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Canadian National Team

12 August 2:26 de la tarde

Lorsque Montréal s’est déplacé au Mexique et au Costa Rica plus tôt cette saison en Ligue des champions, les journalistes locaux se sont demandés, avec un air entre stupéfaction et moquerie, « mais pourquoi le représentant du Canada n’a-t-il presque pas de joueurs canadiens ? »

La finale aller de la Coupe du Canada (Championnat canadien Amway de son nom officiel) qui se joue aujourd’hui est un excellent prétexte pour regarder l’évolution du nombre de joueurs canadiens dans les clubs canadiens de MLS depuis qu’ils évoluent tous les trois dans la compétition (donc, depuis 2012). Par Canadien, on entend un joueur qui peut jouer en équipe nationale canadienne. C’est pourquoi, par exemple, Wandrille Lefèvre entre en considération pour 2015 mais pas pour les saisons précédentes, avant sa naturalisation.

Les joueurs répertoriés sont ceux qui ont eu du temps de jeu en MLS (ils sont classés selon leur temps passé sur le terrain), les internationaux sont en italique. Pour être considéré comme international, il faut avoir joué au moins une minute en équipe nationale (match amical ou officiel) durant l’année en cours. Les joueurs qui ont été convoqués sans jouer n’ont donc pas été pris en ligne de compte. Particularité : de nombreux Canadiens ont été appelés en équipe nationale  sans jouer la moindre minute en MLS. Ils sont aussi dans la liste, après le signe +.

Le pourcentage, c’est celui du temps de jeu par rapport au maximum possible. Avoir 11 canadiens sur le terrain en tout temps lors de chaque match donnerait un total de 100%. En 2012, presque le quart du temps de jeu du Toronto FC était réservé aux joueurs canadiens. Si en soi, ce n’est pas énorme (pour schématiser, ça ferait deux Canadiens titulaires et présents pendant tout le match, et un autre jouant 55 minutes, aux côtés de huit ou neuf étrangers), c’est de loin la plus grande utilisation de joueurs canadiens. Les 117 malheureuses minutes du seul Teibert à Vancouver en 2012 constituent l’extrême inverse.

Après une saison 2014 dans l’ensemble encourageante, tant pour le temps de jeu des Canadiens que pour le nombre d’internationaux évoluant au pays (d’autant que Tissot et Morgan ont été appelés en équipe nationale sans y jouer), on constate un net recul pour 2015 à ce point-ci de l’année. L’âge plus avancé de certains, des carrières en dents de scie et le départ de Doneil Henry constituent une partie de l’explication. Le bilan général de 8,8 % de temps de jeu en 2015 reste très faible, puisqu’en termes plus schématiques, cela veut dire que seul un canadien commencerait le match, et serait remplacé par un étranger à 3 minutes de la fin, le match se terminant donc avec 11 joueurs venus d’en-dehors des frontières du pays. Et encore, heureusement que Lefèvre est là pour bonifier ces chiffres.

Pour terminer, voici un rappel des règles de la MLS en la matière. Les clubs de MLS basés au Canada ont reçu le droit d’avoir huit joueurs étrangers (des places qui sont échangeables, ce qui fait qu’ils peuvent en avoir un nombre différent selon les échanges préalables), mais leurs places de joueurs locaux peuvent être occupées par des joueurs soit américains soit canadiens. Ils sont obligés d’avoir au moins trois joueurs canadiens dans leur effectif (il n'y a aucune obligation liée aux nombres de joueurs sur le terrain ou sur la feuille de match). Les joueurs ayant légalement le droit de travailler au Canada (les résidents permanents, par exemple) sont considérés comme des joueurs locaux canadiens. Ainsi, même avant d’être naturalisé, Lefèvre n’avait pas le statut de joueur étranger en MLS.

2012
Montréal :
3 joueurs, 1 international (Bernier, Ouimette, Sutton), 2285 minutes (6,8 %)
Toronto : 7 joueurs, 3 internationaux (Morgan, Dunfield, Henry, De Guzman, Cann, Stinson, Makubuya), 8022 minutes (23,8 %)
Vancouver : 1 joueur, 1 international (Teibert), 117 minutes (0,3 %)
Total : 11 joueurs, 5 internationaux, 10424 minutes (10,2 %)

2013
Montréal :
3 joueurs, 1+1 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot + Gagnon-Laparé), 3325 minutes (9,6 %)
Toronto : 6 joueurs, 5+1 internationaux (Morgan, Osorio, Henry, Bekker, Dunfield, Welshman + Stinson), 5804 minutes (17,2 %)
Vancouver : 2 joueurs, 1+3 internationaux (Teibert, Adekugbe + Clarke, Farmer, Thomas), 1867 minutes (5,5 %)
Total : 11 joueurs, 7+5 internationaux, 10996 minutes (10,8 %)

2014
Montréal : 7 joueurs, 4 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot, Nakajima-Farran, Gagnon-Laparé, Jackson-Hamel, Béland-Goyette), 4403 minutes (13,1 %)
Toronto : 7 joueurs, 6+1 internationaux (Osorio, Henry, Bekker, De Rosario, Nakajima-Farran, Morgan, Hamilton + Aparicio), 5868 minutes (17,4 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 2209 minutes (6,6 %)
Total : 16 joueurs, 10+1 internationaux, 12480 minutes (12,3 %)

2015
Montréal :
5 joueurs, 2 internationaux (Lefèvre, Tissot, Bernier, Jackson-Hamel, Gagnon-Laparé), 1308 minutes (6,3 %)
Toronto : 4 joueurs, 2+2 internationaux (Osorio, Morgan, Chapman, Hamilton + Roberts, Mannella), 2821 minutes (13 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 1688 minutes (7,1 %)
Total : 12 joueurs, 5+2 internationaux, 5817 minutes (8,8 %)

10 July 3:05 de la tarde

En 2000, le Canada gagnait la Gold Cup. À quoi ressemblait son effectif à l’époque et, surtout, dans quelles compétitions se produisaient ses joueurs ? On sait qu’aujourd’hui, ils sont nombreux en MLS. Et entre temps, comment cela a-t-il évolué ?

Voici le portrait global de la sélection canadienne et son résultat lors de chaque championnat des nations de la Concacaf depuis sa seule victoire dans la compétition il y a 15 ans. Je vous laisse le soin de faire les liens entre tout ça. Une chose est sûre : la stabilité n’est pas la marque de fabrique de la carrière des internationaux canadiens.

2000 (victoire) : D1 écossaise (3 joueurs), D2 écossaise (3), D1 anglaise (2), D2 anglaise (2), D3 anglaise (2), D4 anglaise (1), MLS (1), D2 américaine (1), D1 belge (1), D1 brésilienne (1), D3 allemande (1), CPSL (1), sans club (2)

2002 (demi-finale) : D1 écossaise (3 joueurs), D2 allemande (2), D3 anglaise (2), D2 américaine (2 ; 1 dans un club américain, 1 dans un club canadien), MLS (1), D1 allemande (1), D1 suédoise (1), D1 suisse (1), D2 anglaise (1), D4 anglaise (1), D2 écossaise (1), D2 grecque (1), D2 chinoise (1)

2003 (1er tour) : Clubs canadiens de D2 américaine (3), D1 écossaise (3), D3 anglaise (3), D1 suédoise (2), MLS (1), D1 anglaise (1), D1 allemande (1), D3 allemande (1), D1 suisse (1), D1 autrichienne (1), sans club (1)

2005 (1er tour) : Clubs canadiens de D2 américaine (7), D2 anglaise (3), D1 norvégienne (2), D3 norvégienne (1), MLS (1), D1 anglaise (1), D3 anglaise (1), D1 écossaise (1), D1 suédoise (1), D2 allemande (1)

2007 (demi-finale) : MLS (8 ; 4 dans un club canadien, 4 dans des clubs américains), clubs canadiens de D2 américaine (3), D1 danoise (3), D2 allemande (2), D1 espagnole (1), D1 anglaise (1), D2 anglaise (1), D1 néerlandaise (1), D1 belge (1), D1 écossaise (1), D1 tchèque (1)

2009 (quart de finale) : MLS (5 ; 4 dans des clubs américains, 1 dans un club canadien), D1 danoise (4), D1 allemande (2), D2 allemande (1), club canadien de D2 américaine (1), D1 espagnole (1), D1 néerlandaise (1), D1 belge (1), D1 écossaise (1), D1 norvégienne (1), D2 anglaise (1), D3 anglaise (1), D4 anglaise (1), sans club (2)

2011 (1er tour) : MLS (5 ; 3 dans des clubs américains, 2 dans des clubs canadiens), D2 anglaise (3), D1 turque (2), D2 allemande (2), D1 allemande (1), D3 allemande (1), D4 allemande (1), club canadien de D2 américaine (1), D1 néerlandaise (1), D1 norvégienne (1), D1 serbe (1), D1 danoise (1), D1 roumaine (1), D2 française (1), D2 portugaise (1)

2013 (1er tour) : MLS (8 ; 6 dans des clubs canadiens, 2 dans des clubs américains), D1 norvégienne (2), D1 allemande (1), D2 allemande (1), D4 allemande (1), D1 turque (1), D1 chypriote (1), D2 anglaise (1), D3 anglaise (1), D2 suédoise (1), D2 portugaise (1), équipe de jeunes D1 espagnole (1), sans club (3)

2015 (en cours) : MLS (10 ; 5 dans des clubs canadiens, 5 dans des clubs américains), D3 anglaise (2), D2 anglaise (1), club canadien de D2 américaine (1), D1 japonaise (1), D1 suédoise (1), D1 israélienne (1), D1 norvégienne (1), D2 norvégienne (1), D2 allemande (1), D3 allemande (1), D2 portugaise (1), D4 espagnole (1)

Note : Évidemment, le niveau des clubs n’est pas le seul critère, il faut également voir si les joueurs sont titulaires ou même pas sur le banc, et à quel stade de leur carrière ils en sont. Une recherche qui prendrait beaucoup de temps pour cette liste de près de 200 noms.

07 July 11:30 de la mañana

Le championnat des nations de la zone Concacaf commence ce mardi et l’émission de la semaine (également disponible ici) met la table avant la Gold Cup, en s’intéressant plus particulièrement aux trois favoris (États-Unis, Mexique, Costa Rica) et au Canada.

  • Qui est le favori de la compétition ?
  • Le Canada est-il l’équipe la plus faible, comme le laisse entendre le classement Fifa ?
  • Quelles sont les chances du Canada et quel est son réel niveau ?
  • Les absences de Borjan, Johnson et Hutchinson sont-elles préjudiciables ?
  • Des internationaux qui jouent peu en club : quelqu’un se trompe-t-il quelque part ?
  • La sélection des États-Unis a-t-elle évolué depuis la Coupe du monde 2014 ?
  • Y a-t-il une obligation de gagner et beaucoup de pression sur les épaules de Klinsmann ?
  • Le Mexique est-il dans les meilleures dispositions pour le tournoi ?
  • Le Costa Rica peut-il confirmer sa belle Coupe du monde ?
  • Qui sont les joueurs à surveiller ?

Olivier vous offre également un club de lecture particulier, à l’issue duquel vous ne lirez plus jamais une (auto)biographie de la même manière, en on vous annonce le nom du Franco du mois de juin.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

09 June 11:34 de la mañana

Le Canada est à l’honneur dans l’émission de la semaine (également disponible ici), entre les bons résultats de Montréal, Toronto et Vancouver en MLS ce week-end, le début des éliminatoires de la Coupe du monde masculine, la décision d’Akindele et la phase finale du Mondial féminin qui se joue au pays.

  • Que retenir de la victoire de Montréal à Columbus ?
  • Quelle est la meilleure paire en défense centrale devant Evan Bush ?
  • Columbus, résolument offensif ou résolument naïf ?
  • Un match propice à ramener le public au stade Saputo ?
  • Giovinco, le meilleur joueur désigné de l’histoire de Toronto ?
  • Qu’a fait Vancouver pour donner une leçon à un LA Galaxy complaisant ?
  • Qui est le Franco du mois : un Montréalais, un Torontois… ou les deux ?
  • Qu’est-ce que « la bonne nouvelle Akindele » nous dit sur le soccer canadien ?
  • Coupe du monde féminine : quelles attentes envers le Canada ?
  • Qui sont les favorites pour remporter le titre mondial ?

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24 March 9:15 de la tarde

L’émission Coup Franc de cette semaine (que vous pouvez également écouter ici) prend une machine à voyager dans le temps, pour se plonger dans les éditions 2022 voire 2026 de la Coupe du monde mais aussi dans les premiers pas du soccer au Québec au XIXe siècle, avec un détour par le présent et les sélections nationales qui joueront dans les prochains jours.

  • Une Coupe du monde en novembre / décembre : quelles conséquences, particulièrement en MLS ?
  • Un lien entre la démesure d’un projet et son héritage ?
  • Dans quel état physique seront les joueurs lors du Mondial au Qatar ?
  • Une Coupe du monde en hiver va-t-elle changer la façon de la regarder à l’étranger ?
  • Le Canada peut-il sérieusement organiser la Coupe du monde 2026 ?
  • Moins de joueurs sans club en équipe nationale canadienne : une bonne nouvelle ?
  • Aucun joueur de Montréal en équipe nationale -17 ans : un scandale ?
  • De plus en plus d’internationaux en MLS : comment respecter les dates Fifa ?
  • Comment le soccer est-il né et s’est-il implanté au Québec ?

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16 January 1:42 de la tarde

Les équipes les moins bien classées de la Concacaf connaissent le début du parcours qui pourrait les mener à la Coupe du monde 2018 en Russie. Parmi eux, le Canada (triste réalité). Exempté du premier tour, il devra ensuite battre le vainqueur du duel opposant les Îles Vierges britanniques à la Dominique.

Le match aller se jouera au Canada le 8 juin prochain, le match retour dans les Caraïbes le 16 juin. Le vainqueur sera qualifié pour le troisième tour, dont le tirage au sort (ainsi que celui des tours subséquents) aura lieu à Saint-Pétersbourg le 25 juillet. Retrouvez ici le fonctionnement complet des éliminatoires de la Coupe du monde dans la zone Concacaf. Le tirage au sort complet des deux premiers tours est au bas de cet article.

La Dominque est favorite du duel du premier tour l’opposant aux Îles Vierges britanniques, les deux nations étant classées respectivement 25e et 34e (sur 35) dans la zone Concacaf (je vous épargne leur classement Fifa). Les deux derniers affrontements entre les deux équipes, en 2009 et 2010, se sont soldés par de nettes victoires de la Dominique, 4-0 et 0-10. Les deux nations avaient par ailleurs terminé à la dernière place de leur groupe lors du premier tour des éliminatoires de la dernière Coupe des Caraïbes. Le Canada (9e dans la zone Concacaf) ne devrait donc pas avoir trop de problème à franchir son premier écueil.

La Concacaf et la Fifa ont effectué une autre annonce très intéressante hier : l’introduction d’une licence pour les clubs dans la zone Concacaf. Si on ne connaît pas encore les détails du système, on sait que les clubs devront respecter certaines normes pour obtenir leur licence. « Il est basé sur cinq critères essentiels : sport, personnel et administration, finances, infrastructures et domaine juridique. Ces critères ont pour objectif de protéger la crédibilité et l'intégrité des compétitions de clubs tout en améliorant le niveau du professionnalisme au sein de la famille du football et en favorisant la transparence dans les finances, la propriété et le contrôle des clubs », explique la Fifa.

« À la fin de ce processus, les avantages pour les clubs, les championnats et les associations membres seront nombreux : meilleur niveau de gestion des clubs, meilleur niveau des joueurs formés au pays, augmentation du nombre de fans et des revenus et, en dernière instance, meilleur niveau de l'équipe nationale », poursuit la Fédération internationale. Concrètement, dans les zones où un tel système est déjà implanté, il permet actuellement de déterminer selon des critères objectifs préétablis qui peut participer aux compétitions internationales ou jouer dans telle division – les critères de la licence passant cependant toujours après les critères sportifs.

Ah, et pour terminer, la nouvelle du jour en MLS – vous êtes certainement déjà tous au courant – Jozy Altidore a signé à Toronto, alors que Jermain Defoe effectue le chemin inverse et prend la direction de Sunderland.

LE TIRAGE AU SORT

1er tour
1. Bahamas - Bermudes
2. Îles Vierges Britanniques - Dominique
3. Barbade - Îles Vierges Américaines
4. Turks-et-Caicos - Saint-Kitts-et-Nevis
5. Nicaragua - Anguilla
6. Belize - Îles Caïmans
7. Curaçao - Montserrat

2e tour
Saint-Vincent et Grenadines - Guyana
Antigua et Barbuda - Sainte-Lucie
Porto Rico - Grenade
Canada - Vainqueur 2
République dominicaine - Vainqueur 6
Guatemala - Vainqueur 1
Aruba - Vainqueur 3
Vainqueur 4 - Salvador
Vainqueur 7 - Cuba
Vainqueur 5 - Surinam

12 January 2:47 de la tarde

Alors que nous sommes en plein dans la cérémonie du Ballon d’or, remise des prix lors de laquelle la Fifa décerne les récompenses à celles et ceux qui ont brillé en 2014, nous rappelant qu’il y a eu une Coupe du monde l’an dernier, la Concacaf procédera dès ce jeudi à un tirage au sort pour les premiers tours des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Eh oui, ça va vite…

Le tirage aura lieu à Miami à 19h00 (HE) et impliquera 27 des 35 nations de la Confédération. En effet, les huit meilleures d’entre elles au classement Fifa (Costa Rica, Mexique, États-Unis, Honduras, Panama, Trinité-et-Tobago, Jamaïque et Haïti) sont exemptes de ces premiers tours et peuvent dormir tranquille jusqu'au tirage au sort mondial qui aura lieu le 25 juillet à Saint-Pétersbourg.

Le Canada qui, comme vous l’avez remarqué, ne figure pas dans le top 8 de la Concacaf, sera toutefois exempté du premier tour, qui n’impliquera que les 14 nations les plus mal classées. Ces dernières s’y affronteront lors de sept matchs aller retour, joués les 23 et 31 mars prochains. Les sept qualifiés se joindront aux 13 pays classés de la 9e à la 21e place, pour un nouveau tour à élimination directe sous forme de matchs aller-retour. Il y aura donc cette fois 20 équipes, dont le Canada, et dès lors 10 duels et 10 qualifiés. Ils auront lieu les 8 et 16 juin.

Les 10 rescapés recevront la compagnie d’Haïti et de la Jamaïque, pour le troisième tour qui prendra la même forme que les deux premiers. Ainsi, cette fois, on commencera avec 12 équipes, qui s’affronteront en matchs aller-retour les 31 août et 8 septembre, pour en conserver 6.

C’est alors que le top 6 de notre zone continentale entrera en lice : les 12 équipes encore en course pour une place en Russie seront réparties en trois groupes de quatre, qui s’affronteront sous forme de mini-championnat entre novembre 2015 et septembre 2016. Les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour le dernier tour, à six, comme c’est le cas depuis longtemps en Concacaf. Là encore, nous aurons droit à un mini-championnat, de novembre 2016 à octobre 2017. Les trois premiers iront en Russie, le quatrième disputera un barrage contre un pays d’une autre confédération.

02 December 5:33 de la tarde

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

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15 October 12:32 de la tarde

L’éclectisme est encore une fois au programme de l’émission de la semaine (que vous pouvez également écouter ici) puisqu’on y navigue entre l’avenir de Patrice Bernier à Montréal et la bonne sortie du Canada contre la Colombie en passant par la fin de la saison régulière ou encore les conflits d’horaire entre le championnat et les équipes nationales.

Le Canada s’est incliné 1-0 contre la Colombie, à l’issue d’un match beaucoup plus serré que prévu. Pour la première fois depuis très longtemps, il y avait un positivisme unanime autour de l’équipe nationale, qui a dégagé de la sérénité et a bien tenu le coup contre un adversaire capable de faire mal aux défenses regroupées mais qui a dû user de son expérience pour émerger en fin de match.

Comme d’autres, ce match était joué lors d’une date prévue pour les rencontres internationales, et a forcé plusieurs joueurs de MLS à choisir entre leur club et leur pays. Certains disent que cette situation ne peut plus durer, comme en fait foi cet article. De nombreux arguments laissent penser que respecter le calendrier Fifa serait bénéfique pour la MLS.

En fin de contrat à Montréal, Patrice Bernier n’a pas encore entamé les discussions avec le club qui préfère attendre la fin de la saison pour négocier en vue de 2015. A-t-il raison de mettre tous les joueurs à la même enseigne ou Bernier, capitaine et joueur local, devrait-il bénéficier de certains privilèges ? Ou au contraire, apprend-il de ses erreurs en attendant de faire un point global avant de se lier ?

À deux journées de la fin de la saison régulière, il reste trois duels, plus ou moins serrés. Qui sortira vainqueur du double affrontement entre Seattle et le LA Galaxy ? Portland peut-il dépasser Vancouver alors que le calendrier favorise largement l’équipe canadienne ? Quelles sont les chances de voir Toronto gagner ses deux dernières rencontres et Columbus perdre les siennes ?

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23 January 12:49 de la tarde

L’Association canadienne de soccer (ACS) a dévoilé ce matin son plan stratégique pour les prochaines années, orienté vers un seul but : que le Canada devienne « un chef de file du soccer ». Il se résume en quatre points : des investissements dans l’expertise technique, de bons résultats des équipes nationales, la croissance du sport au pays et une gestion sérieuse.

Si les trois derniers sont la moindre des choses pour toute fédération qui se respecte, le premier sort du lot : la qualité des entraîneurs doit augmenter, et ils doivent être compétents à tous les niveaux et pour les jeunes de tous âges. Des normes seront établies pour les diplômes, qui seront revus, tout en encourageant le plus de monde possible à tenter de les obtenir. Le tout, en continuant d’appliquer les programmes de développement des joueurs mis en place depuis quelques années et en formant également de meilleurs arbitres et administrateurs.

Afin d’améliorer le niveau des équipes nationales, l’ACS veut commencer par augmenter le nombre d’équipes de bon niveau au pays, et ce en encourageant la création de championnats semi-professionnels régionaux aux normes sérieuses mais aussi l’investissement dans les installations tant extérieures qu’intérieures. L’ACS va aussi fournir des efforts pour arranger des rencontres face à des adversaires de meilleur calibre aux équipes nationales canadiennes.

Car si celles-ci brillent sur la scène internationale, il s’agit de la meilleure inspiration pour les jeunes, ce qui a des incidences positives sur la popularité du sport. Cela passe notamment par la réussite des deux grands événements à venir : la Coupe du monde féminine 2015, et celle des filles de moins de 20 ans cet été. Mais aussi par un travail avec les gouvernements pour « l’élaboration d’une stratégie d’infrastructure nationale afin d’appuyer le développement du sport à l’échelle locale ». Tout ça avec un objectif très ambitieux : présenter la candidature du Canada pour organiser la Coupe du monde 2026.

La partie gestion est en deux temps. Une de prise de responsabilité à l’échelle nationale, en obligeant les structures provinciales et régionales à avoir les mêmes orientations que l’ACS et à développer leurs priorités en ce sens. Il y a aussi la poursuite du travail de révision de la gouvernance, avec une volonté de plus grande transparence. On sent une volonté de mieux s’organiser (enfin !) L’autre volet concerne un renforcement des relations avec les partenaires extérieurs, à savoir les médias, les gouvernements, les partenaires commerciaux mais aussi la Concacaf et la Fifa, ce qui sera d’autant plus facile, dixit l’ACS, si le profil du soccer au Canada est rehaussé par « le fait d’organiser avec succès des compétitions mondiales ».

Si vous voulez en savoir plus, consultez le document complet : il ne fait que 8 pages et se lit très facilement.