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18 August 12:13 pm

Quatre équipes ont marqué au moins quatre buts ce week-end faisant certaines victimes prestigieuses pendant que Salt Lake s’imposant dans le sommet contre Seattle, provoquant un nouveau resserrement des rangs en tête.

Meilleur buteur de Salt Lake cette saison, Joao Plata a de quoi avoir le sourire : du haut de ses 157 cm, il a marqué de la tête contre Seattle et ouvert la voie la victoire à son équipe dans ce duel des géants. Absences, conditions de jeu et qualité de l’adversaire : tous des facteurs combinés qui ont fait qu’au bout du compte, Clint Dempsey et ses coéquipiers n’ont pas été en mesure de tenir le rythme imposé par l’équipe locale. Avec un bilan de 6 points lors de leurs 6 dernières rencontres, ils ont quand même certaines raisons de s’inquiéter.

Quand on regarde le classement ce lundi matin, la première place est occupée par Kansas City - à égalité de points mais avec une victoire de plus que Salt Lake. La dernière en date, un 4-1 bien tassé contre Toronto, pour qui ce fut néanmoins tout sauf un match à sens unique. Malgré ces quatre buts, ce ne sont pas les atouts offensifs des Ciel et Marine qui font parler, mais plutôt son troisième gardien, le produit local Joe Kempin qui a empêché le 2-2 grâce à un superbe arrêt.

Le calendrier étant ce qu’il est, les deux équipes de tête pourraient légitimement se faire dépasser par DC United, qui compte deux points de moins mais un match de retard (et aussi par Seattle, qui n’est qu’à une unité de la première place avec deux rencontres de retard). Privée d’Eddie Johnson suspendu, l’équipe de la capitale américaine a réalisé un des autres cartons de la semaine, 4-2 contre Colorado, grâce au duo Silva - Espindola, deux attaquants qui s’entendent comme larrons en foire.

Autre gros score, la victoire 0-5 de Dallas à San José. Les Texans, dans une forme étincelante, en sont à neuf rencontres consécutives sans défaite et disposent actuellement de la meilleure attaque de la compétition, grâce entre autres à Castillo qui est moins prévisible et meilleur sans ballon que la saison dernière. Alors que l’entraîneur Mark Watson ne comprenait toujours pas ce qui était arrivé, le gardien Busch répétait son embarras à qui voulait l’entendre, ajoutant : « Ils nous ont botté le cul de la première à la dernière minute ».

Le succès par des chiffres plantureux le moins attendu est certainement le 4-1 de Columbus contre le LA Galaxy. Une victoire qui arrive à point nommé, sous les yeux d’Andy Loughnane, nouveau responsable du département commercial du club et qui planche déjà sur deux dossiers très importants : la modernisation des installations et de l’image de marque. En se regardant dans le miroir, les Californiens disaient qu’ils ne s’étaient même pas donné la chance de gagner en terres ohioaines.

Auteurs d’un nul lors de deux déplacements abordables respectivement à New England et Chivas USA, Portland et Vancouver déplorent tous deux la perte de deux points importants. Caleb Porter pointait deux coupables à l’échec de son équipe : lui-même, pour la mauvaise première mi-temps, et l’arbitre, pour un but annulé après la pause. Privés de Morales, les Canadiens résumaient leur sortie par une bonne prestation défensive mais un manque de réalisme offensif.

Les deux derniers du classement à l’aube de la journée se sont imposés. Houston a simplifié son jeu en deuxième mi-temps pour battre Philadelphie et grappiller quelques places. Montréal restera lanterne rouge au moins quelques semaines encore, mais avait beaucoup de raisons de sourire après sa victoire contre Chicago : la fin d’une série de sept défaites consécutives, les débuts d’Ignacio Piatti et la possibilité de voir Marco Di Vaio retarder sa retraite.

LES RÉSULTATS
Houston - Philadelphie
Montréal - Chicago
Salt Lake - Seattle
Columbus - LA Galaxy
New England - Portland
Kansas City - Toronto
Chivas USA - Vancouver
San José - Dallas
DC United - Colorado

 
2-0
1-0
2-1
4-1
1-1
4-1
0-0
0-5
4-2

Classement général
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15 August 5:01 pm

Week 23 of MLS play is filled with intriguing matchups.  The New England Revolution travel to the Northwest for a matchup against the Portland Timbers.  Both teams enter Saturday’s match on the doorstep of playoff contention.  Three points for either club could position them above the red line at the end of the weekend.  In other MLS news…class-act, Landon Donovan has decided that this season will be his last as a professional but don’t worry folks, we have another two months to enjoy the League’s most prolific goal scorer in action!  Watch the Galaxy take on the Crew as the two clubs continue to solidify their playoff positions.  Before you power on that TV or access your MLS Matchday app, be sure to take a look at how our clubs are making a difference in the community.

Red Bulls accept Ice Bucket Challenge; help to #StrikeOutALS

Quakes announce celebrity scoopers for A&W Root Beer Float Night pres. by 7UP

Safe playground launch: The Union and the city of Chester work to keep their young people safe

George, Tchani Volunteer at Faith Mission

 

Sporting KC stars aid Habitat for Humanity

 

Jordan Stewart accepts ALS Ice Bucket Challenge

 

Portland Timbers award $67,500 in Community Fund Grants

 

FC Dallas Foundation and UAE Embassy break ground on new community soccer field for kids in Dallas

 

D.C. United completes #IceBucketChallenge

 

The Victory Project Benefit Concert

 

Robb Heineman accepts ALS Ice Bucket Challenge

 

Jon Busch accepts the #IceBucketChallenge

 

Galaxy Golf Tournament

 

D.C. United to support National Kidney Foundation on Aug. 17

 

Social Spotlight: Crew Soccer Foundation Golf Classic

 

Dan Gargan completes ice bucket challenge designed to bring awareness to ALS

 

Second Annual Chicago Fire Soccer Club and Quaker Oats Invitational Tournament to Feature More Than 2,500 Chicago Fire Juniors

 

Robbie Keane completes ice bucket challenge to increase awareness for ALS

 

Match Photos: FC Dallas Special Olympics VS Colorado Rapids Special Olympics

 

Crew tees it up at fourth annual Crew Soccer Foundation Golf Classic

 

Revs take on the #IceBucketChallenge

 

Recap: FC Dallas Special Olympics Texas 2, Rapids SOCO Unified Team 0

 

FC Dallas Special Olympics Wins Annual Match Against Colorado Special Olympics

 

Crew Soccer Foundation's Kirk Urso Memorial Fund awards research grant to Nationwide Children's Hospital

 

Crew remembers fallen teammate on Kirk Urso Memorial Night

14 August 1:35 pm

La deuxième période des transferts a officiellement pris fin la semaine dernière. Qu’est-ce que ça veut dire, en pratique ? Vous avez été nombreux à me poser énormément de questions et à demander des précisions ces derniers jours, j’ai donc eu l’idée de synthétiser le tout en un article.

D’abord, un peu d’histoire pour remettre le tout en contexte et comprendre l’esprit de ces règlements. Traditionnellement, les championnats de soccer voient chaque club affronter chacun de ses adversaires deux fois (une à domicile, l’autre à l’extérieur). Et le calendrier fait en sorte qu’ils jouent d’abord une fois contre tout le monde (ce qu’on appelle le premier tour), puis la seconde (le deuxième tour) avec généralement, entre les deux, une trêve de quelques semaines. C’est important de garder ça en tête pour la suite.

Afin de favoriser l’intégrité de la compétition, sa parité (chère à la MLS) et son intérêt, des règlements ont été mis en place à différentes périodes du siècle dernier, variant selon les pays et la culture. On s’est quand même rapidement rendu compte que les clubs plus offrants tiraient profit de la liberté des joueurs en allant chercher les meilleurs chez leurs concurrents. Afin d’éviter cela, ils ont dû donner une compensation au club qui perdait son joueur, généralement une indemnité de transfert. Par ailleurs, dans de nombreux championnats, les équipes devaient être constituées avant le premier match, de façon à affronter chaque adversaire avec le même effectif de joueurs. On pouvait y apporter des retouches (rien de majeur, mais plutôt un nombre limité de transferts entrants et/ou sortants) à la mi-championnat, de façon à avoir à nouveau un effectif identique pour affronter chaque adversaire pour la deuxième fois de la saison. Dans certains pays de tradition plus libérale, les règles étaient plus souples, mais bouleverser l’effectif en cours de saison n’était quand même pas dans les mœurs.

À l’époque, l’indemnité de transfert était aussi due lorsque le joueur était en fin de contrat, et son montant variait au bon vouloir des dirigeants des clubs. Si cela protégeait les clubs et la compétition à certains égards, cela allait à l’encontre des droits des individus. Le joueur Jean-Marc Bosman en a été victime et a intenté un procès, qu’il a gagné. En décembre 1995, en a résulté l’arrêt Bosman qui, pour généraliser, a permis aux joueurs en fin de contrat de partir gratuitement et a aussi mis fin à la limite du nombre de joueurs étrangers par club. Cette dérégulation a ouvert de nombreuses portes et mis fins aux traditions, qui ont été remplacées par des règlements allant un peu dans tous les sens. Au tournant du siècle, la Fifa a tenté d’harmoniser le tout et c’est ce qui donne la situation actuelle, présentée ici.

Cette harmonisation vaut pour les transferts internationaux. Et ce que je vous explique ici, ce sont les grandes lignes qui concernent les joueurs professionnels et majeurs (il y a des règles particulières pour les amateurs et les mineurs). Pour les transferts nationaux (entre deux clubs du même pays), chaque fédération édicte ses propres règlements, qui doivent inclure des dispositions pour protéger les joueurs, la stabilité contractuelle et un système pour indemniser les clubs qui investissent dans la formation, tout en respectant le droit national et les conventions collectives.

En fait, chaque joueur est enregistré auprès de la fédération nationale du pays où se trouve son club. Et un joueur enregistré auprès d’une association ne peut être enregistré auprès d’une nouvelle association que lorsque celle-ci a reçu un Certificat International de Transfert (CIT) établi par l’ancienne association, qui doit également en envoyer une copie à la Fifa. La procédure de CIT doit exclusivement être réalisée via TMS, un système centralisé de régulation des transferts mis au point par la Fifa.

Ces enregistrements ne peuvent se faire qu’à certains moments précis. On est revenu au principe de départ : au début de la saison et au milieu de celle-ci. Voilà ce que dit exactement le règlement de la Fifa : « La première période d’enregistrement commence après la fin de la saison et s’achève, en principe, avant le début de la nouvelle saison. Cette période ne doit pas excéder douze semaines. La deuxième période d’enregistrement doit en principe se situer au milieu de la saison et ne doit pas excéder quatre semaines. » Ce sont les fédérations nationales qui choisissent les dates exactes de ces périodes, mais il y a quand même certaines harmonisations, notamment entre pays voisins.

Vous aurez remarqué que le texte ci-dessus précise qu’en principe, les transferts doivent être terminés avant le début de la saison. En pratique, ce n’est cependant pas le cas. Ainsi, en MLS, la première période de transferts s’étalait du 18 février au 12 mai, alors que le premier match de championnat a été joué le 8 mars. Idem en Europe de l’Ouest, où les clubs peuvent transférer jusque fin août même si de nombreux championnats ont déjà repris. Cela change la donne en début de compétition. C’est un peu pareil à la mi-championnat, avec une seconde période qui allait du 8 juillet au 6 août en MLS, et qui s’étale sur tout le mois de janvier en Europe de l’Ouest.

Ce n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, Arsène Wenger, l’entraîneur d’Arsenal, s’en est offusqué, citant en exemple Newcastle qui avait transféré à l’envi durant l’hiver 2013. « Il est injuste que des équipes ne doivent plus jouer contre Newcastle et que d’autres doivent affronter une formation avec six ou huit nouveaux joueurs. Ils ne joueront pas contre la même équipe. Je pense que le nombre de joueurs qu’on peut acheter devrait être limité », a déclaré le Français, proposant que l’on mette fin aux transferts de mi-saison, ou qu’on les limite à un maximum de deux arrivées. Ce genre de réflexion, portant sur l’intégrité de la compétition et l’esprit du jeu, se fait malheureusement de plus en plus rare.

Les dates ci-dessus (vous pouvez consulter la liste complète par pays ici) concernent les transferts entrants. Cela veut dire par exemple que la Fédération américaine ne pouvait enregistrer un joueur venu de l’étranger que jusqu’au 6 août. Par contre, la Fédération anglaise peut le faire jusqu’au 1er septembre. C’est la raison pour laquelle un joueur de MLS peut toujours partir à l’étranger, mais personne ne peut effectuer le chemin inverse. Les anciens coéquipiers d’Ignacio Piatti qui ont joué la finale retour de la Copa Libertadores ce 13 août ne peuvent donc plus signer en MLS mais ont toujours la possibilité de quitter San Lorenzo pour l’Europe.

Ces transferts doivent être notifiés de manière électronique - via le système TMS ou par courrier électronique - avant 23h59 le jour de la date limite. C’est pourquoi on apprend parfois un transfert après cette date. Certains clubs qui ont effectué toutes les formalités dans les temps choisissent occasionnellement d’attendre avant d’effectuer l’annonce. Il arrive aussi parfois (c’est très rare mais pas exceptionnel) que certains clubs effectuent les démarches administratives en retard. Le transfert n’entre alors en vigueur qu’au début de la période suivante, et le joueur doit attendre avant de pouvoir jouer pour son nouveau club, ce qui peut s’avérer fâcheux.

En MLS, la situation est quelque peu particulière, puisqu’on y trouve des clubs de deux pays différents. Dans beaucoup de cas, un joueur qui passe des États-Unis au Canada doit se conformer à ces procédures de réenregistrement limitées aux deux périodes de transfert. Pas en MLS. En voilà la raison expliquée droit depuis les bureaux de la ligue à New York, suite à une question sur le passage d'un club canadien à un club américain (ou inversement) en dehors des périodes d'enregistrement : « Il n’y a pas besoin de Certificat International de Transfert (CIT) car le Canada n’a pas de championnat de Division 1 – raison pour laquelle des clubs canadiens sont autorisés à jouer en MLS. Cependant, s’il y avait une D1 canadienne, un joueur aurait besoin de son CIT pour aller de celle-ci en MLS (dans laquelle il n’y aurait alors pas de club canadien). »

Une fois ces limites de date passées, les règlements varient d’un championnat à un autre. Dans certains, on ne peut plus faire aucun transfert national non plus, ailleurs on ne peut engager que des joueurs sans contrat, d’autres permettent de transférer des joueurs du pays jusqu’à une certaine date. C’est le cas en MLS, où la date de fixation de la liste des joueurs (roster freeze en anglais) est, cette saison, le 15 septembre 2014 à 17h00, heure de New York. D’ici-là, les clubs peuvent engager des joueurs d’autres clubs s'il n'y a pas besoin de CIT, effectuer des échanges ou ajouter des jeunes du crû à l’effectif de leur équipe première. Lisez ici les règlements de la MLS en français.

Que ce soit dans un seul pays ou plusieurs, un joueur peut être enregistré auprès de trois clubs au maximum au cours d’une même saison. Durant cette période, le joueur ne peut être qualifié pour jouer en matches officiels que pour deux clubs - trois si les saisons se chevauchent (lors par exemple d’un passage de la MLS à l’Europe de l’Ouest). Un joueur ne peut pas non plus signer de contrat avec deux clubs en même temps (sauf si l’un le prête à l’autre). Sinon, il subira des sanctions sportives (une suspension de plusieurs mois). Le dernier contrat qu’il a signé est théoriquement celui qui est valide, mais il peut y avoir exception si le club l’a incité à rompre l’autre contrat.

Il y a des joueurs qui signent illégalement plusieurs contrats… et il y en a d’autres qui n’en ont plus. Ces joueurs considérés comme sans emploi sont ceux dont le contrat a expiré (ou a été rompu par consentement mutuel) avant la fin d’une période d’enregistrement. Ils ont le droit de signer dans un nouveau club après les périodes réglementaires de transfert, à condition que ce soit prévu dans le règlement national, ce qui n’est pas obligatoire, chaque championnat déterminant ses propres règles pour ce cas de figure et devant avant tout veiller à l’intégrité de la compétition.

Que le joueur soit en fin de contrat ou non, il y a aussi des règles d’éthique à respecter par les clubs qui les convoitent. Un club désirant signer un contrat avec un joueur professionnel est tenu d’en informer le club du joueur par écrit avant d’entamer toute négociation. Un joueur n’est libre de conclure un contrat avec un autre club que si son contrat a expiré ou expirera dans les six mois. Et si le joueur n’arrive pas en fin de contrat, certains pays se basent sur le principe qu’on ne fait pas aux autres ce qu’on ne veut pas que les autres nous fassent. Ce n’est pas toujours efficace, alors plusieurs fédérations obligent le club qui veut négocier à obtenir un accord signé par le club à qui appartient le joueur.

Si un joueur sous contrat passe d’un club à un autre, il doit y avoir une compensation, qui est généralement une indemnité de transfert. Sauf exceptions précisées dans le règlement de la Fifa (par exemple un joueur qui n’est pas payé pendant plus de trois mois), une résiliation unilatérale de contrat en dehors des périodes d’enregistrement réglementaires s’accompagne de sanctions sportives (interdiction de jouer ou de transférer) pour le joueur ou le club.

Depuis plusieurs années, le travail de formation est également récompensé sous deux formes : l’indemnité de formation et le mécanisme de solidarité. La première est payée lorsqu’un joueur signe son premier contrat professionnel et lors de chaque transfert jusqu’à la saison de son 23e anniversaire. Tous les clubs qui l’ont formé à partir de l’âge de 12 ans touchent entre 2000 et 125 000 dollars par saison de formation, selon un barème préétabli. Si le club a disparu entre temps, la somme qu’il devait recevoir va à la fédération nationale, qui doit la réinvestir dans le développement des jeunes. Cette indemnité de formation doit être payée que le transfert ait lieu pendant ou à la fin du contrat du joueur.

La contribution de solidarité, elle, ne doit être payée que lorsqu’un joueur professionnel est transféré avant l’échéance de son contrat. Dès lors, 5% du montant de l’indemnité de transfert versée à l’ancien club est répartie entre tous les clubs pour lesquels le joueur a évolué entre ses 12 et ses 23 ans. Imaginons qu’un jeune qui a joué au FC Verdun de sa petite enfance jusqu’à ses 23 ans soit transféré cinq ans plus tard du Real Madrid à Arsenal pour 50 millions, le FC Verdun verra ses caisses se remplir de 2,5 millions…

Je ne m’étendrai pas sur les prêts, mais il est quand même important de savoir que la période minimum de prêt doit correspondre à la période comprise entre deux périodes d’enregistrement. Un prêt est en fait considéré comme un transfert (avec évidemment des conditions particulières à cette situation dans le contrat) pour une durée déterminée (il est d’ailleurs aussi appelé aussi transfert temporaire), donc les même règles s’appliquent, notamment le payement d’indemnités de formation et de solidarité ou encore le respect des dates durant lesquelles on peut transférer.

Autre précision intéressante : les suspensions dans le championnat national n'accompagnent pas un joueur transféré à l’étranger, sauf si elles sont de plus de quatre rencontres ou de trois mois, auquel cas le joueur doit terminer de les purger dans le nouveau championnat où il joue.

On m’a aussi souvent demandé ce qu’il en était en Ligue des champions. Tous les règlements ci-dessus s’appliquent évidemment. En Concacaf, un club doit fournir une liste de maximum 30 joueurs sept jours avant le début de la compétition. Il peut y ajouter des joueurs jusqu’à 48 heures avant un match, du moment que la limite de 30 ne soit pas atteinte, et ne peut retirer personne, même les joueurs ayant quitté le club. Une autre liste est donnée avant les quarts de finale (après la période de transferts hivernale), selon le même principe. Un même joueur ne peut pas participer à la compétition pour deux clubs différents. En Europe, c’est un peu plus compliqué et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ce document à partir de la page 29.

Voilà donc le tour de la question qui, je l’espère, répond à vos interrogations. Si vous souhaitez encore plus de détails, consultez le règlement officiel de la Fifa sur le statut et le transfert du joueur.

12 August 12:16 pm

La période des transferts de l’été s’est officiellement refermée il y a quelques jours, et notre émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) essaye de voir qui s’est le mieux renforcé en vue de la suite de la saison, mais on parle aussi du départ possible de Yedlin et des déclarations d’Igancio Piatti qui font grincer certaines dents à Montréal.

Tout Montréal attend Ignacio Piatti qui a montré sur une radio argentine qu’il connaissait déjà bien le club… mais espérait en faire un tremplin pour jouer ailleurs en MLS d’ici quelques années. Scandale ou tempête dans un verre d’eau ? Cela nous amène à parler de l’aspect mystérieux de la MLS pour les joueurs fraîchement arrivés de l’étranger, de la liberté de parler des joueurs et du risque de polluer leur esprit avec des considérations extra-sportives ou encore de situations comparables à l’étranger et de fidélité.

Le possible départ de Yedlin à Tottenham Hotspur ouvre la porte aux questions qui reviennent régulièrement dans une telle situation. Est-ce une bonne nouvelle pour la MLS ? Le montant du transfert est-il suffisant ? Le joueur a-t-il effectué le meilleur choix pour sa carrière ?

Mais on s’attarde surtout sur les arrivées, avec entre autres le passage de Gordon au LA Galaxy, du renouveau de San José, des nouvelles vedettes potentielles (Ridgewell à Portland, Beasley à Houston, M’Bolhi à Philadelphie) et des renforts encore méconnus venus de l’étranger. Avec ces éléments, on tente de déterminer qui s’est le mieux renforcé et est le mieux armé pour la suite de la saison.

Parmi nos autres sujets de discussion, la grosse activité des deux clubs qui joueront en MLS en 2015 et nos habituels conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

11 August 11:54 am

Seattle a repris la tête du classement grâce à sa victoire acquise de haute lutte contre Houston, alors que plusieurs de ses concurrents ont perdu des plumes, que Salt Lake a réalisé une nouvelle bonne opération et que la course se resserre en milieu de classement. Pour faire une analogie avec le cyclisme : ça frotte tant en tête qu’en milieu de peloton.

Les hommes de Sigi Schmid ont souffert pour reconquérir la première place : il a fallu que Frei arrête un penalty en première mi-temps puis que Pineda en convertisse un à un quart d’heure du terme pour qu’ils prennent l’avance contre Houston dans un match plus physique qu’esthétique, avant que Pappa ne scelle la victoire d’un tir de loin (on en parlait justement dans notre émission spéciale Seattle il y a deux semaines).

Le sommet de la journée opposait Salt Lake à DC United, mais jamais la rencontre n’a semblé équilibrée. Nick Rimando n’a eu que deux arrêts à effectuer pour devenir seul détenteur du record de rencontres sans encaisser en saison régulière, ce qui lui a aussi valu de chaleureuses félicitations de ses adversaires. Après 25 minutes, l’équipe locale avait déjà marqué les trois buts de la rencontre et les visiteurs semblaient résignés et déjà concentrés sur leurs échéances futures.

En tête avant le début de la journée, Kansas City a également chuté : sa série de cinq succès consécutifs en déplacement a pris fin de manière abrupte à Vancouver qui a « gagné facilement et méritoirement », pour reprendre les mots de Peter Vermes, mais doit parvenir à se concentrer sur les éléments qu’il peut contrôler, ce dont Carl Robinson est le premier conscient.

Autre formation de pointe à avoir galvaudé des unités, le LA Galaxy a été tenu en échec par San José malgré une domination outrancière en possession de balle, inefficacité préoccupante plutôt que maigre consolation. Les sentiments étaient bien différents à Dallas, qui a fêté en grand le retour de Mauro Diaz en s’imposant largement contre Colorado. Les Texans se replacent en position intéressante, tout comme Toronto, vainqueur à Columbus, ce qui n’empêche pas les Ontariens d’être conscients des progrès à accomplir.

Alors que quelques équipes qui étaient tout juste du bon côté de la ligne rouge vendredi ont fait du surplace, d’autres, derrière, ont remporté des victoires importantes, ce qui provoque des embouteillages en milieu de classement. Chicago a gagné ce qu’il considérait comme un match de la dernière chance, face à un New York toujours aussi inconstant. Contre Montréal, Philadelphie a facilement pris trois points grâce à un doublé de Le Toux, qui attend d’être définitivement rassuré après sa blessure en fin de match. Vainqueur de Chivas USA, Portland se réjouissait particulièrement de sa meilleure prestation défensive de la saison.

LES RÉSULTATS
LA Galaxy - San José
Philadelphie - Montréal
Columbus - Toronto
Dallas - Colorado
Salt Lake - DC United
Portland - Chivas USA
Chicago - New York
Vancouver - Kansas City
Seattle - Houston

 
2-2
2-1
2-3
3-1
3-0
2-0
1-0
2-0
2-0

Classement général
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07 August 1:11 am

Les vedettes de la MLS ont remporté le Match des étoiles AT&T de la MLS 2014 en s’imposant 2-1 contre le Bayern Munich, champion d’Allemagne en titre, au Providence Park de Portland à l’issue d’un duel spectaculaire et riche en occasions.

Véritable propagande pour le ballon rond, le match a commencé tambour battant. Robert Lewandowski a enchaîné contrôle du droit et reprise du gauche à bout portant pour obliger Nick Rimando à réaliser un premier arrêt après seulement huit minutes de jeu.

À peine 60 secondes plus tard, servi par Rafinha à l’entrée du rectangle, l’attaquant polonais a cette fois contrôlé du pied gauche puis envoyé du pied droit une demi-volée bourrée d’effet qui est allée se loger dans le plafond du but de Rimando (0-1).

La composition de l’équipe des vedettes de la MLS alignée par Caleb Porter était très offensive, mais la formation était aussi bien organisée et les joueurs extrêmement appliqués. On voyait quelques belles combinaisons, et sa meilleure occasion de la première mi-temps est tombée à la demi-heure quand Thierry Henry, très inspiré tout au long de sa présence sur le terrain, a envoyé un long ballon vers Clint Dempsey dont la demi-volée d’un angle fermé forçait Tom Starke à plonger pour concéder un corner.

Rimando s’est illustré à de nombreuses reprises par des réflexes étincelants, notamment devant Pierre-Emile Höjbjerg, Julian Green et Xherdan Shaqiri. L’international suisse l’a obligé à sortir une parade de toute grande classe en reprenant en un temps et à bout portant un centre au cordeau de Lewandowski.

La deuxième mi-temps a commencé de la meilleure manière qui soit pour l’équipe représentant la MLS, complètement remaniée. Bobby Boswell envoyait un long ballon vers Erick Torres qui le prolongeait de la tête en direction de Bradley Wright-Phillips, plein axe. Le meilleur buteur actuel du championnat profitait de l’espace devant lui pour enchaîner un contrôle du droit et une frappe du gauche qui a fini en pleine lucarne (1-1).

À 20 minutes du terme, Diego Valeri offrait une démonstration de sa précision en distillant un long centre droit dans les pieds de Landon Donovan qui s’est joué des défenseurs centraux avant de tromper Manuel Neuer (2-1).

Bill Hamid a empêché l’égalisation en sortant un beau réflexe sur une superbe volée de Juan Bernat qui reprenait un centre au deuxième poteau de Shaqiri.

Malgré la montée au jeu de plusieurs champions du monde en fin de match, le Bayern n’a jamais semblé en mesure d’égaliser, ne parvenant à rien de mieux qu’un puissant tir de Thomas Müller droit sur Hamid.

En plus de passer une excellente soirée, les 21 733 spectateurs présents au stade ont pu applaudir neuf internationaux américains qui ont représenté les États-Unis à la Coupe du monde 2014 au Brésil : Nick Rimando, Matt Besler, DeAndre Yedlin, Michael Bradley, Clint Dempsey, Graham Zusi et Julian Greene, qui ont tous participé à la rencontre, ainsi que Kyle Beckerman et Omar Gonzalez, qui ont déclaré forfait à la dernière minute pour le match mais étaient présents à Portland.

06 August 3:31 pm

Ses admirateurs seront heureux : l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) marque le retour de Frédéric à l’animation, et est consacrée en grande partie aux évènements survenus à Montréal depuis une semaine et à la saison de l’Impact. Au cœur du débat, riche en coups de gueule :

  • Mettre Nick De Santis à l’écart des décisions sportives est-il la solution ?
  • L’ingérence de la direction dans le travail du staff technique
  • Frank Klopas a les coudées franches : est-il l’homme de la situation ?
  • La future évaluation du nouveau « boss » et de ses collaborateurs
  • Les essais sur le terrain
  • L’école de jeunes, l’avenir du club
  • Montréal, destination que l’on dit peu attirante pour les joueurs

Parmi les autres sujets du jour :

  • Le 3-5-2 en MLS
  • Les arrivées possibles de Jones et Kljestan en MLS
  • L’internationalisation du spray sur les coups francs
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy

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04 August 10:58 am

Seattle et DC United qui perdent, Kansas City tenu en échec chez lui : le trio de tête n’a pas été à la fête ce week-end. Tout profit pour Salt Lake, mais aussi pour le LA Galaxy qui semble trouver le rythme d’un prétendant à la Coupe MLS.

Deux défaites de suite sans marquer : les fantômes de la fin de la saison dernière vont-ils ressurgir à Seattle ? On en est loin, et ce revers 1-0 à San José était, dans la manière, moins inquiétant que celui contre le LA Galaxy il y a une semaine. Et puis, comme le rappelle Sigi Schmid, son équipe n’avait pas encore eu de passage à vide cette saison. San José, de son côté, vient de remporter un deuxième succès consécutif et recolle au peloton, mais ne verse pas dans l’excès d’enthousiasme.

Il y a ce lundi matin un nouveau leader en tête du classement général, mais il ne fanfaronne pas non plus : Kansas City a un point d’avance mais compte deux matches de plus, et a en outre pris cette unité petitement en étant tenu en échec par Philadelphie au Sporting Park, où il ne parvient pas à confirmer son étincelante forme à l’extérieur. DC United aurait pu s’emparer de la première place dimanche soir, mais il s’est incliné à Houston où la réussite ne lui a jamais souri.

Ces contre-performances du trio de tête permettent à Salt Lake de s’en rapprocher, suite à une victoire importante à Colorado, match qui a permis à Nick Rimando de rentrer dans l’histoire puisque pour la 112e fois de sa carrière, il a terminé un match de saison régulière sans encaisser, égalant ainsi le record de Kevin Hartman.

Autre équipe qui avance à grandes enjambées, le LA Galaxy a combiné efficacité et automatismes pour venir à bout de Portland après avoir été mené au score. Cinquièmes, les Californiens ont toutefois quelques rencontres de plus à disputer que leurs devanciers au classement. Quant à Caleb Porter, il se demande pourquoi ses hommes ont arrêté de jouer après avoir pris l’avance.

C’est que dans la Conférence Ouest, chaque point perdu coûte très cher, les adversaires ne musardant pas en chemin. Comme Dallas, qui s'est imposé à Chivas USA sous l'impulsion de son jeune attaquant canadien Akindele dont l'éclosion coïncide avec le retour en forme des Texans.

Dans l’Est, c’est le contraire, le surplace est souvent de mise, comme illustré par le partage de Columbus à Chicago qui, bien qu’avant-dernier, a perdu moins que… Seattle, deuxième. Mais plus que de ce 13e nul de la saison, dans l’Illinois, on parlait surtout de l’offre faite à Jermaine Jones. Après avoir déjà abandonné trop de points bêtement, New York veut appuyer sur l’accélérateur comme il l’a fait lors de l’excellente deuxième mi-temps qui lui a permis de battre New England.

Sans toujours convaincre, Toronto fait partie des équipes les plus régulières et, malgré l’absence de Defoe, s’est facilement imposé à Montréal grâce, entre autres, à Bradley qui a été le roi du terrain. Quant aux Québécois, ils s’enfoncent à la dernière place, avec désormais huit points de retard sur l’avant-dernier, et leur lamentable performance a provoqué un coup de gueule de Camara à l’issue du match.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Philadelphie
LA Galaxy - Portland
New York - New England
Chicago - Columbus
Colorado - Salt Lake
San José - Seattle
Montréal - Toronto
Houston - DC United
Chivas USA - Dallas

 
1-1
3-1
2-1
1-1
0-1
1-0
0-2
1-0
0-1

Classement général
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01 August 3:49 pm

Le terme « joueur formé au club » est de plus en plus en vogue en MLS, et la présence remarquée du plus emblématique d’entre eux, DeAndre Yedlin, à la dernière Coupe du monde l’a encore davantage mis en lumière. En championnat, les supporters aiment encourager les vedettes locales qui embrassaient déjà leur écusson préféré avant même d’être professionnels. Parmi les plus connus : Shane O’Neill, Karl Ouimette, Harrison Shipp, Russel Teibert ou encore Gyasi Zardes.

Une bonne partie d’entre eux se retrouvera dans la même équipe ce lundi à Portland à l’occasion du Match des joueurs formés aux clubs, pour affronter l’équipe -23 ans des Portland Timbers. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 22h00. Ce sera une première et l’occasion de mettre en valeur un concept naturel aux quatre coins du monde sauf au nord du Rio Grande, où il en est encore à ses balbutiements.

Il faut dire que pendant longtemps, nos clubs n’ont pas eu d’équipes de jeunes. Il y a eu quelques débuts timides avec la présence de l’une ou l’autre équipe espoirs en PDL, et parfois de formations d’autres catégories d’âge dans d’autres compétitions mais de façon isolée et désordonnée avec, en outre, des saisons assez brèves. La première mise en place généralisée est venue de la MLS et de sa division réserves, avec une première tentative de 2005 à 2008 puis une relance depuis 2011. Dès lors, tous les clubs devaient avoir une équipe réserve jouant une dizaine de rencontres par saison. Les premiers fruits récoltés ces dernières années viennent généralement de là.

Mais au fait, techniquement, c’est quoi un joueur formé au club ? Voilà ce que dit le règlement de la MLS : il s’agit d’un joueur qui s’est entraîné pendant au moins un an au sein du système de formation des jeunes du club et s’est entraîné au moins 80 jours au sein d’une équipe de jeunes du club durant l’année en question. C’est vrai, pour le moment, le critère n’est pas contraignant. Le même statut existe dans les compétitions européennes (Ligue des champions, Europa League) et désigne un joueur qui, entre l’âge de 15 ans et l’âge de 21 ans, a été inscrit auprès de son club actuel pendant une période, continue ou non, de trois saisons complètes ou de 36 mois.

Je n’ai aucune information privilégiée quand à l’évolution du statut réglementaire en MLS, mais c’est qui ne fait aucun doute, c’est que l’émergence de l’USSDA va bientôt complètement changer la donne. Il s’agit tout simplement du championnat mis en place en 2007 par la fédération américaine pour les équipes de jeunes du pays. Deux clubs canadiens, l’Impact de Montréal et les Vancouver Whitecaps, s’y sont joints, au contraire du Toronto FC, seul club de MLS ne jouant pas en USSDA.. Grâce à cela, il y a enfin eu une structure harmonisée réunissant les meilleurs clubs dans une compétition de haut niveau organisée pour atteindre des objectifs de formation.

Le championnat y commence en septembre et se termine en été, avec une trêve hivernale. On a donc une vraie saison complète. Il ne se limite pas aux clubs de MLS, puisque 80 clubs y alignent des équipes. Les catégories d’âge vont des -13 ans aux -18 ans (regroupées par groupes d’âge de deux ans). Parallèlement à cela, certains clubs commencent à avoir des équipes encore plus jeunes, même si c’est généralement encore embryonnaire. À l’Impact de Montréal, par exemple, il est possible de s’inscrire dès l’âge de 8 ans.

Il ne reste donc qu’un chaînon manquant, celui qu’on appelle la post-formation, entre la fin du passage en USSDA et les débuts professionnels. De nombreuses organisations indépendantes existent (division réserves de la MLS, USL Pro, PDL, NCAA, etc.) mais n’offrent pas encore la solidité nécessaire. Arriver à faire la même chose qu’avec l’USSDA - dont les clubs pourraient aussi avoir des équipes espoirs, leurs joueurs ne veulent pas forcément arrêter à 18 ans - en unifiant les forces pour créer un championnat de qualité harmonisé, avec suffisamment de clubs pour qu’il soit compétitif, qui permette aux clubs de MLS d’avoir une équipe réserve qui joue régulièrement, dans sa ville (comme toutes les autres équipes du club) lors d’une saison de 9 ou 10 mois et face à des adversaires de haut niveau : voilà ce qui est, à mes yeux, la prochaine étape, indispensable, pour offrir aux clubs de MLS une structure de formation complète qui sera un terreau fertile pour nos talents de demain.

Mais revenons au présent, avec le match de ce lundi pour lequel tous les clubs de MLS se sont fait demander de proposer des joueurs admissibles, en tenant compte de leur disponibilité et d’autres critères. La sélection finale de 20 joueurs a été établie conjointement avec le Directeur des programmes de la MLS destinés aux joueurs, Alfonso Mondelo, qui dirigera l’équipe des joueurs formés par leur club de MLS. Histoire de mieux les connaître, voici le portrait de ceux-ci, y compris celui des joueurs qui ont dû décliner leur sélection.

Équipe 2014 des joueurs formés par leur club de MLS
Gardiens de but :
Jon Kempin (Kansas City), Matt Lampson (Columbus)
Défenseurs : Connor Lade (New York), Ashtone Morgan (Toronto), Shane O’Neill (Colorado), Karl Ouimette* (Montréal), Erik Palmer-Brown (Kansas City), Carlos Salcedo (Salt Lake), DeAndre Yedlin* (Seattle)
Milieux de terrain : Steven Evans (Portland), Danny Garcia (Dallas), Wandrille Lefèvre* (Montréal), Zach Pfeffer (Philadelphie), Chris Ritter (Chicago), Harry Shipp (Chicago), Russell Teibert (Vancouver), Wil Trapp (Columbus)
Attaquants : Caleb Calvert (Chivas USA), Bradford Jamieson (LA Galaxy), Sean Okoli (Seattle), Dillon Serna (Colorado), Tommy Thompson (San José), Gyasi Zardes (LA Galaxy)

Caleb Calvert (22 octobre 1996) : A marqué sept buts en douze rencontres de l’équipe des -18 ans lors de la saison actuelle (2013/14) en USSDA ; plus jeune joueur de l’histoire de Chivas USA à y signer un contrat professionnel.

Steven Evans (19 septembre 1991) : A brillé sous les couleurs des -23 ans des Timbers entre 2009 et 2012, aidant l’équipe à devenir championne de PDL en 2010.

Danny Garcia (14 octobre 1993) : Onzième joueur formé au club à signer en équipe première du FC Dallas, Garcia a été titulaire lors des quatre rencontres auxquelles il a pris part cette saison. Faisait partie de l’équipe nationale américaine des -20 ans à la Coupe du monde.

Bradford Jamieson IV (18 octobre 1996) : Sixième joueur formé au club à intégrer l’équipe première du LA Galaxy, Jamieson IV s’est mis en valeur avec le LA Galaxy II pour lequel il a inscrit cinq buts en treize apparitions. 

Jon Kempin (8 avril 1993) : Actuellement en prêt à l’OKC Energy FC, filiale du Sporting Kansas City évoluant en USL PRO, il y a été nommé au sein de l’Équipe de la semaine lors de la 12e semaine de compétition ; international américain chez les -20 ans.

Connor Lade (16 novembre 1989) : A participé à cinq rencontres pour les Red Bulls cette saison après avoir été régulièrement sur le terrain durant la saison 2013 lors de laquelle l’équipe a remporté le Supporters Shield.

Matt Lampson (6 septembre 1989) : Lauréat du prix humanitaire annuel du Crew en 2013 ; titulaire 13 fois dans le but du Crew, dont cinq rencontres lors desquelles il n’a pas encaissé.

Wandrille Lefèvre* (17 décembre 1989) : A effectué ses débuts en MLS le 27 avril 2013 contre le Chicago Fire, match remporté 2-0 lors duquel il a donné une passe décisive ; s’est fait une place sur le terrain en 2014, avec notamment cinq rencontres consécutives au cours desquelles il a joué les 90 minutes, entre le 10 mai et le 11 juin

Ashtone Morgan (9 février 1991) : Arrière gauche qui a joué régulièrement depuis ses débuts en MLS en 2011 ; élu Joueur canadien de l’année 2011 dans la catégorie -20 ans.

Sean Okoli (3 février 1993) : A participé à deux rencontres pour les Sounders cette saison ; a marqué lors de la victoire 5-0 contre PSA Elite en Coupe des États-Unis.

Shane O’Neill (2 septembre 1993) : A joué lors de 41 des 43 dernières rencontres des Rapids pour lesquelles il était qualifié, y étant chaque fois titulaire à deux exceptions près, avant de se blesser au genou au début du mois ; a marqué son premier but en MLS contre Montréal le 24 mai 2014.

Karl W. Ouimette* (18 juin 1992) : A participé à neuf rencontres pour l’Impact, dont huit comme titulaire ; sur le terrain quand Montréal a remporté cette année son deuxième Championnat canadien Amway consécutif.

Erik Palmer-Brown (24 avril 1997) : Plus jeune défenseur de l’histoire à être titularisé en MLS ; a participé à trois rencontres cette saison, dont deux comme titulaire.

Zach Pfeffer (6 janvier 1995) : Premier joueur formé au club à signer en équipe première de l’Union, il a été le quatrième plus jeune joueur de l’histoire à signer un contrat en MLS. Il y a effectué ses débuts contre le Columbus Crew le 17 septembre 2011. Il a représenté les États-Unis dès les équipes d’âge des -14 et -15 ans.

Chris Ritter (29 octobre 1990) : Titulaire à six reprises pour le Fire lors de sa première saison pro ; élu Défenseur de l’année de la conférence Big Ten et membre de la sélection « All-Big Ten » quand il jouait pour l’université Northwestern.

Carlos Salcedo (29 septembre 1993) : Formé à l’académie du Real Salt Lake en Arizona, il a disputé 13 rencontres pour le RSL la saison dernière dont 12 comme titulaire.

Dillon Serna (25 mars 1994) : A marqué le premier but de sa carrière pro le 26 avril 2014 à Seattle ; a donné deux passes décisives en treize apparitions cette saison, dont huit comme titulaire, après avoir effectué ses débuts à ce niveau lors du dernier match de la saison régulière 2013.

Harry Shipp (7 novembre 1991) : Joueur de la semaine de la MLS après son triplé lors de la victoire 5-4 de Chicago contre New York lors de la 10e semaine de compétition ; en tête des candidats au titre de Recrue de l’année, il a marqué six buts et donné cinq passes décisives en 19 rencontres cette saison.

Russell Teibert (22 décembre 1992) : A percé lors de la saison 2013, lors de laquelle il a été le meilleur pourvoyeur de son équipe avec neuf passes décisives et a inscrit deux buts en 24 rencontres dont 19 comme titulaire.

Tommy Thompson (15 août 1995) : Premier joueur formé au club dans l’histoire de San José ; a délivré quatre passes décisives en cinq apparitions avec la réserve des Earthquakes.

Wil Trapp (15 janvier 1993) : A beaucoup fait parler de lui au Crew au cours des deux dernières saisons, en étant titulaire lors des 29 rencontres auxquelles il a participé ; international américain chez les -20 ans, il a joué lors des trois rencontres du premier tour de la Coupe du monde U20 de la FIFA en 2013 et a été nommé Jeune sportif de l’année 2013 par U.S. Soccer.

DeAndre Yedlin* (9 juillet 1993) : Régulièrement titulaire pour Seattle, il est le premier joueur formé par un club de MLS à défendre les couleurs des États-Unis à la Coupe du monde ; récemment, il a aidé les États-Unis à se qualifier pour les huitièmes de finale.

Gyasi Zardes (2 septembre 1991) : Joueur offensif polyvalent, Zardes a inscrit sept buts et donné une passe décisive en seize apparitions lors de sa deuxième saison au LA Galaxy.

*Lefèvre et Ouimette ont décliné leur sélection car Montréal joue mardi en Ligue des champions ; Yedlin sera peut-être dans le stade pour encourager ses camarades mais pas sur le terrain car il a été retenu pour le match des « grands » contre le Bayern Munich mercredi.

30 July 3:21 pm

Le directeur sportif de l’Impact de Montréal, Nick De Santis, a été démis de ses fonctions, alors que l’entraîneur Frank Klopas a obtenu des responsabilités accrues et vu son poste confirmé pour la saison 2015. C’est ce qu’a annoncé le président du club Joey Saputo lors d’une conférence de presse ce mercredi matin.

Ces décisions entrent dans le cadre d’une profonde restructuration interne sur laquelle le club planche depuis quelque temps et sont également le fruit des résultats décevants depuis le début de la saison, mais aussi des mauvais choix qui y ont mené. « La décision de ne pas faire de changements durant la saison morte a été calculée mais ensuite, nous n’avons pas été compétitifs », a ainsi expliqué Saputo, qui a par ailleurs laissé entendre que le fait de choisir de changer l’entraîneur plutôt que certains joueurs cet hiver, sans amélioration des résultats, a pesé dans la balance. « Nick a pris des responsabilités et des décisions, il les assume. »

Cela n’empêche pas Frank Klopas, l’entraîneur qui a pris la succession de Marco Schällibaum cet hiver, d’être très apprécié de son président, qui a vanté son éthique de travail sur le terrain et en dehors, et de recevoir la clef des destinées sportives du club. « Je veux lui donner la possibilité de construire l’équipe qu’il veut, c’est tout à fait légitime. » Saputo qui a en outre insisté sur la bonne relation entre Klopas et De Santis, « de très bons amis qui voient les choses de la même façon ».

Klopas aura le temps de bâtir son groupe, puisqu’il a d’ores et déjà été confirmé dans ses fonctions pour 2015. D’ici-là, il doit mettre en place une équipe compétitive « qui joue avec fierté » pour arriver à reconquérir le cœur des supporters, notamment grâce à un bon parcours en Ligue des champions. Saputo a clairement fait comprendre l’importance d’une qualification pour le tour suivant sur la scène continentale. Bien entendu, même en cas de mauvais classement en championnat à l'issue de la saison, terminer avec de bons résultats et une grosse affiche prévue pour début 2015 augmenterait la motivation des Montréalais à se rendre au stade.

Pour mettre l’équipe complètement à son image, Klopas attirera déjà l’un ou l’autre nouveau joueur d’ici la fin de la période des transferts estivale. Mais Saputo voulait immédiatement clarifier le fait qu’il devenait le seul maître à bord. « Son évaluation se fera cette année et l’an prochain. On ne peut pas évaluer sur base de la situation actuelle, car il y aura des changements – mais ce ne sera pas l’équipe au complet – et ça va prendre du temps. C’est pourquoi je veux que le message passe aux joueurs que la personne clef, en haut, c’est Frank Klopas, pas Nick De Santis. Pour les joueurs, le boss, c’est Frank. » « Nous ne voulions aucune confusion avec le risque que des joueurs passent par-dessus le coach pour parler au directeur sportif », a précisé le président plus tard au cours de la conférence de presse.

Au cours des prochains moins, le club planchera sur sa réorganisation administrative et technique. « Une des possibilités est que le coach prenne les responsabilités du directeur général. On est en train de mettre en place des principes de jeu, des valeurs, une philosophie. Pas seulement au niveau technique, mais aussi organisationnel. On est dans une situation dans laquelle on doit réagir, et la décision qu’on a prise va en ce sens. »

Une fonction à la direction sportive du club ne serait pas inconnue à Frank Klopas, puisqu’il a occupé le poste de directeur technique à partir de la saison 2008 à Chicago dont il a aussi été entraîneur à partir du milieu de l’année 2011. En six ans, le Fire a terminé successivement 3e, 5e, 10e, 11e, 6e et 12e du classement général.

Actuellement dernier du classement avec 14 points sur 60, Montréal vient de concéder cinq défaites consécutives, ce qui ne lui était plus arrivé depuis l’été 2001, alors que le club était en plein marasme financier avant d’être repris et relancé avec succès par Saputo.