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SuperDraft

21 May 12:38 pm

Si l’arrivée de deux nouvelles équipes a provoqué une recomposition des conférences et le passage de 10 à 12 équipes qualifiées pour la phase finale, 2015 a également été marqué par une évolution des règlements concernant les effectifs et les transferts. Adaptations, nouveautés et clarifications sont au rendez-vous. Vous êtes nombreux à me poser régulièrement des questions à ce sujet, je vois ai donc préparé un tour d’horizon de points essentiels.

  • La taille maximale de l’effectif est passée de 30 à 28 joueurs.
  • Le budget salarial passe de 3,1 à 3,49 millions de dollars américains.
  • La part maximale du budget salarial pouvant être consacrée à un joueur passe de 387 500 à 436 250 $.
  • Le salaire minimum augmente, il est désormais de 50 000 $ au lieu de 36 500 $. Seuls 4 joueurs peuvent avoir cette rémunération, et aucun d’entre eux ne doit avoir 25 ans ou plus. Pour les autres, elle doit être d’au moins 60 000 $ (contre 48 500 $ en 2014).
  • Gros changement dont on a très peu parlé : les périodes de transferts, qui jusque-là ne concernaient que les joueurs venus de l’étranger, sont désormais d’application pour les échanges entre clubs de MLS si un joueur est impliqué. Ceux-ci ne sont donc plus possibles depuis le soir du 12 mai ; ils le redeviendront du 8 juillet au 6 août. Cela n’empêche pas de grossir l’effectif, en ajoutant par exemple un joueur venu de l’équipe réserve, à d’autres moments.
  • On connaît le montant annuel de base de la fameuse allocation monétaire : il est de 150 000 $ par club.
  • Il faut toujours payer 150 000 $ pour obtenir le droit d’avoir un troisième joueur désigné dans son effectif (sauf s’il a 23 ans ou moins). Cependant, depuis cette année, la cotisation n’est plus unique, mais se renouvelle chaque saison. Cela constitue un fonds, dont bénéficient les clubs qui ont moins de trois joueurs désignés : ils reçoivent chacun le même montant qui vient s’ajouter à leur allocation monétaire de base.
  • La limite du nombre de joueurs formés au club gagnant plus que le salaire minimum pour leur première année de contrat a été abolie.
  • La loterie pondérée a disparu.
  • La « découverte particulière », nouveauté de 2014, c’est un joueur transféré par le biais du processus de découverte dont le montant du transfert n’est pas imputé au budget salarial du club en une seule fois, mais amorti sur le terme du contrat.
  • Point qui peut paraître anodin à certains, important à d’autres : le mot « équipe » a été remplacé par le mot « club » dans de nombreux articles du règlement.

Deux des clarifications principales portent sur le processus d’allocation et le processus de découverte de joueurs. En fait, cela concerne les conditions que doivent remplir les clubs pour engager un joueur. Afin de rendre ça plus clair, avant d’expliquer ces clarifications, revoilà la liste de toutes ces conditions, à laquelle j’ai assorti un ordre d’application (non officiel mais qui, à toutes fins pratiques, marche plutôt bien).

  1. Les joueurs qui font partie de la liste d’allocation (voir détails plus bas), en général des gros noms ayant un lien avec les États-Unis ou la MLS, en fonction du classement d’allocation, qui donne la priorité aux clubs mal classés la saison précédente.
     
  2. Les joueurs sur lesquels un club a un droit de préemption, parce qu’ils ne sont pas restés en MLS après être arrivés en fin de contrat (y compris quand l’option n’a pas été levée par le club et y compris quand le club a tenté prolonger le contrat sans succès), parce qu’ils ont refusé l’offre d’un club lors du processus de découverte de joueurs (voir plus bas), parce qu’ils ont été sélectionnés lors du SuperDraft mais n’ont pas signé au club (sauf exception de la liste des joueurs disponibles, voir plus bas). C’est grâce à ce droit que Kansas City était prioritaire pour aller rechercher Roger Espinoza cet hiver.
     
  3. Les échanges, qui concernent tous les joueurs sous contrat avec un club de MLS. Ils peuvent être échangés contre un autre joueur, mais aussi contre d’autres avantages (place de joueur étranger, place au classement d’allocation, etc.)
     
  4. Les joueurs libres issus de MLS. C’est, dans le cas particulier de la MLS, le cas des joueurs âgés d’au moins 28 ans qui ont un minimum de huit ans de service en MLS et qui sont arrivés en fin de contrat ou dont l’option n’a pas été levée. C’est une nouveauté de 2015, et d’autres détails à ce sujet seront publiés suite à la ratification officielle de la nouvelle convention collective de travail.
     
  5. Le Processus de repêchage (ou simplement repêchage) a lieu une fois par an, après la Coupe MLS, et permet en gros aux clubs d’aller chercher des joueurs ayant plus de 23 ans et plus de trois ans d’expérience en MLS, et dont le contrat n’a pas été prolongé (ou l’option n’a pas été levée) par un autre club de MLS. C’est par exemple ainsi que Sanna Nyassi, que Montréal ne souhaitait pas conserver, a été recruté par San José cet hiver, ou que DC United a été chercher Fabian Espindola l’an dernier.
     
  6. Un joueur formé au club a été inscrit à l’école de jeunes du club pendant au moins un an et a rempli les conditions d’entraînement et de présence requises. Le club peut donc l’engager sans passer par le SuperDraft.
     
  7. Le SuperDraft est le recrutement de début d’année qui ouvre surtout les portes de la MLS aux joueurs qui ne sont pas encore pros et sont inscrits à l’université. Les clubs de MLS doivent choisir sur une liste établie par la MLS avec leur participation, comprenant surtout des étudiants de dernière année qui ne sont plus qualifiés pour jouer en championnat universitaire, mais aussi des joueurs Génération adidas (meilleurs joueurs des universités qui n’en sont pas encore à leur dernière année d’études et parfois certains des meilleurs joueurs des équipes nationales d’âge) et de certains joueurs étrangers qui n’ont pas été à l’université aux États-Unis.
     
  8. La liste des joueurs disponibles comprend principalement des éléments sur une voie de garage et se compose de joueurs écartés par un autre club de MLS, de joueurs qui n’étaient pas disponibles au SuperDraft mais dont la qualification pour jouer en championnat universitaire a échu la saison précédente, de joueurs universitaires absents du SuperDraft mais que la Ligue estime mûrs pour un contrat MLS, d’anciens joueurs de MLS sur laquelle une équipe a un droit de préemption dont elle ne se prévaut pas et de joueurs sélectionnés lors du SuperDraft mais qui n’ont pas reçu d’offre lorsque la saison commence. À la fin de l’année, les joueurs dont le contrat à échu et qui ne sont pas admissibles au repêchage se retrouvent aussi sur cette liste. Pour Montréal, il s’agissait de James Bissue, Gorka Larrea, Zakaria Messoudi et Gege Soriola. Après avoir été écarté il y a quelques semaines, Blake Smith y a également figuré.
     
  9. Le processus de découverte de joueurs, qui n’est pas nouveau mais a été modifié cette année (voir détails plus bas) permet de recruter tous les autres joueurs hors-MLS.

Outre l’apparition de la notion de joueur libre, deux modifications importantes sont mises en œuvre cette année : l’arrivée de la liste d’allocation, et des précisions quant au processus de découverte de joueurs. Elles valent quelques explications détaillées.

Le classement d’allocation existait déjà, son principe ne change pas : c’est un classement qui donne la priorité aux clubs moins bien classés la saison précédente pour engager certains joueurs de renom qui ont un lien, de près ou de loin, avec la MLS. C’est par exemple par ce biais que Sacha Kljestan et Kei Kamara sont revenus cette saison, tout comme Eddie Johnson et Bakary Soumare en 2012. Mais cela concerne aussi des joueurs qui n’avaient encore jamais joué en MLS : les clubs qui ont permis à Charlie Davies et Luis Robles d’y effectuer leurs premiers pas les ont engagés grâce à leur classement d’allocation.

Ce dernier est néanmoins désormais assorti d’une nouveauté très importante depuis cette année : la liste d’allocation. On y retrouve des internationaux américains, des espoirs américains et des anciens joueurs de MLS partis à l’étranger pour un montant de transfert supérieur à 500 000 $. Désormais, c’est clair, net et précis : seuls les joueurs de cette liste sont soumis au principe d’allocation, alors qu’avant, cela pouvait avoir des apparences de cas par cas.

Quant au processus de découverte de joueurs, il sert donc à engager les joueurs qui ne sont pas en MLS et ne doivent pas être embauchés par un des huit autres moyens. C’est comme ça, par exemple, que Lionel Messi pourrait arriver en MLS, tout comme un vétéran venu en droite ligne de la D2 luxembourgeoise et dont personne n’a entendu parler avant.

En pratique, chaque club a une « liste de découvertes » comptant un maximum de 7 joueurs, qu’il peut modifier en tout temps. Il peut en engager 6 par saison. Si deux clubs veulent ajouter un même joueur sur leur liste, celui qui a fait la demande en premier sera prioritaire au moment de l’engager. Cependant, si un club veut engager un joueur faisant partie de la liste d’un autre club, il peut lui offrir un montant d’allocation monétaire de 50 000 $ : si le club « prioritaire » refuse cette offre, il doit proposer un contrat sérieux au joueur.

Le terme de joueur désigné n’est donc pas lié à la manière dont le joueur arrive au club, mais bien au fait que son salaire dépasse la part maximale du budget salarial qu’un club peut consacrer à un joueur. Il peut donc aussi bien arriver grâce au processus de découverte de joueurs que venir de la liste d’allocation ou obtenir ce statut suite à une prolongation de contrat.

Voilà donc les principales modifications apportées aux règlements cette année, ainsi que quelques grandes lignes permettant de mieux les comprendre. Vous pouvez également les consulter dans leur intégralité, en français.

14 January 1:27 pm

Le SuperDraft 2015 a lieu ce jeudi et pour cette occasion, j’ai souhaité me pencher sur l’évolution de cet évènement incontournable de début d’année. Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec la MLS, il s’agit, en gros, d’une séance permettant de recruter principalement des joueurs qui évoluaient dans les rangs universitaires. La plupart d’entre eux vont terminer leurs études au printemps, mais d’autres plus jeunes et particulièrement doués ont reçu un contrat Génération adidas de la MLS, compensant la perte de certains avantages octroyés par les universités américaines aux sportifs qui défendent leurs couleurs. Quelques jeunes venus de l’étranger font aussi partie du lot.

À 24 heures d’annoncer leur choix, les entraîneurs et directeurs techniques ont évidemment déjà tous une idée précise de ce qu’ils recherchent, et des noms en haut de leur liste. Faut-il prioriser un joueur opérationnel immédiatement ? Sur quel poste concentrer son premier choix ? Celui-ci représente-t-il une garantie ou y a-t-il des risques que le joueur en question ne joue pas la moindre minute ? Certains clubs ont-ils une approche particulière ? Quelle importance accorder à ce SuperDraft, et comment celle-ci évolue-t-elle ? Nous tenterons de répondre à ces questions sur base du temps de jeu du premier joueur choisi par chaque club au cours des cinq dernières années (en incluant la phase finale de la saison, évidemment).

L’analyse détaillée du tableau ci-dessous ne laisse planer aucun doute : en cinq ans, les joueurs recrutés lors du SuperDraft ont de moins en moins de poids dans leur équipe au cours de la saison qui suit. Voilà les chiffres : de 2010 à 2012, ils avaient en moyenne 33% de temps de jeu (respectivement 32, 34 et 33). Ces années-là, 7 joueurs (sur 16 clubs, puis 18, puis 19) ont joué 50% du temps ou plus (en gras dans le tableau). En 2010 comme en 2011, seuls deux joueurs n’ont pas joué une minute en MLS (en italique dans le tableau), ils étaient trois en 2012.

Les deux dernières années furent radicalement différentes. En 2013, les joueurs choisis en premier par leur club ont eu une moyenne de seulement 18% du temps de jeu possible. L’an dernier, ce fut légèrement mieux, avec 23%. Ils furent en outre respectivement 3 et 4 à franchir la barre des 50%, soit autant en deux ans qu’en une seule année lors des saisons précédentes. Quant à ceux n’ayant pas joué du tout, ils étaient 4 en 2013 et 7 la saison passée. En cinq ans, le rapport joueurs très utilisés / joueurs jamais utilisés s’est donc inversé, confirmant la tendance du temps de jeu à la baisse des recrues venues des rangs universitaires. Attention toutefois, cela ne concerne que leur première saison au club, et des joueurs comme Kofi Sarkodie ou Dom Dwyer montrent que ne pas démarrer sur les chapeaux de roue n’empêche pas de devenir titulaire indiscutable par la suite. Jordan Graye est un exemple qui tend à montrer le contraire, mais des cas comme lui semblent plus rares.

Le poste auquel évolue le joueur a aussi une certaine importance quant à son rendement à court terme. Impossible de se prononcer pour les gardiens, car il n’y en a eu que trois parmi les 91 premiers choix des clubs en cinq ans, ce qui représente un trop petit échantillon. Le poste le moins convoité ensuite est celui d’attaquant, et peut-être avec raison : parmi les 27 appelés, ils ne sont que 5 à avoir dépassé les 50% de temps de jeu à leur première saison, et les deux meilleurs ne sont qu’à 71% (CJ Sapong et Deshorn Brown).

Les chiffres montrent donc que c’est en allant chercher un joueur en défense ou dans l’entrejeu qu’on a le plus de chances d’avoir un rendement immédiat. Les défenseurs sont d’ailleurs une cible privilégiée, puisque 32 d’entre eux ont été les premières recrues d’un club lors des cinq dernières éditions du SuperDraft. Et ils sont 11 à avoir dépassé les 50% de temps de jeu dès leur première saison. Parmi eux, le recordman toutes catégories Andrew Farrell (93%), mais aussi trois autres joueurs ayant joué plus de 80% du temps (Austin Berry, Jalil Anibaba et AJ Soares). C’est au milieu que le ratio de joueurs utilisés plus de la moitié du temps est le meilleur : 11/29. Cependant, seul Perry Kitchen a dépassé les 80% de temps de jeu.

Les clubs n’ont pas non plus tous la même approche du SuperDraft. Certains misent beaucoup sur cette séance de recrutement, et c’est assez facile à constater. En tête de liste : DC United et New England, dont les joueurs recrutés en premier au cours des cinq dernières années ont une moyenne tournant autour des 60% de temps de jeu lors de leur première saison, ce qui est pour le moins remarquable. Cela l’est d’autant plus à DC United que celui qui fait chuter la moyenne est Taylor Kemp, devenu titulaire lors de sa deuxième saison. Le club de la capitale des États-Unis est le seul dont quatre joueurs ont dépassé les 50% de temps de jeu dès leur première année en MLS. Ils sont trois à New England, mais aussi à Chivas USA et Dallas. Il est évident que ce jeudi, les supporters de ces clubs (excepté évidemment ceux de la défunte formation californienne) surveilleront avec beaucoup d’intérêt le choix de leurs dirigeants.

En revanche, si vous êtes supporter de Salt Lake ou de Seattle, vous vous êtes sans doute déjà fait une raison : les dernières années ne vous donnent guère d’arguments valables pour faire preuve d’une excitation démesurée ce jeudi. À Seattle, trois joueurs n’ont pas joué la moindre minute et David Estrada est le joueur le plus utilisé ces 5 dernières saisons avec 3% de temps de jeu à sa première année. Le topo est similaire à Salt Lake, à l’exception de 2010 où Collen Warner a joué 16% du temps. Le cas des pensionnaires de l’Utah est d’autant plus intéressant que le club est reconnu pour la confiance qu’il accorde aux jeunes. Si celle-ci est avérée, de toute évidence, cela ne se fait pas au travers du SuperDraft. Notons également que Houston, San José et Vancouver n’ont eu aucun joueur dépassant les 50% de temps de jeu lors de sa première saison. Ça n’a pas empêché ces clubs d’aller chercher l’un ou l’autre très bon élément, mais leurs supporters ne s’attendent probablement pas à voir un sauveur immédiat débarquer ce jeudi.

Il y aussi quelques tendances dans le type de joueur choisi par certains clubs. DC United a notamment recruté trois défenseurs, un médian défensif et donc un seul joueur offensif. La tendance est totalement inverse à Kansas City, qui a sélectionné quatre attaquants et un seul milieu de terrain. Vancouver (en quatre ans) a d’abord choisi trois attaquants de suite avant de se rabattre sur un défenseur l’an dernier. Quant à Philadelphie, il a été chercher trois attaquants et deux gardiens, mais rien entre les deux. Toutes ces tendances seront-elles respectées en 2015 ? Première réponse ce jeudi, et ensuite à la fin de la saison.

CLUB 2010 2011 2012 2013 2014
Chicago Corben Bone (M) Jalil Anibaba (D) Austin Berry (D) Y. Atouba Emane (A) Marco Franco (D)
Chivas USA Blair Gavin (M) Zarek Valentin (D) C. Townsend (A) Carlos Alvarez (M) T. McNamara (M)
Colorado Andre Akpan (A) Eddie Abadio (D) Tony Cascio (M) Deshorn Brown (A) M. Hairston (M)
Columbus Dilly Duka (M) Rich Balchan (D) Ethan Finlay (A) Ryan Finley (A) Ben Sweat (D)
Dallas Zach Loyd (M) Bobbie Warshaw (D) Matt Hedges (D) W. Zimmerman (D) T. Akindele (A)
DC United Jordan Graye (D) Perry Kitchen (M) Nick DeLeon (M) Taylor Kemp (D) S. Birnbaum (D)
Houston David Walker (M) Kofi Sarkodie (D) Colin Rolfe (A) Jason Johnson (A) AJ Cochran (D)
Kansas City Teal Bunbury (A) CJ Sapong (A) Dom Dwyer (A) Mikey Lopez (M) Adnan Gabeljic (A)
LA Galaxy M. Stephens (M) Paolo Cardozo (M) Tommy Meyer (D) Charlie Rugg (A) Kyle Venter (D)
Montréal / / A. Wenger (A) Blake Smith (M) Eric Miller (D)
New England Z. Schilawski (A) AJ Soares (D) Kelyn Rowe (M) Andrew Farrell (D) Steve Neumann (M)
New York Tony Tchani (M) Corey Hertzog (A) Ryan Meara (G) Ian Christianson (M) Chris Duvall (D)
Philadelphie D. Mwanga (A) Zac MacMath (G) C. Hoffman (A) Don Anding (A) André Blake (G)
Portland / D. Nagbe (M) A. J.-Baptiste (D) Tucker-Gangnes (D) Schillo Tshuma (A)
Salt Lake Collen Warner (M) Jarad vanSchaik (M) Enzo Martinez (M) John Stertzer (M) Ryan Neil (D)
San José Ike Opara (D) Ampaipitakwong (M) Sam Garza (A) Tommy Muller (D) JJ Koval (M)
Seattle David Estrada (A) Michael Tetteh (M) Andrew Duran (D) Eriq Zavaleta (A) Damion Lowe (D)
Toronto Zac Herold (D) D. Omphroy (D) Luis Silva (M) Kyle Bekker (M) Nick Hagglund (D)
Vancouver / Omar Salgado (A) D. Mattocks (A) Kekuta Manneh (A) Christian Dean (D)

Joueurs ayant dépassé les 50% de temps de jeu
Joueurs n'ayant pas joué une seule minute

06 November 3:53 pm

On est au plein cœur de la phase finale de la saison actuelle, mais les premières couleurs de la saison prochaine pointent déjà à l’horizon. Tout d’abord sous la forme de la présentation des maillots des deux nouvelles équipes. Orlando a ouvert le bal, avec un maillot tout mauve, couleur assez rarement portée par des clubs professionnels mais qui a quand même ses lettres de noblesse. Jeudi prochain, ce sera au tour de New York City, qui devrait sans surprise arborer le bleu ciel de son grand frère de Manchester. Ces deux maillots sont aussi les premiers à arborer le nouvel écusson de la MLS.

La ligue a par ailleurs confirmé les dates clefs menant à la reprise des entraînements en janvier prochain, notamment en matière de transferts, de recrutement et d’échanges, où il y aura encore plus d’animation qu’à l’accoutumée en raison de la fin des activités de Chivas USA et de l’arrivée des deux nouveaux clubs.

Pas le temps de prendre de vacances après la finale de la Coupe MLS le 7 décembre, puisque dès le lendemain, les clubs disposeront de quatre heures (entre 9h et 13h – toutes les heures ici sont HE, soit l’heure de New York et Montréal) afin d’effectuer des échanges et de prolonger les contrats de leurs propres joueurs. Avant cela (peut-être même avant la finale de la Coupe MLS), il y aura aussi eu le « repêchage de dissolution », une séance permettant aux autres clubs de recruter les joueurs de Chivas USA.

Dès 13h le lundi 8 décembre, commencera une période dite de black-out, durant laquelle il ne sera pas possible d’échanger de joueurs ni de prolonger de contrats. Elle se prolongera jusqu’au repêchage d’expansion, le 10 décembre. Celui-ci permettra aux deux nouvelles équipes, Orlando et New York City, de recruter des joueurs des autres équipes de MLS. Les détails n’ont pas encore été officialisés, mais si l’on se réfère à son organisation en 2011, elles pourront protéger 11 joueurs de leur effectif. S’y ajouteront les joueurs formés au club, les joueurs Génération adidas bénéficiant toujours de ce statut la saison prochaine et les joueurs désignés ayant dans leur contrat une clause de non-échange. Les joueurs arrivés en fin de contrat sont toujours considérés comme des joueurs du club, sauf s’ils ont annoncé leur retraite.

Dès la fin du repêchage d’expansion, les échanges seront à nouveau autorisés jusqu’au lendemain soir, soit le 11 décembre à 17h. Entre temps, le 10 décembre, aura lieu une séance de recrutement des éléments que les clubs ne souhaitent pas conserver et auront placés sur la liste des joueurs disponibles.

On passera ensuite aux deux phases du processus de repêchage, autre type de séance de recrutement, permettant cette fois aux joueurs ayant plusieurs années d’expérience en MLS, dont le contrat au club est arrivé à échéance et n’a pas été prolongé (avec certaines autres particularités, je vous passe les détails) d’être repêchés par un autre club de MLS et de ne pas rester à l’eau. La première étape aura lieu le 12 décembre, la seconde le 18. Entre temps, les échanges et négociations seront à nouveau possibles. Idem après la deuxième étape du repêchage.

Certains profiteront certainement de cette période pour prendre des vacances bien méritées, puisque dès début janvier, les prospecteurs auront beaucoup de travail de visionnage à effectuer. Du 2 au 5 janvier, aura lieu l’évaluation de joueurs des Caraïbes. Ensuite, du 9 au 13, ce sera l’Évaluation annuelle des espoirs. Tout cela culminera le 15 janvier avec le SuperDraft de la MLS, lors duquel les clubs recruteront des joueurs qu’ils auront vu à l’œuvre plus tôt dans le mois, généralement venus des rangs universitaires, dont les talents précoces ayant reçu un contrat Génération adidas leur permettant d’être recrutés avant la fin de leur études.

Il sera alors temps de reprendre les entraînements, avec des effectifs qui auront déjà pas mal évolué après les processus précités, sans oublier les transferts plus traditionnels, et seront encore appelés à le faire avec entre autres l’ouverture de la période des transferts internationaux en février.

21 January 5:48 pm

Le SuperDraft 2014 a pris fin aujourd’hui, avec les deux derniers tours lors desquels les 19 clubs de Major League Soccer ont sélectionné un total de 38 joueurs. Il est encore trop tôt pour dire qui émergera chez les professionnels et quand, même si certains noms ont déjà été mis de l’avant. Les intéressés tenteront de marcher sur les traces de Joao Plata, Chris Schuler, Sean Johnson ou encore Eric Alexander, tous choisis à un stade tardif de cette séance de recrutement.

Les heureux élus du SuperDraft se battront pour une place dans l’effectif de leur club respectif et le verdict tombera d’ici le début de saison. Si les équipes de MLS n’ont aucune limite quant au nombre de joueurs participant à leur préparation d’avant-saison, chaque club doit en effet être en conformité avec les règlements concernant la liste des joueurs et le budget salarial pour le 1er mars.

Parmi les autres nouvelles du jour, la rumeur d’un changement dans le déroulement de la phase finale qui devrait ravir Jason Kreis, même s’il n’est plus à Salt Lake : au lieu de systématiquement jouer à domicile lors du match retour, le club le mieux classé à l’issue de la saison régulière choisirait s’il commence par se déplacer chez son adversaire ou par le recevoir.

Pour finir cette chronique quotidienne, deux lectures intéressantes au sujet de joueurs français. La première concerne le nouveau médian défensif de San José : Jean-Philippe Pierazzi parle du rêve qu’il réalise en quittant Ajaccio pour la Californie. La seconde est une rumeur, celle du passage de Sidney Govou à New York.

16 January 5:34 pm

Après avoir conclu un marché pour obtenir le premier choix, Philadelphie a lancé le SuperDraft 2014 de la MLS, organisé ce jeudi au Pennsylvania Convention Center, en recrutant le gardien Génération adidas Andre Blake.

Blake est ainsi devenu le premier gardien de but à être choisi en tout premier lors de cette séance de recrutement dans l’histoire de la Major League Soccer. International jamaïcain chez les -17 puis les -20 ans, il a impressionné les prospecteurs lors de l’Évaluation annuelle des espoirs qui a eu lieu la semaine dernière et se pose déjà en concurrent direct de Zac MacMath, gardien titulaire de l’Union ces deux dernières saisons.

Philadelphie devait choisir en deuxième mais a échangé sa position avec DC United, qui bénéficiait à l’origine du premier choix et a recruté le défenseur Steven Birnbaum. Ce fut un des six échanges de position (et il y eut aussi des montants d’allocation et des places de joueur étranger impliquées) d’un premier tour marqué par le marchandage mais aussi par l’intérêt pour les joueurs jamaïcains. En effet, outre Blake, Andre Lewis (Vancouver, 7e) et Damion Lowe (Seattle, 8e) ont été recrutés.

Auparavant, Vancouver avait jeté son dévolu sur Chrisitian Dean, détenteur d’un contrat Génération adidas, comme Blake et cinq autres joueurs, tous recrutés après les 17 premiers choix. Cela leur permettra entre autres de ne pas compter dans le budget salarial de leur équipe.

Les joueurs défensifs ont été prisés lors de ce recrutement, puisqu’il y avait un gardien et cinq arrières parmi les dix premiers choix. New England a constitué une exception notable, sélectionnant les attaquants Steve Neumann et Patrick Mullins, considérés comme deux des meilleurs joueurs offensifs disponibles.

Au total, 38 joueurs ont été choisis par les 19 clubs de MLS : consultez en la liste complète afin d’avoir un récapitulatif de cette séance de recrutement.

15 January 12:08 pm

Le SuperDraft 2014 aura lieu ce jeudi midi à Philadelphie. DC United sera le premier club à sélectionner un joueur et aura, évidemment, plus de choix que ses concurrents. Je me suis quand même demandé si cet avantage était bien utilisé et qui, par le passé, avait réalisé le premier gros coup.

2007 : Toronto a été chercher le milieu Maurice Edu, élu Recrue de l’année en fin de saison et transféré aux Glasgow Rangers l’année suivante. Sa carrière va decrescendo depuis et il pourrait revenir en MLS cette saison pour la relancer. Si Bakary Soumaré, Michael Harrington et Chris Seitz ont été recrutés immédiatement après Edu, 2007 n’était cependant pas un grand cru.

2008 : Kansas City a visé juste en attirant Chance Myers : depuis 2011, il y est titulaire indiscutable au poste d’arrière droit. Salt Lake et le LA Galaxy ont aussi recruté des valeurs sûres, respectivement Anthony Beltran (3) et Shaun Franklin (4). Les coups fumants ont été signés par Dallas avec Brek Shea (2) et Kansas City (décidément) avec Roger Espinoza (11).

2009 : Seattle a ouvert le bal en recrutant Steve Zakuani. Un choix judicieux puisque le joueur s’est rapidement imposé, terminant entre autres meilleur buteur de l’équipe en 2010. Mais depuis qu’il a eu la jambe cassée en avril 2011, il peine à retrouver son niveau. Omar Gonzalez (3) est dès lors le premier gros coup de cette édition, où on notera encore le nez fin de Kansas City avec Matt Besler (8) et Graham Zusi (23).

2010 : Philadelphie a sélectionné l’attaquant Danny Mwanga, qui y a joué régulièrement pendant deux ans avant de partir pour Portland puis Colorado où il n’a pas réussi à s’imposer. Aucun joueur du SuperDraft 2010 ne peut encore être qualifié de gros coup. Philadelphie y a encore recruté Amobi Okugo et Jack McInerney (6 et 7), alors que San José y a trouvé les arrières latéraux qui l’ont mené au Supporters Shield 2012, Justin Morrow et Steve Beitashour (28 et 30).

2011 : On a fait grand cas du recrutement du jeune Omar Salgado par Vancouver, premier club à choisir. L’attaquant, toujours au club, a eu sa chance sans s’imposer et n’a pas joué une seule minute en 2013. Portland a eu le nez bien plus fin avec Darlington Nagbe (2). DC United a choisi une valeur sûre en Perry Kitchen (3) et ce fut aussi une bonne année pour Houston, avec Kofi Sarkodie (7) et Will Bruin (11).

J’ai fait l’impasse sur les deux dernières années car les joueurs n’ont pas encore tous eu le temps de se développer ou doivent encore confirmer, mais voilà le bilan de la première saison de la génération 2013. Je me suis aussi focalisé sur les premiers bons choix à être effectués, mais quelques joueurs recrutés parmi les derniers se sont imposés chez les pros. Finalement, si l'ordre de sélection a une certaine importance, il n'est qu'un élément parmi les nombreux autres de l'équation.

08 January 5:44 pm

La Major League Soccer a présenté ce mercredi les 7 membres de la promotion Génération adidas 2014. Mais quel est donc ce phénomène particulier à la MLS ?

À l’image de leurs collègues d’autres sports aux États-Unis, de nombreux joueurs de MLS ne sont pas formés dans leur club mais effectuent leurs dernières gammes sur les terrains de l’université avant de passer pros, via le SuperDraft. Certains d’entre eux, toutefois, sont tellement convoités qu’ils se trouvent un club avant la fin de leur parcours académique : le contrat Génération adidas leur offre des allocations d’études afin de poursuivre leur formation universitaire.

La promotion de cette année est pour le moins défensive : un gardien (Andre Blake), quatre défenseurs (Christian Dean, AJ Cochran, Damion Lowe et Eric Miller), un milieu de terrain (Marlon Hairston) et un attaquant (Ntokozo Tshuma). Les deux derniers nommés sont des étudiants de deuxième année, les autres en sont à leur avant-dernière année d’études (le cursus universitaire américain en comprend généralement quatre). Ils connaîtront leur destination lors du SuperDraft 2014, le 16 janvier prochain.

Au cours des deux dernières années, la promotion Génération adidas était à chaque fois composée de cinq joueurs. Parmi eux, Andrew Farrell, devenu titulaire indiscutable à New England dès sa première saison, et son équipier Kelyn Rowe, auteur de sept buts cette année, mais aussi Darren Mattocks, qui alterne le chaud et le froid à Vancouver, ou Andrew Wenger, qui n’a pas encore confirmé les espoirs placés en lui à Montréal.

Les autres ont vu peu de terrain jusqu’à présent : titularisés à quatre reprises cette saison, Jason Johnson (Houston) et Walker Zimmerman (Dallas) ont été les plus utilisés. Pour leur première année professionnelle, Eriq Zavaleta (Seattle) et Mikey Lopez (Kansas City) ont peu ou pas joué, mais espèrent effectuer plus de progrès lors de leur deuxième saison que Chandler Hoffmann (LA Galaxy) et Sam Garza (San José), deux membres de la promotion 2012 Génération adidas que l’on voit très rarement à l’œuvre. Cependant, tous sont encore très jeunes et ils ont souvent encore une importante marge de progression.

08 October 1:41 pm

Les sensations du week-end, les jeunes de Colorado, le record de Donovan et la présentation des arbitres de MLS : voilà les principaux sujet de l’émission Coup Franc de la semaine (à écouter ici).

On se penche sur la raclée 5-1 infligée par Colorado à Seattle. Le but d’ouverture est tombé après 14 secondes : est-ce fréquent de préparer un coup d’envoi comme une phase arrêtée ? Voyez notamment ce but en D3 allemande. Pourquoi Deshorn Brown et Dillon Powers réussissent-ils mieux que d’autres joueurs recrutés lors du dernier SuperDraft ? On s’interroge aussi sur l’inhabituelle léthargie de Seattle.

Autre gros score du week-end : la victoire 5-0 du LA Galaxy contre Chivas USA, qui ne restera pas dans les annales en raison du score mais bien parce que Landon Donovan y a égalé le record de buts inscrits en MLS (grâce à ce but). Ce qui nous vaut un débat sur l’international américain, sa carrière et sa réputation. Dernier match à retenir notre attention, Vancouver - Portland qui s’est terminé en fanfare avec deux magnifiques buts de Camilo, dont celui-ci qui pourrait être but de l’année.

Après un petit détour par la sélection canadienne pour le match contre l’Australie, on se penche sur les arbitres qui officient en MLS. Qui sont-ils ? Quelle expérience ont-ils ? Comment ont-ils commencé ? Quel est leur parcours-type ? Pourrait-on voir des arbitres étrangers en MLS ?

N’oubliez pas non plus de nous faire vos pronostics pour la fin de la saison régulière, en réagissant aux nôtres. L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

17 January 6:09 pm

Après avoir procédé à un échange pour obtenir le premier choix du SuperDraft 2013, le New England Revolution a recruté le défenseur Andrew Farrell en tant que premier choix du SuperDraft 2013 de la MLS, organisé ce jeudi à l’Indiana Convention Center.

Né dans le Kentucky, Farrell a découvert le soccer à Lima, au Pérou, où son père était en mission. Après 10 ans, la famille est revenue au bercail, à Louisville, où Farrell a brillé sur les terrains et étudié à l’université. Solide défenseur central, athlétique et polyvalent (il peut jouer à droite et a même évolué au milieu à l’université), on le dit bon de la tête et doté d’élans offensifs par lesquels il est parfois exagérément emporté. Farrell était un des sept membres de la promotion Génération adidas, tous recrutés après les 14 premières sélections.

Chivas USA avait le deuxième choix et, comme prévu, a sélectionné un Américain d’origine mexicaine en la personne du milieu de terrain Carlos Alvarez. Le troisième choix fut Kyle Bekker, recruté par le Toronto FC.

Les Torontois ont animé la journée en marchandant à de nombreuses reprises : détenteurs du premier choix, ils l’ont échangé à New England contre le 4e, qu’ils ont ensuite cédé à Vancouver en contrepartie du 10e, refilé à son tour à Seattle, pour finalement se retrouver avec la 16e sélection.

La séance a aussi été marquée par le recrutement du jeune Gambien Kekuta Manneh, qui a fêté ses 18 ans en décembre et fréquente encore l’école secondaire. Avec le 4e choix, Vancouver a décidé de l’embrigader. Les Britanno-Colombiens n’en sont pas à leur coup d’essai, eux qui avaient déjà été chercher Omar Salgado il y a deux ans.

Pour un récapitulatif complet de cette séance de recrutement, consultez la liste des joueurs choisis par ordre de sélection ou club par club.

16 January 1:15 pm

Après avoir regardé hier l’impact immédiat des joueurs recrutés lors du SuperDraft, penchons-nous aujourd’hui sur leur impact à long terme. Pour cela, j’ai choisi la génération arrivée en 2008 (il y a 5 ans), des joueurs désormais dans la force de l’âge.

Cette année-là, 56 joueurs ont été choisis. Dix d’entre eux étaient en 2012 des éléments incontournables de leur club en MLS. Fait intéressant, la plupart des membres de ce cercle restreint ont conservé le même employeur durant cinq ans : Tony Beltran (Salt Lake, photo), Sean Franklin (LA Galaxy), Patrick Nyarko (Chicago), Chance Myers (Kansas City), Brek Shea (Dallas) et Roger Espinoza (Kansas City, transféré cet hiver à Wigan). On pourrait leur adjoindre Geoff Cameron, qui est resté plusieurs saisons à Houston avant de partir à Stoke l’été dernier.

Les autres sont David Horst (Portland), Andrew Jacobson (Dallas) et Steven Lenhart (San José). Ces deux derniers n’avaient été respectivement que le 24e et le 48e choix du SuperDraft 2008. Avec Cameron, 42e, ils étaient les bonnes pioches de cette génération. Parmi les dix réussites majeures, on retrouve les quatre premiers choix, mais seulement cinq joueurs du top 10.

Cinq autres recrues du SuperDraft 2008 sont encore en MLS aujourd’hui, mais passent le plus clair de leur temps sur le banc voire en tribune : Julius James (9e choix) ainsi qu’Eric Avila, Shea Salinas, Eric Brunner et Michael Videira (tous entre le 15e et le 20e choix).

En dehors de ces 15 joueurs, personne n’a su trouver sa place en MLS. Seul Ryan Miller a bien rebondi, puisqu’il est désormais titulaire à Halmstad, remonté en D1 suédoise pour la saison 2013. Nombre de ses partenaires de promotion ont disparu de la planète soccer, alors que d’autres se retrouvent dans les divisions inférieures aux États-Unis ou dans des compétitions aussi nébuleuses que le championnat d’Estonie, la D2 finlandaise ou la D4 anglaise.