coéquipiers n’ont pas mis longtemps à discerner ses points forts, et ont su qu’il allait reproduire en match le genre d’action qu’il montre à l’entraînement. De son côté, l’attaquant a suivi les conseils des joueurs expérimentés au moment de conclure. Des vétérans qui lui étaient très reconnaissants après le coup de sifflet final…

DC United, l’autre club de MLS engagé en quart de finale, a besoin de marquer trois buts contre Alajuelense ce soir (20h00, Fox Sports 2) après sa défaite 5-2 au match aller. Cela peut ressembler à une lapalissade, mais le discours des joueurs américains est d’y aller « un but à la fois ». Pour accomplir cette mission, ils seront encore privés de quelques blessés mais récupéreront Hamid, leur gardien titulaire.Ce retour est plus que le bienvenu pour une formation qui devra faire preuve de plus de solidité défensive qu’au Costa Rica.

Offensivement, les espoirs reposent sur Espindola, mais toute l’équipe devra être au diapason, et pour espérer remonter un tel retard, elle devra commencer par ne pas rater son début de match puis par être capable d’imposer le rythme des échanges.

Des deux autres quarts de finale, celui avec le moins de suspense se jouera ce soir (22h00 HE) entre l’America Mexico et Saprissa. Les Mexicains ont un pied et demi dans le carré d’as après leur victoire 0-3 au Costa Rica. Dans l’autre duel (demain 20h00 HE), les Costariciens d’Herediano partiront en position favorable chez eux, après leur partage 1-1 à Olimpia (Honduras) la semaine dernière.

03 March 12:45 de la tarde

Le Stade olympique de Montréal sera en ébullition ce soir à l’occasion du quart de finale retour de Ligue des champions entre Montréal et Pachuca (20h00 HE, TVA Sports, Sportsnet One, Sportsnet World, Fox Sports 2). Après le partage 2-2 à l’aller, les Québécois sont en position favorable.

Il suffit d’assister à un entraînement pour se rendre compte que la bonne humeur est installée dans un groupe où la confiance règne. Le contraste avec l’an dernier est encore plus net depuis le résultat au Mexique : il y a 12 mois, dès que la réalité du terrain a rattrapé les beaux discours de façade, l’édifice s’est écroulé. Cette fois, le premier match a surpassé les attentes, donnant davantage de crédit au travail effectué durant la préparation.

Malgré tout, l’obstacle est de taille face à un adversaire qui n’est pas le premier venu et ne manque pas d’atouts. Quelle approche adopter pour une équipe qui, chez elle, voudra séduire ses supporters, mais devra avant tout se montrer réaliste et se dire qu’au moment du coup d’envoi, elle sera dans la position du qualifié ? « Garder le zéro derrière mais ne pas jouer pour le 0-0 » : voilà le discours qui revient le plus souvent dans la bouche des joueurs. Dès lors, la recette appliquée au match aller devrait être reproduite.

Frank Klopas a toutefois insisté sur deux points depuis mardi dernier et a demandé à ses joueurs de concéder moins de phases arrêtées et de gagner davantage de « deuxièmes ballons ». Ils ne devront pas non plus se préoccuper d’éviter une possession de balle stérile : d’ordinaire, avoir le ballon pour ne rien en faire est problématique, mais dans une telle situation, cela permettra de faire courir le chronomètre… et l’adversaire. Pour se montrer dangereux, les joueurs locaux miseront avant tout sur leurs milieux latéraux.

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L’équipe devra évidemment aussi contrer les forces de son adversaire, connues de longue date, et que l’on a une nouvelle fois pu observer lors du match aller où, malgré les deux buts encaissés, les défenseurs montréalais ont fait belle figure. Ainsi, ils devront encore priver les ailiers mexicains d’espaces mais aussi de solutions. En revanche, l’axe de l’entrejeu va-t-il encore laisser l’adversaire manœuvrer ou le trio Reo-Coker - Donadel - Piatti souhaitera-t-il maîtriser davantage le ballon ?

Pachuca a en tout cas clairement annoncé ses couleurs. Habituée à encaisser, l’équipe est avant tout une machine à marquer des buts, et son parcours en Ligue des champions montre qu’elle ne se laisse pas impressionner en déplacement. Dès lors, il n’y a rien de surprenant à entendre son entraîneur parler d’intentions résolument offensives. Toutefois, en championnat, elle peine à trouver le fond des filets depuis le début de l’année. L’absence de l’attaquant de pointe Nahuelpan a été préjudiciable : de retour de blessure, il n’est pas sûr de commencer le match ce soir, mais s’il est sur le terrain, il y sera habité d’un sentiment de revanche, comme tous ses coéquipiers.

Les conditions de jeu seront également particulières : le Stade olympique de Montréal est couvert, donc la météo hivernale n’aura aucune influence. Les joueurs de Pachuca ont quand même pris un certain plaisir à s’amuser dans la neige. En revanche, le gazon artificiel est capricieux : le terrain est très dur et les rebonds peuvent être surprenants. Les Montréalais ont l’avantage de mieux le connaître, puisqu’ils se sont entraînés dessus pendant deux semaines avant de partir au Mexique, et depuis leur retour. En revanche, il est relativement grand, et qui dit plus de surface dit plus d’espaces, ce qui avantage les joueurs de Pachuca… mais aussi les reconversions rapides montréalaises.

27 February 5:41 de la tarde

Quelques jours après le match au Mexique et quelques jours avant le duel au Stade olympique, l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) fait la part belle au quart de finale de Ligue des champions entre Pachuca et Montréal : hommes et batailles clefs du match aller, évaluations individuelles, ambiance, mais aussi nos prévisions pour le match retour, que ce soit le onze sur le terrain ou le scénario de la rencontre :

  • Qui a été l’homme du match pour Montréal ?
  • Quelle équipe a gagné la bataille dans l’axe de l’entrejeu (lisez aussi les duels secteur par secteur) ?
  • Comment expliquer que Bush a eu peu de grosses interventions à effectuer ?
  • En quoi la présence d’Oduro était-elle plus judicieuse que celle de McInerney ?
  • Le match de Piatti à Pachuca : irritant ou utile ?
  • Comment était l’ambiance dans le berceau du soccer mexicain ?
  • Quel onze de départ pour le match retour ?
  • Avec quelles intentions Montréal doit-il commencer ce match ?
  • Le scénario sera-t-il différent de celui du match aller ?
  • Que surveillerons-nous sur le terrain mardi ?
  • Que s’est-il passé lors d’Alajuelense - DC United ?

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26 February 12:47 de la tarde

Le dernier match aller des quarts de finale de la Ligue des champions opposera ce soir Alajuelense, un des trois clubs costariciens toujours présents à ce stade de la compétition, à DC United, dernier club américain encore en lice (20h00, HE / Fox Sports 2).

À l’instar de Montréal avant-hier, DC United jouera son premier match officiel de l’année dans un contexte difficile, face à un adversaire en pleine saison. La forme de match est donc bien différente de part et d’autre, mais les Québécois ont démontré que ça n’empêchait pas d’obtenir un bon résultat en déplacement.

Les deux clubs se sont toutefois préparés de manière différente : pas de stage de deux semaines dans le pays de l’adversaire pour les Américains, qui ont posé le pied au Costa Rica seulement trois jours avant leur match. Dès leur descente de l’avion, l’international local Jairo Arrieta y a été accueilli comme un héros.

Ils ont découvert des conditions de jeu qui pourraient être hostiles, avec un terrain synthétique très bondissant, et des supporters qui n’ont rien d’enfants de chœur. Les joueurs non plus apparemment, puisque deux d’entre eux sont suspendus pour le match. DC United devra aussi composer avec des absences, notamment celles d’Halsti et Johnson en raison de pépins physiques, alors que Birnbaum revient de blessure.

Cette année, DC United dispute la Ligue des champions car il a remporté la Coupe des États-Unis 2013. Depuis lors, l’équipe - qui avait alors atteint des abysses en championnat - a beaucoup changé, et reste sur une saison 2014 très positive. D’ailleurs, il n’y eut guère de bouleversements dans l’effectif cet hiver. La préparation a donc été facilitée par le fait qu’il ne faille pas développer de nouveaux automatismes.

Le moment est peut-être relativement bon pour affronter Alajuelense, puisque l’équipe costaricienne est en méforme ces dernières semaines malgré une deuxième place en championnat et que des dissensions ont été affichées au sein du groupe. Ça ne l’empêche pas d’être un adversaire redoutable, avec une défense réputée très solide à domicile. Marquer un but là-bas serait donc une victoire en soi, c’est d’ailleurs un des objectifs de DC United qui prend ce match très au sérieux, conscient qu’un quart de finale de Ligue des champions est une occasion qui ne se présente pas souvent.

Toujours en lice dans la compétition, le club phare du Costa Rica, Saprissa, a perdu 0-3 contre l’America Mexico lors de son quart de finale aller hier soir, et ses chances sont compromises. On ne peut pas en dire autant du troisième représentant tico, puisque Herediano est allé chercher le nul 1-1 à Olimpia (Honduras).

25 February 1:14 de la tarde

Montréal a réalisé un excellent résultat à Pachuca, un nul 2-2 qui le place en position de force avant le match retour mardi prochain. Les résumés de la rencontre ne manquent pas (ici sur MLSsoccer.com en anglais, ici en français ailleurs, et à bien d’autres endroits encore). Alors plutôt que d’en écrire un autre, j’ai voulu comparer les grands duels de la soirée entre les deux équipes à différents endroits du terrain.

Evan Bush n’a, finalement, pas eu autant de travail que prévu, et pas grand-monde ne s’en plaindra à Montréal. Il a cependant dû se montrer solide sur une frappe de Cano d’un angle fermé en toute fin de première mi-temps et a effectué un beau plongeon pour écarter un tir à distance de De Buen alors que Pachuca était déjà revenu à 2-2. Il ne peut pas grand-chose sur le coup franc d'Olvera, mais paye le manque d'automatismes avec Ciman lors de sa sortie sur le but égalisateur.

Les défenseurs centraux constituent la toute grande satisfaction montréalaise. Soumare et Ciman ont dominé leur secteur de jeu de la tête et des épaules. Cela explique en partie la soirée relativement tranquille passée par leur gardien. S’ils ont été très bons, Pachuca a beaucoup manqué de présence dans les parages de Bush. Cano fut égal à ce qu’il montre en championnat depuis le début de l’année en ne pesant pas assez sur le jeu, et il a en plus beaucoup décroché (ce qui lui a quand même permis de provoquer le coup franc du 1-2). Derrière lui, les trois médians axiaux se regardaient souvent afin de savoir qui devait s’infiltrer. Le duo central montréalais ne leur a jamais laissé le temps de s’organiser, et dès que les Mexicains prenaient une bonne décision, l'exécution avortait quand Ciman ou Soumare arrivait premier sur le ballon. La montée de Nahuelpan a amené du poids à l'attaque de Pachuca, c’est d’ailleurs lui qui a égalisé et s’est retrouvé le plus souvent en position menaçante.

Face aux poisons que sont Damm et Lozano, Toia et Cabrera ont beaucoup souffert en début de match. L’excellente réaction montréalaise après le but d’ouverture leur a facilité la tâche : il y avait moins d’espaces pour les adversaires, et les arrières latéraux visiteurs ont pu serrer les ailiers locaux de plus près. Dès cet instant, ils se sont acquittés de leurs tâches avec beaucoup d’aplomb, ce qui était loin d’être gagné d’avance. Damm est capable de faire la différence à lui tout seul de beaucoup de manières différentes, et Toia a réussi à le mettre sous l’éteignoir. Il a confirmé les bonnes dispositions défensives montrées à Chivas USA, et a en plus un pied (très important) dans le premier but. Cabrera a constitué une très belle surprise, s’est beaucoup impliqué mais était cuit après une heure. Lozano a profité de sa fatigue pour poser les bases du but égalisateur. La montée de Camara a contribué à refermer la brèche.

Devant la défense, Donadel et Reo-Coker n’ont pas eu la vie facile face au trio De Buen - Guiterrez - Sornoza. L’Italien, qui fait partie des joueurs ayant été malades au Mexique, a été particulièrement souvent débordé. Les visiteurs étaient régulièrement en infériorité numérique dans cette partie de terrain, se contentant de regarder leur adversaire se passer le ballon. Toutefois, quand on pense de manière pragmatique, ce n’était pas plus mal. Les trois Mexicains avaient du mal à définir leurs rôles respectifs, notamment en raison de l’absence d’Hernandez (d’habitude De Buen reprend le rôle de Sornoza en fin de match). Ils avaient presque tout le poids de la construction sur leurs épaules, et poser le jeu n’est pas leur fort. L’infériorité numérique montréalaise était compensée ailleurs, ce qui limitait les solutions des joueurs de Pachuca. Et une fois que les espaces ont, eux aussi, été réduits, ils ont éprouvé toutes les peines du monde à développer des actions génératrices d’occasions. Le coup franc menant à l’égalisation est toutefois venu de là, après un service de Gutierrez à Cano, victime d’une faute à 20 mètres du but. Sur les contres montréalais, Reo-Coker se montrait fort disponible pour constituer un relais entre la défense et les joueurs offensifs.

Les conditions étaient très ingrates pour les milieux latéraux montréalais Mapp et Duka, qui savaient dès avant le coup d’envoi que leurs occasions de s’exprimer seraient limitées et qu’ils allaient beaucoup devoir défendre. Ils avaient cependant dans leur manche les principaux atouts pour surprendre Pachuca : rentrer dans le jeu et tirer de loin. De un, pour donner du travail aux arrières latéraux et limiter l’aide qu’ils pouvaient apporter offensivement. De deux, parce que Pachuca laisse beaucoup frapper à distance et qu’il y avait une belle carte à jouer. Mapp et Duka s’en sont tiré de superbe manière. Le deuxième nommé particulièrement, puisqu’il est l’auteur des deux buts des siens. Mapp a effectué tout le travail préparatoire sur le second. Chaque fois, ils sont rentrés dans le jeu, et c’est dans l’axe qu’ils ont fait mal. Il faut aussi souligner qu’ils n’ont pas rechigné à leurs tâches défensives, ce qui a causé des maux de tête supplémentaires à l’équipe locale.

L’axe défensif est un des points faibles de Pachuca, notamment dans la zone entre le grand rectangle et le rond central, et ça s’est vu. Encore là, la répartition aléatoire des tâches entre les trois milieux axiaux n’a pas aidé la cause mexicaine, et les défenseurs centraux ne leur ont pas prêté main forte. Sur le premier but, il suffit d’un petit coup de rein bien placé de Duka pour mettre Herrera dans le vent, avant de tirer victorieusement. Sur le second, Mapp se joue de Mosquera et le marquage sur Duka, seul juste devant le gardien Perez, est déficient. Piatti s’est aussi enfoncé comme dans du beurre plein axe à quelques reprises, mais s’est montré trop personnel, alors qu’Oduro, par sa vitesse, a baladé les défenseurs adverses, ouvrant des espaces encore plus béants à ses coéquipiers.

Ainsi, même si Pachuca a monopolisé le ballon pendant près des trois-quarts du match, a été plus précis dans ses passes et a remporté plus de duels, c’est souvent Montréal qui prenait le dessus lors des moments clefs. Plus efficaces défensivement et offensivement, les visiteurs ont pu arracher un résultat pour lequel ils auraient volontiers signé avant le coup d’envoi.

24 February 1:29 de la tarde

Plus de deux mois et demi après la finale de la Coupe MLS 2014, l’attente prend fin ce soir puisque Montréal jouera le premier match officiel de l’année impliquant un club de MLS, son quart de finale aller de Ligue des champions à Pachuca (22h00 HE, TVA Sports, Sportsnet One, Sportsnet World, Fox Sports 2).

Ce sera la première occasion de découvrir une équipe montréalaise métamorphosée, avec pas moins de 14 arrivées et 12 départs depuis l’automne dernier. Si presque tout le monde s’entend pour dire que l’effectif a été renforcé en qualité et aux emplacements où c’était nécessaire, il faut le temps que la mayonnaise prenne, et la préparation a été pour le moins de courte durée.

Pour encore davantage compliquer les conditions de jeu des Montréalais, Pachuca est en altitude (2400 mètres) et l’air, déjà rare, peut être pour le moins irrespirable. Afin de s’habituer à ces conditions, les joueurs ont pris la direction du Mexique il y a deux semaines. Ce n’était pas un luxe, car plusieurs ont été malades, mais ils ont eu le temps de reprendre des forces. La rencontre se jouant en soirée, la chaleur ne devrait pas constituer un handicap supplémentaire.

Toutefois, le principal obstacle pour Montréal sera évidemment son adversaire. Affronter un club mexicain en Ligue des champions n’est simple pour personne mais si l’histoire récente montre que ce sont des ogres, elle laisse toutefois transparaître quelques lueurs d’espoir. Seattle a montré l’exemple il y a quelques années en sortant Tigres UANL au même stade de la compétition, et l’expérience sur la scène internationale de joueurs comme Piatti et Ciman constituera un plus indéniable pour les Montréalais.

Si actuellement Pachuca est dans la colonne de droite du classement du championnat du Mexique, l’équipe se porte mieux depuis quelques semaines : le onze de base ne change plus tellement, et elle reste sur un 7/9. La dernière émission Coup Franc en a décortiqué les forces et les faiblesses, et mis en lumière quelques atouts montréalais susceptibles de déstabiliser l’adversaire.

Connaître l’adversaire est un avantage : tant les supporters que Frank Klopas et son staff ont été renseignés en profondeur sur Pachuca. L’inverse n’est pas vrai, et la tâche des Mexicains a été d’autant plus compliquée que les bleu-blanc-noir ont changé de visage depuis la fin de la saison dernière. Un petit avantage stratégique dont compte tirer profit l’entraîneur montréalais qui cache ses cartes tant que possible.

On sait toutefois que Romero, blessé, est rentré à Montréal. Kronberg et Alexander ne peuvent pas jouer, puisqu’ils ont déjà pris part à la compétition cette saison sous le maillot d’un autre club. Camara a été hors-circuit pendant une partie de la préparation et devrait être relayé par Cabrera au poste d’arrière droit. Donadel, qui a fait partie des joueurs malades, a sans doute récupéré suffisamment pour être fidèle au poste, ce qui reléguerait Bernier sur le banc. En pointe, Oduro et McInerney présentent tous deux des avantages et des inconvénients en fonction des forces et faiblesses de Pachuca : le premier nommé semble jouir des faveurs pour être sur le terrain au coup d’envoi, laissant le champ libre à Mapp sur le flanc droit.

Le onze de départ est une chose, le choix des principes de jeu à appliquer en est une autre. Le message n’est pas tant de gagner aujourd’hui que de préserver les chances de qualification en vue du match retour, la semaine prochaine à Montréal. Casser le rythme, éviter les accélérations des ailiers rapides et profiter des hésitations dans l’axe sont trois directives qui sont revenues souvent aux oreilles des joueurs montréalais au cours des derniers jours.

Ils ont aussi vu et revu leur adversaire. Auront-ils la surprise de découvrir de nouveaux visages sur le terrain ? Le palmarès de Pachuca permet de croire que ce club prend les compétitions internationales au sérieux, lui qui a déjà remporté la Ligue des champions à plusieurs reprises. Mais quel que soit le onze aligné par l’équipe locale ce soir, il partira favori et pourrait sous-estimer son adversaire. Cependant, à Montréal, on ne veut pas montrer de complexe d’infériorité, certains affichant ouvertement l’ambition de participer à la Coupe du monde des clubs.

Pour cela, il faut gagner la Ligue des champions. La première étape passe par une qualification pour les demi-finales. Ensuite, d’autres adversaires seront au rendez-vous. Jeudi soir, le dernier club américain encore en lice, DC United, se déplace à Alajuelense (Costa Rica). Les deux autres quarts de finale opposent Olimpia (Honduras) à Herediano (Costa Rica) et Saprissa (Costa Rica) à l’America Mexico, respectivement ce mardi soir à 20h00 et demain à 21h00.

23 February 4:43 de la tarde

Montréal et DC United joueront cette semaine leur match aller en quarts de finale de la Ligue des champions : le vainqueur de la Coupe du Canada 2014 se déplacera chez les Mexicains de Pachuca, alors que la lauréat de la Coupe des États-Unis 2013 jouera à Alajuelense, au Costa Rica.

Si le passé n’est pas garant de l’avenir et qu’il faut remettre chaque rencontre dans son contexte, voilà néanmoins quelques données tirées des dernières phases à élimination directe (donc pas de feu le tour préliminaire) depuis que la Coupe des champions est devenue Ligue des champions en 2008.

On en est à la septième saison de cette formule, où il y a donc eu 42 duels à élimination directe, puisque ceux-ci commencent au stade des quarts de finale, tous joués en matchs aller-retour, y compris les finales. Des 48 équipes encore en lice à ce moment-là, 22 étaient mexicaines, 12 américaines, 3 costariciennes, 3 honduriennes, 2 canadiennes, 2 panaméennes, 2 guatémaltèques, 1 salvadorienne et 1 caribéenne. Ont franchi ce tour pour se retrouver dans le carré d’as, 17 représentants du Mexique, trois des États-Unis, deux du Costa Rica, un du Canada et un des Caraïbes. Quant aux 42 duels, ils se sont terminés par 34 qualifications mexicaines, quatre américaines, deux costariciennes, une canadienne et une caribéenne.

C’est dire si la domination mexicaine est imposante. Des chiffres qui auraient pu être encore plus impressionnants si en 2011, les Mexicains ne s’étaient pas éliminés entre eux, puisqu’ils se sont tous affrontés en quarts de finale, avant que les rescapés n’en décousent en demi-finale, laissant l’autre moitié de tableau complètement libre à leurs adversaires des autres pays. Un an plus tôt, c’était le contraire : les quatre clubs mexicains en lice en quart de finale s’y étaient alors déjà débarrassés de tous leurs concurrents étrangers dès ce moment-là.

Au total, il aurait pu y avoir 24 équipes mexicaines en quarts de finale. Elles n’étaient donc que deux à ne pas avoir franchi le premier tour avant cette saison. Premiers à avoir réussi l’exploit de barrer la route à un mastodonte, les guatémaltèques de Xelajù il y a deux ans avaient terminé en tête de leur groupe à égalité de points avec Guadalajara, qu’ils avaient battu 1-0 et où ils avaient perdu 2-1. L’an dernier, Alajuelense (adversaire de DC United jeudi) avait fait mieux encore en battant l’America Mexico 1-0 et en allant y gagner 0-1. Cette saison, pour la première fois, deux clubs mexicains ont chuté en phase de groupe, et leurs tombeurs sont deux clubs costariciens : Alajuelense a fini devant le tenant du titre Cruz Azul (avec qui il a partagé l’enjeu 1-1 à deux reprises) et Herediano a devancé Leon (qu’il a battu 2-1 et où il a partagé 1-1).

Le reste du temps, les Mexicains se sont généralement éliminés entre eux. En fait, en six saisons, il n’y a eu qu’une seule exception : lors de la saison 12/13, Seattle a sorti Tigres UANL en quart de finale (photo). Après avoir perdu 1-0 au Mexique, les hommes de Sigi Schmid se sont imposés 3-1 au retour. Les Mexicains étaient bien partis en championnat et ont joué le match aller, chez eux, avec leur équipe-type quasiment au complet. À Seattle, ils ont en revanche aligné un seul titulaire habituel, trois joueurs aux portes du onze de base, et une moitié d’équipe composée d’éléments ayant à peine joué en championnat. Ça ne les avait pas empêchés d’ouvrir la marque. Mais, réduits à dix juste avant la pause, ils ont encaissé trois buts en deuxième mi-temps.

Outre cet exploit, les trois autres qualifications américaines ont été celles du LA Galaxy contre Herediano il y a deux ans, ainsi que le beau parcours de Salt Lake en 2011, avec des victoires contre Columbus en quart de finale puis contre Saprissa en demi-finale. Au tour précédent, les Costariciens avaient éliminé Olimpia (Honduras). Un deuxième club du Costa Rica s’est hissé en demi-finale : Alajuelense, après avoir éliminé Arabe Unido (Panama) en quart de finale, s’est fait barrer la route de la finale par Toluca l’an dernier. Le bilan États-Unis - Costa Rica est nettement en faveur des Américains, qui se sont imposés deux fois, en jouant une fois le match retour à domicile, l’autre en déplacement.

Quant au parcours printanier des Canadiens, il est composé de deux volets : l’élimination de Montréal par Santos Laguna il y a six ans en quart de finale, et celle, par le même adversaire, de Toronto en demi-finale trois ans plus tard, non sans avoir sorti le LA Galaxy au tour précédent en gagnant le match retour sur le terrain de l’équipe de David Beckham.

Le duel entre Pachuca et Montréal sera donc le troisième affrontement canado-mexicain après l’hiver. Le club mexicain, qui jouait chaque fois le match retour à domicile, s’est toujours imposé. Les Mexicains ont aussi rencontré douze fois une équipe américaine de MLS. La seule qui est arrivée à causer une surprise est donc Seattle. En raison des résultats des tours précédents, les clubs du sud du Rio Grande avaient aussi réussi à se mettre en bonne position leur permettant de jouer le match retour à domicile. Il n’y eut que deux exceptions : le match Tigres UANL - Seattle, ainsi que la finale 2011 entre Monterrey et Salt Lake. L’aller s’est terminé par un partage 1-1 chez une équipe de Monterrey qui alignait son cinquième match de suite sans victoire. Une série qui s’est arrêtée à sept, avant que les Mexicains ne s’imposent 0-1 dans l’Utah pour remporter la Ligue des champions. Lors d’aucun des deux matches, Monterrey n’avait laissé ses titulaires au repos.

L’avantage du terrain semble souvent jouer un rôle indéniable. Les chiffres confirment cette impression : des 42 duels, 30 ont été remportés par l’équipe qui jouait le match retour à domicile. Il y a donc 12 exceptions. Pour la moitié d’entre elles, ce sont des clubs mexicains qui se sont éliminés entre eux. Parmi les autres clubs à jubiler devant les supporters adverses, nous avons déjà évoqué Salt Lake à Saprissa, Monterrey à Salt Lake et Toronto au LA Galaxy. Les trois derniers sont les Puerto Rico Islanders (à Marathon), Saprissa (à Olimpia) et Alajuelense (à Arabe Unido). Cela revient à dire que seulement six clubs ont émergé en jouant le match retour à l’étranger (en 27 occasions puisqu’il faut évidemment éliminer les duels entre formations du même pays). Le bilan des 84 rencontres est aussi sans appel : 49 victoires de l’équipe jouant chez elle, 20 succès visiteurs et 15 nuls.

Il est difficile de juger quel résultat au match aller est suffisant pour se mettre à l’abri tant il y a des divergences de niveau et tant les Mexicains ont pu retourner des situations à leur avantage chez eux. Cependant, jamais en six ans et 42 rencontres, le match retour ne semblait futile, sauf peut-être lorsque les Mexicains commençaient par gagner sur le terrain d’un adversaire étranger. Un seul match aller s’est terminé par trois buts d’écart, la victoire 3-0 de Monterrey contre Pumas en 2011. Il convient aussi de dire qu’il y a généralement peu de buts à l’aller. Lors des deux dernières saisons, on a eu un match avec quatre buts, un autre avec trois, un partage 1-1, sept victoires par le plus petit écart et quatre nuls blancs.

Il y a donc des chances pour que Montréal réussisse le meilleur résultat d’un club canadien au Mexique lors de la phase à élimination directe, après sa défaite douloureuse 5-2 à Santos Laguna (il avait gagné 2-0 à l’aller) et celle 6-2 de Toronto au même endroit (après un nul 1-1 en Ontario). Et penser que les espoirs de qualification des Québécois seront encore élevés mercredi matin n’a rien d’utopique. L’ampleur de la tâche DC United est bien différente, même si aucun club américain n’a encore gagné au Costa Rica dans ces rencontres cruciales, puisque le LA Galaxy a partagé l’enjeu 0-0 à Herediano alors que Salt Lake s’est incliné 2-1 à Saprissa. Les deux représentants de MLS se sont toutefois qualifiés grâce à leur victoire chez eux.

L’issue des chapitres précédents de l’histoire nous donne une idée des difficultés qui attendent les deux clubs de MLS en lice cette semaine et la semaine prochaine. Toutefois, ce sont Montréal, DC United et leurs adversaires respectifs qui écriront les prochains. Ils s’annoncent passionnants, ne les manquez pas !