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Toronto FC

21 May 11:54 am

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est très éclectique, puisqu’elle parle de l’équipe en forme du moment, New England, fait le tour de celles qui risquent de souffrir des absences durant la Coupe du monde, décortique l’échange de Warner contre Nakajima-Farran et évoque le nouveau contrat de droits TV signé par la MLS.

Les présélections pour la Coupe du monde ont été officialisées la semaine passée et les clubs de MLS ont commencé à être privés de leurs internationaux lors de la dernière journée (voyez la liste complète ici). On se demande quelle équipe souffrira le plus de ces absences. Celles que nous avons épinglées :

  • San José, dont deux défenseurs centraux - Goodson et Bernardez - et le buteur Wondolowski ont été convoqués
  • Houston, sans deux gros morceaux, Garcia et Davis… si celui-ci est dans les 23
  • Columbus, qui pourrait être le club de MLS le mieux représenté au Brésil
  • Le LA Galaxy, sans Gonzalez ni Donovan
  • Kansas City, qui vient déjà de passer une semaine très difficile
  • Toronto, qui perd Bradley et Julio Cesar, mais devrait conserver Defoe
  • Salt Lake, qui perd beaucoup de talent… ce qui n’inquiète pas grand-monde
  • New York, où les absences de Cahill et Miller ne paraissent pas insurmontables
  • Quant à Seattle, privé de plusieurs internationaux, il ne semble guère susciter de craintes

New England est l’équipe en forme du moment, ayant entre autres inscrit cinq buts pour le deuxième match consécutif. On parle de son effectif jeune (mais pas tant que ça) et bien bâti, de Lee Nguyen, un joueur qui plaît tant aux amateurs aguerris qu’aux profanes, des révélations de l'an dernier qui confirment, des nouveaux qui se sont bien intégrés et de la suite de la saison.

On évoque également l’échange de Collen Warner contre Issey Nakajima-Farran entre Montréal et Toronto : son côté surprenant (ou non), le désir de connaître la genèse de cette transaction, le côté éthique de ces échanges sans le consentement du joueur. Relisez aussi l’article sur les responsabilités des différents directeurs à Montréal.

Enfin, on parle du nouveau contrat de droits TV signé la semaine dernière, avec les matches à heure fixe, l’engagement à long terme de partenaires importants et ses implications au Canada. Sans oublier, évidemment, nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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15 May 1:35 pm

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.

13 May 1:48 pm

Avec les arrivées des vedettes Michael Bradley, Jermain Defoe et Julio Cesar mais aussi du joueur désigné Gilberto, le Toronto FC affiche de grande ambitions cette saison. Si les progrès sont notables, les résultats restent mi-figue mi-raisin. Nous avons donc décidé d’analyser cette équipe de plus près dans notre émission de la semaine (à écouter ici), en compagnie de Christian Schaekels. Voici quelques-uns des sujets que nous avons développés :

  • Toronto a-t-il les moyens de ses ambitions et a-t-il le profil d’une équipe du top ?
  • La recette offensive appliquée depuis le début de saison et son efficacité en MLS
  • La Defoe-dépendance devant et le modèle de jeu à développer autour de lui
  • Le rôle et l’apport de Michael Bradley ainsi que le manque de créativité au milieu
  • La mise en place défensive en nette amélioration
  • Pas de grande vedette chez les défenseurs, mais un recrutement efficace
  • Travail d’entraînement, opportunisme et dispositions psychologiques de l’équipe
  • Les difficultés du Toronto FC à domicile
  • Les tâches à accomplir par Ryan Nelsen (ce qui permet de parler un peu de la situation à Montréal)
  • Les perspectives d’avenir pour la suite de la saison

Comme de coutume, l’émission se conclut par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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06 May 1:37 pm

L’équipe de Coup Franc a fait le plein de MLS ce week-end : la dixième émission de la saison (à écouter ici) revient donc sur plusieurs rencontres de championnat très intéressantes, met également la table pour les demi-finales de la coupe du Canada et poursuit le débat autour de la Copa America du centenaire.

Ce qui a retenu notre attention ce week-end :

  • La défaite contre New England nous dit-elle que Toronto n’est pas si bon que ça ? Et que les jeunes du Massachusetts vont confirmer leur bonne saison 2013 ?
  • La première victoire de la saison de Portland, son manque de diversité et de solutions offensives malgré les trois buts marqués.
  • La victoire propre mais sans éclat de New York à Dallas qui, rapidement réduit à dix, s’est néanmoins bien défendu.
  • Déjà de la chaleur accablante au Texas : l’influence de la canicule sur la santé des joueurs et la qualité du spectacle.

Les clubs de MLS entrent en lice cette semaine en coupe du Canada (Championnat canadien Amway, de son nom officiel). Toronto et Vancouver vont-ils jouer avec leurs titulaires, leurs remplaçants ou une équipe mixte ? A priori, la tâche la plus facile est pour Montréal, qui affrontera Edmonton tombeur d’Ottawa au premier tour. Frank Klopas a déclaré qu’il alignerait l’équipe la plus forte possible. Il y a cependant un « mais… » qu’Olivier Tremblay nous explique en détails. Contradictoire ou cohérent ? Ce n’est en tout cas pas clair et ça provoque le débat. On éclaircit aussi celui qui entoure les nombreux entraînements montréalais à huis clos programmés au cours des prochaines semaines.

On a officiellement annoncé les détails de la Copa America du centenaire, qui regroupera des équipes des deux confédérations du continent américain. On évoque la participation éventuelle du Canada et le handicap dont il pâtit pour se qualifier, l’impact que pourrait avoir la compétition en Amérique du Nord et l’idée d’une fusion entre la Concacaf et la Conmebol.

Comme de coutume, l’émission se termine par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy, avec une attention particulière à porter aux équipes qui joueront deux fois en une semaine.

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24 April 10:41 am

Les mots stades et affluences sont à la mode cette semaine. Que ce soit en raison de l'annonce de New York City de jouer au Yankee Stadium, des débuts de Montréal au stade Saputo ou des délais de construction de la nouvelle enceinte à Orlando. Pour l'occasion, je vous ai préparé ce graphique avec la moyenne de spectateurs de chaque club de MLS à domicile (y compris les rencontres de phase finale) depuis les débuts de la compétition, en 1996.

Les affluences visibles au chargement de la page sont celles des clubs qui n'ont eu ni pic ni creux important et sont en MLS depuis suffisamment longtemps, afin de commencer avec quelque chose de lisible et de se faire une bonne idée de ce qu'est être dans la moyenne (cliquez sur Seattle, vous verrez directement la différence). Cliquez sur le nom d'un club à droite pour faire apparaître ou disparaître ses chiffres. Rendez-vous ici pour les mettre en perspective avec ceux des grands championnats européens.

 

01 April 1:12 pm

La situation de Montréal étant toujours aussi préoccupante, nous nous y attardons pour une deuxième émission consécutive (écoutez ici celle de cette semaine, avec un nouveau générique). L’équipe a pris son premier point de l’année samedi à Philadelphie, mais les sujets de discussion sont encore nombreux. Notamment :

  • Justin Mapp, la principale satisfaction depuis le début de l’année
  • Patrice Bernier sur le banc, raisons possibles et conséquences
  • La place de Warner sur le terrain
  • Le duo Camara-Ferrari en défense centrale
  • Le sort des jeunes
  • Y a-t-il de la joie dans cette équipe ?
  • On répond aussi aux nombreuses questions que vous nous avez envoyées

Parmi les autres sujets de conversation :

  • Les difficultés rencontrées par New York
  • Le bon début de saison de Columbus
  • La victoire de Salt Lake contre Toronto
  • Le succès de Vancouver face à Houston
  • La double exclusion lors de Dallas - Portland
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy

Premier avril oblige, chaque animateur se prononce aussi sur la « meilleure blague » (ou la pire) en MLS depuis le début de la saison.

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25 March 12:01 pm

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est en grande partie consacrée à l’Impact de Montréal, dont nous disséquons le début de saison avec Olivier Tremblay, qui suit l’équipe au quotidien pour MLSsoccer.com. On parle également d’autres rencontres de la dernière journée, du toit du Stade olympique de Montréal, de la Coupe du Canada, de la Ligue des champions et du jeu MLS Fantasy.

Trois rencontres, zéro point pour Montréal. Trois rencontres, aussi, sans Marco Di Vaio qui, disait-on avant la saison, devaient permettre d’effectuer certaines évaluations importantes en son absence. On fait donc le tour de la question, en abordant les sujets qui reviennent le plus souvent après ces premières semaines de compétition :

  • Faut-il s’inquiéter ou ce 0/9 ne reflète-t-il pas la réalité du terrain ?
  • Comment l’entraîneur et les joueurs ont-ils réagi après le match contre Seattle ?
  • Quel est l’état d’esprit dans le vestiaire et aux entraînements ?
  • Le problème est-il plus offensif ou défensif ?
  • Ce que Klopas fait en cours de match change-t-il l’allure de la rencontre ?
  • En l’absence de Di Vaio, Wenger a-t-il saisi la chance de se prouver ?
  • Que penser de l’expérience Warner sur les côtés ?
  • Miller a-t-il réussi ses premiers pas chez les professionnels ?
  • Di Vaio aura-t-il, pour Klopas, le même effet que Magee à Chicago l’an dernier ?
  • Comment le jeu de Felipe et de Mapp va-t-il évoluer avec le retour de Di Vaio ?

En deuxième partie d’émission, on se penche sur les sujets suivants :

  • Toit du Stade olympique de Montréal : comment on en est arrivé là et perspectives d’avenir
  • La victoire de Toronto lors de son premier match à domicile de la saison, contre DC United
  • Le match New England - Vancouver et le retour en grâce de Gonçalves
  • Les frasques des gardiens de Portland à Colorado
  • Modifications au Championnat canadien Amway
  • Les quarts de finale de la Ligue des champions
  • La gestion des blessés au jeu MLS Fantasy

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21 March 12:28 pm

Il a fallu un peu plus de dix ans pour voir les clubs de MLS confier le poste d’entraîneur à d’anciens joueurs du championnat. La première partie de cette série, consacrée aux précurseurs, vous raconte comment cela est arrivé. La seconde, aujourd’hui, s’intéresse au renforcement de cette tendance, plus forte que jamais puisque désormais, 15 équipes premières sur 19 sont dirigées par un homme qui, plus tôt dans sa carrière, a défendu les couleurs d’un club de Major League Soccer.

En 2007, pour la première fois, plus de la moitié des entraîneurs en poste en début de saison étaient d’anciens joueurs de MLS. Sept sur treize, rejoints par Jason Kreis en milieu de championnat. En 2008, ils seront encore huit à avoir foulé les pelouses de MLS à entamer la compétition sur le banc. L’indéboulonnable Dominic Kinnear (Houston), Preki (Chivas USA), Curt Onalfo (Kansas City) classent leur équipe en ordre utile à l’issue de la saison régulière, tout comme Jason Kreis, confirmé dans ses fonctions à Salt Lake. Premier du classement général un an plus tôt, DC United ne termine que dixième (sur 13) mais Tom Soehn conserve son emploi jusqu’au bout.

C’est plus mouvementé à Dallas où Steve Morrow, en poste l’année précédente, entame la saison mais perd rapidement sa place. Il est remplacé par Schellas Hyndman, qui ne fait pas partie de la confrérie des ex-joueurs, après un bref intérim de Marco Ferruzzi, qui avait porté le maillot de Tampa Bay en 1997. Le retour d’un club à San José marque aussi le retour de Frank Yallop (à qui Ruud Gullit a succédé au LA Galaxy) sur les terres de ses premiers exploits, qu’il ne reproduit pas puisque son équipe termine cette fois dernière. Il faut retirer un nom de la liste : Mo Johnston, remplacé par John Carver à Toronto. Et donc en rajouter un autre : Denis Hamlett, défenseur de Colorado au tout début de la MLS, qui mènera Chicago à la troisième place et en demi-finales. Il y perd contre Columbus, entraîné par le vénérable Sigi Schmid, qui dame le pion à tous ces jeunes loups en offrant le doublé à son équipe et en ravissant le titre d’entraîneur de l’année.

Pas de valse des entraîneurs lors de l’hiver 2008-2009, mais plutôt un slow aux rares changements, avec une exception notable : Sigi Schmid a cédé aux sirènes d’un nouveau club ambitieux, Seattle. La place laissée vacante à Columbus est prise par son ancien adjoint Robert Warzycha, qui y avait déjà assuré un bon intérim en 2005. Cette fois, il est officiellement titulaire du poste, avec succès puisque le club remporte le Supporters Shield. Les sept autres anciens joueurs qui avaient un emploi quelques semaines plus tôt l’ont tous conservé, sans exception. Un seul d’entre eux le perdra en cours de saison : Onalfo, remplacé par son directeur technique Peter Vermes au courant du mois d’août. Ancien joueur du club ayant aussi joué pour les MetroStars et Colorado après avoir milité en Hongrie et aux Pays-Bas, il est toujours en poste actuellement.

Le record est battu fin août, avec 9 anciens joueurs au poste d’entraîneur lorsque Juan Carlos Osorio démissionne à New York et est remplacé jusqu’en fin de saison par Richie Williams, qui assure son deuxième intérim après une première pige en 2006. Pour sa troisième saison à la tête de Salt Lake, Kreis offre la Coupe MLS au club. Kinnear (Houston), Hamlett (Chicago) et Preki (Chivas USA) peuvent aussi s’enorgueillir d’une bonne saison, alors que ce fut plus difficile pour Soehn (DC United) et Yallop (San José).

Le bal des entraîneurs a été bien plus animé à la veille de la saison 2010 où, pour la première fois, ils sont neuf anciens joueurs à entamer la saison sur le banc. Si l’intérim de Williams a pris fin (il est remplacé par le Suédois Hans Backe), on retrouve une vieille connaissance, Piotr Nowak, à la tête d’un nouveau club, Philadelphie, qui termine sa première saison en antépénultième position. Dans le jeu des plus et des moins, il faut aussi retirer Chicago, où Hamlett a laissé sa place à Carlos de los Cobos, et ajouter Toronto, qui a été chercher Preki à Chivas USA, sans succès puisqu’il est remplacé par Nick Dasovic (qui n’a pas joué en MLS) en cours de saison. Le club de Los Angeles s’est rabattu sur Martin Vasquez, non pas l’ancien international espagnol mais un Americano-Mexicain qui a joué à Tampa Bay et San José. C’est un flop et une avant-dernière place.

Seul DC United fait pire, et enchaîne les entraîneurs : Onalfo a succédé à Soehn mais ne termine pas la saison puisque Ben Olsen, adjoint depuis qu’il a pris sa retraite l’automne précédent, enfile le survêtement de T1 début août. Les cinq autres restent en poste toute la saison : elle n’est pas simple pour Kinnear (Houston) et Vermes (Kansas City), se passe mieux pour Warzycha (Columbus), Yallop (San José) et Kreis (Salt Lake). Malgré tout, les prix les plus convoités reviendront tous à des entraîneurs n’ayant pas de passé de joueur en MLS : le Supporters Shield au LA Galaxy (Bruce Arena), la Coupe MLS à Colorado (Gary Smith) et le titre d’entraîneur de l’année à Hyndman (Dallas).

Les changements d’entraîneur ne sont pas la norme en MLS, et les mois précédant le début de la saison 2011 le confirment. Sept des huit ex-joueurs en poste ont conservé leur place : seul Vasquez a perdu la sienne, et est remplacé à Chivas USA par Robin Fraser qui, plus jeune, avait porté les maillots de Los Angeles, Colorado et Columbus. Il ne parvient pas à extirper l’équipe du bas du classement. Il faut ajouter un neuvième nom : John Spencer, ancien joueur de Colorado et premier entraîneur de Portland, qui termine sa première saison 12e sur 18.

Cette année-là, la barre symbolique des 10 clubs entraînés par un ancien joueur de MLS est franchie pour la première fois. Il ne faut pas attendre longtemps puisque dès la fin mai, l’autre nouveau club, Vancouver, congédie Teitur Thordarsson et le remplace par son patron, Tom Soehn, ce qui ne l’empêche pas de terminer lanterne rouge. Le même jour, Chicago remplace Carlos de los Cobos par l’ancien joueur du club devenu directeur technique, Frank Klopas. Le club termine 11e.

Les plus anciens se font encore une fois damer le pion, par Bruce Arena : l’entraîneur de l’année offre le doublé Coupe MLS - Supporters Shield au LA Galaxy. Kreis, Vermes, Kinnear et Nowak réussissent toutefois une bonne saison à la tête respectivement de Salt Lake, Kansas City, Houston et Philadelphie. Celle de Warzycha à Columbus est en demi-teinte. Olsen, à DC United, et Yallop, à San José, regardent le haut du classement de loin.

L’arrivée de Montréal en 2012 marque le passage du championnat à son total actuel de 19 clubs. Les Québécois embauchent Jesse Marsch, dont la carrière de joueur a pris fin en 2009 à Chivas USA, avec qui ils réussissent une première saison honorable. Il n’est pas le seul nouvel entraîneur à avoir joué en MLS. Deux autres sont embauchés par des clubs en reconstruction qui termineront dans le dernier tiers du classement : après deux saisons dans les médias, Jay Heaps revient à New England où il avait passé l’essentiel de sa carrière, alors qu’Oscar Pareja quitte Dallas, où il avait joué de 1998 à 2005 avant de devenir adjoint, pour Colorado.

De onze entraîneurs à avoir un passé de joueur dans la compétition, on est passé à treize. Dix des onze hommes en poste à la fin de la saison précédente sont toujours là, seul Soehn a repris ses prérogatives de directeur technique à Vancouver et embauché Martin Rennie. Ils seront cependant à nouveau onze à la fin de la compétition. Le courant ne passe plus entre Philadelphie et Nowak, remplacé par John Hackworth qui, malgré ses 44 ans, n’a jamais joué en MLS. Spencer accumule les mauvais résultats à Portland et le Néo-Zélandais Gavin Wilkinson prend sa place.

Si le LA Galaxy d’Arena conserve la Coupe MLS, San José et Yallop reviennent au premier plan, avec à la clef le Supporters Shield et le trophée d’Entraîneur de l’année. La saison est également fructueuse pour Vermes (Kansas City), Olsen (DC United), Kreis (Salt Lake), Klopas (Chicago) et Kinnear (Houston). Elle est plus frustrante pour Warzycha (Columbus) et Fraser (Chivas USA).

Ils passent de onze à douze anciens joueurs de MLS à la tête d’une équipe au début de la saison 2013. Neuf sont les mêmes qu’à la fin de la saison précédente. Chivas USA et Montréal se séparent respectivement de Fraser et Marsch pour faire appel au coloré Chelis et à Marco Schällibaum, venus de l’étranger. Toronto embauche l’ancien international néo-zélandais Ryan Nelsen, qui a joué cinq ans à DC United mais ne peut empêcher les Canadiens de finir en bas de classement. Bien plus fructueuses, les arrivées de Caleb Porter à Portland et de Mike Petke à New York. La réputation du premier tient surtout à ses qualités sur le banc, qu’il a bien connu lors de ses trois saisons de joueur à ce niveau où il n’a été qu’onze fois sur le terrain. Il métamorphose l’équipe et est élu entraîneur de l’année. Quant à Petke (photo), il ne semble qu’un deuxième choix pour diriger la formation pour laquelle il a longtemps joué. Ça ne l’empêche pas de lui permettre de remporter le Supporters Shield, premier trophée officiel de l’histoire du club.

Parmi les neuf ayant conservé leur emploi, deux le perdront en cours de saison. Très décevant sur le terrain, Columbus est en outre racheté par un nouveau propriétaire : Warzycha cède son poste au directeur technique Brian Bliss, qui avait déjà opéré un intérim d’une demi-saison à Kansas City en 2006. San José est méconnaissable, ce qui provoque une séparation à l’amiable avec Yallop, remplacé par son adjoint et compatriote Mark Watson, bourlingueur dont un des nombreux chapitres de la carrière de joueur a été écrit à DC United.

Les ex-joueurs ont fait un carton plein la saison dernière, puisque la Coupe MLS est revenue au Sporting Kansas City de Vermes. Kreis (Salt Lake), Heaps (New England), Pareja (Colorado) et Kinnear (Houston) peuvent également se féliciter d’un championnat réussi. Klopas (Chicago) et Olsen (DC United) ne peuvent pas en dire autant.

Nous voilà donc au début de la saison 2014 avec un total de 15 entraîneurs ayant un passé de joueur en MLS, soit 3 de plus qu’à l’issue du défunt championnat et un nouveau record. Il faut dire que l’hiver a été marqué par une valse à mille temps. Commençons avec les huit qui sont restés en place : l’indéboulonnable Kinnear est toujours à Houston ; forts de leur trophée, Porter, Vermes et Petke comptent encore jouer les premiers rôles avec Portland, Kansas City et New York ; malgré les résultats médiocres en 2013, DC United et Toronto ont renouvelé leur confiance en Olsen et Nelsen ; Heaps doit confirmer les progrès de New England alors que Watson a convaincu San José de le conserver.

Trois clubs changent leur fusil d’épaulent et font à nouveau appel à un ancien joueur de la compétition pour les entraîner. Dallas, où Hyndman est parti, rapatrie - voire débauche - Pareja de Colorado. Vancouver dit à Rennie qu’il n’a plus besoin de ses services et le remplace par son adjoint Carl Robinson, ancien international gallois qui a joué à Toronto et New York. Montréal préfère dire au revoir à Schällibaum et engager Klopas, que Chicago avait prié de s’en aller.

Quatre autre clubs sont toujours entraînés par un ancien joueur de MLS, mais plus le même qu’il y a quelques mois. Chicago a remplacé Klopas par Yallop, qui n’a donc pas tardé à retrouver de l’embauche. Salt Lake a vu son entraîneur fétiche Kreis relever le défi de New York City, qui commencera à jouer en 2015, et l’a remplacé par son adjoint Jeff Cassar, qui a joué une trentaine de rencontres pour Dallas entre 2003 et 2006. Columbus a voulu marquer son renouveau en allant chercher Gregg Berhalter, en quête d’un club après une expérience en Suède qu’il avait rejointe quelques mois après sa retraite de joueur au LA Galaxy. Et donc, le dernier en date, Pablo Mastroeni, emblématique joueur de Colorado qui y dirigeait les entraînements depuis la reprise mais n’a obtenu officiellement le poste qu’à quelques heures du début de la saison.

Chaque année ou presque, un record du nombre d’entraîneurs ayant joué en MLS est battu, soit en début de saison, soit en cours de compétition. Ils sont aujourd’hui 15 sur 19, mais à moyen terme, le championnat sera composé de 24 clubs. Si la tendance se maintient, on peut donc imaginer que le record va encore tomber au cours des années à venir.

19 March 2:39 pm

Avec la nomination de Pablo Mastroeni juste avant le début de saison, 15 des 19 entraîneurs de MLS en sont également d’anciens joueurs. Wilmer Cabrera (Chivas USA), Bruce Arena (LA Galaxy), John Hackworth (Philadelphie) et Sigi Schmid (Seattle) font figure d’exception. Depuis plusieurs années, c’est la norme, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Cette semaine, Coup Franc vous propose de revivre chronologiquement, en deux parties, l’évolution de la confiance accordée par les clubs aux anciens joueurs de MLS pour leur accorder le poste d’entraîneur.

Au début de la première saison de MLS, en 1996, aucun ancien joueur ne pouvait évidemment être entraîneur. Néanmoins, dès cette année-là, l’un d’entre eux a déjà reçu, très brièvement, sa chance. À Colorado, l’attaquant Roy Wegerle, qui joue régulièrement, se voit confier cette responsabilité pour le dernier match de la saison régulière après la démission de Bob Houghton. Cela se solde par une défaite 3-1 de la lanterne rouge à DC United et met fin à l’expérience.

Il faut attendre 1998 pour que celle-ci soit tentée à nouveau, avec un joueur bien plus renommé. Fin août, Thomas Rongen démissionne à New England. Walter Zenga, qui y a joué la saison précédente mais a pris sa retraite et est retourné en Italie, est appelé à lui succéder. La saison suivante, il devient le premier ancien joueur de MLS à commencer le championnat comme entraîneur. Comme joueur-entraîneur plus précisément, puisque le gardien a rechaussé les crampons. New England termine 10e sur 12 mais Zenga doit céder son poste à deux rencontres de la fin de la saison.

Les choses sérieuses commencent réellement à San José, en 2001. Après avoir arrêté sa carrière à Tampa Bay en 1998 (photo), Frank Yallop y a fait ses premières armes comme adjoint, avant d’occuper le même poste à DC United. San José décide d’aller plus loin, lui donnant sa chance en tant qu’entraîneur principal. La confiance est manifeste car le club est ambitieux et recrute en conséquence. Il ne le regrettera pas : le Canadien offre à San José sa première Coupe MLS, suite à une victoire 2-1 contre Los Angeles, avec des buts de Donovan et De Rosario, toujours actifs aujourd’hui. Yallop est également récompensé par le trophée d’Entraîneur de l’année.

Cela ne donne pas d’idées aux autres clubs. À vrai dire, en 2002, tous les entraîneurs (même ceux arrivés en cours de saison) ont déjà entraîné en MLS par le passé, mais Yallop reste le seul à y avoir joué. San José termine deuxième du classement général mais sa course vers la Coupe MLS s’arrête contre Columbus dès les quarts de finale. Encore deuxièmes du classement en 2003, les Californiens remportent cette fois leur deuxième Coupe MLS, 4-2 contre Chicago, avec entre autres un doublé de Donovan.

En 2004, Yallop répond à l’appel du Canada et prend la tête de l’équipe nationale. San José mise sur la continuité et donne sa chance à Dominic Kinnear, adjoint de Yallop et autre ancien joueur de MLS (Colorado, San José, Tampa Bay). L’Écossais n’a, techniquement, pas quitté le club depuis lors puisque ce dernier a été déménagé à Houston en 2006 et qu’il y entraîne toujours, alors que San José a relancé un club en 2008 en lui donnant la même identité qu’à son prédécesseur. Pour leur première saison sous Kinnear, les Californiens terminent septièmes (sur 10) et sont éliminés en quart de finale.

Pour la première fois en 2004, deux clubs de MLS sont entraînés par un ancien joueur du championnat. DC United décide en effet de donner les rênes de son équipe à Piotr Nowak, qui a terminé sa carrière deux ans plus tôt à Chicago. Et bis repetita : trois ans après Yallop, l’ancien international polonais décroche la Coupe MLS pour sa première année comme entraîneur, une victoire 3-2 contre Kansas City. Il devient ainsi le premier entraîneur à soulever le trophée après l’avoir gagné comme joueur (avec Chicago en 1998).

2005. N’ayant pu devenir, après Yallop, le deuxième ex-joueur du championnat à remporter la Coupe MLS en tant qu’entraîneur, Kinnear trouve le moyen d’écrire l’histoire à sa façon, puisqu’il devient le premier de cette catégorie à mener son équipe au Supporters Shield. San José tombe ensuite en quart de finale, ce qui n’empêche pas Kinnear de suivre les traces de son prédécesseur en devenant à son tour entraîneur de l’année. À DC United, Nowak, toujours en poste, vit une bonne saison, sans titre toutefois.

Les deux hommes reçoivent également de la compagnie en cours d’année. Columbus limoge Greg Andrulis à la mi-juillet et le remplace par Robert Warzycha, qui doit terminer la saison en tant qu’intérimaire. Après un 14/57, les noir et or prennent 24 points sur 39 sous sa direction, terminant dixièmes (sur douze) du classement général. Fidèle serviteur du club où il a joué de 1996 à 2002, l’ancien international polonais reprendra le rôle d’adjoint la saison suivante, avec l’arrivée de Sigi Schmid.

Les ambitieux MetroStars, où joue alors Youri Djorkaeff, n’ont pas de résultats à la hauteur de leurs espérances et, à trois rencontres de la fin de la saison régulière, remplacent Bob Bradley par son adjoint Mo Johnston. L’Écossais, qui a défendu les couleurs de Kansas City de 1996 à 2001, termine par un 7/9 en déplacement, ce qui lui garantit le poste pour 2006 même si le club est éliminé de la course à la Coupe MLS en quart de finale par New England.

2006 est la première saison à s’ouvrir avec trois ex-joueurs au poste d’entraîneur. Deux d’entre mèneront leur équipe aux prix les plus convoités. DC United, avec Nowak, occupe la tête du classement à l’issue de la saison régulière et remporte le Supporters Shield, avant de tomber en demi-finale contre New England. Les rouge et noir sont vengés en finale par Houston, qui vient de déménager de San José et est donc entraîné par Kinnear. Les Texans s’imposent aux tirs au but et ne font pas regretter à leur nouvelle ville d’adoption l’envie d’attirer une franchise de MLS.

Cela ne se passe pas aussi bien pour Johnston à New York, qui vient d’être totalement redessiné aux couleurs de Red Bull. Il est congédié fin juin, Bruce Arena lui succède trois semaines plus tard. Entre temps, Richie Williams, ex-joueur du club et de DC United, assure l’intérim. Néanmoins, comme en 2005, quatre anciens joueurs de MLS occupent un poste d’entraîneur à la fin de la saison. À Kansas City, Bob Gansler démissionne à la mi-juillet et est remplacé par Brian Bliss, qui y a joué en 1998 après des passages aux MetroStars et à Columbus. L’équipe ne perd que 3 de ses 13 dernières rencontres mais termine avant-dernière. À Los Angeles, Steve Sampson est limogé début juin et remplacé par Frank Yallop, de retour de son périple canadien. Il ne peut cependant pas redresser suffisamment la situation pour éviter que la saison de l’équipe s’arrête dès la fin de la saison régulière, une première dans l’histoire du club.

À de nombreux égards, 2007 est une année charnière dans l’histoire de la MLS. Un des innombrables changements notables cette année-là concerne ses ex-joueurs devenus entraîneurs : pour la première fois, ils sont en majorité sur les bancs lors du début de la saison. Sept sur treize ! Kinnear est bien entendu toujours à Houston, avec qui il remporte une deuxième Coupe MLS consécutive. DC United a perdu Nowak, devenu entraîneur adjoint de l’équipe nationale américaine, et a nommé Tom Soehn (ex-Dallas et Chicago) pour lui succéder : le résultat est le même, le club conserve le Supporters Shield. À Kansas City, l’arrivée d’une nouvelle direction amène des changements importants, et Bliss est remplacé par Curt Onalfo, qui a joué une trentaine de rencontres de MLS entre 1996 et 1999 : l’équipe termine en milieu de classement et atteint les demi-finales. Le LA Galaxy adopte son nouveau nom, engage David Beckham et maintient sa confiance en Frank Yallop, mais les résultats ne s’améliorent pas.

C’est peut-être dur à croire aujourd’hui, mais cette année-là, Chivas USA est le club phare du sud de la Californie. Preki, qui a joué 10 ans en MLS, y entame sa carrière d’entraîneur et mène l’équipe à la deuxième place en plus d’obtenir le titre d’entraîneur de l’année, mais la route vers la Coupe MLS s'arrête en quart de finale. Après y avoir terminé sa carrière de joueur en 2003, le Nord-Irlandais Steve Morrow devient entraîneur de Dallas, où il restera trois ans. De son côté, Johnston tente de rebondir à Toronto, qui vient d’entrer en MLS, mais ne peut éviter la lanterne rouge. Un huitième larron les rejoint rapidement : en mai, Jason Kreis raccroche les crampons et succède sur le champ à John Ellinger au poste d’entraîneur de Salt Lake, qui terminera avant-dernier. Il se rattrapera par la suite…

Dès lors, la tendance ne s’inversera plus : les clubs de MLS continueront de faire confiance à d’anciens joueurs du championnat pour le poste d’entraîneur. Une évolution continue qui sera le sujet du deuxième article de cette série, plus tard cette semaine.

18 March 12:32 pm

Entre les débuts aussi réussis qu’attendus de Toronto, la prestation en demi-teinte de Vancouver, le match de Montréal à Dallas et les perspectives pour le premier match à domicile des Québécois cette saison, les clubs canadiens sont au centre de l’émission de cette semaine (à écouter ici), mais les autres ne sont pas oubliés.

Toronto a remporté son premier match de la saison 1-2 à Seattle, avec deux buts de Jermain Defoe. Peut-on déjà dire que la sauce a pris ? Peut-on tirer certaines conclusions au sujet des deux formations ? Quelles sont les autres raisons d’être optimistes pour les supporters ontariens ? Quels ajustements doit apporter Sigi Schmid pour améliorer son équipe ?

On parle également de la défaite de Montréal à Dallas, et du choix purement défensif des médians latéraux effectué par Frank Klopas, des difficultés offensives de Portland tenu en échec chez lui pour la deuxième fois consécutive, et de la bonne prestation de Chivas USA, en progrès, contre une équipe de Vancouver méconnaissable par rapport à la semaine dernière.

Le premier match à domicile de Montréal cette saison est prévu pour ce samedi au Stade olympique. Une enceinte munie d’un toit… qui pourrait causer le report de la rencontre en cas de neige. On vous donne toutes les explications.
Note : le lendemain de l'émission, les responsables du stade ont expliqué que leur meilleure connaissance de la toile a permis d'assouplir le règlement : la tolérance est désormais de 3 cm de neige, alors qu'auparavant, toute accumulation forçait le report d'un évènement.

Et, comme de coutume désormais, nos conseils pour briller au jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).