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Toronto FC

27 August 4:32 pm

En établissant son calendrier, la MLS programme des « Semaines des rivalités », lors desquels des clubs qui ne s’aiment pas s’affrontent. Cette saison, il y en a deux, et la deuxième se jouera au cours des prochains jours. Au programme : San José - LA Galaxy, Toronto - Montréal, Seattle - Portland et DC United - New York. Certes, la proximité géographique est une des raisons de ces rivalités. Mais certains matches en particulier ont surtout réussi à les faire monter en épingle. Voici quelques-uns de ces moments chauds qui, selon le camp dans lequel vous êtes, vous rappelleront des souvenirs soit excellents, soit exécrables.

DC United - New York, 3 octobre 1996. J’aurais pu vous parler de la fois où Alecko Eskandarian a fêté un but en buvant un Red Bull avant de le recracher sur le sol du Giants Stadium. Ou du double duel entre les deux équipes lors de la phase finale 2012, marqués tour à tour par un ouragan et une tempête de neige, mais le retour était à New York où est tombé le verdict, et je veux respecter le lieu de l’affrontement. Le plus marquant au RFK Stadium a eu lieu lors de la première saison de MLS, en 1996, lors d’un quart de finale décisif. Ils avaient lieu à l’époque sous forme de séries, au meilleur des 3 matchs, et chaque équipe en avait gagné un. À quatre minutes de la fin du temps réglementaire, alors que certains supporter locaux commençaient à jubiler car leur équipe menait 1-0, Antony De Avila a égalisé pour ce qui s’appelait à l’époque les MetroStars. Mais avant même la fin du temps réglementaire, John Harkes lançait Marco Echeverry qui s’est fait faucher dans le rectangle par Rob Johnson. Sur le penalty, Raul Diaz Arce prenait Tony Meola à contre-pied, offrant la qualification à DC United qui allait devenir quelques semaines plus tard le premier club à soulever la Coupe MLS.

San José - LA Galaxy, 9 novembre 2003. Au début des années 2000, ces deux équipes californiennes jouent les premiers rôles en MLS. Tenant du titre, San José avait remporté la Coupe MLS 2002, un an après s’être incliné en finale contre ce qui s’appelait encore le Los Angeles Galaxy (oui, une telle finale était possible à l’époque). Mais en 2003, les deux équipes s’affrontent en quart de finale. À l’aller, les Californiens du Sud s’étaient imposés 2-0, avant de prendre deux buts d’avance après 13 minutes à San José, qui avait donc 4 buts de retard. Mais, fidèle à son image, il n’a jamais abandonné. Jeff Agoos, d’un superbe coup franc direct, a rapidement sonné la charge. Landon Dononvan a ponctué une belle contre-attaque pour marquer le deuxième but des siens, avant que Jamil Walker ne relance l’espoir en début de deuxième mi-temps. Dans les tout derniers instants du temps réglementaire, Chris Roner a fait 4-2 de la tête, forçant les prolongations puisque à l’époque, on ne tenait pas compte des buts à l’extérieur. En revanche, la règle du but en or était alors en vigueur, et Rodrigo Faria a fait exploser tout le stade à la 96e minute, concluant ce qu’à San José, on considère comme la remontée la plus extraordinaire de l’histoire de la MLS. Pour en remettre une couche, San José a remporté la finale en battant Chicago… dans le stade de Los Angeles !

Toronto - Montréal, 22 juillet 2008. À l’époque, il y a un championnat du Canada (un vrai je veux dire, sous forme de championnat, pas de coupe) pour désigner le représentant du pays en Ligue des champions. On en est à la première édition, et le dernier match oppose le Toronto FC, club de MLS né la saison précédente, à l’Impact de Montréal, alors en D2 après 15 ans d’histoire. Il suffit d’un point à Montréal pour être champion, mais il est tout sauf favori de ce déplacement. La tension est palpable, et après un quart d’heure à peine, Rohan Ricketts fait 1-0. Mais on n’est pas encore à la demi-heure que Roberto Brown reprend victorieusement un corner de Joey Gjertsen. Toronto poussera tant et plus pendant une heure, mais se heurtera à une défense intraitable, emmenée par Stefano Pesoli et Nevio Pizzolitto qui, dans les tout derniers instants, effectuera une talonnade salvatrice à même la ligne devant Jeff Cunningham. Après une résistance extraordinaire, Montréal repartira avec un partage 1-1 acquis de haute lutte, et le point nécessaire au titre. Il se hissera ensuite en quart de finale de la Ligue des champions.

Seattle - Portland, 16 juin 2015. Certes, il y a déjà eu des duels bouillants entre ces équipes devant des dizaines de milliers de supporters. Mais celui-ci, en seizièmes de finale de l’actuelle édition de la Coupe des États-Unis, a dépassé l’entendement dans l’anonymat du Starfire Stadium, devant à peine 4000 spectateurs. Après les 90 minutes réglementaires, les deux équipes étaient à égalité un but partout, mais Seattle jouait déjà à neuf, suite aux deux cartons jaunes reçus par Brad Evans mais aussi à la sortie d’Obafemi Martins sur blessure alors que l’équipe avait déjà effectué ses trois changements. Après le but de Rodney Wallace qui a donné l’avance 1-2 aux visiteurs à la 100e minute, le match a tourné au vinaigre. Michael Azira a d’abord reçu une carte rouge directe pour un coup de coude sur Gaston Fernandez, au grand déplaisir de Clint Dempsey, averti pour protestation. Dans un geste de mécontentement, l’international américain a envoyé à terre le carnet de l’arbitre, avant de le ramasser… et de le déchirer, ce qui lui a valu un retour prématuré au vestiaire. Seattle terminait à 7, et perdait finalement 1-3.

19 August 11:55 am

Nous vous parlions des joueurs sous-estimés de MLS dans notre émission d’hier. Les stars, ce sont des noms, mais parfois aussi des stats frappantes avec en tête de liste les buts et les passes décisives. Je me suis donc mis à la recherche de joueurs de champ qui, cette saison, n’avaient ni marqué ni donné la dernière ou l’avant-dernière passe, tout en ayant un temps de jeu considérable. Il doit bien y avoir là-dedans des éléments dont on ne parle peut-être pas assez car leur production n’est pas celle sur laquelle on s’attarde le plus souvent.

Victor Bernardez (San José, 93,3% du temps de jeu) : Joueur le plus utilisé de ce classement particulier, le défenseur central hondurien est en outre le capitaine de son équipe. En fait, il a marqué un but cette année… contre son camp. Il a aussi déjà tiré sur le cadre. Mais ce sont surtout ses stats défensives qui sont impressionnantes. Sa bonne forme en début de saison n’est pas étrangère aux bons résultats de San José, notamment à domicile, et voir que l’équipe peine davantage juste au moment où il a une baisse de rendement n’a certainement rien d’une coïncidence.

Michael Parkhurst (Columbus, 92,4%) : Ce défenseur central est l’homme de ménage par excellence. Il faut dire qu’il a fort à faire dans l’axe d’une arrière garde dont les latéraux très offensifs passent un temps énorme dans le camp adverse. Alors, avec son expérience, il passe son temps à dégager, à couper les angles ou à bloquer les adversaires qui se présentent, tentant de compenser la naïveté défensive dont fait trop souvent preuve son équipe.

Andrew Farrell (New England, 89,3%) : Même quand il évoluait au poste d’arrière droit, le jeune défenseur ne se faisait pas vraiment remarquer par ses allants offensifs. Alors, vous imaginez au centre de la défense… Il n’a qu’une seule mission : défendre. Et il s’en acquitte bien. Quand on additionne les dégagements, les contres, les interceptions et les ballons récupérés, il fait partie des tout meilleurs de notre compétition. Dans ces conditions, il peut se permettre de laisser les tâches offensives à ses partenaires.

Matt Polster (Chicago, 86,6%) : Même si, contrairement aux cinq autres, il évolue dans l’entrejeu, Polster a un obstacle supplémentaire dans la mesure où il défend les couleurs d'une équipe mal classée qui marque peu. Il se démarque par rapport à la plupart des joueurs cités dans ce texte dans la mesure où c’est vraiment la récupération de balle qui lui permet de se distinguer. De quoi placer ce néo-professionnel parmi les éléments recrutés lors du dernier SuperDraft qui se mettent le plus en valeur.

Chad Marshall (Seattle, 84,4%) : Son imposante présence sur les phases arrêtées permet d’ordinaire à cet arrière central de participer à l’un ou l’autre but chaque saison. Ce n’est pas encore le cas cette année. Cela n’a en rien entamé son aura, puisque le Défenseur de l’année 2014 a été sélectionné pour le dernier Match des étoiles. Et si Seattle a beaucoup peiné au cours des dernières semaines, c’est avant tout à cause d’une attaque anémique, pas d’une défense catastrophique.

Damien Perquis (Toronto, 80,5%) : Alors que son jeu de tête lui avait permis de trouver le fond des filets à quelques reprises lorsqu’il évoluait à Sochaux, le défenseur central est moins offensif depuis son départ de France. Il ne se porte quasiment jamais vers l’avant et tente très rarement sa chance au but pour Toronto. Il faut dire qu’il y a pas mal de trous derrière dans son équipe, et qu’il a fort à faire pour contrer ses adversaires et dégager son camp. Il s’est entre autres mis en valeur en étant élu Franco du mois de mai de la MLS.

Mais aussi : Raymond Gaddis (Philadelphie), Chris Wingert (New York City), Zach Loyd (Dallas), Seb Hines (Orlando), Leonardo et Dan Gargan (LA Galaxy)

14 August 11:59 am

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

12 August 2:26 pm

Lorsque Montréal s’est déplacé au Mexique et au Costa Rica plus tôt cette saison en Ligue des champions, les journalistes locaux se sont demandés, avec un air entre stupéfaction et moquerie, « mais pourquoi le représentant du Canada n’a-t-il presque pas de joueurs canadiens ? »

La finale aller de la Coupe du Canada (Championnat canadien Amway de son nom officiel) qui se joue aujourd’hui est un excellent prétexte pour regarder l’évolution du nombre de joueurs canadiens dans les clubs canadiens de MLS depuis qu’ils évoluent tous les trois dans la compétition (donc, depuis 2012). Par Canadien, on entend un joueur qui peut jouer en équipe nationale canadienne. C’est pourquoi, par exemple, Wandrille Lefèvre entre en considération pour 2015 mais pas pour les saisons précédentes, avant sa naturalisation.

Les joueurs répertoriés sont ceux qui ont eu du temps de jeu en MLS (ils sont classés selon leur temps passé sur le terrain), les internationaux sont en italique. Pour être considéré comme international, il faut avoir joué au moins une minute en équipe nationale (match amical ou officiel) durant l’année en cours. Les joueurs qui ont été convoqués sans jouer n’ont donc pas été pris en ligne de compte. Particularité : de nombreux Canadiens ont été appelés en équipe nationale  sans jouer la moindre minute en MLS. Ils sont aussi dans la liste, après le signe +.

Le pourcentage, c’est celui du temps de jeu par rapport au maximum possible. Avoir 11 canadiens sur le terrain en tout temps lors de chaque match donnerait un total de 100%. En 2012, presque le quart du temps de jeu du Toronto FC était réservé aux joueurs canadiens. Si en soi, ce n’est pas énorme (pour schématiser, ça ferait deux Canadiens titulaires et présents pendant tout le match, et un autre jouant 55 minutes, aux côtés de huit ou neuf étrangers), c’est de loin la plus grande utilisation de joueurs canadiens. Les 117 malheureuses minutes du seul Teibert à Vancouver en 2012 constituent l’extrême inverse.

Après une saison 2014 dans l’ensemble encourageante, tant pour le temps de jeu des Canadiens que pour le nombre d’internationaux évoluant au pays (d’autant que Tissot et Morgan ont été appelés en équipe nationale sans y jouer), on constate un net recul pour 2015 à ce point-ci de l’année. L’âge plus avancé de certains, des carrières en dents de scie et le départ de Doneil Henry constituent une partie de l’explication. Le bilan général de 8,8 % de temps de jeu en 2015 reste très faible, puisqu’en termes plus schématiques, cela veut dire que seul un canadien commencerait le match, et serait remplacé par un étranger à 3 minutes de la fin, le match se terminant donc avec 11 joueurs venus d’en-dehors des frontières du pays. Et encore, heureusement que Lefèvre est là pour bonifier ces chiffres.

Pour terminer, voici un rappel des règles de la MLS en la matière. Les clubs de MLS basés au Canada ont reçu le droit d’avoir huit joueurs étrangers (des places qui sont échangeables, ce qui fait qu’ils peuvent en avoir un nombre différent selon les échanges préalables), mais leurs places de joueurs locaux peuvent être occupées par des joueurs soit américains soit canadiens. Ils sont obligés d’avoir au moins trois joueurs canadiens dans leur effectif (il n'y a aucune obligation liée aux nombres de joueurs sur le terrain ou sur la feuille de match). Les joueurs ayant légalement le droit de travailler au Canada (les résidents permanents, par exemple) sont considérés comme des joueurs locaux canadiens. Ainsi, même avant d’être naturalisé, Lefèvre n’avait pas le statut de joueur étranger en MLS.

2012
Montréal :
3 joueurs, 1 international (Bernier, Ouimette, Sutton), 2285 minutes (6,8 %)
Toronto : 7 joueurs, 3 internationaux (Morgan, Dunfield, Henry, De Guzman, Cann, Stinson, Makubuya), 8022 minutes (23,8 %)
Vancouver : 1 joueur, 1 international (Teibert), 117 minutes (0,3 %)
Total : 11 joueurs, 5 internationaux, 10424 minutes (10,2 %)

2013
Montréal :
3 joueurs, 1+1 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot + Gagnon-Laparé), 3325 minutes (9,6 %)
Toronto : 6 joueurs, 5+1 internationaux (Morgan, Osorio, Henry, Bekker, Dunfield, Welshman + Stinson), 5804 minutes (17,2 %)
Vancouver : 2 joueurs, 1+3 internationaux (Teibert, Adekugbe + Clarke, Farmer, Thomas), 1867 minutes (5,5 %)
Total : 11 joueurs, 7+5 internationaux, 10996 minutes (10,8 %)

2014
Montréal : 7 joueurs, 4 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot, Nakajima-Farran, Gagnon-Laparé, Jackson-Hamel, Béland-Goyette), 4403 minutes (13,1 %)
Toronto : 7 joueurs, 6+1 internationaux (Osorio, Henry, Bekker, De Rosario, Nakajima-Farran, Morgan, Hamilton + Aparicio), 5868 minutes (17,4 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 2209 minutes (6,6 %)
Total : 16 joueurs, 10+1 internationaux, 12480 minutes (12,3 %)

2015
Montréal :
5 joueurs, 2 internationaux (Lefèvre, Tissot, Bernier, Jackson-Hamel, Gagnon-Laparé), 1308 minutes (6,3 %)
Toronto : 4 joueurs, 2+2 internationaux (Osorio, Morgan, Chapman, Hamilton + Roberts, Mannella), 2821 minutes (13 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 1688 minutes (7,1 %)
Total : 12 joueurs, 5+2 internationaux, 5817 minutes (8,8 %)

21 July 11:28 am

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2015, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de celle fin 2014 et des pronostics des observateurs en début de saison (dont vous pouvez retrouver une synthèse ici). Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser. Ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2015 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Kansas City 17 30 O1
2. Vancouver 17 29 O2
. Seattle 17 29 O3
4. DC United 17 28 E1
5. Dallas 17 26 O4
6. San José 17 25 O5
. Portland 17 25 O6
8. Toronto 17 24 E2
. New England 17 24 E3
10. New York RB 17 23 E4
. Orlando 17 23 E5
12. LA Galaxy 17 22 O7
13. Montréal 17 21 E6
. Columbus 17 21 E7
. Salt Lake 17 21 O8
16. Houston 17 20 O9
17. Chicago 17 18 E8
18. New York City 17 17 E9
19. Philadelphie 17 15 E10
. Colorado 17 15 O10

San José : Qui pensait que l’équipe serait virtuellement qualifiée pour la phase finale à la mi-saison après une fin 2014 calamiteuse et avec un groupe fragile ? Malgré du sérieux et de l’efficacité, la tâche restera quand même difficile dans une Conférence Ouest très relevée.

Vancouver : Tout le monde s’attendait à voir l’équipe en milieu de tableau comme la saison dernière, elle fait jeu égal avec les meilleurs. Rivero apporte du poids devant, mais le jeu en vitesse et la contribution offensive diversifiée permettent de jouer le haut du classement malgré des résultats décevants à domicile.

Kansas City : Non seulement les résultats sont meilleurs que la saison dernière, mais en outre avec une kyrielle d’absents, notamment dans la moitié défensive de l’équipe. Depuis le mois de mai, c’est toutefois devenu une forteresse derrière avec des tours devant qui dominent le jeu aérien.

DC United : Après une remontée spectaculaire en 2014, la mission difficile était de confirmer, et ce sans vedette sortant du lot (d’ailleurs, personne n’a été sélectionné pour le Match des étoiles). À domicile, l’équipe s’installe dans le camp adverse, fait le jeu, prend des points et efface les doutes qui pesaient sur elle en début de saison.

Portland : La prudence était de mise, douze mois après un début de saison raté alors que les attentes étaient élevées. En plus, Valeri et Will Johnson étaient blessés. Après des premières semaines compliquées, l’équipe a trouvé son rythme, mais elle ne pourra le conserver qu’avec un buteur régulier.

Montréal : Sept points de plus tant que lors de la première que de la deuxième moitié de la saison 2014, avec une place en finale de la Ligue des champions et un calendrier théoriquement plus facile à venir. Le départ de Di Vaio a été compensé collectivement, l’axe défensif de l’entrejeu prend encore souvent l’eau mais l’équipe déjoue les pronostics qui la voyaient végéter en fond de classement.

Toronto : Cela peut paraître étonnant, mais l’équipe compte moins de points que l’an dernier à la mi-saison… mais surtout beaucoup moins de doutes et beaucoup plus de cordes à son arc. Ça va aussi vite qu’avec Defoe, mais c’est bien plus diversifié. Giovinco régale et la défense, malgré de gros ratés, est en progrès.

Orlando : Les attentes ne sont jamais élevées pour une première saison. Dans les tribunes, c’est une franche réussite. Sur le terrain, on avait peur que les joueurs entourant Kaka manquent de planches. Les Mauves s’en sortent bien et peuvent toujours rêver d’une place en phase finale.

New York : Un bilan mi-figue mi-raisin, entre un superbe départ et une panne sèche par la suite. Mais Jesse Marsch avait la lourde tâche de gérer l’après-Henry et rares sont ceux qui attendaient l’équipe aussi bien placée. Quand elle arrive à faire le jeu, elle est souvent séduisante.

Seattle : Bien entendu, quand on est habitué à jouer les premiers rôles, on se doit de le confirmer. Six défaites en 17 rencontres, c’est trop pour une équipe de ce standing, que tout le monde ou presque voyait archi-dominatrice cette saison. Loin des attentes pour le moment, mais elles étaient très élevées.

Dallas : Après une fin de saison 2014 en trombe, tout le monde disait des Texans que… personne ne croyait en eux, à tort. Sauf qu’en fin de compte, les observateurs en faisaient un favori. Rang qu’ils ont tenu en début de championnat avant un gros passage à vide à la fin du printemps. Leur regain de forme récent est après la mi-saison.

Houston : Ni bien ni mal car les attentes étaient très peu élevées après une saison décevante et une préparation pleine de points d’interrogation. Un des objectifs était de ne pas être largué avant l’arrivée de Torres. Il n’est pas tout à fait atteint, mais l’espoir subsiste. Point encourageant : campée devant son but, la défense semble bien en place.

New England : Sans être exécrable (sauf ces dernières semaines), l’équipe est loin de sa fin 2014 tonitruante. Offensivement, elle veut souvent trop bien faire, sans succès. Défensivement, elle semble manquer de repères. Il reste une demi-saison pour démontrer que les exploits de l’an dernier n’étaient pas un concours de circonstances.

Chicago : Dans la lignée de la saison dernière… Avec moins de partages mais à peu près le même nombre de points, insuffisant. Les nombreux changements et les joueurs désignés ne suscitaient guère d’optimisme, et leur apport au cours des premiers mois fut insuffisant.

Colorado : Dernier de classe, certes, mais bien moins largué qu’au cours de la deuxième moitié de la saison dernière alors que personne ne s’attendait à voir cette équipe compétitive. Elle est dure à battre et solide derrière mais n’arrive pas à gagner. En continuant comme ça, elle peut viser le record de nuls de Chicago en 2014.

Columbus : On a parfois dit que c’était l’équipe qui produisait le plus beau jeu de la compétition. Dans ses beaux jours, c’est vrai. Mais il s’agit également de celle qui défend le plus mal et le plus naïvement. Malheureusement, c’est cela qui pèse le plus dans la balance quand on dresse les comptes à la mi-saison. Dommage, Finlay et Kamara nous régalent tellement…

New York City : Villa n’était pas tant la raison des attentes que Jason Kreis, un entraîneur chevronné, et son recrutement de joueurs connaissant la MLS. Ils ont éprouvé énormément de peine à trouver leurs marques et ont commencé le championnat trois mois après tout le monde.

Salt Lake : C’est étrange de voir cet habitué du haut du tableau se battre pour une place en phase finale, dont il est virtuellement écarté. Changement de système, pannes offensives, difficultés derrière quand l’adversaire a le ballon et Beckerman moins brillant que d’habitude : ça fait beaucoup…

Philadelphie : Une des rares formations à passer de « pas terrible » à « encore moins bien ». Par moments, l’équipe produit du beau jeu. Mais elle n’a pas été compétitive tant sa défense manquait de solidité et de discipline face aux adversaires faisant bien circuler le ballon.

LA Galaxy : On est habitué de voir le détenteur de la Coupe MLS partir lentement, mais cette année, tout le monde pensait l’équipe rôdée, avec la place de Gerrard gardée bien au chaud. L’été a sonné un réveil tonitruant, mais avant cela, il y eut de très étonnants moments de passivité. D’ailleurs, si on s’était arrêté à la mi-saison, la phase finale se serait jouée sans le tenant du titre !

09 June 11:34 am

Le Canada est à l’honneur dans l’émission de la semaine (également disponible ici), entre les bons résultats de Montréal, Toronto et Vancouver en MLS ce week-end, le début des éliminatoires de la Coupe du monde masculine, la décision d’Akindele et la phase finale du Mondial féminin qui se joue au pays.

  • Que retenir de la victoire de Montréal à Columbus ?
  • Quelle est la meilleure paire en défense centrale devant Evan Bush ?
  • Columbus, résolument offensif ou résolument naïf ?
  • Un match propice à ramener le public au stade Saputo ?
  • Giovinco, le meilleur joueur désigné de l’histoire de Toronto ?
  • Qu’a fait Vancouver pour donner une leçon à un LA Galaxy complaisant ?
  • Qui est le Franco du mois : un Montréalais, un Torontois… ou les deux ?
  • Qu’est-ce que « la bonne nouvelle Akindele » nous dit sur le soccer canadien ?
  • Coupe du monde féminine : quelles attentes envers le Canada ?
  • Qui sont les favorites pour remporter le titre mondial ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

03 June 12:10 pm

Après un mois de mai très chargé, le moment est venu d’annoncer les trois finalistes du Franco du mois. Vous commencez à connaître le système, qui est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. De nombreux joueurs francophones se sont distingués au cours des dernières semaines, et en choisir trois n’a pas été simple !

Les candidats au titre ce mois-ci sont Laurent Ciman (Montréal) et Benoît Cheyrou (Toronto), déjà respectivement finalistes en mars et en avril, ainsi que Damien Perquis (Toronto), qui obtient la chance de remporter cet honneur pour la première fois. Une chose est déjà certaine : le futur gagnant joue pour un club canadien ! Ce sera également un nouveau lauréat, puisque le vainqueur lors des deux premiers mois de la saison, Damien Perrinelle, n’est pas parmi les finalistes. Mentionnons aussi les noms d’Aurélien Collin, Soni Mustivar et Tony Tchani, qui sont entrés en considération mais n’ont finalement pas été retenus.

Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook. Seules les prestations en championnat au cours du mois de mai sont à prendre en compte au moment de voter. Vos choix s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Benoît Cheyrou
Le milieu de terrain français a continué sur sa lancée du mois dernier. Si cette fois, il n’a été impliqué dans aucun but des siens, il a fait preuve d’une grande régularité. Comme le collectif torontois, il trouve ses marques et ce n’est pas étranger aux progrès de l’équipe. Il récupère beaucoup de ballons dans l’entrejeu et s’est particulièrement distingué lors de la victoire 1-0 contre Portland par son incessant travail défensif face à des adversaires réputés pour leur bonne circulation de balle.

Laurent Ciman
Pour la première fois depuis longtemps, Montréal a remporté deux victoires consécutives et même quand l’attaque se distingue, les observateurs pointent le défenseur belge parmi les meilleurs joueurs de l’équipe. Il a ouvert la marque contre Salt Lake, inscrivant son premier but en MLS. Et même quand son équipe encaisse, son incessante activité fait le bonheur des supporters montréalais… mais aussi des joueurs de MLS Fantasy à qui cela rapporte de nombreux points de bonus.

Damien Perquis
Beaucoup pointent les vedettes offensives pour expliquer la récente forme et remontée au classement de Toronto, mais sa défense est aussi très solide depuis quelques semaines. L’arrière franco-polonais est le socle de cette arrière-garde. Il commet peu de fautes, ferme la porte à ses adversaires et n’hésite pas à faire le ménage lorsque c’est nécessaire. Parfois, on le trouve plus discret… mais on ne voit guère l’attaquant dans ses parages, ce qui montre que sa mission est accomplie.

29 May 1:19 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

12 May 11:52 am

On replonge cette semaine (émission également disponible ici) dans de nombreuses réalités quotidiennes du championnat, avec un retour sur quelques rencontres de la dernière journée, le derby new-yorkais, le nouveau stade de Toronto, mais aussi la retraite de Dwayne de Rosario, le Franco du mois d’avril ou encore un livre consacré aux San José Earthquakes.

  • Le derby new-yorkais a-t-il tenu ses promesses sur le terrain et en dehors ?
  • Columbus - Seattle : un match de haute voltige entre deux très bonnes équipes ?
  • Y a-t-il un problème d’individualisme dans l’équipe de Montréal ?
  • Les équipes de tête sont-elles celles qui ont le meilleur rendement depuis le début de la saison ?
  • Après 10 semaines, peut-on déjà dire que les équipes de la Conférence Ouest sont bien meilleures que celles de la Conférence Est ?
  • À quel point Toronto a-t-il déçu pour son premier match à domicile ?
  • Rénovation de BMO Field : visionnaire ou folie des grandeurs ?
  • Quelle place Dwayne de Rosario a-t-il dans le soccer canadien et la MLS ?
  • Qui a été élu Franco du mois d’avril ?
  • Quels arguments en faveur du changement de calendrier de la Coupe du Canada ?
  • Comment les Earthquakes ont-ils marqué l’histoire de San José (club de lecture - Gagnez le livre) ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

07 May 11:50 am

Les joueurs francophones sont de plus en plus nombreux en MLS, et c’est pourquoi cette année, MLSsoccer.com a décidé d’élire mensuellement un Franco du mois. Pour entrer en ligne de compte, un joueur doit être capable de s’exprimer en français (pour le savoir, on a fait confiance aux chargés de relations publiques des clubs). Le système est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois finalistes, et vous votez. Vos votes s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Vainqueur au mois de mars, Damien Perrinelle (New York RB) est encore finaliste pour le mois d’avril, en compagnie cette fois de Benoît Cheyrou (Toronto) et Tony Tchani (Columbus). Seules leurs prestations en championnat sont à prendre en compte au moment de voter, et également seules celles du mois d’avril (ne tenez par exemple pas compte de la défaite de Columbus à DC United il y a quelques jours). Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook.

Benoît Cheyrou
Le milieu de terrain français a commencé le mois en jouant un rôle dans les deux buts des siens à Chicago : auteur de l’avant-dernière passe sur le but égalisateur, il a ensuite donné l’avance aux siens, ce qui n’a pas empêché une défaite torontoise en bout de ligne. Sur le banc à Dallas, il a retrouvé sa place à Orlando où il a offert à Altidore le deuxième but d’une soirée que Toronto terminait avec sa deuxième victoire en six déplacements consécutifs.

Damien Perrinelle
Si fin avril, New York était encore invaincu, il le devait aussi à son arrière central français, qui n’avait pas encore manqué la moindre minute de jeu à ce moment-là. En raison de ses prestations défensives, mais aussi grâce à son but à DC United, relançant son équipe qui avait deux buts de retard et a pris un point in extremis. Après la victoire 2-0 contre San José, New York a concédé deux partages à domicile, chaque fois en encaissant, mais Perrinelle ne fut pas le plus mauvais des siens.

Tony Tchani
Huit points sur douze et quelques prestations convaincantes : Columbus a bien carburé en avril, et son médian central né au Cameron a été très régulier lors de quatre rencontres qu’il a disputées de bout en bout, dans un rôle où on ne reçoit pas toujours beaucoup de visibilité. On notera entre autres son bon match contre Philadelphie : auteur d’une passe décisive, il a montré ses excellentes aptitudes en récupération de balle et fut très propre défensivement.