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Rivalry

27 August 4:32 pm

En établissant son calendrier, la MLS programme des « Semaines des rivalités », lors desquels des clubs qui ne s’aiment pas s’affrontent. Cette saison, il y en a deux, et la deuxième se jouera au cours des prochains jours. Au programme : San José - LA Galaxy, Toronto - Montréal, Seattle - Portland et DC United - New York. Certes, la proximité géographique est une des raisons de ces rivalités. Mais certains matches en particulier ont surtout réussi à les faire monter en épingle. Voici quelques-uns de ces moments chauds qui, selon le camp dans lequel vous êtes, vous rappelleront des souvenirs soit excellents, soit exécrables.

DC United - New York, 3 octobre 1996. J’aurais pu vous parler de la fois où Alecko Eskandarian a fêté un but en buvant un Red Bull avant de le recracher sur le sol du Giants Stadium. Ou du double duel entre les deux équipes lors de la phase finale 2012, marqués tour à tour par un ouragan et une tempête de neige, mais le retour était à New York où est tombé le verdict, et je veux respecter le lieu de l’affrontement. Le plus marquant au RFK Stadium a eu lieu lors de la première saison de MLS, en 1996, lors d’un quart de finale décisif. Ils avaient lieu à l’époque sous forme de séries, au meilleur des 3 matchs, et chaque équipe en avait gagné un. À quatre minutes de la fin du temps réglementaire, alors que certains supporter locaux commençaient à jubiler car leur équipe menait 1-0, Antony De Avila a égalisé pour ce qui s’appelait à l’époque les MetroStars. Mais avant même la fin du temps réglementaire, John Harkes lançait Marco Echeverry qui s’est fait faucher dans le rectangle par Rob Johnson. Sur le penalty, Raul Diaz Arce prenait Tony Meola à contre-pied, offrant la qualification à DC United qui allait devenir quelques semaines plus tard le premier club à soulever la Coupe MLS.

San José - LA Galaxy, 9 novembre 2003. Au début des années 2000, ces deux équipes californiennes jouent les premiers rôles en MLS. Tenant du titre, San José avait remporté la Coupe MLS 2002, un an après s’être incliné en finale contre ce qui s’appelait encore le Los Angeles Galaxy (oui, une telle finale était possible à l’époque). Mais en 2003, les deux équipes s’affrontent en quart de finale. À l’aller, les Californiens du Sud s’étaient imposés 2-0, avant de prendre deux buts d’avance après 13 minutes à San José, qui avait donc 4 buts de retard. Mais, fidèle à son image, il n’a jamais abandonné. Jeff Agoos, d’un superbe coup franc direct, a rapidement sonné la charge. Landon Dononvan a ponctué une belle contre-attaque pour marquer le deuxième but des siens, avant que Jamil Walker ne relance l’espoir en début de deuxième mi-temps. Dans les tout derniers instants du temps réglementaire, Chris Roner a fait 4-2 de la tête, forçant les prolongations puisque à l’époque, on ne tenait pas compte des buts à l’extérieur. En revanche, la règle du but en or était alors en vigueur, et Rodrigo Faria a fait exploser tout le stade à la 96e minute, concluant ce qu’à San José, on considère comme la remontée la plus extraordinaire de l’histoire de la MLS. Pour en remettre une couche, San José a remporté la finale en battant Chicago… dans le stade de Los Angeles !

Toronto - Montréal, 22 juillet 2008. À l’époque, il y a un championnat du Canada (un vrai je veux dire, sous forme de championnat, pas de coupe) pour désigner le représentant du pays en Ligue des champions. On en est à la première édition, et le dernier match oppose le Toronto FC, club de MLS né la saison précédente, à l’Impact de Montréal, alors en D2 après 15 ans d’histoire. Il suffit d’un point à Montréal pour être champion, mais il est tout sauf favori de ce déplacement. La tension est palpable, et après un quart d’heure à peine, Rohan Ricketts fait 1-0. Mais on n’est pas encore à la demi-heure que Roberto Brown reprend victorieusement un corner de Joey Gjertsen. Toronto poussera tant et plus pendant une heure, mais se heurtera à une défense intraitable, emmenée par Stefano Pesoli et Nevio Pizzolitto qui, dans les tout derniers instants, effectuera une talonnade salvatrice à même la ligne devant Jeff Cunningham. Après une résistance extraordinaire, Montréal repartira avec un partage 1-1 acquis de haute lutte, et le point nécessaire au titre. Il se hissera ensuite en quart de finale de la Ligue des champions.

Seattle - Portland, 16 juin 2015. Certes, il y a déjà eu des duels bouillants entre ces équipes devant des dizaines de milliers de supporters. Mais celui-ci, en seizièmes de finale de l’actuelle édition de la Coupe des États-Unis, a dépassé l’entendement dans l’anonymat du Starfire Stadium, devant à peine 4000 spectateurs. Après les 90 minutes réglementaires, les deux équipes étaient à égalité un but partout, mais Seattle jouait déjà à neuf, suite aux deux cartons jaunes reçus par Brad Evans mais aussi à la sortie d’Obafemi Martins sur blessure alors que l’équipe avait déjà effectué ses trois changements. Après le but de Rodney Wallace qui a donné l’avance 1-2 aux visiteurs à la 100e minute, le match a tourné au vinaigre. Michael Azira a d’abord reçu une carte rouge directe pour un coup de coude sur Gaston Fernandez, au grand déplaisir de Clint Dempsey, averti pour protestation. Dans un geste de mécontentement, l’international américain a envoyé à terre le carnet de l’arbitre, avant de le ramasser… et de le déchirer, ce qui lui a valu un retour prématuré au vestiaire. Seattle terminait à 7, et perdait finalement 1-3.

30 June 11:39 am

Deux questions - évidemment distinctes - alimentent notre émission de la semaine (également disponible ici), qui tire le bilan sportif et marketing de la semaine des rivalités, et aborde le présent et le futur du soccer féminin par le biais de la Coupe du monde et d’une implication éventuelle de la MLS.

SEMAINE DES RIVALITÉS

  • Quel a été le match le plus passionnant ?
  • Le concept a-t-il été efficace ? Comment l’améliorer ?
  • Comment favoriser les rivalités sans trop rendre ça artificiel ?
  • Et s’il y avait des rivalités basées sur autre chose que la proximité ?

SOCCER FÉMININ

  • Que retenir de l’élimination du Canada en quart de finale ?
  • A-t-on au Canada les structures suffisantes pour favoriser l’épanouissement des joueuses ?
  • Quelle est la responsabilité de l’Association canadienne de soccer ?
  • La MLS doit-elle s’engager dans le soccer féminin ?
  • En complément, lisez également cet article qui pose certaines bases du débat

MAIS AUSSI

  • Quel apport pour Lampard et, peut-être, Pirlo à New York City ?
  • Montréal est-il un petit marché pour la MLS ?
  • Qui sont les finalistes du Franco du mois de juin ?

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23 June 9:06 am

Trois sujets sont au programme de notre première émission de l’été (également disponible ici) : la Semaine des rivalités de la MLS, la victoire de Montréal contre Orlando et l’histoire du soccer féminin au Québec.

SEMAINE DES RIVALITÉS

  • Un concept enthousiasmant ?
  • Quelle est la « reine » des rivalités en MLS ?
  • Qu’attendre du derby new-yorkais ?

MONTRÉAL - ORLANDO

  • Montréal a-t-il remporté sa victoire la plus convaincante de l’année ?
  • Laurent Ciman est-il déjà entré dans la légende de l’Impact de Montréal ?
  • Faut-il qu’il aille au Match des étoiles ?
  • Le collectif a-t-il été à la hauteur des individualités qui se sont démarquées ?
  • Une stratégie qui oblige Piatti à gommer ses travers ou fait reposer tous les espoirs sur lui ?

SOCCER FÉMININ AU QUÉBEC

  • Les premiers clubs à le développer et à s’illustrer sur la scène nationale
  • Les nombreux obstacles auxquels les joueuses ont été confrontées depuis 30 ans
  • Les grands noms de l’histoire du soccer féminin québécois, sur le terrain et en dehors
  • Aventures et mésaventures des clubs québécois de W-League depuis 15 ans
  • Et aujourd’hui, où en est-on ?

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04 April 12:07 pm

Avec Portland - Seattle, Houston - Dallas et Chivas USA - LA Galaxy ce week-end, mais aussi États-Unis - Mexique ce mercredi soir (qui s’est soldé par un partage 2-2), les mots rivalités et derby reviennent souvent dans les discussions soccer cette semaine. C’est pourquoi Coup Franc vous propose un tour du monde des confrontations les plus importantes entre pays voisins. Après avoir traversé les Amériques, cette deuxième et dernière étape vous emmène par-delà les océans.

De l’autre côté de l’Atlantique, deux duels ont fait couler le plus d’encre. L’un d’entre eux est le plus ancien d’entre tous : Angleterre - Écosse. La première de leurs 112 confrontations a eu lieu le 30 novembre 1872 à Glasgow et s’est soldée par un nul 0-0. Il faut dire que jusqu’en 1989, les deux équipes s’affrontaient au moins une fois par an et que c’était toujours un bon prétexte à exacerber la rivalité historique entre ces deux parties de la Grande-Bretagne. Le bilan est relativement équilibré (46 victoires anglaises, 41 écossaises, 25 partages). Quelques duels marquants : la victoire 9-3 de l’Angleterre en 1961, la victoire 2-3 des Écossais à Wembley en 1967 sur le terrain des champions du monde en titre qui n’avaient plus perdu depuis 19 rencontres ou encore la victoire 2-0 des Anglais lors de leur Euro en 1996. Pour en savoir plus sur ce derby, regardez la vidéo ci-dessus (en anglais).

La Belgique et les Pays-Bas se sont affrontés encore davantage : 123 fois, à partir de 1905. En 1910, le Néerlandais Arnold Hörburger se blesse sérieusement en première mi-temps et court comme un lapin en deuxième : les Belges soupçonnent son jumeau Anton de l’avoir remplacé à la pause (les changements n’étaient pas permis à l’époque). La défaite néerlandaise 7-6 en 1951 inspire à Jan de Cler « Hup Holland Hup », dont le refrain est devenu aujourd’hui la chanson traditionnelle des Oranje. En fait, De Cler travaillait pour la radio néerlandaise, qui diffusait les rencontres de l’équipe nationale, et à l’issue de chaque mi-temps, il les racontait de manière lyrique. Ensuite, avec des chœurs, il entonnait la chanson (vous pouvez même écouter ça ici dans ce document d’époque).

Depuis le milieu des années 1970, le Derby des plats pays est marqué par de chaudes luttes lors de matchs officiels. Ainsi, en 1973, un but belge à la dernière minute est annulé pour un hors-jeu tout sauf évident, ce qui permet aux Bataves de se qualifier pour la Coupe du monde 1974 (dont ils termineront deuxièmes). Les supporters de Portland se souviennent peut-être du Néerlandais Robbie Rensenbrink, qui jouait à Anderlecht lorsqu’il a marqué trois buts lors d’une victoire 5-0 des siens en 1975. Les Diables rouges se vengeront par la suite, en écartant leurs voisins de la Coupe du monde 1982, mais surtout de l’édition 1986 suite à un test-match (équivalent des barrages d’aujourd’hui) et seront demi-finalistes du Mundial mexicain. Les deux pays se sont affrontés deux fois en phase finale de Coupe du monde : un partage 0-0 en France en 1998, et une victoire belge 1-0 à Orlando en 1994.

Néanmoins, les deux pays européens qui ont le plus souvent joué l’un contre l’autre sont l’Autriche et la Hongrie : 136 face-à-face officiels sont recensés. Les deux pays étaient deux puissances du soccer avant la Seconde guerre mondiale et se sont régulièrement rencontrés jusque dans les années 1960, mais leurs duels ont diminué autant que leur lustre par la suite, ce qui donne moins de piment à cette rivalité aujourd’hui. Notons aussi que la Suède a joué 103 fois contre la Norvège et 101 contre le Danemark. Des chiffres qui dépassent de loin les 72 France - Belgique, les 57 Suisse - Italie, les 50 Allemagne - Suisse et les 35 Espagne - Portugal.

Les deux puissances actuelles du soccer asiatique, la Corée du Sud et le Japon, ont un important contentieux historique. Et pour cause : la première a été annexée par le second entre le début du XXe siècle et la fin de la Seconde guerre mondiale, avec peu d’égards pour ses habitants et leur culture ainsi qu’une forte répression. C’est donc dans un contexte d’extrême tension qu’a lieu leur première rencontre sur un terrain de soccer en 1954. Le président coréen ne voulant pas voir de Japonais sur son territoire, il demande à ses joueurs de disputer les deux duels prévus sur le terrain ennemi… et prévient qu’il les jettera à l’eau s’ils ne reviennent pas en vainqueurs. Ils échappent à la noyade avec une victoire et un partage. Il faut attendre 1960 pour voir les deux pays s’affronter à Séoul. C’est aussi une des rares périodes où le Japon rivalise avec son adversaire avant l’émergence de la J-League, créée en 1993. Le bilan actuel de ce match baptisé Haniljeon est de 34 victoires coréennes, 12 japonaises et 20 nuls. Les tensions se sont amenuisées, comme en témoigne l’organisation commune de la Coupe du monde 2002… marquée par une rivalité telle que même les pontes de la Fifa reconnaissaient le manque de collaboration entre les comités organisateurs des deux pays ! La rancœur est tenace et il a fallu attendre le début du siècle pour que la culture japonaise ait à nouveau droit de cité en Corée du Sud.

En Océanie, il y a une rivalité entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mais vu qu’aucun des deux n’a jamais été dominant avec un ballon rond au pied, elle se dessine surtout autour du sport majeur disputé avec un ballon ovale, le rugby, où les deux nations font partie du top mondial. Quelques chiffres tout de même : les deux pays se sont affrontés à 63 reprises depuis 1922, avec à la clef 38 victoires australiennes, 13 néo-zélandaises et 11 nuls.

Étonnamment, en Afrique, on ne retrouve pas d’affrontement entre pays de soccer voisins qui ont eu lieu 50 fois au plus. C’est en partie dû au fait que la décolonisation n’a eu lieu que lors de la deuxième moitié du XXe siècle, mais pas seulement. C’est cependant là et dans ce contexte qu’on retrouve une histoire de solidarité entre nations qui partagent une frontière. En 1958, luttant pour son indépendance, l’Algérie (alors française) monte une équipe composée d’excellents joueurs, dont certains sont sous contrat dans de grands clubs français. L’équipe n’est (évidemment) pas reconnue par la Fifa et les autres pays hésitent à l’affronter de peur d’un incident diplomatique avec la France. La Tunisie, prônant la solidarité panarabe, lui offre d’être son port d’attache et est son premier adversaire en match amical. L’équipe du FLN (Front de libération nationale) devient un symbole et, durant quatre ans, effectue des tournées en Europe de l’Est et en Asie. Durant tout ce temps, les joueurs sont suspendus par leur club, mais ils peuvent y retourner en 1962 et y sont bien accueillis. Depuis l’indépendance, Algérie et Tunisie ont joué l’une contre l’autre une quarantaine de fois.

Le duel le plus fréquent entre nations africaines ayant un beau palmarès oppose deux anciennes colonies anglaises, le Nigeria et le Ghana, qui se sont affrontés à une cinquantaine de reprises. L’anecdote la plus folklorique remonte à 1958, quand la femme d’un dirigeant ghanéen est montée sur le terrain pour gifler l’arbitre, provoquant une interruption du match pendant 20 minutes. Sur la scène continentale, le Ghana domine son rival mais doit attendre 2006 pour se qualifier pour la Coupe du monde, à laquelle le Nigeria a participé dès 1994 et plus souvent. Rarement l’un des deux peut savourer longtemps une victoire sur son rival, qui prend généralement sa revanche assez rapidement.

Parmi les anciennes colonies françaises en Afrique de l’Ouest, le Sénégal avait la réputation d’être le préféré de l’occupant en matière de culture et de sport. Après l’indépendance, il est donc devenu un rival naturel de ses voisins dans ces domaines. La Guinée est celui qu’il a affronté le plus souvent (40 fois) : le régime d’extrême gauche de celle-ci pousse son équipe à la victoire pour montrer la suprématie de son idéologie face au « suppôt de l’impérialisme ». L’esprit sportif domine toutefois, car il y a un grand respect pour le sport et les sportifs. La Côte d’Ivoire est l’autre rival historique du Sénégal, avec un contexte colonial identique mais politique différent. Là également, tout s’est toujours passé dans la fraternité. Mais quand l’équipe ivoirienne a commencé à rivaliser avec son adversaire, notamment en reportant la Coupe d’Afrique des nations 1992 à Dakar, tout un peuple a fêté cette sortie de l’ombre.

02 April 12:39 pm

Avec Portland - Seattle, Houston - Dallas et Chivas USA - LA Galaxy ce week-end, mais aussi États-Unis - Mexique ce mercredi soir, les mots rivalités et derby reviendront souvent dans les discussions soccer cette semaine. C’est pourquoi Coup Franc vous propose un tour du monde des confrontations les plus importantes entre pays voisins. Première de nos deux étapes : les Amériques.

Commençons avec le duel de ce soir, opposant les États-Unis au Mexique. Les deux nations se sont affrontées 62 fois au cours de l’histoire (chiffre tiré du site de la Fifa, comme tous ceux de cet article), avec un net avantage pour le pays au sud de la frontière. Si les Américains ont remporté la première confrontation entre les deux pays en 1934, ils ont dû attendre 1980 puis 1991 pour s’imposer une deuxième puis une troisième fois. Depuis, c’est beaucoup plus équilibré… et plus chaud. En raison des résultats serrés, mais aussi de divers incidents : des fautes grossières de Ramon Ramirez sur Alexi Lalas (1997, photo) et de Rafael Marquez sur Cobi Jones (2002), puis Landon Donovan accusé par les Mexicains d’avoir uriné sur un de leurs terrains lors d’un entraînement précédent un duel entre les deux pays en 2003.

Les États-Unis ont le beau rôle en ce moment, et ont surnommé ce match « Dos a cero » (Deux - zéro) en raison de la victoire des leurs sur ce score lors des quatre confrontations entre les deux pays à Columbus (2001, 2005, 2009 et 2013, chaque fois lors des éliminatoires de la Coupe du monde) ainsi que lors de leur unique affrontement en phase finale de Coupe du monde, en huitièmes de finale de l’édition 2002. Si vous comprenez l’espagnol, lisez cet article qui revient sur les moments marquants de cette rivalité.

L’autre incontournable dans la Concacaf est le duel entre le Honduras et le Salvador, qui se sont affrontés 61 fois. L’une d’entre elles est (tristement) célèbre sous le nom de « Guerre du football ». En 1969, la tension diplomatique est à son comble entre les deux pays, pour des questions territoriales et politiques (de nombreux Salvadoriens vivent de l’autre côté de la frontière, pour la plupart des paysans qu’aucune des deux nations ne semble souhaiter accueillir). C’est dans ce contexte qu’ils s’affrontent lors de duels décisifs des éliminatoires de la Coupe du monde 1970. Si le Salvador se qualifie, on retiendra surtout les échauffourées entre supporters, parallèlement auxquelles les deux armées s’engagent dans une guerre sanglante, dont le ballon rond n’est pas la cause première.

Le podium des duels internationaux les plus fréquents de l’histoire est composé de Belgique - Pays-Bas, Autiche - Hongrie (rivalités dont nous parlerons plus tard cette semaine), et sa première marche est occupée par le derby sud-américain entre l’Argentine et l’Uruguay, qui se sont affrontés à 180 reprises, voire plus. Le premier duel officiellement recensé par la Fifa date de 1902, mais il y en eut d’autres, avant et après, non reconnus, notamment le match du 16 mai 1901 considéré comme la première rencontre internationale en dehors du Royaume Uni. De nombreux Britanniques s’étaient établis autour du rio de la Plata (fleuve qui sépare les deux pays), rejoints par la suite par d’autres Européens, notamment des Italiens : Montevideo et Buenos Aires voulaient montrer à l’autre qu’ils avaient la meilleure façon de faire, y compris avec un ballon. Deux styles différents se sont développés : les Uruguayens disent qu’ils ont du caractère et trouvent leurs voisins sournois et peu virils ; les Argentins vantent leur jeu de passes et traitent les joueurs adverses de bouchers.

Toujours est-il que dans un premier temps, lorsque ça compte, l’Uruguay domine : la Celeste est championne olympique en 1928 (sacre le plus important de l’époque), obtientl’organisation de la Coupe du monde deux ans plus tard et s’y impose en finale contre l’Argentine. Jusqu’à l’émergence du Brésil, les deux voisins dominent la scène footballistique en Amérique du Sud, remportant entre autres 17 des 20 premières éditions de la Copa America. Même si l’Uruguay s’adjuge un second titre mondial en 1950, l’Argentine prend le dessus à partir de la Seconde guerre mondiale. L’Albiceleste reste régulière, atteignant des sommets en remportant la Coupe du monde chez elle en 1978 puis au Mexique en 1986, battant au passage l’Uruguay en huitième de finale lors d’un match où sont exacerbées les caricatures que les deux nations font l’une de l’autre. Si l’Uruguay alterne les hauts et les bas selon les générations, cela n’empêche pas les nombreux duels entre les deux voisins d’être toujours âprement disputés, plus encore ces derniers temps avec deux équipes parmi les meilleures au monde.

Mais de nos jours, quand on parle de rivalité en Amérique du Sud, on pense immédiatement à Brésil - Argentine. Les deux pays se sont affrontés à 95 reprises à partir de 1914. Un bilan on ne peut plus équilibré avec 36 victoires argentines, 35 brésiliennes et 24 nuls ! Politiquement, il n’y a plus de tension entre les deux pays depuis le XIXe siècle mais culturellement, ils sont partis dans des directions diamétralement opposées et la manifestation de ce choc est exacerbée autour d’un ballon rond. Si quand ils se comparent à l’Uruguay, les Argentins se considèrent comme des esthètes, les Brésiliens revendiquent le joga bonito et disent que pour leur voisin, seule la victoire importe, peu importe la manière.

Même si avant la Seconde guerre mondiale, seule l’Argentine était considérée comme une puissance internationale, c’était toujours serré sur le terrain. Et souvent très tendu. À la fin des années 1930, les deux équipes ont tour à tour quitté le terrain avant le coup de sifflet final : en 1937, les Brésiliens n’ont pas terminé un match teinté de racisme à Buenos Aires ; deux ans plus tard, les Argentins sont partis pour protester contre l’arbitrage à Rio. En 1946, le Brésilien Pinto casse la jambe de l’Argentin Salomon : bagarre générale et envahissement de terrain. Si on arrive à terminer le match, les deux pays s’évitent pendant 10 ans.

Ce fut plus civilisé par la suite, jusqu’à leur rencontre lors de la Coupe du monde 1978. Un 0-0 qui ne reste pas dans les mémoires pour son esthétisme. C’est au deuxième tour où l’Argentine bat le Pérou 6-0 lors de son dernier match pour devancer à la différence de buts le Brésil, qui soupçonne ouvertement un match truqué. La rivalité en phase finale de Coupe du monde se poursuit quatre ans plus tard, au même stade de la compétition : pas de scandale cette fois, et une victoire brésilienne facile lors d’un match marqué par l’exclusion directe de Diego Maradona. En 1990, les rivaux sud-américains se retrouvent en huitième de finale du Mondiale italien. C’est le retour de la polémique : assoiffé, le défenseur brésilien Branco reçoit une bouteille d’eau des Argentins. Un geste sportif qui, selon les battus, était en fait un piège puisque des tranquillisants auraient été mélangés au liquide…

Tous les duels entre les deux pays sont à nouveau prétextes à polémique. D’autant plus quand il y a des incidents sur le terrain, comme les cinq exclusions lors de la Copa America 1991 ou le but de la main accordé au Brésil lors de la même compétition quatre ans plus tard. Mais même en dehors, il est difficile de les départager et de les mettre d’accord. Quand on regarde le palmarès de la Coupe du monde, le Brésil domine nettement. Si on se fie aux compétitions continentales, l’Argentine a le dessus. Et puis, il y a le sempiternel débat sur le meilleur joueur de l’histoire : Pelé ou Maradona, qui divise encore bien plus que la préférence pour le tango ou la samba.

28 May 11:30 am

L’émission de cette semaine (à écouter ici) ne pouvait pas passer à côté des deux sujets ultra brûlants du moment : l’arrivée de New York City en MLS et la finale retour du Championnat canadien Amway. Pour en parler, retrouvez Frédéric Lord, Matthias Van Halst, Olivier Tremblay, Olivier Brett et Patrick Leduc.

New York City se joindra donc à la MLS en 2015. Si on est loin d’avoir une équipe sur le terrain, les questions se bousculent déjà. Parmi les principaux thèmes de notre débat :

  • L’effet de cette arrivée pour la MLS
  • Les risques du mariage à trois Manchester City - New York Yankees - MLS
  • Le stade de New York City, clef de son succès ?
  • Marketing, un mot qui revient souvent dans les discussions
  • Les conséquences pour les New York Red Bulls
  • Et le Cosmos là-dedans ?

Ce mercredi, Vancouver reçoit Montréal pour le match qui décidera du représentant canadien en Ligue des champions. Qu’en attendre après le 0-0 à l’aller ?

  • Qui est favori ?
  • Avec quel état d’esprit Vancouver se présentera-t-il sur le terrain ?
  • L’effet du décalage horaire pour les joueurs montréalais
  • Di Vaio pourra-t-il autant peser sur la rencontre que face à Philadelphie ?
  • Le gazon artificiel et les vétérans italiens

On se penche aussi sur le match amical Canada - Costa Rica, sur son importance et son influence, ainsi que sur le feuilleton du sélectionneur national canadien (voir l’article de la CBC à ce sujet) et – n’y voyez aucun lien – sur le retour de Marc Dos Santos au Canada.

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21 March 3:55 pm

Last week, FC Dallas revealed a new product, the Orange Obliteration System (OOS). They hoped it would help them beat their orange-clad rivals from Houston.  

Well, it worked. FCD got a dramatic 3-2 win over the Dynamo

And now, other people want in on the action, namely, the Vancouver Whitecaps, who will face the Dynamo on Saturday at BBVA Compass Stadium, where the Dynamo have a 12-0-6 record since the stadium's opening last year.

Here's the tweet the 'Caps sent on Wednesday, requesting their own OOS.

Dallas, never shy about tweaking their in-state rivals, obliged.

And the Whitecaps were thankful.

A little later, the Dynamo jumped into the fray, referencing Kenny Cooper's controversial match-winning goal against Houston last week.

20 March 9:41 pm

Last Saturday was a big one in Seattle. 

Portland Timbers in town, the whole city was buzzing about the arrival of Obafemi Martins and the hometown Sounders were putting on for a national television audience

So what better night to shoot some all-access footage from CenturyLink Field? That's exactly what happened, and you can see the finished product in the video above. You get tactical talk from Sigi Schmid, a charged-up prematch speech from Steve Zakuani, DeAndre Yedlin's hair in glorious slow-mo and a whole lot more.

If all this looks familiar, it should. Definitely worth a watch, Sounders fan or not. 

19 March 11:48 am

La semaine des rivalités nous a offert un programme intense le week-end dernier, et c’est le sujet principal de notre émission hebdomadaire (à écouter ici) :
- On revient sur le match Montréal - Toronto, la manière dont l’Impact a gagné, l’importance de Bernier dans le jeu montréalais, l’apport des ailiers, le travail effectué à l’entraînement, l’ambiance au Stade olympique.
- Retour sur d’autres rencontres, principalement Dallas - Houston et Seattle - Portland.
- Après trois semaines de compétition, quel est le joueur désigné qui se distingue le plus et quel est le meilleur nouveau venu ?
- Les polémiques arbitrales de la semaine :

- La sélection américaine en vue de ses deux prochains matchs des éliminatoires de la Coupe du monde
- Club de lecture : « La Balle au centre », les mémoires de Thierry Roland, commentateur mythique à la télévision française. Les animateurs de l’émission discutent de son style, de sa personnalité, de son franc-parler, de son image, de la Coupe du monde 1998, etc.

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