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05 June 11:13 am

Le tirage de la Ligue des champions 2015/16 a eu lieu cette semaine, et il est encore souvent difficile de déterminer la difficulté des groupes (dont la composition est ici) en fonction du pays dont font partie les clubs. On sait que les Mexicains et les Américains/Canadiens sont très forts, que le Costa Rica a des représentants costauds, mais après ? De qui se méfier ? Et quel est l’écart de niveau entre tout ce beau monde ? C’est une des raisons pour lesquelles je tiens à jour un « coefficient Concacaf » annuel, à l’image du coefficient UEFA qui détermine le nombre de places par pays dans les différentes coupes d’Europe. Voilà donc celui à l’issue de la dernière Ligue des champions, qui a vu l’America Mexico battre Montréal en finale.

Mes calculs ont été effectués avec les mêmes méthodes et avec un barème très proche de ce qui se fait en Europe. Une victoire vaut deux points, un match nul un point (la moitié pour feu le tour préliminaire), une participation à la phase de groupes rapporte un point. Il y a aussi des bonus : deux points en cas de sortie du groupe, un point pour une qualification lors des tours suivants et en cas de victoire en finale. Le total annuel des points d’un pays est divisé par le nombre de ses clubs en lice et le coefficient porte sur les cinq dernières saisons.

Ceux qui suivent ce classement (qui n’a rien d’officiel) depuis plusieurs années savent qu’il y a un biais : en raison de certaines particularités de la compétition, le calcul est quelque peu faussé pour le Canada par le fait qu’il n’a qu’un seul représentant, et que si celui-ci fait un beau parcours, il rapporte un énorme plein de points au pays. C’est arrivé cette année avec Montréal et cela a une conséquence importante sur le classement… puisque le Canada reprend la deuxième place aux États-Unis ! La reprend, car il les devance quand même pour la troisième fois en quatre ans, ce qui laisse sous-entendre que dans l’ensemble, le représentant du Canada fait mieux que la moyenne des clubs Américains.

Les États-Unis sont-ils en progrès ? Voilà une autre question qui mérite d’être posée. C’est la troisième année que le coefficient ne comprend que des saisons avec la Ligue des champions nouvelle mouture, et la troisième année de suite que le total de points des Américains est à la hausse… parce qu’ils avaient été plutôt mauvais lors des premières éditions de la compétition. En revanche, depuis les qualifications conjointes de Seattle et du LA Galaxy pour les demi-finales en 2013, la tendance est à un net recul. D’ailleurs, cette saison est leur pire en Ligue des champions depuis 2009/10. Un examen de conscience serait-il nécessaire ? Étaient-ils finalement plus à l’aise dans des groupes de quatre avec deux qualifiés que dans des groupes de trois dont seul le premier passe en quart de finale ?

En tête, on retrouve, évidemment, toujours le Mexique, dont un représentant a gagné la compétition pour la dixième année consécutive ! Néanmoins, son hégémonie est tout doucement en train de s’amenuiser. Alors qu’auparavant, les clubs mexicains s’éliminaient presque toujours uniquement entre eux, cette année, pour la première fois depuis très longtemps, ce n’est pas arrivé une seule fois. Le vainqueur est évidemment allé au bout sans chuter, mais avant cela, Pachuca avait été écarté par Montréal en quarts de finale, alors que Leon et Cruz Azul ne sont même pas sortis de leur groupe, devancés respectivement par Herediano et Alajuelense, deux clubs du Costa Rica.

Les Ticos sont d’ailleurs, derrière le Canada, ceux à avoir connu la meilleure saison 2014/15 sur la scène continentale. Trois représentants en quarts de finale, deux en demi-finale : personne n’a fait mieux. Il n’a pas manqué grand-chose à Alajuelense pour venir à bout de Montréal, alors que l’America Mexico a été sans pitié pour les deux autres. N’empêche, saison après saison, les Costariciens sont réguliers et leur bilan d’ensemble se rapproche de celui des Américains, alors que jusqu’à l’an dernier, il y avait un important écart. De quoi revendiquer plus que les deux places que le pays a obtenues pour l’édition 2015/16 ?

Désormais, on ne peut plus parler de trio de tête, mais bien de carré d’as. La Ligue des champions est dominée par les représentants de quatre pays, avec toujours une hégémonie mexicaine. Derrière, le trou est de plus en plus béant. Malgré la qualification d’Olimpia (futur adversaire de Vancouver et Seattle) pour les quarts de finale, le Honduras est encore devancé par le Guatemala, dont les représentants constituent toujours des trouble-fête en phase de groupe.

Très irréguliers, les clubs du Panama et du Salvador sont capables d’un coup d’éclat de temps à autre, mais ça ne les a pas empêchés de tous terminer derniers de leur groupe lors de la dernière édition de la compétition. Mais c’est dans les Caraïbes qu’il y a le plus de raisons de s’inquiéter, car les formations des îles ont de plus en plus souvent un rôle de faire-valoir et sont en nette régression. Le Nicaragua reste dernier de classe, même si avec deux partages et deux défaites, Esteli a réussi le meilleur parcours d’un club du pays.

  2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 TOTAL
Mexique 17,250   18,250   14,750   15,250   11,000   76,500  
Canada 8,500   17,000   5,000   5,000   17,000   52,500  
États-Unis 9,375   9,750   11,750   9,250   7,750   47,875  
Costa Rica 7,750   7,750   8,500   7,333   12,333   43,666  
Guatemala 3,750   3,500   7,000   5,000   5,000   24,250  
Honduras 6,166   2,666   4,500   3,500   7,000   23,832  
Salvador 2,500   6,000   2,333   5,000   1,500   17,333  
Panama 1,333   3,000   1,000   6,500   2,500   14,333  
Caraïbes 3,833   0,500   3,000   1,333   2,333   10,999  
Nicaragua 0,000   0,000   1,000   2,000   3,000   6,000  
Belize 0,000   0,000   0,000   0,000   0,000   0,000  

03 June 12:10 pm

Après un mois de mai très chargé, le moment est venu d’annoncer les trois finalistes du Franco du mois. Vous commencez à connaître le système, qui est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. De nombreux joueurs francophones se sont distingués au cours des dernières semaines, et en choisir trois n’a pas été simple !

Les candidats au titre ce mois-ci sont Laurent Ciman (Montréal) et Benoît Cheyrou (Toronto), déjà respectivement finalistes en mars et en avril, ainsi que Damien Perquis (Toronto), qui obtient la chance de remporter cet honneur pour la première fois. Une chose est déjà certaine : le futur gagnant joue pour un club canadien ! Ce sera également un nouveau lauréat, puisque le vainqueur lors des deux premiers mois de la saison, Damien Perrinelle, n’est pas parmi les finalistes. Mentionnons aussi les noms d’Aurélien Collin, Soni Mustivar et Tony Tchani, qui sont entrés en considération mais n’ont finalement pas été retenus.

Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook. Seules les prestations en championnat au cours du mois de mai sont à prendre en compte au moment de voter. Vos choix s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Benoît Cheyrou
Le milieu de terrain français a continué sur sa lancée du mois dernier. Si cette fois, il n’a été impliqué dans aucun but des siens, il a fait preuve d’une grande régularité. Comme le collectif torontois, il trouve ses marques et ce n’est pas étranger aux progrès de l’équipe. Il récupère beaucoup de ballons dans l’entrejeu et s’est particulièrement distingué lors de la victoire 1-0 contre Portland par son incessant travail défensif face à des adversaires réputés pour leur bonne circulation de balle.

Laurent Ciman
Pour la première fois depuis longtemps, Montréal a remporté deux victoires consécutives et même quand l’attaque se distingue, les observateurs pointent le défenseur belge parmi les meilleurs joueurs de l’équipe. Il a ouvert la marque contre Salt Lake, inscrivant son premier but en MLS. Et même quand son équipe encaisse, son incessante activité fait le bonheur des supporters montréalais… mais aussi des joueurs de MLS Fantasy à qui cela rapporte de nombreux points de bonus.

Damien Perquis
Beaucoup pointent les vedettes offensives pour expliquer la récente forme et remontée au classement de Toronto, mais sa défense est aussi très solide depuis quelques semaines. L’arrière franco-polonais est le socle de cette arrière-garde. Il commet peu de fautes, ferme la porte à ses adversaires et n’hésite pas à faire le ménage lorsque c’est nécessaire. Parfois, on le trouve plus discret… mais on ne voit guère l’attaquant dans ses parages, ce qui montre que sa mission est accomplie.

02 June 7:15 pm

La Fifa et ses dirigeants ont été dans l’œil du cyclone ces derniers jours. Dans l'émission de cette semaine (également disponible ici), on tente de vous apporter un éclairage sur les évènements des derniers jours et sur le fonctionnement de l’organisation qui chapeaute le soccer mondial, de contextualiser le tout et de mettre en avant des sujets rarement abordés.

  • Allégations de corruption : qui sont les accusés, et que leur reproche-t-on ?
  • Comment fonctionne l’élection du président de la Fifa ?
  • Quelle succession pour Joseph Blatter ? Quels écueils éviter ?
  • Quel poids ont les « petits » pays ?
  • Que faut-il changer : les individus ou la manière dont les responsables sont élus ?
  • Que nous disent les réactions sur la popularité du soccer aux États-Unis et au Canada ?

Notez que ce qui est dit au cours de cette émission ne représente pas l’avis officiel de la MLS au sujet des récents évènements à la Fifa. Vous pouvez retrouver cet avis au bas de ce texte.

Après deux belles victoires et une sévère défaite, Montréal est davantage enfoncé qu’encensé par les observateurs et les supporters :

  • Pourquoi les gens sont-ils si durs ?
  • Frank Klopas, principal fautif ou paratonnerre du staff au complet ?
  • Comment renforcer le secteur technique, et à quel poste ? Les rôles y sont-ils bien attribués ?
  • Quels points communs et quels paradoxes dans la gestion technique ces dernières années ?

C’est la première émission du mois, nous vous annonçons donc aussi la liste des finalistes pour le Franco de mai. Qui succédera à Damien Perrinelle ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

01 June 12:05 pm

Seattle a bien profité du fait d’avoir deux rencontres cette semaine pour prendre six points et s’installer en tête du classement où Kansas City et Toronto mais aussi Portland effectuent une remontée intéressante, alors que New York City s’enfonce.

Le sommet de la journée opposait Seattle à New York et a tenu toutes ses promesses : suspense jusqu’à la dernière minute, retournements de situation et superbes buts étaient, entre autres, au rendez-vous. Sam a ouvert la marque pour les visiteurs, mais ceux-ci ont ensuite manqué de conviction lors des actions apparemment anodines, laissant ainsi leur adversaire mettre le match à sa main. Seattle n’en demandait pas tant et a remporté les trois points grâce à deux buts tout en finesse confirmant les qualités techniques de Pappa et Dempsey.

La journée s’était ouverte par un autre match voyant une équipe qui avait bien démarré la saison se déplacer sur le terrain d’un club en forme et effectuant une belle remontée. Par contre, là, pas question de suspense puisque Kansas City, emmené par un Graham Zusi à son meilleur niveau, a atomisé 4-0 une équipe de Dallas qui a cruellement manqué de maturité défensive.

Derrière le leader, la poursuite est actuellement menée par DC United, qui a éprouvé toutes les peines du monde à battre Philadelphie et doit son salut à ses arrières latéraux. Juste derrière, Vancouver a battu Salt Lake pour remporter sa première victoire en championnat depuis le 9 mai : le match a été marqué par trois très beaux buts, dont un de Koffie qui célébrait de belle manière son centième match de saison régulière en MLS.

Sur le terrain comme au classement, Toronto continue de progresser : Giovinco a trouvé ses marques et a eu un rôle crucial dans la victoire contre San José, qui concédait sa première défaite depuis le 17 avril et a éprouvé de grandes difficultés à se créer des occasions. Autre équipe en forme en train de remonter, Portland s’est imposé dans les tout derniers instants à Colorado grâce à un but de Jewsbury, son homme à tout faire.

Notons encore que les deux derniers finalistes de la Coupe MLS, New England et le LA Galaxy, n’ont pu se départager dans un match marqué par les blessures. Jones ne pourra honorer ses obligations internationales alors que la liste des blessés s’allonge en Californie puisque les trois joueurs remplacés s’y sont ajoutés ! Columbus a payé cher l’exclusion de Parkhurst en début de match et a perdu deux points à Orlando. Montréal a aussi joué longtemps à dix mais Chicago semblait bien parti pour gagner bien avant l’exclusion de Donadel. En fond de classement, rien ne va plus pour New York City, tenu en échec par Houston et qui en est à 11 rencontres consécutives sans victoire.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Dallas
Toronto - San José
Vancouver - Salt Lake
New York City - Houston
DC United - Philadelphie
Orlando - Columbus
Chicago - Montréal
Colorado - Portland
Seattle - New York RB
New England - LA Galaxy

 
4-0
3-1
2-1
1-1
2-1
2-2
3-0
1-2
2-1
2-2

Classement général
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29 May 5:48 pm

We’re back at it with another round of MLS matches.  Week 13 kicks off with Sporting Kansas City hosting FC Dallas tonight (9 pm ET, UniMás in the US, MLS LIVE in Canada).  Unbeaten in 5 games, SKC looks to continue their run coming off positive results after their win versus New England Revolution and Seattle Sounders draw.  For the second time in two weeks, D.C. United faces off against the Philadelphia Union, but this time with a new addition to the roster.  D.C. United has partnered with Make-A-Wish to grant the wish of 17-year-old Francis Wesley.  His dream has always been to play professional soccer and this Saturday, his dream will come true.  MLS play will close out the weekend with a 2014 MLS Cup rematch, The New England Revolution fly cross country to take on the LA Galaxy for a bit of redemption.  Now before we all get too excited for this full slate of matches, go ahead and take a look at how your favorite clubs are making a difference.

Revolution Salute to Heroes Auction

LA Galaxy to host Hometown Heroes Night Friday

 

LA Galaxy players visit Homeboy Industries through 20 For Twenty Program

 

Limited-edition LA Galaxy camouflage warm-up t-shirts available for purchase

 

The Football Effect: Miguel of Kids Wish Network Visits NYCFC

 

Revolution to launch annual Charitable Drive Series on Saturday

 

New England Revolution Celebrity Ping-Pong Tournament

 

LA Galaxy’s 20 For Twenty continues Wednesday with Homeboy Industries visit

 

Fire Team With City Year Chicago for Day of Service

 

Rapids Special Olympics team to face Special Olympics Kansas

 

LA Galaxy unveil commemorative match poster for Houston Dynamo match

 

LA Galaxy’s 20 for Twenty continues Sunday with women’s soccer clinic

 

D.C. United to Host First Annual Health & Wellness Fair

  •  
29 May 1:19 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

28 May 3:03 pm

Le Match des étoiles (All-Star Game) a été au centre de l’attention ces deux derniers jours, puisque la MLS a annoncé hier comment voter pour vos vedettes préférées afin de les voir jouer en juillet prochain, et a dévoilé aujourd’hui qu’en 2016, l’évènement serait organisé à San José.

Commençons par le choix des joueurs pour le match de cet été, le 29 juillet contre Tottenham. Des représentants des médias ont établi une présélection de 160 joueurs soumis au vote, et vous pouvez effectuer vos choix jusqu’au 3 juillet à 15h (heure de Montréal / New York) en ligne ICI. Vous pouvez également voter sur les médias sociaux (Twitter, Facebook et Instagram) avec le mot-clef #MLSAllStar et soit le nom complet du joueur – prénom et nom obligatoires, séparés ou non d’un espace (exemple : Kekuta Manneh ou KekutaManneh) –, soit son nom d’utilisateur Twitter ou Instagram (exemple : @Kekuta16). Ces votes permettront de former le Onze Populaire, dont la composition – un gardien de but, trois défenseurs, quatre milieux de terrain et trois attaquants – sera annoncée le 13 juillet.

Néanmoins, le 11e joueur – un attaquant – sera choisi d’une autre manière, plus originale. Vous avec la possibilité d’envoyer un attaquant au Match des étoiles en marquant des buts au jeu FIFA 15 sur Xbox One, PlayStation®4, Xbox 360® et PlayStation®3. L’attaquant qui obtiendra le plus de votes – un but équivalant à un vote – le 3 juillet obtiendra la dernière place d’attaquant dans le Onze Populaire.

L’entraîneur de l’équipe représentative de la MLS au Match des étoiles, Pablo Mastroeni (Colorado Rapids), sélectionnera l’effectif qui participera au match et le onze de départ pour affronter Tottenham Hotspur le 29 juillet à Dick’s Sporting Goods Park, stade des Colorado Rapids. Il pourra choisir parmi les joueurs du Onze Populaire, les deux choix du commissaire de la MLS Don Garber et les joueurs ayant obtenu un vote d’au moins deux joueurs.

EN 2016 À SAN JOSÉ

Dans un an, les vedettes de la compétition iront un peu plus à l’ouest, puisque le Match des étoiles 2016 aura lieu à San José (Californie). La ville a déjà accueilli l’évènement en 2001, année lors de laquelle le duel a opposé l’équipe des vedettes de la Conférence Est à celle des vedettes de la Conférence Ouest au Spartan Stadium et s’est terminé par un nul 6-6. En 2016, l’évènement sera joué dans le nouvel Avaya Stadium et Dominic Kinnear, entraîneur des Earthquakes, dirigera l’équipe des vedettes de la MLS. Le nom de l’adversaire qu’elle affrontera sera annoncé ultérieurement.

Ce match organisé annuellement sera le point d’orgue de journées riches en évènements annexes, comme des actions communautaires, des activités en présence de joueurs et des concerts. En outre, le Match Chipotle des joueurs formés aux clubs, auquel participeront les meilleurs joueurs de la ligue formés par leur club, sera joué en 2016 pour une troisième année consécutive.

L’Avaya Stadium a ouvert ses portes en mars 2015, devenant le 15e stade de MLS dédié au soccer. Il s’agit d’une enceinte de 18 000 places située non loin du centre-ville de San José, à côté de l’aéroport international de San José. Le bâtiment est la première infrastructure de MLS donnant accès à l’informatique en nuage et offrant aux supporters un accès Wi-Fi haut de gamme en plus d’écrans numériques interactifs dans les allées du stade. En outre, on retrouve dans la zone nord le plus grand bar extérieur d’Amérique du Nord, un espace supporters de 8000 m² ainsi qu’un marquoir vidéo double face.

Pour la treizième fois d’un évènement qui en sera à sa 21e édition, un club de l’élite internationale se frottera aux vedettes de la MLS, qui comptent sept victoires, trois défaites et un nul lors de ces confrontations. Leur adversaire de cette année, Tottenham, s’ajoute à la liste prestigieuse des clubs ayant participé à cette rencontre amicale, où figurent également Manchester United, Chelsea, l’AS Rome, Chivas Guadalajara ou encore le Bayern Munich.

26 May 4:30 pm

DC United en tête du classement : logique sportive ou supercherie ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre dans notre émission de cette semaine (également disponible ici). Les avis sont très divisés sur les qualités de l’équipe de la capitale américaine, et on tente de comprendre pourquoi, de décortiquer son jeu, de voir si l’entraîneur Ben Olsen a une « patte » caractéristique, d’expliquer ses forces et faiblesses tant offensives que défensives, etc. Voici certaines de nos pistes de réflexion :

  • Pourquoi l’équipe ne fait-elle pas l’unanimité chez les observateurs et les « supporters neutres » ?
  • Y a-t-il eu beaucoup de changements depuis la saison dernière ?
  • Quel joueur incarne le mieux l’équipe ?
  • Peut-on voir une « patte » typique de Ben Olsen ?
  • Des joueurs qui forment un groupe homogène ou plutôt aux profils différents mais complémentaires ?
  • Quel est le facteur chance dans les buts marqués par DC United cette saison ?
  • Quels sont les points forts et les points faibles de sa défense ?
  • Davy Arnaud a-t-il été jugé trop sévèrement lors de son passage à Montréal ?
  • À quel point jouer au RFK Stadium est-il nuisible au club ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

25 May 12:23 pm

Mais que se passe-t-il chez les équipes de tête ? Pour une deuxième fois de suite, elles ont vécu une journée de championnat pour le moins difficile. Ce n’est pas compliqué : l’équipe la mieux classée à avoir gagné ce week-end occupe… la neuvième place.

Pourtant, il n’y avait guère de sommets entre ténors. La seule affiche réelle entre premiers de classe opposait New England à DC United et a pris une tournure particulière lorsque l’équipe locale, qui avait un but d’avance, s’est retrouvée à neuf contre onze suite à deux exclusions avant l’heure de jeu. Elle a tenu le coup tant bien que mal, a concédé l’égalisation mais s’en sort avec un point. « On s’entraîne à jouer à dix, pas à neuf », plaisantait Jay Heaps à l’issue de la rencontre. « Si on avait su, on se serait préparés pour jouer contre deux hommes de moins », répliquait son vis-à-vis qui, après avoir vu ses joueurs subir en première mi-temps, aurait signé à la pause pour un point, mais déplorait en fin de compte une occasion manquée tout en saluant le travail des joueurs adverses.

Autre duel a priori intéressant, Seattle - Kansas City s’est terminé sur un nul blanc qui ne fait pas du tout les affaires de l’équipe locale. L’humeur maussade dans le vestiaire traduisait bien la déception de joueurs qui ne sont pas arrivés à se créer suffisamment d’occasions contre un adversaire regroupé devant son but. Peter Vermes, qui a dû composer une équipe de bric et de broc tant il y a de blessés dans son effectif, vantait « l’intelligence incroyable » des rescapés qui ont été chercher ce point.

Bien que tenus en échec, les clubs précités ne s’en sortent pas trop mal et n’effectuent pas une mauvaise opération, puisque leurs concurrents directs ont tous perdu. À commencer par Dallas, co-leader avant le début de la journée, qui n’a réussi à se montrer menaçant qu’en toute fin de match et a dû s’incliner à Montréal où McInerney espère avoir fait taire les critiques. Toujours en bas de classement, les Québécois comblent l’écart qui les sépare de plusieurs adversaires… tout en ayant toujours autant de matchs de retard. S’ils négocient bien ceux-ci, ils pourraient réaliser une très belle remontée.

Après un départ en fanfare, Vancouver est à la recherche de son deuxième souffle mais pointait surtout l’arbitre du doigt après sa défaite à Colorado, qui s’est imposé à domicile pour la première fois depuis juillet dernier lors d’une soirée marquée par de nombreuses premières encourageantes. La plus grosse surprise du week-end est venue de New York, en proie à une sécheresse offensive et qui a subi sa deuxième défaite de la saison, contre Philadelphie qui, de son côté, ne gagnait que pour la deuxième fois en championnat cette année.

Les équipes les mieux classées à avoir gagné sont Salt Lake et le LA Galaxy. Pour le premier nommé, la mission n’était pas des plus difficiles contre New York City, désormais lanterne rouge, mais le duel avait quand même un parfum particulier en raison du retour de Jason Kreis. Quant au détenteur de la Coupe MLS, qui attend Steven Gerrard avec impatience, il ne cache par l’importance de Robbie Keane qui, pour son premier match depuis le 4 avril, a eu un rôle clef dans la victoire contre Houston.

D’autres équipes ont vu leurs vedettes offensives peser lourd dans la balance ce week-end. Auteur de son centième but en saison régulière, Wondolowski aurait cependant préféré une victoire de San José contre Orlando. Une nouvelle fois auteur d’un grand match, Giovinco a offert à Toronto la victoire contre Portland. Enfin, Columbus a raté le coche contre Chicago où les remplaçants ont permis de combler un retard de deux buts.

LES RÉSULTATS
Columbus - Chicago
LA Galaxy - Houston
Toronto - Portland
New England - DC United
Montréal - Dallas
Colorado - Vancouver
Seattle - Kansas City
Salt Lake - New York City
New York RB - Philadelphie
San José - Orlando

 
2-2
1-0
1-0
1-1
2-1
1-0
0-0
2-0
0-2
1-1

Classement général
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21 May 12:38 pm

Si l’arrivée de deux nouvelles équipes a provoqué une recomposition des conférences et le passage de 10 à 12 équipes qualifiées pour la phase finale, 2015 a également été marqué par une évolution des règlements concernant les effectifs et les transferts. Adaptations, nouveautés et clarifications sont au rendez-vous. Vous êtes nombreux à me poser régulièrement des questions à ce sujet, je vois ai donc préparé un tour d’horizon de points essentiels.

  • La taille maximale de l’effectif est passée de 30 à 28 joueurs.
  • Le budget salarial passe de 3,1 à 3,49 millions de dollars américains.
  • La part maximale du budget salarial pouvant être consacrée à un joueur passe de 387 500 à 436 250 $.
  • Le salaire minimum augmente, il est désormais de 50 000 $ au lieu de 36 500 $. Seuls 4 joueurs peuvent avoir cette rémunération, et aucun d’entre eux ne doit avoir 25 ans ou plus. Pour les autres, elle doit être d’au moins 60 000 $ (contre 48 500 $ en 2014).
  • Gros changement dont on a très peu parlé : les périodes de transferts, qui jusque-là ne concernaient que les joueurs venus de l’étranger, sont désormais d’application pour les échanges entre clubs de MLS si un joueur est impliqué. Ceux-ci ne sont donc plus possibles depuis le soir du 12 mai ; ils le redeviendront du 8 juillet au 6 août. Cela n’empêche pas de grossir l’effectif, en ajoutant par exemple un joueur venu de l’équipe réserve, à d’autres moments.
  • On connaît le montant annuel de base de la fameuse allocation monétaire : il est de 150 000 $ par club.
  • Il faut toujours payer 150 000 $ pour obtenir le droit d’avoir un troisième joueur désigné dans son effectif (sauf s’il a 23 ans ou moins). Cependant, depuis cette année, la cotisation n’est plus unique, mais se renouvelle chaque saison. Cela constitue un fonds, dont bénéficient les clubs qui ont moins de trois joueurs désignés : ils reçoivent chacun le même montant qui vient s’ajouter à leur allocation monétaire de base.
  • La limite du nombre de joueurs formés au club gagnant plus que le salaire minimum pour leur première année de contrat a été abolie.
  • La loterie pondérée a disparu.
  • La « découverte particulière », nouveauté de 2014, c’est un joueur transféré par le biais du processus de découverte dont le montant du transfert n’est pas imputé au budget salarial du club en une seule fois, mais amorti sur le terme du contrat.
  • Point qui peut paraître anodin à certains, important à d’autres : le mot « équipe » a été remplacé par le mot « club » dans de nombreux articles du règlement.

Deux des clarifications principales portent sur le processus d’allocation et le processus de découverte de joueurs. En fait, cela concerne les conditions que doivent remplir les clubs pour engager un joueur. Afin de rendre ça plus clair, avant d’expliquer ces clarifications, revoilà la liste de toutes ces conditions, à laquelle j’ai assorti un ordre d’application (non officiel mais qui, à toutes fins pratiques, marche plutôt bien).

  1. Les joueurs qui font partie de la liste d’allocation (voir détails plus bas), en général des gros noms ayant un lien avec les États-Unis ou la MLS, en fonction du classement d’allocation, qui donne la priorité aux clubs mal classés la saison précédente.
     
  2. Les joueurs sur lesquels un club a un droit de préemption, parce qu’ils ne sont pas restés en MLS après être arrivés en fin de contrat (y compris quand l’option n’a pas été levée par le club et y compris quand le club a tenté prolonger le contrat sans succès), parce qu’ils ont refusé l’offre d’un club lors du processus de découverte de joueurs (voir plus bas), parce qu’ils ont été sélectionnés lors du SuperDraft mais n’ont pas signé au club (sauf exception de la liste des joueurs disponibles, voir plus bas). C’est grâce à ce droit que Kansas City était prioritaire pour aller rechercher Roger Espinoza cet hiver.
     
  3. Les échanges, qui concernent tous les joueurs sous contrat avec un club de MLS. Ils peuvent être échangés contre un autre joueur, mais aussi contre d’autres avantages (place de joueur étranger, place au classement d’allocation, etc.)
     
  4. Les joueurs libres issus de MLS. C’est, dans le cas particulier de la MLS, le cas des joueurs âgés d’au moins 28 ans qui ont un minimum de huit ans de service en MLS et qui sont arrivés en fin de contrat ou dont l’option n’a pas été levée. C’est une nouveauté de 2015, et d’autres détails à ce sujet seront publiés suite à la ratification officielle de la nouvelle convention collective de travail.
     
  5. Le Processus de repêchage (ou simplement repêchage) a lieu une fois par an, après la Coupe MLS, et permet en gros aux clubs d’aller chercher des joueurs ayant plus de 23 ans et plus de trois ans d’expérience en MLS, et dont le contrat n’a pas été prolongé (ou l’option n’a pas été levée) par un autre club de MLS. C’est par exemple ainsi que Sanna Nyassi, que Montréal ne souhaitait pas conserver, a été recruté par San José cet hiver, ou que DC United a été chercher Fabian Espindola l’an dernier.
     
  6. Un joueur formé au club a été inscrit à l’école de jeunes du club pendant au moins un an et a rempli les conditions d’entraînement et de présence requises. Le club peut donc l’engager sans passer par le SuperDraft.
     
  7. Le SuperDraft est le recrutement de début d’année qui ouvre surtout les portes de la MLS aux joueurs qui ne sont pas encore pros et sont inscrits à l’université. Les clubs de MLS doivent choisir sur une liste établie par la MLS avec leur participation, comprenant surtout des étudiants de dernière année qui ne sont plus qualifiés pour jouer en championnat universitaire, mais aussi des joueurs Génération adidas (meilleurs joueurs des universités qui n’en sont pas encore à leur dernière année d’études et parfois certains des meilleurs joueurs des équipes nationales d’âge) et de certains joueurs étrangers qui n’ont pas été à l’université aux États-Unis.
     
  8. La liste des joueurs disponibles comprend principalement des éléments sur une voie de garage et se compose de joueurs écartés par un autre club de MLS, de joueurs qui n’étaient pas disponibles au SuperDraft mais dont la qualification pour jouer en championnat universitaire a échu la saison précédente, de joueurs universitaires absents du SuperDraft mais que la Ligue estime mûrs pour un contrat MLS, d’anciens joueurs de MLS sur laquelle une équipe a un droit de préemption dont elle ne se prévaut pas et de joueurs sélectionnés lors du SuperDraft mais qui n’ont pas reçu d’offre lorsque la saison commence. À la fin de l’année, les joueurs dont le contrat à échu et qui ne sont pas admissibles au repêchage se retrouvent aussi sur cette liste. Pour Montréal, il s’agissait de James Bissue, Gorka Larrea, Zakaria Messoudi et Gege Soriola. Après avoir été écarté il y a quelques semaines, Blake Smith y a également figuré.
     
  9. Le processus de découverte de joueurs, qui n’est pas nouveau mais a été modifié cette année (voir détails plus bas) permet de recruter tous les autres joueurs hors-MLS.

Outre l’apparition de la notion de joueur libre, deux modifications importantes sont mises en œuvre cette année : l’arrivée de la liste d’allocation, et des précisions quant au processus de découverte de joueurs. Elles valent quelques explications détaillées.

Le classement d’allocation existait déjà, son principe ne change pas : c’est un classement qui donne la priorité aux clubs moins bien classés la saison précédente pour engager certains joueurs de renom qui ont un lien, de près ou de loin, avec la MLS. C’est par exemple par ce biais que Sacha Kljestan et Kei Kamara sont revenus cette saison, tout comme Eddie Johnson et Bakary Soumare en 2012. Mais cela concerne aussi des joueurs qui n’avaient encore jamais joué en MLS : les clubs qui ont permis à Charlie Davies et Luis Robles d’y effectuer leurs premiers pas les ont engagés grâce à leur classement d’allocation.

Ce dernier est néanmoins désormais assorti d’une nouveauté très importante depuis cette année : la liste d’allocation. On y retrouve des internationaux américains, des espoirs américains et des anciens joueurs de MLS partis à l’étranger pour un montant de transfert supérieur à 500 000 $. Désormais, c’est clair, net et précis : seuls les joueurs de cette liste sont soumis au principe d’allocation, alors qu’avant, cela pouvait avoir des apparences de cas par cas.

Quant au processus de découverte de joueurs, il sert donc à engager les joueurs qui ne sont pas en MLS et ne doivent pas être embauchés par un des huit autres moyens. C’est comme ça, par exemple, que Lionel Messi pourrait arriver en MLS, tout comme un vétéran venu en droite ligne de la D2 luxembourgeoise et dont personne n’a entendu parler avant.

En pratique, chaque club a une « liste de découvertes » comptant un maximum de 7 joueurs, qu’il peut modifier en tout temps. Il peut en engager 6 par saison. Si deux clubs veulent ajouter un même joueur sur leur liste, celui qui a fait la demande en premier sera prioritaire au moment de l’engager. Cependant, si un club veut engager un joueur faisant partie de la liste d’un autre club, il peut lui offrir un montant d’allocation monétaire de 50 000 $ : si le club « prioritaire » refuse cette offre, il doit proposer un contrat sérieux au joueur.

Le terme de joueur désigné n’est donc pas lié à la manière dont le joueur arrive au club, mais bien au fait que son salaire dépasse la part maximale du budget salarial qu’un club peut consacrer à un joueur. Il peut donc aussi bien arriver grâce au processus de découverte de joueurs que venir de la liste d’allocation ou obtenir ce statut suite à une prolongation de contrat.

Voilà donc les principales modifications apportées aux règlements cette année, ainsi que quelques grandes lignes permettant de mieux les comprendre. Vous pouvez également les consulter dans leur intégralité, en français.