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11 March 12:10 pm

Enfin, ils ont joué ! Ça fait un moment qu’on attendait ça, et on peut parler de ce qu’on a vu sur le terrain. Les rencontres de la première journée sont donc au centre des conversations de l’émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici). Au sommaire, entre autres :

  • Seattle - Kansas City, premier match et premier sommet de l’année, entre deux équipes qui semblaient en rodage aidées par des « remplaçants fiables ».
  • La défaite de Montréal à Dallas, avec deux défenses inquiétantes (et surprenante dans sa composition chez les Québécois) mais quelques points encourageants chez les joueurs offensifs.
  • Les débuts réussis de Chivas USA contre Chicago, la popularité et l’avenir du club que les anglophones appellent avec humour CSKA (Club Still Known As) Chivas.
  • La victoire impressionnante de Vancouver contre New York, avec des nouveaux joueurs déjà bien intégrés.
  • Portland tenu en échec par Philadelphie, avec de la nonchalance coûteuse et une sauce qui a pris soudainement à l’Union.
  • Le niveau des arbitres de substitution qui étaient sur le terrain suite au lock-out de la PRO.

On ne parle pas que de la première journée de championnat, mais également des sujets suivants :

  • Les quarts de finale de la Ligue des champions, avec trois clubs de MLS encore en lice.
  • Le sondage qui place la MLS et la MLB (base-ball) à égalité dans leur popularité auprès des 12-17 ans.
  • L’appel du pied effectué par Olivier Occean à Montréal.
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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10 March 11:44 am

La première journée de la saison 2014 a déjà été riche en émotions, en surprises, en suspense et en duels au sommet. Deux rencontres opposant des favoris étaient au programme et le verdict n’y est tombé que dans les dernières minutes. Salt Lake s’est imposé 0-1 au LA Galaxy, Rimando jouant les héros, et pas seulement en arrêtant un penalty, face à des Californiens qui ont dominé de bout en bout mais ont été incapables de concrétiser. Samedi après-midi, le tout premier match de l’année n’a pas fait honneur aux qualités des deux équipes en présence mais a permis à Barrett de découvrir l’émotion de marquer à Seattle, face à Kansas City qui a commencé la défense de sa Coupe MLS par une défaite trahissant un manque de discipline défensive.

Le détenteur du Supporters Shield, New York, a également ouvert sa saison avec un revers, une claque même : 4-1 à Vancouver. Mike Petke reconnaît avoir eu tout faux lors de sa préparation du match, alors que son vis-à-vis Carl Robinson tempérait l’enthousiasme autour de la victoire des siens. Même discours dans la bouche de Gregg Berhalter après la victoire 0-3 de Columbus à DC United, encore plus savoureuse pour l’entraîneur visiteur qui admettait ne pas être sûr de bien connaître son adversaire. Autre équipe à s’imposer largement, Houston a planté quatre buts à New England, dont deux de Bruin qui a retrouvé ses excellentes sensations de 2012.

De l'aveu de ses joueurs, Portland devra apprendre à marquer des buts laids, mais aussi moins encaisser sur phases arrêtées, pour éviter de devoir sauver un point in extremis comme samedi contre Philadelphie. Enfin, Chivas USA a entamé sa dernière année sous cette dénomination par un succès 3-2 contre Chicago, même score que celui de la victoire de Dallas contre Montréal dans un match aux défenses fébriles.

LES RÉSULTATS
Seattle - Kansas City
DC United - Columbus
Vancouver - New York
Houston - New England
Dallas - Montréal
LA Galaxy - Salt Lake
Portland - Philadelphie
Chivas USA - Chicago

 
1-0
0-3
4-1
4-0
3-2
0-1
1-1
3-2

Classement général
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07 March 5:55 pm

Si vous avez écouté notre émission Coup Franc de présentation du championnat, vous aurez remarqué que six favoris se dégagent des pronostics de début de saison. Ce sont également les six clubs qui occupaient les six premières places à l’issue de la saison régulière en 2013. Alors, quel visage auront-ils en 2014 ?

SEATTLE

La seule équipe de la liste vraiment mécontente de sa saison 2013 : et pour cause, l’effondrement final a été spectaculaire. Changer l’entraîneur ou les joueurs ? La direction a tranché et maintenu sa confiance en Sigi Schmid alors que Gspurning, Rosales, Eddie Johnson et Hurtado, autant de titulaires indiscutables, sont partis. Le renouveau est censé naître des arrivées de Frei (gardien remplaçant à Toronto où il avait cependant montré de belles choses), Marshall (défenseur central venu de Columbus qui a une excellente réputation auprès des observateurs américains), Anibaba (qui jouera à ses côtés après avoir contribué à l’éclosion de Berry à Chicago), Pappa (ailier gauche revenu d’Heerenveen qui fut naguère une vedette à Chicago) et Cooper (attaquant très complet, passé à côté de son sujet l’an dernier à Dallas après une brillante saison 2012 à New York).

La rapidité de leur intégration déterminera le bon départ de l’équipe et celui-ci risque d’être d’une importance capitale. L’impatience est manifeste à Seattle, et à la moindre baisse de régime, le siège de Schmid risque de devenir éjectable. Intégrer tout ce beau monde demandera du temps, mais la pression qui règne au club en ce moment n’est pas propice à la stabilité. L’entraîneur devra aussi gérer un compartiment offensif où les stars Dempsey et Martins ne sont pas toujours en forme. Si physiquement, les défenseurs ne sont pas à leur mieux en ce début de saison, les résultats de la préparation ont toutefois été encourageants.

LA GALAXY

Ce gros nom de la MLS a été moins souvent à la une de l’actualité que d’habitude l’an dernier. Un départ raté, pas de troisième Coupe MLS consécutive, et voilà qu’on parle davantage des autres. Cette saison, ça risque d’être différent. Il faut dire qu’il y a un an, le départ de Beckham cachait quelques ratés, qui ont été corrigés au sein d’une équipe qui a préparé sa saison 2014 à l’écart, avec également un œil sur la Ligue des champions. Ainsi, le gardien Penedo, arrivé l’été dernier, gagne des points alors que son prédécesseur en perdait. Donovan a commencé la préparation avec les autres au lieu d’être en « période de réflexion ». Keane a eu le temps de se reposer et de régler des pépins physiques.

L’Américain et l’Irlandais sont les deux vedettes de l’équipe. Sur le terrain, ils se trouvent les yeux fermés. Sauf que voilà : les entraîneurs adverses commencent à trouver la parade, ce qui force Bruce Arena à changer ses plans. D’où les arrivées des attaquants Friend et Samuel, pour laisser plus de latitude aux joueurs désignés en donnant davantage de travail aux défenseurs dont la tâche sera également compliquée par le suédois Ishizaki, un pur ailier, et Zardes, que beaucoup voient devenir la révélation de la saison. Derrière, on note peu de changements, même si le départ de Franklin en a surpris certains, mais le club ne l’a pas retenu, ayant des solutions de rechange. Les observateurs californiens parlent aussi de la fragilité psychologique d’une équipe sur laquelle la Coupe du monde pourrait avoir des séquelles.

SALT LAKE

Jason Kreis est parti, tous les autres sont restés : hormis l’entraîneur, il n’y en effet eu ni renfort ni départ majeur dans l’équipe désormais dirigée par Jeff Cassar. L’ancien adjoint connaît ses troupes, et on aura droit aux mêmes tactiques avec les mêmes hommes… qui ont tous un an de plus. Ce qui pèse dans la balance pour une équipe dont les deux tiers des titulaires sont des trentenaires accomplis. Parmi eux, Beckerman et Morales, qui forment possiblement le meilleur duo dans l’axe de l’entrejeu en MLS : le premier protège non seulement sa défense comme nul autre mais est également un excellent passeur, le second est un n°10 comme les aiment les puristes. Deux des vedettes de l’équipe avec le gardien Rimando et l’attaquant Saborio.

L’année passée, Salt Lake était un vrai bulldozer offensif et a surpassé les attentes (presque tout le monde prévoyait une année de transition), qui seront forcément élevées cette saison aussi. Le problème majeur, à gauche de la défense, n’a pas été résolu. Les jeunes, qui se sont mis au niveau de leurs aînés en 2013, devront confirmer car ce sera très bientôt à eux de porter cette équipe. Si Cassar veut permettre à ce groupe, formé de longue date et habitué des finales presque toutes perdues, d’enrichir son palmarès, il doit viser les résultats immédiats. S’il fait preuve des mêmes qualités que Kreis, il peut y parvenir.

PORTLAND

Même si elle ne fait pas l’unanimité, il faut reconnaître que bien du monde est tombé sous le charme de la formation de Caleb Porter la saison dernière, au point d’un faire un favori pour décrocher le Supporters Shield cette année (c’est le nom qui revient le plus souvent avec Kansas City). Quand on en regarde sa composition de plus près, on se rend compte qu’il y a deux sortes de joueurs. D’abord, les vedettes dont tout le monde parle, à commencer par Valeri, box to box moderne dont la moindre baisse de régime peut affecter toute l’équipe, le Canadien Will Johnson, régulateur de l’entrejeu et auteur de coups francs spectaculaires, et Nagbe, dont le talent est souvent souligné même s’il ne s’exprime pas à son plein potentiel.

Et puis, il y a les nombreux hommes de l’ombre, bien plus efficaces et importants qu’il n’y paraît. Wallace en a été le parfait exemple la saison dernière, et il est blessé pour plusieurs mois. Sans réelle vedette, l’arrière-garde était une des plus solides de la compétition : elle a perdu Jean-Baptiste, remplacé par l’Argentin Paparatto qui doit aider à combler les problèmes défensifs sur phases arrêtées. Devant, Ryan Johnson est parti, remplacé numériquement par un autre Argentin, Fernandez, possible ailier gauche pendant qu’Urruti sera en pointe. Cette équipe n’a pas de vrai buteur, mais c’est peut-être le seul point d’interrogation (sauf pour les détracteurs du gardien Ricketts) au sein d’un collectif dont Porter gère les moindres détails afin de lui donner un rendement optimal.

KANSAS CITY

Très solide durant la saison régulière, vainqueur de la Coupe MLS et un seul départ, celui du gardien Nielsen : le Sporting ciel et marine a tout ce qu’il faut pour jouer les premiers rôles cette saison. Les deux interrogations majeures sont à chaque extrémité du terrain. La retraite du portier danois, capitaine surnommé le puma, laisse un héritage lourd à porter : Kronberg, qui n’a joué que cinq rencontres en huit saisons au club, reçoit sa chance, mais fera face à la concurrence de Gruenebaum, très solide gardien venu de Columbus. En pointe, le joueur désigné Bieler a perdu son statut de titulaire au profit de Dwyer, qui doit confirmer les progrès montrés à son retour d’Orlando en fin de saison dernière.

L’entrejeu est emmené par Zusi, joueur offensif très polyvalent dont les centres et coups de pied arrêtés tranchent les défenses. Il a été renforcé par le milieu droit Zizzo, qui semble déjà parfaitement intégré, ce qui rend ce secteur encore plus dangereux, et la menace sera omniprésente si Feilhaber parvient à être régulier à son meilleur niveau. Derrière, les défenseurs se connaissent parfaitement, même si Colin, Sinovic et Myers pâtiront de l’absence de Besler pendant la Coupe du monde. Déjà la plus solide de la série, cette arrière-garde sera presque infranchissable si elle réapprend à défendre sur les pertes de balle comme en 2012. Certes, il y a quelques interrogations, mais y avoir des réponses positives relève plus du réalisme que de l’utopie et permettrait au groupe de Peter Vermes d’endosser et de justifier le rôle de grandissime favori.

NEW YORK

On ne change pas une équipe qui gagne. Alors quand elle termine en tête du classement général, ce qu’elle attendait depuis 1996, vous pensez ! Bon, il y a quand même eu quelques transferts entrants et sortants, mais en quantité négligeable par rapport aux habitudes du club, qui pour une rare fois mise sur la continuité. L’équipe n’a rien perdu de ses qualités offensives, une stabilité de bon augure, tout comme les jeunes qui s’aguerrissent. Les vedettes Henry et Cahill seront toujours les fers de lance. Le poids des années ne ralentit pas le Français qui est aussi efficace devant le but que pour offrir des passes décisives à ses coéquipiers. Quant à l’Australien, qui sera à la Coupe du monde, il joue bien mais est aussi une menace permanente sur les ballons aériens. Ils sont soutenus par des joueurs qui n’ont pas le statut de vedette mais ont haussé leur niveau l’an dernier pour amener New York au sommet : les Steele et autre Alexander devront s’y maintenir pour que l’équipe en fasse autant.

Il y a quand même quelques nouveaux visages en défense : l’arrière droit Eckersley (qui doit compenser le départ de Barklage, un des deux titulaires qui n’est plus là, l’autre étant Holgersson), le défenseur central espagnol Armando, qui a joué pour l’équipe B de Barcelone, et le jeune international camerounais Oyongo, qui devrait surtout pallier l’absence de l’arrière gauche Miller durant la Coupe du monde. Mike Petke devra aussi instaurer plus de discipline derrière. Dans l’ensemble, New York est du même niveau que la saison dernière : son classement dépendra peut-être davantage de l’amélioration de ses concurrents.

06 March 5:57 pm

À quelques jours du début de la compétition, notre émission Coup Franc de la semaine est évidemment consacrée à la présentation de la saison. Rendez-vous ici pour l’écouter.

On est resté classique, avec un tour d’horizon des différentes équipes, que nous avons divisées entre les favoris, les surprises possibles et celles qui n’ont pas les faveurs de pronostics, dans lesquels nous n’avons pas hésité à nous commettre. On parle également de l’influence que la Coupe du monde pourrait avoir sur la compétition.

Les individualités ne sont pas laissées de côté, avec les attentes de chacun sur les joueurs qui se mettront en valeur, marqueront beaucoup, les meilleurs gardiens, les jeunes ou encore les entraîneurs. Avec un pronostic mais aussi des choix plus inattendus voire absurdes.

Pour tout savoir sur la saison qui commence ce samedi, ne manquez pas non plus les textes de présentation en français sur MLSsoccer.com :

Et pour en profiter encore plus, jouez à MLS Fantasy : rejoignez la Ligue Coup Franc et lisez ces quelques conseils.

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06 March 10:51 am

On Wednesday, in conjunction with Seattle Sounders FC and Sound Wave, MLS WORKS unveiled brand new renovations to the music room of the Boys & Girls Clubs of Bellevue Teen Center.

The Boys & Girls Clubs of Bellevue was founded in 1952 with one clubhouse in downtown Bellevue.  Since its inception the Club has provided the young people of their community with something they need and want most: a safe environment where adults respect and listen to them; a place where they can have fun.

Currently, the Club operates 11 sites within the City of Bellevue including 6 Clubhouses, 3 sites in elementary schools and 2 dedicated Teen Centers.

One of the Teen Centers (a.k.a "The Club") is home to a music room that before Wednesday lacked proper soundproofing and equipment.  As local teen bands perfected their sound it was difficult for other Club members to participate in alternate programming in the Club. For two years,  Boys & Girls Clubs staff members pleaded with the Club's leadership for a solution to the issue.

Enter longtime partner, Seattle Sounders FC.  When the Sounders, who two years ago dedicated a new computer lab to the Club, heard about the issue they vowed to assist. And what better time to do so than leading up to the start of the 2014 MLS regular season.

As they prepare for their match on Saturday against Sporting Kansas City, midfielders Brad Evans, Andy Rose and forward Lamar Neagle reinforced their club's committment to the Greater Seattle area by surprising the Bellevue youth with the newly renovated music room.

The day began with an inspiring performance by Sound Wave, the official band of Seattle Sounders FC.  Following the unveiling of the Club's new music studio which will allow local youth to develop and advance their musical talents, the players stuck around to sign autographs and have a jam session with Sound Wave and one of the club's teen bands.  

06 March 10:42 am

Après avoir présenté hier les équipes qui ont terminé 2013 en fond de classement (lire texte ici), voici celles qui ont bouclé la dernière saison régulière dans le ventre mou. Hormis Houston, toujours aussi stable, toutes ont quelque chose à prouver ou à confirmer – pour celles d’hier, on était davantage dans le renouveau – mais elles n’emploieront pas forcément les mêmes moyens pour y parvenir. Ne manquez pas non plus notre podcast avec les pronostics de l’équipe de l’émission Coup Franc plus tard dans la journée !

CHICAGO

La deuxième moitié de la saison 2013 a été fantastique à Chicago, avec une incroyable remontée, toutefois insuffisante pour disputer la phase finale de la saison. L’équipe est-elle capable de poursuivre sur cet élan ? Entre temps, elle a changé d’entraîneur, Frank Klopas cédant le relais à Frank Yallop, ce que beaucoup considèrent comme le meilleur coup du club cet hiver. Bien du monde se demande surtout si Magee va confirmer la meilleure année de sa carrière et s’affirmer comme un des meilleurs attaquants de MLS, ou s’il a connu une période hors-norme. À ses côtés, le joueur désigné Anangono, arrivé en cours de saison dernière, doit commencer à justifier son statut. Il sera aussi intéressant de voir la production par les flancs, chère à Yallop mais déficiente l’an passé et encore compliquée par le départ de Lindpere.

Mais les transferts sortants qui font le plus mal sont ceux des défenseurs centraux Berry et Anibaba, qui ont reçu beaucoup d’éloges l’an dernier après un début de championnat difficile. Hurtado, une valeur sûre à ce poste, arrive de Seattle. Les observateurs à Chicago ne sont pas très optimistes et doutent du 4-1-4-1 mis en place et de la capacité de Larentowicz à évoluer seul devant la défense. Les résultats pendant la préparation ont toutefois été encourageants, mais ce n’était pas non plus contre des foudres de guerre.

MONTRÉAL

Cette équipe a montré deux visages en 2013 : l’un radieux, en début de saison, qui lui a permis d’être en tête du championnat pendant quelques semaines, l’autre déconfit en fin d’année, avec des résultats très décevants. Lequel reflète la réalité ? Les dirigeants du club pensent que c’est le premier et n’ont dès lors quasiment rien changé de l’effectif, mais remplacé l’entraîneur Marco Schällibaum par Frank Klopas. Il doit composer avec deux joueurs expérimentés de moins que son prédécesseur : Arnaud, parti à DC United, et le retraité Nesta, mais avec un groupe qui se connaît et est quasiment intact depuis un an et demi. Autre atout : Bernardello, joueur désigné arrivé en cours de saison dernière, est cette fois présent depuis le début.

Offensivement, le mélange idéal serait celui des buts à profusion marqués par Di Vaio l’an dernier et de la production diversifiée de 2012. Pour cela, il faudra corriger les déficiences sur les ailes et mieux poser le jeu. En outre, il n’y a pas de réel buteur en cas d’absence de l’Italien. La défense, qui encaissait beaucoup, dépendra des progrès rapides de jeunes comme Lefèvre ou Miller, qui pourraient la revigorer. Le retour de préceptes qui fonctionnaient bien sous Jesse Marsch il y a deux ans peut aider. Le manque d’efficacité, tant devant que derrière, risque de faire vivre au club une saison de transition.

SAN JOSÉ

Après un départ catastrophique, le vainqueur du Supporters Shield 2012 faisait partie des meilleures équipes de la deuxième moitié de saison 2013. On ne veut plus connaître la même mésaventure dans le nord de la Californie, et on s’est départi des joueurs décevants tout en transférant pour ne plus avoir un effectif trop court. Les départs de Beitashour et, dans une moindre mesure, de Morrow (qui avait perdu sa place au profit de Stewart) enlèvent certains automatismes derrière, mais Barklage et Göritz pourraient corriger ça rapidement.

Dans l’entrejeu, le Français Pierazzi amène de la stabilité et son rôle sera d’aller au charbon pour récupérer des ballons et les redistribuer sur les ailes, qui devraient redevenir un point fort de l’équipe, tout comme les phases arrêtées, avec de la taille dans tous les secteurs de jeu. Finalement, Mark Watson est un digne héritier de Frank Yallop, avec peut-être davantage de prudence défensive. Harris est un renfort intéressant, Salinas pourrait percer cette saison et on ne présente plus le duo Lenhart - Wondolowski (qui ne jouera plus avec un orteil fracturé durant presque toute l’année). Ajoutez-y la motivation de la Ligue des champions, et vous avez une équipe qui ne compte pas se laisser aller en début de saison.

HOUSTON

Vous n’avez rien suivi de ce qu’il s’est passé à Houston pendant l’hiver ? Rassurez-vous, vous ne serez pas dépaysés. On connaît l’équipe de Dominic Kinnear et son visage ne devrait une nouvelle fois pas changer. Ching a pris sa retraite et ému les chaumières, mais un seul titulaire est parti, en la personne de Boswell, remplacé par Horst. Il était quand même le patron de la défense centrale, un rôle à reprendre pour, aussi, améliorer un des gros points faibles de l’équipe (comme l’axe dans l’ensemble, d’ailleurs). Ses forces seront encore les ailes, avec Sarkodie et Ashe derrière, Garcia et Davis au milieu.

Du talent pour amener le danger, Houston n’en manque pas ; en revanche, on se demande qui va marquer les buts. Révélation en 2012, Bruin reste sur une saison plus difficile et sent la pression sur ses épaules. À ses côtés, Barnes doit composer avec la concurrence de Cummings, revenu de blessure en fin de saison dernière où il transformait en or tout ce qu’il touchait. Ces quelques changements ne devraient toutefois en rien changer le style de l’équipe, ni son niveau d’ensemble, et il n’y a ni amélioration sensible ni effondrement spectaculaire à prévoir.

COLORADO

Équipe surprise l’an dernier, Colorado n’a pas perdu énormément de monde, mais ce sont des départs qui pourraient faire mal. Il y a tout d’abord le duo d’entraîneurs (Oscar Pareja et son adjoint Wilmer Cabrera) qui avaient tout mis en place. L’équipe n’a toujours officiellement personne à la barre et est dirigée par Pablo Mastroeni depuis la reprise. Un entraîneur qui en sera à ses débuts à ce niveau et devra entourer pléthore de jeunes qui se sont révélés l’an dernier et ont tous la difficile mission de confirmer, tels O’Neill, Klute, Powers et Brown. Les deux derniers devront encore amener des étincelles offensives, tout comme le joueur désigné Torres dont on espère mieux après une demi-saison d’adaptation.

L’autre perte notable est celle de Thomas, véritable garde-chiourme dans l’entrejeu et qui s’imposait pour récupérer le ballon et le céder à ses partenaires plus créatifs. Son départ vient d’être compensé par l’arrivée de l’Espagnol José Mari, qui a quelques années en Liga au compteur. C’est le seul renfort important avec Chavez, venu de San José et qui ne sera peut-être pas titulaire. Si les individualités reconnues ont presque toutes un rôle offensif, il ne faut pas oublier que la défense avait pris de très bonnes habitudes l’an dernier. Si elle les perd, la glissade risque d’être vertigineuse.

NEW ENGLAND

Personne n’attendait cette équipe au niveau qu’elle a atteint l’an dernier, principalement grâce à la fougue de ses jeunes. Seront-ils tous capables de confirmer ? La mission est d’autant plus difficile que deux figures de proue sont parties : le gardien Reis, retraité, et l’attaquant vedette Agudelo. Leurs remplaçants Shuttleworth et Bunbury doivent affirmer leurs qualités dans la durée, tout comme Kobayashi, arrivé de Vancouver. Fagundez, Rowe et Nguyen devront conserver leur niveau de 2013 pour que les pièces offensives continuent de s’emboîter.

Si l’attaque devait un peu bien moins marcher, Jay Heaps pourrait le compenser en détectant et en corrigeant certaines faiblesses défensives qui ont coûté cher l’an dernier. Il devra aussi compter sur un Gonçalves dans de bonnes dispositions, lui qui a jugé que ses excellentes prestations méritaient un meilleur contrat et a fait part de son mécontentement. Attention aussi aux cartes cachées : le club a laissé partir beaucoup d’éléments qui jouaient très peu et les a remplacés par, encore, des jeunes.

05 March 7:22 pm

Après un début de semaine consacré aux individualités, place maintenant à la présentation des équipes pour cette présentation de la saison qui commence samedi. Cela se passe dans l’ordre inverse du classement à l’issue de la dernière saison régulière. Pour les pronostics (sans complaisance), ce sera dans le podcast ce jeudi.

DC UNITED

Il n’est évidemment pas surprenant de constater que l’équipe qui avait battu des records de médiocrité la saison dernière a complètement remodelé son effectif, tant devant que derrière. Exit les Pajoy, De Rosario, Riley, Woolard, Jakovic. Bienvenue à Fernandez, Johnson, Espindola, Franklin et de nombreux autres. En manque d’options offensives en 2013, l’équipe perdait les pédales et la défense, pas plus friable qu’en 2012, s’effondrait. Le recrutement a été effectué pour à nouveau offrir à Ben Olsen une abondance de choix devant et la possibilité de brasser les cartes régulièrement.

DC United a été chercher des joueurs expérimentés de MLS et souvent avides de revanche, au même titre que ceux qui sont restés. Ainsi, le jeune DeLeon n’a pas répondu aux attentes l’an dernier et veut prouver que c’était en raison des déboires collectifs. Mais celui sur qui seront projetés tous les regards, c’est Eddie Johnson, arrivé de Seattle. Derrière, la ligne défensive est toute neuve. La pente à remonter reste toutefois importante et la mayonnaise doit avoir le temps de prendre. Les joueurs pourraient se décourager rapidement en cas d’échecs répétés mais constituer une toute bonne surprise s’ils retrouvent tous la confiance.

CHIVAS USA

Même ceux qui suivent Chivas USA de près ont des points d’interrogation plein les yeux quand on leur parle tant du produit sur le terrain qu’en dehors. Le club vient d’être racheté par la MLS, qui lui trouvera un repreneur cette année… peut-être demain, peut-être après la saison. Si une des rares satisfactions de la saison dernière, Villafaña, a pris la direction de Portland, le club n’a pas lésiné sur le recrutement et a été chercher au moins deux valeurs sûres : Rosales et Jean-Baptiste. Le premier nommé a sûrement apprécié de quitter la pluie et le gazon artificiel de Seattle, qui ont peut-être participé à ses pépins physiques la saison dernière.

Les autres renforts sont méconnus mais tellement nombreux qu’il y aura à coup sûr des bons coups et des échecs. On surveillera également le gardien Kennedy, paradoxe de stabilité dans ce club, et le jeune Torres, qui a maltraité les défenses adverses après son arrivée l’été dernier. Le nouvel entraîneur Wilmer Cabrera a une tâche difficile et devra apprendre à ses hommes à être moins passifs quand l’adversaire a le ballon. Malgré tout, l’équipe semble plus solide que l’an dernier et elle n’a perdu aucune de ses quatre rencontres de préparation contre des adversaires de MLS.

TORONTO

Les Ontariens n’en peuvent plus de la cave du classement, et ils ont allongé les millions pour en sortir… eux qui faisaient déjà partie des clubs les plus dépensiers de la compétition, sans succès. Sauf que là, ils ont frappé fort : Defoe, qui a empilé les buts en Premier League avec Tottenham pendant plusieurs saisons, Bradley, que certains considèrent comme le meilleur joueur américain et doit apporter de la stabilité dans l’entrejeu (qu’il risque toutefois de porter seul sur ses épaules) et Julio Cesar, gardien titulaire en équipe nationale du Brésil, sans oublier un autre joueur désigné, l’attaquant Gilberto. La défense laisse néanmoins beaucoup de signes d’inquiétudes, même si le club a embauché Orr (droite) et Morrow (gauche). Le tournoi d’Orlando a montré que la pente restait ardue à remonter.

Autre problème : Ryan Nelsen manque de solutions de rechange. Qui remplacerait Caldwell dans l’axe de la défense en cas d’indisponibilité, ou Bradley qui ira probablement à la Coupe du monde et n’a déjà pas de partenaire fiable à côté de lui dans l’entrejeu ? Neslen devra aussi supporter la pression de gérer cette abondance de biens, et ceux qui veulent des résultats immédiats devront se montrer patients car il y a un projet de jeu tout nouveau à mettre en place. Question parallèle : le BMO Field va-t-il se remplir comme dans ses premières saisons ?

COLUMBUS

Une ère nouvelle commence dans l’Ohio, avec une nouvelle direction et un nouvel entraîneur. Cependant, il n’y a pas eu de révolution des genres dans les transferts effectués malgré la retraite du charismatique Gaven et le départ de Gruenebaum. Après avoir raté son recrutement dans l’axe défensif l’an dernier, Columbus a cette fois été chercher des valeurs plus sûres : Parkhurst (réputé pour son placement et sa relance) et Gonzalez, respectivement international américain et costaricien. On les dit faibles dans le jeu aérien, ce qui risque d’être problématique sur les phases arrêtées et obligera les arrières latéraux Williams et Francis (autre renfort, lui aussi international pour le Costa Rica) à ne pas laisser centrer.

Offensivement, l’équipe ne manque pas de talent, avec Higuain, un des joueurs les plus créatifs de MLS, Oduro, rapide et qui sait marquer dans de nombreuses configurations de jeu, et Arrieta, lui aussi… en équipe nationale du Costa Rica. L’attaque a eu de bonnes sensations durant la préparation mais manque parfois de régularité : qu’en sera-t-il durant la saison ? Ce n’est pas la seule interrogation. Le flanc gauche, calamiteux l’an dernier, saura-t-il amener le danger ? Trapp va-t-il avoir le niveau devant la défense ? Peut-on réussir en MLS avec des joueurs de petite taille dans tous les secteurs ? Et si tous les internationaux sont convoqués pour la Coupe du monde, qui prendra la relève ?

DALLAS

Une nouvelle ère commence dans ce coin du Texas. Ferreira, patron sur le terrain, est parti. Oscar Pareja, patron sur le banc, arrive. Il y a de nombreux bons joueurs, mais pas de collectif efficace. Les interrogations offensives peuvent se résumer en une question : qui va faire la différence ? Perez, qui effectuera bien moins de voyages que d’habitude pour jouer avec le Panama ? Castillo, ailier doué mais très irrégulier ? Texeira, qui marquait à Groningen face aux faibles défenses néerlandaises ? Escobar, qui ne jouait pas à Evian ? Et si Diaz, arrivé en milieu de saison dernière pour succéder à Ferreira, arrivait à faire jouer tout ce monde-là ensemble ?

Si la plupart des renforts sont offensifs, l’arrivée de Thomas pour jouer devant la défense comble un besoin criant depuis plusieurs saisons. Derrière lui, pas grand-chose n’a bougé et il y a des problèmes à résoudre sur les flancs et les centres. Qu’adviendra-t-il de Michel Garbini, pas toujours efficace dans le cours du jeu mais dont les coups de pied arrêtés sont incroyablement dangereux ? Des questions et encore des questions. Reconstruction sera sûrement un des maîtres mots de la saison. Pareja va observer : s’il arrive à emboîter toutes les pièces du puzzle, tant mieux. Sinon, il sera patient et attendra le bon moment pour effectuer les retouches nécessaires, comme il l’avait fait à Colorado.

PHILADELPHIE

Bâtir une équipe à son image : John Hackworth s’y attelle depuis qu’il a succédé à Piotr Nowak et à son héritage très lourd en cours de saison 2012. Il a pu enfin dépenser comme il le souhaitait après avoir été soumis à des contraintes en raison de lourds contrats signés sous le règne de son prédécesseur. Avec ces nouveaux joueurs, il va faire évoluer l’équipe en 4-3-3 car pour lui, avoir la main sur l’axe de l’entrejeu, c’est avoir la main sur le match. Il devra aussi veiller à améliorer son équipe en possession de balle et sa défense dans le jeu aérien.

Derrière, le départ de Parke a été compensé par l’arrivée de Berry, qui composera une charnière centrale talentueuse mais inexpérimentée en compagnie d’Okugo, avec un à leur droite un autre jeune, Williams, meilleur offensivement que défensivement. L’entrejeu a changé de visage et sera dirigé par Edu, dans un rôle de box to box épaulé par le médian défensif Nogueira, arrivé de France, et Carroll, lui aussi au profil défensif. Le lien avec les joueurs offensifs n’a pas été simple durant la préparation, malgré les efforts de Le Toux, Maidana (autre nouveau venu, ailier gauche et joueur désigné) ainsi que de McInerney, qui compte marquer 20 buts cette saison. L’ambition est claire : passer de l’autre côté de la ligne rouge, mais la préparation n’a pas été très encourageante… comme l’an dernier, où tout s’est amélioré dès le coup d’envoi de la saison.

VANCOUVER

Le départ de Camilo, meilleur buteur du dernier championnat, a fait couler beaucoup d’encre et certainement occulté les nombreux changements en Colombie-Britannique. Sur le banc, le Gallois Carl Robinson succès à l’Écossais Martin Rennie, souvent décrié par les supporters pour le manque d’audace dans le jeu. Lee Young-Pyo a pris sa retraite, et il faut ajouter le départ de deux autres titulaires, Davidson et Kobayashi. Le départ du Coréen est compensé par l’arrivée de l’international iranien Beitashour qui, à San José, faisait partie des meilleurs arrières droits de la compétition.

Au milieu et devant, Robinson aura le choix : le duo de pare-chocs Laba - Reo-Coker ne manque pas de talent mais doit apprendre à se connaître. Devant eux, il y a quatre places et pléthore de candidats : Teibert, Manneh, Mattocks, Miller ainsi que les nouveaux Fernandez, Mezquida et Morales. Ajoutez à cela une défense centrale DeMerit – O’Brien qui vieillit et il est probable que le jeu sera davantage orienté vers l’avant. Plus de spectacle ? C’est fort probable. Plus de résultats ? Ça reste à voir.

04 March 3:04 pm

La MLS regorge de vedettes. Si la liste de joueurs du championnat qui pourraient aller à la prochaine Coupe du monde est longue, celle des autres talents qui apportent un plus à la compétition ne l’est pas moins.

DÉJÀ TRÈS CÉLÈBRES HORS-FRONTIÈRES

Pour commencer, il y a évidemment ceux dont la renommée internationale n’est plus à faire. Champion du monde et d’Europe avec la France, l’attaquant Therry Henry est aujourd’hui le fer de lance de New York, où il a toujours autant de fraîcheur pour empiler buts et passes décisives. Parfait complice de Landon Donovan au LA Galaxy, l’Irlandais Robbie Keane est favori de bien du monde pour le titre de meilleur buteur cette saison. Parmi ses concurrents, Marco Di Vaio, l’ancien de Bologne qui a trouvé le fond des filets 20 fois pour Montréal lors de la défunte compétition.

Surtout connu pour ses passages à l’Inter et à Newcastle, le Nigérian Obafemi Martins est une des attractions de Seattle, quand il est en état de jouer. À ce sujet, son compatriote encore peu connu Bright Dike (Toronto) se serait retrouvé dans la liste des prétendants à une place en Coupe du monde s’il ne s’était pas grièvement blessé plus tôt cette année. Avant sa retraite internationale l’été dernier, l’attaquant Kenny Miller jouait encore régulièrement pour l’Écosse après son arrivée à Vancouver. Il est toutefois moins célèbre que les joueurs cités précédemment, à l’instar du défenseur gaucher de Seattle Djimi Traore, premier Malien à remporter la Ligue des champions européenne, en 2005 avec Liverpool.

LES JOUEURS DÉSIGNÉS

Quelqu’un qui connaît un peu les règles de la MLS mais pas encore les joueurs aura un réflexe pour savoir rapidement qui sont ses vedettes : éplucher la liste des joueurs désignés, ces joueurs dont seulement une partie du salaire compte dans le budget salarial. Beaucoup ont déjà été cités auparavant, mais ils sont de plus en plus nombreux à hausser le niveau de la compétition sans toutefois être très connus à l’étranger. Ainsi, Federico Higuain, maître à jouer de Columbus, n’est pas aussi célèbre que son frère Gonzalo. Il en va de même pour celui qui est peut-être le plus « pur » meneur de jeu du championnat, l’Argentin Javier Morales, qui défend les couleurs de Salt Lake depuis 2007 déjà. L’an dernier, c’est son compatriote Diego Valeri, expert pour dicter le rythme des échanges avec Portland, qui a suscité l’admiration et a reçu le titre de Nouveau venu de l’année de la MLS. Les bons joueurs n’ont pas forcément le statut de joueur désigné dès leur arrivée, comme le prouve le médian défensif cubain Osvaldo Alonso, qui a obtenu cette récompense en prolongeant son bail à Seattle cet hiver.

Être joueur désigné n’est pas non plus une garantie de succès et nécessite souvent un temps d’adaptation, notamment à ceux qui arrivent en cours de saison. Si l’attaquant de Chivas USA Erick Torres a rapidement empilé les buts, ses débuts prometteurs demandent confirmation. Idem pour son homonyme panaméen Gabriel Torres, qui présentait des statistiques impressionnantes avant de signer à Colorado en août. On attend également de deux médians défensifs argentins arrivés l’été dernier qu’ils expriment la pleine mesure de leur talent cette saison : Hernan Bernardello (Montréal) et Matias Laba (passé de Toronto à Vancouver il y a quelques jours à peine).

Le départ de Laba était dû à un point de règlement qui stipule qu'un club ne peut posséder que trois joueurs désignés. Il était donc surnuméraire à Toronto où il y a déjà Michael Bradley, Jermain Defoe mais aussi l’attaquant Gilberto, jeune Brésilien de 24 ans que l’on a dit convoité par des clubs mexicains et allemands. Bien entendu, la pression sera forte sur ses épaules, comme sur celles de tout transfert qui a ce statut particulier. À ce titre, les deux nouveaux que l’on dit les mieux armés pour réussir leur entrée en MLS sont l’attaquant de Dallas David Texeira, un jeune uruguayen de 23 ans auteur d’une quinzaine de buts en deux saisons et demie à Groningen (Pays-Bas), et Cristian Maidana, ailier argentin de Philadelphie passé par le Spartak Moscou.

LES VALEURS SÛRES

Comme tout championnat, la MLS compte également sur certains joueurs que les supporters de toutes les équipes connaissent et savent qu’il faut surveiller. Ils sont régulièrement candidats aux honneurs individuels ou à une place dans le onze idéal de la saison.

L’un des meilleurs exemples est le Français de Kansas City Aurélien Collin, élu meilleur joueur de la dernière finale de la Coupe MLS, et formant avec Matt Besler l’une des défenses centrales les plus réputées de la compétition. Autre arrière central très apprécié, Jamison Olave a aidé New York à faire le pas en avant qui lui a permis de remporter le dernier Supporters Shield. Il était arrivé de Salt Lake il y a douze mois en compagnie du rapide Fabian Espindola, qui a désormais la tâche de réveiller l’attaque de DC United. Quant à leur ancien coéquipier Will Johnson, il a trouvé l’environnement idéal à Portland pour planter de superbes coups francs et exprimer son plein potentiel, ce dont profite notamment le polyvalent Darlington Nagbe.

Vif comme l’éclair, le Ghanéen Dominic Oduro fait régulièrement parler la poudre pour Columbus. Longtemps valeur sûre à Seattle, et réputé pour la qualité de ses centres et de ses coups de pied arrêtés, le milieu droit Mauro Rosales défendra cette saison les couleurs de Chivas USA. Depuis son retour à Montréal, le milieu central Patrice Bernier en est la figure emblématique. Autre joueur réputé, pas toujours pour les bonnes raisons car il n’a rien d’un enfant de chœur, l’attaquant de San José Steven Lenhart.

S’il fallait énumérer la liste des joueurs bien établis et considérés comme des valeurs sûres de la MLS, ce texte n’en finirait pas. Il faut quand même mentionner la renommée du gardien de Chivas USA Dan Kennedy, du roi des coups de pied arrêtés Michel Garbini (Dallas), de Kenny Cooper, attaquant complet qui vient d’arriver à Seattle, ou encore de Diego Fagundez, emblématique de la jeune garde de New England. Et je vous passe les détails sur les jeunes Deshorn Brown, Dillon Powers, Austin Berry, Kofi Sarkodie, Andrew Farrell ou Amobi Okugo, qui sont appelés à être de plus en plus connus.

Certains joueurs n’ont pas besoin de bien longtemps pour devenir des vedettes en MLS où, il faut l’avouer, peu d’observateurs les connaissaient avant leur arrivée. Débarqué de Suisse il y a un an, le défenseur central de New England José Gonçalves n’a pas eu besoin d’une saison pour déjà être considéré comme le meilleur joueur du championnat à son poste. Le gardien panaméen Jaime Penedo a débarqué au LA Galaxy l’été dernier pour remettre à flots une défense en train de couler et les éloges pleuvent déjà à son sujet. Le portier de Dallas Raul Fernandez, international péruvien, en a reçu moins en fin de saison à cause de l’effondrement de son équipe mais avait été sélectionné pour le Match des étoiles (All-Star Game). Il est arrivé en MLS début 2013, tout comme Nigel Reo-Coker, titulaire plusieurs saisons à Aston Villa et aujourd’hui menace permanente sur le flanc droit de Vancouver.

LES NOUVEAUX QUI REGORGENT D’AMBITION

Les renforts venus de l’étranger ont une fois de plus été nombreux cet hiver, et tous aimeraient évidemment marcher sur les traces de Valeri et Gonçalves. Marco Pappa a un avantage sur les autres : l’ailier guatémaltèque était une vedette à Chicago avant de partir pour Heerenveen où ça ne s’est pas passé comme il le souhaitait. Idem pour le défenseur central international néo-zélandais Tony Lochhead qui avait passé deux saisons à New England avant de partir pour Wellington en 2007. Le choc culturel ne sera pas non plus énorme pour l’attaquant canadien Rob Friend, qui a quitté l’Allemagne pour le LA Galaxy. Sûrement davantage pour son nouveau coéquipier Stefan Ishizaki, ailier droit suédois sélectionné 13 fois en équipe nationale et qui quitte Elfsborg après 7 saisons, ou encore l’avant brésilien Samuel, prêté par Fluminense.

Le voisin de Chivas USA mise sur l’attaquant Adolfo Bautista, un vétéran mexicain de 34 ans qui a déjà porté 38 fois son maillot national, sur le médian défensif argentin Agustín Pelletieri qui compte près de 300 matches en D1 de son pays, ou encore Daniel Fragoso, qui a 31 ans et une carrière dans les divisions inférieures espagnoles. Son compatriote Christian Fernández, nouvel arrière gauche de DC United, a joué quelques années au sein de l’élite espagnole et présente un pedigree supérieur à celui d’un autre Ibère, l’arrière central de New York Armando.

Parmi les nouveaux, trois joueurs arrivent de France. Deux d’entre eux sont des médians défensifs français qui étaient restés fidèles au même club depuis le début de leur carrière : Jean-Baptiste Pierazzi, 28 ans, est passé d’Ajaccio à San José alors que Vincent Nogueira, 26 ans, a quitté Sochaux pour Philadelphie. Le soutien d’attaque colombien de Dallas Andrés Escobar appartient au Dynamo Kiev qui l’avait prêté l’an dernier à Évian, où il jouait à peine.

Pour finir, des duos. Le plus attendu, après le recrutement de Valeri l’an dernier : les Argentins de Portland Gastón Fernández, un soutien d’attaque de 30 ans qui vivra sa première expérience hors d’Amérique latine, et Norberto Paparatto, un arrière central du même âge qui a passé l’essentiel de sa carrière à Tigre dans son pays natal. Vancouver a misé sur les Uruguayens : le soutien d’attaque Sebastián Fernández et l’attaquant Nicolás Mezquida qui, à respectivement 24 et 22 ans, ont déjà beaucoup bourlingué mais pas forcément énormément joué. Enfin, les traditionnels anglais : Bradley Orr, arrière droit prêté par Blackburn à Toronto après avoir passé une demi-saison à Blackpool en D2, et Luke Moore, attaquant de Chivas USA venu en droite ligne de Wimbledon, en D4. 

03 March 7:00 pm

Le coup d’envoi de la saison 2014 de MLS sera donné ce samedi. Cette semaine, les articles de Coup Franc (vous allez voir, ils vont souvent s’allonger cette année) seront consacrés à sa présentation. En plus de cinq textes, il y aura le premier épisode de l’année de l’émission Coup Franc, dont vous avez été très nombreux à nous demander le retour (un grand merci).

Le grand évènement de l’année dans le monde du ballon rond sera évidemment la Coupe du monde. La MLS pourrait y être très bien représentée, tant par des internationaux américains qu’étrangers. C’est un signe que la compétition est de plus en plus forte. C’est pourquoi, cette présentation de la saison commence par la liste des joueurs qui brillent en MLS et ont des chances d’aller au Brésil cet été. Accrochez-vous, elle est longue !

LES RETOUR DE VEDETTES AMÉRICAINES

Parmi les 23 joueurs que Jürgen Klinsmann sélectionnera, y en aura-t-il plus ou moins de la moitié évoluant en MLS ? La question est on ne peut plus légitime depuis qu’un fort contingent d’internationaux américains est revenu jouer au pays. Et la tendance n’a fait que s’accentuer cet hiver.

Le transfert dont tout le monde a parlé est celui de Michael Bradley à Toronto : incontournable en équipe nationale, le médian défensif est venu chercher le temps de jeu dont il ne bénéficiait plus à l’AS Rome. Mais il n’est pas le seul à rentrer au bercail. Transféré à Augsburg il y a un an, le défenseur central Michael Parkhurst (24 sélections) y jouait à peine alors qu’il avait passé plusieurs saisons comme titulaire à Nordsjælland. Le voilà désormais à Columbus afin de gagner sa place pour le Brésil. C’est à Philadelphie que Maurice Edu, milieu défensif, tentera d’en faire autant : son départ des Glasgow Rangers pour Stoke en 2012 a coïncidé avec une baisse de sa cote en équipe nationale.

D’autres sont revenus dans un passé récent mais jouaient déjà en MLS la saison dernière. Un nom a fait couler plus d’encre que les autres : l’attaquant Clint Dempsey, dont la demi-saison à Seattle a tourné au vinaigre. Prêté pendant la trêve à Fulham, où cela n’a guère mieux été, il a intérêt à retrouver le même sens du but qu’en équipe nationale. Le retour de l’arrière central Clarence Goodson a été bien plus discret : et pour cause, il n’a joué que 9 rencontres de championnat, mais a contribué à la stabilisation d’une défense de San José très poreuse en première moitié de saison. Il y a deux ans, c’est Eddie Johnson qui avait signé un retour remarqué : après une première saison très réussie, il a surtout fait parler de lui pour ses exigences salariales l’an dernier. Du coup, Seattle l’a laissé partir à DC United.

VALEURS SÛRES DU CHAMPIONNAT

Parallèlement à ces revenants, Jürgen Klinsmann peut aussi compter sur un contingent de fidèles, dont les plus célèbres représentants sont des duos provenant de trois clubs différents. Longtemps considéré comme le meilleur joueur américain évoluant au pays, Landon Donovan retrouve la pleine mesure de ses moyens après une pause en début de saison dernière : buteur et passeur complet, le meilleur buteur de son équipe nationale en est aussi le deuxième joueur le plus sélectionnés (155 capes pour 164 à Cobi Jones). Son coéquipier Omar Gonzalez est à l’autre bout du spectre : parce qu’il est bien plus jeune et évolue de l’autre côté du terrain, en défense centrale. Ce qui ne l’empêche pas de marcher sur les traces de son partenaire, signant l’an dernier un contrat de joueur désigné.

Gonzalez émarge pour le moment à une autre catégorie : les joueurs peu connus sur la scène internationale mais dominants en MLS. Un de leurs plus illustres représentants est le médian défensif de Salt Lake, Kyle Beckerman, pas toujours à l’aise avec les États-Unis contre les meilleures nations mais un des meilleurs joueurs à son poste en championnat : non seulement, il protège parfaitement sa défense, mais il est aussi capable d’orchestrer le jeu devant lui. Son coéquipier Nick Rimando fait partie des gardiens les plus spectaculaires et doté des meilleurs réflexes de la compétition. Quant on parle de talents fidèles, le nom de Matt Besler est incontournable : né non loin de Kansas City, le joueur évolue pour le Sporting local depuis ses débuts professionnels où son duo avec Aurélien Collin constitue une des meilleures paires de défenseurs centraux de MLS. Graham Zusi a éclos sur le tard mais ce milieu offensif qui peut jouer à droite n’est pas étranger aux progrès de Kansas City depuis 2011 et ne manque pas d’impressionner tous ceux qui découvrent la MLS, dont il est une vedette incontournable.

Si tous les joueurs cités ci-dessus peuvent sérieusement espérer aller au Brésil cet été, d’autres internationaux Américains ont davantage l’air d’un plan B pour Jürgen Klinsmann, malgré leurs états de service. Ainsi, Mike Magee, élu meilleur joueur de la défunte saison et dont les nombreux buts ont permis à Chicago de réaliser une deuxième moitié de saison régulière tonitruante, devra encore empiler les buts s’il espère être sélectionné. Même chose pour Chris Wondolowski, le buteur opportuniste par excellence qui a fait trembler les filets plus de 50 fois au cours des 3 dernières saisons pour San José et a bien plaidé sa cause en marquant deux fois contre la Corée du Sud il y a un mois. Quant à Brad Davis, il a la plus belle patte gauche du championnat et c’est lui qui a donné la dernière passe sur le plus du buts au cours des trois dernières années. Ça ne lui garantit pas pour autant de quitter la canicule de Houston en juin prochain. Un cran derrière, Brad Evans ne fait pas d’étincelles dans l’entrejeu de Seattle mais convainc Klinsmann de le sélectionner trois ou quatre fois par saison. Comptant 41 sélections, Benny Feilhaber, milieu central de Kansas City, a retrouvé l’équipe nationale en février après 2 ans d’absence.

Ils ne sont pas les seuls joueurs de MLS à avoir été appelés par Klinsmann l’an dernier, et tous les autres sont soit déjà des valeurs sûres de MLS, soit des vedettes en devenir, mais n’ont pas (encore) l’aura de ceux cités plus haut. Il s’agit de Dax McCarty, Sean Johnson, Tony Beltran, Eric Alexander, Will Bruin, Bill Hamid, DeAndre Yedlin, Justin Morrow, Alan Gordon, Tally Hall, Michael Harrington, Chris Klute, Chance Myers, Shane O'Neill, Seth Sinovic, Corey Ashe et Jack McInerney.

BEAUCOUP D’INTERNATIONAUX ÉTRANGERS

S’il pourrait y avoir une douzaine de joueurs américains de MLS à la prochaine Coupe du monde, il est tout à fait envisageable d’en compter tout autant d’étrangers. Parmi eux, le roi du jeu aérien, l’Australien Tim Cahill, un des grands artisans du Supporters Shield remporté par New York l’an dernier. Toronto a engagé deux autres grands noms au cours des dernières semaines : le gardien brésilien Julio Cesar, prêté par QPR mais plus connu pour sa période à l’Inter Milan, et l’attaquant anglais Jermain Defoe arrivé en droite ligne de Tottenham où il faisait régulièrement trembler les filets. Autres seuls internationaux de leurs pays en MLS, l’Iranien Steven Beitashour, qui après avoir fait les beaux jours de San José au poste d’arrière droit a pris la direction de Vancouver cet hiver, et l’attaquant Juan Luis Anangonó, joueur désigné de Chicago qui ne compte toutefois que deux sélections avec l’Équateur.

Après les États-Unis, le Costa Rica pourrait être le pays à sélectionner le plus de joueurs de MLS pour la prochaine Coupe du monde. Il y a déjà quelques valeurs sûres (tant pour leur pays que dans leur club), comme Alvaro Saborio, auteur de 31 buts en 92 sélections et buteur très régulier avec Salt Lake, l’arrière gauche de New York Roy Miller, qui est passé complètement à côté de son début de saison 2013 avant de regagner sa place, et Giancarlo Gonzalez, arrière central arrivé à Columbus cet hiver. Les noir et or ont également transféré l’arrière gauche Waylon Francis et avaient déjà en leurs rangs Jairo Arrieta, mais aucun des deux n’est appelé à chaque match de l’équipe nationale, sort identique à celui du flanc gauche de Portland Rodney Wallace.

Le Honduras est l’autre nation de la Concacaf dont les internationaux sont très prisés en MLS. Les plus connus sont Victor Bernardez, arrière central de San José élu meilleur défenseur du championnat en 2012, et Oscar Boniek Garcia, joueur désigné qui anime le flanc droit à Houston. L’attaquant Jerry Bengtson a le même statut à New England, joue régulièrement pour son pays mais peine à s’illustrer positivement pour son club. Le sélectionneur du Honduras suit également de près Marvin Chavez, qui arpentera l’aile de Colorado cette saison après avoir quitté San José, et l’arrière gauche Johnny Leveron, qui défend les couleurs de Vancouver depuis un an.

La liste des joueurs de MLS qui pourraient aller à la prochaine Coupe du monde est bien plus longue que ce que beaucoup de monde pense… et ces joueurs sont loin d’être les seules vedettes du championnat ! De ces autres, on parlera demain.

03 March 3:56 pm

Major League Soccer is committed to supporting the communities where we live and play our games, and to providing an environment in which our staff, clubs, players, partners and supporters are treated with dignity and respect. We will not tolerate discrimination, bias, prejudice or harassment of any kind.

 

This Wednesday, March 5, marks the annual day of awareness for Spread the Word to End the Word.   The campaign encourages people to create communities of respect and inclusion by eliminating derogatory language from their vocabulary, including the use of the R-word (“Retard”).  Join MLS and Special Olympics North America to create communities of inclusion for people with intellectual disabilities.  Pledge Respect through your words and actions…Pledge now!

 

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