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Toronto FC

21 July 11:28 am

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2015, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de celle fin 2014 et des pronostics des observateurs en début de saison (dont vous pouvez retrouver une synthèse ici). Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser. Ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2015 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Kansas City 17 30 O1
2. Vancouver 17 29 O2
. Seattle 17 29 O3
4. DC United 17 28 E1
5. Dallas 17 26 O4
6. San José 17 25 O5
. Portland 17 25 O6
8. Toronto 17 24 E2
. New England 17 24 E3
10. New York RB 17 23 E4
. Orlando 17 23 E5
12. LA Galaxy 17 22 O7
13. Montréal 17 21 E6
. Columbus 17 21 E7
. Salt Lake 17 21 O8
16. Houston 17 20 O9
17. Chicago 17 18 E8
18. New York City 17 17 E9
19. Philadelphie 17 15 E10
. Colorado 17 15 O10

San José : Qui pensait que l’équipe serait virtuellement qualifiée pour la phase finale à la mi-saison après une fin 2014 calamiteuse et avec un groupe fragile ? Malgré du sérieux et de l’efficacité, la tâche restera quand même difficile dans une Conférence Ouest très relevée.

Vancouver : Tout le monde s’attendait à voir l’équipe en milieu de tableau comme la saison dernière, elle fait jeu égal avec les meilleurs. Rivero apporte du poids devant, mais le jeu en vitesse et la contribution offensive diversifiée permettent de jouer le haut du classement malgré des résultats décevants à domicile.

Kansas City : Non seulement les résultats sont meilleurs que la saison dernière, mais en outre avec une kyrielle d’absents, notamment dans la moitié défensive de l’équipe. Depuis le mois de mai, c’est toutefois devenu une forteresse derrière avec des tours devant qui dominent le jeu aérien.

DC United : Après une remontée spectaculaire en 2014, la mission difficile était de confirmer, et ce sans vedette sortant du lot (d’ailleurs, personne n’a été sélectionné pour le Match des étoiles). À domicile, l’équipe s’installe dans le camp adverse, fait le jeu, prend des points et efface les doutes qui pesaient sur elle en début de saison.

Portland : La prudence était de mise, douze mois après un début de saison raté alors que les attentes étaient élevées. En plus, Valeri et Will Johnson étaient blessés. Après des premières semaines compliquées, l’équipe a trouvé son rythme, mais elle ne pourra le conserver qu’avec un buteur régulier.

Montréal : Sept points de plus tant que lors de la première que de la deuxième moitié de la saison 2014, avec une place en finale de la Ligue des champions et un calendrier théoriquement plus facile à venir. Le départ de Di Vaio a été compensé collectivement, l’axe défensif de l’entrejeu prend encore souvent l’eau mais l’équipe déjoue les pronostics qui la voyaient végéter en fond de classement.

Toronto : Cela peut paraître étonnant, mais l’équipe compte moins de points que l’an dernier à la mi-saison… mais surtout beaucoup moins de doutes et beaucoup plus de cordes à son arc. Ça va aussi vite qu’avec Defoe, mais c’est bien plus diversifié. Giovinco régale et la défense, malgré de gros ratés, est en progrès.

Orlando : Les attentes ne sont jamais élevées pour une première saison. Dans les tribunes, c’est une franche réussite. Sur le terrain, on avait peur que les joueurs entourant Kaka manquent de planches. Les Mauves s’en sortent bien et peuvent toujours rêver d’une place en phase finale.

New York : Un bilan mi-figue mi-raisin, entre un superbe départ et une panne sèche par la suite. Mais Jesse Marsch avait la lourde tâche de gérer l’après-Henry et rares sont ceux qui attendaient l’équipe aussi bien placée. Quand elle arrive à faire le jeu, elle est souvent séduisante.

Seattle : Bien entendu, quand on est habitué à jouer les premiers rôles, on se doit de le confirmer. Six défaites en 17 rencontres, c’est trop pour une équipe de ce standing, que tout le monde ou presque voyait archi-dominatrice cette saison. Loin des attentes pour le moment, mais elles étaient très élevées.

Dallas : Après une fin de saison 2014 en trombe, tout le monde disait des Texans que… personne ne croyait en eux, à tort. Sauf qu’en fin de compte, les observateurs en faisaient un favori. Rang qu’ils ont tenu en début de championnat avant un gros passage à vide à la fin du printemps. Leur regain de forme récent est après la mi-saison.

Houston : Ni bien ni mal car les attentes étaient très peu élevées après une saison décevante et une préparation pleine de points d’interrogation. Un des objectifs était de ne pas être largué avant l’arrivée de Torres. Il n’est pas tout à fait atteint, mais l’espoir subsiste. Point encourageant : campée devant son but, la défense semble bien en place.

New England : Sans être exécrable (sauf ces dernières semaines), l’équipe est loin de sa fin 2014 tonitruante. Offensivement, elle veut souvent trop bien faire, sans succès. Défensivement, elle semble manquer de repères. Il reste une demi-saison pour démontrer que les exploits de l’an dernier n’étaient pas un concours de circonstances.

Chicago : Dans la lignée de la saison dernière… Avec moins de partages mais à peu près le même nombre de points, insuffisant. Les nombreux changements et les joueurs désignés ne suscitaient guère d’optimisme, et leur apport au cours des premiers mois fut insuffisant.

Colorado : Dernier de classe, certes, mais bien moins largué qu’au cours de la deuxième moitié de la saison dernière alors que personne ne s’attendait à voir cette équipe compétitive. Elle est dure à battre et solide derrière mais n’arrive pas à gagner. En continuant comme ça, elle peut viser le record de nuls de Chicago en 2014.

Columbus : On a parfois dit que c’était l’équipe qui produisait le plus beau jeu de la compétition. Dans ses beaux jours, c’est vrai. Mais il s’agit également de celle qui défend le plus mal et le plus naïvement. Malheureusement, c’est cela qui pèse le plus dans la balance quand on dresse les comptes à la mi-saison. Dommage, Finlay et Kamara nous régalent tellement…

New York City : Villa n’était pas tant la raison des attentes que Jason Kreis, un entraîneur chevronné, et son recrutement de joueurs connaissant la MLS. Ils ont éprouvé énormément de peine à trouver leurs marques et ont commencé le championnat trois mois après tout le monde.

Salt Lake : C’est étrange de voir cet habitué du haut du tableau se battre pour une place en phase finale, dont il est virtuellement écarté. Changement de système, pannes offensives, difficultés derrière quand l’adversaire a le ballon et Beckerman moins brillant que d’habitude : ça fait beaucoup…

Philadelphie : Une des rares formations à passer de « pas terrible » à « encore moins bien ». Par moments, l’équipe produit du beau jeu. Mais elle n’a pas été compétitive tant sa défense manquait de solidité et de discipline face aux adversaires faisant bien circuler le ballon.

LA Galaxy : On est habitué de voir le détenteur de la Coupe MLS partir lentement, mais cette année, tout le monde pensait l’équipe rôdée, avec la place de Gerrard gardée bien au chaud. L’été a sonné un réveil tonitruant, mais avant cela, il y eut de très étonnants moments de passivité. D’ailleurs, si on s’était arrêté à la mi-saison, la phase finale se serait jouée sans le tenant du titre !

09 June 11:34 am

Le Canada est à l’honneur dans l’émission de la semaine (également disponible ici), entre les bons résultats de Montréal, Toronto et Vancouver en MLS ce week-end, le début des éliminatoires de la Coupe du monde masculine, la décision d’Akindele et la phase finale du Mondial féminin qui se joue au pays.

  • Que retenir de la victoire de Montréal à Columbus ?
  • Quelle est la meilleure paire en défense centrale devant Evan Bush ?
  • Columbus, résolument offensif ou résolument naïf ?
  • Un match propice à ramener le public au stade Saputo ?
  • Giovinco, le meilleur joueur désigné de l’histoire de Toronto ?
  • Qu’a fait Vancouver pour donner une leçon à un LA Galaxy complaisant ?
  • Qui est le Franco du mois : un Montréalais, un Torontois… ou les deux ?
  • Qu’est-ce que « la bonne nouvelle Akindele » nous dit sur le soccer canadien ?
  • Coupe du monde féminine : quelles attentes envers le Canada ?
  • Qui sont les favorites pour remporter le titre mondial ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

03 June 12:10 pm

Après un mois de mai très chargé, le moment est venu d’annoncer les trois finalistes du Franco du mois. Vous commencez à connaître le système, qui est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. De nombreux joueurs francophones se sont distingués au cours des dernières semaines, et en choisir trois n’a pas été simple !

Les candidats au titre ce mois-ci sont Laurent Ciman (Montréal) et Benoît Cheyrou (Toronto), déjà respectivement finalistes en mars et en avril, ainsi que Damien Perquis (Toronto), qui obtient la chance de remporter cet honneur pour la première fois. Une chose est déjà certaine : le futur gagnant joue pour un club canadien ! Ce sera également un nouveau lauréat, puisque le vainqueur lors des deux premiers mois de la saison, Damien Perrinelle, n’est pas parmi les finalistes. Mentionnons aussi les noms d’Aurélien Collin, Soni Mustivar et Tony Tchani, qui sont entrés en considération mais n’ont finalement pas été retenus.

Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook. Seules les prestations en championnat au cours du mois de mai sont à prendre en compte au moment de voter. Vos choix s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Benoît Cheyrou
Le milieu de terrain français a continué sur sa lancée du mois dernier. Si cette fois, il n’a été impliqué dans aucun but des siens, il a fait preuve d’une grande régularité. Comme le collectif torontois, il trouve ses marques et ce n’est pas étranger aux progrès de l’équipe. Il récupère beaucoup de ballons dans l’entrejeu et s’est particulièrement distingué lors de la victoire 1-0 contre Portland par son incessant travail défensif face à des adversaires réputés pour leur bonne circulation de balle.

Laurent Ciman
Pour la première fois depuis longtemps, Montréal a remporté deux victoires consécutives et même quand l’attaque se distingue, les observateurs pointent le défenseur belge parmi les meilleurs joueurs de l’équipe. Il a ouvert la marque contre Salt Lake, inscrivant son premier but en MLS. Et même quand son équipe encaisse, son incessante activité fait le bonheur des supporters montréalais… mais aussi des joueurs de MLS Fantasy à qui cela rapporte de nombreux points de bonus.

Damien Perquis
Beaucoup pointent les vedettes offensives pour expliquer la récente forme et remontée au classement de Toronto, mais sa défense est aussi très solide depuis quelques semaines. L’arrière franco-polonais est le socle de cette arrière-garde. Il commet peu de fautes, ferme la porte à ses adversaires et n’hésite pas à faire le ménage lorsque c’est nécessaire. Parfois, on le trouve plus discret… mais on ne voit guère l’attaquant dans ses parages, ce qui montre que sa mission est accomplie.

29 May 1:19 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

12 May 11:52 am

On replonge cette semaine (émission également disponible ici) dans de nombreuses réalités quotidiennes du championnat, avec un retour sur quelques rencontres de la dernière journée, le derby new-yorkais, le nouveau stade de Toronto, mais aussi la retraite de Dwayne de Rosario, le Franco du mois d’avril ou encore un livre consacré aux San José Earthquakes.

  • Le derby new-yorkais a-t-il tenu ses promesses sur le terrain et en dehors ?
  • Columbus - Seattle : un match de haute voltige entre deux très bonnes équipes ?
  • Y a-t-il un problème d’individualisme dans l’équipe de Montréal ?
  • Les équipes de tête sont-elles celles qui ont le meilleur rendement depuis le début de la saison ?
  • Après 10 semaines, peut-on déjà dire que les équipes de la Conférence Ouest sont bien meilleures que celles de la Conférence Est ?
  • À quel point Toronto a-t-il déçu pour son premier match à domicile ?
  • Rénovation de BMO Field : visionnaire ou folie des grandeurs ?
  • Quelle place Dwayne de Rosario a-t-il dans le soccer canadien et la MLS ?
  • Qui a été élu Franco du mois d’avril ?
  • Quels arguments en faveur du changement de calendrier de la Coupe du Canada ?
  • Comment les Earthquakes ont-ils marqué l’histoire de San José (club de lecture - Gagnez le livre) ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

07 May 11:50 am

Les joueurs francophones sont de plus en plus nombreux en MLS, et c’est pourquoi cette année, MLSsoccer.com a décidé d’élire mensuellement un Franco du mois. Pour entrer en ligne de compte, un joueur doit être capable de s’exprimer en français (pour le savoir, on a fait confiance aux chargés de relations publiques des clubs). Le système est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. Vos votes s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Vainqueur au mois de mars, Damien Perrinelle (New York RB) est encore finaliste pour le mois d’avril, en compagnie cette fois de Benoît Cheyrou (Toronto) et Tony Tchani (Columbus). Seules leurs prestations en championnat sont à prendre en compte au moment de voter, et également seules celles du mois d’avril (ne tenez par exemple pas compte de la défaite de Columbus à DC United il y a quelques jours). Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook.

Benoît Cheyrou
Le milieu de terrain français a commencé le mois en jouant un rôle dans les deux buts des siens à Chicago : auteur de l’avant-dernière passe sur le but égalisateur, il a ensuite donné l’avance aux siens, ce qui n’a pas empêché une défaite torontoise en bout de ligne. Sur le banc à Dallas, il a retrouvé sa place à Orlando où il a offert à Altidore le deuxième but d’une soirée que Toronto terminait avec sa deuxième victoire en six déplacements consécutifs.

Damien Perrinelle
Si fin avril, New York était encore invaincu, il le devait aussi à son arrière central français, qui n’avait pas encore manqué la moindre minute de jeu à ce moment-là. En raison de ses prestations défensives, mais aussi grâce à son but à DC United, relançant son équipe qui avait deux buts de retard et a pris un point in extremis. Après la victoire 2-0 contre San José, New York a concédé deux partages à domicile, chaque fois en encaissant, mais Perrinelle ne fut pas le plus mauvais des siens.

Tony Tchani
Huit points sur douze et quelques prestations convaincantes : Columbus a bien carburé en avril, et son médian central né au Cameron a été très régulier lors de quatre rencontres qu’il a disputées de bout en bout, dans un rôle où on ne reçoit pas toujours beaucoup de visibilité. On notera entre autres son bon match contre Philadelphie : auteur d’une passe décisive, il a montré ses excellentes aptitudes en récupération de balle et fut très propre défensivement.

03 April 12:38 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous ferai un tour d’horizon similaire chaque mois. On recommence aujourd’hui !

27 March 12:10 pm

L’annonce de l’arrivée de Minnesota en MLS en 2018 confirme une tendance lourde depuis des années : les clubs qui font leur entrée en MLS sont de plus en plus rarement créés de toutes pièces à cette fin. Ils existent déjà depuis plusieurs années au moment de l’annonce, et leur supporters apprennent donc, en quelque sorte, leur promotion officielle parmi l’élite du soccer canado-américain quelques années à l’avance. Durant ce laps de temps, leur équipe continue-t-elle d’être performante ? Et cela constitue-t-il un avantage au moment d’entrer en MLS ? C’est ce que j’ai voulu vérifier.

Saison Division Class. Points Phase finale Spectateurs
           
NOUVEAUX CLUBS
           
TORONTO (annonce en novembre 2005)
2007 MLS 13/13 25/90 non 20120
           
SAN JOSÉ (annonce en juillet 2007)
2008 MLS 14/14 33/90 non 13713
Cette situation est particulière car à l’issue de la saison 2005, les San Jose Earthquakes ont déménagé à Houston. Le club qui a vu le jour en 2008 en a repris le nom et le palmarès, mais était quand même, à peu de choses près, une nouvelle entité.
           
PHILADELPHIE (annonce en février 2008)
2010 MLS 14/16 31/90 non 19254
           
NEW YORK CITY (annonce en mai 2013)
2015 MLS en cours
           
Les deux clubs qui commenceront à jouer en MLS en 2017 (Atlanta et Los Angeles FC) seront également des nouveaux clubs.
           
CLUBS EXISTANTS
           
SEATTLE (annonce en novembre 2007)
2007 USL (D2) 1/12 54/84 champion 3396
2008 USL (D2) 6/11 40/90 ¼ de finale 3386
2009 MLS 4/15 47/90 ¼ de finale 30897
           
VANCOUVER (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 7/11 42/90 finale 5312
2010 D2 5/12 45/90 ½ finale 5152
2011 MLS 18/18 28/102 non 20153
           
PORTLAND (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 1/11 58/90 ½ finale 9734
2010 D2 4/12 49/90 ¼ de finale 10727
2011 MLS 12/18 42/102 non 18827
           
MONTRÉAL (annonce en mai 2010)
2010 D2 6/12 43/90 demi-finale 11464
2011 NASL (D2) 7/8 35/84 non 11554
2012 MLS 12/19 42/102 non 22772
           
ORLANDO (annonce en novembre 2013)
2013 USL Pro (D3) 2/13 54/78 champion 8053
2014 USL Pro (D3) 1/14 62/84 ¼ de finale 4743
2015 MLS en cours
           
MINNESOTA (annonce en mars 2015)
Les supporters du Minnesota United FC devront être patients puisque l’annonce de leur entrée en MLS est faite trois ans avant les débuts du club parmi l’élite, ce qui constitue une première pour un club déjà existant. Ils se consoleront en se disant que leurs prédécesseurs ont généralement connu de bonnes saisons de transition dans les divisions inférieures et ont, surtout, souvent mieux réussi leurs débuts en MLS que les clubs partant de zéro.

06 March 2:32 pm

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

23 February 4:43 pm

Montréal et DC United joueront cette semaine leur match aller en quarts de finale de la Ligue des champions : le vainqueur de la Coupe du Canada 2014 se déplacera chez les Mexicains de Pachuca, alors que la lauréat de la Coupe des États-Unis 2013 jouera à Alajuelense, au Costa Rica.

Si le passé n’est pas garant de l’avenir et qu’il faut remettre chaque rencontre dans son contexte, voilà néanmoins quelques données tirées des dernières phases à élimination directe (donc pas de feu le tour préliminaire) depuis que la Coupe des champions est devenue Ligue des champions en 2008.

On en est à la septième saison de cette formule, où il y a donc eu 42 duels à élimination directe, puisque ceux-ci commencent au stade des quarts de finale, tous joués en matchs aller-retour, y compris les finales. Des 48 équipes encore en lice à ce moment-là, 22 étaient mexicaines, 12 américaines, 3 costariciennes, 3 honduriennes, 2 canadiennes, 2 panaméennes, 2 guatémaltèques, 1 salvadorienne et 1 caribéenne. Ont franchi ce tour pour se retrouver dans le carré d’as, 17 représentants du Mexique, trois des États-Unis, deux du Costa Rica, un du Canada et un des Caraïbes. Quant aux 42 duels, ils se sont terminés par 34 qualifications mexicaines, quatre américaines, deux costariciennes, une canadienne et une caribéenne.

C’est dire si la domination mexicaine est imposante. Des chiffres qui auraient pu être encore plus impressionnants si en 2011, les Mexicains ne s’étaient pas éliminés entre eux, puisqu’ils se sont tous affrontés en quarts de finale, avant que les rescapés n’en décousent en demi-finale, laissant l’autre moitié de tableau complètement libre à leurs adversaires des autres pays. Un an plus tôt, c’était le contraire : les quatre clubs mexicains en lice en quart de finale s’y étaient alors déjà débarrassés de tous leurs concurrents étrangers dès ce moment-là.

Au total, il aurait pu y avoir 24 équipes mexicaines en quarts de finale. Elles n’étaient donc que deux à ne pas avoir franchi le premier tour avant cette saison. Premiers à avoir réussi l’exploit de barrer la route à un mastodonte, les guatémaltèques de Xelajù il y a deux ans avaient terminé en tête de leur groupe à égalité de points avec Guadalajara, qu’ils avaient battu 1-0 et où ils avaient perdu 2-1. L’an dernier, Alajuelense (adversaire de DC United jeudi) avait fait mieux encore en battant l’America Mexico 1-0 et en allant y gagner 0-1. Cette saison, pour la première fois, deux clubs mexicains ont chuté en phase de groupe, et leurs tombeurs sont deux clubs costariciens : Alajuelense a fini devant le tenant du titre Cruz Azul (avec qui il a partagé l’enjeu 1-1 à deux reprises) et Herediano a devancé Leon (qu’il a battu 2-1 et où il a partagé 1-1).

Le reste du temps, les Mexicains se sont généralement éliminés entre eux. En fait, en six saisons, il n’y a eu qu’une seule exception : lors de la saison 12/13, Seattle a sorti Tigres UANL en quart de finale (photo). Après avoir perdu 1-0 au Mexique, les hommes de Sigi Schmid se sont imposés 3-1 au retour. Les Mexicains étaient bien partis en championnat et ont joué le match aller, chez eux, avec leur équipe-type quasiment au complet. À Seattle, ils ont en revanche aligné un seul titulaire habituel, trois joueurs aux portes du onze de base, et une moitié d’équipe composée d’éléments ayant à peine joué en championnat. Ça ne les avait pas empêchés d’ouvrir la marque. Mais, réduits à dix juste avant la pause, ils ont encaissé trois buts en deuxième mi-temps.

Outre cet exploit, les trois autres qualifications américaines ont été celles du LA Galaxy contre Herediano il y a deux ans, ainsi que le beau parcours de Salt Lake en 2011, avec des victoires contre Columbus en quart de finale puis contre Saprissa en demi-finale. Au tour précédent, les Costariciens avaient éliminé Olimpia (Honduras). Un deuxième club du Costa Rica s’est hissé en demi-finale : Alajuelense, après avoir éliminé Arabe Unido (Panama) en quart de finale, s’est fait barrer la route de la finale par Toluca l’an dernier. Le bilan États-Unis - Costa Rica est nettement en faveur des Américains, qui se sont imposés deux fois, en jouant une fois le match retour à domicile, l’autre en déplacement.

Quant au parcours printanier des Canadiens, il est composé de deux volets : l’élimination de Montréal par Santos Laguna il y a six ans en quart de finale, et celle, par le même adversaire, de Toronto en demi-finale trois ans plus tard, non sans avoir sorti le LA Galaxy au tour précédent en gagnant le match retour sur le terrain de l’équipe de David Beckham.

Le duel entre Pachuca et Montréal sera donc le troisième affrontement canado-mexicain après l’hiver. Le club mexicain, qui jouait chaque fois le match retour à domicile, s’est toujours imposé. Les Mexicains ont aussi rencontré douze fois une équipe américaine de MLS. La seule qui est arrivée à causer une surprise est donc Seattle. En raison des résultats des tours précédents, les clubs du sud du Rio Grande avaient aussi réussi à se mettre en bonne position leur permettant de jouer le match retour à domicile. Il n’y eut que deux exceptions : le match Tigres UANL - Seattle, ainsi que la finale 2011 entre Monterrey et Salt Lake. L’aller s’est terminé par un partage 1-1 chez une équipe de Monterrey qui alignait son cinquième match de suite sans victoire. Une série qui s’est arrêtée à sept, avant que les Mexicains ne s’imposent 0-1 dans l’Utah pour remporter la Ligue des champions. Lors d’aucun des deux matches, Monterrey n’avait laissé ses titulaires au repos.

L’avantage du terrain semble souvent jouer un rôle indéniable. Les chiffres confirment cette impression : des 42 duels, 30 ont été remportés par l’équipe qui jouait le match retour à domicile. Il y a donc 12 exceptions. Pour la moitié d’entre elles, ce sont des clubs mexicains qui se sont éliminés entre eux. Parmi les autres clubs à jubiler devant les supporters adverses, nous avons déjà évoqué Salt Lake à Saprissa, Monterrey à Salt Lake et Toronto au LA Galaxy. Les trois derniers sont les Puerto Rico Islanders (à Marathon), Saprissa (à Olimpia) et Alajuelense (à Arabe Unido). Cela revient à dire que seulement six clubs ont émergé en jouant le match retour à l’étranger (en 27 occasions puisqu’il faut évidemment éliminer les duels entre formations du même pays). Le bilan des 84 rencontres est aussi sans appel : 49 victoires de l’équipe jouant chez elle, 20 succès visiteurs et 15 nuls.

Il est difficile de juger quel résultat au match aller est suffisant pour se mettre à l’abri tant il y a des divergences de niveau et tant les Mexicains ont pu retourner des situations à leur avantage chez eux. Cependant, jamais en six ans et 42 rencontres, le match retour ne semblait futile, sauf peut-être lorsque les Mexicains commençaient par gagner sur le terrain d’un adversaire étranger. Un seul match aller s’est terminé par trois buts d’écart, la victoire 3-0 de Monterrey contre Pumas en 2011. Il convient aussi de dire qu’il y a généralement peu de buts à l’aller. Lors des deux dernières saisons, on a eu un match avec quatre buts, un autre avec trois, un partage 1-1, sept victoires par le plus petit écart et quatre nuls blancs.

Il y a donc des chances pour que Montréal réussisse le meilleur résultat d’un club canadien au Mexique lors de la phase à élimination directe, après sa défaite douloureuse 5-2 à Santos Laguna (il avait gagné 2-0 à l’aller) et celle 6-2 de Toronto au même endroit (après un nul 1-1 en Ontario). Et penser que les espoirs de qualification des Québécois seront encore élevés mercredi matin n’a rien d’utopique. L’ampleur de la tâche DC United est bien différente, même si aucun club américain n’a encore gagné au Costa Rica dans ces rencontres cruciales, puisque le LA Galaxy a partagé l’enjeu 0-0 à Herediano alors que Salt Lake s’est incliné 2-1 à Saprissa. Les deux représentants de MLS se sont toutefois qualifiés grâce à leur victoire chez eux.

L’issue des chapitres précédents de l’histoire nous donne une idée des difficultés qui attendent les deux clubs de MLS en lice cette semaine et la semaine prochaine. Toutefois, ce sont Montréal, DC United et leurs adversaires respectifs qui écriront les prochains. Ils s’annoncent passionnants, ne les manquez pas !