blog

Vancouver Whitecaps FC

14 August 11:59 am

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

12 August 2:26 pm

Lorsque Montréal s’est déplacé au Mexique et au Costa Rica plus tôt cette saison en Ligue des champions, les journalistes locaux se sont demandés, avec un air entre stupéfaction et moquerie, « mais pourquoi le représentant du Canada n’a-t-il presque pas de joueurs canadiens ? »

La finale aller de la Coupe du Canada (Championnat canadien Amway de son nom officiel) qui se joue aujourd’hui est un excellent prétexte pour regarder l’évolution du nombre de joueurs canadiens dans les clubs canadiens de MLS depuis qu’ils évoluent tous les trois dans la compétition (donc, depuis 2012). Par Canadien, on entend un joueur qui peut jouer en équipe nationale canadienne. C’est pourquoi, par exemple, Wandrille Lefèvre entre en considération pour 2015 mais pas pour les saisons précédentes, avant sa naturalisation.

Les joueurs répertoriés sont ceux qui ont eu du temps de jeu en MLS (ils sont classés selon leur temps passé sur le terrain), les internationaux sont en italique. Pour être considéré comme international, il faut avoir joué au moins une minute en équipe nationale (match amical ou officiel) durant l’année en cours. Les joueurs qui ont été convoqués sans jouer n’ont donc pas été pris en ligne de compte. Particularité : de nombreux Canadiens ont été appelés en équipe nationale  sans jouer la moindre minute en MLS. Ils sont aussi dans la liste, après le signe +.

Le pourcentage, c’est celui du temps de jeu par rapport au maximum possible. Avoir 11 canadiens sur le terrain en tout temps lors de chaque match donnerait un total de 100%. En 2012, presque le quart du temps de jeu du Toronto FC était réservé aux joueurs canadiens. Si en soi, ce n’est pas énorme (pour schématiser, ça ferait deux Canadiens titulaires et présents pendant tout le match, et un autre jouant 55 minutes, aux côtés de huit ou neuf étrangers), c’est de loin la plus grande utilisation de joueurs canadiens. Les 117 malheureuses minutes du seul Teibert à Vancouver en 2012 constituent l’extrême inverse.

Après une saison 2014 dans l’ensemble encourageante, tant pour le temps de jeu des Canadiens que pour le nombre d’internationaux évoluant au pays (d’autant que Tissot et Morgan ont été appelés en équipe nationale sans y jouer), on constate un net recul pour 2015 à ce point-ci de l’année. L’âge plus avancé de certains, des carrières en dents de scie et le départ de Doneil Henry constituent une partie de l’explication. Le bilan général de 8,8 % de temps de jeu en 2015 reste très faible, puisqu’en termes plus schématiques, cela veut dire que seul un canadien commencerait le match, et serait remplacé par un étranger à 3 minutes de la fin, le match se terminant donc avec 11 joueurs venus d’en-dehors des frontières du pays. Et encore, heureusement que Lefèvre est là pour bonifier ces chiffres.

Pour terminer, voici un rappel des règles de la MLS en la matière. Les clubs de MLS basés au Canada ont reçu le droit d’avoir huit joueurs étrangers (des places qui sont échangeables, ce qui fait qu’ils peuvent en avoir un nombre différent selon les échanges préalables), mais leurs places de joueurs locaux peuvent être occupées par des joueurs soit américains soit canadiens. Ils sont obligés d’avoir au moins trois joueurs canadiens dans leur effectif (il n'y a aucune obligation liée aux nombres de joueurs sur le terrain ou sur la feuille de match). Les joueurs ayant légalement le droit de travailler au Canada (les résidents permanents, par exemple) sont considérés comme des joueurs locaux canadiens. Ainsi, même avant d’être naturalisé, Lefèvre n’avait pas le statut de joueur étranger en MLS.

2012
Montréal :
3 joueurs, 1 international (Bernier, Ouimette, Sutton), 2285 minutes (6,8 %)
Toronto : 7 joueurs, 3 internationaux (Morgan, Dunfield, Henry, De Guzman, Cann, Stinson, Makubuya), 8022 minutes (23,8 %)
Vancouver : 1 joueur, 1 international (Teibert), 117 minutes (0,3 %)
Total : 11 joueurs, 5 internationaux, 10424 minutes (10,2 %)

2013
Montréal :
3 joueurs, 1+1 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot + Gagnon-Laparé), 3325 minutes (9,6 %)
Toronto : 6 joueurs, 5+1 internationaux (Morgan, Osorio, Henry, Bekker, Dunfield, Welshman + Stinson), 5804 minutes (17,2 %)
Vancouver : 2 joueurs, 1+3 internationaux (Teibert, Adekugbe + Clarke, Farmer, Thomas), 1867 minutes (5,5 %)
Total : 11 joueurs, 7+5 internationaux, 10996 minutes (10,8 %)

2014
Montréal : 7 joueurs, 4 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot, Nakajima-Farran, Gagnon-Laparé, Jackson-Hamel, Béland-Goyette), 4403 minutes (13,1 %)
Toronto : 7 joueurs, 6+1 internationaux (Osorio, Henry, Bekker, De Rosario, Nakajima-Farran, Morgan, Hamilton + Aparicio), 5868 minutes (17,4 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 2209 minutes (6,6 %)
Total : 16 joueurs, 10+1 internationaux, 12480 minutes (12,3 %)

2015
Montréal :
5 joueurs, 2 internationaux (Lefèvre, Tissot, Bernier, Jackson-Hamel, Gagnon-Laparé), 1308 minutes (6,3 %)
Toronto : 4 joueurs, 2+2 internationaux (Osorio, Morgan, Chapman, Hamilton + Roberts, Mannella), 2821 minutes (13 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 1688 minutes (7,1 %)
Total : 12 joueurs, 5+2 internationaux, 5817 minutes (8,8 %)

11 August 1:18 pm

Deuxième du championnat et adversaire de Montréal en finale de la Coupe du Canada, Vancouver est une équipe d’autant plus intéressante qu’elle ne manque pas de paradoxes. Nous la décortiquons dans notre émission de la semaine (également disponible ici) en compagnie de Christian Schaekels de Vision du Jeu, et tentons de mieux la comprendre en répondant aux questions suivantes :

  • Son jeu est-il basé sur l’attaque ou sur la défense ?
  • Comment l’équipe fait-elle pour encaisser aussi peu ?
  • Quelles sont ses principales faiblesses derrière ?
  • Comment Vancouver marque-t-il ses buts ?
  • Quels progrès offensifs ont été faits depuis la saison dernière ?
  • Pourquoi d’aussi bonnes performances à l’extérieur ?
  • Quelles individualités incarnent le mieux le jeu de Vancouver ?
  • Quand l’équipe est-elle la plus dangereuse ?
  • En quoi est-elle similaire au leader, DC United ?
  • Quelle stratégie adopter pour lui faire mordre la poussière ?

On vous offre également un autre regard sur la situation sportive de Patrice Bernier (à mettre aussi en perspective avec la chronique de Fred) et on vous révèle le nom du Franco du mois de juillet.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

21 July 11:28 am

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2015, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de celle fin 2014 et des pronostics des observateurs en début de saison (dont vous pouvez retrouver une synthèse ici). Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser. Ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2015 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Kansas City 17 30 O1
2. Vancouver 17 29 O2
. Seattle 17 29 O3
4. DC United 17 28 E1
5. Dallas 17 26 O4
6. San José 17 25 O5
. Portland 17 25 O6
8. Toronto 17 24 E2
. New England 17 24 E3
10. New York RB 17 23 E4
. Orlando 17 23 E5
12. LA Galaxy 17 22 O7
13. Montréal 17 21 E6
. Columbus 17 21 E7
. Salt Lake 17 21 O8
16. Houston 17 20 O9
17. Chicago 17 18 E8
18. New York City 17 17 E9
19. Philadelphie 17 15 E10
. Colorado 17 15 O10

San José : Qui pensait que l’équipe serait virtuellement qualifiée pour la phase finale à la mi-saison après une fin 2014 calamiteuse et avec un groupe fragile ? Malgré du sérieux et de l’efficacité, la tâche restera quand même difficile dans une Conférence Ouest très relevée.

Vancouver : Tout le monde s’attendait à voir l’équipe en milieu de tableau comme la saison dernière, elle fait jeu égal avec les meilleurs. Rivero apporte du poids devant, mais le jeu en vitesse et la contribution offensive diversifiée permettent de jouer le haut du classement malgré des résultats décevants à domicile.

Kansas City : Non seulement les résultats sont meilleurs que la saison dernière, mais en outre avec une kyrielle d’absents, notamment dans la moitié défensive de l’équipe. Depuis le mois de mai, c’est toutefois devenu une forteresse derrière avec des tours devant qui dominent le jeu aérien.

DC United : Après une remontée spectaculaire en 2014, la mission difficile était de confirmer, et ce sans vedette sortant du lot (d’ailleurs, personne n’a été sélectionné pour le Match des étoiles). À domicile, l’équipe s’installe dans le camp adverse, fait le jeu, prend des points et efface les doutes qui pesaient sur elle en début de saison.

Portland : La prudence était de mise, douze mois après un début de saison raté alors que les attentes étaient élevées. En plus, Valeri et Will Johnson étaient blessés. Après des premières semaines compliquées, l’équipe a trouvé son rythme, mais elle ne pourra le conserver qu’avec un buteur régulier.

Montréal : Sept points de plus tant que lors de la première que de la deuxième moitié de la saison 2014, avec une place en finale de la Ligue des champions et un calendrier théoriquement plus facile à venir. Le départ de Di Vaio a été compensé collectivement, l’axe défensif de l’entrejeu prend encore souvent l’eau mais l’équipe déjoue les pronostics qui la voyaient végéter en fond de classement.

Toronto : Cela peut paraître étonnant, mais l’équipe compte moins de points que l’an dernier à la mi-saison… mais surtout beaucoup moins de doutes et beaucoup plus de cordes à son arc. Ça va aussi vite qu’avec Defoe, mais c’est bien plus diversifié. Giovinco régale et la défense, malgré de gros ratés, est en progrès.

Orlando : Les attentes ne sont jamais élevées pour une première saison. Dans les tribunes, c’est une franche réussite. Sur le terrain, on avait peur que les joueurs entourant Kaka manquent de planches. Les Mauves s’en sortent bien et peuvent toujours rêver d’une place en phase finale.

New York : Un bilan mi-figue mi-raisin, entre un superbe départ et une panne sèche par la suite. Mais Jesse Marsch avait la lourde tâche de gérer l’après-Henry et rares sont ceux qui attendaient l’équipe aussi bien placée. Quand elle arrive à faire le jeu, elle est souvent séduisante.

Seattle : Bien entendu, quand on est habitué à jouer les premiers rôles, on se doit de le confirmer. Six défaites en 17 rencontres, c’est trop pour une équipe de ce standing, que tout le monde ou presque voyait archi-dominatrice cette saison. Loin des attentes pour le moment, mais elles étaient très élevées.

Dallas : Après une fin de saison 2014 en trombe, tout le monde disait des Texans que… personne ne croyait en eux, à tort. Sauf qu’en fin de compte, les observateurs en faisaient un favori. Rang qu’ils ont tenu en début de championnat avant un gros passage à vide à la fin du printemps. Leur regain de forme récent est après la mi-saison.

Houston : Ni bien ni mal car les attentes étaient très peu élevées après une saison décevante et une préparation pleine de points d’interrogation. Un des objectifs était de ne pas être largué avant l’arrivée de Torres. Il n’est pas tout à fait atteint, mais l’espoir subsiste. Point encourageant : campée devant son but, la défense semble bien en place.

New England : Sans être exécrable (sauf ces dernières semaines), l’équipe est loin de sa fin 2014 tonitruante. Offensivement, elle veut souvent trop bien faire, sans succès. Défensivement, elle semble manquer de repères. Il reste une demi-saison pour démontrer que les exploits de l’an dernier n’étaient pas un concours de circonstances.

Chicago : Dans la lignée de la saison dernière… Avec moins de partages mais à peu près le même nombre de points, insuffisant. Les nombreux changements et les joueurs désignés ne suscitaient guère d’optimisme, et leur apport au cours des premiers mois fut insuffisant.

Colorado : Dernier de classe, certes, mais bien moins largué qu’au cours de la deuxième moitié de la saison dernière alors que personne ne s’attendait à voir cette équipe compétitive. Elle est dure à battre et solide derrière mais n’arrive pas à gagner. En continuant comme ça, elle peut viser le record de nuls de Chicago en 2014.

Columbus : On a parfois dit que c’était l’équipe qui produisait le plus beau jeu de la compétition. Dans ses beaux jours, c’est vrai. Mais il s’agit également de celle qui défend le plus mal et le plus naïvement. Malheureusement, c’est cela qui pèse le plus dans la balance quand on dresse les comptes à la mi-saison. Dommage, Finlay et Kamara nous régalent tellement…

New York City : Villa n’était pas tant la raison des attentes que Jason Kreis, un entraîneur chevronné, et son recrutement de joueurs connaissant la MLS. Ils ont éprouvé énormément de peine à trouver leurs marques et ont commencé le championnat trois mois après tout le monde.

Salt Lake : C’est étrange de voir cet habitué du haut du tableau se battre pour une place en phase finale, dont il est virtuellement écarté. Changement de système, pannes offensives, difficultés derrière quand l’adversaire a le ballon et Beckerman moins brillant que d’habitude : ça fait beaucoup…

Philadelphie : Une des rares formations à passer de « pas terrible » à « encore moins bien ». Par moments, l’équipe produit du beau jeu. Mais elle n’a pas été compétitive tant sa défense manquait de solidité et de discipline face aux adversaires faisant bien circuler le ballon.

LA Galaxy : On est habitué de voir le détenteur de la Coupe MLS partir lentement, mais cette année, tout le monde pensait l’équipe rôdée, avec la place de Gerrard gardée bien au chaud. L’été a sonné un réveil tonitruant, mais avant cela, il y eut de très étonnants moments de passivité. D’ailleurs, si on s’était arrêté à la mi-saison, la phase finale se serait jouée sans le tenant du titre !

09 June 11:34 am

Le Canada est à l’honneur dans l’émission de la semaine (également disponible ici), entre les bons résultats de Montréal, Toronto et Vancouver en MLS ce week-end, le début des éliminatoires de la Coupe du monde masculine, la décision d’Akindele et la phase finale du Mondial féminin qui se joue au pays.

  • Que retenir de la victoire de Montréal à Columbus ?
  • Quelle est la meilleure paire en défense centrale devant Evan Bush ?
  • Columbus, résolument offensif ou résolument naïf ?
  • Un match propice à ramener le public au stade Saputo ?
  • Giovinco, le meilleur joueur désigné de l’histoire de Toronto ?
  • Qu’a fait Vancouver pour donner une leçon à un LA Galaxy complaisant ?
  • Qui est le Franco du mois : un Montréalais, un Torontois… ou les deux ?
  • Qu’est-ce que « la bonne nouvelle Akindele » nous dit sur le soccer canadien ?
  • Coupe du monde féminine : quelles attentes envers le Canada ?
  • Qui sont les favorites pour remporter le titre mondial ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

29 May 1:19 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

03 April 12:38 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous ferai un tour d’horizon similaire chaque mois. On recommence aujourd’hui !

27 March 12:10 pm

L’annonce de l’arrivée de Minnesota en MLS en 2018 confirme une tendance lourde depuis des années : les clubs qui font leur entrée en MLS sont de plus en plus rarement créés de toutes pièces à cette fin. Ils existent déjà depuis plusieurs années au moment de l’annonce, et leur supporters apprennent donc, en quelque sorte, leur promotion officielle parmi l’élite du soccer canado-américain quelques années à l’avance. Durant ce laps de temps, leur équipe continue-t-elle d’être performante ? Et cela constitue-t-il un avantage au moment d’entrer en MLS ? C’est ce que j’ai voulu vérifier.

Saison Division Class. Points Phase finale Spectateurs
           
NOUVEAUX CLUBS
           
TORONTO (annonce en novembre 2005)
2007 MLS 13/13 25/90 non 20120
           
SAN JOSÉ (annonce en juillet 2007)
2008 MLS 14/14 33/90 non 13713
Cette situation est particulière car à l’issue de la saison 2005, les San Jose Earthquakes ont déménagé à Houston. Le club qui a vu le jour en 2008 en a repris le nom et le palmarès, mais était quand même, à peu de choses près, une nouvelle entité.
           
PHILADELPHIE (annonce en février 2008)
2010 MLS 14/16 31/90 non 19254
           
NEW YORK CITY (annonce en mai 2013)
2015 MLS en cours
           
Les deux clubs qui commenceront à jouer en MLS en 2017 (Atlanta et Los Angeles FC) seront également des nouveaux clubs.
           
CLUBS EXISTANTS
           
SEATTLE (annonce en novembre 2007)
2007 USL (D2) 1/12 54/84 champion 3396
2008 USL (D2) 6/11 40/90 ¼ de finale 3386
2009 MLS 4/15 47/90 ¼ de finale 30897
           
VANCOUVER (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 7/11 42/90 finale 5312
2010 D2 5/12 45/90 ½ finale 5152
2011 MLS 18/18 28/102 non 20153
           
PORTLAND (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 1/11 58/90 ½ finale 9734
2010 D2 4/12 49/90 ¼ de finale 10727
2011 MLS 12/18 42/102 non 18827
           
MONTRÉAL (annonce en mai 2010)
2010 D2 6/12 43/90 demi-finale 11464
2011 NASL (D2) 7/8 35/84 non 11554
2012 MLS 12/19 42/102 non 22772
           
ORLANDO (annonce en novembre 2013)
2013 USL Pro (D3) 2/13 54/78 champion 8053
2014 USL Pro (D3) 1/14 62/84 ¼ de finale 4743
2015 MLS en cours
           
MINNESOTA (annonce en mars 2015)
Les supporters du Minnesota United FC devront être patients puisque l’annonce de leur entrée en MLS est faite trois ans avant les débuts du club parmi l’élite, ce qui constitue une première pour un club déjà existant. Ils se consoleront en se disant que leurs prédécesseurs ont généralement connu de bonnes saisons de transition dans les divisions inférieures et ont, surtout, souvent mieux réussi leurs débuts en MLS que les clubs partant de zéro.

06 March 2:32 pm

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

19 February 1:42 pm

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat (et moins d’une avant les quarts de finale de la Ligue des champions). Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 21 au 28 février)

TOURNOI DE PORTLAND (Portland, 22 au 28 février)

LES AUTRES

Rendez-vous ici pour l’état des lieux des équipes qui disputent actuellement la Desert Diamond Cup et le tournoi Suncoast Pro.